Archives de Catégorie: CORRUPTION

Planètarioeuf

Trilogie

 

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CoQ! CoQ! CoQ. Pas de neuf..

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(Le projet secret des États-Unis d’armer les combattants islamistes moudjahidin en Afghanistan) « a été une excellente idée. Cela a eu pour effet d’attirer les Russes en Afghanistan. Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président (Jimmy) Carter: Nous avons maintenant l’occasion de faire en sorte que l’URSS ait sa propre guerre du Vietnam. En effet, pendant près de 10 ans, le gouvernement de Moscou dût mener une guerre insupportable, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l’éclatement de l’empire soviétique ». Rodrigue Tremblay, Mondialisation  

L’univers fut créé par un Big Bang, selon Georges Lemaître  et se terminera dans Big Bang de par  la folie américaine. ( On dira étasunienne, mais qui donc en ce monde inclue l’Amérique Latine dans ce bourbier d’avocats armés?).

IRAQ

Après la grande les grandes semailles de terreur  en Irak pour y « découvrir » des armes de destruction massive, l’américanus brutus décida,  pour des raisons gazéifières,  d’abattre un tyran pour en placer…plusieurs.  Voilà que toute la planète, avec L’OTAN  , ira réparer les dégâts du chaos. Bien avant que les « nouvelles » se fassent entendre, les pays étaient déjà rendus sur place, affolés  par les djihadistes ou ce que l’on nomme pompeusement mais brièvement l’EI, pour calfeutrer les gaffes américaines.

Les canards se promènent en file 

Alors là, nous somme dans la fosse à merde jusqu’aux dents. Nous payons tous pour ces romains-hamburgers qui envoient le sympathique John Kerry convaincre le « monde ».

Mayday! Mayday! Mayday!

Encore un américanisme emprunté et avalé par la « révolution globaliste » des marchés, issu du français: m’aider.

Le citoyen-poule  ou la dépouliralisation 

« Aimez vous les œufs, les autres »  Jésus de Nazareth

Ces décideurs de « classe » ont fait du citoyen une poule pondeuse d’oeufs  qui terminent leur vie dans des paradis fiscaux.  Bref, vous donnez e, mais rien ne vous revient. Bref, on n’en revient pas. Nous sommes pauvres dans des pays riches. Deux mille huîtres… L’année charnière où l’économie fit basculer le monde. Ce n’est certes pas en Papouasie que se trouve Valls-Street!   Manu Militari…

La poule se lève, croit avoir pondu un autre de ses semblables,  mais on la vole. Alors la propagande lui dit que c’est un djihadistes qui oblige la poule à pondre des oeufs , puisque ceux volés doivent être comblés par la nécessité des « besoins » des peuples.

La poule est « dépoulisée ». Elle ne tient plus son rôle de poule qui est en fait de se reproduire.  Non, elle est une usine à faire des œufs autre chose que la vie: la mort prématurée par meurtre avec permis de tuer, pourvu que l’État livre un certificat de tueurs enchéris.

🙂

Car nous les enchérissons. Nous les rendons riches.  Nous nous agenouillons. Nous les prions. Nous ixons… XXX.

Votez, c’est la démocratie!

Planètarioeuf

La Terre est devenue une planète ronde, mais ovale selon certaines conceptions visuelles issues de méditations profondes… (sic)  Mais nous sommes entre deux os…  Et notre vie se résume à élire des coqs remplaçant le pouvoir des rois de jadis. Ils n’ont plus besoin du pouvoir de « dieu »… Ils sont les dieux. En économie comme en politique, plus le coqs a de poules, plus il a de pouvoir. Avec NOTRE-VOTRE sueur-argent il s’est construit un pénis planétaire porteur d’un spermatozoïde atomique autodestructeur. Sauf qu’il ne l’utilise pas: il a peur. Alors, pourquoi avoir tant développé d’armes qui ne servent à rien?

DISSUASION NUCLEAIRE

Et de par nos avoirs… Nous vivons donc dans un nouvel ordre mondial :Le Coqarium. Un bocal d’eau salé et de terres convoitées et volées.  Et ces dieux nous tuent… À grands vœux, à petits feux… Ou à champignons dénaturés!

