Archives de Tag: États-Unis

Conte des mille et une nuits : La vie de Ben Laden

Vous pourrez raconter à vos enfants, afin de les endormir, l’histoire de Ben Laden.

*** 

Ben Laden est né en Arabie Saoudite. Enfant, il n’avait pas de barbe, pas d’armes, et mesurait 9+11 pouces= 20.

Le jeune homme fait des études commerciales et techniques à l’université du roi Abdulaziz de Djeddah de 1974 à 1978, puis intègre le groupe familial vers le milieu des années 1970.

Il hérite de 25$ à 30$ millions de dollars. À son décès, on évaluera sa fortune à 300$ millions.

Le combattant du soviétisme

En 1980, les soviets envahissent l’Afghanistan et se battent contre les moudjahiddins, dont fait partie un certain Ben Laden. Pour nuire aux intérêts soviétiques, le groupe est aidé et financé  par la CIA par le biais de l’agence de renseignement pakistanaise, l’ISA.

Tous les gars se cotisent pour que les MUJAHIDEENS vainquent les méchants russes. Mais ce n’est pas suffisant… Pour financer le tout, on n’y va pas de main morte : la CIA implante une série de moulins à farine afin de trouver des fonds pour commanditer  les activités. Dans le but d’accélérer l’opération, on ira dans plusieurs pays du monde acheter de la farine blanche. Du pain et des œufs. Inquiets de la qualité de la farine, ils recourent à des chiens renifleurs.

Ce sont des chiens entraînés, qui branlent de la queue si elle est bonne et qui jappent si elle est affreuse.

Des COP. Des Chiens  à Obsolescence  Programmée, vendus par une firme d’ingénierie génétique qui les fabrique pour qu’ils durent 7 ans, dans le but d’en vendre d’autre le plus rapidement possible.

Trajet des financements.

Ben Laden, déjà riche, hérita de 53 demi-frères et sœurs. Son père ayant 22 femmes, s’était éreinté à la « procréance ».

Après avoir vaincu les russes, OBL entra en Arabie Saoudite en héros. Mais cela tourna au vinaigre.

Chassé et privé de sa nationalité, des attentats furent perpétrés, et ceux-ci, comme dirait le québécois, « passèrent sur son dos ».

Après être accusé de plusieurs attentats, et s’en être vanté, il déménage avec ses deux appareils de dialyse. Plus tard il ira à l’hôpital de Dubaï, souffrant d’insuffisance rénale,  depuis 1985.

On l’accusa d’avoir volé deux appareils de dialyse. L’histoire ne dit pas s’il lui fut greffé un rein, mais avec la parenté si nombreuse, il se peut qu’il ait put trouver quelqu’un de compatible.

  Cela se passait en juillet 2001.

Ben Laden, sortit de l’hôpital par la porte d’en arrière. Pendant ses longues nuits de sommeil, il rêva un jour qu’un appareil crashait sur l’hôpital.

Il s’écria : « Euréka », mais en Arabe : karaheu.

TORA BORA

« Après l’appui c’est le beau temps… »

Hommes d’affaires brillant et débrouillard, il continua de faire des affaires à partir d’une grotte. 41 grottes équipées d’électricité, avec des systèmes ultra-sons, un hôpital, tout cela situé à 300 mètres sous terre, avec ventilation et télévision couleur. C’est ce qu’on raconte. On trouva –selon mes sources de renseignement – Système D – 71 grottes avec un char d’assaut.

Voici la porte d’entrée filmée par la télévision américaine.

Les États-Unis, après le 11 septembre, découvrirent par hasard   où se trouvaient OBL.Ils  bombardèrent toutes les montagnes de Tora Bora en Afhganistan pour anéantir Al-Qaïda et son chef barbu.

Hélas! Au grand regret des américains, en particulier GWB,   il s’évada. Pendant des heures et des heures, par un convoi invisible par l’armée américaine.

On l’avait encerclé, laissant 45 degrés de sortie. Après le feu d’artifice, un ancien taliban, Hamad Karzai est « élu ». Comme le dit le cliché : il avait  changé son fusil d’épaule. Un taliban aurait assassiné son père…Il se serait  fâché et se serait  tourné du côté des bons gars.

La disparition de Ben Laden

Ben Laden devient invisible après  les destructions des grottes. Il déménagea à Abbotabad,  au Pakistan, pays qui finançait par les moulins à farine de la CIA, les opérations contre les russes.

Étant surveillé depuis 4 ans, on avait le choix entre prendre un bon sniper ou une équipe de la Navy Seal, la meilleure. On choisit la seconde solution pour plus tard en faire un film.

Capturé vivant, il aurait pu dire des choses affreuses, étant donné qu’il regardait trop la télé. Car à la télé, on dit tout sur ce qui se passe dans le monde.

Il était recherché depuis dix ans, mais trouvé depuis quatre ans.

En Amérique, on compte, mais avec des doigts de Guantanamo.

La vie privée de Ben Laden

Nous en savons peu sur la vie privée de Ben Laden, mais nous savons, d’après les photos, que pour passer complètement inaperçu, qu’ il  utilisait un colorant à barbe, Just for Men.

 

 Mais pour ne pas passer inaperçu, il portait les mêmes vêtements. (voir photo).

La retraite de Ben Laden

À l’approche de la cinquantaine, Ben Laden décide de prendre sa retraite. Il s’achète une maison à Abbottabad. Une résidence discrète de 1$ million, entourée de barbelés de de caméras de surveillance. Mais pas de téléphone ni d’internet. Il passe ses journées à regarder la télé.

Photo trouvée chez Ben Laden, comme preuve, par les Navy Seals.

Les autorités américaines dépensent une fortune en appareils sophistiqués pour trouver en Laden. Pas question d’aller voir sur Google.

Le 2 mai 2011, 24 membres des Navy Seals mènent une opération pour abattre « Géronimo ». Ils abattent Ben Laden, puis lui demande s’il est vraiment Ben Laden.

Une de ses femmes répond : « Oui ». Mais en arabe.  On saisit un matériel de renseignements très important, et on prend soin d’identifier le corps par reconnaissance faciale et code génétique, et quelques films porno. Pendant 40 longues minutes.

C’est bien lui.

Les Navy Seals s’enfuient en oubliant de vérifier si des machines à dialyse se trouvent dans la maison.

Ils s’enfuient.

Leur hélicoptère tombe en panne. On le fait exploser.

Pendant ce temps…

Pendant ce temps en Amérique, tout le gratin de la fourmilière de décisions, s’était réuni dans un local, filmés en secret, pour regarder l’émission en direct. Le facies de Madame Clinton en dit long sur la peine qu’elle éprouva. Les autres également…  Mais aux États-Unis d’Amérique, on ne prend pas de chance. On passa la vidéo de son mari avec une stagiaire…

De retour à l’opération…

L’hélicoptère crashe.

Un autre vient à leur rescousse. L’équipe s’ envole  et fait  glisser le corps dans l’océan. Il meurt une troisième fois, noyé.

20 des 24 membres de la célèbre Navy Seals  mourront 3 mois plus tard dans un crash d’hélicoptère.

Réaction du Pentagone : « Un « Navy Seal », c’est coûteux à former. »

Ben Laden, un vieillard amputé des reins,  criblé de balles, noyé, avait été attaqué  avec quelques femmes et des gardes du corps amateurs,  a été exécuté par une équipe des meilleurs assassins de …l’Univers.

C’était écrit dans son code génétique : il mesurait 20 pouces à la naissance. 9+11.

On donna des médailles aux membres de la Navy Seals, mais pas aux chiens. Mais l’un d’entre eux, se jeta dans le vide, un biscuit à chien ayant resté accroché à la ceinture de Ben Laden. Du moins, c’est ce qui est écrit dans les rapports de la Seals Team.  En fait, c’était une ceinture d’explosifs, car notre héros désirait mourir en martyre après avoir entendu parler de Guantanamo. Le chien avait été envoyé par dans l’équipe : c’était un dépisteur de mines anti-personnelles.

Triste fin…

Mais grâce aux États-Unis d’Amérique, à sa section Navy Seals… oui….

Grâce à eux, nous pourront dormir tranquille…

Grâce à eux, nous pourront dormir tranquille…

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZzzz…

gp

Le Combat De La Raison 13 – L’humiliation et la honte de l’Europe américaine

europe américaine

L’Europe vue par les États-Unis , Crédit image :  Topito

De Dieguez

1 – La psychobiologie de l’histoire
2 – Les premiers pas d’une métazoologie
3 –  » Nous ne sommes pas fiers de lui…  »
4 – La résurrection de M. Vladimir Poutine et la descente aux enfers de la France
5 – Le naufrage des civilisations américanisées
6 – Les naufrages du sens commun sont provisoires

1 – La psychobiologie de l’histoire

Pourquoi apprendre à observer notre espèce de l’extérieur ? Parce que la distinction entre le dedans et le dehors nous aide à cerner le singulier et le collectif. La psychobiologie nous aidera à situer le particulier d’un côté et l’universel de l’autre. Mais cette scission est trompeuse, tellement notre cerveau est demeuré plus collectif que jamais. Que vaut le regard que le plus grand nombre porte sur sa propre masse? Cet œil-là a seulement pris le relais de la cécité d’un ex-quadrumane à fourrure. Plus tard, son globe oculaire a accédé à un monothéisme schizoïde et greffé sur un paradis de sucreries. La politique des tribus, puis des Etats sera donc gravée à l’effigie de cerveaux d’une espèce biphasé sur ce modèle.

Aussi est-ce devenu un devoir politique, pour les nations éclairées, d’entrer en apprentissage du dédoublement de notre boîte osseuse, parce que personne ne saurait désormais exercer la fonction de chef d’Etat d’une grande nation sans porter sur l’histoire bipolaire de l’humanité le regard créateur des psycho biologistes d’une conque osseuse en devenir.

