Archives de Catégorie: FABLES MODERNES

La société héli-homme Halloween

La séduction renvoie à notre univers de gammes optionnelles, de rayons exotiques, d’environnement psy, musical et informationnel où chacun a loisir de composer à la carte les éléments de son existence. « L’indépendance, c’est un trait de caractère, c’est aussi une façon de voyager à son rythme, selon vos désirs ; construisez « votre » voyage. Les itinéraires proposés dans nos Globe-Trotters ne sont que des suggestions qui peuvent être combinées, mais aussi modifiées en tenant compte de vos souhaits. » Cette publicité dit la vérité de la société post-moderne, société ouverte, plurielle, prenant en compte les désirs des individus et accroissant leur liberté combinatoire. La vie sans impératif catégorique, la vie kit modulée en fonction des motivations individuelles, la vie flexible à l’âge des combinés, des options, des formules indépendantes rendus possibles par une offre infinie, ainsi opère la séduction.

L’ère du vide. Gilles Lipovetsky 

Les machines à gonfler l’ego font leur oeuvre: on a le droit de tout acheter à la carte, même la gauche de la droite et la droite de la gauche en politique. Pour qui donc votons-nous? Qui se cachent derrière ces masques de faux représentants de commerce supposés améliorer la condition humaine au nom du « progrès »?

C’est l’Halloween à longueur de jour, à longueur d’année, à longueur de la longueur qui mènera à la finale Houdini dans laquelle tout le monde aura disparu comme par magie. Mais la magie du magicien est de duper l’assistance. Et les peuples sont des « assistances » qui n’ont plus de réel pouvoir: ils regardent le pouvoir leur offrir de par la perverse et multitude offres à la carte qui vous permet d’être « unique ». À la carte est large au sens social: les nains peuvent se regrouper pour se grandir et cesser d’être dénigrés. Les pauvres des pays riches ont leurs organismes de combats qui œuvrent à coups de papiers de par la main « invisible » des avocats et des charlatans étatisés, travailleurs des États, pris au piège dans leurs conventions et pratiquant la belle loi du silence de peur de perdre leur avoir.

Mais il y a une bonne nouvelle: chacun peut se permettre de rire de la coiffure de Trump ( Donald le clown parfait pour la fête planétaire pas trop drôle) sur les réseaux sociaux. La liberté du XXI  e siècle, c’est de planter une pancarte à pixels sur Facebook ou autre cliques d’amis invisibles mais fiables. On se choisit entre ego.

Tout est dans la communication, on le sait. Alors, on vous laissera la totale liberté de communiquer entre vous sans trop déranger les caboches délirantes aussi esclaves que vous du grand marketing mondialistes. Car, au fond, c’est vous le produit. Une fois le produit conquis par son apparence de liberté et sa traçabilité dont on peut faire le portrait, tout le reste s’ensuit.

J’ai maintenant vécu assez longtemps pour me rendre compte que nous sommes si peu différents qu’un être humain n’est qu’un être humain. Le reste est un choix à la carte dépendant de votre acuité à saisir et à capter les astuces de ceux qui vous aident à vous dessiner une personnalité en apparence unique.

Déguisons-nous pour la vie, mais pas tout à fait la nôtre…

Gaëtan Pelletier

Février, 2017

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L’avenir d’Arthur

Photo, crédit: robot z670-2* ( c’est une blague)

Geneviève et son équipe offrent un accompagnement qui favorise l’émergence d’une transformation durable chez ses clients, généralement en période  de transition, et les aide à faire croître leurs entreprises et à développer de nouvelles compétences. Elle détient un Baccalauréat en relations industrielles, un MBA, une accréditation de coach professionnelle en plus d’être professeure de yoga certifiée et musicienne. ( Formation, femmes leaders

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Le langage des affaires rend l’homme semblable aux robots. Dans un séminaire concernant l’intelligence émotionnelle :

  • Tirez profit de votre intelligence émotionnelle et pour exercer un leadership d’influence ;
  • Profitez de périodes d’échange et des exercices pratiques réflectifs et ludiques qui feront de cette formation une expérience interactive, participative et immersive ;

C’est affriolant. J’ai comme un goût de vomi par le crâne d’entendre parler d’émotions et de s’en faire une alliée en business. Les humains ont une autre version des émotions  que celle de faire des montagnes de capitaux. Étudier les émotions pour « exercer un leadership d’influence », c’est comme tenter d’écrire un poème à partir des chiffres d’un univers de comptable en usant sa colonne de débits et de crédits.

