Archives de Catégorie: TOTALITARISME

Le totalitarisme menace le monde, selon le neuropsychiatre Boris Cyrulnik

« Je suis un peu triste de voir que j’ai commencé ma vie en subissant un langage totalitaire, et que j’arrive au dernier chapitre de mon existence en voyant réapparaître un autre langage totalitaire », dit Boris Cyrulnik, 80 ans, au micro de Stéphan Bureau. Ayant échappé à l’horreur nazie pendant l’Occupation, le neuropsychiatre français regarde avec une certaine inquiétude l’état actuel du monde, dont les dérives lui rappellent le « langage totalitaire » des années 1940.

« Le langage totalitaire est tragiquement bien accepté par la plupart des cultures et actuellement, on le voit réapparaître au Proche-Orient, en Europe et même en Amérique du Nord », note Boris Cyrulnik.

Bien qu’il soit pour le moment minoritaire sur la planète, ce langage totalitaire, que le neuropsychiatre définit comme la « pensée paresseuse et celle qui donne des certitudes », se développe extrêmement vite et de façon épidémique.

Ce n’est pas l’idéologie imaginaire des nazis, c’est un autre langage totalitaire. Mais si on le laisse se développer, il sera aussi cruel que le nazisme ou le communisme. […] Il y a péril, absolument.

 Boris Cyrulnik, neuropsychiatre

Les détêtés

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Demain, quand vous vous éveillerez, votre vie sera changée – ou restée la même- par une armée de corniauds bureaux-blattes. Ils accomplissent leurs tâches. Ils rentrent lessivés en ayant – sans le savoir – lavé tout le monde.

Le corniaud à bureau est une espèce translucide, pouvant se camoufler parmi les bonnes gens. Il ne pense ni ne raisonne: c’est une dent de roue de bicyclette, ou plutôt une chaîne.  Il remplira des formulaires, il s’accrochera aux règlements. C’est son boulot. Son boulot qui ne consiste pas à humaniser mais à sculpter, par l’infime pixel qu’il est dans la toile de la vie, les moutures idéales pour les pouvoirés.

Personne ne vote pour les nouveaux maîtres du monde. Ils sont fantômatisés dans l’immense toile des travailleurs. Tout ce qu’ils font, et qu’ils le sachent ou non, c’est d’entretenir un brouillard constant. C’est un otage de l’avoir central et du pouvoir délocalisé.

Le plus grand dessin du monde, le plus réel, le plus fatidique, le plus mortel, est de voir apparaître un monde de clochards et de mendiants dans le monde du travail. Si avoir le choix est synonyme de liberté, n’avoir pas le choix est celui d’être esclave tout en l’ignorant.  C’est là tout le secret et l’astuce de la propagande actuelle: elle est fabriquée comme une image de télévision 1080 p.

Qui donc a quelque chose d’autre que les mots pour se révolter? Le réel est acheté et une mécanique mise en place pour faire perdurer un système auto destructif et éclaté.  Il est même automatisé. Il est même automatisé. Il est même automatisé.

Gaëtan Pelletier

Donnez votre jambe pour un bras

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Encore une histoire  d’aspirateurs à sueurs

***

Un jour, il faudra abolir les guerres, car elle finiront par tuer quelqu’un qui est … vous. Mais en attendant, ceux qui travaillent dans les usines d’armement, vivent de la mort des autres. Comme s’ils avaient le choix. S’ils plantaient des choux et des tomates au même salaire, je pense que tout le monde déménagerait dans des serres.

Si les guerres avaient réglé des conflits, il n’y aurait plus de conflits…

Quand on dit que les djihadistes sont des extrémistes, on oublie que les hommes d’affaires, les politiciens, les accrocs de dieux, sont également des extrémistes. Mais ils ne savent pas la signification du mot.

L’armée canadienne est en plein recrutement. Ils disent qu’il n’y a pas seulement, dans l’armée, des soldats pour tuer:  » Nous avons 100 médecins », a déclamé le sergent recruteur. Je suppose qu’ils sont là pour vous guérir d’un rhume ou d’une grippe? Pas tout à fait… Ils sont là pour vous couper une jambe en charpie, écrabouillée par une bombe artisanale fabriquée avec un chaudron. Ah! Il y a également le métier de cuisinier. C’est un chaudron pour nourrir… Entre nourrir et mourir les lettres des mots s’entrecroisent.

L’armée compte également des comptables, des laveurs de vitres, des mécaniciens, et de beaux parleurs.

Finalement, l’armée, c’est bon. Surtout que l’on sait vraiment épargner: il y aura 100 médecins et 10 psychologues. S’ils ne meurent pas à la guerre, ils se tuent de stress pos traumatique.

Si vous regardez bien l’image d’Hitler saluant ses troupes, vous ne verrez pas de cuisinier, de mécaniciens, mais des humains en rang d’oignon.

Pour revenir à l’Histoire de ce monde, on peut calquer une une phrase célèbre de Kennedy:  » Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays »  Une phrase sans doute payée par un autre métier: écrivailleur de discours. Alors, demandez-vous comment un petit peintre a fait se lever tous les bras d’un peuple, même les souffrants de capsulite épaule , pour son projet de 1000 ans.

