Archives de Catégorie: FABLES MODERNES

Le défilé des prophètes laïcs

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«Le monde a besoin de plus de Canada. Le monde a besoin de plus de pays comme le Canada!» Bono 

« La pauvreté est sexiste ». Justin Trudeau

« Je l’admets, je suis un peu obsédé par les engrais. À vrai dire, c’est leur rôle qui me fascine, pas leur utilisation. J’assiste à des réunions où les engrais constituent un sujet de conversation des plus sérieux. »  Bill Gates 

***

Les secouristes du monde 

La philanthropie ne date pas d’hier. Mais elle est bouillante et bouillonnante aujourd’hui, grâce… aux nouveaux riches, ce 1% qui détient d’immenses fortunes. Et ils sont « actifs »… Ainsi a-t-on vu passer à Montréal Bono et Bill Gates louangeant la grandeur et la générosité du Canada. On aurait dû dire, du gouvernement canadien. En réalité, ce sont les classes moyennes canadiennes qui paient pour cette générosité bémolement  volontaire. Au Canada , il faut 6 mois de travail pour payer ses impôts et ses taxes sous toutes les formes. J’ai calculé: bientôt il faudra un an.  Il arrive alors des penseurs qui pansent les trous des budgets. On « ramassera des fonds », on donnera. « C’est à 30 ans que j’ai décidé de rendre à la société ce qu’elle m’a donné », dira Gates. Pourquoi pas? Même la pollution planétaire se règle par une taxe…  Tous au théâtre de la vie et le mot de carbone! ( oublions Cambronne,

Béni bonnet Bono  

«Je suis fan de [Justin Trudeau]. Je suis fan du Canada!», a lancé en français le chanteur et philanthrope Bono ce matin à la conférence du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui se conclut aujourd’hui au centre-ville de Montréal. «Le monde a besoin de plus de Canada. Le monde a besoin de plus de pays comme le Canada!», a-t-il répété, sous les applaudissements. Bono,  La Presse

Éradiquer la pauvreté et les maladies

Bill Gates a des ambitions qui pourraient occuper toute une armée de « spécialistes » du monde: éradiquer la pauvreté, éradiquer les maladies, pour un monde meilleur.(1). Le programme est plus grand que l’homme.  Au XXe siècle on a éradiqué un bon nombre de maladies du XIXe siècle. Mais il en est apparu d’autres au XXe siècle.  Et voilà qu’il en apparaît de fort étranges au XXe siècle. Ce qui nous  rappelle une vieille recette de l’ONU des années 80 et 90 de l’autre siècle: celui où à peu près tout le monde est né: éradiquer la pauvreté. Nous en sommes, avec tout ce programme chargé, à éradiquer les pauvres, mais pas la pauvreté.

Pour éradiquer la pauvreté, il ne suffit pas de donner de l’argent, mais de trouver ce qui crée cette pauvreté et en dissoudre la racine.

Capitalisme? Mister  Gates doit en savoir un bon bout… Depuis quand le capitalisme règle-t-il la pauvreté?

Mais le capitalisme ne peut pas à lui seul résoudre tous les problèmes des plus pauvres. Conséquence : l’innovation née de ce système peut en fait creuser le fossé qui sépare riches et pauvres. J’ai vu de mes yeux à quel point cet écart était important lorsque j’ai visité  un bidonville à Durban en Afrique du Sud en 2009. Voir les latrines à ciel ouvert a été un brutal rappel à la réalité : non, la plomberie moderne ne va pas de soi. Et pendant ce temps, 2,5 milliards de personnes à travers le monde n’ont pas accès à des installations sanitaires dignes de ce nom, problème en lien direct avec les 1,5 millions d’enfants qui meurent chaque année. (  Mon programme pour un monde meilleur, Bill Gates  ) (1)

Le Nicolas Flamel de la merde 

Bill Gates va jusqu’à tester une machine qui transforme  les excréments en eau potable et en électricité.  Certains politiciens pourraient bien être avalés par la machine. Ou les féculents flatulents de Wall Street. Ça soulagerait la misère humaine. Pour voir la vidéo et Mister Gates , ou Water Gates, tester la machine, cliquez ICI.

