Archives de Tag: États-Unis

Le paradis à la fin de leurs jours

Drapeau

In Gold We Trust

Quand un soldat étasunien  meurt au combat et qu’il va au paradis, il est récompensé, en arrivant, de 72 automobiles flambant neuves, bref, vierges.

Gaëtan Pelletier

 

 

Le pape, Président des États-Unis

Tirer un missile de 70,000$ pour aller tuer quelques pauvres gens qui ne gagnent qu’un dollar par jour. Voilà les étasuniens qui se cherchent un nouveau président. Il n’y a rien de nouveau aux États-Unis. C’est le règnes de marchandeurs, violeurs de leur propre peuple. Le scénario ressemble étrangement à celui des années 30 en Allemagne. Tordre l’avoir du citoyen pour s’offrir une armée dont le budget est quasi équivalent à celui de toutes les armées du monde. 738 milliards de dollars. 

Il est difficile de qualifier de « budget » une telle somme. C’est une extorsion de citoyens qui vivent dans le plus énorme nombril de la Terre. Tuer au lieu de nourrir… Une tradition d’un pays qui depuis la dernière guerre mondiale n’a pas fait mieux pour son « économie » que de produire des armes. Vieillottes, elles s’en iront dans les cimetières, dont le plus grand est en Arizona. 
Dans la course présidentielle, on retrouvera un démocrate bien moins rutilant que le toupeté Mister Trompe. Non. Et peu importe qui sera élu car le caractère singulier et forgé de « l’américanisme » est bien plus difficile à défaire qu’on pourrait le croire. Au fil des dernières décennies la masse s’est pratiquement habituée à une propagande sournoise bien mastiqué au point de ne voir rien d’autre que leur ombilic désormais cicatrisé.
Peu importe ce qu’il adviendra de Trump qui chante chaque matin son chant du coq sur tweeter, la « culture » américaine est cicatrisée.
Alors, ne rêvons pas trop. Car même si on plaçait le pape François ( Jorge Mario Bergoglio) à la tête de ce pays il serait condamné à s’incruster dans cette chaufferie matérialiste qui brûle les anges pour en faire du compost de diables.

Gaëtan Pelletier
24 février 2020

Trump: l’homme qui mord

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Il n’est pas surprenant que le Président des États-Unis d’Amérique nous offre un chien en guise de héros. Ce cerveau gélatiné – mais de qui donc je parle- n’a que le mot qui lui vient en bouche… ou en gueule suite à l’assassinat d’ Abou Bakr al-Baghdadi  lui-même traité de chien. On en conviendra, le chef (sic) de l’armée des États-Unis a un vocabulaire étendu et élégant.

C’est le représentant du pays…

La démocratie étasunienne est fondée sur l’élitisme « blanche » qui règne depuis plusieurs décennies sous cette horde de barbare odieux qui fait honte à la race humaine.  Ce représentant de l’inhumanité n’a donc rien à faire que de se pavaner et discourir comme si la Terre était un bar ouvert?

Qu’apporte donc cette race cruelle au bonheur de l’humanité? Il semble qu’il faudra attendre le grand déluge de feu pour éteindre un climatosceptique dont la seule classe est…dirigeante. La Vie a été suffisamment intelligente pour transformer en poussière qui ce qui est vivant. Elle n’a pas pris de risques. On peut donc respirer un peu…

Pour le reste, ce pays, sans trop le savoir, est devenu un nazisme rose qui a  eut « l’intelligence » de parceller leurs crimes sur une période suffisamment longue pour que les peuples oublient ce qui se passe en ce moment et pour caviarder leur bilan dans l’histoire de l’humanité.

Gaëtan Pelletier

Avez-vous du plastique dans vos veines?

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Source de l’image: L’âge de faire 

C’est devenu …viral: il faut faire son « petit geste  » pour l’environnement. Voilà  des modes dans une mode: manger vegan, conduire électrique, éliminer les pailles de plastique, etc.

