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Obamania: « Yes We Cash »

«C’est décourageant de voir un homme dont la candidature historique fut fondée sur un regard moral sur la politique tirer profit de sa présidence comme tous les autres. Cela démontre une étonnante perte de contact que l’on attend des milliardaires avec lesquels les Obamas ont pris leurs vacances plutôt que d’un président sensible et conscient des inquiétudes et des récriminations de 99% des gens», a écrit le New York Times. La Presse, Nathalie Pétrowski , Obama à tout prix  

Obama est passé à Montréal comme sont passés les Beatles en 1964, avec un engouement de vedette,   pour un discours  de 30 minutes. Obama n’est plus président, mais il est devenu une vedette et, comme le sont les vedettes, adulé.  Le discours aurait coûté près d’un demi million de dollars US. Ce qui a fait dire à un chroniqueur humoristique que la venue d’Obama se résumait en un « Yes We Cash » ( Oui, nous encaissons).

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Dès son entrée au pouvoir à la maison blanche, on attendait d’Obama qu’il soit en quelque sorte le messie  attendu qui allait révolutionner  l’Amérique ?  Le règne fut particulièrement drabe, sans caractère.

 Quant au discours, ( ici sur You Tube) qualifié par certains commentateurs ( ou d’adulateurs)  de speech puissant, articulé, provocateur ( en terme de pensée), ce  ne fut, au final, qu’un  chapelet de clichés  d’une philosophie politique de surface, étriquée, vantant les mérites du monde occidental depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Un discours touffu de « bonnes intentions », et sirupeux à souhait. Il a su  trouver les formules et les concepts pour que les chats ronronnent.  Entre autres, l’annonce d’un  un bel avenir… Le même  qu’on nous annonçait il y a 20 ou 30 ans. Le discoureur  s’est transformé en une sorte de Confucius politique pour enfants de chœur.

Obama s’est montré un homme de principe, idéaliste à la limite des promesses d’un père Noël. Il parlera d’ un monde meilleur avec le même système qui a créé un monde d’horreurs. Toujours sans grande conviction, touchant, mais malhabile- taxé de  sexy-    il fera l’éloge de l’Amérique,  Canada et É.-U.

« Des gens sont prêt à traverser des déserts et embarquer sur des radeaux, à tout risquer, pour venir vivre au Canada ou aux États-Unis pour avoir la même qualité de vie que nous avons et que nous prenons parfois pour acquis. » – Barack Obama

C’est sans doute là le prix de  la paupérisation flagrante du reste du monde, même celle de des pays en question.  Une amabilité flatteuse qui était, somme toute, la ligne directrice du discours.  L’ homme entreprend une analyse (sic) de l’histoire de la mondialisation, de la robotisation, bref, des grands changements,  davantage provoqués par le libre marché , avec un aperçu de la belle lumière au bout du tunnel. L’avenir est lumineux, sauf le petit passage quasi poétique: « Nous ne vaincrons pas le terrorisme en une nuit ».

L’invention des nuages  

 Obama crée un futur nébuleux en écrivain d’anticipation balourd  et dénué de talent pour l’inventivité: demain sera meilleur qu’aujourd’hui  » en luttant ensemble ». Qui veut donc, aux U.S.A, « lutter ensemble »? Un philosophe parlerait davantage d’hégémonie persistante, de  protectionniste de l’actuel Président. On peut toujours rêver, et c’est sans doute là la seule « force  » de ses propos de surface: faire rêver.

Obama, le magicien d’Oz 

En 2009, j’avais écrit un petit article, dubitatif devant  ce nouvel arrivant qui secouait les foules avec son « Yes, We Can ». Au sortir d’une crise économique qui secouait la planète et provoquée par les joueurs de Wall Street, ce fut le peuple américain qui renfloua les banques, et les autres « investisseurs »  qui avalèrent leurs pertes avec amertume. C’était tout un défi pour un noir ( quel belle représentativité de l’hypocrisie du pays! ) élu à la présidence d’affronter une telle crise.  Un défi qui se résolut dans les coulisses, en mode feutré, afin de sauver les apparences d’un système de fourberies étatisées.

Si vous ne connaissez pas  Le magicien d’Oz.et sa célèbre chanson , Somewhere Over the Rainbow, il vaut la peine de revoir l’histoire de cette crise économique et et de l’espoir ( toujours pécuniaire )  de ce roman pour enfants  truffé d’allégories:

Entre 1883 et 1897, à la fin du Gilded Age, il y eut aux États-Unis une dépression. Les agriculteurs de l’Ouest s’endettèrent lourdement. L’étalon-or avait alors cours et certains économistes préconisaient d’utiliser également l’argent. Cela aurait permis d’augmenter la quantité de monnaie, aurait entraîné l’inflation et réduit le poids réel de l’endettement des agriculteurs. Cette question fut cruciale lors de l’élection présidentielle de 1896. William Jennings Bryan attaqua alors l’étalon-or. Mais ce fut William McKinley, républicain et défenseur de l’étalon-or qui devint Président. L. Frank Baum, originaire de l’Ouest, prit cause pour les agriculteurs. Les personnages du livre symbolisent diverses figures ou événements de l’époque.

