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L’industrie de la pauvreté

 

pauvretéDanielle Gagnon, Facebook

26 novembre 2015

Globalement la pauvreté se porte de mieux en mieux au Québec. Sa croissance montre le dynamisme du secteur. La pauvreté est partout : dans la rue, dans les écoles, dans les refuges, à l’hôpital, dans les centres jeunesse, dans l’autobus, à la soupe populaire, à l’orée des bois. Même dans les morgues, le nombre de corps non réclamés ne cesse de s’accroître. Partout, il y a des pauvres et des nécessiteux. La pauvreté s’intéresse particulièrement aux Québécois les moins instruits et à leurs enfants. La pauvreté prévoit que les enfants nés d’une union libre n’ont droit à aucune reconnaissance légale de la part de leur géniteur, les exposant ainsi à la précarité et à l’instabilité.

 

La pauvreté a plusieurs visages, mais lorsqu’elle en montre un les autres la suivent de près. La pauvreté matérielle et financière est le plus souvent accompagnée de pauvreté affective et relationnelle, à laquelle se superpose la pauvreté intellectuelle qu’on appelle aussi l’ignorance.

La pauvreté du peuple québécois est un choix, mais pas un choix personnel! La pauvreté est plutôt le choix que les gouvernements canadiens et québécois appliquent avec zèle au Québec.

La gestion du fleuve St-Laurent est un exemple éloquent des politiques canadiennes d’appauvrissement du peuple québécois. Depuis la construction du canal Érié en 1958, qui a déplacé l’activité portuaire et économique de Montréal vers l’Ontario, le Québec doit accepter le passage du trafic maritime international sans percevoir de redevances. Pour joindre l’insulte à l’injure, le gouvernement canadien sous Harper qui ne reconnaissait pas la nature nationale du pont Champlain projetait d’instaurer le péage pour les usagers alors que cette infrastructure doit permettre le passage de bateaux du fret international.

 

Depuis des décennies, le Canada travaille ardemment à la destruction des richesses du fleuve Saint-Laurent. L’extinction de la ressource halieutique par la pêche industrielle et la destruction des fonds marins par dragage justifie l’abandon des quais du St-Laurent. Il est vrai que les pêcheurs n’y accostent plus, mais les quais sont demeurés des lieux d’appartenance et de socialisation dans les villages de pêcheurs. Le gouvernement fédéral en a remis en détournant d’importants contrats de constructions navales qui logiquement auraient pu et du échoir à Lévis où se trouve le plus ancien et plus expérimenté chantier maritime du Canada. Ces politiques fédérales ont mis fin à l’âge d’or des pêcheries dans les grandes eaux du St-Laurent. Elles ont perturbé le mode de vie des riverains et installé le chômage parmi les populations rurales.

 

Il n’en fallait pas plus pour que le gouvernement Harper modifie la loi sur l’assurance-chômage de manière à encourager les communautés rurales appauvries du Québec à quitter leur campagne pour s’établir ailleurs où il y a du travail, idéalement en Alberta. La chute du prix du baril de pétrole ces derniers mois permet aux Québécois de respirer un peu. Mais la crainte du lobby pétrolier au Canada et au Québec fait toujours craindre le transport du pétrole par oléoduc, par train et par bateau et les risques de contamination des sources d’approvisionnement en eau potable.

Si le Canada applique avec vaillance les recommandations du rapport Durham sur l’assimilation des canadiens français, on peut s’étonner que le gouvernement provincial participe servilement à leurs applications comme si le rôle de l’État du Québec est d’anéantir notre nation.

 

Le projet d’austérité du gouvernement Couillard va tout à fait dans ce sens. Il ajoute sa pierre à l’œuvre du dépérissement de la nation en promettant une longue vie à l’ignorance, la pauvreté et l’acculturation des Québécois. Coupure après coupure, l’éducation publique est une faillite nationale. L’époque glorieuse de l’éducation publique (1960 à 1994) a commencé à s’effondrer à partir de la première cohorte de la Réforme Marois introduite précocement malgré l’avis des facultés d’éducation et malgré l’inexistence de matériel pédagogique. L’insuccès de la réforme est sans appel. En 1994 le Québec comptait 26 % d’illettrés, vingt plus tard, leur nombre a presque doublé atteignant les 49 %. Depuis, les gouvernements exercent de nouvelles coupures : l’aide au devoir, le transport scolaire, l’aide alimentaire, le programme Chapeau les filles, et cetera, et cetera.