Tout ça pendant que ronronne les grandes machines à enfouir des sommes colossales …pour le profit. La Terre est maintenant bouffie de paniquées, toute remplie de gens qui sont prêts à changer le monde pour qu’il soit viable. Ça fait quarante ans au moins que nous en parlons. Ça fait depuis les années 70, avec le livre La bombe P qui sonnait l’alarme sur une population trop élevée en l’an 2000. Et ce serait 10 milliards en 2050. 10 milliards dont quelques riches qui continueront de vider les entrailles de la planète, les bois, appauvrir les terres, – du moins celles qui resteront – , et demander aux  petits de « faire leurs petits gestes » pour l’environnement. Il y aura plus d’avions dans le ciel que d’oiseaux.

La télévision est remplie de « parleux » qui parlent et qui parlent sans parler des problèmes réels dans lesquels nous sommes enlisés. Une voiture électrique est une voiture qui demande de l’asphalte, des métaux rares, et des défauts qui ne font pas toujours la voiture idéale dans les pays froids. On n’éteindra pas toutes les villes lumières de la planète pour « sauver la planète ». Pauvre petit homme dans le déni: la planète n’est pas à sauver, la planète doit se débarrasser d’une flopée  d’affairistes enragés.

Pas de viande rouge ou autre? Il faudra alors s’empiffrer de céréales et de grillons  sans vraiment savoir si  le vegan  n’avale pas les pesticides et les herbicides pour des rendements dits à 100%. On retrouve de plus en plus de sols contaminés par le lourd passé laissé pendant que les industries polluaient à qui mieux mieux, en toute liberté, laissant sur leur passages des souillures qui perdurent.

Il faut être naïf pour ne pas saisir l’ampleur des dégâts déjà faits et la lenteur à modifier les trains des vie. Et lesquels? Ceux des sociétés dites riches?

Désormais, tous les candidats politiques vont vous vendre du vert. Et vous allez avaler ça comme le fait l’omble de fontaine devant un beau ver accrochée pas très loin d’une cuillère qui tournoie dans l’eau.

Quand le citoyen achète un objet, c’est un futur détritus. On n’y échappe pas. Tout ce que l’on achète est jetable. Plus il est compliqué moins il est biodégradable.

Personne n’échappera à la pollution, personne n’échappera à la fin étrange d’une planète qui était un paradis et dont on en a fait un dépotoir. Le château de cartes – pourtant si beau et si alléchant, et d’une certaine manière si génial de construction – est trop avancé pour ne pas qu’il défaille dans un long bruit sourd. On aura parcouru un long chemin qui n’est en fait qu’une quelques secondes dans l’histoire de la planète.

L’idée de remplacer une voiture polluante par 10 autres moins polluante est parfaite pour les crédules qui n’ont pas toutes les pièces de ce puzzle dans lequel nous vivons.

L’idéal serait de consacrer trois mois par an à ne pas acheter ce qui est un « luxe », c’est à dire Non nécessaire à la vie simple, serait un bon début. Question de se désintoxiquer et de se livrer au plaisir d’échanger et de donner au suivant. Ensuite six mois. Et pourquoi pas mettre sur une liste des personnes et des compagnies avec noms ou numéros comme personnes recherchées pour crime contre l’humanité? Ce qui nous en empêche c’est la religion des affaires qui fait du citoyen le nouveau nègre d’une mondialisation qui a perdu tout pouvoir de par ses dirigeants.

Pendant que le petit citoyen rêve de changer le monde sans changer de montre, il y a des millions d’aspirants croyant encore que l’on peut faire fortune et se séparer de la race humaine.  Ils sont les nouveaux nègres de ceux qui savent cultiver les ego pour engrosser leurs fortunes.

Acheter, vendre, investir: quels beaux projets pour les vendeurs du temple Bleu! C’est de ceux-là dont il faut se méfier. Ceux-là qui vous parleront du petit geste pour sauver la planète.

Un jour, la simplicité de vivre arrivera. Elle arrivera de force. Espérons-le. Car pour  pourchasser des hyper riches responsables nécessite des gros investissements. Mais ils ont fait en sorte que nous n’en ayons pas. Il est tellement aisé de trouver un Narcisse qui remplacera un autre Narcisse.