C’est ainsi que les guerres – en apparence « intelligentes » et nécessaires ne partent pas de la réflexion, mais de la génuflexion, d’un geste d’obéissance et de pouvoir en étendant une main ou une mainmise. C’était au temps du bras propagande ouverte et perceptible. On a presque évolué…

Comme le disait le sage: tout est lié . : un  cuisinier peut tuer en nourrissant un soldat tueur et un mécanicien un pilote bombardeur. Les physiciens ont compris qu’il n’y a pas de vide dans l’Univers.Mais ils n’ont pas encore compris que le  vide fait de brefs séjours, en fait à tous les quatre ou cinq ans, quand on vote.

Gaëtan Pelletier

 

Qu’aurons-nous fait?

letswakeupworld:Guidi Oumarou, nineteen, sits at Gore Hospital in Chad, where her two-year-old son, Mama Sale, is being treated for severe malnutrition. (Photo Credit: Corentin Fohlen)

La question n’est pas de savoir ce que nous aurions pu faire. La question est de savoir ce que nous pouvons être, seulement être pour arriver à « faire vraiment ».  Le monde actuel se « fabrique » par la notion de ce que l’on peut faire… Alors, c’est une ère de robots. Puisque maintenant tout est pointé vers ce que nous devons fournir en terme de « travail », et non en terme d’être, nous assistons à la disparition des êtres  par ceux que n’ont jamais su être mais ont cru que le « savoir faire » valait mieux que le savoir être.

La belle bâtisse de notre être est désormais vendue à une machine à faire.

Nous ne pouvons abouter l’être et le faire que dans les petites communautés. Sur le plan planétaire, dans la discorde et le tressage invisible des êtres au profit d’un « un-numéro », nous somme désormais à la construction d’un espace aussi invisible et inutile que le virtuel. Nous sommes l’octet virtuel d’une mondialisation en train de fabriquer des agités sociaux-économiques.  Que ça! Des agités! Sorte de combattant sans but réel, n’ayant que des ennemis invisibles…

Nous nous sommes détruits en laissant aux spécialistes du « faire » notre destin. Ladite compétence des structures éducationnelles est désormais orientée vers ce but ultime et mécanique de faire, de fabriquer, de travailler, de payer, de trahir, et d’accepter un modèle inconscient d’agir.

On ne peut pas « être » dans cet univers mécanique et lambrissé de papiers, distants les uns les autres.

Le seul et unique message du monde, des sociétés, est désormais de perpétrer dans une inconscience engloutissante toute possibilité de réflexion, de rapprochement, et d’une indignité répandue semblable à une Shoah planétaire.

D’un meurtre global…

 

Gaëtan Pelletier

Les chevaux du capitalisme

« cheval sur mon bidet; Quand il trotte il fait des pets ». ( chanson pour enfants) . Jean-Paul Sartre 
 *** 
Attelez-vous à la tâche!  
Harnais fournis, foin aussi 
Sur la piste mondialiste à travers la petite route des roublards capitalistes 
Panaches fumants jusqu’aux antidépresseurs  
Buvons tous la lumière de la grande noirceur 
Traînons la masse monétaire de plomb vers les paradis et les îles 
Les sables mouvants, les sables tranquilles 
Vendez votre sang, vos sueurs, bêtes de sommes 
Frileuses dans l’austérité, de crises inventées, dépouillées 
C’est la valse des bourgeois, avec voitures à caméras 
Pour voir en arrière, du pare-choc égratigné, appeurés  
Chevaux-moutons à laine d’acier, tondus, frimés 
Et du crin on aura fait des violons 
Pour les paons de salon, les Mozart avortés 
Prions! Prions! Ô peuple qui tourne en rond 
Sous l’orgueil et le fouet 
Les cris en délire, le sang couleur de feu 
Go!Go! Gogo! 
« Life is beauty foule » 
 
Gaëtan Pelletier 
Décembre  2013 

L’homme qui regardait la télévision qui le regardait

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Selon les documents publiés, les pirates de la CIA pouvaient entrer dans les iPhone d’Apple, dans les appareils qui fonctionnent avec le système Android et même dans des téléviseurs intelligents Samsung dans le but de récupérer des messages textes ou des messages vocaux. Par la suite, les pirates cryptaient ces appareils à l’aide de logiciels sophistiqués. Radio-Canada 

L’histoire d’Alexis qui regardait la télé le dimanche 

Cette histoire est véridique.

Il était une fois , il y a de ça 40 ans, un homme qui vivait quasiment en ermite sur un petit lopin de terre, dans une maison au bardeau de cèdre noirci par le soleil. Il cultivait sa terre et bûchait son bois pour l’hiver.  Le dimanche, il regardait la télé. Mais, un peu fêlé, disait-on, il s’habillait proprement, ajustant sa cravate, défroissant son veston, certain que les personnages de la télévision le voyaient.

