Archives mensuelles : septembre 2015

Thérèse

Mouffette-4

On a trouvé de l’eau saline sur Mars ou du sel mouillé… Scientifiquement parlant, c’est extraordinaire. Un jour on découvrira un job sur Vénus. Et on paiera 500 millions de dollars pour envoyer un type ou une type travailler pour gagner sa vie. On ne lui donnera pas… Ou aux quelque millions qui tirent le dieu par la queue pour vivre.  Après tout, à Montréal, on se couche à 21 heures pour se lever à 4h3o afin d’éviter le trafic. Avec une douce panoplie de Das Auto, toutes trafiquées. C’est marrant à en pleurer…

Ma grand-mère travaillait l’été, préparait ses confitures, ses carottes, ses navets,  ses concombres et une petite montagne de pommes de terre.  Elle échangeait des pièces de viande avec quelques voisins qui aimaient bien la compagnie des porcs. Et, de temps en temps , papy allait chasser le lièvvre. Ah! J’oubliais: son faux gin, ou boisson bizarre d’alambic qu’elle fabriquait la nuit pour se soustraire aux « lois » en vigueurs à l’époque. Elle est décédée à 86 ans dans son lit. Il n’y avait pas de poulaillers pour les personnes âgées à cette époque. Et la salope fumait la pipe… Sans se soustraire aux lois de l’époque.

Comme disait le train: je m’égare. Ce qu’il a de laid dans cette parade de faux sourires qui ont l’air de s’être déguisés en queues de paons pour vous séduire (bigarrées de la lèvres et du discours sirupeux sirop d’érable et petits drapeaux en entrée) , ces sont les retombées économiques quand ils passent dans votre région qui importent.

***

Les passeurs 

M. Harper est passé. Il en a des cordes à sa  harpe … Il a fait la semence des subventions, est allé manger avec ses imitateurs subalternes sur une table si petite qu’il devait jouer du coude pour ne pas trop se frotter. Il a dû laisser 50$ de pourboire à la serveuse du resto. C’est l’argent que Ginette,   de Saint-Louis-du Ha! Ha! , avait payé pour améliorer son pays. Mais Ginette ne le savait pas. Car elle était la serveuse du resto. Et toute timide…

Puis est passé Thomas Mulcair, chef du NPD. Puis M. Trudeau du PLC… Tous ces gens-là étaient accompagnés d’une flopée de « travailleurs » souriants.  Il n’y a plus qu’un job « souriant »: politicien ou attaché de presse, ou mitrailleurs de messages qui passent dix fois par jour pour vous demander des dons dans votre boîte à mal.  En fait, on a tellement tout donné que les emplois se font rares.

Je n’ai pas de grands yeux pour ces visites téléguidées. Ni de parti, ni de X à leur donner. Mais il y en a qui en donnent. Sinon, ils seraient transformé en statue de sel et bons pour vivre sur Mars.

Thérèse 

Par un beau soir de septembre, j’étais assis sur les marches de la maison, quand j’ai vu la queue de la mouffette. Je l’ai baptisée Thérèse. Thérèse a saccagé tout le terrain en forant des trous sans doute pour s’alimenter de vers de terre. Mais étant donné qu’il n’a pas plut depuis au moins 5 semaines et que le sol est sec comme les sables de l’Arabie Saoudite, Thérèse a massacré tout le terrain.  C’est sec, sec, sec. Les lombrics sont sous la nappe phréatique ou je ne sais où. Mais ils se cherchent de l’eau… Et Thérèse ne pourra aller sur Mars. Ce soir, il y a eu de la pluie. C’est comme une subvention pour elle. Elle va se promener et enfin creuser pour trouver des vers et bouffer.

Mais j’ai beaucoup de respect pour Thérèse: elle ne cherche pas de pétrole. Elle cherche seulement à survivre…  Si je brise le sol, il n’y aura plus de Thérèse. Thérèse n’est pas une auto… Même si elle pue quand on l’écrase avec une Das Voiture…

Gaëtan Pelletier

Image

La boutique du brun

e7def64f1c0f3c69e6d772d4e0e1a606

Je ne sais pas où ils achètent leurs vêtements. Et franchement, leurs écouteurs sont dépassés.
On aime bien dire que la beauté est en dedans, mais ça en dit long sur notre mode occidental et nos cravates.
Ce qu’on peut être en piteux États!…
On n’a plus le temps de célébrer la vie et d’être ce que nous sommes. Nous sommes nivelés…Aplatis! Et on se prend pour des génies.
Ou des artistes! 🙂
On va tous finir …brun. Parce qu’on est déjà brun en dedans…
gp