Imaginez un instant que nos Coqs investiraient tout cet avoir dans la fabrication de jardins planétaires afin de nourrir les peuples, les enfants souffrant de la faim, au lieu de fournir des armes, d’inventer des ennemis… Nous ne serions pas tous riches, mais nous serions tous vivants et attentifs à la beauté de cette planète, aux étoiles, au grand sourire coquet de l’infini qui nous questionne.

Le chaînon manquant

Le chaînon manquant c’est ça… Le pouvoir réel de donner à quelqu’un le pouvoir de faire grandir la VIE et non pas la MORT. La mondialisation n’a pas d’empathie. Elle est un cancer planétaire que nous devrions soigner en éteignant tous ces petits coqs malades.  Ils vivent parce que nous  sommes en santé. Nous mourons parce qu’ils sont malades…

Gaëtan PELLETIER

17 septembre 2012

 

Québec is raid

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Fire Belle (Always Ready), 1956.

En perdant leur faim, ont perdu le sentiment des choses. Récoltes chiffrées en $, terre devenue un capital de production, moisons et récoltes vendues avant d’être semées. Mauvaises récoltes : pas la mort, une simple perte d’argent. L’amour se dessèche au contact de l’argent. Les fermiers se transforment en commerçants. Seuls les bons subsistent. Les fermes tombent aux mains des hommes d’affaires ; elles s’agrandissent et leur nombre diminue. L’agriculture devient une industrie. Comme dans la Rome antique, les propriétaires terriens importent des « esclaves » (Chinois, Japonais, Mexicains, Philippins) (discours de mépris) (325). Les fermes de plus en plus vastes. Une minorité de fermiers encore attachés à leur terre. Les serfs maltraités. Les cultures changent : les arbres fruitiers remplacent les céréales, légumes qu’on ne peut récolter que pliés en deux (laitues, choux-fleurs, artichauts, pommes de terre) (différence entre agriculture debout et agriculture à quatre pattes). Les grands propriétaires ne travaillent plus à leurs fermes. Extension tel qu’un seul homme ne peut plus suffire : armée de comptables, de chimistes, de surveillants. Le fermier tient boutique : il paye ses hommes et reprend leur argent en leur vendant des provisions puis ne les paye plus du tout. Les ouvriers vivent à crédit (326) et se retrouvent endettés vis-à-vis de la Compagnie. Un grand nombre de propriétaires n’ont même jamais vu leurs terres. ( Les raisins de la colère, Steinbeck) 

Je déteste parler politique, parce que la politique est l’oeuvre de l’Alzheimer des peuples. On oublie… Toutes les racines de la mondialisation se trouvent dans l’oeuvre de Steinbeck: la perte des terres. La perte de la faim… Et le grand miroir falsifié d’un monde meilleur. Un monde « avec des emplois garantis ». La peur de mourir de faim après avoir vendu sa terre,  comme cela se passe en ce moment dans le monde.

Je ne parle pas de politique, mais d’humanisme. Et la politique – cette religion du 21 e siècle-  cultive la peur des gens rendus serviles , petit esclave au service de l’État.

Ce qui s’est passé au Québec, lors des élections du 7 avril, c’est une accentuation de la peur de perdre ce que l’on a, les mains liées à l’État et au néolibéralisme mondial.

Pour faire court: les aveugles mènent maintenant les chiens de guerre. De cette guerre économique qui n’en finit plus. De cette guerre mortifère   entretenue et glorifiée, soit-disant « nécessaire ».

Et là, le peuple est perdu… Et il n’y a pas qu’au Québec que le peuple est perdu, lui qui a des frontières, et le monde de la finance qui n’en a pas. C’est la nouvelle jungle du monde « moderne ».

L’unité un filament de lambeaux que personne ne peut plus suivre.

Informés?

Il y aura toujours dans l’âme des Hommes cette dame pompier venue éteindre les feux. C’est une sorte de mythe  entre la fabulation des esprits et celle d’un monde habitué à la tricherie, à l’espoir, au sauveur attendu qui changera l’eau en vain.

Du Québec au Canada.

De la France à l’Europe.

Des États-Unis  qui enflamment la planète en brûlant l’intérieur de ses citoyens.

De la Russie à l’Ukraine.

Du Venezuela au Venezuela…

Promesses d’emplois et de vie meilleure. Or, dans l’Histoire, les « vies meilleures » ont toujours été provisoires et suivies de crises et de « guerres nécessaires ».

En France, Valls triture les chiffres… Comme partout ailleurs.