 

En privant le système d’éducation publique de ressources et en favorisant l’immigration de personnes instruites, le gouvernement met en place une hégémonie multiculturelle pour contrôler les pouvoirs publics et garantit aux Québécois la vie de porteurs d’eau. Pierre Vallières disait les nègres blancs d’Amérique.

 

Coupures dans l’aide sociale, coupures dans les octrois aux organismes communautaires, le petit peuple du Québec n’est pas sans ressort face à un gouvernement illégitime inféodé à d’autres intérêts que la survivance de la nation. Le petit peuple semble ignorer que la corruption pour le seul secteur de la construction coûte 13,1 % du PIB[i] qui est de 363 milliards[ii], soit environ 48 milliards annuellement.

 

Alors le petit peuple se débrouille comme il peut. Pour compenser le manque à gagner, l’industrie de la pauvreté ne le laisse pas pantois. Des activités « complémentaires » licites et illicites pour arrondir les fins de mois sont possibles. Lorsque la fréquentation des soupes populaires ne suffit pas, le gouvernement québécois encourage la participation humaine aux tests laboratoires des pharmaceutiques. Pour ceux qui sont réfractaires à servir de cobaye à la science, il reste quelques portes de sortie comme le vol et le recel, la vente d’armes, de drogues ou d’organes, la prostitution, le commerce de pornographie juvénile… Malheureusement, ces boulots criminels entraînent la judiciarisation des pauvres. On remarque toutefois que l’industrie de la pauvreté a quand même du bon, elle fait travailler les agents de police, les avocats, les juges et les gardiens de prison.

 

Le régime politique qui s’applique au Québec repose sur la gouvernance des lobbys en lien avec la prédation des richesses naturelles, le financement des partis politiques en lien avec la corruption, l’usurpation du territoire en lien avec les intérêts exigés par les banques centrales.  Il n’en tient qu’au peuple du Québec de s’unir comme un seul homme pour affirmer sa souveraineté sur son territoire et ses institutions. Seule la force du nombre peut permettre de changer le système politique colonial qui est à l’origine de l’industrie de la pauvreté.

 

 

[i] http://ici.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7377636#

 

[ii] http://www.gouv.qc.ca/fr/LeQuebec/Pages/%C3%89conomie.aspx

 

Danielle Gagnon

Citoyenne constituante du Québec

Échec Heimat

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En 1906, un concierge américain allergique à la poussière, James Murray Spangler, met au point un balai à succion à partir d’un ventilateur, d’une caisse à savon et d’une taie d’oreiller. Cet appareil, beaucoup plus maniable, est breveté en1908.

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C’est le règne de la mission qui est de « changer les autres ». En ce sens le «chef », le « leader » est le plus souvent un dictateur inconscient de sa rigidité. C’est un mort qui se débat. Et vous êtes les cadavres dont il se nourrit en vous figeant dans la « certitude »

***

Aujourd’hui, on vous taille un citoyen, on l’entaille comme un érable pour en tirer tout le sirop monétaire à « banquer » quelque part sans égards à la nature humaine.  On a tant sophistiqué les armes – et ce par l’argent des pauvres – que l’on  peut maintenant aspirer toute la poussière d’un pays au point de faire déménager ses habitants vers… nulle part. Ils s’en vont, marchant, sous la pluie, la gadoue et ne rencontrent que des barbelés. TU NE TOUCHES PAS À MON PAYS! Depuis quand avons-nous des « pays »? Depuis qu’on nous les as imposés….