  • Dorothée : l’américain moyen
  • Toto : le parti prohibitionniste (son surnom était Teetotaler)
  • Le Bûcheron en Fer Blanc : les ouvriers
  • L’Épouvantail : les agriculteurs
  • Le Lion Peureux : William Jennings Bryan
  • Munchkins : les habitants de la côte Est
  • Le Magicien : Marcus Hanna, leader du Parti Républicain
  • La méchante sorcière de l’Ouest : William McKinley
  • La sorcière de l’Est : Grover Cleveland, Président démocrate jusqu’en 1896, qui fut battu aux primaires par Bryan
  • Le cyclone : la dépression
  • Oz : l’once (unité de poids des métaux précieux « troy ounce »).
  • Les pantoufles d’argent : L’argent qui permettra, en touchant le chemin doré, de revenir au double étalon or – argent

Source: Wikipedia

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Le cyclope chantant 

Si le monde se porte mal,  il ne suffit pas de théoriciens ou de vedettes-veaux-d’or aux discours attendrissants et émouvants pour simplement le modifier. Obama, vu comme un magicien du changement s’est transformé ( ou est demeuré)  le prince charmant qui écrira avec la première dame un livre qui leur rapportera   60$ millions. À ce prix-là, et après un tel discours,  les sujets  du Président risquent d’être autant caviardés que les enquêtes sur les OVNIS. Sans jeu de mots et sans acrimonie , le règne d’Obama semble s’être transformé en une fable de Jean de La Fontaine, le Corbeau et le Renard.  

L’idéalisme  séducteur de l’ex-président  sera désormais transmis en mots et restera des mots. Mais on continuera de l’aimer comme on aime un totem. On peut voir dans ledit  totémisme cette appartenance à un clan dont parlait Lévy-Strauss. Ici, on parlera d’un clan G.  Et le clan occidental, l’œil  en monocle, « se regarde regarder » le reste du monde, les cultures différentes, les idéologies diverses  comme des erreurs de parcours pour la réussite d’une finalité heureuse et réussie des habitants d’une planète.   La même erreur que firent les colonisateurs de l’Amérique – y compris les autorités canadiennes qui déracinèrent les enfants amérindiens, pour les désauvager, –   voulant à tout prix aplanir les cultures riches et diverses en une seule: la leur. Cette  chère liberté étasunienne n’est pas octroyée à tous. Et qui sait si les racines d’un nouvel esclavage, cette fois systémique et mondialisé,   n’est pas né de cette grande nation?  

Et c’est peut-être la raison pour laquelle les citoyens de ce monde rament autant pour apporter toujours plus d’argent, de sueurs, de misères pour le maintenir à flot pendant que les obsédés du 1% remettent de l’eau dans le navire ( la dette) pour nous soumettre à un ordre-désordre du monde dans lequel l’homme est marchandisé et les richesses violées à une vitesse fulgurante.

On meurt à petits vœux…   Mais il y aura toujours des  fidèles pour  applaudir et payer 1000$  pour se refaire une beauté d’un   discours- botox.

Gaëtan Pelletier

MOAB: mon père est plus fort que ta mère

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La plus puissante bombe américaine non nucléaire a détruit jeudi un fief montagneux du groupe État islamique dans l’est de l’Afghanistan, tuant au moins 36 de ses combattants, a indiqué vendredi le gouvernement afghan, écartant toute victime civile. La Presse 

Bertha

Avant la MOAB ( Mother Of All Bombs), il y a eu la Grosse Bertha   , canon de de la première Grande Guerre mondiale propulsant un obus de 115o kg et  une charge  de 144 kg d’explosifs. Le canon coûtait 1 million de marks et 3000 Marks par coups tirés.

42-cm M-Gerät Dicke Bertha en batterie.

Une somme astronomique pour l’époque. Puis il y eut le K5, encore plus puissant… Mais c’est une autre histoire… Ou la même…

La mère MOAB

Dans le domaine de l’armement, il faut aller à ce qu’il y a de plus terrible, d’horrible, donc, de plus gros. Une bombe « non nucléaire »  ( voilà qui est rassurant).  Une bombe de 10,000 kilos, avec une charge explosive équivalente à 11 tonnes de TNT .   Mais à quel prix? Le coût de la MOAB est de 16 millions de dollars l’unité.  Si on ajoute les cuisiniers, les généraux, la manipulation, l’avion transporteur, l’eau en bouteille et le poste de commandement, pour tuer 36 djihadistes, ça devrait faire environ 550,000 par djihadiste. La Grosse Bertha de 1912 était sans doute plus efficace. À ce prix-là, au lieu de faire un spectacle, on aurait pu engager des tueurs à gages.

