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L’orgueil du banquier

Orgueil

Image:Tiré du film, Baraka

J’ai eu un visiteur, un jour, qui m’a dit ramasser et faire sécher les coquilles d’œufs. Il les vendait à un prix d’or comme les chinois vendent du ginseng. On aime tous se « prolonger »un peu à travers des formules ou produits magiques.

J’ai l’impression que ma tête, et toutes les têtes finiront un jour par ressembler à cette montagne de crânes sur laquelle nous marchons.

Mourir, c’est partir un peu…

De là mon incompréhension pour ces luttes internes d’humains contre humains. Vous savez, cette culture des couches sociale si chère à notre époque, mais, au fond, millénaire.

Je me souviens, adolescent, d’avoir eu honte de mes parents : ils ne faisaient pas partie du « jet-set » de la culture. Non! Ça n’a pas duré.

Mon aventure dans le monde de la musique d’alors, le bon vieux rock, m’a amené à connaître des gens riches qui faisaient l’envie de la petite ville. C’est en entrant chez eux, invité pour mes talents, que je vis les dégâts des familles dysfonctionnelles des riches.

Un jour qu’il m’invita à son chalet, sur les bords du grand Saint-Laurent, un type, en sortant de la piscine, alla chercher son argent – tout trempé- et s’amusa à l’étendre sur une corde à linge pour le faire sécher. Un peu psychédélique comme spectacle… J’avais été assez naïf pour penser que les riches étaient plus heureux. Non! Ils étaient compliqués, souvent niais, mais, surtout, dénudés (sic) de toute forme d’humanisme.

Dans ce monde, et dans bien d’autres, les rois se couronnent eux-mêmes avec ce qu’ils ont. Et ce qu’ils ont peut être de l’argent, une forme d’art, des discours insipides sur les grands débats  de ce monde, bien habiles du cerveau. Ces débats ne sont que d’anciens et perdurant débats. Hélas!

La mine de Germinal de Zola, nous n’en sommes pas encore sortis. Il n’y a que des variantes colorées, camouflés, enfouies sous le tapis de cette ère dite moderne, par ce que chaque ère a cru avoir la vérité.

La vie est une coquille d’œuf. Si nous acceptons d’adhérer à sa seule forme, croyants, nous restons à tout jamais morts dans l’œuf. Et dans ce bouillant brouhaha de cerveaux qui dirigent le monde, qui créent de grandes entreprises, qui les vendent, qui achètent les autres, dans un but de grandeur qui m’étonnera toujours.

Peu importe ce que l’on fait, la seule œuvre, l’authentique, est son être. Il y a ceux qui se bouffissent  et ceux qui se sculptent.

La meilleure recette n’est pas de ramasser de l’argent ou de la gloire, mais ramasser toutes les vies qui ont passé dans notre vie. Les regarder, les étudier, mais, comme dans une sorte de méditation : le message est là, il faut savoir écouter.

Personne n’apprend rien en hurlant ce qu’il est, ce qu’il pense être, en criant sa vérité.

Il faut être le juge qui se condamne de ce qu’il est.

Au fond, les être humains, malgré leurs « défauts » sont simples. On préfère  souvent une idée à une action. Ceux qui choisissent ce trop plein d’idées font le combat des ancêtres qui n’ont pas réussi à éteindre le grand gel des relations humaines.

Donner n’est qu’un échange de douceurs. Ça ne se comptabilise pas. C’est parfois simple de vivre, mais on ne vit pas d’idées, mais d’actions.

***

Il y a quelques jours, j’ai été un type à redémarrer son auto. Je lui ai dit d’attendre dix minutes parce que j’avais un boitier pour raviver un peu sa batterie à plat. Je suis revenu un peu plus rapidement, j’ai redémarré son auto, et il est sorti d’un magasin avec son enfant.

Il m’a demandé si je voulais de l’argent…

De l’argent?  Non! Il venait d’acheter une terre et cultivait de l’ail. Sa voiture datait de 1993. En achetant la terre, il avait trouvé la voiture dans la grange et l’avait acheté pour 500$.