Nous vivons dans un monde frelaté dans lequel tous les outils pour duper le citoyen jusqu’à ronger son petit salaire de façon à ce qu’il ne reste plus qu’un squelette de richesse. Si on peut s’exprimer ainsi… mécanique. ( San-Antonio est décédé, Viva San-Antonio, le champion des jeux de maux).

La race des saigneurs s’approprie de tout. On a cru longtemps que les émotions servaient à écrire de la poésie ou à améliorer les rapports humains. Ou à guérir les trop fortes… Ou à faire chanter une chanterelle de violon.( snif!)

La dame est musicienne et prof de yoga. Il n’y a plus de compartiments ou de petits coins pour adoucir son âme. C’est une machine qui fait partie d’une machine et qui construit des machines. L’une des trouvailles les plus troublantes est celle-ci: les institutions financières auront, – et certaines l’ont déjà,- des conseillers financiers robot pour vos placements. Les conseillers financiers disparaîtront et c’est Samsung ou autres compagnies spécialisées dans les programmes qui créeront les robots. Ce qui donnera de l’emploi: des créateurs de robots. Alors le roi des conseillers financiers qui a trouvé l’idée, normalement, perdrait son emploi…

Bon! On arrête ici. Je m’en vais écrire un poème avant que Samsung en écrive.

Les dormeurs de valses  

C’est un trou de bavures, où chantent les œillères
Accrochant les fous aux hachures des Ducon
D’argent, ou la lune de la montagne de fiers
Luit: c’est un petit Valls ou bien un Macron 

Merci Arthur!

Gaëtan Pelletier

Poète à temps partiel, avec CDI

 

Les « quelqu’un d’important »

Résultats de recherche d'images pour « aRtisan Québécois 1950 »

Décevant! Les gens simples, les artisans, les emballeurs d’épicerie, les couturières, les soudeurs, n’ont pas droit aux médailles des États.

Les soldats, si. Et la filière des liche-culs qui sabotent votre pays en vendant les terres, en vous faisant « embanquer » votre argent pour en faire plus avec vos petits bas de laines, eux, sont choyés pour avoir participé au développement de votre pays. Les parasites administrateurs, les grands (sic), de haut sur leurs échelle sociale, le purin politique, toute cette ferraille à paillettes, a droit à sa petite récompense en fin de carrière ou pendant carrière.

Quelqu’un d’important? 

C’est assez étonnant comme formule. Comme s’il y avait quelqu’un d’important. Important pour qui? Important pour quoi?

Par un beau vendredi du mois de juillet, alors que nous nous promenions le long du Fleuve Saint-Laurent ( là où les baleines noires sont en train de s’éteindre,  car il paraît que le temps Presse,  )  nous avons rencontré une dame qui vendait sa tente-roulotte. Son conjoint était cultivateur. Alors, en été, oublions les vacances et les dimanches. La dame nous reçut avec une belle gentillesse, pendant que le mari se promenait en tracteur pour nourrir le rat des villes. Elle voulait prendre des vacances, mais s’occuper des bêtes pour nourrir les gens ne permet pas de prendre des vacances.  S’il y avait eu une distributrice à médailles pour ces gens, j’aurais payé pour leur en  donner une.

Quelqu’un d’important, c’est quelqu’un qui s’occupe de poursuivre cette Vie, ce grand mystère, dans une belle simplicité. Dans les yeux de la dame, il y avait comme un tunnel au bout de la lumière.