C’est ce qu’on a à nous offrir, finalement: un monde d’emplois et de rameurs dans lequel il faut payer sa rame et l’on fournit le bateau.

La Fire belle , liée à notre monde est sans doute bien plus représentative que toutes les affiches et la bureaucratie tortue.

Mais, au fond, après avoir donné le prix Nobel à Steinbeck, le visionnaire qui avait retracé le spermatozoïde de la mondialisation, nous n’avons rien appris. La misère de la terre, avec ses saisons sèches, ses propriétaires empressés d’écraser ou de saisir les petits fermiers, rien n’a vraiment changé.

On est mieux vêtus…  Mais le costume est petit… En politique, tout est raid, et dans la la vie tout est raide.  Alors, le petit bonheur étouffe dans son costume. Même s’il se fend en quatre pour « bâtir » un pays. Notre citoyen grossit à la propagande et aux burgers.

Ben voilà! Le monde « avenir » est facile à prédire. Après Philippe Couillard

 

Image illustrative de l'article Philippe Couillard

… après Hollande, après Sarkozy, après le prix Nobel de la paix, Monsieur de Obama, après qu’ils auront tous filé à l’anglaise, ils seront la petite maille tricotée par le monde de la finance.

Pour le filet des poissons que nous sommes…

Dommage que Freud ne soit plus de ce monde: entre la femme pompier qui glisse  sur un poteau et les politiciens qui tentent d’éteindre les feux, c’est l’enfance retrouvée d’une masse déstabilisée…

L’Humanité doit avoir 13 ans… Elle a ses règles… Mais elle ne sait pas trop d’où cela provient, ni à quoi ça sert…

Je le dis à nouveau: nous votons pour des pubs passantes.

Gaëtan Pelletier

avril 2014

Mondialisozialismus

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 Le nazisme est le seul type de fascisme incorporant à la fois racisme biologique et antisémitisme5. Cette vision du monde reprenait la division hiérarchique de l’espèce humaine en races, hiérarchie au sommet de laquelle elle situait la « race aryenne ». Par extension, le terme nazisme désigne le régime politique inspiré de cette idéologie, dirigé par Adolf Hitler de 1933 à 1945 et connu sous les noms de Troisième Reich et d’ « Allemagne nazie ». (Wikipedia) 

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Le but de l’existence – si l’on veut continuer d’ exister- n’est pas de transformer le pain en argent, mais l’argent en pain. 

GP 

La croûte « démocratique » 

Le « régime » actuel mondial pourrait bien être qu’un calque camouflé du régime nazi mais, cette fois, mondialisé. Il ne faut pas être leurré par le prétendu socialisme feutré, à peine effleuré, tant vanté par la croûte démocratique apparente. Rien n’est clair. Les peuples soumis à la dette, constamment violés par une clique de psychopathes religieusement attachés à la tâche du développement économique, articulé sous la nomination de création d’emplois. 

La guerre bipolaire 

Trouble de personnalité, trouble de société; tout cela nous ramène à la clique de dirigeants nazis psychopathes, faiblards narcissiques et inconscients.

Et il en est ainsi du phénomène des guerres d’instaurations de  ladite démocratie souillée par toutes les sinuosités possibles dans un monde complexe dans lequel le rôle des « dirigeants » est celui d’un pantin abstrait qui tire sa révérence au bout de quelques années.

Finances frelatées, économie anémique, tressages de luttes souterraines, CIA, et autres vers de Terre qui agissent comme un compost aux fins de détournements des avoirs des peuples, des pays factices. Plus rien ne tient.

L’opéra opération 

Les fusibles ont sauté. La surcharge de production  de plus en plus robotisée afin de satisfaire les actionnaires est en train de créer une race qui s’est emparée de tous les moyens artificiels et naturels: techniques de pointe et mainmise sur les terres, les gens. Nous voilà donc dans un ghetto  où l’on a séparé la race des « non-productifs » et celle d’une élite qui ne rêvent pas d’un règne de mille ans. Ils sont le rêve de leur présence temporelle.

Bel opéra digne des complots de Shakespeare…  Mais en format numériques sur une scène mondiale.

Nombre d’acteurs: illimité.

Temps: inconnu.

La culture du fanatisme 

Fanatisme « propre » ou fanatisme « sale », nous sommes sous l’ère de maintes formes de fanatisme.  À commencer par « l’éduqué format Goebbels » au fanatismes amicrobien  politico-affairiste. La marmaille suit…

Le négativisme « passer au suivant »… Telle est la recette de la réussite temporaire et de l’échec total du « monde » à venir.