C’est fort intéressant tous ces gadgets pour améliorer le sort de l’humanité. J’ignore  le  nombre d’inventeurs qui ont créé des machines énergie-libre, mais les machines ne sont toujours pas en fonction. Souvent, les inventeurs  disparaissent dans des accidents de voiture. Il faudrait interdite aux inventeurs de conduire… Ce sont des cerveaux « dans la lune » qui ne se rendent pas compte que le volant est le voleur. Plusieurs se seraient même auto-assassinés… C’est des menteries de conspirationnistes.

 Les friandises des pauvres 

On peut maintenant éteindre la lumière de sa lampe de chevet en applaudissant des mains. Clap! Fermé. Clap! Ouvert. Le technologie des appareils intelligents, c’est la friandise du pauvre. Le pauvre pas trop pauvre… Tout de même! Mais il peut maintenant acquérir ses bonbons en empruntant. El crédit est là! (sic).

Après les chrétiens qui ont semé Jésus en Amérique du Sud, au Canada, partout où les soutanés pouvaient se rendre, on l’a fait. Maintenant on sème une laïcité électronique du Big, de l’électronique qui prend place sur tous les appareils ménagers. Bientôt, on aura une puce intégrée à notre animal de compagnie pour contrôler ses humeurs selon nos désirs. Le chat veut sortir? Tout  le programme à distance pour qu’ils sorte à 00h30 ou à 13h40. Un chat sans problème… La super pavlovation. On dirait qu’on se dirige ( manière de parler…) vers un mode de savoir commun pour le bienfait  de l’humanité. À en croire le programme de M. Gates, un militant de Daesh pourrait comprendre un hyper capitaliste qui s’enrichit au Canada, qui avoue avoir être obsédé par les engrais (4).

 On peut être riche et philanthrope sans vraiment ne  rien comprendre à la dynamique du monde qui nous a mené à ce Grand Canyon de la pauvreté et du 1% qui « décide » ce que nous serons demain par un programme éducation du Socle commun de compétences et de connaissances que veut mondialiser Bill Gates. Ça ressemble étrangement à un gouvernement mondial aux citoyens zombies, monoculturés. Le citoyen est déjà un consommateur, dans un monde dans lequel on aura plus d’écrans que d’amis réels.

Le parler des deux miroirs 

Fascinés par le Canada? On notera que le Canada est le pays qui a le plus encouragé les investissements offshore. 

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Canada favorise de mille manières les détenteurs de fortune et les entreprises cherchant à contourner son système fiscal et ses lois. Pour ce faire, il a largement contribué à créer les paradis fiscaux des Caraïbes à partir des années 1950. Sous l’impulsion de banquiers, juristes et hommes politiques canadiens, ces législations se sont converties en des États de complaisance dont certaines comptent aujourd’hui parmi les plus redoutables du monde. Un ancien ministre canadien des Finances a développé le modèle offshore des Bahamas. Un avocat de Calgary, ancien bonze du parti conservateur, a structuré aux Îles Caïmans des lois rendant opaque le secret bancaire. Le gouvernement du Canada a fait de la Barbade le havre fiscal de prédilection des entreprises canadiennes. Aujourd’hui, le Canada partage son siège dans les instances de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international avec un collectif de paradis fiscaux de la Caraïbe britannique. Inévitablement, le Canada s’est trouvé dominé par ses propres créatures. Le voici à Halifax ou à Toronto liant ses destinés avec des institutions des Bermudes, quand le gouvernement fédéral n’en est pas à signer un accord de libre-échange avec le Panama, repaire mondial des narcotrafiquants. Cela, sur fond de rumeur persistante d’une annexion directe au territoire canadien de législations de complaisance telles que les Îles Turques-et-Caciques. Les échappatoires qu’il prévoit au profit des sociétés justifient à l’étranger des délocalisations vers chez lui, exactement comme s’il s’agissait du Luxembourg ou de Belize. Ce livre porte sur ces dérives qui, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, font structurellement du Canada un paradis fiscal. (3) La médiocratie, Alain Deneault.

On dirait maintenant que les miroirs se regardent entre eux. Ça dépasse le Frankenstein de Mary Shelley: on veut créer ne créature mono-penseure à la limite de la robotique qui a l’avantage d’être guérie à grands coûts… par des laboratoires pharmaceutiques qui vendent à coûts grands. On se miroite narcissiquement jusqu’à la moelle.