En attendant, on peut regarder l’effritement sur écran géant an 1080 p. Encore un objet qu’il faudrait faire taire. Qui sait si un arbre n’a pas à dire davantage sur la nature humaine.

Avez-vous du plastique dans vos veines?

Gaëtan Pelletier

RÊVE AMÉRICAIN

Source: Facebook

Trump: Autopsie légère d’un pois terrrestre

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La visite médicale Donald Trump prévue en fin de semaine ne comportera pas d’examen psychiatrique, a affirmé lundi la Maison-Blanche au moment où certains de ses détracteurs s’interrogent ouvertement sur la santé mentale du président américain. Cyberpresse

Il est assez étrange qu’en quelques décennies, les États-Unis ont « choisi » au moins deux petits déséquilibrés. Il y en avait pourtant d’autres en file… En fait, il est si intelligent qu’il est son propre psychiatre se proclamant « stable » d’esprit. Les fonds de tiroir pour des candidats à la présidence sont-ils vides à ce point? Après le « Yes we can », voilà le « Yes, we twitt ».

Les fonds de tiroir sont vraiment bas. Au Goden Globe  Awards tout était préparé pour une autre vedette: Oprah Winfrey. Certes, la dame a de la jugeote, mais on revient toute de même au tronc commun: la mégalomanie.  Le critère: « avoir eu du succès ». Et pas le moindre… L’Amérique se cherche une sorte d’enflure à sa mesure. Du moins ce qu’elle croit être « sa » mesure. Nombrilistes et désintéressés des autres, ils s’apitoient sur leur sort.

Au fond, le cerveau de Trump est sans doute celui de l’Amérique: les disjoncteurs surchauffent un peu trop sous les démesures et l’irréalisme  auxquels les citoyens  sont habitués. À force de se déclarer supérieure aux autres nations, à coups d’armes et de mesures monétaires frisant le banditisme,   cette nation a fini par élire des inférieurs riches.

Il n’y a rien dans le cerveau de Monsieur Trump pour démontrer qu’il est fou, mais il y a tout pour démontrer que les valeurs américaines elles, sont folles, légères, et qu’ils prient, les yeux fermés, un crucifix d’une main et un colt .45 de l’autre.

 

Gaëtan Pelletier

Hollywood m’a menti sur l’Amérique

 

 Karim Akouche – Écrivain

«Il y a en effet plusieurs Amériques, souvent opposées, qui se côtoient et se querellent. Celle des bons, celle des bêtes et celle des truands», écrit l’auteur.

Hollywood m’a menti. L’Amérique qu’il m’a vendue ne correspond aucunement à celle que je découvre. Au poste frontalier avec le Québec, le douanier me prend d’emblée pour un ennemi. La raison : le « DZ » inscrit sur mon passeport canadien. Il tape sur son clavier et découvre mon pays de naissance : l’Algérie, un pays susceptible d’exporter le terrorisme. Il me pose des questions auxquelles je réponds dans un anglais approximatif, mais clair. Il me crie dessus, froisse mon invitation et la jette à la poubelle.

Je me dois alors de justifier mon innocence. Heureusement que je suis invité à New York comme écrivain et que j’ai une conférence programmée le surlendemain. Il tape sur Google, tombe sur des articles parlant de moi et de mes livres. Il se décrispe tout à coup : « Congratulations ! You have a Wikipedia page ! You are a celebrity ! » Je n’en reviens pas. En l’espace de quelques minutes, il passe de la violence à l’amabilité. C’est à cause de la supposée notoriété dont je dispose sur Internet. Autrement dit : le paraître et le clinquant ont gommé la « tare » des origines.

Cactus

Bienvenue au pays de toutes les énigmes. L’écart entre l’Amérique réelle et l’Amérique fantasmée, celle véhiculée par les médias, est si grand que je ne sais plus comment le formuler. La première image qui me vient à l’esprit est celle d’une plante épineuse, le cactus : il est beau à la vue, mais il pique au toucher.