Les médailles, c’est comme les biscuits qu’on donne aux chiens pour les récompenser  d’être des créatures de Pavlov: bien automatisés… Sans trop d’âme. Aimables, gentils, et soumis. Répétitifs et robotisés jusqu’à l’os après lequel  ils courent.

Gaëtan Pelletier

 

Le défilé des prophètes laïcs

bono-and-gates

«Le monde a besoin de plus de Canada. Le monde a besoin de plus de pays comme le Canada!» Bono 

« La pauvreté est sexiste ». Justin Trudeau

« Je l’admets, je suis un peu obsédé par les engrais. À vrai dire, c’est leur rôle qui me fascine, pas leur utilisation. J’assiste à des réunions où les engrais constituent un sujet de conversation des plus sérieux. »  Bill Gates 

***

Les secouristes du monde 

La philanthropie ne date pas d’hier. Mais elle est bouillante et bouillonnante aujourd’hui, grâce… aux nouveaux riches, ce 1% qui détient d’immenses fortunes. Et ils sont « actifs »… Ainsi a-t-on vu passer à Montréal Bono et Bill Gates louangeant la grandeur et la générosité du Canada. On aurait dû dire, du gouvernement canadien. En réalité, ce sont les classes moyennes canadiennes qui paient pour cette générosité bémolement  volontaire. Au Canada , il faut 6 mois de travail pour payer ses impôts et ses taxes sous toutes les formes. J’ai calculé: bientôt il faudra un an.  Il arrive alors des penseurs qui pansent les trous des budgets. On « ramassera des fonds », on donnera. « C’est à 30 ans que j’ai décidé de rendre à la société ce qu’elle m’a donné », dira Gates. Pourquoi pas? Même la pollution planétaire se règle par une taxe…  Tous au théâtre de la vie et le mot de carbone! ( oublions Cambronne,

Béni bonnet Bono  

«Je suis fan de [Justin Trudeau]. Je suis fan du Canada!», a lancé en français le chanteur et philanthrope Bono ce matin à la conférence du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui se conclut aujourd’hui au centre-ville de Montréal. «Le monde a besoin de plus de Canada. Le monde a besoin de plus de pays comme le Canada!», a-t-il répété, sous les applaudissements. Bono,  La Presse

Éradiquer la pauvreté et les maladies

Bill Gates a des ambitions qui pourraient occuper toute une armée de « spécialistes » du monde: éradiquer la pauvreté, éradiquer les maladies, pour un monde meilleur.(1). Le programme est plus grand que l’homme.  Au XXe siècle on a éradiqué un bon nombre de maladies du XIXe siècle. Mais il en est apparu d’autres au XXe siècle.  Et voilà qu’il en apparaît de fort étranges au XXe siècle. Ce qui nous  rappelle une vieille recette de l’ONU des années 80 et 90 de l’autre siècle: celui où à peu près tout le monde est né: éradiquer la pauvreté. Nous en sommes, avec tout ce programme chargé, à éradiquer les pauvres, mais pas la pauvreté.

Pour éradiquer la pauvreté, il ne suffit pas de donner de l’argent, mais de trouver ce qui crée cette pauvreté et en dissoudre la racine.

Capitalisme? Mister  Gates doit en savoir un bon bout… Depuis quand le capitalisme règle-t-il la pauvreté?

Mais le capitalisme ne peut pas à lui seul résoudre tous les problèmes des plus pauvres. Conséquence : l’innovation née de ce système peut en fait creuser le fossé qui sépare riches et pauvres. J’ai vu de mes yeux à quel point cet écart était important lorsque j’ai visité  un bidonville à Durban en Afrique du Sud en 2009. Voir les latrines à ciel ouvert a été un brutal rappel à la réalité : non, la plomberie moderne ne va pas de soi. Et pendant ce temps, 2,5 milliards de personnes à travers le monde n’ont pas accès à des installations sanitaires dignes de ce nom, problème en lien direct avec les 1,5 millions d’enfants qui meurent chaque année. (  Mon programme pour un monde meilleur, Bill Gates  ) (1)

Le Nicolas Flamel de la merde 

Bill Gates va jusqu’à tester une machine qui transforme  les excréments en eau potable et en électricité.  Certains politiciens pourraient bien être avalés par la machine. Ou les féculents flatulents de Wall Street. Ça soulagerait la misère humaine. Pour voir la vidéo et Mister Gates , ou Water Gates, tester la machine, cliquez ICI.