Fanto Masse

tumblr_ntvnmbK63u1uweozpo1_1280

LA VIDURE est heureuse de vous présenter le nouveau conseil d’administration qui désormais gérera la planète Terre. . À l’extrême droite, Christine Lagarde. Mais nous n’avons pas le droit de le dire. Le nouveau conseil, menacé par l’EI, sera désormais revêtu de la cape fantôme. Le nouveau conseil entrera en fonction le 31 octobre. Il passeront dans tous les états afin de récolter des bonbons pour les banques dans le but  d’éradiquer la pauvreté dans le monde.

La citrouille est la l’honneur. Ainsi que la trouille…

gp

Le pape corn aux États-Unis

Pape

Malheureusement, la réponse, comme nous le savons, est simple : pour de l’argent ; l’argent qui est trempé dans du sang, souvent du sang innocent. Face à ce honteux et coupable silence, il est de notre devoir d’affronter le problème et de mettre fin au commerce des armes ».  Le pape François

Le pape parle, le gratin gèle. Comment donner une leçon d’humilité à une bande de banquiers et vendeurs d’armes? Comme si le curé de la paroisse Terre tentait de juguler les guerres, l’argent, l’ambition, la gloire, le prestige, et le Big Ego. Car le gratin était franchement bien habillé. Aussi bien habillé que les disciples du pape. Eux aussi doivent se vêtir Made In China.

Pour faire court dans le discours moral, et que trop moral devant un groupement bien plus intéressé à l’argent, au pouvoir qu’à la moralité. Même s’ils vont tous à la messe le dimanche et qu’ils descendent  de Dieu au lieu du singe.

On ne changera pas l’Amérique en parlant. On change le monde par les armes et en passant la chair dans un moulinet qui fait de l’homme une chair hachée.

Mais le pape leur a dit de cesser de vendre des armes… Oups! Malaise! On touche à l’économie et aux beaux habits. 650 milliards de dollars! Il n’a même pas parlé du F-35, un jouet de guerre à 140 millions de dollars. De quoi éradiquer la faim dans bien des pays.

Tout le monde s’entend:

  • la pauvreté, le partage
  • l’environnement
  • la coopération
  • les amérindiens
  • la peine de mort
  • etc,

Tout le monde est d’accord avec François, mais personne ne veut le faire. No or Niet. Alors,  force est de constater que la pénibilité de l’ère actuelle ne semble déboucher que sur des discours et non des actes. La frivole race humaine, et les petits Satan richissimes, contrôlant, n’ont rien à cirer d’un gars qui croit en Dieu. Ils ne comprennent pas qu’il croit en Dieu et en l’Homme. Alors que l’Homme qui croit en Dieu se comporte en diable.

Soyons pratique: qui donc croit que le pape va changer la mentalité américaine? On peut enterrer ses écrans géants cinéma maison. Le cinéma maison de la Terre est devant nous. Avec des meurtres, des armes, des idées, de la technologie, des banques-fraude, une Allemagne qui veut des migrants mais assez pour renflouer sa masse de travailleurs vieillissante.

C’est quasi affriolant: on détruit des pays et on se répartit les survivants selon des calculs. Mais on ne va pas les chercher. C’est un concours, comme celui des esclaves transportés dans des négriers: si on y survit, c’est qu’on est solide. Et un travailleur solide, ça vaut son pesant d’or. Alors, inutile de faire chier les peuples avec de beaux discours pop-corn.

On a des nouveaux nègres qui arrivent. Soyons humains! Les victimes de la guerre en Irak de Bush, des Syriens, bref, des humains.  Et une manne à venir. Une manne probablement tellement énorme qu’on en saura que faire. Sapristi! Les rats des navire des jadis se sauvaient des cales. Maintenant, on a des radeaux transporteurs « privés », exploiteurs.