Un siècle et demi après Darwin, penser, donc peser les secrets de la politique de la bête cogitante, c’est placer jour après jour le bimane rêveur et tueur dans le laboratoire où bouillonne son évolution cérébrale, laquelle se révèle désespérément sporadique, donc vouée à subir d’un côté, des rechutes répétées et de l’autre, à bénéficier de sursauts fallacieux. Notre connaissance zoologique de nous-mêmes s’est lexicalisée. Elle nous permet, d’ores et déjà, de porter notre auto-examen à l’âge d’une science politique relativement prospective et quelque peu cérébralisée; mais cette science remonte à quelques millénaires seulement. J’en appelle donc aux phalanges macédoniennes de la raison de ce temps, j’en appelle aux anthropologues d’avant-garde, qui savent que nous sommes des animaux que la pratique d’un langage articulé a biphasés et voués à une bipolarité intellectuelle dangereuse. La géopolitique scientifique ressortit désormais à une métazoologie prospective. Cette discipline se demande quels sont les prémisses et les pièges de ce biphasage.

2 – Les premiers pas d’une métazoologie

Par chance, l’heure a également sonné où la vassalisation affective et mentale d’une Europe asservie pour longtemps à une puissance étrangère se trouve paradoxalement freinée un instant par une menace immédiate et concrète, celle qui pèse subitement sur le porte-monnaie des industriels, le gousset des agriculteurs et l’escarcelle des commerçants. Ces trois caissiers ne sont pas des spéléologues de l’abîme. Ils ignorent tout des progrès de l’anthropologie critique, mais ils se découvrent soudainement les otages et les pions d’un empire spectaculairement ambitieux d’étendre son territoire de Paris à Vladivostok.

Or, le César actuel de la démocratie mondiale ne saurait acheter son expansion censée vertueuse – tant politique que militaire et économique – qu’aux dépens des maigres finances de ses vassaux. C’est pour faire échouer la folle ambition de l’empire du dollar qu’il nous faudra en appeler aux citoyens dont le missel aura oublié les préceptes de la trilogie d’Alice au pays des merveilles, de Paul et Virginie et de la Nouvelle Héloïse.

3 –  » Nous ne sommes pas fiers de lui… « 

Le Département d’Etat américain tout entier et M. John Kerry, qui dirige le Ministère des affaires étrangères du Nouveau Monde depuis 2012, auraient-ils réussi à convaincre tout soudainement et en un tournemain l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie et les vingt-huit ombres d’Etats de l’Union européenne de ce que les relations de la Russie avec l’Ukraine seraient devenues par miracle – et, pour ainsi dire, au cours de la nuit – le nouveau point d’équilibre des forces politiques sur les cinq continents?

Que serait-il arrivé si la pensée rationnelle de la France laïque s’était approfondie et si, cent soixante ans après Darwin, la réflexion du monde entier sur l’évolution du cerveau demeuré embryonnaire de l’humanité avait débarqué dans la géopolitique? Croyons-nous vraiment que la mascarade d’un salut politique messianisé dans l’arène du mythe démocratique, croyons-nous vraiment que les rubans et les dentelles de la Liberté, croyons-nous sérieusement que toute cette fantasmagorie verbifique s’accomplira sur la terre ou bien qu’elle sera nécessairement vouée à l’échec de ses fioritures si, par malheur, soixante dix-ans d’occupation militaire de l’Europe par les Etats-Unis n’auront pas suffi à enfanter une centaine de millions d’Européens aux yeux grand ouverts sur l’épicentre artificiel de la planète que l’Ukraine serait instantanément devenue?

Certes, la servitude cérébrale qui frappe soudainement les vaincus s’inscrit plus rapidement que nous ne le croyions sous leur os frontal, certes, la soumission des candidats aux verdicts du ciel de leur vainqueur semble devenir atavique en deux ou trois générations seulement. Mais rien de plus éphémère que le superficiel. Voyez la facilité, donc la fragilité avec laquelle le mythe américain des esclavagistes de la Liberté a enfanté le prodige international de paraître métamorphoser M. Vladimir Poutine en pestiféré aux yeux d’une Europe livrée aux contrefaçons les plus grossières des idéaux de 1789, voyez avec quelle aisance des dessinateurs à la cervelle d’oiseau et aux pattes éléphantesques sont entrés dans cette farandole internationale sans y entendre goutte et au seul profit des Etats-Unis!

Mais rien de moins durable que les jeux d’enfants. Notre Président de la République s’est révélé plus craintif que tous ses prédécesseurs; et nous ne sommes pas fiers de lui. Il n’a pas osé livrer le Mistral à ses acheteurs, bien qu’ils eussent payé leur commande d’avance et rubis sur l’ongle. Mais voyez avec quelle célérité l’humiliation de la Russie s’est retournée contre nous, voyez avec quelle rapidité l’abaissement des peuples est de courte durée! La Russie a grandi à l’école de nos déconfitures et le monde entier a commencé de tourner ses regards en direction du Kremlin. Quel spectacle qu’un chef d’Etat digne des responsabilités attachées à sa fonction!

4 – La résurrection de M. Vladimir Poutine et la descente aux enfers de la France

Même le Wall Street Journal écrit que M. Vladimir Poutine est le vrai gagnant des élections locales françaises des 22 et 29 mars parce que les deux partis de droite devenus majoritaires dans le pays, l’UMP et le Front nationale, jugent honteux qu’une Europe soi-disant ambitieuse de jouer à nouveau un rôle dans l’arène du monde se soit laissé entraîner en vassale à déclarer une guerre économique à la Russie, ce que, dans ses pires cauchemars, le Général de Gaulle n’avait jamais imaginé.

Et pourtant, il faut relever que le microbe de l’Elysée a osé se rendre à Moscou le 6 septembre 2014 pour y serrer solennellement et aux yeux du monde entier, le « nouveau Lucifer » dans ses bras; et ce nain a pris le risque de demander – en coulisses – à toute l’Europe de lever les sanctions saugrenues et stupides qui conduisent notre civilisation dans un asile d’aliénés. (L’Europe, un asile d’aliénés La modernité de l’Eloge de la folie d’Erasme, 5 décembre 2014)

Quant à l’Angleterre, elle se souvient de ce que les grands Etats ne sont réalistes que parce qu’ils sont audacieux, mais que la faculté de regarder la réalité n’est pas à la portée de tout le monde. Londres continue, néanmoins, et à l’instar des Etats-Unis eux-mêmes – d’exporter ses produits en Russie. Ce que voit clair comme le jour l’Angleterre des Churchill, c’est que la Russie et la Chine sont déjà les orchestrateurs de la chute prochaine de l’empire américain – même le Canada, l’Australie et la Corée du Sud ont adhéré à la banque monde pour l’investissement mise en place par Pékin et dont la Maison Blanche a dû solliciter les bonnes grâces aux conditions de l’Empire du Milieu.

Et pourtant, soixante dix-ans après la paix de 1945, une Allemagne occupée par deux cents bases militaires américaines et une Italie quadrillée par cent trente sept de ces forteresses depuis 1943 ne disposent plus d’une liberté politique suffisamment appuyée par le glaive pour qu’une France à nouveau placée dans l’étau de l’OTAN puisse, à elle seule, mettre à nouveau l’Occident en route vers sa souveraineté. Pour que la livraison des Mistral à la Russie fasse l’effet d’un coup de tonnerre à l’échelle du globe terrestre, il faudrait que le réalisme politique des hommes d’Etat de génie bouleversât la problématique et l’échiquier des médiocres C’est cela que la Chine a compris au quotidien: elle sait que la construction du canal trans-océanique du Nicaragua vaut une dizaine de porte-avions américains et qu’une rivale du FMI qui ne serait pas un instrument docile entre les mains d’un maître répond à l’attente du monde démocratique: la Suisse y a adhéré vingt-quatre heures seulement après l’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne. Mais, à force d’hésiter et d’attendre la neige au mois d’août, la France a perdu un gigantesque marché – celui de la vente des avions Rafale à l’Inde. La petite France ne voit même pas où courent les dés, tellement l’éphémère s’est déjà enclos dans l’ étroite enceinte d’un dépérissement de la nation.

5 – Le naufrage des civilisations américanisées

Qu’avons-nous à faire des dentelles et des broderies des démocraties verbales d’aujourd’hui? La preuve de leur défaite est dans la disqualification morale, politique et philosophique du mythe de la Liberté américaine. La fonction des citoyens instruits est devenue intellectuelle au premier chef, ce qui nous condamne à nous colleter avec les fondements parathéologiques, donc parazoologiques de la paralysie mentale qui menace l’Occident.

Exemple: toute la classe dirigeante de l’ Europe sait fort bien que les Etats-Unis sont venus dépenser sur place six milliards de dollars à seule fin de déclencher à Kiev un mouvement de foule artificiel; de même, tout le monde sait que Mme Victoria Nuland – Assistant Secretary for European and Eurasian Affairs – a stipendié des tireurs d’élite afin qu’ils ameutent la foule sur la place Maidan – il s’agissait de présenter un nombre suffisant de cadavres pour que des mouvements de foule locaux se métamorphosent en révolution. Depuis la Fronde, nos historiens connaissent sur le bout des doigts la technique du déclenchement des émeutes.

Mais croyez-vous que la France des chancelleries de cour aurait donné dans un panneau diplomatique d’une construction aussi grossière? Les historiens-et les anthropologues de demain porteront sur nous un regard de l’extérieur. Ils expliqueront aux générations futures et dans le détail les arcanes d’un siècle entier de servitude de l’Europe; et les hommes de la mémoire nous diront pourquoi Mme Merkel a tout subitement sacrifié un quart de siècle de bonnes relations de l’Allemagne avec la Russie – elles étaient au beau fixe depuis la chute du mur de Berlin en 1989. Ce sera dans l’ébahissement, l’éberluement et l’ahurissement que nos descendants découvriront les moyens rabougris, mais momentanément efficaces dont disposait le Département d’Etat américain pour amener à résipiscence les Etats interloqués et titubants de l’Europe des vassaux.

6 – Les naufrages du sens commun sont provisoires

La vassalisation des peuples modernes retrouve les chemins du Moyen-âge. En ces temps reculés, l’ignorance conjuguée des foules et des élites sacerdotales faisait toute la puissance des magiciens de l’autel et d’une nuée d’intellectuels voletants au-dessus des cierges et des ciboires. La raison est un bien fragile, parce que « tout ce qui est précieux est fragile » disaient les Romains. Mais la rapidité avec laquelle la raison, un instant suffoquée, ressuscite à l’école même de ses effondrements successifs résulte de ce que le naufrage des civilisations stupéfaites entraîne toujours une courte débâcle des évidences les plus connues et les plus irréfutablement démontrées, de sorte qu’elles renaissent de leur hébétude de seulement s’ancrer de nouveau dans le sens commun. Ne vous y trompez pas, si l’évidence capitule, c’est seulement pour se réveiller en sursaut.