C’est fort intéressant tous ces gadgets pour améliorer le sort de l’humanité. J’ignore  le  nombre d’inventeurs qui ont créé des machines énergie-libre, mais les machines ne sont toujours pas en fonction. Souvent, les inventeurs  disparaissent dans des accidents de voiture. Il faudrait interdite aux inventeurs de conduire… Ce sont des cerveaux « dans la lune » qui ne se rendent pas compte que le volant est le voleur. Plusieurs se seraient même auto-assassinés… C’est des menteries de conspirationnistes.

 Les friandises des pauvres 

On peut maintenant éteindre la lumière de sa lampe de chevet en applaudissant des mains. Clap! Fermé. Clap! Ouvert. Le technologie des appareils intelligents, c’est la friandise du pauvre. Le pauvre pas trop pauvre… Tout de même! Mais il peut maintenant acquérir ses bonbons en empruntant. El crédit est là! (sic).

Après les chrétiens qui ont semé Jésus en Amérique du Sud, au Canada, partout où les soutanés pouvaient se rendre, on l’a fait. Maintenant on sème une laïcité électronique du Big, de l’électronique qui prend place sur tous les appareils ménagers. Bientôt, on aura une puce intégrée à notre animal de compagnie pour contrôler ses humeurs selon nos désirs. Le chat veut sortir? Tout  le programme à distance pour qu’ils sorte à 00h30 ou à 13h40. Un chat sans problème… La super pavlovation. On dirait qu’on se dirige ( manière de parler…) vers un mode de savoir commun pour le bienfait  de l’humanité. À en croire le programme de M. Gates, un militant de Daesh pourrait comprendre un hyper capitaliste qui s’enrichit au Canada, qui avoue avoir être obsédé par les engrais (4).

 On peut être riche et philanthrope sans vraiment ne  rien comprendre à la dynamique du monde qui nous a mené à ce Grand Canyon de la pauvreté et du 1% qui « décide » ce que nous serons demain par un programme éducation du Socle commun de compétences et de connaissances que veut mondialiser Bill Gates. Ça ressemble étrangement à un gouvernement mondial aux citoyens zombies, monoculturés. Le citoyen est déjà un consommateur, dans un monde dans lequel on aura plus d’écrans que d’amis réels.

Le parler des deux miroirs 

Fascinés par le Canada? On notera que le Canada est le pays qui a le plus encouragé les investissements offshore. 

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Canada favorise de mille manières les détenteurs de fortune et les entreprises cherchant à contourner son système fiscal et ses lois. Pour ce faire, il a largement contribué à créer les paradis fiscaux des Caraïbes à partir des années 1950. Sous l’impulsion de banquiers, juristes et hommes politiques canadiens, ces législations se sont converties en des États de complaisance dont certaines comptent aujourd’hui parmi les plus redoutables du monde. Un ancien ministre canadien des Finances a développé le modèle offshore des Bahamas. Un avocat de Calgary, ancien bonze du parti conservateur, a structuré aux Îles Caïmans des lois rendant opaque le secret bancaire. Le gouvernement du Canada a fait de la Barbade le havre fiscal de prédilection des entreprises canadiennes. Aujourd’hui, le Canada partage son siège dans les instances de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international avec un collectif de paradis fiscaux de la Caraïbe britannique. Inévitablement, le Canada s’est trouvé dominé par ses propres créatures. Le voici à Halifax ou à Toronto liant ses destinés avec des institutions des Bermudes, quand le gouvernement fédéral n’en est pas à signer un accord de libre-échange avec le Panama, repaire mondial des narcotrafiquants. Cela, sur fond de rumeur persistante d’une annexion directe au territoire canadien de législations de complaisance telles que les Îles Turques-et-Caciques. Les échappatoires qu’il prévoit au profit des sociétés justifient à l’étranger des délocalisations vers chez lui, exactement comme s’il s’agissait du Luxembourg ou de Belize. Ce livre porte sur ces dérives qui, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, font structurellement du Canada un paradis fiscal. (3) La médiocratie, Alain Deneault.