Ce qu’il y a de pitoyable, c’est le coût payé par les quidams pour ces jeux de guerre. Pour 16 millions de dollars U.S., on aurait pu acheter des millions de poules, des milliards de livres de carottes ou de pommes de terre, et de la crème glacée, des tonnes de riz, etc .  Mais, il y a toujours des  Kim Jong-un, oranges ou noirs, pour faire croire aux peuples que la guerre est nécessaire. On ne connaît pas le coiffeur de Kim Jong-un ni celui de la citrouille élue. Il faudrait peut-être un « fouille-crâne » astucieux et honnête pour saisir et nous expliquer  le jeu des neurones camouflé sous ces tignasses  bizarres.  Mais bon, on ne va tout de même pas s’attaquer à leur « apparence »… Ce serait cruel…

Le père 

On croyait avoir tout vu. Que non! Poutine sort de son chapeau « le père » de toutes les bombes »: 44 tonnes de TNT. C’est une merveille!

La bombe russe libérée tout d’abord un nuage de combustible de 300 mètres de rayon qui se mélange à l’oxygène ambiant. Puis une seconde explosion enflamme le nuage, faisant le vide dans toute la zone d’explosion et brûlant tout ce qui s’y trouve. (Source)

Et c’est « légal »… L’ingéniosité de la race humaine est remarquable. Pour tuer… Pour faire vivre, c’est une autre manche de pairs… On prétend avoir de la difficulté à y arriver.  Pourtant, dans le domaine de la tuerie, les progrès sont mirifiques.

Unsere Mütter, unsere Väter ( Nos pères, nos mères) 

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« Nos mères, nos pères » ,  est une série en trois volets qui montre que faire la guerre ailleurs est « intéressant », mais la recevoir « chez-soi »  l’est moins. Les victoires allemandes des premières années de la guerre 39-45 ont vite tourné à la vinaigrette: de l’allégresse des vainqueurs jusqu’à la tristesse des vaincus. Les États-Unis n’ont jamais vraiment connu de bombardements, de destructions massives intérieures. Ils ont porté les guerres ailleurs. Ils savent l’exporter et sont champions dans l’art de ne pas l’importer.

Fils: Jeux de gamins 

La situation  internationales ressemble étrangement à ces gaminerie des cours d’école et à la phrase récurrente: « Mon père est plus gros que le tien ». On ne sait trop  quel bizarre  puérilisme  afflige   la race des « saigneurs » de guerre. Il semble que cet état s’accentue à mesure de ses avancées technologiques. Accroc à la virtualité, et « déchambré » de la réalité de la vie quotidienne. Alors, que veut-on faire de nos vies? Sommes-nous devenus des avalés de l’intangible tout en le magnifiant? Nos mythes virtuels sont-ils en train de nous faire oublier le but de nos existences?

J’imagine qu’en lançant 59 missiles, on a ouvert 59 bouteilles de champagnes pour faire Pop!Pop! Pop! C’est le genre de réjouissance que peuvent s’offrir les équipes des lancements. Ce ne sont sûrement pas des philosophes ou des poètes qui ont actionné les boutons ! Le cerveau humain est la matière la plus malléable existante en ce monde. À chaque génération, elle souffre d’Alzheimer. Quand les vieux s’en retournent en terre, les enfants pensent qu’en regardant en avant, ils peuvent tout voir.

Surveillons nos arrières!

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« Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela. »Le Bourgeois gentilhomme, Molière 

S’il y a un génie dans la salle pour calculer le prix de tout l’armement du monde sur la planète, sortez vos calculettes! Le perdant, dans tout ça,  c’est le petit homme qui en bave un coup pour survivre dans un monde hyper néo-libéralisé, de libres marchés, de cachottiers dans  des paradis fiscaux;   le petit homme qui paie toutes ces armes de gré ou de force. Tout goinfré d’idéologies trafiquées. Les déités comprises…

 Le capitalisme est devenu une tyrannie rose et nous n’avons plus de guillotine pour couper la tête des coupables « invisibilisés ». Nous sommes encore des vassaux borgnes, tétanisés, hypnotisés par les miroirs technologiques que nous considérons comme des progrès. Il ne peut y avoir de progrès s’il n’y a pas amélioration réelle des conditions de vie – autant psychologique que physique – s’il n’a pas pas pour cible une humanité meilleure. On ne construit pas un monde meilleur avec de meilleures armes.

Continuons d’avancer à reculons… Nous nous adonnons au Moonwalk  sans le savoir…

 

Gaëtan Pelletier

Radiographie des U.S.A

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États-Unis: pays qui permet à un citoyen d’être n’importe qui en disant n’importe quoi. 

Rabelais: « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme« .