La merde des latrines 

Au final, bien astiqué dans nos rôles et de nos propre survies, on devient tous des tueurs. Le kapo nous va bien.  Ce qui me rappelle une scène du film La liste de Schindler où un enfant « en état de survie » s’immerge dans la merde des latrines du Ghetto de Varsovie. Avec ces barbelés aux frontières, les migrants marchent vers un pays qui n’existe pas ou lui est interdit. Ils se déplacent dans un Ghetto… Une longue ligne linéaire dans un voyage vers nulle part. On a tant emprisonné le citoyen dans sa « tâche », ses dettes, sa télé mielleuse – là où l’on consomme des « nouvelles » en HD, mais dans un format du boiteux  Goebbels, premier champion des aspirateurs à cerveaux. Et plus encore, de l’âme…  N’avez-vous jamais noté qu’il y avait et qu’il existe encore de ces robots qui moulent les humains? La « persifflente » robotique des machines à sous… Là, où l’on rétrécit l’homme à un jeton.

 Le royaume enchanté 

Tel un conte de faits, ou un compte… Il n’y a plus de pays « disponible » puisque l’aspirateur à humains n’a pas de filtres: il prend l’avoir, mais pas le vivant. On peut bien courir le « royaume enchanté », se faufiler le long des frontières, les pays eux-mêmes sont sous une botte délirante.

C’est ainsi que nos sommes tous conviés au beau bain brun pour se sortir de ce trou. En attendant, l’inventeur allergique à l’humanité a créé toutes les armes possibles pour faire de la poussière ce qui est né de la poussière. Le plus tôt possible et au prix le moins élevé.

Échec Heimat 

Heimat

Si je ne m’abuse, Heimat signifie « maison ». L’histoire se déroule entre 1919 et 1982. Dans un tout petit village (fictif) d’Allemagne,Schabbach (imaginaire) du Hunsrück . On y verra des familles simples, loin du phénomène nazi, mais touchées par celui-ci. C’est tout à fait significatif de l’ignorance et de la distance, mais d’un génie inaccoutumé – à la Zola- que l’on voit ces gens simples, sensés, vivre la crise de 1929 et « l’espoir Hitler ». On est davantage intéressés à ce que donnent les vaches et les poules, mais en même temps fascinés par cette nouvelle ère du « crédit » que répète sans cesse grand-mère ( Großmutter), en sourcillant.

 Heimat  n’est pas simplement l’Histoire de l’Allemagne et du nazisme, c’est l’histoire de la simplicité et de la machine à tuer la simplicité et la Vie. En ce sens, nous sommes tous maintenant dans un Ghetto planétaire, là où les gens simples ne comprennent ni n’ont le pouvoir de comprendre la trame des serpents planétaires. Le village est petit, et la planète commence à l’être également.

L’échec de notre ère et toute condensée en ce petit village. L’Histoire des paysans naïfs, mais d’une grande beauté ,  est en quelque sorte éradiquée par la machine énorme du nazisme.

Nous affrontons présentement cette machine « énorme », dépassant nos limites de compréhension,  dans un format planétaire et de plus en plus tordu, prétendument « intelligent », alors que seule la Vie, elle , peut se targuer dans son mystère de dépasser les limites du cerveau.

Notre échec de « libre-échange », de fixation sur le plan monétaire,de vol, de guerres ( « l’armement est une industrie qui fait vivre),  de violation des êtres humains sur le plan du travail,  de la Vie,  est tel, que si la tendance se poursuit, nous serons des OGM qui mourront avant la fin de ce siècle.  De par le poison de nos savoirs, astreints à toutes les formes de « sciences » trafiquées.Et de par notre laxisme concernant la pollution, nous vivrons dans des latrines…

Pour un temps…

L’échec, c’est d’avoir perdu notre seule maison: LA TERRE.

Pourtant, les amérindiens le savaient … La phrase semble éculée, mais que trop consciente :  » L’homme appartient à la Terre ».  Il faudra plus qu’une machine pour aspirer… à autre chose. Surtout le réaliser et vivre en harmonie.   Ce qui est de moins en moins « pensable » de par  la formule: « Si la tendance se maintient ».