Nous avons momentanément renoncé à former des citoyens en mesure de démonter les sortilèges verbaux d’une démocratie d’illettrés. Mais puisque le capitalisme moderne se révèle plus barbare et plus sot que celui du siècle de Karl Marx, puisque nous savons que le machinisme moderne fait danser l’anse d’un système économique suicidaire, puisque nous savons que le rêve évangélique du genre humain est décédé en 1989, il est redevenu clair comme le jour que si nous ne perçons pas les secrets anthropologiques du naufrage des civilisations, notre espèce se divisera à nouveaux frais entre ses auréoles verbales et ses prédateurs aux dents longues.

Nous nous trouvons immergés dans un monde d’idéalités totémisées. Tentons de remettre le cerveau d’autrefois de la France en état de marche, tentons de retrouver la cervelle logicienne d’une nation en position de force. Ce sera à ce prix que nous parviendrons à reconstituer les phalanges de la pensée politique du siècle des Lumière, ce sera à ce prix que nous arracherons à l’abîme une Europe à la cervelle en déroute. Ne nous y trompons pas: si tout serf est l’otage de sa propre sottise, la sottise des serfs est la plus contagieuse des pathologies politiques. Mais le temps presse: ou bien nous parviendrons à percer les secrets cérébraux de l’animal eschatologisé, ou bien il sera trop tard pour recourir aux sacrilèges sauveurs.

La semaine prochaine je reviendrai sur l’art de combattre la double ignorance des peuples et des élites de la démocratie mondiale.

Le 3 avril 2015

aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr

Vaccination aux USA: les opinions dérapent

Un journaliste de « USA Today » demande l’arrestation et l’emprisonnement des sceptiques

Medical-Obedience-1.jpg

« Quand l’industrie du vaccin ne parvient plus à obtenir la soumission par la propagande et la censure, elle se tourne inévitablement vers la coercition, les menaces et la violence. Les sceptiques (par rapport aux vaccins) devront être réduits au silence sous la menace des armes, car la meilleure façon d’avoir le dernier mot est de mettre en prison ceux qui ont des raisons de ne pas être d’accord. Bienvenue à la montée d’une véritable tyrannie médicale en Amérique ». – Mike ADAMS

(Natural News) Nous découvrons enfin le véritable programme de l’industrie du vaccin. Après qu’il ait, à de nombreuses reprises, été documenté par le laboratoire de Natural News que les vaccins contenaient des produits chimiques neurotoxiques comme le mercure, le formaldéhyde et le glutamate monodique (MSG), après qu’il ait été régulièrement montré que les vaccins tuaient des personnes qui se faisaient vacciner ; après qu’il ait été clairement démontré que les vaccins contre la grippe ne reposaient sur aucune science digne de ce nom ; après que les fabricants de vaccins aient ouvertement admis qu’aucun essai clinique n’avait pu démontrer qu’ils marchaient vraiment– les promoteurs enragés des vaccins révèlent la phase finale de leur jeu : jeter les objecteurs en prison.

C’est là le sens de l’appel lancé par le journaliste, Alex Berezow de « USA Today » : « Les parents qui ne font pas vacciner leurs enfants doivent aller en prison », écrit-il dans l’article de USA Today

Et pour être vraiment très clair, ce que Berezow veut dire c’est que les parents qui ne vaccinent pas leurs enfants, quelle que soit la toxicité du vaccin, devraient être jetés en prison. On ne parle d’aucune exemption qui pourrait être discutée ou recommandée qui permettrait aux parents de s’abstenir de vacciner leurs enfants en raison des produits chimiques neurotoxiques qu’ils contiennent (comme le mercure, un métal lourd que l’on retrouve encore dans des vaccins contre la grippe administrés aux enfants en Amérique). Il n’y a non plus aucune discussion sur le fait que des parents informés pourraient s’opposer aux vaccins en raison de la récente confession d’un lanceur d’alerte, haut responsable du CDC qui a révélé comment le CDC a commis une fraude scientifique en dissimulant les preuves scientifiques établissant un lien entre les vaccins et l’autisme.

Mais si nous réfléchissons à la proposition d’emprisonnement proposée avec insistance par « USA Today », il nous faut nous poser la question suivante : que devrait-il se produire après que les parents aient été jetés en prison ? Eh bien évidemment, c’est l’Etat qui va prendre la garde des enfants du fait qu’ils sont désormais qualifiés d’orphelins.

Donc, le fait de suggérer que les parents qui cherchent à protéger leurs enfants des ingrédients toxiques des vaccins soient jetés en prison est en même temps une sorte d’appel du pied à l’Etat pour qu’il prenne la garde de tous les enfants qui n’ont pas reçu les vaccins toxiques de Big Pharma.

Suite sur Cent Papiers

Francois ASSELINEAU (UPR) – Vers le Choc des Civilisations

Je suis KOUACHI

De nombreux savants musulmans interprètent le jihâd comme une lutte dans un sens spirituel

***

À chaque fois qu’un fou tue et qu’il hurla « Allah », il est classé djihadiste ou plutôt terroriste. Mais est-ce si simple?

On devrait se pencher sur la psychologie des « loups solitaires » qui  se hâtent de fournir un alibi à leur acte. Et sans pitié… Voire discernement.

Les djihadiste ne serait-il pas un suicidaire à la recherche d’un cause pour son acte? Les notions juridiques, dans les « cas de folies », tranchent avec le couperet de la « préparation ». Mais ce n’est pas si simple dans le cas des combattants à qui on fournit toute la préparation mentale aux fins de combat.   En premier lieu, c’est un profil de tendance au suicide.

Dans un monde où personne ne veut être « quelconque », les voies sont nombreuses pour mener à la « réussite » de sa vie.

« Je ne veux pas être oublié », m’a déclaré quelqu’un un jour.

Tout le monde est oublié… Et dans un monde de moins en moins « spirituel », -mais ancré dans toutes les arnaques de la réussite technologique – nous devenons de plus en plus « robotique ». Dans un monde prônant l’individualisme et la « réussite », Goebbels est un nain  si on le compare à toute l’armée actuelle des moyens de sculpter les « quelconques ».

Nous sommes tous élevés par la masse – l’éducation, l’environnement dit culturel, la famille, l’État, etc. Mais voilà que le branle bas « international » a embrouillé les pistes, et cela volontairement.

Il n’y a pas plus difficile en ce moment que de demeurer distant et intact. À vivre  un peu éloignés des « vérités » vendues et martelées par les États, les banques, le mouvements cacophoniques mondiaux pour se… perdre.

 

La radicalisation  

Confondu avec l’Islam… Car la radicalisation des états-uniens à la suite des attentats du 9/11 était aussi …radicale: on ne touche pas aux États-Unis d’Amérique. Cette grandeur!

Dans un monde qui prône l’individualisme et la réussite…  » Ne te demande pas ce que ton  pays peut faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour ton pays ».  ( cité de mémoire).

Comme l’hypocrisie de la pollution, la faute est rejetée sur le petit citoyen fouetté de pratiquer  son petit geste pour l’environnement … tout en laissant les pays continuer de produire sans réellement appliquer des solutions qui sont à la racine du problème. On demandera au citoyen d’arracher une à une les feuilles de l’arbre pourri pendant que les pays continueront à en produire des milliards, à saccager pour des principes dits de survie alors qu’ils ne sont en réalité que des principes de « nourriture » pour les investisseurs soit-disant nécessaires à la survie et à la richesse. Tout est économie…

Dans les pays occidentaux, les enfants deviennent rapidement des djihadistes « purs » sous les masses d’informations faussées du phénomène de l’environnement. Ils doivent nettoyer ce pauvre pays sali par le citoyen, empoisonné par le citoyen, et qui doit donc être nettoyé par le citoyen.

Mais dans la misère engendrée par les luttes sociales, les différences, la « volonté » de garder un certain monolithisme social et pleurnicheur d’antan, il est nécessaire de s’ouvrir au changement et d’accepter que la soupe sociale actuelle ne sera jamais celle que… l’on croyait si tendre et si belle. La fraternité a foutu le camp avec les familles-esclaves obligées de satisfaire les appétits des grandes manœuvres économiques mondialisées.

Alors, notre « combat » pour la « liberté » est devenu celui d’une croyance en un monde qui ne changera pas. Résistance au changement… Et une foi en des sociétés parfaites.

Bref, nous sommes tous des radicaux inconscients pour une firme d’hypocrites affairistes.

***

Non, le monde ne changera pas… Il est déjà changé. Et c’est notre résistance à ce changement, jumelé à la fausse représentation des dirigeants-Goebbels, fait en sorte que nous avons peine à survivre dans cette absence d’acceptation d’un monde nouveau habitué à régler ses conflits par les guerres. Comme si les guerres réglaient les conflits.

On appelle cela : le syndrome de la nostalgie ou refus de la réalité. On nous a appris la guerre pour des motifs économiques. Et c’est raté… On a l’austérité et la guerre sur deux fronts: contre des ennemis trompés, nourris par des États vendeurs d’armes et d’idées.

Quand ils auront engrangé leurs profits pour le profit, il ne restera rien de nous.

C’est assez étonnant: on a prolongé l’espérance de vie, mais en terme de qualité, on a tellement secoué le pommier que la pomme a hâte de mourir. Et si elle a hâte, les armées de Big Pharma sont à la rescousse.

À se demander si les frères KOUACHI  ont réussi une mission qui – espérons-le – saura durer.

Celle de dire que je suis juif, je suis noir, je suis musulman, je suis athée, je suis un poète, je suis un raté, je suis un travailleur acharné, je suis en chômage, et je suis un « quelconque » qui désire simplement vivre en paix.

Il ne vaut pas la peine de se suicider pour une cause…

Déjà qu’on nous fait mourir au travail qui n’avait jamais tué personne…

Gaëtan Pelletier

11 janvier 2015

https://gaetanpelletier.wordpress.com/2013/10/11/travailler-cest-se-constituer-prisonnier/

 

De Hitler à Bush

Le texte date de 2003. Mais c’est sans doute l’un des plus importants écrit à propos de l’ère de Bush.