Il m’a remercié dix fois. Et trois poignées de main… Ce n’est pas ça qui m’a touché, c’est sa simplicité, son authenticité et l’invisible… Savoir reconnaître ce qu’il y a de pur dans la nature humaine est sans doute la plus belle chose que la vie peut vous donner.

Nous qui passons par des organismes, des créations bureaucratiques, nous voilà parfois surpris des contacts directs et chaleureux.

***

Nous « sommes appris » à vivre pour avoir et non être. Et avoir inclus la stratification sociale si répandue par la propagande…

Comme disait quelqu’un en parlant des voyages : on peut tout rapporter d’un pays, sauf le sourire et le bonheur des gens simples.

Ils en sont encore à s’aider, à se haïr de temps en temps, à lutter, mais dans la réalité, le quotidien.

Puisque l’on meure, et que personne ne sait où l’on va, ce qu’on devient, l’enfer n’est peut-être pas les autres mais l’absence de plus en plus persistance des rapports directs.

Essayez de vous chauffer avec un poêle qui habite à 100 kilomètre de chez-vous!

Et puis, nous sommes si peu différents, avec les mêmes qualités, les mêmes défauts, malhabiles à être seulement ce qu’on est… Il faut croire que les banquiers essaient d’être quelqu’un d’autre en se servant des autres.

Être la richesse de quelqu’un c’est sans doute découvrir sa richesse.

Et non pas l’emprunter…

Gaëtan Pelletier

14 févr. 13

L’imbécilarium

Diplôme de l'imbécile n° 1

« Le seul progrès du 21 ième siècle est de donner  le plus de diplômes aux imbéciles pour en faire des pantins au service des marchés,  règle-mentent et  dirigent maintenant le monde »

Gaëtan Pelletier

 

 

Les lessivés du tordeur capitaliste

laveuse à tordeur

« Le capital mourrait si, tous les matins, on ne graissait les rouages de ses machines avec de l’huile d’homme. Il faut, à ces bêtes de fonte et d’acier, le pansage et la poussée de l’ouvrier. » 

Jules Valès

« Si tu veux que ton chien sois fidèle, donne-lui tes restes de table: ce crétin pensera qu’il reçoit une faveur en mangeant la même chose que toi »

Alain Bésil

Les chômeurs britanniques de longue durée seront désormais obligés de faire des travaux d’intérêt général pour ne pas risquer de perdre leurs indemnités, a annoncé lundi le ministre des Finances conservateur, George Osborne. «Personne ne recevra quelque chose sans contrepartie», a lancé le chancelier de l’Échiquier au cours du congrès annuel du parti conservateur à Manchester, dans le nord de l’Angleterre. «Pour la première fois, tous les chômeurs de longue durée qui sont capables de travailler devront faire quelque chose en échange de leurs allocations et afin qu’on les aide à trouver un emploi», a-t-il ajouté. Source 

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Le grand avantage de la mondialisation et du vol par les banques et les compagnies, corporations,  c’est l’aplanissement: on pagaille tous dans le canal  de suez pour votre pays…

Ils nomment ça « l’OS-térité. T’as plus que les eaux et la peau… Et une bonne dette.  Le citoyens est coupable! Tranchez-le! Passez-le à la guillotine! Lancez-lui des tomates du Mexique! La vie

Mortification!  Comme dans le temps où on se fouettait pour aller au paradis chez les chrétiens. Maintenant, nous sommes laïquement fouettés. La laïcs croient  en l’État. La religion systémique, embrouillaminique du 21 ième siècle.

Pause-souvenir 

Ma mère avait déjà eu ça, une « laveuse à tordeur ». Elle y glissait son linge mouillé et il sortait presque sec. Magique machine de l’ingénierie du « progrès ». Avec le pain blanc caoutchouteux – la farine étant aussi blanche que la maison du President of the United State -, on n’avait plus besoin de pétrir à la main.  Mais Ô combien de mains d’enfants se sont prises dans ce tordeur? Dans le village, on se racontait des histoires d’handicapés à la machine pour ne pas dormir…

Brrrr!