L’A-VENIR 

Dans ce bouillon d’avidité, dans cette immense dépense  d’énergie dans lequel l’humain est la « dépense à détruire » pour emmagasiner le plus d’argent possible, l’avenir en a pour deux siècles, peut-être trois. En accumulant tous les facteurs présents, en considérant la conduite « humaine » depuis le  début de l’humanité, il n’y a pas une chance de survie sur dix en persévérant dans le « format » actuel de société.

Ce n’est pas une « approche défaitiste », mais un constat issu  d’une multiplicité de facteurs, autant psychologiques, intrinsèques  à la race humaine et la dégradation manifeste -effet chute libre – qui traduit une courbe en chute qui n’est plus plus possible de redresser.

Nous sommes dans Berlin et la masse vorace de destructeurs est à nos portes. Les déchirures et petites guerres trafiquées par des dirigeants des pays menacés, contrôlés, brisés ne changera rien au sort de cette planète.

L’économie actuelle ne construit pas le monde: elle le détruit.

La politique actuelle ne construit pas le monde: elle le détruit.

La technologie actuelle ne facilite pas la vie des gens: elle rend la misère confortable tout en augmentant la misère.

Quant à « l’économie »….

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Gaëtan Pelletier

2 avril 2014

 

 

 

Ce printemps, il y aura des érections au Québec

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« Politicien: personne engagée dans un combat qu’il croit gagner… Comme les soldats dans les guerres… » 

J.M. Beau 

Quand vient le printemps, le besogneux politicien, artifice d’outre-tombe, tombe béatement dans le désir d’accoupler son ego à de grandes réalisations. C’est un corbeau sur un arbre perché…  

Renardeau n’est pas loin. Dans son dos avec un long couteau.

Le trou-du-cul fait l’amour aux armateurs. Crédule comme crésus. Il passe comme tous les prêtres frileux, langés de noir, dans sa minus religion. Car tout est dogme. Ce que l’on croit provient le plus souvent chez l’humain de ce qu’il n’a pas mis en doute. Croire, c’est mourir…

Pour le politicien, l’argent, c’est les fleurs que l’on donne au peuple pour se faire élire. La belle tendresse en provenance de la banque. Il aime son peuple, et de temps en temps son peuple l’aime. C’est gracile! Car le peuple « fiancé » se fait demander en mariage par un né poux futur. Sorte de cloporte bien vêtu pour le temps des préliminaires.

En politique, il n’y a que des préliminaires. En fait, tout est in vitro: la bouteille du néolibéralisme qui a sa banque de sperme dont le but est d’acheter toutes les banques de spermes. tumblr_mysajcb0Vz1s8tcm2o1_1280

Des éléphants dans le noir. Et pas de mémoire.

On pourrait se faire un collier bidon avec tous les politiciens qui ont passé au dernier siècle: le 20 ième. Leur réussite nous a menés au 21 ième. Ce mollusque à cravate, endimanché, avec sa ligne de parti, partent tous… Oui! Comme nous tous: cimetière.

Ça fait des millénaires que les humains, les vrais, égrènent des chapelets de repetatur, se louent des dieux…

Pour faire un calcul simple et concis: dans cette vie, il y a plus d’idiots qui partent encore plus idiots qu’au moment de leur venue au monde. Ils ont passé sous le formatage incessant, tambourinant, ils meurent comme une ride au fond du visage de la terre. Sans rien emporter… Même pas une phrase intégrée.

Le bidon mène au bidon.

Eh! Oui! C’Est le temps des érections… On promet! On promet! On promet! On nous a floués pour emplir un portefeuille qui vomit au printemps comme les érables.

Courons voter… Nous sommes les arbres, et eux les petits représentants des propriétaires.  Courons pour nous habiller un peu… Courons! Courons! Courage!

Ce printemps, nous aurons un monde propre. La neige sera transformée  en eau, et les rivières seront remplies de truites, avec en dessous un gazoduc de l’eau la! la! On sera nus, mais au on aura des AK47 pour nous défendre ou faire de petites révolutions entre clans. Quand on sait qu’une balle c’est le prix d’un pain, ceux qui dirigent le monde savent que notre vraie faim est dans notre cerveau: on mange de la bêtise. Notre mets préféré…

C’est la seule chose qu’il faut savoir pour comprendre un peu comment fonctionne ce monde et pourquoi nous sommes nus et armés, le cerveau en érection, et une arme vendue  le prix de quelques harengs pourris, pour quelques requins en santé.