Gaëtan Pelletier

De Hitler à Bush

par Federico Fasano Mertens

Ce texte est la réponse faite par Federico Fasano Mertens, directeur du quotidien urugayen La República, à l’ambassadeur des États-Unis en Urugay qui reprochait à son journal d’avoir comparé George W. Bush à Adolf Hitler. Il ne s’agit pas, pour le journaliste, de se livrer à ce rapprochement à la seule fin de dénigrer le président états-unien. Au contraire, il met en balance le régime de Washington et le Troisième Reich sur les plans idéologique, diplomatique, économique et militaire. Federico Fasano Mertens compare aussi la prise de pouvoir des deux hommes. À la différence du dictateur allemand, George W. Bush n’a pas été démocratiquement élu, mais, comme lui, il a appuyé son pouvoir par un évènement traumatisant que l’auteur désigne comme « l’incendie du Reichstag américain ».

RÉSEAU VOLTAIRE | MONTEVIDEO (URUGUAY) | 30 JANVIER 2004

Este artículo puede ser consultado en español en redvoltaire.net
Cet article est disponible en Espagnol sur redvoltaire.net

JPEG - 4.9 ko
Federico Fasano Mertens
Directeur du quotidien urugayen
La República.

Il y a quelques jours, Martin Silverstein, ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Uruguay, m’a envoyé une lettre dans laquelle il accusait le journal uruguayen La República – quotidien que j’ai l’honneur de diriger – de manquer« de toute mesure d’intégrité journalistique » pour avoir comparé leur président, George W. Bush, avec le chancelier du Troisième Reich allemand, Adolf Hitler.
Je n’ai pas pu lui répondre avant, car l’acte de piraterie internationale que les États-Unis ont commis en attaquant un peuple sans défense et presque désarmé avec la plus formidable machine à tuer dont l’histoire universelle se souvienne, m’a obligé à consacrer plus de temps que d’habitude à la préparation des éditions spéciales sur le carnage en Irak. J’étais également fort occupé à faire condamner devant la justice – et avec succès – des tortionnaires uruguayens entraînés aux États-Unis, qui étaient en train de me calomnier.
Il y a quelque temps, l’ambassadeur était venu me rendre visite à mon bureau et j’avais mentionné à mes collaborateurs qu’il était l’ambassadeur des États-Unis le plus intelligent, le plus perspicace et le plus sympathique que j’avais connu : « Enfin, avais-je dit, un représentant de l’Empire avec qui on peut discuter sur des thèmes en dehors des habituels clichés insipides et ennuyeux qui nous intoxiquent dans ces réunions que nous devons partager. »
Mais la sagacité de l’ambassadeur n’a pas pu lui épargner le malheur d’avoir à représenter le 43e Président de son pays, George Bush Junior, un fanatique paranoïaque, intoxiqué de messianisme, moins brillant qu’une limace, ivre de pouvoir comme il l’a été, par le passé, d’alcool (il fut condamné le 4 septembre 1976 pour un important excès de vitesse en état d’ébriété après avoir été interpellé par le célèbre prédicateur Graham qui lui demanda : « Qui es-tu pour te croire Dieu »), militant de la Christian Right (la droite chrétienne texane et sudiste), raciste amoureux de la peine de mort, surtout lorsqu’elle s’applique aux Noirs, enfin le pire président américain de ce dernier siècle, qui a su engendrer des tragédies contre son propre peuple, bref, l’autre face de l’homo sapiens, l’incarnation même de l’homo demens.
Comme tout bon raciste, il est aussi misogyne. Personne ne peut oublier les humiliations publiques faites à son épouse, Laura Bush, lorsque le Président expliqua à la presse que sa femme ne l’accompagnait pas ce jour-là « parce qu’il avait plu et qu’elle devait balayer l’entrée de la maison puisque le lendemain le président de Chine, Jiang Zemin, devait leur rendre visite dans leur ranch de Crawford (Texas). »
Son compatriote, le vieil écrivain Kurt Vonnegut n’a pas hésité un seul instant à le décrire comme étant le « plus sordide et pitoyable usurpateur d’opérette qu’il soit possible d’imaginer ».
Mais allons droit au but. Que l’ambassadeur américain garde sa pathétique mésaventure d’avoir à défendre le plus délirant des habitants de la Maison-Blanche et moi, l’honneur de lui faire un procès avec l’arme la plus redoutable : la parole.

Il s’agit de comparer Adolf Hitler et George W. Bush.

Il y a, bien évidemment, des différences. La première consiste en ce que le criminel de guerre, auteur du massacre du peuple juif et du peuple soviétique, avait gagné les élections avec une large majorité, alors que l’autre criminel de guerre, auteur du massacre du peuple irakien, est arrivé au pouvoir de manière frauduleuse, à travers le plus grand scandale électoral de toute l’histoire américaine.
D’un point de vue théorique, la comparaison entre Bush et Hitler est correcte. Les spécialistes ont défini le nazisme comme étant la dictature terroriste du capital financier en expansion. Lorsque Bush devient un hors-la-loi en envahissant une nation sans défense, qui ne l’a pas agressé, pour s’emparer de ses richesses pétrolières – la deuxième plus grande au monde – et qu’il annonce peu après que d’autres nations pourvoyeuses de pétrole pourraient subir le même sort, il s’approche de la définition de la dictature terroriste du capital financier. Que cela lui plaise ou non.

George Bush porte le nazisme dans ses gènes.

Son grand-père, Prescott Bush, fut déjà l’associé de Brown Harriman et l’un des propriétaires de l’Union Banking Corporation. Ces deux entreprises ont joué un rôle clé dans le financement qui a permis l’ascension de Hitler au pouvoir. Le 20 octobre 1942, le gouvernement américain ordonna la confiscation de l’Union Banking Corporation, propriété de Prescott Bush, et il saisit les avoirs de la Corporation de Commerce américano-hollandaise et de la Seamless Steel Corporation, toutes les deux gérées par la banque Bush-Hamman. Le 17 novembre de la même année, Franklin Delano Roosevelt confisqua tous les biens de la Silesian American Corporation administrée par Prescott Bush, car elle avait violé la loi du commerce avec l’ennemi. L’arrière-grand-père de notre George, guerrier de Dieu, Samuel Bush, père du nazi Prescott Bush, était la main droite du magnat Clarence Dillon, roi de l’acier et du banquier Fritz Thyssen qui écrivit le livre « I paid Hitler » (« J’ai financé Hitler ») et devint membre du parti nazi en 1931 (Parti ouvrier national-socialiste allemand).
Et si notre ambassadeur a encore un quelconque doute sur l’odieuse alliance des Bush avec Hitler, je le prie de lire le brillant essai de Victor Thorn dans lequel il est mentionné qu’« Une importante partie de la fortune de la famille Bush provient de l’aide financière investie dans le soutien à Adolf Hitler. L’actuel président des États-Unis, ainsi que son père (ex-directeur de la CIA, vice-président et président), ont atteint le sommet de la hiérarchie politique américaine parce que leur grand-père, leur père et leur famille politique ont aidé et encouragé les nazis par le passé. »
Et je ne mentionne encore pas les escroqueries de la famille Bush dont les quatre millions et demi de dollars à la Broward Federal Savings à Sunrise, Floride, ou l’escroquerie faite à des millions d’épargnants de la Banque d’Épargne Silverado (Denver, Colorado).
Arrière-grand-père nazi, grand-père nazi, père qui n’a pas eu le temps de le devenir car Hitler s’était déjà suicidé dans les jardins de la Chancellerie en ruines, George a bénéficié de la fortune mal acquise de ses ancêtres.

Mais ne condamnons pas notre homo demens pour ses gènes obscurs.

Jugeons-le seulement sur ses actes. Et comparons. Comparons seulement.
Comment Monsieur l’ambassadeur croit-il que le délirant caporal allemand est arrivé au sommet du pouvoir ? Hitler arrive au pouvoir à travers des élections propres, mais il se heurte à la Constitution de Weimar qui lui impose des limites que son omnipotence refuse d’accepter. Il planifie alors l’incendie du Reichstag et en une seule nuit il est couronné en tant que décideur de la guerre ou de la paix.

Ces évènements ne sont-ils pas familiers à notre cher ambassadeur américain ?

L’incendie du Reichstag américain

La destruction criminelle des tours jumelles du World Trade Center à New York fut la même bouée de sauvetage que l’incendie du Reichstag.
Je ne vais certainement pas avoir l’audace de m’associer aux thèses de ceux qui accusent le groupe belliciste « bushien » d’avoir planifié ce massacre ou du moins de n’avoir rien fait pour empêcher cette tragédie alors qu’il savait ce qui se préparait.
Il n’y a pas de preuves réelles pour l’affirmer, malgré le fait qu’il existe de multiples indices de négligence coupable, de vastes soupçons amplifiés par une censure de fer, sans précédent dans la démocratie moderne américaine.
Le jour où le peuple américain aura récupéré toute sa liberté d’information et son droit à connaître la vérité sur ce mardi 11 septembre 2001 (informations aujourd’hui très restreintes par le Patriot Act approuvé avec un seul vote contre – celui d’une femme – symbole de la dignité nationale américaine) on saura alors la raison pour laquelle les nombreux avertissements et mises en garde lancés à travers tout le pays concernant cet acte terroriste n’ont pas été écoutés et pourquoi les avions militaires ont mis quatre-vingts minutes pour décoller et intercepter les appareils détournés, alors que l’on savait déjà peu de temps après leur décollage de Boston, que des pirates de l’air avaient pris les commandes des avions et qu’ils se dirigeaient vers Washington : en cas de détournement d’avion, le manuel d’alerte prévoit une intervention des forces aériennes en moins de cinq minutes.
On saura enfin pourquoi les restes du présumé avion qui s’est écrasé sur le Pentagone ont été cachés. On saura pourquoi le directeur des services secrets pakistanais, qui venait de se réunir à Washington avec Tenet, chef de la CIA américaine, a fait verser par Islamabad – comme l’a révélé le journal conservateur The Wall Street Journal – la somme de 100 000 dollars à Mohammed Atta, chef du commando-suicide contre les Tours Jumelles de New York. Sur cette terrifiante information, il est interdit de faire des recherches, car les libertés civiles ont été suspendues dès que le Patriotic Act fut promulgué.
Finalement on saura également pourquoi quinze des vingt et un ravisseurs du commando-suicide étaient originaires d’Arabie Saoudite, l’un des principaux alliés des États-Unis dans le golfe Persique. Il n’y avait pas un seul Irakien, pas même un seul par hasard.
Mais au-delà des soupçons, il ne fait pas de doute que le déréglé 43e président des États-Unis, couronné dans des élections frauduleuses, dans le cadre d’une impressionnante récession dont on ne voit point la fin, avec le plus bas niveau de popularité au début de son mandat, a réussi à dominer tout le scénario, obtenir des pouvoirs inconcevables auparavant dans une démocratie, être élevé au rang d’Empereur vengeur pour laver l’affront commis par des barbares envers son peuple.