Au fond, Donald Trump devrait acheter la Syrie. On ne lui en demande pas tant… Disons,… Tahiti. pop corn

Gaëtan Pelletier

Amen

« L’homocueillus », une brève histoire des enfournés

Satan

Der Teufel steckt im Detail  (Friedrich Nietzsche) 

Cette expression nous viendrait, dans la seconde moitié du XIXe siècle, de Friedrich Nietzsche qui, probablement parce qu’il ne parlait pas couramment le swahili, l’a exprimée en allemand « Der Teufel steckt im Detail » ( Le diable est dans les détails)

Même si le diable y est cité, point n’est besoin de discuter de l’éventuelle dimension religieuse ou philosophique de cette expression, car une chose est sûre et constamment vérifiée : il suffit parfois du moindre détail mal géré dans un vaste projet pour risquer de le faire complètement échouer.

L’homo politicus 

« Le tyran allèche ses esclaves pour endormir les sujets dans la servitude. Il accorde des largesses à son peuple sans que celui-ci se rende compte que c’est avec l’argent même soutiré à ses sujets que ces divertissements sont financés. Ils font parfois, avant de commettre leurs crimes, de beaux discours sur le bien général et la nécessité de l’ordre public. D’autres utilisent l’artifice de la religion pour susciter la crainte du sacrilège, utilisant la tendance de l’ignorant à la superstition. La Boétie, dans un siècle pourtant marqué par les guerres de religion, distingue Dieu du pouvoir. Le pouvoir n’est pas d’origine divine, mais vient bien de la servitude des hommes. »  Wikipedia, Discours de la servitude volontaire, Étienne de la Boétie. 

/////////////////////////////////

Une tribu quelque part…

Quelque part en Indonésie, une tribu à pour nourriture principale l’intérieur d’un arbre. À chaque fois qu’elle en abat un, elle en plante un autre. Ici, en Occident, dans une forme de viol continu,  on abat tous les arbres et on en plante quelques uns pour faire plaisir au peuple. Le reste est business…Et le reste de la business est allié à la politique. Et l’asservissement continue… (sic, avec un e…). Puis s’accentue. 

Là, dans la tribu,  on distribue la nourriture en parts égales sans égard  à un ordre social ou à un pouvoir quelconque. Là, il n’y a pas d’intermédiaire entre l’humain et l’humain. Le  contact est direct . Pas de paperasse, ni de machine administrative complexe. Et, surtout, pas de ces immenses organisations pour pomper la sueur des travailleurs.  À se demander si notre perte de plus en plus marquée d’autorité n’est pas liée aux monstres des organisations innombrables  et multiformes.  À se demander si nous ne  sommes pas « sculptés  » en Narcisse magico-technique hypnotisé par les titanesques chantiers qui finissent par être les murs nous séparent. Nous appartenons à des hyper-structures techno-chiffrières.  Nous étions, maintenant, pour être, nous avons ou devons avoir… Mais nos avoirs appartiennent à ceux qui font de nous des « creuseurs » de puits pour enfourner les avoirs dans des banques.

Dans le ventre des blandices (1) 

nazis en marche

Toute forme de pouvoir est possible de par nos faiblesses et notre absence de résistance ainsi que dans l’oubli de l’Histoire qui se répète. La servilité se construit également en séparant les êtres: fascination, envoûtement et … don de pouvoir pour créer une classe de soi-disant privilégiés     Ce « don » de pouvoir est une forme de « cadeau-poison » offert aux participants dans la forme d’un « devoir » à accomplir.  Toute forme de pouvoir se fabricote  par une chaîne dont nous sommes les mailles qui aspirent  à s’emparer de la chaîne. Le Tout.   C’est une forme de socioconstructivisme (2) masqué et viral de la personnalité. On distinguera aujourd’hui le nazisme du peuple allemand. On a oublié l’engouement aveugle, l’épidémie  d’admirateurs lors des premiers mois de la guerre 39-45. La puissance des armées était devenue contagieuse et appartenait désormais à la puissance du peuple et de chacun. C’était une forme de manipulation qui persiste encore aujourd’hui mais dont les buts sont différents: l’avoir, cette chasse aux biens des peuples, est devenu le sport mondial le plus estimé.