Et tout le village rigolait de ce « Fool on the Hill ». Tout le monde sait que personne dans un appareil de télévision ne peut voir les spectateurs. Mais il tenait à son rituel: jamais il n’ouvrait la télé sans se raser, se laver, et porter ses plus beaux vêtements.

Il mourut quelques années plus tard, sa maison tombant en ruine, on l’acheta pour une bouchée de pain. Puis on jeta  la télé aux ordures-recyclages (sic, quelle belle menterie!).

Voilà qu’aujourd’hui, avec les appareils modernes, il se peut que votre télévision vous regarde, vous épie, et enregistre ce que vous dites, ce que vous faites. Tout est possible. Ce cher totalitarisme – au nom de la sécurité – vous fouille probablement jusque dans vos écrans d’ordinateur. Et pourquoi pas?  Il est devenu difficile d’avoir le contrôle de ses propres appareils… À se demander si l’appareil ne vous contrôle pas, sachant ce que vous bouffez, ce que vous pensez, vos intérêts, vos petits luxes et voilà le portrait de vous que vous ne connaissez même pas.

Désormais, avant d’ouvrir un appareil, assurez-vous de vous habiller convenablement, – idées y comprises – selon les règles de l’État. Le totalitarisme, lui, se présente endimanché, pur, chaste, immaculé.

Depuis que je suis au courant des méthodes CIiennes ( prononcer scie hyène), je me méfie de mon grille-pain, de ma brosse-à-dents électriques, de mon stylo, et même de mon chat. Charlie a des yeux charbonneux et bizarres: on dirait deux caméras qui me surveillent. Et je me demande si cette queue plus que poilue n’est pas une antenne…

Gaëtan Pelletier

Les ogres de barbarie

L’orgue de Barbarie est un instrument de musique mécanique à vent classé dans les orgues. Il fait partie des « automatophones », terme qui englobe tous les instruments destinés à produire de la musique par des procédés mécaniques.

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L’autre jour est apparu à la télé un grand type remplie de connaissances comme un stylo à billes l’est d’encre. Et pas une bavure. Il nous a annoncé le futur, dite 4e révolution industrielle. Une nouvelle génération nourrie aux microprocesseurs. Ils ne parlent pas comme nous, les humains. En fait, ils sont comme robotisés déjà. Amputés du cou aux pieds. Le cerveau écrasé et fondu dans le numérisme (sic). Je pense avoir vu la nouvelle génération, la Z…. Après ça plus rien.  On ne sait pas à quoi servira le petit simplet des mortels après  ÇA.

Une véritable orgue de barbarie. Il nous en chante avec du vent des les doigts. On le dirait si fier de son cerveau que ses cellules se tapent dans les mains. Ce doit être le Thomas Edison du 21ième  siècle. Mais il y a des hic dans cette supposée révolution:

« Le poids de la perte d’emplois, comme conséquence de l’automatisation et la désintermédiation de la quatrième révolution industrielle aura un impact relativement équitable entre les hommes et les femmes, 52% des 5,1 millions d’emplois perdus d’ici 5 ans concernant les hommes et 48%  les femmes », met en avant ce rapport alarmiste. La 4ième révolution numérique synonyme de chômage. 

On est déjà en train de se faire chômager et à se faire carrément chier. En Suède, le système est déjà« parfait», – manière de parler -, car dans ce monde de plein emploi il faut devenir l’esclave de la grande machine à faire vibrer les banques. J’en conclus qu’une banque ça doit jouir. Même si le mot n’est pas approprié. Les soldats, du marcheur jusqu’au démarcheur, de l’adjuvant au général semblent tous des adhérents à ce système suicidaire. « Vous ne manquerez de rien,  (sauf votre liberté». 

Les ogres affairistes sont en train de nous bouffer l’âme par la transhumance  de la créature magique humaine vers un champ gris, numérisé. Oubliez vos chakras. Oubliez même vos bras, vos doigts et vos mains. Vous allez virer numérique. Et vous allez crissez des souliers. Comme dans les films de Jason Bourne.

Le placement dans un seul portefeuille: le cerveau. Une manière de voir la nature humaine dans une ignorance de couloir. C’est la charcuterie annoncée. Même s’il pleut des artistes comme des chats de gouttière ou des sitologues aguerris, on n’y peut rien. Hurlez, criez, chantez , pancartez, et jouez les savants en barattant des écrits distingués, c’est useless. Bref, inutile. Vous écrivez sur un piège de bois avec une mine sculptée par le faux pouvoir du combat.

On dirait bien que le monde du travail est un charnier rose. Le défilé des vendeurs de systèmes à massacrer les humains ne fait que commencer. On vous dira que le reste est avenir… La berceuse planétaire est en marche. Les ogres ne savent pas qu’ils se bouffent eux-mêmes. Ils ignorent ce qu’est « un autre »….

Gaëtan Pelletier ,
sushi chantant…

Qui l’eût cru…

P.S. : Je m’en vais jouer du roman dont voici un court extrait:

Le soldat fonde une famille, puis le lendemain retourne au « travail » tuer… des enfants