Super!  Maman était enchantée.

Mais plus tard, les mamans durent aller travailler. « Libérer les femmes! »  L’homme étant déjà esclave, et la machine à bouffer des profits avait besoin de travailleurs. C’était trop triste d’utiliser des enfants… « On est civilisés »! Alors, goebbelisons les dames.

Histoire de la Terre

Avant le capitallisme :

Après le capitalisme…

Les  grandes entreprises se répandirent et se multiplièrent comme des punaises de lit. Camouflés comme des snipers à numéros.

La Terre devint  un matelas infesté de l’homo cravatus. La bête nickel, tapissée de titres et de diplômes. Et l es gourous dans une tour à bureau…

En fait, on est tous dans un feuilleton de Breaking Bad 

La série se concentre sur Walter « Walt » White, un professeur de chimie sur-qualifié et père de famille, qui, ayant appris qu’il est atteint d’un cancer du poumon à un stade avancé et pour assurer l’avenir financier de sa famille, sombre dans le crime en se lançant dans la fabrication et la vente d’un stupéfiant, la méthamphétamine, avec l’aide de l’un de ses anciens élèves, Jesse Pinkman2. L’histoire se déroule à Albuquerque, dans le Nouveau-Mexique.

Walther White… 

Petit chimiste de High-School, il trouvera la recette parfaite d’une drogue bleue. La plus pure, la plus convoitée….  White ayant étudié en  cristallographie, il a mis au point un produit jamais égalé.  Voulant seulement gagner suffisamment d’argent pour assurer l’avenir de sa famille, il tombe dans l’engrenage du crime organisé.  Dans le tordeur, comme on dit…

Les Wall-Streeters, eux, et l’hyper économie, ont trouvé le système le plus achevé, le plus caché, le plus clandestin aux fins d’appropriation  des biens des rameurs de galères.  Alors, le rameur a sa drogue électronique, ses gadgets, et il s’y confond…Il paie, en plus, les restes de table du tôlier-banquier.

Le meilleur et le plus performant des crimes organisé, nous l’avons élu. La gauche, la droite, la démocratie, tout le baratin-jargon est trafiqué. Les lobbyistes sont tous des Walther White… Ils ont la recette de la drogue la plus puissante au monde: le marché. Et ils la vendent aux hommes d’États.

Pause-souvenir, Chapitre 2 

« La machine va remplacer l’homme « . Et l’homme vivra dans une société de loisirs…

Ah!

La robotisation est la multiplication des revenus pour la création de robots… Pour la création de revenus. La foi en ce système bienfaisant (sic) ramène notre galérien à plonger dans un écran de cinéma pour y vivre les aventures de Tarzan au pays des zoulous.

La faillite réelle 

En passant les citoyens dans le tordeur, ce n’est pas le système capitaliste qui a fait faillite, ou bien décédé… Non! C’est la faillite de nos hominidés…

 

C’est la nôtre. La funeste fumisterie du progrès.

Mais ne nous plaignons pas. La pub est une forme de sculpture moderne. Les politiciens sont les nouveaux artistes de la grotte de Lascaux. On nous veut le modèle d’un modèle d’un modèle.

La production en scierie. On dirait un crayon aiguisé dans un aiguisoir électrique. Zoooooooooooooop!

Gutenberg a inventé l’imprimerie. Mais avec tout le boucan électronique, nous ne sommes plus que des circuits imprimés dans un ordinateur. Une puce. Un fil. Une visse. Un ventilateur. Pixel.

L’humain a inventé les filets pour pêcher. Ce fut la première machine de l’humanité. Le but était de nourrir. Maintenant, le poisson-citoyen est une nourriture pour l’engrangement absurde d’un avoir invisible.

