Archives mensuelles : décembre 2010

Hannibal Lecter et les Dr Patch Adams

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HANNIBAL

Mais derrière un sourire carnassier aux dents blanches, une politesse raffinée, se cache un implacable criminel amoral qui ne connaît ni pitié, ni remords. En effet, avant d’être arrêté en 1980 par Will Graham (un profiler que ce génie machiavélique aidait dans l’établissement du profil psychologique d’un tueur qui n’était autre que lui-même).  Hannibal Lecter Wiki

Du sapin au cercueil

L’expression très québécoise « se faire passer un sapin »  a trois sens possibles

1 : Se faire vendre du bois de sapin, qui fissure au séchage, pour du bois  d’épinette, beaucoup plus résistant

2 : Se faire vendre une épinette pour un sapin de Noël (plus courant en ville)

3 : Sentir le sapin » signifie être proche de sa mort, car les cercueils étaient surtout faits en bois de sapin. Gamma Force

Les sociétés démocratiques sont en train de se faire infiltrer une moisissure par sa manière de manipuler «l’argent». Les banques étasuniennes afficheraient des profits… Obama, le nouveau magicien d’Oz?

Se faire vendre un sapin fendillé, ou une épinette pour un saper, passe encore…

On se croirait en 1930 dans un système de désinformation. Le problème actuel n’est pas que nous manquons d’information, elle est seulement éteinte, écrémée,  falsifiée, soit d’ignorance ou par crainte de toucher des sujets tabous.

De sorte que le 1930 est toujours là…

À force de cultiver la vente de sapin, l’on risque de se retrouver au tombeau.

La falsification est devenue un sport de riches.

Obama et tout son entourage de Jésus de plâtre peuvent bien essayer de nous leurrer avec des manœuvres pour nous faire croire que l’argent coule, mais leur système n’est qu’une mare qui se nourrit de son eau.

Les noces de Cana

« Or il y avait là six jarres de pierre, pour les purifications des Juifs, contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau ces jarres ». Ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Puisez maintenant et portez-en au maître d’hôtel ». Ils lui en portèrent. Quand le maître d’hôtel eut goûté l’eau devenue du vin – il en ignorait la provenance, mais les serveurs la savaient, eux qui avait puisé l’eau – il appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert d’abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, alors le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent ».

« Tel fut le commencement des signes de Jésus ; c’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ».

La foi qui nivelle les montagnes

Étymologiquement, « foi » provient du latin fides et se rattache à une racine indo-européenne bheidh « avoir confiance » .

C’est cette confiance qui est ébranlée depuis des décennies. Mais au moment où le peuple découvrira que la mariée couche les acteurs d’une pègre étatisée, il se pourrait que le monde change ce dit modèle parfait. Car aussi grassement qu’il est nourrit, le peuple s’endort comme après un long repas lardé et suintant.

Les porcs ont toujours l’air en santé…

Le mariage de la finance et de la politique – dans son flirt avec la malhonnêteté – va finir par faire du mariage entre le citoyen et ses dirigeants élus démocratiquement (sic), le grand divorce.

Quand les dés sont ronds

Drôle de jeu et de chausse-trappe. Les grands du monde ont du modeler le dé en l’arrondissant pour qu’il roule sur une table déjà ronde : la Terre. Tout le monde a des billes en dessous des pieds.

C’est l’État de soulerie : c’est l’état dans lequel on garde le peuple en le gavant de mensonges. Car le le temps des miracles n’est qu’un leurre.

De sorte que l’humain n’est plus qu’une oie.

Après s’être fait déplumer et charcuté par les bouchers du capitalisme, ceux-ci n’étant pas intéressés à perdre leur dinde, se livrent à des recours qui nous font loucher,  comme ces jongleurs à balles des cirques. Rien de moins… On se renvoie l’argent, comme pour nous bluffer du nerf optique, l’un vers l’autre.

Du ping-pong harvardien…

Ces sieurs ont la cote…

Les clowns doctorisés

On a saigné le consommateur, mais on espère qu’il donnera du sang à la Croix-Rouge.

En attendant – les jongleurs constatant la gravité de la «maladie» du patient- se promènent dans nos dortoirs avec une flopé de Dr Patch-Adams .

« Patch » Adams est aussi actif dans le social, il est non seulement un citoyen diplomate mais aussi un clown professionnel, un artiste et un auteur. Chaque année il organise avec un groupe de volontaires un voyage en Russie où déguisées en clown ces personnes apportent de l’espérance et de la joie aux orphelins, patients et aux gens. En 1998, il se rendit aussi en Bosnie, un pays de la péninsule balkanique déchiré par la guerre.

Véritable révolutionnaire dans sa façon d’appréhender le monde, il estime que c’est par l’amour et la compassion autant que par la médecine dite conventionnelle qu’il convient d’apporter du soin aux personnes malades. Il est auteur d’un manuel pour visiter les personnes en souffrance qui est intitulé « docteur tendresse » Wikipedia

Malheureusement, une fois le Dr épluché de sa bonté apparente, il ne reste plus que la cerise du nez rouge et les grimaces pour nous divertir.

En attendant que la santé revienne, pas la nôtre, la leur…

C’est bien là le drame. Comme mes arrière grands-parents : on soignait les porcs pour les manger.

Eux, pensaient avoir affaire à un docteur tendresse…

Nourrir, c’est faire vivre un peu…

Mais, en vérité, c’est Hannibal qui veut nous bouffer.

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Smile

Bring It On Home

OVNIs : Allen Hynek relance la controverse

Le professeur Allen Hynek dirige le département d’Astronomie et d’Astrophysique de l’Université North-Western, aux Etats-Unis. Il a été conseiller technique de l’aviation américaine, il est l’auteur du fameux projet « blue book », pendant dix années il a pu avoir accès aux documents secrets et officiels de l’U.S. AIR FORCE en matière d’objets volants non identifiés. Il nous révèle les résultats de quinze années de recherches et de controverses. L’Inconnu publie son témoignage…

L’Inconnu : Le film de Stephen Spielberg « Rencontre du troisième type » s’inspire très profondément de votre propre travail et il est attendu comme l’un des films les plus importants de l’année. Est-ce que cela pourrait indiquer un éventuel changement de l’opinion publique face au phénomène des OVNIS ?

Hynek : De toute évidence, beaucoup. Même si le film est un film de fiction, il est basé en grande partie sur des faits reconnus se rapportant au mystère des OVNIS et touche de près l’essence du phénomène. Le public sortira probablement du film avec le sentiment dérangeant que nous ne sommes pas seuls et qu’il y a probablement quelque chose qui se passe quelque part, au-delà…

L’Inconnu : Vous avez la conviction que ce film ne sera pas encore un de ces films à sensation, fait pour attirer les foules ?

Hynek : Ce qui m’a impressionné après JAWS c’est que Stephen Spielberg était soumis à une pression énorme pour produire un autre film à grand spectacle et qu’il a décidé de faire un film sur les OVNIS. Il met sa propre réputation en jeu. De toute évidence, il suppose le public prêt à accueillir un traitement sérieux du sujet — à l’opposé des films de série B des années 50 comme « L’invasion des soucoupes volantes », et que ce public réagira et répondra de façon très large.

L’Inconnu : Partagez-vous son optimisme ?