9/11 ou 11/9 en américain

Les États-Unis fêtent aujourd’hui les attentats de septembre 2001. C’est à peu près le seul pays au monde à n’avoir pas subi de guerres …réelles, sauf celles dans laquelle ils se sont entre tués… Un pays bien coloré: ils ont importé des noirs, invités des blancs, et pratiquement rayé de la carte les visages rouges…  C’est le seul pays du monde où la plus célèbres de ses idoles n’est jamais sortie de son pays: Elvis Presley. Il a fait son service militaire en Allemagne. Son gérant était un colonel qui lui a pris 50% de profits. Les américains ne sortent pas de chez-eux. Ils sortent avec un drapeau accroché à leur auto. Un pays ou tuer n’est pas péché, mais absence de patriotisme, si.

Amoralité

C’est le pays du dilemme de la moralité et de l’immoralité. Ils ont inventé la Ford-T et l’hypocrisie. La Ford-T ne roule plus, mais l’hypocrisie est la formule 1  du monde moderne. Grand pays d’un nombrilisme à l’hélium: ils volent plus haut que tous et volent, dévalisent le monde dans un western planétaire. Complaisant à travers eux et les yeux plein de boue vis-à-vis le reste du monde. Les États-Unis n’ont aucune empathie pour le reste du monde, ni de compréhension et respect de la différence, de la richesse des cultures. On ne veut pas « aimer le monde », on veut le remodeler, l’aplanir.

Conquérants furtifs et vicieux

Le conquérant est désormais planétaire, destructif, faux moralisateur, religieux tout en étant dieu et diable à la fois. Si l’homme descend du singe, le singe devait être américain. Sinon, c’est dieu tout court et en 7 jours. On ne lésine pas… Ils ont également créé la techno-économie d’une fabulatrice construction pour éteindre par une barrière de langage toute résistance. Le reste se règle par les armes et la vente des armes.

On comprendra que ce grand falsificateur vicieux, de par sa réussite d’un monde étourdi de progrès, a été l’idole planétaire du xxe siècle. De la brillantine des capots de voitures, à la mode, et au vitrail du bien-être festif.

Ils sont pieux, immaculés. C’est là leur certitude. Eux, proclament encore leur mission de « dieu ». La « civilisatrice » et la cicatrice d’une planète profondément  lacérée par la vitesse du ramassis de richesses, même intérieures.

Les États-Unis, c’est le nazisme là où le nazisme n’a pas réussi. Le clan directeur, autant du côté de la richesse maligne et de réussite personnelle, que du pouvoir débile auront réussi à non seulement créer  le plus grand empire, mais le « just in time » aura fait en sorte qu’il n’y en aura plus d’autres à conquérir. C’est d’ailleurs cette affection du un riche pour le pouvoir de créer des uns riches, qui ont esclavagé autant les blancs que les noirs.

En bref, les États-Unis d’Amérique et d’amnésiques seront sans doute à la source – et la cause – d’une finale lancinante de l’humanité.

Là où il n’y a pas de respect, il ne peut y avoir de vie. Les États-Unis, ce temple laïque de 50 États , aura été l’incarnation d’un Lucifer ( pourtant noir) prônant la suprématie de la race blanche en format KKK. 

Gaëtan Pelletier

De l’art de gouverner le monde ( Fethi Gharbi)

 

Machiavel

 

Fethi Gharbi

« Gouverner, c’est faire croire » – Machiavel

« Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas », citation apocryphe dementie par Malraux lui-même mais qui ne cesse d’être ressassée depuis voilà plus ´d’un demi siècle . En 2008, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à nous la resservir toute crue au moment où l’Occident se trouvait pris dans le tourbillon de son choc des civilisations(1), une citation devenue la tarte à la crème de tous et de n’importe qui, chacun y apporte, comme dans les auberges espagnoles, tout ce qu’il souhaite trouver. En vérité, le spirituel chez l’auteur de « La metamorphose des Dieux » est aux antipodes du « retour du religieux » sous sa forme fondamentaliste et identitaire. Mais la pensée de Malraux n’est pas la première à avoir été corrompue. Il faut dire que l’art de la perversion constitue une constante dans la réthorique d’une intelligentsia à la dérive.

Cette manie du hold-up intellectuel tendant à vider de sa substance toutes formes de pensées subversives s’inscrit dans ce que Gramsci nomme : « guerre de position », une guerre où le culturel se présente comme l’outil décisif de domination dans la société post-industrielle. L’hégémonie s’étant substituée à la coercition, elle soumet sans violence les masses consentantes tenues en laisse par une société civile fortement structurée mais viscéralement réformiste. Dans cette guerre des tranchées, protégée par ses fortifications idéologico-culturelles, la droite, détentrice privilégiée du logos, demeure inébranlable. Sarkozy n’a pas manqué de le souligner à sa manière : « Au fond, j’ai fait mienne l’analyse de Gramsci : le pouvoir se gagne par les idées… » (2)