On dirait maintenant que les miroirs se regardent entre eux. Ça dépasse le Frankenstein de Mary Shelley: on veut créer ne créature mono-penseure à la limite de la robotique qui a l’avantage d’être guérie à grands coûts… par des laboratoires pharmaceutiques qui vendent à coûts grands. On se miroite narcissiquement jusqu’à la moelle.

Sauver les peuples par les aspirateurs à richesses 

Cette trilogie pays-affaires-philo, est une fable ajoutée au problème complexe de la mondialisation par la libéralisation des marchés. Mais c’est aussi une imbécillité navrante: le roi engage un  « non »  Robin des Bois pour soulager la misère des  pauvres qu’il a volés ou empoisonnés. On peut aller plus loin en disant que la magie de la chimie va éradiquer les maladies d’ici 2030, ainsi que  la richesse concentrée va finir par ruisseler   sur les peuples. (Ruisseler est l’expression de M. Deneault).

De par la recette de ces nouveaux Jésus, on dirait que l’inventeur de l’aspirateur veut sauver la poussière… Devinez-en la raison!

Il y a là une contradiction vicieuse : les ignorants riches ne savent vraiment rien de la source de la pauvreté de ce monde, ni de la complexité de son TRONC. Dès les débuts de l’humanité, les marchands avaient une influence si énorme sur les dirigeants qu’ils ont modifié et structuré l’histoire de l’occident. (6) Il est apparu par la suite les premiers mégalomanes qui se sont depuis tricoté des idées pour continuer de tricoter   le destin de l’humanité.

Dupont et Dupond: le cerveau atrophié monolithique 

Dans ce cheptel de gargarisés, de prétentieux, de prétendus ouverts d’esprit, avez-vous noté que personne n’a remarqué qu’il manquait des pièces à ce « monde à sauver »? On ne parle pas trop des pays asiatiques ou de l’Islam, ni de l’Amérique du Sud.    On en parle, mais en terme de guerre, ou d’une pauvreté « continue ».  Comme si c’était la sauvagerie actuelle qui pique l’Occident comme une guêpe. Ainsi parlait Muhammad Ali… L’exclusion ou l’amnésie, ou l’ignorance de la complexité et de l’hautainisme occidental montre l’ignorance même de la tête que devrait recouvrir le chapeau de Mister Gates. Sorte de mister Chance qui se veut le jardinier de la Terre.(8)

Il est écrit dans la bible, lévitique 26:1 :  » Vous ne vous ferez point d’idoles, vous ne vous élèverez ni image taillée ni statue, et vous ne placerez dans votre pays aucune pierre ornée de figures, pour vous prosterner devant elle; car je suis l’Eternel, votre Dieu. »

Peu importe les écrits de la bible ou de tout autres textes se présentant comme vérité » La vrairité est que nous sommes pris sur cette planète avec 7 milliards d’habitants et des armées de libres-échangistes prêts à nous piller des doigts de pied jusqu’à l’âme. Gourous, prophètes,ou  preachers barbouillés de la cervelle jusqu’à vouloir piloter l’Air Force One.  Pauvres nous! C’est nous les sauveurs! Nous avons le droit de marcher dans les rues avec des pancartes, mais nous payons pour nous nous faire matraquer.