Sauver les peuples par les aspirateurs à richesses 

Cette trilogie pays-affaires-philo, est une fable ajoutée au problème complexe de la mondialisation par la libéralisation des marchés. Mais c’est aussi une imbécillité navrante: le roi engage un  « non »  Robin des Bois pour soulager la misère des  pauvres qu’il a volés ou empoisonnés. On peut aller plus loin en disant que la magie de la chimie va éradiquer les maladies d’ici 2030, ainsi que  la richesse concentrée va finir par ruisseler   sur les peuples. (Ruisseler est l’expression de M. Deneault).

De par la recette de ces nouveaux Jésus, on dirait que l’inventeur de l’aspirateur veut sauver la poussière… Devinez-en la raison!

Il y a là une contradiction vicieuse : les ignorants riches ne savent vraiment rien de la source de la pauvreté de ce monde, ni de la complexité de son TRONC. Dès les débuts de l’humanité, les marchands avaient une influence si énorme sur les dirigeants qu’ils ont modifié et structuré l’histoire de l’occident. (6) Il est apparu par la suite les premiers mégalomanes qui se sont depuis tricoté des idées pour continuer de tricoter   le destin de l’humanité.

Dupont et Dupond: le cerveau atrophié monolithique 

Dans ce cheptel de gargarisés, de prétentieux, de prétendus ouverts d’esprit, avez-vous noté que personne n’a remarqué qu’il manquait des pièces à ce « monde à sauver »? On ne parle pas trop des pays asiatiques ou de l’Islam, ni de l’Amérique du Sud.    On en parle, mais en terme de guerre, ou d’une pauvreté « continue ».  Comme si c’était la sauvagerie actuelle qui pique l’Occident comme une guêpe. Ainsi parlait Muhammad Ali… L’exclusion ou l’amnésie, ou l’ignorance de la complexité et de l’hautainisme occidental montre l’ignorance même de la tête que devrait recouvrir le chapeau de Mister Gates. Sorte de mister Chance qui se veut le jardinier de la Terre.(8)

Il est écrit dans la bible, lévitique 26:1 :  » Vous ne vous ferez point d’idoles, vous ne vous élèverez ni image taillée ni statue, et vous ne placerez dans votre pays aucune pierre ornée de figures, pour vous prosterner devant elle; car je suis l’Eternel, votre Dieu. »

Peu importe les écrits de la bible ou de tout autres textes se présentant comme vérité » La vrairité est que nous sommes pris sur cette planète avec 7 milliards d’habitants et des armées de libres-échangistes prêts à nous piller des doigts de pied jusqu’à l’âme. Gourous, prophètes,ou  preachers barbouillés de la cervelle jusqu’à vouloir piloter l’Air Force One.  Pauvres nous! C’est nous les sauveurs! Nous avons le droit de marcher dans les rues avec des pancartes, mais nous payons pour nous nous faire matraquer.

Le  dollar ne pourra jamais réparer les dommages du dollar. La permanente avidité  aura cancérigéné la matière, le vivant et la soi-disant intelligence supérieure dont nous nous targuons de posséder.    Nous consommons maintenant des dieux laïcs. Puisque nous sommes ce que nous mangeons, nous nous sombrons dans un ultime  cannibalisme planétaire.

Bon appétit!

Gaëtan Pelletier

 

  1. Mon programme pour un monde meilleur, Bill Gates.
  2. Teach Common Sense not Common Core, Dr Dr. Ileana Johnson Paugh
  3. La médiocratie, Alain Deneault, LUX,  Lettres libres, 224 p, 2015. 
  4. Le socle commun de connaissances et de compétences.gouv.fr
  5. ALAIN DENEAULT, PARADIS FISCAUX : LA FILIÈRE CANADIENNE. BARBADE, CAÏMANS, BAHAMAS, NOUVELLE- ÉCOSSE, ONTARIO…, MONTRÉAL, ÉCOSOCIÉTÉ, 2014, PDF, Pascale Cornut Saint-Pierre.
  6. Une brève histoire de l’humanité, Chris Harman, La découverte, 2011, 736 p.
  7. Quarante milliardaires américains s’érigent en  grands philanthropes, Le Monde 
  8. Bienvenue mister Chance.  Pour rappeler  que ‘Chance prend part à l’entretien ( avec le président des États-Unis)  et ce avec un tel naturel que ses phrases, distillées comme des proverbes de sagesse mais, en réalité, orientées « jardinage », vont être prises pour de véritables oracles ; il va ainsi devenir la coqueluche du pouvoir et des médias.