Hé men…

Voter, c’est se suicider avec un bout de papier…. Tout ça, les yeux fermés, en suivant  une route cartographiée par un aveugle.

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Gaëtan Pelletier

Mars 2014

Le futur est un hier déguisé…

Gold Man Zach!

GP

Le commerce florissant des enfants

Lundi 1er juillet 2013 – 12h:00

Ramzy Baroud

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Hier soir, dans le hall de l’hôtel d’un pays arabe du Golfe, une famille déambulait dans le café occidentalisé qui vend de tout, sauf du café arabe. La mère semblait absente, alors qu’elle pianotait sur son téléphone portable. Le père avait l’air fatigué alors qu’il tirait sur sa cigarette, et toute une bande d’enfants couraient autour, faisant un bruit rafraîchissant qui rompait la monotonie de cet hôtel chic mais impersonnel.

 

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Les enfants qui travaillent n’existeraient pas s’il n’y avait pas les millions de profiteurs prêts à les exploiter – Photo : Via Asia Society

Courant derrière les enfants sans aucune autre raison que d’être constamment vigilante sur tout ce qui peut arriver, il y avait une adolescente indonésienne très maigre portant un foulard bien serré, un jean bleu et une chemise longue. C’était la domestique, ou Khadama comme on les appelle ici, ce qui signifie serviteur.

La jeune fille n’était qu’une enfant, avec en gros la même constitution et le même comportement que ma fille de 14 ans qui est très occupée par ses études tout en anticipant un été plein de promesses. Si elle a de la chance, lakhadama ’indonésienne peut s’attendre à une journée de congé toutes les deux semaines, tandis qu’elle passe tout son temps à travailler de nombreuses heures, sans aucun droit, avec peu ou pas du tout de salaire, et qu’elle n’a aucun moyen de s’échapper. Dans la plupart des pays du Golfe, les travailleurs étrangers, bon marché, sont tenus de remettre leurs passeports en respect d’une règle impliquant les autorités, les agences de placement et les employeurs. Ceci est fait pour assurer la soumission et l’obéissance des jeunes hommes et jeunes femmes qui sont pour la plupart originaires des pays d’Asie du Sud.

Certains pays arabes sont devenus le terrain fertile d’une forme moderne d’esclavage qui profite de la misère qui prédomine ailleurs, afin de nourrir l’insatiable pulsion de consommation qui imprègne la plupart des sociétés. Ce phénomène est particulièrement décourageant, compte tenu que les doctrines islamiques ont toujours souligné le droit du travail il y a de cela plusieurs siècles, ne laissant aucune place à de fausses interprétations des textes religieux, qui disent bien que les êtres humains sont créés égaux, sont dignes de respect, doivent jouir de la liberté et de la dignité.

L’injustice ne commence pas et ne s’arrête pas là. Les pays arabes riches ne sont que la simple manifestation d’un phénomène mondial implacable qui nécessite plus que de nouvelles conventions internationales qui resteront inappliquées, mais plutôt un changement radical dans les comportements.

Le 12 juin était la Journée mondiale contre le travail des enfants, une occasion qui entraîna à peine quelques mentions dans les médias, et certainement pas assez pour rivaliser avec les gros titres concernant les derniers gadgets ou les photos suggestives d’une Kardashian ou d’une autre. Je me demande si notre tendance n’est pas de vouloir éviter de tels sujets, car une fois qu’ils sont vraiment discutés, à des degrés divers, ne devenons-nous pas tous un peu coupables ? Dans les vêtements de marque que nous portons, les gadgets sophistiqués que nous trimbalons un peu partout avec nous, et à peu près dans tout ce que nous consommons, il est sûrement possible d’y trouver des traces de la sueur d’ouvriers surexploités ou les larmes d’un enfant qui attend beaucoup de la vie mais recevra peu.

Non, il n’est plus question d’un sentiment de culpabilité, mais d’un problème pressant qui ne peut plus être ignoré ou rangé dans quelques vagues notions sur le monde en général, sur l’injustice et autres considérations. De nombreuses formes d’injustice sont le produit de décisions conscientes prises par chacun d’entre nous. Elles peuvent également être renversées par des décisions conscientes prises également par un certain nombre d’entre nous.