Plus l’eau du bain est sale, plus les derniers « baigneurs » sont souillés. Rappelons qu’au moyen-âge, chacun prenait son bain et le bébé étant le dernier, on jetait le bébé avec l’eau du bain. D’où l’expression…

La « mondialite » 

Il y a des causes incalculables et impossibles à tracer ou à cerner dans l’actuelle mondialisation sur l’effet de la personnalité humaine. De fait, plus personne ne contrôle réellement ni le destin des peuples,  ni la manière et les intentions de ces usines à fabriquer « du bonheur ». Nous ne savons plus de quoi notre  personnalité est construite, ni par « qui », ni comment. La masse pyramidales des causes invisibles est insaisissable. Nous sommes émiettés, brisés, dans cet énorme réseau bizarroïde, baroque et aliénant. Il n’y a plus de vision d’ensemble permettant une analyse et une conclusion tant les « intervenants » sont eux-mêmes ignorants des effets sur l’être humain. Mais qui donc s’en soucie? Notre pseudo partage de richesses est totalement ruiné par par la séquence pompeuse des intérêts des compagnies à numéros et des conglomérats tant sophistiqués et mouvantes qu’ils échappent aux analystes les plus futés. Le monde se bâtit  maintenant par des snipers économiques, par bribes, et toute analyse qui  néglige  les  facteurs invisibles devient cette forme de langage des vaporisateurs d’actualité que l’on retrouve dans les médias  La machine à construire vient de dépasser la capacité des penseurs et des analyses. On scrute le quotidien, mais peu souvent à travers la mémoire de l’Histoire. Dès lors, on ne fait qu’en répéter les erreurs et les horreurs.

Pour construire un monde nouveau, il faut comprendre celui dans lequel nous vivons. Or, il est depuis longtemps – et de plus en plus – crypté. Et volontairement crypté…  Personne ne peut comprendre l’arbre s’il se est aveugle des racines…

Les amis de l’anémie 

Dans ce « monde » brisé, nous assistons à deux fois la foi: le délire religieux est de plus en plus lié au délire social. Et les deux, emmêlés, forment une mixture explosive. Alimentés par un incessant mitraillage « d’informations équivoques », la vie quotidienne est un chaos permanent pour l’esprit et l’âme.   Nous cultivons des dieux à matière grise…

Notre  » richesse humaine » est en faillite. Nous somme amenés à nourrir – et de bonne foi – les conglomérats diviseurs éparpillés sur la planète. Pour les  nourrir, même le conformiste le plus agenouillé y parvient avec peine . Il ignore sa « victimisitude« .De plus, il méconnaît la  « source du mal », cet arsenic lentement distillé dans le tissus social.  C’est un intoxiqué de toute cette nourriture ballonnée.

L’anémie de l’être humain a la source dans les répétitives formules creuses et des idéologies  désuètes. Ainsi, on parlera de communisme, de gauche e ou  de droite, alors que les politiciens et les « penseurs » n’ont plus de réel pouvoir pour appliquer une idéologie dépassée.  Les grilles sont anachroniques et faussées. Comme les religions. …  Et le capitalisme interne inapplicable. Du moins dans son but hypocrite de recette de bonheur de campagne électorales successives et bavardes   Sarkozienne.

L’anémie consiste également  à persévérer à se nourrir constamment de ces dogmes obsolètes, de ces politiciens ventriloques et de ces grandissimes projets… à long terme. Il en est passé des bonheur sur les ponts des « longs termes » dans le passé… On vit tous dans ce cher « long terme » d’hier.

Guerres et plaies

On ne peut pas servir un dieu et tuer un humain. On ne peut pas servir un serviteur d’État qui se sert de dieu pour tuer des humains. Ce qui nous sépare est satanique, ce qui nous unis est dieu au sens pratique de qualité de vie, englobant la nature, sa compréhension, son respect. On ne peut pas tuer une fleur, abattre des arbres pour les transporter dans des banques sans faire une guerre à l’essence de la nature humaine. C’est toujours cet inévitable effet-papillon. On ne peut séparer la qualité du blé de la terre dans laquelle il a poussé.

On nous a amenés de gré ou de force et -la plupart du temps de force- , à un monde à être « un » sans avoir besoin des autres. Car la nomenclature des facteurs sociaux et maintenant mondiale qui  façonne  les humains est si complexe et si rapide dans ses développements noueux que nous ne pouvons en saisir l’ampleur. Alors, nous sommes rivés sur un ou deux aspects à la fois. Pis encore: cette mouvance de facteur échappe à l’œil et à l’esprit. Aux analyses « concentrées » sur un fait. Nous sommes enracinés et figés dans un monde de mythomanes et de structures complexes – le plus souvent invisibles -, sorte de toile d’araignée attrayante.Nous sommes un citoyen, non plus un  humain. Et pour rejoindre un humain, advenant un problème, la machine bureaucratique, paperassière et électronique est si broussailleuse et évanescente, que nous ne parvenons plus à un contact direct.