 

 

Les sous-marins et les marins saouls

sous marin français

La France  est « fière de l’excellence technologique » dont ses entreprises ont fait preuve pendant cette sélection, précise l’Elysée. « Ce nouveau succès sera créateur d’emplois et de développement en France comme en Australie. » ( Le monde)  

34, 3 milliards d’euro. Et le sous-marin sera effectif en 2030.  Au Canada également nous avons notre industrie de l’armement qui vend des véhicules blindés armés à l’Arabie Saoudite: 3000 emplois en Ontario. ET ON NE TOUCHE PAS À CETTE RÉUSSITE DE CRÉATION D’EMPLOIS!  Même les libéraux n’y touchent pas.

On est menés par des « capitaines » qui dérapent du cerveau: trop d’eau. Des capitaines Haddock en série et l’éponge cervicale bouffie au whisky. Il se passe que pour « réussir » en économie, ou survivre, il ne reste qu’à produire des armes sophistiquées. On ne produit plus pour vivre, mais pour tuer. Et l’Australie, c’est le pays des boomerang.

Comme disait la vieille dans le film Je vous trouve très beau, la vieille répète toujours : « C’est qui qui est mort ».

Nous tous…

On a mis nos yeux dans le même panier…  Mais les dirigeants ont du champagne dans le regard: ça pétille. Pendant que le citoyen se demande: « C’est qui qui va mourir de faim avant 2030? ».

On ne fait pas mieux dans les formules cuites des annonces de « ventes historiques ». Tout est historique! Si c’était vrai, on serait déjà à nager dans le champagne au lieu du chômage. Au moins dans l’eau… Car de plus en plus, elle est pollutionnée . La bouteille est rassurante. On a vendu la bouteille et non l’eau…

Quand ma tant Yvonne fabriquait du pain et des gâteaux dans la petite boulangerie de mon village d’enfance, on vivait. Quand mon oncle, son mari, fabriquait des escaliers, du fer forgé, des armoires, on vivait. Mon père, qui était cuisiner en faisait vivre plusieurs. Et le dimanche, comme dirait Ferrat, on s’asseyait au bout de la table pour jouer aux cartes. Ces gens-là, les pauvres, se parlaient sans wi-fi.

Pour vivre aujourd’hui, il ne faut pas fabriquer des gâteaux et du pain, mais des armes. Il faut aller « en ville », dans de grandes usines qui ont une espérance de vie de 5 ans. On meure vieux, mais démembrés, tenus debout par une panoplie de médicaments.  Mais il reste encore beaucoup de ce genre de progrès à « faire ».

En 2030, les mannequins n’existerons plus. On les achètera en format robotique, Made in Japan.

Le bras sera construit au États-Unis.

La tête en Chine

Les muscles synthétiques en Russie.

Et le modèle sera en formats divers dessiné par un fabricant de meubles célèbre.

Ils vendront de la bière, des produits cosmétiques, des autos, et peut-être des tomates.

Mais il y aura au moins 2, 344 avocats qui s’occuperont des répartir les soumissions selon un ordre international en accord avec les accords. Si Goebbels  était encore de ce monde, il aurait vite saisi que la phrase la plus creuse est la plus efficace. Comme les sous-marins…

Gaëtan Pelletier

L’inchangement

Le droit à la paresse - Réfutation du «droit au travail» de 1848

L’inchangement, ou « quand rien ne change », c’est de retrouver 130 ans plus tard les mêmes taciturnes arnaques d’un esclavage continuel pour la fabrication des nouveaux tyrans de la finance. Qui donc se bat pour un « pays »? Les soldats de l’économie sont tous passés à la mondialisation. Des putains à vendre aux plus offrants dans la course à l’entreposage des biens des citoyens en « pays ».

Chacun est un cadavre de cette économie pernicieuse et flamboyante, avec simplement d’autres noms, d’autres concepts pseudo-savants mais avec les mêmes résultats. « Les capitaux abondent »… Ceux qu’on vous arrachés à coups d’États et propagandes tordues auxquelles les adhérents sont comme les fidèles agenouillés à la nouvelle religion des banques et de la prétendue misère qui accable les peuples. Ainsi que cette fausse et aberrante liberté de moins en moins présente. Nous sommes en route dans un couloir entonnoir. Comme ces filets de pêches utilisés par les natives de tous les pays.