Il est vrai qu’à la différence des régimes fascistes de l’entre-deux-guerres, les dominants préfèrent aujourd’hui gouverner en manipulant les esprits. Les trente glorieuses, fruit paradoxal de mesures socialisantes prises par les états les plus libéraux de la planète, ont cédé la place dès les années soixante dix à l’autocratie du marché. Ce retour en force de la loi de la jungle déguisée en démocratie libérale n’a cessé de rogner voilà plus de trente ans et jour après jour tous les acquis démocratiques et tous les contre-pouvoirs. Les peuples, envoûtés par de pseudo-valeurs, assistent impuissants au dépérissement du Politique et à la montée fulgurante d’une ploutocratie vorace. Cependant tous les raffinements de cet art de la mystification cèdent systématiquement la place à la coercition dès que l’Occident « s’ouvre » sur le monde extérieur. Richard Hofstadter considère qu’historiquement la paranoïa est une composante psychologique essentielle de la politique étasunienne (3). Depuis des siècles, affirme-t-il, antimaçonnisme, anticatholicisme, antisémitisme, anticommunisme n’ont cessé d’exacerber l’imaginaire de la droite américaine. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale un délire paranoïaque s’empara des étasuniens à l’instigation du sénateur McCarthy. Les communistes furent frappés d’anathème et une véritable chasse aux sorcières gagna le pays. En vrai stalinien, McCarthy n’arrêta pas pendant plusieurs années de persécuter des milliers de personnes et d’instaurer une atmosphère de suspicion causée par ce qu’on appela alors « la peur rouge ». Mais le délire persécutif finit souvent par se transformer en délire mégalomaniaque. ; « Je crois que Dieu a présidé à la naissance de cette nation et que nous sommes choisis pour montrer la voie aux nations du monde dans leur marche sur les sentiers de la liberté » affirmait le président Wilson au lendemain de la première guerre mondiale. Sans trop s’attarder sur la valeur euphémique d’un tel discours, il importe de souligner que ce messianisme outrancier remonte bien loin. Au beau milieu du 19ème siècle, au moment de l’annexion du Texas et au moment de l’irréversible conquête de l’Ouest apparaissait la « manifest Destiny », une idéologie de « droit divin » tout à fait anachronique justifiant cette expansion coloniale en lui conférant un caractère providentiel (4). C’est ce puritanisme conquérant qui présidera en fin de compte au destin impérialiste des Etats-Unis. Cet exceptionnalisme américain qui pour s’illustrer a toujours besoin d’un ennemi extérieur tout aussi exceptionnel, préfère évoluer au sein d’un espace mythique où l’ange du Bien et l’ange du Mal se livrent à un combat à mort. Un manichéisme sanctifiant l’interventionnisme américain et jetant l’opprobre sur l’ennemi extérieur qu’on doit éradiquer de manière on ne peut plus radicale : bombes atomiques lancées gratuitement sur le Japon, Agent Orange et Napalm déversés sur le Vietnam ou encore uranium appauvri empoisonnant irréversiblement le sol irakien… Autant de traitements de choc nécessaires à la purification de l’espèce. Depuis plusieurs années cette vision du monde se trouve renforcée par l’alliance des protestants évangéliques et des néo-conservateurs. La paranoïa semble de nouveau obséder la classe politique étasunienne qui après en avoir fini avec le communisme s’invente aujourd’hui un nouveau Satan et part en croisade contre « l’Axe du Mal ».