En attendant la réussite d’une vie simple, pour l’humain et non la machine,  on se courbe et s’agenouille tous, apeurés devant ces nouveaux dieux du pouvoir et de l’argent.  Puis on se déclare « athée »…

Dire que le rêve martelé est d’être comme « EUX »…

Dans le sens d’une aiguille d’un monstre.

Gaëtan Pelletier

L’Occident, cette usine à poisons

 
Sylvie Therrien
« J’ai agi pour l’intérêt du public et j’en paie un prix immense, dit-elle. C’est horrible à vivre : pendant, et surtout après parce que personne ne veut donner d’emploi à une dénonciatrice. Ça a détruit ma carrière, et ma vie.  
Le verdict est tombé mardi. Emploi et développement social Canada a définitivement révoqué la cote de fiabilité (ou sécurité) de Sylvie Therrien, cote obligatoire pour tout travail appelant la manipulation de « renseignement et de biens protégés ». Fin des opérations. À 53 ans, Mme Therrien se retrouve sans emploi, coupable d’avoir fait part aux médias d’une situation qu’elle jugeait  inacceptable.
 
À la fin janvier 2013, c’est Sylvie Therrien qui a transmis au Devoir les premières informations démontrant que les enquêteurs des services d’intégrité sont soumis à des quotas de prestations à couper de l’ordre de 485 000 $ par année. Le montant apparaît noir sur blanc dans le formulaire d’évaluation du travail de ces fonctionnaires. Après avoir nié l’existence des quotas, le gouvernement a reconnu qu’il y avait des « cibles » de réductions. Les informations transmises par Sylvie Therrien étaient en tous points véridiques. 
Le Devoir 
 

On se fait crever pour la « vérité »… Et on en meurt tous un peu. Comme un morceau arraché sur le corps et l’âme. Dans cette ère de zombies élus, le nazisme rose et aquarelle  a sa cote. La bombe atomique? Non. Pendant des milliers d’années, les humains ont été enterré sous des amas de chiures de mouches.

Des politiciens cryptés. Lavettes à cravates roses qui charment dans les parlements. Monsieur Harper serait un homme de droite… C’est un Monsanto politique. Les chantres de la vertu faussent… On a droit à une sirop de lèvres. Du bleu à lèvres…

Les seigneurs nous saignent…  Mais on s’est habitués. Voilà le malheur des êtres soumis, inattentifs. L’arbre politique finira par dire que le citoyen est une moisissure.

« Ceux qui savent réfléchir deviennent malheureux » disait Alexis Carrel.

Et dans ce monde occidentalisé, malin comme un diable qui se serait « auto-fabriqué »  avec une torche, ce phénomène de guerres entre citoyens et pouvoirs des « élus » , est devenu un cauchemar dans lequel nous sommes piégés. Comme une longue nuit avec des couteaux dans les bouches des beaux parleurs. Il y a des nains qui sont trop grands… Le nain escabeau. Chaque vote est un palier délicieux qui les transforment en statue bouffie. C’est une sorte d’organisation « bateau ivre » à la Rimbaud. Mais qui donc connaît Rimbaud? L’Histoire et la culture ont été engouffrés dans le présent. Textomanie!

Mais nous avons droit à une , au moins, dans cet occident, d’une forme de monoculture. C’est la méthode Monsanto dans les neurones, dans la manière de penser, dans la manière de conduire les peuples.

La vérité nous effraie… Elle nous révolte en fauteuil roulant. Figés. Abrutis. Lardés. Nous ne bougeons plus. De peur de perdre ce que nous avons gagné. Pour se rendre à la mort, tous le chemins nous y mènent. Mais pour se rendre à la Vie, nous n’avons plus de route. Nous sommes déroutés.

Dire qu’il suffirait de cesser de « travailler » pendant 3 ou 4 semaines pour que ces monstres cessent d’être nourris de notre sang. De se gaver comme des oies.

Dire…

Comme disait quelqu’un,  » Les riches ont compris que la fraternité est la réussite ». Ce que les pauvres n’ont pas compris. Encore moins ceux qui espèrent tirer du « système » tout le jus de richesse qu’il contient.