L’incendie du Reichstag américain du 11 septembre a offert à George W. la chance de sa vie.
La moins bonne des victoires électorales d’un président des États-Unis depuis 1876 s’est transformée en une chance historique jamais donnée à un belliciste pour imposer au monde le nouvel ordre américain.
Comme Hitler l’a fait dans le passé en s’entourant de Goering, Goebbels, Himmler, Mengele, Eichmann, à savoir d’une bande d’arnaqueurs semblables à lui, tous fanatisés par le pouvoir et la force, le président texan a cherché à se façonner une cuirasse protectrice par une garde de fer, plus belliqueuse que lui-même, pour le protéger de la tentation du doute et dont les membres portent tous sur le front la même marque que lui : le sceau du pétrole. Le Vice-président Dick Cheney appartenait au groupe Halliburton Oil, le chef du Pentagone, Donald Rumsfeld est issu de la Compagnie pétrolière occidentale, la conseillère pour la Sécurité Nationale, la vieille fille Condoleeza Rice, dont le prénom – ironie du sort – signifie « avec douceur », fut un cadre important de la direction de Chevron et c’est pour lui faire honneur que des bateaux pétroliers ont reçu son prénom. Même la secrétaire du ministère de l’environnement, Gale Norton, est liée au lobby du pétrole, tout comme Bush Senior l’a été avec le groupe pétrolier Carlyle ou l’actuel président Bush Junior avec la Harkins Oil.
Ce quintette de la mort qui entoure le guerrier Bush est une véritable maffiocratie, comme l’a été dans le passé le quintette d’Hitler. Et ils se nourrissent d’une Bible très particulière.
La philosophie de Hegel, Nietzsche, Schopenhauer qui a vivifié et passionné le créateur de l’Holocauste du XXe siècle a été remplacée par des spécimens moins cultivés et d’un niveau intellectuel assez bas, mais plus pragmatiques pour le nouvel Hitler du XXIe siècle.

Qui sont ces auteurs intellectuels inspirateurs de notre quintette belliqueux ?

Le Bostonien Henry Cabot Lodge qui affirme qu’ « au XIXe siècle aucun peuple du monde n’a égalé nos conquêtes, notre colonisation et notre expansion et aujourd’hui rien ne nous arrêtera ». Merse Henry Watterson a déclaré que les États-Unis sont « une grande république impériale destinée à exercer une influence déterminante sur l’humanité et à façonner l’avenir du monde, comme aucune autre nation ne l’a encore fait dans le passé, même pas l’empire romain. »
Ou Charles Krauthammer qui a écrit il y a à peine quelques années dans The Washington Post : « Les États-Unis chevauchent dans le monde comme un colosse. Depuis que Rome a détruit Carthage, aucune autre puissance dans le monde n’a atteint les sommets que nous connaissons. Les États-Unis ont gagné la Guerre Froide, ils ont mis dans leur orbite la Pologne et la République Tchèque, après avoir pulvérisé la Serbie. Et du même coup ont démontré l’inexistence de l’Europe. »
Ou Robert Kaplan qui précise que : « La victoire des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale est aussi importante que la victoire de Rome dans la deuxième Guerre Punique qui la convertit en puissance universelle. »
Ou encore le très connu historien Paul Kennedy qui nous explique que « ni la Pax Britannica, ni la France napoléonienne, ni l’Espagne de Felipe II, ni l’empire de Charlemagne, ni l’empire romain ne peuvent se comparer à l’actuelle domination américaine. Jamais il n’a existé une telle disparité de pouvoir dans le système mondial. »
Ou le directeur de l’Institut des Études Stratégiques Olin de l’Université de Harvard, le professeur Stephan Peter Rosen qui nous dit que : « Notre objectif n’est pas de lutter contre un rival car celui-ci n’existe pas, mais de préserver notre position impériale et maintenir cet ordre impérial. »
Ou l’ineffable Zbigniew Brzezinski qui a déclaré que « l’objectif des États-Unis doit être celui de maintenir nos vassaux dans un état de dépendance, garantir la docilité et la protection de nos sujets et prévenir l’unification des barbares. »
Ou le Président Wilson qui a parlé au Congrès de l’Union« qu’il apprendrait aux républiques sud-américaines de choisir de bons députés ».
Ou le célèbre Billy Sunday qui a fait le portrait du gauchiste latino-américain comme celui d’un type « qui a un museau de porc-épic et une haleine qui ferait fuir un renardeau », il a ajouté que « s’il le pouvait, il les mettrait tous en prison jusqu’à ce que leurs pattes sortent par les fenêtres ».

Écoutons maintenant Dick Cheney, l’actuel Vice-président des États-Unis et le Secrétaire de la Défense, Donald Rumsfeld, qui constituent avec Condolezza Rice un triangle belliqueux plus redoutable que celui des Bermudes.
Le Vice-président Cheney a déclaré avant cette guerre sainte :« Les États-Unis n’ont pas à rougir d’être une superpuissance et ils ont le devoir d’agir avec force pour construire un monde à l’image des États-Unis. » Le chef du Pentagone a été encore plus clair au cas où nous n’aurions pas compris. Rumsfeld a dit en citant la phrase préférée d’Al Capone : « On obtient davantage avec un mot aimable et un revolver qu’avec un mot aimable seulement. »
Le langage qui nourrit l’épiderme et les neurones de Bush est un langage encratique, autoritaire, d’intimidation qui conduit inévitablement à la perversion morale de la fin qui justifie les moyens. La caractéristique essentielle du langage de la « bande Bush », comme pour le langage nazi, est la simplification, le réductionnisme et l’intimidation. Le langage de ce groupe prédateur est un langage schématique, émotionnel, chargé de préjugés qui incite à l’exaltation des sentiments les plus nobles du peuple. Je n’ai pas le moindre doute que Bush se nourrit d’un langage nazi.
Bush ne croit pas, comme Hitler ne le croyait pas non plus, à un État de droit, qui n’est pas l’État qui possède des lois, sinon l’État qui se soumet lui-même à l’empire de la loi et ne peut la transgresser pour aucun motif, et encore moins pour une raison d’État. C’est au nom de la raison d’État ou de la Patrie ou de la Sécurité nationale que sont commises les pires atrocités.
Y a-t-il une différence entre la construction intellectuelle de Bush et celle d’Hitler dans le cadre de la raison d’État ? Je ne le pense pas. Seulement des différences de style, d’époque et de magnitude en ce qui concerne la force utilisée et le pouvoir.

Le discours de la « bande Bush » est un discours de maître à esclave. Il n’y a pas de différences avec le discours de la bande d’Hitler.

L’un est plus gentil que l’autre. Quoique l’histoire est en train de prouver que le moins gentil a été le moins meurtrier.
Civilisation, barbarie, pacification des barbares, peuple élu : jusqu’à la race élue il n’y a qu’un pas. Enfin, tout cela ne nous rappelle-t-il pas l’histoire du psychopathe à la petite moustache ?
En parlant de la petite moustache, le récit d’un conseiller influent de la sécurité américaine qui habite à Washington est très instructif. Il a raconté au magazine argentin Noticias :« Pour le meilleur ou pour le pire George Bush Jr. est l’homme indiqué pour mener cette guerre [NDE : en Irak]. Il est né pour ça. La puissance qui lui vient de l’intérieur le fait trembler. Quand quelqu’un parle avec lui dans son bureau, on dirait qu’il va dévorer celui qui est en face. Il s’assied au bord du fauteuil, presque sans s’appuyer et agite les bras comme s’il ne savait pas quoi en faire. Il a besoin d’action. »
Quelle imitation de la gestuelle du dictateur nazi ! Bien que le flegme du cow-boy texan, revolver à la ceinture, ne ressemble pas à la rage presque épileptique du Teuton, qui s’étouffe en parlant et en gesticulant. Le corps de Bush ne crache pas en parlant. C’est son âme qui crache de la haine et de la violence et engendre la terreur. Mais ça ne lui fait rien. Il doit avoir bien appris le « Oderint dum Metuant » de l’empereur romain Caligula : « Laissez-les nous haïr du moment qu’ils nous craignent. »
L’incontinence émotionnelle de Bush est déjà un classique et, comme Adolf, il ne peut pas admettre un NON. Sa femme Laura Bush a rappelé à la presse que la première fois qu’elle a dit à son mari que l’un de ses discours ne lui plaisait pas, celui-ci, furieux, a fracassé sa voiture contre le mur du garage à l’entrée de leur maison.
Il se sent comme le numen nazi, un envoyé de Dieu, qu’il invoque dans n’importe quelle circonstance. Il a décrété que toutes les réunions de son Cabinet doivent commencer avec une prière. Il dit avoir consulté Dieu avant d’attaquer l’Irak, au mépris de l’opinion de la grande majorité des nations de la planète et des 90% d’êtres humains qui étaient contre. Il essaie d’imiter le président William McKinley lors de l’invasion des Philippines pour évangéliser les indigènes, tout en culpabilisant Dieu de l’avoir forcé à entrer dans ce pays.
Autre coïncidence entre ces vies parallèles qui aurait enchanté Plutarque : tant Hitler que Bush auraient pu éviter de se trouver dans le musée de grands bouffons de l’histoire, s’ils avaient eu un psychanalyste à leurs côtés. Un bon psychanalyste les aurait tous deux aidés énormément à canaliser leur libido vers des occupations plus normales, sublimant ainsi le seul aphrodisiaque qu’ils possèdent, soit le pouvoir universel et cruel sur autrui.