Or ce « style paranoïaque », stratégie agressive et pérenne d’une paradoxale « république de droit divin » ne concerne en fait que l’altérité. Les peuples occidentaux quoiqu’échappant à la coercition n’en subissent pas moins une violence symbolique tout aussi dévastatrice. Dominer par la mystification au lieu de la violence, c’est là toute la magie du système pervers-narcissique ; faire de sa victime, une victime consentante ignorant qu’elle est victime. Loin du fascisme qui piétine la loi pour s’imposer, le pouvoir pervers narcissique préfère mystifier sa proie pour mieux l’abuser, tout en restant dans les limites de la légalité. Cette manipulation des masses trouve son explication dans l’histoire même de l’économie capitaliste. Pour le philosophe Bernard Stiegler, le productivisme tout autant que le consumérisme sont à l’origine de la déresponsabilisation et de l’infantilisation des individus. Cela a commencé au 19ème siècle avec la prolétarisation des artisans qui ont ainsi perdu tout leur savoir-faire au profit de la machine et de son propriétaire. Avec l’automatisation, la prolétarisation aujourd’hui tend à se généraliser. Le consumérisme est venu ensuite compléter ce long processus « d’acculturation » en procédant à la rupture de la transmission intergénérationnelle, portant ainsi un coup fatal au processus d’individuation. En effet, la société postindustrielle perçue communément en tant que milieu propice à l’exacerbation de l’individualisme repose en réalité sur une politique de massification à outrance, une politique de dépersonnalisation totale. Cette grégarisation systématique de la société envoûtée qu’elle est par l’attrait de la divine marchandise plonge les individus dans une sorte de dipsomanie inassouvissable. Leur soif ne sera ainsi jamais apaisée en raison de la rapide caducité des objets qu’ils sacralisent. Sans sublimation et sans interdits, guidés essentiellement par leurs pulsions, ils n’atteindront jamais la jouissance promise, frustrés par un manque toujours renouvelé à cause du rythme infernal de l’obsolescence programmée des produits du marché (5). Or cet état de frustration permanent est si nécessaire à la bonne marche du système au point que quelqu’un comme Ivan Illich n’hésitera pas à avancer que dans l’économie néocapitaliste « le taux de frustration doit toujours rester supérieur au taux de croissance ». Bien que cela paraisse paradoxal, cette civilisation consumériste souffre d’une faim chronique entretenue et aiguisée par les médias. Ces derniers ont un effet fondamentalement narcissique. A travers ses divers écran, le spectateur régresse comme par enchantement vers un univers pré-œdipien où s’opère la captation du désir savamment orchestrée par le marketing. Addiction et frustration se relaient et modulent cet homme nouveau, l’homo consumeris : un être infantilisé, coupé de son histoire et de son environnement, compulsif, attaché au superflu, dépourvu de tout sens critique et viscéralement apolitique. Les techniques du neuromarketing ayant ainsi fait leurs preuves ne manqueront pas de contaminer la sphère politique. Quoi de plus naturel lorsqu’on sait que l’état providence a vécu. Le politique totalement asservi par l’économique, réduit au rôle subalterne de courtier au service des multinationales,n’aura aucun scrupule à se servir de tout l’arsenal rhétorique mis au point par le marketing.

Cependant, le cercle vertueux consommation/production qui a fait les beaux jours des trente glorieuse s’est subitement rompu. En effet, le recul du capitalisme productif dans les pays occidentaux à partir des années 70 a totalement renversé la vapeur. Un retour vers le capitalisme sauvage de la fin du 19ème siècle, amorcé au Chili et en Argentine pendant les années soixante dix finira par s’imposer en Occident sous Thatcher et Reagan à partir des années quatre vingt. Les trente glorieuses, trente ans de trêve, trente ans d’illusions, au bout desquelles le système n’a pu résister à retrouver sa vraie nature. Le capital s’emploiera alors à rafler la totalité ou presque de la plus-value au détriment du monde du travail voué ainsi à une précarisation sans précédent. Entre 1979 et 2005, aux États-Unis, les salaires horaires de 80 % des personnes travaillant dans le secteur privé (mis à part les cadres) n’ont augmenté que de 1 %, alors que leur productivité s’est accrue de 60 %. Pendant ce temps, les revenus des ménages les plus riches (1 % de la population) ont augmenté de 228 %. Le PIB américain a plus que doublé, la part du revenu national accaparé par les profits des grandes sociétés n’a jamais été aussi élevée depuis 64 ans, alors que celle des salariés a sombré à son niveau le plus bas depuis 1929. Le développement anomique du néolibéralisme menace ainsi l’ensemble de la planète d’un chaos innommable. En effet, toute dynamique de précarisation des conditions de travail et de vie de la population conduit toujours, après un certain seuil, à l’effondrement de la cohésion sociale, voire à l’affrontement. Or malgré une dégradation constante des conditions de travail et de vie depuis plus de trois décennies en Occident, le seuil d’une révolte ne semble pas avoir été atteint alors que le monde tout autour est mis à feu et à sang. En effet, malgré les bouleversements socio-économiques qu’impose le règne absolu de la flexibilité et de la mobilité du capital dans les pays développés : Dumping social, chômage chronique, intérims, contrats à durée déterminée, les salariés, dressés les uns contre les autres, ont de moins en moins conscience d’appartenir à un groupe social homogène. La compétitivité n’est plus alors l’apanage des états ou encore des entreprises, elle s’empare également du travailleur à travers l’individualisation du salariat et la démolition méthodique des solidarités et des protections sociales. Dans cet univers darwinien, l’effritement social et le chacun pour soi enferme de plus en plus les gens dans la solitude de leur égo. C’est sans doute la première fois dans l’histoire que le social se trouve totalement et parfaitement encastré dans l’économique comme le souligne K. Polanyi (6). La dérégulation du marché s’étend alors insidieusement au social et au culturel qu’elle soumet à ses lois propres. Face m.maux problèmes sociaux qui s’accumulent, livrés à eux-mêmes, de plus en plus d’individus plongent dans le déni de soi ou au contraire dans la paranoïa, ce qui se traduit par une augmentations des suicides dans les entreprises et par une multiplication des crimes immotivés.