Nous avons vécu – historiquement – d’avantage de mensonges que de vérités.

Les capitaux abondent comme les marchandises. Les financiers ne savent plus où les placer ; ils vont alors chez les nations heureuses qui lézardent au soleil en fumant des cigarettes, poser des chemins de fer, ériger des fabriques et importer la malédiction du travail. Et cette exportation de capitaux français se termine un beau matin par des complications diplomatiques : en Égypte, la France, l’Angleterre et l’Allemagne étaient sur le point de se prendre aux cheveux pour savoir quels usuriers seraient payés les premiers ; par des guerres du Mexique où l’on envoie les soldats français faire le métier d’huissier pour recouvrer de mauvaises dettes .

Ces misères individuelles et sociales, pour grandes et innombrables qu’elles soient, pour éternelles qu’elles paraissent, s’évanouiront comme les hyènes et les chacals à l’approche du lion,, quand le prolétariat dira : « Je le veux ». Mais pour qu’il parvienne à la conscience de sa force, il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique, libre-penseuse ; il faut qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les Droits de la paresse, mille et mille fois plus nobles et plus sacrés que les phtisiques Droits de l’homme, concoctés par les avocats métaphysiciens de la révolution bourgeoise ; qu’il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit.

Le droit à la paresse , 1883

Gaëtan Pelletier

Les riches se cuisinent un monde à porc

Porc

 

Je vous passerai volontairement, n’ayant pas pu en avoir la certitude et la preuve par moi-même, les rumeurs très insistantes faisant état ces derniers mois d’un nombre très important de démissions de collaborateurs d’assez haut niveau dans différentes institutions américaines. Je vous passerai également le fait qu’il semblerait que ceux qui démissionnent partent se mettre au vert le plus loin possible des grandes villes et, pour certains, dans ce que l’on appelle des « enclaves survivalistes »… Bref, de cela nous ne parlerons pas vraiment même si je vous le mentionne parce que nous n’en avons pas la preuve absolue. En revanche, cela vaut la peine d’être simplement dit parce que ces rumeurs sont parfaitement compatibles avec des informations qui, elles, sont prouvées sans ambiguïté possible. Le Contrarien 

Ne rêvez pas en regardant l’image: les riches ne cuisinent pas, ils cuisinent des pauvres. Selon l’article, les riches partiraient en jet privé, s’achèteraient des terres en Nouvelle-Zélande, avec un kit de survie: de l’eau, des boîtes de conserve, du sucre, du riz, du caviar, des pâtes. Pas de chance! Manque le kérosène pour revenir en cas de « reprise économique ». Il est rassurant toutefois de voir que les riches mangeront la même nourriture que les pauvres.

L’austérité, la vraie, c’est de constater l’indigence de l’intelligence terrienne. C’est maigre à mourir. Les politiciens n’ont plus de cerveaux, mais des cages à escargot. C’est pas vite, et ça répète. Blouf! Blof! Austérité. Malheur par la  déshydratation économique et du boude-bouche de la clique nommée « entreprise privée » si chère à l’État, et encore plus chère pour le citoyen. C’est comme le poulet: le meilleur est près des os.

Le mystère de la femme voilée 

 

hqrihanna:i-D magazine. 2015. Photographed by Paolo Roversi.</p><br /><br /><br />
<p>how?

Qui sait qui se cache derrière cette image étrange que les possesseurs de la vérité occidentale ne comprend pas? Une dame toute belle, toute gentille, ou une bombe?

Aucun rapport? La beauté du monde est un poème et la femme est le poème du monde. L’électrisant mitraillage des analyses des amateurs d’internet font autant de ravages dans le complotisme délirant pour formater les cerveaux.  La classe moyenne, l’ancienne (sic) instruite lors des 30 glorieuses est en train de faire comprendre à des sourds la beauté de l’oeuvre de  Mozart.

Écho- no(t) me! 

Aujourd’hui tout est économie! Tu viens au monde par l’économie, tu vis par l’économie et tu meures dans un tombeau à 7000$. Avant on jetait les marins à l’eau. C’est tout de même mieux que les bateaux qui passent sur le fleuve Saint-Laurent et déversent leurs huiles usées, ou leurs toilettes portatives.