Continuons avec les ressemblances entre le guerrier de la race aryenne et le guerrier de Dieu, comme Telma Luzzani a surnommé notre Texan exalté.

Bush proclame urbi et orbi le bien-fondé de la guerre préventive. Dwight Eisenhower en 1953 n’a pas hésité un seul instant à ce sujet : « La guerre préventive est une invention d’Adolf Hitler. Franchement, je ne prendrais au sérieux aucune personne qui proposerait une chose pareille. »
Demandons-nous : guerre préventive contre qui ? C’est bien connu que la première victime d’une guerre est la vérité. Et la première chose que fait Bush pour fabriquer sa guerre préventive, après l’incendie du Reichstag, c’est de nous mentir façon Goebbels, d’une manière si primaire qu’à la fin personne n’a plus rien cru. D’abord il a dit que l’Irak soutenait Al Qaida. Il a été prouvé peu après qu’une haine irréconciliable existait entre Saddam Hussein et l’ancien employé des États-Unis, Oussama Ben Laden. Puis Bush a demandé d’inclure l’Irak dans le courant fondamentaliste musulman. Difficile à croire, car l’Irak était le pays le plus laïc du monde arabe. Alors on a invoqué les armes de destruction massive. Bush a assuré que l’Irak ne permettrait pas les inspections et quand l’Irak les a permises, il a alors répété que Saddam ne laisserait pas entrer les inspecteurs de l’ONU dans les palais et les endroits stratégiques. Quand il a accepté, l’administration Bush a voulu nous faire croire qu’elles étaient bien cachées. Finalement, on n’en a pas trouvé une seule. Quand tous ces arguments ont été réduits à néant, ils ont alors demandé l’abandon du pouvoir ou l’exil de Saddam Hussein et c’est à ce moment-là, qu’ils ont admis la seule et réelle vérité : nous voulons occuper le territoire irakien quoi qu’il arrive et décider qui va le gouverner. C’est la démocratie planétaire, nous dit-on. Les mêmes opérations manipulatrices de désinformation que Hitler a utilisé contre la Tchécoslovaquie, l’Autriche et la Pologne. Le même type d’excuses changeant au fur et à mesure qu’elles étaient anéanties.
Autre ressemblance : le mépris de la communauté internationale et de l’opinion publique mondiale. Hitler a détruit la Société des Nations fondée en 1919. Bush a réduit en miettes les Nations unies, obtenant contre lui la plus grande opposition à un pays depuis la fondation de l’ONU en 1945 : 170 pays contre la guerre, seulement 30 pays en sa faveur, la plupart d’entre eux des nations émergentes de l’ex-Union soviétique et qui se vendent au plus offrant.
Mais la plus grand défaite diplomatique depuis la fondation de l’ONU n’a été un obstacle ni pour l’un ni pour l’autre. Pour Hitler, le refus et la colère des peuples du monde contre son action ont été sans importance. Bush veut surpasser le Teuton. Les manifestations contre lui – sans précédent sur la planète -, se transforment en musique guerrière à son ouïe wagnérienne. Face à lui, il y a l’esprit de Seattle qui a fondé en 1999 le mouvement anti-mondialisation et pacifiste le plus imposant de l’histoire universelle. Mais rien ne l’arrête.
C’était révoltant de voir comme on a traité Hans Blix, chef des inspecteurs de l’ONU, avec ses 75 ans qui devraient inspirer le respect, originaire de cette merveilleuse ville glacée d’Uppsala, dans une Suède social-démocrate, un digne adepte des traditions démocratiques du martyr Olof Palme.

Le mépris envers les gens et leurs droits est le moteur de son humanisme

Écoutons le maréchal Goering devant ses juges à Nuremberg :« Naturellement, les gens ne veulent pas la guerre, mais après tout, ce sont les dirigeants d’un pays qui déterminent la politique, c’est facile ensuite d’entraîner le peuple. Qu’il dispose de la liberté d’expression ou pas, on peut amener le peuple où l’on veut et lui faire ce que veulent les gouvernants. C’est très facile. Il suffit de leur dire qu’ils sont en train d’être attaqués et de dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui met le pays en danger. » Ces paroles sont du nazi Goering en 1945 et non celles de Bush. La seule différence, c’est que le nazi Goering l’a dit en allemand et Bush en anglais.
L’invasion d’une nation souveraine qui n’avait agressé personne avait besoin d’une légitimation éthique, bien qu’illicite : renverser le tyran Saddam Hussein et imposer par la force un gouvernement « démocratique et populaire ». Tout cela semble très beau, même si la communauté internationale et les normes qui la régissent en soient le prix à payer.
Mais cela n’est pas vrai. Personne ne met en doute que Saddam Hussein est un sinistre dictateur, qui a assassiné son peuple et que son parti socialiste Bass, n’a rien de socialiste du tout. Mais qui va croire que Bush va instaurer la « démocratie » en Irak, alors que ses prédécesseurs qui ont administré l’Amérique, moins nazis que lui, ont envahi et occupé pendant des années et des années des nations souveraines et ont installé des dictatures féroces qu’ils ont soutenues et protégées contre leur propre peuple ? Par exemple Somoza au Nicaragua, Duvalier en Haïti, Trujillo en République Dominicaine, Pinochet au Chili. Tout comme les régimes fantoches et despotiques qui furent imposés par les nazis lors de l’occupation de l’Europe, y compris la France anti-de Gaulle du maréchal Pétain.
Hitler a envahi l’Europe à la recherche de son Lebensraum, pour étendre son territoire et satisfaire son besoin en matières premières et soutenir le développement économique allemand servant à l’édification du nouvel empire germanique, qui vengerait l’affront du Traité de Versailles. De la même façon Bush va à la recherche de son propre Lebensraum. UnLebensraum qui dans notre monde d’aujourd’hui ne se mesure plus par la quantité de kilomètres de territoire physiquement occupés, mais par la domination économique et politique qu’on exerce sur ces lieux, dirigée à partir de lointains centres financiers.

Les objectifs de notre nouvel Hitler sont multiples.

Le pétrole

En premier lieu, s’approprier le réservoir d’essence du capitalisme mondial qui n’est autre que le golfe Persique. Bush sait très bien que dans dix ans, le pétrole produit par son pays, locomotive commerciale du monde, s’épuisera irrémédiablement. Dans quarante ans il n’existera plus de pétrole sur la planète. C’est une course contre la montre. Selon la Statistical Review, la découverte de nouveaux gisements pétroliers énergétiques diminue de manière préoccupante. Elle a augmenté seulement de 5% contre 45% lors de la décade antérieure. Les 65% de réserves sont situées au Moyen-Orient. Des 77 millions de barils produits chaque jour dans le monde entier, les États-Unis en consomment vingt millions quotidiennement, mais seulement dix millions sont produits par les Nord-Américains. Ils sont donc tributaires des autres pour rester une superpuissance. L’objectif de l’attaque en Irak, deuxième réserve mondiale pétrolière, était de contrôler ces gisements, contrôler leur prix et leur production. Ne parlons plus d’armes cachées ni de n’importe quoi. Comme l’a dit l’écrivain Eduardo Galeano, si l’Irak était un producteur de radis au lieu de pétrole, qui aurait eu l’idée de l’envahir ?

Pour Bush, le pétrole est là. Il n’y a qu’à le prendre et se servir. Il ne sait pas qu’il peut s’étouffer en mangeant.

Le deuxième coup de Bush consiste à discipliner son allié, l’Arabie Saoudite, premier producteur mondial de pétrole et la plus grande réserve énergétique du monde, dont les prix ne conviennent pas aux intérêts américains. Le troisième objectif, tel que révélé en février de cette année par John Bolton, sous-secrétaire d’État, c’est envahir l’Iran et la Syrie qui, avec la Corée du Nord, constituent « l’axe du mal » et si la situation est favorable, inclure la Libye dans ce saint des saints. Le quatrième pas consiste à détruire l’OPEP et à s’approprier les combustibles fossiles du monde. S’il n’arrive pas à exproprier les gisements fossiles et ne trouve pas à temps de solutions alternatives énergétiques, le capitalisme américain devra modifier le modèle de consommation de son peuple et il risque de perdre le point d’appui de son hégémonie mondiale. Le cinquième objectif est représenté par les fructueuses affaires de la reconstruction de l’Irak sur lequel vont se jeter les quelque 500 transnationales qui contrôlent le monde, la plupart américaines. Le sixième objectif n’est pas moins important et il se nourrit des enseignements de Lord Keynes : utiliser l’industrie militaire pour sortir de la profonde récession dans laquelle est plongée l’économie américaine dont le taux de croissance est zéro. N’oublions pas qu’une guerre ne se gagne pas quand on a imposé la suprématie militaire sur l’adversaire, mais lorsqu’on obtient les bénéfices économiques qui sont la quintessence et la raison de son déclenchement.

Imposer la suprématie du dollar face à l’euro

On ne peut pas continuer sans mentionner le dernier objectif et peut-être le plus important de cette guerre : imposer la suprématie du dollar face à l’euro, qui ces derniers temps n’a pas arrêté de donner une raclée au dollar sur divers fronts inattendus, mettant en danger le privilège et l’importance américaine dans la commercialisation du pétrole. Le dollar a chuté ces derniers mois par rapport à l’euro de 17%, chiffres inimaginables depuis la création de la monnaie unique européenne. La décision iraquienne de libeller 10 milliards de dollars de leurs réserves en monnaie européenne a contribué à cette dépréciation etaprovoquéunesecoussesismiquepourle dollar. C’est une raison de plus pour attaquer l’Irak, car un gouvernement fantoche et à la solde des États-Unis renverra sûrement ce montant en zone dollar. La Russie libelle ses opérations pétrolières en euros ; l’Iran et d’autres pays de l’OPEP sont en train d’étudier la possibilité d’abandonner le dollar pour l’euro. Les économistes prévoient que si cela arrive, il se produira une dépréciation inusitée du dollar qui fera plonger la valeur des actifs américains, provoquant l’effondrement du géant aux pieds d’argile comme dans les années trente.