La stratégie de la frustration, pierre angulaire du consumérisme donne la main en ce début de millénaire à la stratégie de la tension. Toutes les techniques rodées par le marketing pour susciter le manque s’emploieront à susciter la peur. L’utopie néolibérale ayant épuisé toutes ses déceptions, renonce aux vertus de « la main invisible » et replonge dans la barbarie de ses origines. Tout ce que la ploutocratie ne parvient plus à obtenir grâce aux lois du marché, elle se l’accapare par la violence. Il suffit pour cela de déshumaniser, de barbariser tous ceux qu’on veut dominer ou détruire. Les foules occidentales, manipulées par les médias, apeurées, totalement grégarisées, consentent à tout. Mystification des uns et persécution des autres, telle est la politique de la peur suivie par l’Empire depuis quelques décennies. Dans son livre « Les armées secrètes de l’Otan », l’historien Daniéle Ganser met à nu cette stratégie machiavélique née avec la guerre froide. De 1960 à 1985 des dizaines d’attentats visant des civils ont semé la mort à travers toute l’Europe occidentale. Parmi les plus meurtriers, on cite celui de la gare de Bologne en 1980 ou encore celui de Barbant en Belgique en 1985. Tous ces crimes ont toujours été imputés aux groupuscules d’extrême gauche. Il a fallu attendre les années 90 pour que le président du conseil italien Guilio Andreotti reconnaisse que l’OTAN, avec l’aide du Pentagone de la CIA et du MI6 étaient les commanditaires de ces attentats en Italie et en d’autres pays européens. Des groupes armés recrutés parmi l’extrême droite, les fascistes et les nazis commettaient ces forfaits sous fausse bannière dans le but de discréditer les partis communistes en Europe. Tous les moyens étaient bons pour contenir le péril rouge. Mais la guerre d’usure engagée par le monde libre ne s’arrêta pas là (7). Poursuivant l’œuvre ébauchée par les britanniques avec l’installation de l’état wahhabite saoudien à la tête de l’Arabie, les Etats-Unis, en scellant le pacte de Quincy en 1945, annoncent une offensive tous azimuts contre l’union soviétique et contre toute politique nationaliste, souverainiste et socialisante dans le monde arabe. La stratégie de la guerre sous fausse bannière s’amplifie et ébranle tout le Proche-Orient. En effet l’instrumentalisation du wahhabisme et du panislamisme des frères musulmans a réussi après un demi siècle d’efforts soutenus à transformer une virtualité en réalité. Des milliards de dollars sont déversés pour créer et entretenir l’extrémisme religieux. Or, des organisations terroristes telles qu’Al-Qaida ou Daesh n’auraient jamais été montées avec autant de facilité n’étant ce désordre de fin de règne de la modernité. Elles s’emparent d’une quête du sens d’une jeunesse désemparée pour la transformer en arme de destruction massive au service d’un fondamentalisme insensé. Cette régression identitaire qui fait tache d’huile et se répand même dans les pays européens est ce cri de détresse lancé à la figure d’une civilisation marchande à l’agonie. Les grands récits, surtout celui du progrès sous ses différentes formes ayant échoué, le monde s’est trouvé enlisé dans l’immobilisme de la postmodernité. Désabusé, chaque groupe social replonge dans les tréfonds de sa mémoire en quête d’une quelconque transcendance. En fait, le monde est pris dans le tourbillon d’une grande crise qui n’est pas seulement économique, une crise beaucoup plus violente et beaucoup plus dangereuse que celle de 1929, une crise du sens. La financiarisation de l’économie, loin d’être la cause directe du marasme actuel, ne constitue en fait qu’une fuite en avant face à une crise structurelle de l’économie réelle. Le capitalisme productif en modernisant ses moyens de production par l’introduction de la robotique et de l’informatique a mis hors circuit une grande partie des travailleurs. Il a pour ainsi dire scié la branche sur laquelle il était assis. Les investisseurs, face à la réduction de leur part de la plus-value, ont préféré délocaliser ou alors se tourner tout simplement vers la spéculation financière. Ils ne font en fait qu’ajourner la crise par toutes sortes de subterfuges qu’offre l’économie fictive. Or, la production n’a jamais été aussi florissante. En effet, le marché se trouve face à une contradiction insurmontable : d’un côté, une mise à mort du travail avec son cortège de centaines de millions d’actifs réduits au chômage et à la précarité, de l’autre, un capitalisme productif qui pour compenser la baisse du taux de profit croule sous le poids de la surproduction. Le mondialisme de la marchandise, phase ultime de l’accumulation capitaliste, semble s’enliser n’ayant plus de possibilités d’extension. A vouloir être le tout du monde, le capital s’étouffe, étranglé par les limites du monde qu’il vient de dévorer. Incapable de reconnaître sa stérilité, il invente la chimère du crédit et de l’endettement, s’adonnant ainsi à une autophagie délirante. La crise de 2008 n’a finalement servi à rien et l’automate poursuit inexorablement sa course insensée vers l’inconnu.