Nous sommes les poissons empoisonnés d’un fleuve mondialiste. Et le monde des « zidées » est en train de capoter par son pouvoir nébuleux de la liberté d’expression: en effet, plus le système de l’éducation s’appauvrit de par la « nécessité de l’austérité », – et des  intello-livresques des macchabées de la vraie vie, devenus des spécialistes en éducation -, plus le citoyen s’appauvrit et perd de sa capacité de jugement et de vision. Mais il a le droit d’écrire. Il a le droit de réclamer son infime droit à l’intellectualisme jadis réservé à un petit groupe.

Si les cochons étatistes  ont permis aux cochons affairistes de s’éclater et de tout acheter, même les directives des savoirs en couloirs, notre soumission est devenue celle d’une ignorance contrôlée. On n’a pas besoin de démarquer des idées reçues, mais simplement d’en avoir. Et ils sont en vente partout.

La malbouffe intellectuelle est en train de bouffer le peu que  les gens sérieux de l’information – même dans la presse « normale » – avait gagné il y a quelques années.

Résultat: On a tous notre kit de survie par les analyses désâmées et bêtes. Comme les riches, on pense se « sauver » de la déflagration à venir.

L’image parle par elle-même quand on …s’y penche. Le porc est-il en train de faire cuire son porcelet?

Le cannibalisme est désormais planétaire. Finie la nécessaire fraternisation. Nous avons tous nos outils, nos armes, et nous parlons au bout du monde à des étrangers avec le petit copain qui parle à des étrangers. Les miroirs d’Apple sont venu vous chercher…

BRRRR! Dans la bible il était écrit de ne pas manger de la pomme du bien et du mal. J’ai du mal à le croire…. Mais bon! Il faudrait que Jésus nous écrive en 144 caractères.

Gaëtan Pelletier

Par un soir de janvier.

La vision du perroquet

Le constat est là : l’éducation moderne et la propagande diffusée par des médias sous contrôle ne visent en rien à éveiller les hommes et à les élever, mais au contraire à créer dans leur coeur et leur esprit un brouillard insensé qui permet à l’élite des surmorts du Système de les réduire en esclavage.
Reste donc à savoir si une révolte est possible face à un formatage de l’humanité opéré avec une telle puissance. La crainte est en effet très forte que, comme la grenouille plongée dans un bain porté lentement à ébullition ne s’aperçoit de rien et fini bouillie sans le savoir, les hommes s’habituent, d’une génération à l’autre, à vivre sans autres valeurs que celle de leur Moi surdimensionné, sans autres valeurs que celle de leur désirs et de leur plaisirs confondus, dans l’amour de leur servitude. ( C.S. Lewis) 

On ne sait pas trop ce qu’ils ont, les humains, à courir les dieux… Il est près comme dans l’œil du voisin. Au fait, « dieu » ne tue pas… « Dieu » semble un prétexte pour former une sorte de mollusque mondialiste, malléable, bien moulés.

Kim Jong-un menace de multiplier son arsenal nucléaire. La Terre est maintenant si petite, aussi petite que ces minus « dirigeants » qui font ramper les âmes au rangs d’une chair à canon.

C’est vrai, tout c’est passé comme la grenouille: nous sommes dans une mare d’eau bleue, en ébullition  sans trop savoir ce qui nous aura « terminé ». De fait, nous nous « terminons » lentement.

La souris aura bien tôt avalé l’éléphant. Parce qu’à chaque fois que nos donnons du pouvoir à quelqu’un de « macérer  » les masses, nous luis donnons une dent de plus pour avaler cette petite parcelle de la création. Et « dieu » sait ce qu’on donne!  On se donne! Austéritèrement, on donne maintenant sa vie dans la broyure de l’existence.

Tout « l’art » de voler la race humaine, de créer cet esclavage à peine visible sous des airs de pouvoirs « démocratique » est de planter un perroquet qui vous bouffe la vision lointaine. Pirate du volatile! Pirate de l’air! Le troisième œil défibré… Ainsi font les lions quand ils attaquent une gazelle.

Si miesque! 

Et vous finissez par parler comme eux, faire comme eux, de jouer comme eux, avec des pions vivants.

Beau jeu!

Et si vous ne jouez pas, ils vous diront que vous êtes petits. Or, il n’existe rien de plus grand que celui qui retrouve son âme d’enfant perdue dans le grand étang empoisonné des sociétés actuelles dites  » évoluées ».