Hynek : Il est clair que l’attitude du public a dramatiquement changé, par son indifférence, ces dernières années. La raison majeure en est que l’activité des OVNIS va continuer, elle sans interruption depuis 30 ans.

L’Inconnu : Quel est le rythme moyen de l’activité des OVNIS ?

Hynek : Chaque jour, au centre, sur la ligne spéciale mise à la disposition des officiels de la police locale, nous recevons 3 à 4 rapports. A peu près 95 % des rapports se révèlent être des OVIS — c’est-à-dire des objets identifiés tels que des avions publicitaires, Vénus, des ballons météos et ainsi de suite. Ce pourcentage de « choses expliquées » est beaucoup plus importait sur la ligne « spéciale » que ce qu’on rapporte en général aux organisations spéciales d’OVNIS La raison en est que nous n’utilisons que les sources officielles de la police locale et que la moyenne des individus peut très bien ne pas rapporter des incidents vraiment étranges d’OVNIS à la police par crainte du ridicule , pourtant, cette même personne rapportera avoir vu Venus, s’il ne la reconnaît pas , parce qu’il est « sécurisant» de témoigner l’existence d’une lumière particulière dans le ciel. D’un autre côté, Un témoin réfléchira à deux fois avant de raconter sa rencontre physique avec un objet qui a des créatures à l’intérieur C’est pourquoi les rapports que nous recevons sur la « ligne rouge » ne sont habituellement pas si impressionnants que ça ! Le pourcentage des OVNIS authentiques représente à peine plus d’un pour cent.

L’Inconnu : Comment cette estimation est-elle compatible avec celles qui proviennent d’autres sources ?

Hynek : Une estimation plus réaliste des rapports inexpliqués serait de dix pour cent à peu près, ce qui est en gros le pourcentage que j’ai trouvé moi-même en travaillant au projet « Blue Book » . Je dirais qu’en moyenne, une douzaine de rapports d’OVNIS authentiques parviennent à l’attention des chercheurs chaque mois. Bien Sûr, ce nombre est beaucoup plus important en période « de pointe », quand l’activité des OVNIS est vraiment intense.

Mais, même quand je fais cette estimation, pour chaque OVNIS signalé, au moins une douzaine restent non signalés et donc incon­nus.

L’Inconnu ; Comment pouvez-vous ainsi faire l’estimation d’une quantité inconnue ?

Hynek : Un des moyens, c’est le procédé informel que j’utilise à la fin de mes conférences.

Après avoir parlé, je demande qui, dans le public, a eu affaire à des OVNIS — 10 à 20 % lèvent la main. Puis, quand je demande combien d’entre eux ont rapporté leur expérience, je n’ai droit qu’à deux ou trois mains levées.

Je sais aussi que chaque fois que je vais investiguer sur place un des cas, d’autres sortiront invariablement de l’écheveau Comme des termites, apparaissent dans un meuble vermoulu. Des gens viennent me voir et disent : «Je n’ai jamais rien dit à quiconque mais j’ai eu telle et telle expérience ». Et les cas semblent être plus inhabituels que ceux que nous recevons par nos réseaux « offi­ciels » de la police.

Une autre manière de faire une estimation du nombre des rapports serait de se reporter à un sondage de l’Institut Gallup qui révélait que 11 % de la population — c’est à dire 15 millions de personnes — croient avoir vu des OVNIS. Alors si nous disons que si 10 % des 15 millions d’Américains ont réellement vu un OVNI, cela revient à dire que un million cinq cent mille personnes ont probablement vu quelque chose que personne ne pouvait expliquer. Et même si nous réduisons ce nombre à disons, 800 000 Américains, c’est encore un nombre incroyable de découvertes authentiques. Ceci seulement pour les Etats-Unis, Les OVNIS sont un phénomène global.

L’Inconnu : Est-ce que les rapports sont de qualités différentes selon les pays ?

Hynek : Même en utilisant la traduction la plus parfaite, il est difficile de dire si un rapport particulier vient du Japon, de la France, du Brésil ou des Etats-Unis. C’est fascinant à quel point vous pouvez obtenir des rapports similaires, venant de cultures totalement différentes. Pendant un récent voyage, j’ai pu entendre une quantité de témoignages en Indonésie. On m’a même signalé des découvertes à Bornéo et je doute qu’à Bornéo les gens ont fait la connaissance des OVNIS en lisant le « National Enquirer »

L’Inconnu : Peut-on recouper géographiquement et établir une carte des découvertes d’OVNIS aux Etats Unis ?

Hynek : Une corrélation dont j’ai connais­sance consiste à répartir et reporter les cas de « rencontres rapprochées » avec les OVNIS. Si vous faites une étude statistique, vous décou­vrirez que ce genre d’incident à presque tou­jours lieu dans les zones isolées… Cela n’arrive pas dans les zones urbaines où beaucoup d’autres découvertes, moins spec­taculaires, sont faites. Il semble qu’il y ait toujours une corrélation avec les lignes à haute tension, les installations militâmes et — aussi curieux que cela puisse paraître– les petits courants d’eau. En ce qui concerne ce dernier point, je ne peux qu’émettre des spéculations.

Le Docteur David Saunders, ancienne­ment de l’Université de Chicago, a mis sur ordinateur 50 000 cas individuels et pense être arrivé à une formule qui pourrait prédire et prévoir les arrivées d’OVNIS II affirme que les périodes de pointes ont lieu tous les 61 mois et que ces pointes se déplacent de 30 degrés de longitude vers l’Est tous les 5 ans.

La prochaine vague majeure de décou­vertes d’OVNIS devrait avoir lieu vers Noël cette année, quelque part à la longitude de la mer d’Aral, en Sibérie.

Pour parler, en termes généraux, de « schémas » de la distribution des phéno­mènes, je dirais simplement que, en pré­sence du phénomène des OVNIS, nous avons affaire à quelque chose qui est manifestement intelligent.

Maintenant, quant à savoir s’il s’agit là de quelque chose de beaucoup plus proche de nous ou si c’est un produit de notre propre intelligence, je n’en sais rien. Mais de toute évidence, il y a intelligence.

L’Inconnu : On appelait les OVNIS « sou­coupes volantes ». Quelle est la différence ?

Hynek : Fort heureusement, le terme de « soucoupe volante » — un malentendu de vocabulaire si on peut dire — est passé de mode. D’abord, parce que les OVNIS se présentent sous une énorme variété de formes. Mais, ce qui est peut-être plus important, la « soucoupe volante » est un terme restrictif Cela implique que le phéno­mène qu’on décrit est premièrement un véhicule, et, deuxièmement d’origine extra­terrestre.

L’OVNI, d’autre part, est un terme géné­rique — Peut-être est-il presque trop large. Alors que le mot « non identifié » est absolu­ment approprié, le phénomène non identifié, lui, ne vole pas toujours et à la limite, n’est peut-être pas un objet. C’est-à-dire une chose à trois dimensions qui existe dans une réalité objective… Mais à présent, le terme OVNI est reconnu comme faisant partie du langage, et je ne pense pas que nous pour­rions y changer quoi que ce soit, même si nous le désirions. L’OVNI est réellement devenu un terme générique pour toutes sortes de phénomènes inexpliqués.

L’Inconnu : Alors comment vous, utilisez- vous le terme ?