On nous mâchouille, on nous passe à l’acidité de l’estomac, puis il nous avale.  Ils savent  comment construire de la merde, alors que nous les avons élus  pour construire « un monde meilleur ».

L’égoïsme rend le peuple bête. C’est ce qu’on cultive. En conséquence, cette bêtise de plus en plus flagrante est le résultat d’une lignée morbide.

Pour aller quelque part, il faut choisir une bonne boussole… Alors,  comme les Rroms, on va nulle part.  Le problème est que l’on croit aller quelque part.  C’est la création du nouveau Rrom occidental:  Plus de terre, plus de pays, un sous-sol lézardé, vêtu Bangladesh griffé, dans les rues perdues de la mondialisation.

Les nouveaux singes ont « hold-upé » la bibliothèque du savoir humain. Il faut se méfier du mot « austérité ». Ce n’est pas celle d’avoir, mais celle d’être. Nos connaissances et nos êtres sont désormais les outils d’un monde monochrome, supposément laïque et  empoisonné. On nous paye pour fabriquer le poison…

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P.S.: »Souffler n’est pas jouer de la flûte. Il faut encore remuer les doigts. » Goethe 

Gaëtan Pelletier

25 octobre 2013

 

La naissance du Kalachnikov

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Je suis Otto

De 1940 à 1942, Otto et Anna Hampel ont tenté de réveiller les consciences chez leurs compatriotes en diffusant des cartes postales.

En découvrant le destin d’Otto et Anna Hampel retracé par Michaël Gaumnitz, on ne peut s’empêcher de penser à la célèbre phrase de Kafka : « Ecrire, c’est sortir du magma, faire un bond hors du rang des meurtriers. » Loin de toute littérature, cependant, cette phrase prend un relief des plus singuliers : à la mesure de l’histoire de ce couple de Berlinois immortalisé dans le beau roman d’Hans Fallada (Seul dans Berlin, Folio, no 3977) et dans le film d’Hans Joachim Kasprzik (Jeder stirbt für sich allein), dont de nombreux extraits viennent s’entremêler aux documents et archives d’époque.

A commencer par l’épais dossier de 400 pages de la Gestapo – conservé aux Archives nationales allemandes – sur lequel s’appuie Michaël Gaumnitz pour suivre presque pas à pas l’entreprise un peu folle de résistance menée de 1940 à 1942 par les Hampel et leur traque par la police allemande. Car n’y avait-il pas quelque folie à vouloir s’élever seuls contre Hitler… à coups de cartes postales ?

UN COURAGE EXEMPLAIRE

Pourtant, c’est bien à l’aide de ces missives déposées dans les boîtes aux lettres des immeubles ou sur les rebords de fenêtres que ce couple d’ouvriers tente d’ébranler la conscience de leurs compatriotes. « Que sommes-nous devenus ? Un troupeau de moutons. (…) Nous devrions nous libérer de nos chaînes, sinon il sera trop tard », prévient Otto Hampel dans l’une de ces premières cartes, « Presse libre ». Or, loin d’entraîner un sursaut, ses messages dénonçant un régime qui a « dépouillé l’existence de son sens » ne sont, au mieux, pas lus ou, pire, rapportés à la police allemande.

La première carte est trouvée le 2 septembre 1940. Après elle, 231 autres viendront rejoindre le dossier ouvert par le commissaire Püschel, chargé de l’enquête. Après vingt mois de recherches, en mai 1942, alors que la population est soumise à de sévères restrictions, devant la menace représentée par ces missives, le service de la sécurité de la SS s’empare de l’affaire. Très vite, l’étau se resserre autour du couple lorsqu’une carte est retrouvée dans l’usine Siemens où Otto est employé ; puis une autre non loin de leur domicile. Finalement dénoncés par une voisine, les Hampel sont arrêtés le 20 octobre. Jugés pour haute trahison, ils sont guillotinés le 8 avril 1943.