Une humanité de 8 ans

tasse-lapin

L’État est une pub contrôlé par les pubs  de lobbyistes vivants  et cravatés, et   pouvoirés. Saupoudrant parfois des enveloppes brunes… Nous sommes des spectateurs dans un grand show d’illusionnistes.

Houdini règne sur le monde. Et le monde applaudit Houdini. Et le monde paie pour le spectacle.

Gaëtan Pelletier

2 octobre 2013

À JULIETTE, DE ROMÉO…


Petit café le matin…Café noir et teint blanc… Sans bruit, sinon que nos yeux s’attardant sur nous…
Des lueurs frivoles dansent aux fenêtres, déchirant les couleurs des rideaux en lamelles de lumière…Et la radio en sourdine…
On dirait la maison plus engourdie que nous. Frileuse parfois, habitées des odeurs des rôties. Un nid de bois aux couleurs de tes cheveux… Tu en a peint les murs de ta folie joyeuse, et ta joyeuse folie nous braise…
Il est des jours où des horloges ont disparu les aiguilles. C’est comme ça… On ne sait pas pourquoi… Les réponses cherchent les questions…

A l’envers, comme à l’endroit, sans endroit, ni Anvers…

L’après-midi venue, quand tout nous attend, mais rien n’est attendu…
On ferme les paupières des fenêtres, et là, nus, pauvres, vêtus d’un édredon mouvant, on va, on s’en va…
On s’emmène au voyage vers un seul pays : la passion.
Nous n’avons pour faire le trajet que nos doigts en parcours. Pas de billets, encore moins de bagages, sans bikinis et brosses à dents..
Piano, pianotant, guitare, violons …Tout l’orchestre en musique de chambre… Et le chœur qui répond…

Pourtant , oui pourtant, il en est passé des rivières sous nos ponts, mais…
Je me dis qu’on est Roméo et Juliette avec une fin encore plus belle que le commencement…

Mars 2003

Les deux richesses

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Voici un texte de Pierre JC Allard, tiré de NOUVELLE SOCIÉTÉ. C’est un texte capital pour un monde meilleur.

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Mais avant…

Le roi est mort… Vive les petits rois…

Je n’insisterai jamais assez pour affirmer qu’il y a une erreur monumentale dans la perception de notre société dite démocratique. C’est assez simple, on nous fait loucher…

L’une des bases, sinon la plus « fabuleuse », consiste à nous faire croire que le système actuel « permet » à n’importe qui de devenir riche… Dans la bonté, même…

L’autre erreur consiste à croire qu’il n’y a que deux voies : capitalisme, socialisme.

L’importance du texte de M. Allard est de nous démontrer que le système – est devenu une « monarchie multi-faces ». Une sorte d’ hyper-bourgeoisie  menaçante et contrôlant.

Il y a possibilité de créer un système qui puisse non seulement distribuer la richesse mais, surtout, de garder celle que l’on détruit actuellement sans regard humain sur le monde.

Nous sommes à ce point berné qu’on nous vend même l’idée qu’il n’y a pas d’autres issues, et qu’il faut s’accommoder de cet état.

Plus les « pouvoirés » ont de pouvoirs, plus ils tiennent à le garder. Plus les « pouvoirés » ont des esclaves pour garder leur richesse, plus ils vont les garder en esclavage. Car, sans eux, ils ne sont rien.

C’est là le commencement de la prise de conscience qu’ils ne sont rien sans le simple citoyen. Ils le cultivent… Mais le gardent maigre et apeuré… Le parfait esclave.  

Le vieux discours de la gauche et la droite est une sorte de Ford-T qui n’a plus sa raison d’exister.

On tourne en rond… Les mains liées. On nous fait simplement croire qu’il n’y a pas de solution. Il y en a. Mais pour débuter une action, la première chose est une prise de conscience.

Dé-voiler. Dessiller. Ouvrir l’esprit à une perception de la réalité cachée sous cet écran de fumée.