Le  dollar ne pourra jamais réparer les dommages du dollar. La permanente avidité  aura cancérigéné la matière, le vivant et la soi-disant intelligence supérieure dont nous nous targuons de posséder.    Nous consommons maintenant des dieux laïcs. Puisque nous sommes ce que nous mangeons, nous nous sombrons dans un ultime  cannibalisme planétaire.

Bon appétit!

Gaëtan Pelletier

 

  1. Mon programme pour un monde meilleur, Bill Gates.
  2. Teach Common Sense not Common Core, Dr Dr. Ileana Johnson Paugh
  3. La médiocratie, Alain Deneault, LUX,  Lettres libres, 224 p, 2015. 
  4. Le socle commun de connaissances et de compétences.gouv.fr
  5. ALAIN DENEAULT, PARADIS FISCAUX : LA FILIÈRE CANADIENNE. BARBADE, CAÏMANS, BAHAMAS, NOUVELLE- ÉCOSSE, ONTARIO…, MONTRÉAL, ÉCOSOCIÉTÉ, 2014, PDF, Pascale Cornut Saint-Pierre.
  6. Une brève histoire de l’humanité, Chris Harman, La découverte, 2011, 736 p.
  7. Quarante milliardaires américains s’érigent en  grands philanthropes, Le Monde 
  8. Bienvenue mister Chance.  Pour rappeler  que ‘Chance prend part à l’entretien ( avec le président des États-Unis)  et ce avec un tel naturel que ses phrases, distillées comme des proverbes de sagesse mais, en réalité, orientées « jardinage », vont être prises pour de véritables oracles ; il va ainsi devenir la coqueluche du pouvoir et des médias.

 

 

Les sous-marins et les marins saouls

sous marin français

La France  est « fière de l’excellence technologique » dont ses entreprises ont fait preuve pendant cette sélection, précise l’Elysée. « Ce nouveau succès sera créateur d’emplois et de développement en France comme en Australie. » ( Le monde)  

34, 3 milliards d’euro. Et le sous-marin sera effectif en 2030.  Au Canada également nous avons notre industrie de l’armement qui vend des véhicules blindés armés à l’Arabie Saoudite: 3000 emplois en Ontario. ET ON NE TOUCHE PAS À CETTE RÉUSSITE DE CRÉATION D’EMPLOIS!  Même les libéraux n’y touchent pas.

On est menés par des « capitaines » qui dérapent du cerveau: trop d’eau. Des capitaines Haddock en série et l’éponge cervicale bouffie au whisky. Il se passe que pour « réussir » en économie, ou survivre, il ne reste qu’à produire des armes sophistiquées. On ne produit plus pour vivre, mais pour tuer. Et l’Australie, c’est le pays des boomerang.

Comme disait la vieille dans le film Je vous trouve très beau, la vieille répète toujours : « C’est qui qui est mort ».

Nous tous…

On a mis nos yeux dans le même panier…  Mais les dirigeants ont du champagne dans le regard: ça pétille. Pendant que le citoyen se demande: « C’est qui qui va mourir de faim avant 2030? ».

On ne fait pas mieux dans les formules cuites des annonces de « ventes historiques ». Tout est historique! Si c’était vrai, on serait déjà à nager dans le champagne au lieu du chômage. Au moins dans l’eau… Car de plus en plus, elle est pollutionnée . La bouteille est rassurante. On a vendu la bouteille et non l’eau…

Quand ma tant Yvonne fabriquait du pain et des gâteaux dans la petite boulangerie de mon village d’enfance, on vivait. Quand mon oncle, son mari, fabriquait des escaliers, du fer forgé, des armoires, on vivait. Mon père, qui était cuisiner en faisait vivre plusieurs. Et le dimanche, comme dirait Ferrat, on s’asseyait au bout de la table pour jouer aux cartes. Ces gens-là, les pauvres, se parlaient sans wi-fi.

Pour vivre aujourd’hui, il ne faut pas fabriquer des gâteaux et du pain, mais des armes. Il faut aller « en ville », dans de grandes usines qui ont une espérance de vie de 5 ans. On meure vieux, mais démembrés, tenus debout par une panoplie de médicaments.  Mais il reste encore beaucoup de ce genre de progrès à « faire ».