Hynek : Je définis l’OVNI comme un phé­nomène qui reste non identifié, après un exa­men serré de tous les témoignages recueillis par des personnes qui sont capables d’iden­tifier techniquement tous les phénomènes conventionnels — avions, corps astronomi­ques, inversions de température, hallucina­tions — que l’on rapporte souvent comme étant des OVNIS. Et comme je l’ai déjà dit, on découvre en général que 10 % des rapports restent inex­pliqués.

L’Inconnu : Mais, pourquoi tous ces phé­nomènes inexpliquées ne seraient pas tout simplement les produits d’une imagination fertile ?

Hynek : Il faut que vous gardiez bien en mémoire que ces rapports proviennent de gens conservateurs, fiables et sains d’esprit, dont le plus grand nombre étaient scepti­ques, jusqu’au moment où ils ont fait eux même la rencontre d’un OVNI. S’ils avaient tous eu certaines difficultés psychologiques, étaient alcooliques ou étaient le résultat de foyers déchirés, alors, on serait en droit de rejeter leurs témoignages. Mais la seule chose qu’ont en commun les observateurs d’OVNI, c’est d’être des êtres humains. Vous trouvez presque invariablement parmi eux des gens dont la réputation personnelle est telle, que personne n’oserait mettre en doute leur parole à propos de quoi que ce soit d’autre, le genre de personnes en un mot, qui feraient de bons jurés dans un tribunal. Et, si vous croyez à ces gens dans l’enceinte d’un tribunal, de quel droit faudrait-il mettre leur parole en doute, dans le cas présent ? Les gens sceptiques qui affirment avec insistance que les OVNIS sont une énorme absurdité, ne parlent pas en fait des OVNIS — Ils remettent en question toute fa procé­dure qui consiste à décider de quelque chose en fonction du témoignage d’un être humain.

L’Inconnu : Si vous deviez sélectionner le meilleur de ces témoignages d’êtres humains que vous ayez reçu, lequel serait-ce ?

Hynek : En fait, il y en a eu tellement… J’hésite à en sélectionner un seul. Il y a eu récemment des cas individuels incroyables comme celui du capitaine Laurence Coyne, qui commandait un hélicoptère médical de l’armée, à l’aéroport d’Hopkins, dans le comté de Cleveland . Un jour d’octobre 1973, Coyne et ses trois hommes revenaient de Colombus. Au-dessus de Mansfield, un membre de l’équipe remarqua une lumière rouge approchant à toute vitesse, et appa­remment dans une trajectoire de collision. Pour éviter cette lumière, ils firent plonger l’hélicoptère de 700 mètres à 500 mètres. L’objet non identifié a ralenti à leur vitesse, qui était de 170 km/h, et est resté pendant un instant au-dessus d’eux, et alors — pour vous montrer è quel point c’était incroyable — Le capitaine Coyne m’affirme avoir regar­dé les cadrans de ses instruments qui indi­quaient que l’hélicoptère montait au lieu de redescendre. Pourtant, aucun d’entre eux ne ressentait la force de gravitation associée à une ascen­sion si rapide. Les quatre hommes ont tous témoigné dans ce sens. Alors, si vous avez quatre hommes qui jurent que c’est arrivé, il est plutôt difficile de croire qu’ils mentent tous ou qu’ils se sont trompés.

L’Inconnu : En vous accordant, à la rigueur, tous ces témoignages humains impressionnants, quels sont les témoignages matériels qui prouvent l’existence des OVNIS ?

Hynek : Nous avons tout d’abord des repé­rages par radar et je ne pense pas que les radars aient des hallucinations. De temps à autres ils fonctionnent mal ou ils perçoivent des effets météos anormaux mais il y a en général trop de réponses de radar inex­pliquées — d’une sorte qui stupéfie même les experts en radars — pour que nous puis­sions même les dénombrer. Il y a même des cas où deux radars ou plus ont pu suivre et enregistrer des OVNIS sur leurs écrans.

Parmi tous ces cas, (es cas plus valides et substantiels sont ceux que nous appelions les « rencontres du deuxième type » : dans ce genre de rencontre, l’OVNI, agit sur un être animé ou un objet inanimé On peut retrouver ces facteurs pour presque un sur dix des cas d’objets vraiment non identifiés. Par exemple, j’ai mené, très souvent des en­quêtes sur les nombreux incidents où les témoins rapportent qu’au moment où l’OVNI se rapprochait de la voiture qui les transpor­tait, le moteur, la radio et les lumières de la voiture tombaient brusquement en panne pour ne se remettre en marche que lorsque l’OVNI les avait dépassés. Une autre sorte de « rencontre rapprochée » implique presque toujours des traces sur le sol : cercles de terre brûlée, branches d’arbres brisées, végétation calcinée ou polluée, trous dans le sol, de forme triangulaire ou quadrangulaire, toutes traces que l’on suppose être la marque d’un OVNI qui aurait atterri.

L’Inconnu : Qu’en est-il des morceaux d’OVNI que vous avez en votre possession ?

Hynek : Eh bien, nous n’en avons pas et je désirerais bien en avoir..

L’inconnu : Cela semble bien étrange étant donné le nombre d’OVNIS signalés et vérifiés.

Hynek : Vous êtes tout à fait en droit d’avoir ce point de vue. On pourrait même commencer à se demander si les OVNIS, bien qu’ils se manifestent de façon physique, ont une existence complètement, essentiellement physique. Nous ne savons même pas, si, quand on « voit » un OVNI, il y-a vraiment une image d’OVNI imprimée dans la rétine. Je pense qu’il y en a une, mais tout ce que nous savons à ce stade, c’est que seule la perception dans l’esprit d’une personne est réelle. Par contre, je n’arrive pas à trouver de preuves substantielles démontrant que les personnes qui rapportent des passages d’OVNIS mentent, toutes, ou ont toutes des hallucinations.

L’Inconnu : Vous voulez dire qu’on peut percevoir quelque chose comme étant physi­que alors que cette chose n’est pas vraiment physique ?

Hynek : Oui. Je ne cherche pas à rappro­cher forcément ces deux phénomènes, bien que l’on puisse découvrir là une relation de cause à effet. Mais, prenez le cas des reve­nants, par exemple ; nous nous trouvons devant un phénomène qui a des effets-physi­ques, sans être physique par lui-même. Je ne sais pas si le même principe s’applique aux OVNIS. Le sujet est sans doute beaucoup plus complexe que nous nous l’imaginions quand nous avons commencé à y travailler. Ce serait naïf d’attendre une solution toute simple.

L’Inconnu : Jusqu’à quel point prenez- vous au sérieux, les témoignages sur des êtres occupant tes OVNIS ?

Hynek : Au début en tout cas, je ne les prenais pas du tout au sérieux, on pouvait me faire avaler l’idée de disques tournant en plein jour, de lumières nocturnes, et ainsi de suite.. Mais j’éprouvais la plus grande répul­sion à admettre que des êtres puissent occu­per un OVNI. Dans le domaine de la science, pourtant, on ne doit repousser aucune don­née simplement parce qu’on ne l’aime pas, et quoi que vous pensiez des témoignages sur des « occupants ». — les « proches rencon­tres de la troisième sorte » – c’est un fait que ces témoignages EXISTENT. Au stade actuel, les rapports de ce genre continuent à affluer ; ils ne disparaissent pas, et je les prends très au sérieux. En fait, on découvrira peut-être un jour que les « proches rencontres de la troisième sorte » renferment la solution de tout le mystère des OVNIS.