Nous sommes des esclaves aux idées liées… C’est pire que celle des mains.

Il n’y a pas que « deux richesses », il y a deux mondes : celui de l’État visible – qui n’a plus de réel pouvoir – celui de l’invisible. Celui des « pouvoirés » camouflés sous des acronymes dans une liste infinie et maquillée.

Satan

Bien maquillée. De toute beauté!

Dans un monde d’apparence, le néo-libéralisme est une putain bisexuée qui, en la regardant, nous laisse pantois.

On ne sait plus trop à qui on a affaire, mais on sait que les affaires sont de trop…

On cultive même les faux malheurs, on les crée également, tout simplement pour nous fabriquer une certaine forme de relativité.

Un tour de force : une relativité d’avoir, de bonheur, préfabriquée.

Satan s’est mis la queue au cou en forme de cravate…

 

Le postulat des « Deux richesses »

En s’acceptant « néo-libéral », le capitalisme garantissait sa survie. En plaçant un filet de sécurité sous le trapèze de l’initiative, le capitalisme devenait plus attrayant que le communisme ou le fascisme, ses deux rivaux immédiats. Le problème était posé, toutefois, de maintenir ce filet à un coût acceptable aux acrobates de la libre-entreprise. Comment donner de la richesse sans créer une inflation qui ruinerait tout le monde, comme on en avait eu l’illustration caricaturale dans l’Allemagne de Weimar ?

Le génie du système néo-libéral a été de faire clairement la distinction entre d’une part la richesse qui est composée des biens et services qu’on consomme et, d’autre part, la richesse symbolique, scripturale, qui n’est que du papier, mais qui a une valeur indiscutée réelle si on ne s’en sert que comme outil de pouvoir. De faire cette distinction, puis de comprendre qu’il n’y a aucun problème à donner plus d’argent aux riches, dans la mesure où la part des consommateurs n’en est pas réduite et où tout ce qui est produit peut donc toujours être vendu.

On ne peut déplacer l’argent « pour consommation » des travailleurs vers les riches sans rompre l’équilibre de la demande effective, mais on peut créer et donner aux riches une richesse symbolique « pour le pouvoir » . On peut en créer et leur en donner autant qu’il en faut pour les motiver et les garder heureux, sans aucun effet négatif apparent. On peut leur en donner des trillions. C’est donc ce qu’on a fait.

Pourquoi, avec tout cet argent qu’on crée et qui, par définition, ne peut correspondre à la production d’aucun bien réel, la valeur de l’argent ne plonge-t-elle pas tout droit vers zéro (0) ? Parce qu’aussi longtemps que ceux dont les besoins sont déjà satisfaits n’utilisent pas leur argent pour acheter plus, ils ne constituent pas une demande supplémentaire qui pourrait créer une rareté et faire grimper les prix. Or, évidemment, ils n’utilisent pas l’argent supplémentaire qu’on leur donne pour acheter plus, puisque leurs besoins sont déjà satisfaits. CQFD.

Qu’en font-ils de cet argent ? Ils l’épargnent, ils investissent, ils spéculent, mais ils ne le consomment pas. Aussi longtemps que les gagnants gardent leur argent dans un autre univers, qui n’est pas celui de la consommation, il n’y a pas de problème d’inflation. Donner un chèque d’un milliard d’euros qui ne sera pas encaissé ne changera rien à mes fins de mois. Quand il a l’assurance qu’elle ne sera pas consommée, l’État peut créer une richesse symbolique illimitée et la distribuer comme bon lui semble. Il lui suffit d’être bien prudent, pour que cette richesse symbolique qui ne correspond à aucune richesse réelle ne filtre pas vers ceux qui ont de vrais besoins et l’utiliseraient pour consommer.