Il y a en effet plusieurs Amériques, souvent opposées, qui se côtoient et se querellent. Celle des bons, celle des bêtes et celle des truands. D’un côté, le Nouveau Monde et, de l’autre, le monde archaïque. L’Amérique du rêve et celle du cauchemar. Celle des riches métropoles et celle des laissés-pour-compte. Celle des forts et celle des faibles. Celle des champions et celle des perdants.

L’Amérique des Caucasiens et l’Amérique des Noirs. Celle de Philip Roth et celle de Donald Trump. Celle de la Silicon Valley et celle de Brooklyn. Celle de la statue de la Liberté et celle de Guantánamo. Celle de Coca-Cola et celle de l’injection létale. Celle de la violence protéiforme et celle, burlesque, de Charlie Chaplin.

L’Amérique des Simpsons et l’Amérique de Fox News. Celle du puritanisme religieux et celle de l’industrie du porno. Celle du football et celle de l’obésité. Celle du gospel et celle des gangs de rue. Celle du patriotisme excessif et celle de l’individualisme de masse. Celle de la Révolution et celle de l’extermination des Indiens. Celle de la guerre de Sécession et celle de la traite négrière.

L’Amérique arrogante et l’Amérique qui accueille. L’Amérique terrorisée et l’Amérique qui terrorise. L’Amérique inculte et l’Amérique cultivée. La simplicité volontaire de Thoreau et l’axe du mal de Bush. La dictature de l’instant et le mépris de l’histoire. Le ici-et-maintenant et le passé-jamais. Wall Street et les ghost towns. Wounded Knee et Omaha Beach. L’Amérique qui massacre et l’Amérique qui libère. Le Ku Klux Klan et Jésus Christ. Geronimo et Ben Laden. Le Vieil homme et la mer et le Patriot Act. La NSA et Edward Snowden… Il y a de tout : le faste et le fade, la fureur et la foi, la fougue et la folie.

Pays des cow-boys

Un ami vivant au New Jersey me confie à juste titre : « Il est plus facile, pour les Américains pauvres, de se procurer une arme que de se faire soigner. » N’ayant pas réussi à trouver un assureur à cause de son diabète, il doit 200 000 dollars à des hôpitaux. Il est loin d’être le seul dans cette situation. La plupart de ses concitoyens sont surendettés : la santé et l’éducation les ruinent.

La veille de mon voyage, il m’a donné quelques consignes : « Si la police t’interpelle, sois calme, obéis, ne farfouille pas dans tes affaires, place tes papiers bien en vue, car tout geste de trop pourrait être mal interprété… Nous sommes au pays des cow-boys, les flics ont la gâchette facile. »

En effet, les relations entre la police et les citoyens, surtout les minorités, sont tendues. Le taux de criminalité annuelle à Détroit, Baltimore, Cleveland, Oakland, Saint-Louis et Memphis, entre autres, frôlent les 2000 cas par 100 000 habitants.

La violence sociale et économique, c’est le quotidien des Américains. On est loin des cartes postales et des confessions à l’eau de jasmin que les starlettes étalent sur les réseaux sociaux. Le marketing fausse tout. Il y a un fossé entre le discours officiel et la réalité.

Kennedy, par exemple, dont on a voulu faire une icône, n’a en réalité jamais été un modèle : il ne respectait pas les femmes et a fait la guerre à Cuba et au Vietnam. Au pays de l’oncle Sam, le vivre-ensemble et la liberté ne sont que des vocables creux : c’est le vivre-à-côté et le politiquement correct qui règnent. Chacun pour soi et Dieu pour personne.

Si tu es un winner, tu auras ta place entre les winners, donc dans la société. Alors tu as intérêt à sortir tes muscles, à accumuler plusieurs boulots, à suer, à dormir peu, à manger vite et gras. Tu seras alors fier d’étaler ta richesse, ta paie, ton ranch, ta bagnole… Si, dans le cas contraire, tu es pauvre, cache-toi, souffre en silence et prie. Tu peux toujours chanter la rengaine d’Obama, Yes we can, l’État ne viendra jamais à ton secours. Ici, la vie n’a de valeur que si elle est convertible en billets verts. Bosse ou crève. In Money we trust.