Fethi Gharbi

1) http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/0a3/17/malraux-sera-ou-ne-sera-pas/

2) Le Figaro, Paris, 17 avril 2007.

3) Le style paranoïaque dans la politique américaine http://www.michelcollon.info/Le-%E2%80%8BS%E2%80%8Btyle-paranoiaque-dans-la.htm

4) L’expression Manifest Destiny est apparue en 1845 dans l’article du journaliste new-yorkais John O’Sullivan qui déclarait : « C’est notre destinée manifeste de nous déployer sur le continent confié par la Providence pour le libre développement de notre grandissante multitude. » (« It is our manifest destiny to overspread the continent alloted by Providence for the free development of our yearly multiplying millions »).

5) Documentaire : Prêt à jeter ou l’obsolescence programmée https://www.youdtube.com/watch?v=5eSoBBapXCgl

6) Karl Polanyi : La grande transformation https://fr.m.wikipedia.org/wiki/La_Grande_Transformation

7) Terrorisme ? C’est la wahhabite connections, imbéciles ! http://m.solidariteetprogres.org/terrorisme-wahhabite.html

Les meilleurs candidats parmi 319 millions

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Un n’art de vivre…

 

Trump – Clinton : Le Superman et la Joconde

Donald Trump

«Je joue avec les fantasmes des gens. J’appelle ça l’hyperbole véridique. C’est une forme innocente d’exagération – et une technique de promotion très efficace.» Donald Trump 

On dit que le grand-père paternel de Donald Trump fit fortune dans les lupanars des villes champignons pendant la ruée vers l’or du Klondyke. Ce clown de Donald Duck Trump, grossier, est « malheureusement » un homme intelligent. Les républicains se félicitaient  sans doute de sa réussite jusqu’à ce qu’il dise tout haut ce que les républicains pensaient tout bas. Ce saltimbanque, amuseur de foules s’est lancé dans la grande foire de la course avec une philosophie (sic) toute simple de bonimenteur: « Si je suis riche, tout le monde peut-l’être ». Oui, il joue du fantasme comme Liberace jouait du piano. Il sait faire des arpèges éblouissantes de cet univers étasunien dont il connaît les faiblesses et les forces.

On se demande alors de quoi se plaignent les républicains représentants de cette race droitiste mercantile,de  parvenus et d’ hypocrites?

Au fond, Donald Trump, c’est l’Amérique! Riche, idiot, mais manipulateur intelligent, cultivé comme un navet, nombriliste. Un psychiatre dirait de lui que son « franc parler » n’est qu’un  moyen de manœuvrer.

Ce pays au crucifix d’une main et une arme de l’autre est incarné dans la « subtilité » du langage de Trump. L’âme américaine souffre d’une schizophrénie et d’un consternant narcissisme : On se regarde mais aveugles des autres.

Le rêve américain c’est d’être le cauchemar des autres nations.  Le rêve américain c’est d’être l’illusion de sa propre nation trompée, violée de par ces béotiens satinés de la cravate et du complet.

À l’image des super héros, Mr Trump est le résumé de la légèreté des U.S.A qui ,depuis quelques décennies,  trouve son cinéma dans les bandes dessinées de super héros volants, hyper puissants.  Étourdis dans leurs réussites techniques, le cinéma n’a plus rien d’humain: Il encense les effets spéciaux et les films ne tournent plus que dans un flux hollywoodien asséché d’une … Amérique dans l’espace, une riche.

Au fond, MR Trump, bien occupé à se tailler une place, représente le le « bon-vilain », rebelle de campagne et du désordre intérieur d’un pays à bout de souffle.

Il était le candidat  idéal pour le parti Républicain, mais il perdra à la présidence à quelques centimètres près…La longueur de son pénis. Le mot pénis ne fait pas partie du vocabulaire des étasuniens, encore moins des républicains.

Et Hillary?

Les étasuniens ont eu des blancs, un noir, il ne reste plus pour l’apparat du changement qu’une femme:  Hillary Clinton… Le « jeune » G W.Bush vantait les mérites du sourire franc de Poutine. À  regarder Madame Clinton discourir avec son sourire factice, quand elle referme les lèvres, on dirait la Joconde qui se moque de nous. Si elle se moque de nous, elle se moque de son peuple…

Mais en quoi les peuples peuvent, pour l’heure, intéresser les politiciens? Un règne de 8 ans de l’un ou de l’autre des candidats ne mènera qu’à une continuité de « l’esprit américain ». Jusqu’en 2025… Le quart de siècle le plus dévastateur de l’histoire de l’humanité. Un pays qui cherche à prolonger sa mainmise sur le globe. Hitler avait rêvé d’un règne de mille ans.  Combien de peuples dans ce monde souhaitent l’hégémonie lancinante de ces cow-boys  et la fin de leur règne de terreur hypocrite?

Gaëtan Pelletier