Analysant le parcours des Hampel et leurs motivations, Michaël Gaumnitz, loin de l’image « romantique » du couple uni donnée par Hans Fallada, n’omet ni leurs dissensions, qui éclatent peu avant l’exécution, ni leur silence sur le sort réservé aux juifs. Ce qui n’ôte rien du courage exemplaire de ce couple, terriblement humain. Et de la force d’un film qui, entre histoire intime et collective, s’offre comme une plongée terrifiante au coeur d’une société écartelée entre fanatisme, lâcheté et indifférence. Source 

 

Et aujourd’hui…

Ne sommes-nous pas une race sous l’emprise d’une dictature financière mondialiste? Un peuple en guerre contre les dictatures camouflées sous couvert de démocratie?

C’était ma carte postale…

« JE SUIS OTTO »

Gaëtan Pelletier

27 janvier 2015

Évadés de tous les pays…

Les économistes n’ont-ils jamais été assez naïfs pour imaginer qu’il leur soit possible un jour d’avoir une représentation exacte du système global des relations économiques tissées par leur congénères ? Si la question a pu être posée autrefois, elle est aujourd’hui un peu plus saugrenue à chaque jour qui passe. La « mondialisation heureuse » si chère ( !) à l’impayable Alain Minc a tellement contribué au développement des flux financiers occultes que les chiffres officiels quantifiant le « monde des affaires » sont de plus en plus éloignés de la réalité des affaires du monde. Le capitalisme mondialisé a banalisé la fraude fiscale au point que certains États démocratiques en usent comme moyen de gouvernement au service de leur économie nationale. Ainsi, le poids de l’économie souterraine est désormais tel que les chiffres rendus publics par les instituts de statistiques ne veulent plus dire grand-chose pour nombre de pays. Cependant, l’économie souterraine est fortement imbriqué dans l’autre, l’officielle, puisqu’elle en découle en large partie et la seconde ne peut sans doute déjà plus vivre sans la première. Il est donc probable que la volonté politique de s’attaquer à l’évasion massive des capitaux restera des plus timides. De l’esbrouf à gogos, rien de plus.

L’Internationale capitaliste est une nébuleuse grandissante qui s’est nourrie aux fil des dernières décennies de toutes les déréglementations voulues par la quasi totalité des gouvernements de la planète afin de faciliter la circulation de l’argent. Outre que les États se sont ainsi dépossédés des anciens moyens de contrôle ou d’orientation des forces de l’économie, cette libéralisation débridée a ouvert de très larges horizons aux détenteurs de capitaux. Les « paradis fiscaux » devinrent évidemment la principale destination de ces mouvements destinés à détourner de l’impôt des revenus conséquents du capital ou à blanchir l’argent de trafics en tous genres. Au cours des trente dernières années l’arsenal financier n’a pas cessé de peaufiner ses montages destinés à la dissimulation et au brouillage des pistes. Les sociétés-écrans ont vu leur nombre exploser, les prête-noms ont fait florès. Le néolibéralisme financier a son vocabulaire édulcorant : l’évasion de capitaux par le choix avisé de procédures légales de circulation de l’argent a été rebaptisée « optimisation fiscale ». On évite d’employer le vocable « paradis fiscaux » sauf, éventuellement, pour les pires d’entre eux que l’on pensait disparus comme l’avait affirmé Nicolas Sarkozy durant son mandat présidentiel. On sait que depuis ils sont curieusement réapparus et qu’ils sont plus forts que jamais. Le texte issu du dernier sommet du G20 ne mentionne pas une seule fois les sociétés-écrans mais vingt-cinq fois le mot croissance. Ainsi le vice reste caché quand la vertu proclamée s’affiche avec ostentation. Dans les coulisses du pouvoir on s’autorise même à penser que ce vice-là sert cette vertu-là.