Notre pauvre petite créature, si belle qu’elle soit, est engloutie dans le catéchisme écrit par des zombies. Mieux encore, ils la font écrire par des enchaînés qui délirent.

Rajeunir 

La peur de mourir  ou de vieillir a fait que l’on a créé tous les onguents possibles, toutes les technologies possibles pour vendre un produit ou un appareil qui fera la fierté de votre image. C’est bien une image…

Et la pub est toujours sous la même formule: AVANT-APRÈS

AVANT:

Kim Jon-un

 

APRÈS

AVANT:

APRÈS

Ce n’est pas à l’image de ces hommes dont nous devons nous attaquer,   mais à l’idée étrange que nous évoluons avec des armes, de la fourberie économique, et une éducation qui construit des humains soldés. De sorte que la Terre est en train de devenir une sorte de prison-boule et infime dans cette grandeur incompréhensible.

Vers quoi évoluons-nous?

Nous sommes en train de rajeunir de milliers d’années. Il se pourrait que ce soit déjà fait. C’est l’illusion du jouet et du Père-Noël.

Les Noëls de l’Humanité c’est de tous recevoir un perroquet bien coloré que l’on a devant les yeux et qui répète toujours les quelques mots qu’il a appris.

Gaëtan Pelletier

22 décembre 2014

 

 

https://gaetanpelletier.wordpress.com/2013/07/01/lhumain-solde/

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Les deux vaches

 

 

 

Obama briefing

– Il faut sauver l’Irak.

– Mais nous l’avons déjà fait une fois!

– Mais c’était par un imbécile… Développez! Comme dirait le président Français.

– Je n’ai pas dit l’Irak. Voyons! J’ai … En fait, dit, le barrage et l’or noir. Pour l’instant, nous ferons de frappes chirurgicales… Mais j’ai bien peur que ce ne sera pas suffisant. Il faudra envoyer des troupes sur place… Mais discrètement…

– J’ai un cousin nain  ,  « à grandeur restreinte »….

– Pas de ségrégation, monsieur.

– Pas du tout: il est noir nain. Ou nain noir.   Il est tout petit…

– On s’en doutait. Il travaille dans un cirque?

– Pas de ségrégation, Monsieur le Président. Il a pondu un essai à Harvard: L’Achondroplasie : The life of  usuless citizens…

…. Et il est présentement en phase terminale d’un cancer du cerveau. Je… Je pense qu’il accepterait de se sacrifier pour Les États-Unis d’Amérique, cette grande nation. J’ai même un slogan: « Ce sont les petits qui font les grands ».

– Ouais! Mais vous n’en avez qu’un seul.

Il esquissa un sourire.

– Donnons-lui une carte de presse. Un journaliste.

L’équipe échangea des regards narquois et moqueurs.

– Oui, mais il a des amis… De nombreux amis. Entre autres dans le domaine de la science médicale, ou de la médicale science.

– On dirait que vous avez un plan en tête…

– Une façon de parler. Les armes chimiques n’ont pas bonne presse. Mais si on l’envoie en Irak en jouant le rôle de journaliste, il suffirait de lui injecter le virus Ebola. Si les membres de l’EI, – tels que nos les avons nommés -, le gardent en captivité pendant quelques jours seulement, ils seront tous infectés.

Il y eut un bruit de chaises qui se répandit dans la salle.

– Mais c’est monstrueux ce que vous dites.

– Je sais, mais imaginez un nain décapité, Monsieur le Président des États-Unis d’Amérique, la nation se soulèvera contre ce geste bas. Ou ce bas geste… Ils seront alors deux fois plus en faveur de la guerre.

– J’en conviens…   Supposons que nous acceptions votre « idée », – c’est un test- quel nom donneriez vous à notre « agent »?

– Lowlow  Profile.

Il y eut un bruit de chaises dans la salle.

– Prenons des notes, buvons un peu de café, et nous reviendront sur le sujet plus tard.

PAUSE

Retour.

– Nous avons discuté de votre « projet ». Toutefois, nous allons améliorer votre concept: nous allons créer une armée de nains… Nos usines fabriqueront de petites armes, le petits couteaux, de petites radios, de petites gamelles, de petites rations, de petits téléphones, de petits abris, de petits vêtements, de petites fourchettes, etc.

– Élaborez.