L’Inconnu : A quoi ressemblent les êtres que les gens décrivent ces jours-ci ?

Hynek : A vrai dire, je dirais que l’occupant moyen — si on peut parler de moyenne dans ces choses là — est haut de un mètre dix à un mètre trente, avec une grosse tête, de grands yeux et un corps fuselé. Mais on en décrit d’autres genres de toutes sortes, d’une part d’énormes monstres, d’autre part des individus qui ressemblent à des êtres hu­mains normaux. La plupart des occupants qu’on me signale sont d’un type petit et humanoïde. Un peu comme des elfes ou des lutins un peu développés, en fait.

L’Inconnu : Est-ce que vous recueillez avec autant de sérieux les déclarations des gens qui affirment avoir été kidnappés et entrainés à bord d’OVNIS ?

Hynek : Je suis tout à fait convaincu de la sincérité des gens qui rapportent de telles expériences. Leurs expériences prennent une certaine réalité pour eux-mêmes. Ce qui m’a convaincu de cela, c’est la conversation que j’ai eue avec deux pêcheurs de Pascagoula dans le Mississipi, qui s’appellent Charlie Hickson et Calvin Parker et qui furent appa­remment, tôt dans la soirée, en octobre 1973 , attirés et entraînés à l’inté­rieur d’un OVNI. Dans le même genre, il y a d’autres cas exemplaires comme celui de Betty et Barney Hill du New Hampshire dont l’histoire fut racontée l’année dernière dans le film pour la télévision The Interrupted Journey (« Le voyage interrompu ») . Il n’y a aucune raison de croire que des cas comme ceux-là furent des blagues.

L’Inconnu : Sincères ou pas, ces gens ne furent-ils pas victimes en quelque sorte d’une tricherie mentale de quelque espèce que ce soit ?

Hynek : J’en doute profondément, car ces rapports ont tous un dénominateur commun. Par exemple dans le cas classique, les « Kid­nappés » ont en commun la conscience plus ou moins lucide que quelque chose d’étrange s’était passé, mais l’essentiel de l’expé­rience a disparu complètement de leur mé­moire. Dans un cas très particulier au Kansas nous examinons actuellement l’histoire d’un jeune couple qui vit trois globes lumineux s’approcher d eux. Et puis soudain il n’y eut plus rien Le seul événement dont ils se sou­viennent, c’est qu’ils se retrouvèrent 130 Kilomètres plus loin sur la route sans aucun souvenir de la façon dont ils avaient pu parvenir à cet endroit.

Le second dénominateur commun est que le reste de l’information, la partie la plus fondamentale, vient après, grâce à l’hypnose régressive. Dans cette perspective, toutes les histoires qui sont mises à jour sont toutes plus ou moins semblables. En général, elles contiennent toutes la version d’un examen médical accompli par des êtres humanoïdes. Après cet examen, les personnes kidnappées sont libérées.

Des incidents comme ceux que j’évoque amènent à se poser un certain nombre de questions déconcertantes et inquiétantes du genre de « pourquoi est-ce que l’hypnose régressive est nécessaire ? » Est-ce parce que l’expérience fut si traumatisante que l’esprit du kidnappé l’a bloquée spontanément ou est-ce parce que les kidnappeurs l’ont volon­tairement bloquée et effacée de leur mémoire ? C’est comme si on arrachait leurs dents aux gens et qu’on les interroge pour avoir des détails. Cela prend des heures et des heures et chaque fois vous arrachez un morceau, l’un après l’autre et finalement toutes les pièces du puzzle s’assemblent C’est comme s’il y avait un blocage complet, même au niveau du subconscient.

L’Inconnu : Si nous supposons que les rapports sur le kidnapping sont exacts que pouvons-nous en déduire sur l’attitude des kidnappeurs vis-à-vis des êtres humains ? Sont-ils hostiles, bienveillants ou indiffé­rents ?

Hynek : S’ils sont quelque chose, je dois dire qu’ils sont surtout indifférents Les kid­nappés témoignent qu’ils furent traités plus ou moins comme le serait un animal de labo­ratoire — ni avec amitié, ni avec hostilité mais plutôt comme des gens dont l’existence est un fait, un point c’est tout.

L’Inconnu ; Comment procédez-vous pour analyser tes données et les rapports du Centre et pour tenter de résoudre le problè­me des OVNIS ?

Hynek : Mon approche consiste tout d’abord à établir une hypothèse de travail que l’explication devra expliquer. Ainsi procédait un astronome de l’Université de Princeton qui a écrit un livre qui s’appelait « L’origine du système solaire ». Il n’a pas réussi à résoudre le problème initial mais dans les deux premiers chapitres, il a établi de façon fort agréable ce que toute hypothèse sur l’origine du système solaire peut expliquer.

Le fait que toutes les planètes sont placées sur un même plan, qu’elles tournent toutes dans la même direction et ainsi de suite.

Voilà une des choses valables que le Centre pour l’Etude des OVNIS peut arriver à Faire : amener en pleine lumière ce qui ressort des faits. On se dit voilà des faits qui ont été dument établis, comme les cas de décollage et de « planning » à une vitesse énorme et puis on considère ce que ces faits impliquent. Est-ce que cela indique les travaux d’une technologie avancée ? Ou est-ce que cela suggère que ces soi-disant objets sont en fait des images, quelque chose comme des « holographes » (image tridimensionnelle donnée par un rayon laser)

L’Inconnu : Est-ce que les holographes font partie des théories possibles pour les OVNIS que vous investirez actuellement ?

Hynek : Depuis des années j’ai été impres­sionné par le fait que les « machines volan­tes» des OVNIs se comportent plus ou moins comme le feraient des images. Ils font des tournants à angle droit, ils peuvent dispa­raître et brusquement réapparaître devant vos yeux, ils peuvent voyager à des vitesses énormes et ils peuvent changer de forme, toutes ces choses, c’est inutile de le dire, seraient fort difficiles à réaliser en tant que machines volantes telles qu’on pourrait les concevoir en des termes normaux d’arme­ment aérien.

L’Inconnu : Est-ce qu’on ne pourrait pas en déduire aussi facilement que les OVNIS ne sont rien de plus que des hallucinations ?

Hynek : Alors comment expliquez-vous que des hallucinations puissent apparaître sur des radars, briser des branches d’arbre et effrayer des animaux ? Comment pour­raient-elles laisser des traces physiques ? Ou arrêter des voitures ? Non, nous avons à faire à quelque chose qui est beaucoup plus complexe que de simples hallucinations ou de simples apparitions. Les OVNIS, bien qu’ils puissent ne pas avoir de réalité physi­que, peuvent et ils le font — modifier la matière.

L‘Inconnu : La science traditionnelle dirait, bien entendu que ceci est impossi­ble.

Hynek : Oui, dans notre physique actuelle rien ne permet de dire ça. Pour un physicien, la matière c’est la matière. Mais aujourd’hui, à mesure que nous apprenons de plus en plus sur la nature de l’Univers et sur la nature de la réalité elle-même, nous pouvons arriver à comprendre qu’après tout l’Univers n’est pas si simple. Les mystiques, par exemple, ont toujours parlé de la façon dont la matière vibre à de différentes vitesses, mais l’homme de science veut ignorer ce dont parle le mystique. Qui doit parler le premier ?