L’invasion est aussi due au besoin d’un nouveau partage du monde après l’échec des accords de la triade (États-Unis, Europe et Japon) en 1998 sous les auspices de l’OCDE à Paris et ceux de la réunion de l’OMC à Washington. Il n’y a pas eu d’accord pour la répartition du marché mondial menacé par une diminution du pourcentage du produit brut mondial, qui à la fin du siècle dernier avait atteint un degré de concentration de 50 % dans les mains des membres de la triade et de ses transnationales. L’échec du néolibéralisme pour maintenir le plus grand taux d’exploitation de nations dépendantes, la fatigue et la décadence de l’hégémonie unipolaire et la possibilité relativement proche d’une crise mondiale qui transformerait l’arrogante domination d’aujourd’hui en une hégémonie en haillons, tous ces enjeux sont à l’origine de cet acte de piraterie internationale.
L’Europe n’a pas accepté cette répartition et a attaqué avec son euro. Les États-Unis ont répliqué avec l’instinct des bêtes et s’ils parviennent à contrôler les lacs d’or noir, ils auront du pétrole bon marché et abondant pendant que leurs alliés le paieront cher et ne l’obtiendront qu’au compte-gouttes et leurs économies en souffriront.
Voilà le plan de guerre. C’est le même objectif de domination économique qui a poussé Hitler dans les bras de Mars, avec la devise : « Occuper, administrer, exploiter ». De là à dire que Bush y parviendra, il y a un long chemin. Surtout si l’on sait que cette guerre, pour la première fois, il devra la financer économiquement tout seul. L’invasion précédente de l’Irak avait été légitimée par la communauté internationale et payée par tous les pays. Cette fois-ci, il s’agit d’une invasion illégitime, un crime de lèse-humanité contre le monde civilisé, et les États-Unis la paieront seuls, sauf une petite partie qui sera prise en charge par le Royaume-Uni du renégat Blair. Tout cela représente beaucoup d’argent. Suffisamment pour déstabiliser encore un peu plus le maître de la petite machine à faire des dollars, installé dans le Département du Trésor de la nation la plus endettée de la planète : les États-Unis d’Amérique.

La stratégie militaire nazie

Une fois déterminés les objectifs royaux, Bush et sa bande de faucons ont patenté la stratégie militaire nazie : la tristement célèbre Blitzkrieg – la guerre éclair – avec laquelle les nazis ont dévasté l’Europe, combinant des attaques de divisions entières de tanks Panzers, appuyés par des vagues d’avions et des pièces d’artillerie. Les temps changent et la blitzkrieg nazie s’est transformée en super-blitzkrieg américaine, mais la modalité inventée par les maréchaux d’Hitler est la même que celle de Bush, bien qu’avec une puissance de feu mille fois supérieure.
Une autre ressemblance : le déséquilibre des forces en présence. L’invasion nazie de la Tchécoslovaquie et de la Pologne, où la cavalerie polonaise s’est heurtée à des tanks allemands après avoir été décimée par l’aviation, n’est rien en comparaison avec la puissance de feu infernale de la plus grande broyeuse technologique de l’histoire, comme si les Polonais s’étaient défendus avec des frondes face à la Luftwaffe de Goering. Lors de la première invasion de l’Irak, les pertes irakiennes se sont montées à 120 000 hommes contre 137 Américains morts et 7 disparus. Mise à part la Garde républicaine de Saddam, l’armée irakienne n’est plus composée que par des paysans faméliques sans entraînement, ni technologie, ni armement adéquat, face à plus de 300 000 soldats entraînés année après année pour tuer sans se poser de questions.
Que peut faire un pays qui a un budget militaire de 1400 millions de dollars contre un autre qui investit 400 000 millions de dollars annuellement dans ses Forces armées ? Et comme si cela n’était pas suffisant, Bush vient de demander encore quelque 75 000 millions de dollars de pourboire pour ce massacre. Il promet en échange que le butin de guerre compensera largement l’investissement.
Avant de commencer le massacre, l’armée irakienne a été saignée comme on saigne un taureau de combat quand il pénètre dans l’arène pour que le toréador coure moins de risques. Une décade de sanctions économiques, d’embargos, de manque de pièces de rechange, une armée sans avions, avec un nombre de tanks limité, peu de batteries anti-aériennes et seulement équipée de vieux fusils d’assaut AK-47, toutes ces mesures ont mis à genoux le taureau iraquien. Le toréador n’a plus qu’à plonger son épée et attendre l’agonie. Cependant les nouvelles du front ont démontré que, même saigné, le taureau a chèrement vendu sa peau.
Le vagabond viennois devenu prophète de la race aryenne, Adolf Hitler, a attaqué sans respect les grands trésors de l’humanité, détruisant des villes magnifiques, des cultures irrécupérables et des monuments fantastiques créés par l’être humain au fil des siècles. Imitant le protégé de sa famille, George Bush est entré à grand fracas dans le berceau de l’humanité, la Mésopotamie, l’Irak d’il y a 8 000 ans, « le pays entre les fleuves ». C’est là qu’est né le premier État, la première civilisation agraire et que l’écriture cunéiforme a été inventée. Dans le pays de la légendaire bibliothèque de Ninive, celui de la Tour de Babel, des jardins suspendus de Babylone, entre l’Euphrate et le Tigre, Bush se lance sans miséricorde dans la première guerre préventive du XXIe siècle. Il devra répondre lui aussi pour les trésors culturels qu’il a rasés. Sonhomo demens devra rendre des comptes à l’homo sapiens. Comme ce fut le cas pour Hitler et ses complices qui ont dû rendre des comptes à l’histoire au procès de Nuremberg.
L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Uruguay dit dans son communiqué de presse en guise de réponse au journal La República être consterné par la comparaison de son président avec Hitler. Il explique que Bush est en train de faire en Irak la même chose qu’ont fait les USA en libérant l’Europe du nazisme.
Je pense que c’est une insulte à l’intelligence que de comparer le brillant auteur du New Deal, Franklin Delano Roosevelt, avec cet énergumène du pouvoir qui tue les idées au nom des idées, et les hommes avec.
Roosevelt est entré en guerre avec la légitimité que lui conféraient tous les peuples confrontés à la barbarie nazie. En premier lieu, le peuple soviétique qui a sacrifié sur l’autel du Moloch germanique trente millions de ses meilleurs hommes, femmes et enfants pour changer le cours de la guerre quand le Troisième Reich était encore invaincu. Bush fait comme Hitler et non pas comme Roosevelt. Bush viole toutes les lois internationales, il affronte les Nations unies et comme Hitler il envahit une nation pratiquement désarmée qui ne l’a attaqué à aucun moment.
De plus, il convient de préciser par rapport à ladite libération de l’Europe par les États-Unis, à travers le don héroïque de la vie des soldats américains, que l’entrée dans la conflagration fut très tardive, presque à la fin du conflit quand l’Allemagne était déjà usée par la résistance soviétique, qui se mesurait alors seule aux 95 % du potentiel militaire nazi concentré sur le front oriental. Les États-Unis furent les seuls bénéficiaires de la Deuxième Guerre mondiale, pendant et après le conflit. Pendant, comme l’explique si bien Heinz Dieterich dans La Republica, parce qu’ils développèrent, loin des champs de bataille, leur industrie et leur agriculture en augmentant les salaires réels de 1941 à 1945 de 27 %, en générant dix-sept millions de nouveaux postes de travail et en offrant en 1944 davantage de produits et services à leur population qu’avant la guerre. Après la guerre, ils demandèrent le prix de leur participation multipliée par dix. À Yalta, ils s’érigèrent en première puissance de la planète, prenant la place de l’Angleterre, bien que craignant aussi, il est vrai, l’Union Soviétique, son nouvel adversaire historique.
Et de même que nous affirmons qu’il est insultant de comparer Bush à Roosevelt, il convient de préciser qu’il ne faut pas non plus confondre les pères fondateurs de la démocratie américaine, ces héros de la liberté, George Washington, Abraham Lincoln, Thomas Jefferson, avec ce pédagogue du crime, ce plouc de la mort, qui à la télévision ne peut cacher son expression sournoise de lâche. Charles de Gaulle, courageux rebelle de la France anti-nazie, demandait un jour au grand philosophe Jean Guitton : « Qu’est-ce la lâcheté, maître ? » À ce puits de sagesse de répondre : « La lâcheté, Général, c’est de rechercher l’approbation et non la vérité ; les médailles et non l’honneur, la promotion et non le service rendu ; le pouvoir et non le salut de l’humanité. » Que cette réponse s’applique bien à notre nouvel Hitler qui dit défendre les Droits humains des Irakiens, alors qu’il se spécialise dans leur conversion en déchets humains !
Mais ce comportement nous surprend-il vraiment de la part d’un dirigeant qui nie ne pas vouloir sauver la planète de la dévastation en refusant de signer les protocoles de Kyoto, approuvés à l’unanimité par la communauté internationale ? Un dirigeant qui a rejeté le contrôle des armes bactériologiques parce qu’il estimait que l’accord pour éviter la prolifération de ces arsenaux portait préjudice à son pays. Un dirigeant qui exige des nations indépendantes qu’elles signent un document dans lequel elles renoncent à leur droit de juger des citoyens américains pour des délits commis à l’étranger. Un dirigeant qui refuse de signer et de participer à la Cour Pénale Internationale, créée récemment par la communauté mondiale pour juger les crimes de l’humanité. En rejetant une institution approuvée par plus de 190 pays, avec seulement 7 pays contre, son vote coïncide avec celui du pays envahi, l’Irak, qui lui non plus ne veut pas qu’il existe dans le monde une Cour Pénale de dix-huit jurés indépendants pour empêcher légalement que des crimes de guerre continuent à être perpétrés, tant par le gouvernement des États-Unis que par celui de l’Irak.
Que peut-on attendre d’un dirigeant qui, dans son propre pays, berceau des traditions démocratiques, a suspendu les droits civils, instauré la censure, les listes noires, l’élimination de l’Habeas corpus, droit pour lequel tant de générations ont donné la vie, imposant des jugements clandestins, des prisons secrètes, et le délit d’opinion, plongeant ainsi sa société dans la nuit noire du marasme le plus anachronique ?