– Tout en petit, cela nous coûtera moins cher. Au lieur d’armer de petits cerveaux avec de grosses armes, nous allons armer  de petits soldats avec de grands projets. Ils auront de petits tanks… 10 fois moins d’essence. Imaginez ce que gagnera l’Amérique!

– Vous êtes génial, MOnsieur le Président de cette grande nation qu’est Les États-Unis d’Amérique. ( Snif!)

– Vous aller bénéficier d’un bonus de 10$ millions de dollars dans le mois qui suivra… Car votre idée m’en a amené  plusieurs. J’ai l’intention de créer deux milliards de mini-drones-moustiques qui voleront au dessus de l’État Islamique.

– L’État Islamique existe vraiment?

– ( Passage caviardé).

– Mais vous allez risquer de tuer de enfants , des civils… Ils sont tout petits…

– Nous travaillons présentement à fabriquer des drones à base végétale qui se désintégreront de manière verte.  Des drones invisibles, minuscules.

– Mais c’est monstrueux ce que vous dites!

– Une guerre verte ne sera jamais monstrueuse.

– C’est vrai, Monsieur le Président…. Alors, pourquoi ne pas envoyer des moustiques infectés?

– Parce que des moustiques ne créent pas d’emplois. C’est Dieu qui fabrique les moustiques, mais il n’est pas ici. Soyons francs: nous ne faisons que copier Dieu.

TROIS HEURES PLUS TARD

– Arrangez-vous pour qu’il meure  dans un accident de la route ou je ne sais quoi. – Il est fumeur… Il finira par mourir…

– Mais c’est trop long…

Il sourit:

– C’était une blague! Nous avons mis des particules d’arachides dans ses cigarettes.

– Je me tape la cuisse… Je suppose qu’il est allergique  aux arachides?

– Eh! Oui.

Il écarquilla les yeux.  Il récarquilla de yeux.

– Mais si un médecin arrive tôt, il pourrait le sauver? Nous serions perdus.

Re- sourire.

🙂

– Nous avons engagé le Dr Bolduc du Québec à titre de médecin personnel.

– Le Dr Bolduc? Mais qui est-ce? Si je devine j’acquiesce…

– Il est Ministre de l’Éducation au Québec.

– Pardon? Ministre de l’Éducation… Vous êtes sûr qu’il n’est pas Ministre de la santé?

Soupir!

– Il a été dépromu… Le système a perdu des livres,mais pas le Ministre de la Santé.

– Mais le Québec, c’est quoi?

– C’est des gens qui ne parlent pas comme nous. Mais c’est là qu’est née Celine ( pas de É) Dion.

– Ah! Oui. Celle qui chante My Art Will Go On.

– Oui, la chanson du Titanic. La fille  gèle sur un radeau, et le gars lui laisse la petite pièce de bois qui la fait flotter. Puis il descend lentement, blanc comme… un blanc mort. Plouf!  Ça m’a touché cette histoire. En plus, c’est vrai.  C’est un héros. On devrai le décorer…

… Il ne savait pas nager?

– Monsieur le Président (etc), les eaux étaient frettes en avril.

– Frettes?

– Eh ! oui. C’est comme ça que parle le Dr Bolduc.

« Yé frette, yé mort ».

– Il est parfait pour nous. Mais s’il veut devenir Ministre de l’Éducation aux  États ( etc)…, il lui faudra apprendre à parler bien ou à bien parler.  Quelque chose d’autre?

– Son regard est étrange… Il a les deux yeux dans le même trou…

– ?????

– Il louche de l’intérieur, ni à droite, ni à gauche,… Et de temps en temps vers le haut. Et vers le bas…  Et de temps en temps, ça tourne…

– Je ne suis pas culturé comme vous, mais sa femme c’est Mary Shelley?

– Nous savons seulement qu’il est épousé à quelqu’une…

– Qu’on le prime tout de suite… Il parle bien?

– Il parle comme il regarde.

– Doublez son salaire.

– C’est déjà fait. Il l’a fait lui-même. Il est très auto homme…

10 JOURS PLUS TARD

– Il est mort?

– Il est mort…

-Arachides?

– Arachides.

– Ouf!

20 JOURS PLUS TARD

Message du Président,

Pour l’opération Lowlow Profile, nous utiliserons   des arachides biologiques afin de minimiser les pertes humaines du côté de l’EI.

God Bless You

B.A.

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Gaëtan Pelletier

2014