Peut-être voilà un des enseignements que l’on peut tirer de nos recherches.

L’Inconnu : Comment un homme de science tel que vous, en est-il arrivé à s’occuper des OVNIS ?

Hynek : Un certain jour fort intéressant de 1948, j’eus la visite de trois personnes de l’Air Force. Ils venaient de la base aérienne de Wright Patterson qui n’était pas très loin de l’Université d’Etat d’Ohio où j’enseignais à l’époque.

Ils m’ont demandé ce que je pensais des rapports sur les soucoupes volantes et j’ai discouru sur les faits que c’était probablement une vaste blague, que les gens voyaient toujours des choses folles, et que l’histoire ; était un non-sens. Apparemment j’ai dû dire plus ou moins ce qu’il fallait, parce qu’une heure plus tard, ils m’ont demandé si je désirais devenir conseiller astronomique dans les recherches de l’Air Force sur les OVNIS, à savoir le projet Sign . Plus tard, le nom a changé et le projet, s’est appelé le projet Grudge puis le projet Blue Book.

L’Inconnu : Quelle fut votre réaction immédiate lorsque vous avez commencé à examiner leurs données ?

Hynek : A cette époque, l’Air Force ne pos­sédait que 243 rapports qu’elle avait reçu par ses filières militaires. Je devais examiner avec attention chacun de ces rapports et dénombrer ceux qui pouvaient avoir une explication en astronomie, L’Air Force avait aussi engagé un psychologue pour savoir combien de ces rapports étaient des mystifi­cations. Je n’ai jamais su combien il en a classé dans les rubriques mystifications ou histoires de cinglés, mais j’ai découvert qu’un tiers de ces rapports pouvait être expliqués par l’astronomie.

L’Inconnu : Comment se fait-il que ce fiasco que fut l’incident des «gaz de marais» au Michigan en 1966 vous fit en fin de compte abandonner votre scepticisme de longue date au sujet des OVNIS ?

Hynek : Eh bien, à l’époque j’étais encore en quelque sorte loyal avec l’Air Force, qui m’employait, bien en dépit du fait que je savais déjà que leur position sur la question des OVNIS avait cessé depuis longtemps d’être objective. Mais mon travail consistait à trouver des explications logiques, normales et naturelles aux découvertes d’OVNIS et je faisais de mon mieux dans ce sens. Mais en fin de compte, je passais mon temps à me dire « Je ne peux continuer comme ça. Il faut que je ré-envisage tout le problème sous un autre angle ».

L’inconnu : Est-ce que cela fut si facile que ça ? Il n’y avait pas de preuves nouvelles.

Hynek : C’est étonnant, mais si vous reconsidérez des cas anciens avec un point de vue neuf et différent, vous découvrez des choses que vous ne pouviez pas voir auparavant. Pour la première fois, chaque chose commença à avoir un sens pour moi sous cette nouvelle lumière.

– Mais, en gros, ce fut surtout la persistance du phénomène qui brisa ma résistance. Quand je commençais à travailler avec l’Air Force, j’étais persuadé que les OVNIS étaient une marotte qui disparaîtrait comme toute autre marotte. Mais, évidemment, ça ne disparut pas, les rapports continuèrent d’arriver, malgré, toute l’énergie désespérée que nous mettions à les repousser, les brûler ou à les diminuer.

L’inconnu : Il y a eu toute une controverse parmi les chercheurs d’OVNIS suivant laquelle l’Air Force fait tout ou faisait tout pour recouvrir les cas les plus significatifs d’OVNIS. Sous une espèce de conspiration du silence. Avez-vous des raisons de penser que c’est effectivement le cas ?

Hynek : Il y a deux façons de couvrir ou recouvrir un événement. Vous pouvez cou­vrir le savoir ou vous pouvez recouvrir l’igno­rance. Je pense que dans le cas présent, il y a beaucoup plus d’ignorance que de savoir. L’Air Force fut embarrassée par les OVNIS et quand les militaires sont embarrassés, leur tactique est de tout classifier. Au moins tant que l’événement paraît avoir des fonde­ments. Mon attention n’a jamais été attirée par aucune espèce de couverture explicite, ni de couverture malhonnête, ou que l’Air Force connaîtrait d’avance la réponse et ne vou­drait pas la livrer. Je ne pense pas que l’Air Force sache quoi que ce soit ou ait des répon­ses à fournir.

D’un autre côté, il y a des histoires qui courent sur des pilotes militaires qui se sont vu confisquer leurs caméras automatiques par leurs supérieurs. Mais personne n’a été capable de fournir la preuve formelle d’un tel cas. Je donnerais ma main à couper, pourtant, si un de ces pilotes sort un jour du rang, signe une déposition et déclare : « C’est vrai, j’ai pris des photos J’ai vrai­ment vu les choses en question, mais les photos ont été confisquées et on m’a bien recommandé de garder le silence à ce sujet ». Si un jour, ça se passe comme ça nous pour­rions tous sortir de notre réserve et commen­cer à dévoiler la vérité. Mais nous n’avons pas encore eu un tel prétexte.

L’Inconnu : Ou en étaient vos relations avec l’Air Force quand vous les avez quittés après une si longue collaboration ?

Hynek : Ce n’était pas très amical, Bien sûr je les voyais venir bien avant la fin du projet Blue Book et c’est pourquoi, en 1969, je suis parti. Je savais bien quel était le pro­blème : l’Air Force voulait enlever de son dos cet espèce de singe qu’étaient les OVNIS, le projet Blue Book était devenu un problème de « mauvaises » relations publiques.

L’Inconnu : Mais vous êtes pourtant resté avec !e projet Blue Book jusqu’à sa toute fin ?

Hynek : Oui, officiellement, jusqu’à sa fin En fait, nos relations avaient cessé virtuel­lement six mois auparavant J’en étais arrivé au point où entre les officiers de l’Armée de l’Air et moi-même, nous ne nous adressions plus la parole.

L’Inconnu : Etait-ce uniquement en raison de vos points de vue divergeant sur les OVNIS ?

Hynek : C’était aussi une question d’atti­tudes divergentes. Vous savez, les mili­taires aiment les réponses nettes et défini­tives. Les hommes du Pentagone adoraient quand quelqu’un leur disait que tel ou tel OVNI était en fait Vénus ou un Ballon Sonde. Ce qu’ils ne pouvaient supporter c’était les réponses du genre « nous ne savons pas : c’est très troublant ».

En outre c’était très mauvais pour l’image de l’Armée de l’Air d’admettre qu’il avait des choses qui flottaient dans l’atmosphère que personne ne pouvait expliquer ou modi­fier. Aussi, c’était plus facile pour l’Air Force de dire que les OVNIS étaient en fait une vaste fumisterie. Pour être tout à fait hon­nête avec l’Air Force, il faut dire qu’il s’agit là d’un organisme de défense et non d’un or­ganisme scientifique. La principale erreur de l’Air Force date du début des années 50 quand ils sont arrivés à la conclusion que les OVNIS pouvaient ne pas être ou n’étaient pas une menace pour la sécurité de la Nation. Quand ils sont arrivés à ce stade, ils auraient dû transmettre le dossier à une Université ou un groupe scientifique.