La libéralisation du marché de l’argent est largement responsable de l’aggravation des inégalités de revenus et de patrimoine partout dans le monde. Les revenus du travail sont captifs pour l’essentiel et sont donc très facilement taxables tandis que les revenus du capital ont désormais une grande propension à se déplacer au gré des avantages fiscaux comparés et du degré de discrétion concernant les mouvements d’argent totalement informatisés. La plupart des gens ne vivent que du fruit de leur travail, à condition bien sûr d’avoir un emploi. Ils paient au comptant les politiques d’austérité qui leur sont imposées actuellement quand les détenteurs de capitaux peuvent trop facilement s’y soustraire. Qui peut sérieusement nier que la démocratie est malade de cela avant toute autre cause susceptible d’être invoquée ? Au cœur de la minimisation du problème l’on trouve une superbe hypocrisie qui distingue évasion fiscale et fraude fiscale. Proclamons-le : il n’y a que de la fraude fiscale ! L’hypocrisie est désormais au sommet du pouvoir politique en Europe. Elle y est même personnifiée par le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne depuis quelques semaines. Lorsqu’il était « aux affaires » de son pays il a abondamment contribué à bâtir un vaste système d’optimisation des profits d’au moins 240 firmes multinationales du monde entier. Ces profits soustraient de l’impôt dans leur pays d’origine, dont les « partenaires européens » du Luxembourg, soutenaient ainsi l’économie de ce dernier. Quelle est donc cette Europe qui tolère encore, plus de cinquante ans après sa fondation, que le Luxembourg reste l’un des plus solides paradis fiscaux du monde ? Quelle est donc cette Europe qui nomme à sa tête le fomenteur d’une gigantesque entreprise de fraude fiscale ?

La France n’est évidemment pas en reste. BNP Paribas, première banque européenne, est aussi la championne de France de l’évasion fiscale. D’après ses propres chiffres elle réalise pas moins de 21 % de son activité dans des paradis fiscaux grâce à 170 filiales. Que fait-elle dans ces paradis fiscaux ? Elle organise les affaires pour elle-même et ses clients. La preuve réside dans un éditorial du 21 février 2014, publié sur le site de la banque, intitulé « Patrimoine intelligent ». On y lit : « une fiscalité forte est installée durablement en France (…) Rien d’inéluctable, impôt sur le revenu, sur les plus-values, sur la transmission, tous les sujets peuvent être optimisés (…) Pourquoi ne pas créer une société à géométrie variable (…)  ? ». On ne saurait être plus clair ! Et rien de plus officiel, au vu et au su des décideurs politiques. Ce sont toutes ces pratiques – qu’il faut avoir l’honnêteté de qualifier de frauduleuses – qui vont s’accentuer avec la poursuite de la libération des forces de l’économie à laquelle s’adonnent tous les gouvernements européens sous la pression appuyée des intérêts privés dominants.

Montesquieu, dans sa clairvoyance, le disait déjà en son temps : « Comme celui qui a l’argent est toujours le maître de l’autre, le traitant se rend despotique sur le prince même : il n’est pas législateur, mais il le force à donner des lois. » Encore le philosophe le disait-il avec l’espoir que les hommes saurait un jour se prémunir contre ce fléau. Hélas ! ce jour n’est toujours pas advenu.

Yann Fiévet

Le Peuple Breton N° 604 – Décembre 2014

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?page=imprimer&id_article=27306

 

Planètarioeuf

Trilogie

 

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CoQ! CoQ! CoQ. Pas de neuf..

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(Le projet secret des États-Unis d’armer les combattants islamistes moudjahidin en Afghanistan) « a été une excellente idée. Cela a eu pour effet d’attirer les Russes en Afghanistan. Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président (Jimmy) Carter: Nous avons maintenant l’occasion de faire en sorte que l’URSS ait sa propre guerre du Vietnam. En effet, pendant près de 10 ans, le gouvernement de Moscou dût mener une guerre insupportable, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l’éclatement de l’empire soviétique ». Rodrigue Tremblay, Mondialisation  

L’univers fut créé par un Big Bang, selon Georges Lemaître  et se terminera dans Big Bang de par  la folie américaine. ( On dira étasunienne, mais qui donc en ce monde inclue l’Amérique Latine dans ce bourbier d’avocats armés?).