En 2030, les mannequins n’existerons plus. On les achètera en format robotique, Made in Japan.

Le bras sera construit au États-Unis.

La tête en Chine

Les muscles synthétiques en Russie.

Et le modèle sera en formats divers dessiné par un fabricant de meubles célèbre.

Ils vendront de la bière, des produits cosmétiques, des autos, et peut-être des tomates.

Mais il y aura au moins 2, 344 avocats qui s’occuperont des répartir les soumissions selon un ordre international en accord avec les accords. Si Goebbels  était encore de ce monde, il aurait vite saisi que la phrase la plus creuse est la plus efficace. Comme les sous-marins…

Gaëtan Pelletier

L’inchangement

Le droit à la paresse - Réfutation du «droit au travail» de 1848

L’inchangement, ou « quand rien ne change », c’est de retrouver 130 ans plus tard les mêmes taciturnes arnaques d’un esclavage continuel pour la fabrication des nouveaux tyrans de la finance. Qui donc se bat pour un « pays »? Les soldats de l’économie sont tous passés à la mondialisation. Des putains à vendre aux plus offrants dans la course à l’entreposage des biens des citoyens en « pays ».

Chacun est un cadavre de cette économie pernicieuse et flamboyante, avec simplement d’autres noms, d’autres concepts pseudo-savants mais avec les mêmes résultats. « Les capitaux abondent »… Ceux qu’on vous arrachés à coups d’États et propagandes tordues auxquelles les adhérents sont comme les fidèles agenouillés à la nouvelle religion des banques et de la prétendue misère qui accable les peuples. Ainsi que cette fausse et aberrante liberté de moins en moins présente. Nous sommes en route dans un couloir entonnoir. Comme ces filets de pêches utilisés par les natives de tous les pays.

Nous avons vécu – historiquement – d’avantage de mensonges que de vérités.

Les capitaux abondent comme les marchandises. Les financiers ne savent plus où les placer ; ils vont alors chez les nations heureuses qui lézardent au soleil en fumant des cigarettes, poser des chemins de fer, ériger des fabriques et importer la malédiction du travail. Et cette exportation de capitaux français se termine un beau matin par des complications diplomatiques : en Égypte, la France, l’Angleterre et l’Allemagne étaient sur le point de se prendre aux cheveux pour savoir quels usuriers seraient payés les premiers ; par des guerres du Mexique où l’on envoie les soldats français faire le métier d’huissier pour recouvrer de mauvaises dettes .

Ces misères individuelles et sociales, pour grandes et innombrables qu’elles soient, pour éternelles qu’elles paraissent, s’évanouiront comme les hyènes et les chacals à l’approche du lion,, quand le prolétariat dira : « Je le veux ». Mais pour qu’il parvienne à la conscience de sa force, il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique, libre-penseuse ; il faut qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les Droits de la paresse, mille et mille fois plus nobles et plus sacrés que les phtisiques Droits de l’homme, concoctés par les avocats métaphysiciens de la révolution bourgeoise ; qu’il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit.

Le droit à la paresse , 1883

Gaëtan Pelletier

Les riches se cuisinent un monde à porc

Porc

 

Je vous passerai volontairement, n’ayant pas pu en avoir la certitude et la preuve par moi-même, les rumeurs très insistantes faisant état ces derniers mois d’un nombre très important de démissions de collaborateurs d’assez haut niveau dans différentes institutions américaines. Je vous passerai également le fait qu’il semblerait que ceux qui démissionnent partent se mettre au vert le plus loin possible des grandes villes et, pour certains, dans ce que l’on appelle des « enclaves survivalistes »… Bref, de cela nous ne parlerons pas vraiment même si je vous le mentionne parce que nous n’en avons pas la preuve absolue. En revanche, cela vaut la peine d’être simplement dit parce que ces rumeurs sont parfaitement compatibles avec des informations qui, elles, sont prouvées sans ambiguïté possible. Le Contrarien 