L’Inconnu : En fait, ils ont effectivement transmis le dossier à l’Université du Colorado qui a conclu dans son rapport de 1969 qu’ « une étude plus poussée des OVNIS n’était probablement pas justifiée par l’es­poir que la Science en serait avancée pour autant ».

Hynek : Le dossier ne fut transmis à l’Uni­versité de Colorado qu’en 1966, bien des années après que les questions sur la Sécurité Nationale avaient trouvé une réponse. Pour comprendre ce que cela veut dire vous devez remonter et suivre à la trace une série d’événements en commençant par la lettre que j’écrivis au Général .B. le Bailly, Directeur de l’Information de l’Armée de l’Air en 1965.

Dans cette lettre je recommandais vive­ment l’établissement d’un séminaire scientifique pour examiner sous toutes ses formes le sujet tout entier. Mais que ce séminaire devait être totalement différent des petites réunions sporadiques que nous avions eues dans le passé. Je disais que ce séminaire devait fonctionner de façon continue et que les personnes concernées devaient être prêtes à emporter leur travail à la maison et ne pas se borner à survoler quelques cas et se livrer ensuite à quelques remarques pontifiantes.

Alors, le Général le Bailly écrivit une lettre personnelle ou Bureau du Conseil Scienti­fique de l’Armée de l’Air, qui répondit par la convocation du Comité O’Brien , Le groupe se réunit avec plusieurs universités qui mèneraient une investigation de façon con­tinue sur un nombre choisi et limité de cas d’OVNIs — peut être à raison de 100 par an.

Puis, le mois suivant, l’affaire des gaz de marais du Michigan éclata et tout l’enfer se déchaîna. Gérald Ford et Weston Vivian, qui à l’époque se présentaient pour ouvrir une enquête sur le projet Blue Book. Le 6 avril, la commission sénatoriale aux Armées, sous la présidence de L. Mandel Rivers répon­dirent à l’interpellation et demanda à ce que Harold Brown le secrétaire d’Etat à l’Armée de l’Air (aujourd’hui secrétaire à la Défense), le Major Hector Quintanilla et moi-même nous fassions une déposition devant le Congrès.

Je me rappelle bien, comment à un moment crucial, Mandel Rivers a regardé droit dans les yeux le secrétaire d’Etat Brown et lui a demandé« Et bien. Monsieur le Secré­taire d’Etat qu’allez-vous faire à ce sujet ? »

Le secrétaire d’Etat comprit alors de quel côté le vent soufflait, que Rivers était vrai­ment intéressé par le sujet des OVNIS et que le Congrès avait le pouvoir de déterminer si l’Air Force avait bien le droit de s’approprier le phénomène des OVNIS. Brown promit alors de faire quelque chose dans le sens de l’enquête gouvernementale sur les OVNIs.

A présent Brown a déjà sur son bureau les recommandations de la Commission O’Brien mais il s’est déjugé en remettant tout le projet des OVNIS dans les mains d’une seule personne, Edward U. Condon et d’une seule Université, celle du Colorado. Si Brown avait suivi à La lettre le projet initial, qui était d’inviter Plusieurs Universités à participer à l’enquête, je pense qu’aujourd’hui, les résultats seraient tout à lait différents.

L’Inconnu : Mais ceci est une pensée « à posteriori ». Comment, à l’époque. Quel­qu’un aurait pu se douter que Condon allait aboutir à de telles conclusions ?

Hynek : Condon était un physicien qui n’avait Pas à metre son nez dans une enquête — surtout en la dirigeant — qui était publi­quement reconnue comme devant être par­faitement « objective ». Dès le départ, Condon tourna en ridicule le sujet des OVNiS et ne cachait en aucune manière son total mépris à ce sujet. Je me rappelle avoir eu une con­versation avec quelqu’un du Pentagone qui me disait : «De toute façon, nous nous débar­rasserons de tout cela dès que nous aurons reçu le rapport du Comité Condon.

En d’autres termes, l’Air Force s’attendait tout à fait à la réponse qu’elle a eue. Comme on pouvait le prévoir, l’étude de Condon fut un désastre scientifique et est à présent complètement discréditée. Son seul résultat fut de fournir à l’Air Force un prétexte pour laisser tomber le projet Blue Book, qui pour tant au départ était une démarche positive pour tout le monde.

L’Inconnu : La C.I.A. fût-elle impliquée dans les enquêtes sur les OVNIS ?

Hynek : Certainement — mais plus d’un point de vue de Sécurité Nationale que pour toute autre raison. En juillet 1952, voyez- vous — les lignes militaires étaient littéra­lement obstruées par les rapports d’OVNIS. Cela glaça jusqu’au sang toute la commu­nauté du contre-espionnage, qui s’imaginait, que si une nation quelconque voulait provo­quer un nouveau Pearl Harbour, ses agents s’arrangeraient pour imaginer des séries d’histoires d’OVNIS et au cas où un véritable missile se présentait de rendre impossible la commu­nication des messages par les canaux normaux du contre-espionnage.

Ainsi, la C.I.A. a convoqué un groupe qui se réunit entre le 14 et 18 janvier 1963 à Was­hington pour étudier la situation. La rencon­tre était présidée par le Docteur H P. Ro­bertson, un spécialiste des armes et un em­ployé régulier de la C.I.A. et réunissait plu­sieurs scientifiques éminents. Ce séminaire passa douze heures au total rien que pour examiner le phénomène des Ovnis et déposa la conclusion que les Rapports sur les OVNIS, non les Ovnis eux-mêmes, consti­tuaient une menace pour la Sécurité Natio­nale. Ses membres invitèrent alors le Gou­vernement à se livrer à une campagne de « démystification » pour éliminer totale­ment l’intérêt et l’inquiétude du public au sujet des découvertes d’OVNIs.

Les recommandations au séminaire furent Scrupuleusement suivies — Mais ce fut la seule fois, à ma connaissance, où la C.I.A. fut impliquée dans la controverse sur les Ovnis.-

L’Inconnu : Pensez-vous que le Gouverne­ment manipule encore l’Information sur les OVNIS, même dans un sens passif ?

Hynek : Non, pour autant que je puisse dire quelque chose à ce sujet. De temps en temps, le Pentagone appelle le Centre et transmet un rapport sur un OVNIS, mais cela arrive si rarement que je suis sûr qu’il s’agit d’un phénomène accidentel.

L’Inconnu : Cela semble incroyable que les officiels au Gouvernement puissent avoir vis-à-vis des OVNIS un intérêt égal à zéro.

Hynek : C’est difficile de croire que notre Gouvernement soit stupide à ce point, et sur­tout alors qu’il accorde tant d’importance au contre-espionnage, il dépense des monceaux d’argent à suivre la piste de chaque petite inno­vation dans l’armement Russe et il investit des millions de dollars dans les activités du F.B.I et de la C.I.A.. Mais il s’arrange pourtant pour mépriser le flot stable ininterrompu de l’afflux des rapports sur les OVNIS… Et pourtant je crois que c’est bien qui se passe actuellement.