Nationalisme et faux patriotisme

Malgré tout, il dispose actuellement d’une importante majorité silencieuse dans son propre pays en faveur de l’horreur de la guerre, au beau milieu d’une gigantesque panne intellectuelle dans la société américaine, provoquée par la désinformation, la déformation de la réalité érigée en système, la douleur légitime après l’attaque criminelle contre les Tours Jumelles qui a fait périr près de quatre mille êtres humains, et un nationalisme attisé par le Tartuffe de la Maison-Blanche. Le nationalisme et le faux patriotisme constituent un lien supplémentaire, une ressemblance de plus, le chaînon qui unit Bush à Hitler. Ce type de nationalisme est le dernier refuge des canailles qui sont soutenues par la culture des ignorants. Albert Einstein le décrivait fort bien : « Le nationalisme est une maladie infantile, la rougeole de l’humanité. »
Mais un mouvement populaire commence enfin à se développer depuis la base, la racine, dans les meilleures traditions civiles du peuple américain, pour s’exprimer dans les grandes villes, pour arrêter, avec l’énergie mentale engendrée par la conviction d’avoir raison, les crimes en série que la plus monstrueuse iniquité belliqueuse des dernières décennies est en train de construire. Le peuple américain, lentement il est vrai, commence à comprendre que « la liberté ne peut être fertile pour les peuples qui ont le front tâché de sang ».

Qui se décidera à arrêter ce psychopathe ?

C’est la question qui circule à travers toute la planète.

Les Nations unies n’ont pas pu le faire. L’OTAN non plus. Leurs alliés européens ont été trompés et humiliés. Mais du fin fond de l’histoire, l’antidote commence son incubation. Tous les empires et leurs prophètes ont glissé d’une victoire à l’autre jusqu’à leur écroulement final. Et cet empire tout comme son empereur, à qui il importe peu de gagner l’esprit et les cœurs des peuples du monde, qui est sourd ou feint la démence face à la révolte énorme du sens commun, devant le grand gémissement des sociétés sorti des entrailles exaspérées des multitudes, qui se sont jetées sur les routes du monde entier, clamant pour la paix et la cessation du massacre, cet empereur devra finalement comprendre que dans cette croisade le vainqueur n’obtiendra que les dépouilles.
Les hommes comme Bush pensent que les crimes s’enterrent et s’oublient. Ils se trompent car le souvenir des crimes survit. Les gens en ont assez de la violence. Ils en ont assez des vendettas misérables des uns contre les autres. Ils veulent mettre fin à l’ère des assassinats. Si on les conduit vers des impasses, ils réagiront.
Le discours sinistre du maître et de l’esclave se termine presque toujours par la férocité de l’esclave qui n’a plus rien à perdre. Spartacus dixit. La protestation continue dans tous les recoins de la planète. Il n’y a jamais eu d’empire aussi orphelin de soutien que celui incarné aujourd’hui par ce toxicomane du pouvoir. Cet immense mouvement mondial contre Bush seulement comparable au mouvement mondial contre Hitler fait face au strabisme classique des messies qui les empêche de voir la réalité. Le strabisme est une disposition vicieuse et malsaine des yeux qui fait que les deux axes visuels ne se dirigent pas en même temps sur le même sujet. Ils voient la réalité déformée.
Le chuchotement de millions de personnes peut se transformer en bras qui arrêteront cette folie.
Il ne faut pas avoir peur de ces géants qui ignorent les lois de l’histoire. Ils sont plus rusés qu’intelligents. C’est ce qui les renvoie au monde des dinosaures, ces animaux gigantesques qui avaient développé un corps énorme pour une tête minuscule. Quand les grands changements climatiques sont arrivés, leurs minuscules têtes n’ont pas su s’adapter. Contrairement aux moustiques.

Il existe un proverbe allemand qui se réfère à Hitler ainsi :« Quand tu vois un géant, étudie d’abord la position du soleil, il pourrait en fait s’agir de l’ombre d’un nain. » Nous ne savons pas encore quelle est la part de géant et quelle est la part de nain de notre nouvel Hitler.
Souvenez-vous de Gandhi, cet incendie moral qui alerta les consciences. Avec sa seule voix et sa conduite non-violente, il a mis à genoux l’empire le plus important de son époque. Gandhi disait que le silence des bons est le grand mal perpétré par les mauvais. Ce silence n’existe plus aujourd’hui. Tous les peuples, ceux des pays riches comme ceux des pays pauvres, gouvernés par la droite ou par la gauche, tous à l’exception de celui qui habite le pays agresseur, qui commence peu à peu à sortir de sa torpeur, tous ont pris conscience que pour la première fois au XXIe siècle, la guerre, en tant que croisade irrationnelle, peut changer l’humanité. Ils savent qu’une guerre injuste est une catastrophe qui paralyse et sclérose la rencontre de l’être humain avec l’humanité. Ils unissent leurs mains planétaires pour dire au tueur à gages de la Maison-Blanche qu’il existe une vie et une race moins sordide que la sienne. Et qu’il vaut la peine que nous nous levions pour la défendre.

Ceci est ma réponse, Monsieur l’Ambassadeur.

Montevideo, Uruguay, le 30 mars 2003.

La possession de THOR

La bataille de Thor contre les géants, réalisé en 1872 par Mårten Eskil Winge.

D’après ces textes scandinaves, Thor est un dieu guerrier, le plus fort de tous. Il possède un char tiré par deux boucs qui lui permet de traverser les mondes. Son attribut le plus célèbre est son marteau Mjöllnir, avec lequel il crée la foudre, et qui lui permet surtout d’être le protecteur des dieux et des hommes face aux forces du chaos, comme les géants, qu’il abat régulièrement et dont il est le pire ennemi. En tant que dieu de l’Orage, il apporte la pluie, ce qui fait également de lui une divinité liée à la fertilité. Il est le fils d’Odin et de Jörd, et a pour épouse la déesse aux cheveux d’or Sif.  Wiki

L’économie mondiale, principalement dans les pays occidentaux, dits riches, est rognée lentement depuis 2008.: Fermetures d’usines, précarité d’emplois, impôts élevés en France comme au Canada, la hache des retraites, le poison des guerres… Lentement, mais sûrement, le sang pisse pour toutes les causes. Alliage de sang et de sueurs. Les petits villages s’éteignent avec les vieux. L’Amérique hache et broie avec ses armes, autant de la bouche que de la goebbellisation planétaire, tout, tout, tout!

Le Thor version 2014 est planqué dans 50 États. Il a fourmillé à travers tous les continents, comme un virus hypocrite. Il a établi ses bases, ses « idéaux », ses valeurs, ses petits rois.

Il reste encore quelques artisans dans le mondes, tel ce vieillard de la Macédoine, qui fabrique encore des barils de chênes vieux de 150 ans. Grand-mère ne tricote plus des bas de laine: La machine à mille grand-mères les ont remplacés. Tricoter, c’était mieux qu’un chapelet. Qui a dit que la prière avait un nom? Elle est incrustée dans la vie simple. Vivre en harmonie, c’est déjà prier.

On coure les dieux d’acier et de plastique.

La décadence par fragmentation. Comme le gaz de schiste. Il faut détruire la vie et la Vie pour un peu d’or liquide.

C’est une lente plastination… On est dégradé par ceux qui accordent des grades ou qui s’autogradent.

Tuer et faire vivre en même temps…

On vous donnera un système de « santé » performant,  gangrené par la finance, mais d’un autre côté on abrégera vos bons jours par la coupe du repos mérité. C’est ça, le « progrès ».  Du moins celui que l’on offre.  Celui qui a comme dénominateur commun: réforme. On devrait nommer toutes ces actions de nos gouvernements « dépréciation du citoyen ». Peu importe le pays. La mondialisation a autant frappé la Chine  pour le moment gagnante que les pays occidentaux qui n’ont aucune idée du jeu auquel ils jouent.

Le meurtre

C’est la simplicité qui écope, le meurtre en série et dans une tornade tourbillonnaire avalant la belle simplicité de la Vie.  Celle à laquelle tant de gens ont rêvé, tant de gens pour laquelle ils ont travaillé, pour en fin de compte n’avoir que pour récolte une longue glissade vers une fin des temps au ralenti.

Derrière tout ça, le grand mensonge de l’espoir et du retour du « bien », du confort, d’une certaine aisance, bref, d’une qualité de vie.  On s’est dit qu’après de milliers d’années à tenter d’avoir un peu de repos, on y avait droit. On s’était dit qu’il fallait attendre deux mille ans. On avait la patience pour se bâtir un petit monde ou l’on jour aux carte, à la pétanque, à rouler à bicyclette, à jeter ses montres à la mer.

Mais non!

Et qui est donc responsable de cette « uniformité »? De ces calamités?

Quotidien

Ce matin, j’ai scié et brûlé les branches de pruniers malades. Ce matin, j’ai conversé avec mon amour. Ce matin, j’ai bu un café tranquille – très bon d’ailleurs – et je me suis dit que l’hiver arrivait et que c’était temps d’arracher les plants de tomates.

Ce matin, le voisin d’en face soulevait sa maison pour l’agrandir et faire un nouveau solage. Il y avait encore de ces papillons blancs qui avaient infesté les poireaux. Mais bon!… On peu s’en accommoder.

J’irai me coucher sur un oreiller de plumes avec pleins d’oiseaux dans ma tête.

Et demain, je ferai un sourire à la jeune fille qui m’a sourit pendant que j’attendais au coin d’une rue.

Le froid va bientôt arriver. Déjà que les grands vents du Sud ont fait tournoyer le courant jet.

Il n’y aura jamais assez de banquiers, de politiciens, d’hommes armés pour me donner un simple sourire. Pourtant, tout est là!  Comme le monsieur qui fabrique des tonneaux de chênes…

Les amérindiens savaient une chose: on ne peut pas tout avoir, car tout nous est donné. Et alors, il n’y a pas de possession…

C’est le noeud du drame: posséder. Mais nous avons franchi une frontière insensée: posséder des « choses » était acceptable.

Maintenant, on veut posséder les humains pour tout posséder ce qu’ils ont. Âme y compris…

Le diable n’est plus dans le détail… On le prie encore pour qu’il nous mène au « ciel ».

Gaëtan Pelletier

sept. 2014