Ne rêvez pas en regardant l’image: les riches ne cuisinent pas, ils cuisinent des pauvres. Selon l’article, les riches partiraient en jet privé, s’achèteraient des terres en Nouvelle-Zélande, avec un kit de survie: de l’eau, des boîtes de conserve, du sucre, du riz, du caviar, des pâtes. Pas de chance! Manque le kérosène pour revenir en cas de « reprise économique ». Il est rassurant toutefois de voir que les riches mangeront la même nourriture que les pauvres.

L’austérité, la vraie, c’est de constater l’indigence de l’intelligence terrienne. C’est maigre à mourir. Les politiciens n’ont plus de cerveaux, mais des cages à escargot. C’est pas vite, et ça répète. Blouf! Blof! Austérité. Malheur par la  déshydratation économique et du boude-bouche de la clique nommée « entreprise privée » si chère à l’État, et encore plus chère pour le citoyen. C’est comme le poulet: le meilleur est près des os.

Le mystère de la femme voilée 

 

hqrihanna:i-D magazine. 2015. Photographed by Paolo Roversi.</p><br /><br /><br />
<p>how?

Qui sait qui se cache derrière cette image étrange que les possesseurs de la vérité occidentale ne comprend pas? Une dame toute belle, toute gentille, ou une bombe?

Aucun rapport? La beauté du monde est un poème et la femme est le poème du monde. L’électrisant mitraillage des analyses des amateurs d’internet font autant de ravages dans le complotisme délirant pour formater les cerveaux.  La classe moyenne, l’ancienne (sic) instruite lors des 30 glorieuses est en train de faire comprendre à des sourds la beauté de l’oeuvre de  Mozart.

Écho- no(t) me! 

Aujourd’hui tout est économie! Tu viens au monde par l’économie, tu vis par l’économie et tu meures dans un tombeau à 7000$. Avant on jetait les marins à l’eau. C’est tout de même mieux que les bateaux qui passent sur le fleuve Saint-Laurent et déversent leurs huiles usées, ou leurs toilettes portatives.

Nous sommes les poissons empoisonnés d’un fleuve mondialiste. Et le monde des « zidées » est en train de capoter par son pouvoir nébuleux de la liberté d’expression: en effet, plus le système de l’éducation s’appauvrit de par la « nécessité de l’austérité », – et des  intello-livresques des macchabées de la vraie vie, devenus des spécialistes en éducation -, plus le citoyen s’appauvrit et perd de sa capacité de jugement et de vision. Mais il a le droit d’écrire. Il a le droit de réclamer son infime droit à l’intellectualisme jadis réservé à un petit groupe.

Si les cochons étatistes  ont permis aux cochons affairistes de s’éclater et de tout acheter, même les directives des savoirs en couloirs, notre soumission est devenue celle d’une ignorance contrôlée. On n’a pas besoin de démarquer des idées reçues, mais simplement d’en avoir. Et ils sont en vente partout.

La malbouffe intellectuelle est en train de bouffer le peu que  les gens sérieux de l’information – même dans la presse « normale » – avait gagné il y a quelques années.

Résultat: On a tous notre kit de survie par les analyses désâmées et bêtes. Comme les riches, on pense se « sauver » de la déflagration à venir.

L’image parle par elle-même quand on …s’y penche. Le porc est-il en train de faire cuire son porcelet?

Le cannibalisme est désormais planétaire. Finie la nécessaire fraternisation. Nous avons tous nos outils, nos armes, et nous parlons au bout du monde à des étrangers avec le petit copain qui parle à des étrangers. Les miroirs d’Apple sont venu vous chercher…

BRRRR! Dans la bible il était écrit de ne pas manger de la pomme du bien et du mal. J’ai du mal à le croire…. Mais bon! Il faudrait que Jésus nous écrive en 144 caractères.

Gaëtan Pelletier

Par un soir de janvier.