IRAQ

Après la grande les grandes semailles de terreur  en Irak pour y « découvrir » des armes de destruction massive, l’américanus brutus décida,  pour des raisons gazéifières,  d’abattre un tyran pour en placer…plusieurs.  Voilà que toute la planète, avec L’OTAN  , ira réparer les dégâts du chaos. Bien avant que les « nouvelles » se fassent entendre, les pays étaient déjà rendus sur place, affolés  par les djihadistes ou ce que l’on nomme pompeusement mais brièvement l’EI, pour calfeutrer les gaffes américaines.

Les canards se promènent en file 

Alors là, nous somme dans la fosse à merde jusqu’aux dents. Nous payons tous pour ces romains-hamburgers qui envoient le sympathique John Kerry convaincre le « monde ».

Mayday! Mayday! Mayday!

Encore un américanisme emprunté et avalé par la « révolution globaliste » des marchés, issu du français: m’aider.

Le citoyen-poule  ou la dépouliralisation 

« Aimez vous les œufs, les autres »  Jésus de Nazareth

Ces décideurs de « classe » ont fait du citoyen une poule pondeuse d’oeufs  qui terminent leur vie dans des paradis fiscaux.  Bref, vous donnez e, mais rien ne vous revient. Bref, on n’en revient pas. Nous sommes pauvres dans des pays riches. Deux mille huîtres… L’année charnière où l’économie fit basculer le monde. Ce n’est certes pas en Papouasie que se trouve Valls-Street!   Manu Militari…

La poule se lève, croit avoir pondu un autre de ses semblables,  mais on la vole. Alors la propagande lui dit que c’est un djihadistes qui oblige la poule à pondre des oeufs , puisque ceux volés doivent être comblés par la nécessité des « besoins » des peuples.

La poule est « dépoulisée ». Elle ne tient plus son rôle de poule qui est en fait de se reproduire.  Non, elle est une usine à faire des œufs autre chose que la vie: la mort prématurée par meurtre avec permis de tuer, pourvu que l’État livre un certificat de tueurs enchéris.

🙂

Car nous les enchérissons. Nous les rendons riches.  Nous nous agenouillons. Nous les prions. Nous ixons… XXX.

Votez, c’est la démocratie!

Planètarioeuf

La Terre est devenue une planète ronde, mais ovale selon certaines conceptions visuelles issues de méditations profondes… (sic)  Mais nous sommes entre deux os…  Et notre vie se résume à élire des coqs remplaçant le pouvoir des rois de jadis. Ils n’ont plus besoin du pouvoir de « dieu »… Ils sont les dieux. En économie comme en politique, plus le coqs a de poules, plus il a de pouvoir. Avec NOTRE-VOTRE sueur-argent il s’est construit un pénis planétaire porteur d’un spermatozoïde atomique autodestructeur. Sauf qu’il ne l’utilise pas: il a peur. Alors, pourquoi avoir tant développé d’armes qui ne servent à rien?

DISSUASION NUCLEAIRE

Et de par nos avoirs… Nous vivons donc dans un nouvel ordre mondial :Le Coqarium. Un bocal d’eau salé et de terres convoitées et volées.  Et ces dieux nous tuent… À grands vœux, à petits feux… Ou à champignons dénaturés!

Imaginez un instant que nos Coqs investiraient tout cet avoir dans la fabrication de jardins planétaires afin de nourrir les peuples, les enfants souffrant de la faim, au lieu de fournir des armes, d’inventer des ennemis… Nous ne serions pas tous riches, mais nous serions tous vivants et attentifs à la beauté de cette planète, aux étoiles, au grand sourire coquet de l’infini qui nous questionne.

Le chaînon manquant

Le chaînon manquant c’est ça… Le pouvoir réel de donner à quelqu’un le pouvoir de faire grandir la VIE et non pas la MORT. La mondialisation n’a pas d’empathie. Elle est un cancer planétaire que nous devrions soigner en éteignant tous ces petits coqs malades.  Ils vivent parce que nous  sommes en santé. Nous mourons parce qu’ils sont malades…

Gaëtan PELLETIER

17 septembre 2012