L’Organisation internationale du travail (OIT) a beaucoup fait pour définir le problème et tenter d’engager divers gouvernements dans le monde à alléger les souffrances des travailleurs, en particulier celles des enfants. La plupart des pays du monde ont intégré les conventions de l’OIT dans leur législation, mais ils doivent encore remettre en cause l’exploitation enracinée dans leurs propres sociétés.

Si l’on parcourt les textes des conventions fondamentales sur le travail des enfants de l’OIT (à savoir les n° 138 et 182 et plus récemment le 189, adoptés lors de la Conférence internationale du Travail de 2011), tout est suffisamment clair en ce qui concerne l’âge minimum d’admission à l’emploi, les « pires formes de travail des enfants » dans le travail domestique et de nombreuses autres questions connexes. Pourtant, alors que les gouvernements signent sans difficulté ces conventions – sachant que les contraintes d’application sont quasi inexistantes – les changements sont trop souvent négligeables sur le terrain.

En Birmanie, nous rapporte Irrawaddy News, un militant qui se nomme Hsu Hnget déclare que le travail des enfants est « si profondément ancré dans la société qu’il en est devenu une ’tradition’ ».

Selon une enquête menée par les Children Rights, et citée dans le Huffington Post, « 19 pour cent des personnes dans le sud de Delhi pensent qu’un individu est encore un enfant si il ou elle est en dessous de 10 ans, et de plus ils ne connaissent rien des lois qui interdisent le travail des enfants ».

En Indonésie, l’OIT estime que près de 2,5 millions d’enfants travaillent, alors qu’ils ne devraient pas. Le Jakarta Post a rapporté que 21 pour cent d’entre eux sont des travailleurs domestiques, tandis que 60 pour cent travaillent dans l’industrie du tabac. Selon l’OIT et d’autres organisations, beaucoup d’entre eux travaillent sans même être payés.

« Les enfants dans les champs de tabac travaillent de trois à sept heures par jour, gagnant seulement 15 000 Rp (soit 1,51 dollar US) à 25 000 Rp », a rapporté le Jakarta Post, le 15 juin.

Le Bangladesh est en particulier la proie d’une telle exploitation, du genre qui implique de nombreuses entreprises occidentales qui cherchent du travail bon marché et de grandes marges de profit. Beaucoup de ceux qui ont péri sous les décombres de l’immeuble Plaza Rana à Dhaka le 24 avril dernier, étaient des enfants, et bien sûr, des adultes exploités. Depuis deux dates-anniversaire sont passées, mais sans amener le moindre changement dans les conditions de travail : la Fête du Travail le 1er mai et la Journée mondiale contre le travail des enfants, le 12 juin.

Il y a environ 215 millions d’enfants considérés comme travaillant. Parmi eux, selon l’Organisation internationale du Travail , « 10,5 millions sont exploités pour cuisiner et nettoyer les maisons, où ils sont souvent soumis à des conditions de travail dangereuses et aux abus sexuels ».

Au Moyen-Orient, l’exploitation des travailleurs est également une « tradition », dont on parle très peu, sans réelles protestations face aux conditions de travail lamentables, en particulier celles impliquant des enfants. Ce n’est pas limité aux travailleurs étrangers, mais cela s’applique aussi aux ressortissants nationaux. Selon une carte mondiale interactive sur le site de l’OIT, « on estime que 13,4 millions, soit environ 15 pour cent de tous les enfants de la région (arabe) sont des enfants qui travaillent. »

Dans une autre étude, l’OIT développe une étude sur les types d’exploitation dans les pays arabes. « Les enfants qui travaillent dans cette région sont obligés de s’impliquer dans des activités illicites comme le trafic de drogue et le commerce du sexe, sont soumis au recrutement par des extrémistes religieux, sont en mauvaise santé, exposés à des environnements de travail dangereux et sans accès à une formation professionnelle. »

Bien sûr, la guerre civile syrienne aggrave cette forme d’exploitation et ses horribles conséquences sont désormais répandues dans toute la région. De nombreux enfants syriens sont exploités au Liban et ailleurs, en tant que travailleurs et prostitué(e)s, a rapporté Al Akhbar, le 11 juin. Des rapports similaires font surface ailleurs, dans tous les pays arabes, la Turquie et l’Europe. « Non loin des zones de tension au Liban, » le journaliste Issam Azouri parle d’un enfant « qui reçoit 20 dollars par jour pour lancer une grenade à main ou brûler un pneu », selon Al Akhbar, qui a également publié un article où il est question d’un petit garçon de 4 ans qui mendie pour survivre.