L’Inconnu : Que pensez-vous de ce qu’ont rapporté des témoins d’OVNIS  contactant des officiels de l’Armée qui les ont ensuite persécutés et persuadés sous la menace de ne révéler leur découvertes à personne d’autre ?

Hynek : Je sais qu’il existe des témoi­gnages dans ce sens. Il est difficile de savoir s’ils sont réels ou pas mais ce qu’on raconte habituellement c’est qu’après chaque ren­contre avec un OVNI, des personnes vien­nent voir les témoins Quelque fois en leur sortant sous le nez une carte officielle – et les aborde de façon menaçante. Vous savez aussi bien que moi combien les gens sont bizarres. Chaque fois que quoiqu’un exhibe une carte qui à l’air plus ou moins officielle, ils sont terriblement impressionnés ils n’ont pas assez de bon sens pour dire « Atten­dez, vous permettez que je regarde votre carte ? » et d’examiner réellement quel cré­dit ils peuvent donner à cette carte. Nous avons entendu parier de cas où des gens qui se font passer pour des officiers de l’Armée de l’Air arrivent et prennent des photos, confisquant les pellicules et ainsi de suite. Le Pentagone c’est tellement ému à ce sujet, qu’en Février 1967, le commandant adjoint-chef du personnel de l’Armée de l’Air, le lieutenant général Hewit Wheless a dû envoyer une circulaire à tous les comman­dements, leur demandant de lui faire parvenir toutes les informations qu’ils pouvaient avoir sur des individus qui se faisaient passer pour des officiers de l’Armée et qui mena­çaient les témoins ou leur confisquaient leur, matériel. Mais il s’agit là d’un domaine où je ne m’aventure pas trop car les données sont difficiles à vérifier : Je suis trop préoccupé par l’étude du phénomène lui-même pour traiter de ses aspects annexes.

L’Inconnu : Vos propos précédents sem­blaient impliquer un certain désenchante­ment vis-à-vis de l’idée communément admise que les OVNIS sont des vaisseaux spatiaux venant d’autres planètes. Quelles sont vos objections à ce sujet ?

Hynek : En effet, il y a beaucoup de choses que le concept de vaisseau spatial n’explique pas dans le cas du phénomène des OVNIS. On se trouve dans l’obligation de refuser, ou de négliger, ou de rejeter des tas de choses à partir du moment où on accepte l’idée que des vaisseaux composés d’écrous et de vis viennent d’un autre espace jusqu’ici — c’est la soit disant hypothèse extraterrestre. Tout d’abord, en tant qu’astrono­me, je sais bien quelles distances cela impli­que et je pense que peu de gens se doutent de l’immensité de l’Univers. Assez souvent pour le démontrer j’utilise un exemple comme celui qui va suivre. Si vous donnez à la distance de la terre au soleil la dimension d’un pouce, alors à cette échelle une année Lumière devient presque exactement une distance d’un mile (1 km 700), et l’étoile la plus proche serait alors à distance de 4 miles (6 km 800) de la terre ; jusqu’à présent l’homme n’a été capable de parcourir que le quatre centième d’un pouce, c’est-à-dire la distance de la terre à la Lune. Il ne semble pas qu’il puisse exister quelque part une technologie suffisamment avancée, pour ce que nous en savons, nous, pour faire un tel parcours.

L’Inconnu : Mais vous dites-bien : « pour ce que nous en savons ». N’est-il pas conce­vable qu’une race extraterrestre plus « avan­cée » puisse surmonter les difficultés ?

Hynek : Bien sûr, que c’est concevable. Le physicien Stanton Friedman, qui est du style « Tôles et Boulons», fait volontiers remar­quer que pour quelqu’un d’il y a 100 ans qui parcourait les plaines à bord d’un chariot couvert, pour combler la distance entre met­tons, Saint Louis et San Francisco, le seul moyen qu’il pouvait imaginer était d’utiliser des chevaux plus rapides ; il ne pouvait même pas commencer à imaginer ce que peut faire un Boeing 747. Aussi, peut-être qu’avec nos cervelles de provinciaux nous ne pou­vons envisager ce qu’une civilisation plus avancée est capable de faire. Mais je suis encore très sceptique. Dans les marges de référence où en tant que physicien et homme de science, je suis obligé de travailler, cela me semble tout à fait impossible.

L’Inconnu : Est-ce que les rapports sur les occupants d’OVNIS n’entraînent pas implicitement l’idée de visites d’extra-terrestres ?

Hynek : Je n’en suis pas tout à fait sûr. On signale que ces êtres ont des appendices ou des mains, si vous préférez qui sont dépour­vus de doigts flexibles que nous possédons. Il est difficile d’imaginer une technologie aussi avancés de la part d’une race qui pos­sède des mains en forme de pinces. Com­ment pourraient-ils manipuler des transis­tors, par exemple, ou arriver à faire des réglages extrêmement précis, ou réussir un travail aussi délicat que de faire marcher ces machines ? Un autre problème est que ces occupants d’OVNIS semblent parfai­tement à l’aise dans notre atmosphère et avec notre gravité spatiale. S’ils étaient vraiment des entités physiques venus d’autres planètes, on pourrait s’attendre à ce qu’ils aient certaines difficultés à cet égard.

L’Inconnu : Cette objection pourrait être repoussée comme étant du pur pinaillage anthropomorphique. Car dans ce cas on pourrait avoir à faire à une forme d’intelligence qui dépasse totalement notre com­préhension.

Hynek : Dans ce cas, oubliez le problème des occupants et considérez les rapports sur les OVNIS en général. Nous nous heurtons alors à une autre difficulté réelle pour ac­cepter l’hypothèse des extra-terrestres : Il a beaucoup trop de découvertes d’ovnis. Nous qui ne sommes qu’un grain de pous­sière dans la totalité de l’Univers, pourquoi serions-nous favorisés à ce point par des visites intensives qu’elles nous aveuglent l’esprit ?

C’est un peu comme si chaque après-midi nous nous amusions à lancer un satellite Apollo(Sic). S’il y avait vraiment des visites d’extraterrestres, nous pourrions être con­tents si nous recevions une telle visite une fois tous les 100 ans à peu près — et non pas à raison de 100 par année.

Les statistiques ne concordent pas, de même que les distances ne concordent pas Jusqu’aux aspects du vaisseau qui ne con­cordent pas ; les vaisseaux qu’on décrit ne me semblent pas capables de traverser l’Espace. Et puis il y a ces ballons lumineux faits de lumière, ces globes de lumières rouge orangé. Comment pourrait-il s’agir de visi­teurs venus d’un système solaire lointain ? Je pense qu’il s’agit là de quelque chose de plus méta terrestre qu’extraterrestre.

L’Inconnu ; Que voulez-vous dire par méta terrestre ?

Hynek : Je veux parler d’une espèce de « Réalité parallèle ». Vous et moi savons que des images de télévision traversent cette pièce en ce moment Mais vous passerez pas mal de temps à en convaincre un aborigène d’Australie.

Ou encore imaginez que vous débarquiez sur une île où depuis des générations, tout le monde est né aveugle de façon congéni­tale ? Il n’existe au monde aucun moyen pour leur décrire un coucher de soleil rouge. C’est pourquoi cela serait une réalité parallèle en ce qui les concerne. Vous pourriez parler de soleil couchant mais cela ne voudrait rien dire pour ces gens.