Est-ce possible ? Oui, si on garde cette richesse « pour le pouvoir » et qu’il ne faut pas dépenser loin du monde ordinaire et donc sous une forme qui, en pratique, lui est inaccessible. Sous la forme de la valeur des titres boursiers, par exemple. Une valeur qui a si peu de liens avec la réalité qu’on pourrait un jour en supprimer pour 8 trillions de dollars (USD $ 8 000 000 000 000) après l’attentat du WTC – (USD $ 28 000 par tête d’Américain moyen !) – sans que l’Américain moyen ne s’en sente vraiment plus pauvre, ni que l’économie ne s’effondre sur le champ.

Il n’est pas sans danger de mettre de l’argent en circulation en prenant pour acquis qu’il ne s ‘égarera pas et ne sera pas dépensé. Un Gagnant peut venir spéculer sur le marché de la consommation, mettant son argent virtuel « pour le pouvoir » en conflit avec cet « argent pour consommation » qu’on donne au monde ordinaire. Il peut y avoir des bavures.
Sur le marché du pétrole, par exemple, on peut spéculer avec des moyens (relativement) modestes, car la vente à la pompe est bien proche de la vente « spot » à Rotterdam. » L’argent « pour le pouvoir peut venir s’encanailler avec l’argent pour la consommation et faire des bêtises. Des fripouilles peuvent manipuler, susciter, profiter des « événements » qui font bouger les cours, comme des guerres en Iraq, des révolutions au Nigeria, des coups d’État au Venezuela. Mais le système peut survivre à ces incidents, même si l’on ne peut, hélas, en dire autant pour tous ceux qui en font les frais.

Ces bavures n’empêchent pas que la cloison soit presque étanche et que la richesse symbolique soit pratiquement interdite de séjour au niveau de la consommation courante. On peut voir certaines extravagances de ceux qui ne sont pas tout à fait assez riches et n’ont donc pas encore absolument tout ce qu’ils veulent, mais ce sont des broutilles dans le contexte de l’économie globale. Tous les Cohibas, les Petrus, les Paradis, les Ferrari du monde ne représentent qu’un léger frémissement sur la courbe de consommation.

Même les industries dites « de luxe » vivent surtout des gens à revenus modestes ; il se boit plus de Champagne dans les mariages du monde ordinaire que dans toutes les noubas des parvenus d’Hollywood et tous les « jets » privés du monde ne valent pas le seul coût de recherche et développement d’un nouveau gros-porteur comme le A 380. L’industrie est pour la masse et les riches sont bien parcimonieux.

Les argents se mêlent peu. L’« argent pour le pouvoir » et l’« argent pour la consommation » peuvent dormir dans le même lit sans se toucher, et sans même une épée entre les deux. Il y a DEUX richesses. C’est ce qui rend possible tout le système capitaliste néo-libéral.

Pierre JC Allard

SARKO ET SES HÉMORROÏDES

La légion d’honneur, c’est comme les hémorroïdes, aujourd’hui n’importe quel cul peut l’avoir. Jean Yanne

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C’est comme ça que la journée a commencé : je lisais un billet de Pierre Foglia, et la phrase m’a fait sourire. Bien qu’un peu inélégante, c’est tout de même une image qui frappe.

…et Landry mielleux et même un peu gluant, tortillant du cul pour chier droit comme souvent les gens qui ne sont pas bien dans leur baskets.

Et Sarko?

Combien de médailles a-t-il dans sa trousse?

Et comment  « droite»  la semence des éloges de médailles?

 

Des médailles «As you like…»

J’ai toujours trouvé étrange que les dignitaires distribuent des médailles. Certes, il est certains cas où – par exemple – on souligne le courage d’un sauveteur. Mais là on dirait que M. Sarko les distribue comme un buffet chinois… À volonté…

La médaille est le gras  trans des bouffis de l’orgueil : ils «s’entre-engraissent» des ces décorations honorifiques. Dans un cercle rappelant celui qu’utilisent les hypnotiseurs : concentriques.

Ce doit être ça , un cercle d’amis.