Dans un sens très tragique, l’adolescente indonésienne, « serviteur » de la famille dans l’hôtel la nuit dernière, ne pourrait même pas être comptabilisée sous la rubrique « pires formes de travail » par la convention n° 182 qui définit le type de travail considéré comme similaire à l’esclavage.

Quoiqu’il en soit, nous ne devons pas attendre encore un an pour parler juste en passant des dizaines de millions d’enfants exploités, hocher la tête de concert sur la façon dont le monde est injuste, et déblatérer sur combien nous sommes chanceux d’être épargnés d’une telle injustice. Les enfants qui travaillent n’existeraient pas s’il n’y avait pas plusieurs millions d’exploiteurs prêts à en profiter, voulant des khadamas, des cigarettes fines et des vêtements de marque. Le monde, après tout, est fait de gens comme nous, et nous ferions mieux de prendre la responsabilité de ce qui s’y passe et de ses enfants exploités.

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Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Résistant en Palestine – Une histoire vraie de Gaza (version française), peut être commandé à Demi-Lune. Son livre, La deuxième Intifada(version française) est disponible sur Fnac.com

Du même auteur :

- Sectarisme et discours irrationnels… Des raisons d’être inquiet ! – 14 juin 2013
- Guerre en Syrie : les États-Unis sont-ils hors-jeu ? – 6 juin 2013
- Bangladesh : des T-shirts faits de sang et de larmes – 19 mai 2013
- Discours irrationnels, violences, guerres illégales… – 8 mai 2013
- Guantanamo : une grève de la faim pour être libres ! – 25 avril 2013
- Mais où donc va la Turquie ? – 22 avril 2013
- Le blocus de Gaza s’intensifie – 16 avril 2013
- La Turquie retombe dans les filets israéliens – 23 mars 2013
- Les Rohingyas : un génocide volontairement ignoré – 22 mars 2013
- L’UE dénonce la colonisation israélienne, mais s’évertue avant tout à la financer… – 19 mars 2013
- « Cinq caméras brisées » prend sur le vif la nature changeante de la lutte des Palestiniens – 8 mars 2013
- 10 ans après l’invasion anglo-américaine, l’Irak au bord de l’implosion – 19 février 2013
- Des bulldozers et toujours plus de bla bla bla de « paix » – 11 février 2013
- Mali : comment s’enrichir grâce à la guerre… – 2 février 2012
- Le factionnalisme et les Palestiniens oubliés – 27 janvier 2013
- L’Intifada des prisonniers palestiniens 22 janvier 2013
- La Palestine : un récit qui doit encore s’imposer… – 19 janvier 2013
- Obama s’invente une nouvelle « guerre froide » en Amérique latine – 11 janvier 2013

19 juin 2013 – The Palestine Chronicle – Vous pouvez consulter cet article à :
http://palestinechronicle.com/maids…
Traduction : Info-Palestine.eu – Naguib

Argent, pouvoir, manipulation: Construire le tombeau de l’humanité

ELYAN:

La consommation a un effet boule de neige. On crée l’envie, on installe le besoin (lequel devient souvent irréversible car plusieurs choses sont désormais ajustées en fonction de ces besoins) et notre consommation devenue habituelle crée à son tour l’amplification du besoin.

Il faudrait penser en termes d’arrêt brutal de consommation de certains biens, comme si ceux-ci n’avaient jamais existé si on souhaite vraiment mettre fin aux abus liés à la fascination de richesse de ceux qui contrôlent ainsi nos libertés.

Que retenir par exemple des révélations faites à La Commission Charbonneau, laquelle suscite de plus en plus des réactions mitigées de la part des citoyens dont plusieurs savent maintenant qu’ils ont parfois contribué eux-mêmes ou sinon l’auraient fait sans scrupule s’ils avaient pu? Pensons aux centaines de personnes qui durant des années ont obtenu des remboursements d’impôts pour des contributions à des partis politiques qu’elles n’ont jamais faites. Pensons à toutes celles qui ont inscrit dans leurs états financiers de fausses dépenses pour couvrir celles faites par les magouilleurs qui devaient blanchir l’argent détourné.