Quand on rentre dans les domaines aussi dangereux que celui-là, on peut prendre en considération ce que les mystiques et les grands chefs religieux nous disent depuis si longtemps : que le monde physique qui nous entoure ne renferme pas totalement notre environnement, qu’il existe d’autres plans d’existence. Pour un homme de science et un physicien, cela ne veut rien dire. Mais il y a un tas d’autres choses, qui ne veulent rien dire, pour un physicien et un homme de science, les expériences hors du corps (OOBE : Out of Body Experience) L’E.S.P, la psychokinésie, la télépathie. Toutes ces choses différentes semblent faire leur chemin dans notre conscience, en dépit du fait qu’ils ne rentrent pas dans l’infrastructure scientifique classique.

Je pense que les OVNIs ne sont qu’un signal parmi d’autres des changements qui interviennent dans notre royaume scientifique. Nous allons être obligés d’élargir notre champ de vision et d’admettre d’autres choses dans le domaine vivant de la science.

L’Inconnu : Voulez-vous dire que les OVNIS seraient reliés à un phénomène psychique ?

Hynek : Oui j’ai bien peur que ce soit vrai. J’en ai peur parce qu’ici au Centre nous ne voulons traiter le sujet que du point de vue de la science physique, de faire tout, de sorte à étudier le phénomène selon la science physique pure. C’est pourquoi nous pensons que les « rencontres rapprochées de second type », les cas qui laissent des traces physiques — sont si importants, car cette sorte de témoignage matériel des OVNIS peut-être introduite dans un labora­toire. Mais ce serait une erreur de continuer dans ce chemin en excluant toute autre voie si de toute évidence, ce phénomène a une dimension paranormale, nous serons bien obligés de nous attacher à cela.

L’Inconnu : Craignez-vous de vous couvrir de ridicule professionnellement lorsque vous spéculez sur de tels plans ?

Hynek : Evidemment, cela ne facilite pas les échanges que je pourrais avoir à ce sujet, surtout quand je dialogue avec un astro­nome, un physicien ou d’autres spécialistes des sciences physiques. Cela est très étrange qu’un homme de la science physique, puisse, travailler sur des normes d’un phénomène qui n’est pas physique mais peut être existe- t-j| un lieu entre Je monde psychique et le monde physique et le monde physique qui est plus fort que ce qu’on a pu imaginer jusqu’à présent.

L’Inconnu : Pourquoi les autres scienti­fiques sont-ils si récalcitrants à s’engager dans l’enquête sur les OVNIS ?

Hynek : En fait c’est en train de changer, bien qu’il existe encore pas mal de résistance à ce sujet. Beaucoup de scientifique se sera­ient concernés mais mènent leur recherche sur les OVNIS dans le secret et s’assurent que leurs collègues ne !es soupçonnent même pas de le faire, il y en a suffisam­ment dans ce cas pour que nous ayons pu former il y a quelques années un groupe informel, le Collège invisible, pour coordon­ner nos efforts. Mais « le Beau Monde » scientifique dans son ensemble joue la politique de l’autru­che et prétend que le problème des OVNIS n’existe pas.

L’Inconnu : Mais les scientifiques ne changeront-ils pas d’attitude Lorsqu’on leur aura fourni une preuve formelle ?

Hynek : l’Ether était consi­déré comme partie intégrante du dogme des croyances officielles en 1880. Si un scientifique ce permettait d’émettre un doute sur l’existence de l’Ether, on le renvoyait immédiatement de toutes les sociétés scientifiques. Et pourtant, aujour­d’hui, à l’âge de la relativité, nous savons bien que l’Ether n’existe pas. Au 19e siècle, les scientifiques considéraient aussi l’idée de transmutation des éléments comme un non-sens absolu ; pourtant aujourd’hui, la transmutation des éléments existe bel et bien.

L’Inconnu : Vous parler de changements majeurs dans les connaissances et la pensée occidentals. Pensez-vous que les OVNIS pourraient contribuer de façon dramati­que à un changement décisif ?

Hynek : Les OVNIS pourraient très bien marquer la fin du monde « normal » et l’avènement d’une autre sorte de monde. C’est déjà arrivée ; par exemple, lorsque la physique classique c’est écroulée et que la « mécanique des Quantums » est arrivée. En remontant encore plus loin, on peut faire la remarque que l’homme pendant 90 % de son existence, pensait que la terre était au centre de l’Univers. Cette croyance était bien implantée et les gens qui s’insurgeaient contre cette croyance, étaient immé­diatement cloués au poteau et brulés.

Qu’est-ce qui nous fait croire notre struc­ture de croyance présente est plus sacro-sainte que les anciennes structures ? Elle doit bien changer un jour. Notre dernière révolution scientifique n’était pas notre ultime révolution scientifique.

L’Inconnu ; Quelle-est selon vous la prochaine étape de l’enquête sur les OVNIS ?

Hynek : Cela dépend tellement du phénomène des OVNIS lui-même. En d’au­tres termes, pour parler de façon plus pro­saïque est-ce que ces objets vont atterrir un jour ? Est-ce qu’un jour ils se révéleront de façon plus manifeste ? Jusqu’à ce moment-là, si ce moment arrive un jour — notre travail consistera simplement à séparer les faits de la fiction, à établir en termes clairs la réalité du phénomène de façon à ce que nous puissions comprendre qu’il existe là réelle­ment quelque chose. Nous n’aurons peut-être pas la réponse avant longtemps. Alors, nous devons nous armer de patience. Les années qui viennent seront tout à fait pas­sionnantes. Les OVNIS peuvent très bien marquer le début d’une révolution dans la Science et dans la compréhension humai­ne. En attendant nous avons notre propre chemin à parcourir et notre travail à accom­plir.

Revue L’Inconnu, »OVNIs : Allen Hynek relance la controverse » septembre 1977, pages 29-42

100 watts

L’illumination est simplement un éveil à la compréhension sans ambiguïté de ‘ce qui est’. Ce n’est pas autre chose. C’est voir que la manière dont ce monde semble fonctionner est une illusion. Cela ne veut pas dire qu’un organisme physique, un ‘costume terrestre’, devient parfait. L’éveil à l’illumination n’entraîne pas la soudaine apparition de pouvoirs psychiques. On ne devient pas brusquement capable de transcender les lois de la physique et d’accomplir des miracles. Il y a simplement une prise de conscience du miracle permanent du ressentir qui survient ici et maintenant. Le chercheur spirituel aspire à quelque chose d’extraordinaire, mais ce qui est extraordinaire c’est voir que l’ordinaire est extraordinaire et l’extraordinaire ordinaire.”
Trouvé sur Ex Disciples

http://au-bout-de-la-route.blogspot.com/2010/12/100-watts.html

Noël

CATARACTES


La neige dort, dehors
Dans son blanc d’or
Dans la nuit noire, dégelée
Par les raies du matin

On vieillit, et les rêves falsifiés
S’en vont, s’en vont
Comme une entropie à la chair alliée

Les yeux s’égratignent au beau
Les voix perdent leur musique
Et le chahut des marchés
Tue, tue, tue

Quand j’étais petit
Je voyageais de neige
J’ai trop grandit et mes yeux de haut
Ne voient que le blanc sans cristaux

Gaëtan Pelletier 23 févr. 07