M. Sarko ne sait même plus ce qu’est un pays.

Sarko le TGV

 

Sarko sur l’Afrique :

 

…le problème principal de l’Afrique venait de ce que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. (…) Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. (…) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès Sarkozy

Sarko est un train qui essaie de rouler à haute vitesse mais qui déraille en …marchant.

Les trains font du bruit.

Comme disait le haïtien au sujet d’un chroniqueur : «Il vit au dessus de ses moyens intellectuels, et il risque de faire faillite».

Sarko sur le Québec :

les aspirations du Québec ne sont que « sectarisme », « enfermement sur soi-même » et « détestation de l’autre ».

 

Paul Desmarais

Médaillé.

PARIS — Dans un très rare entretien avec un journaliste, l’influent homme d’affaires canadien Paul Desmarais affirme que si le Québec se sépare du reste du Canada, ce sera sa fin.

Maintenant âgé de 81 ans, M.Desmarais, qui est né et a grandi en Ontario mais qui vit au Québec, a accordé une entrevue sur sa vie au magazine français Le Point. Il y affirme fermement avoir choisi le Québec pour vivre mais que son pays est le Canada et que le Québec est sa province.

M. Sarko se fait-il souffler les réponses ?

« Quand tu entres dans la propriété, on t’ouvre un premier portail. Ensuite, tu dois faire des kilomètres et des kilomètres avant d’arriver au château », racontait Nicolas Sarkozy à propos du fief de son ami Desmarais.»

Impressionnant le château.

Un Versailles au Québec.

Une médaille, un poste

Notamment Nicolas Sarkozy, qu’il a rencontré à ses débuts et avec qui il s’est lié d’amitié. Ce dernier ne tarissait pas d’éloge sur lui, affirmant que s’il est devenu Président de la République française, c’est «grâce en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais».

Assez clair. Non?

Démocratie ou monarchie d’affaires?

La question est la suivante : ce qui a été créé pour le pays – les honneurs, les récompenses, sont-ils devenus   l’apanage d’une clique qui se médaillent sans respects envers  les   citoyens de leur pays?

Hémorroïdes

 

Les hémorroïdes sont une dilatation des veines de la zone anale (anus et rectum) et du tissu qui les entourent ; ce phénomène est semblable aux varices qui peuvent apparaître sur les jambes. Situées au niveau de la sous-muqueuse du canal anal, elles jouent un rôle physiologique dans la continence en  contribuant à la fermeture de l’orifice anal. Source

Quand le monde est à l’envers, que l’on récompense les «amis», les hémorroïdes se logent dans le cerveau.

Ça enfle, et comme disait M. Foglia, ils se promènent se  tortillant du cul pour chier droit.

C’est pas beau, c’est  pas poli, mais c’est vrai.

Comme disait Réjean Ducharme, qu’on ne vienne  pas nous faire scier.

L’origine du mot Sarkozy

J’ai fait un tour de toile. L’origine du mot -les sources ne sont pas sûres – mais certains y tiennent. Ce serait Charlie Hebdo qui aurait lancé cette «histoire» peu probable. Réfutée, remise en question, jouant sur les mots…

Eh bien, la réponse n’est pas piquée des hanetons.
On apprend d’abord que son nom se prononce « char-kö-sy » en hongrois et
signifie littéralement « dans la boue ». Il proviendrait de la ville
Hongroise de Sarköse, bâtie effectivement sur des marécages, le « y » final
indiquant une origine noble (son nom complet est en fait Sakosy (de)
Nagy-Bocsa)….

Mais ce qui fait le plus marrer les Hongrois interrogés, c’est la
prononciation de son nom à la française : « Sar-ko-sy ». En effet, le phonème
« Sar » signifie « merde » en hongrois (qui s’écrit en fait « szar » ).

Et l’on apprend que « Sarkosy », prononcé à la française, signifie
littéralement « dans la merde » en hongrois…

Si c’est faux, maintenant c’est vrai.

 

 

 

ÉTATS-UNIS

Pays où les banquiers dévalisent eux-mêmes leurs banques. Et refilent la facture à leurs clients…