Pensons à ces innombrables personnes qui dépendent de l’état mais se croient justifiées parce qu’elles sont en tête de file, tirant parfois elles-mêmes la plupart des ficelles, écrémant le subside.

Pensons à toutes celles qui à travers le monde sont en quête du trésor qui les incitera à se poser en quelque lieu capable de satisfaire leur soif d’argent.

Entre les prétentions des uns et la réalité, il y a un monde fait de tromperies, d’égoïsme et de lâcheté extraordinairement bien rémunérés. Le succès ainsi obtenu réside dans la façon de briller, est encouragé par un incroyable mépris des autres et se manifeste par des pulsions incontrôlables d’avidité, car la puissance que procure «l’illégitimité légitime» servant de moteur de jouissance fait même croire à certaines personnes qu’elles sont nettement supérieures à celles qu’elles finissent par assassiner, non pas toujours de leurs mains, mais par leurs actions, combinées à celles de qui font comme elles.

Ces aspirants à  la richesse se lassent peu et sont appréciés de ceux qui sont capables de leur faire connaître les plaisirs de la complicité dans un monde où il leur suffit de voler pour être heureux..

On ne leur enlèvera pas tous ces voyages qu’ils ont pu faire, toutes ces bouffes orgiaques, tous ces spectacles et toutes ces choses qui ont facilité chaque jour de leur vie, leur principal travail consistant à polir leur éclat. Bien sûr tout n’est pas absolument facile. Il leur faut devenir très riches pour n’être plus que des simples salauds qui s’excitent à le devenir afin de parvenir eux aussi à vivre loin des visages trahis, leur morale étant qu’ils n’ont qu’une vie à vivre autant calculer d’en profiter même s’ils doivent faire mourir leurs prochains, le plus souhaitable étant pour eux de tout faire pour ignorer qu’ils aient pu y contribuer.

Infailliblement, il nous vient tous la même idée lorsque l’on voit le jeu, que l’on comprend ses règles et que l’on constate les effets plutôt positifs de l’enrichissement à tout prix pour qui le pratique: pourquoi être honnête? J’ai bien ma propre réponse, même si elle est teintée d’utopie et d’altruisme insupportables pour certains: parce que l’on évite de faire du mal aux autres. Et pourquoi cela doit-il primer sur nos propres intérêts? J’ai encore ma propre réponse, même si elle est égoïste: parce que l’on n’aime pas que l’on nous fasse du mal.

Il faut savoir quelles sont les étapes pour se hisser à même la vie des autres, ce qu’elles ont d’odieux pour chaque personne qui sert de marche, parce qu’il n’y a aucune ascension entreprise qui n’ait pour moteur celui que l’énergie des autres alimente.

Cette société est malade parce qu’elle ne sait plus avoir de valeurs. La disparition de ses valeurs affectera tous les individus, même ceux qui se croient dispensés de les mettre en pratique puisque que leur absence les a plutôt bien servis. Cette société est malade, parce qu’elle produit de plus en plus tout ce qui est nécessaire à son extinction, qu’elle perd de vue la nécessité de produire prioritairement les biens couvrant les besoins essentiels, qu’elle oublie son propre avenir en pillant sans cesse dans les réserves au lieu de les constituer et qu’elle travaille à oublier sa survie, laquelle passe d’abord par sa conscience de ce qui l’entoure.

L’élastique finira par se rompre. Pour certains cette survie se fait encore peu difficile, ce qui n’exclut aucun des signes qui la rendent réelle: qu’il s’agisse de l’économie, de l’environnement, de l’épuisement des ressources, de la disparition des droits et libertés. Pour d’autres, la survie est affaire de quotidien.

L’avidité qui conduit à brimer les libertés au terme d’un effet domino et à compromettre la survie de toute l’humanité est ce dont il faut apprendre à se libérer, qu’on la pratique ou qu’on la subisse.  Ce que nous n’acceptons pas pour nous, devient donc inacceptable pour quiconque.

Il n’y a aucun mur impossible que l’avidité place inexorablement derrière elle qui ne s’y retrouve sans la participation de tous à le déplacer.

Et tous, sans exception se retrouvent derrière le mur qui ne protège personne, quel que soit le côté du mur où l’on se trouve.

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