 «Tout être est une île, au sens le plus réel du mot, et il ne peut construire un pont pour communiquer avec d’autres îles que s’il est prêt à être lui-même et s’il lui est permis de l’être.» (3)  Carl Rogers

De souvenir de mes études de Rogers, « L’être humain est essentiellement social ». Or une   brisure de  par les colossales et étouffantes structures ‘divisantes’ réduit cette capacité et cette efficacité d’être en relations simples et saines. Nos structures sont maintenant « constructivistes » de mythomanes athées… On cultive le délire, l’ambition, la « réussite sociale ».  La classe moyenne est une chair-outil. (4)  Un produit d’usinage aux connaissances « permises » dans un monde de connaissances effacées. Délibérément effacées… Le cascadeur-doublure se prend pour la vedette. Dans un cinéma bien plus proche que chez-vous… En vous. Nous sommes les images qui roulent dans une bobine infinie. Les mythomanes scénarisent et nous jouons. La seule religion qui reste est celle de croire au développement de l’individu dans un système qui l’écrase.

 Noirceur et feux, ou l’inverse… 

Sapiens : Une brève histoire de l'humanité par Harari

 Ils  étaient adaptés à des tâches telles que grimper dans un arbre, cueillir des pommes, chasser un lapin ou chercher des champignons dans la forêt, Ils n’étaient pas adaptés à la pénibilité qu’implique le travail des champs, le fait de labourer, de récolter, d’apporter de l’eau, d’arracher les mauvaises herbes, ou d’autres choses de ce genre. ( Babelio

Yuval Noah Harari, dans une entrevue, admit que l’ère probablement la plus heureuse de l’humanité fut celle des cueilleurs-chasseurs. Mais il y a une transformation étonnante du nouvel « homocueillus » au 20 e siècle: celui qui apprend aux autres comment cueillir et qui les embauche pour cueillir ou pour chasser en leur donnant seulement une part de leur labeur. Défense de partager!

Bizarrement, l’étonnante découverte de « comment enfourner son prochain » est  semblable à celle du feu:  pétillante et explosive. L’alchimie bizarroïde du monde de la finance allumée  et frottée et de celui de la politique éteinte  nous a menés dans une noirceur spectrale: nous sommes tous devenus les fantômes de quelqu’un. Mais la grande réussite – qui est à la fois notre échec – est que l’on ne voit plus rien venir.  Mais, Oh! My God!, c e qu’on peut se lécher le narcisse en nous à pouvoir l’expliquer quand il est passé.

Il y a quelques décennies, on disait que la machine allait délivrer l’homme du travail. C’était diablement malin: il l’aura délivré au point de n’avoir plus rien pour vivre.   Mais le génie est de le faire lentement…

Le CV de la machine 

C’est ici l’abrutissement l’aboutissement total: l’embaucheur n’aura même plus besoin de lire les CV des « candidats ». Seulement sa fiche technique… Ce qui est sensiblement la même tâche que celle de traiter de celui de humains.

Pauvre LUI!…..

Gaëtan Pelletier

Quelque part dans le temps…

////////////////////////////////////////////////

1- blandices: Littér. Caresses; flatteries pour attirer, séduire; p. ext., tout ce qui charme, séduit.

2- https://fr.wikipedia.org/wiki/Constructivisme_social . L’article de wikipedia se perd dans la complexité des définitions appartenant au vocabulaire des spécialistes. Le constructivisme social est en effet bien simple: comment se construit une personnalité de par la multiplicité des facteurs incluant la capacité en soi d’être ou de demeurer critique face à toutes les formes de servitudes modernes? L’individu devient le modèle social idéal en autant qu’il se conforme. Voir le lien suivant: https://gaetanpelletier.wordpress.com/2012/12/02/le-fatiguant-conformiste/

3- Carl Rogers . Selon Rogers, les trois attitudes fondamentales du psychothérapeute (ou de l’aidant) sont l’empathie, la congruence et le regard positif inconditionnel.

4 – Ces riches et ces groupes qui s’approprient les richesses mondiales produites par les salariés. 

Il est naïf de penser que dans un tel système où « l’avoir dévié » est un progrès  de par un régime de vernis démocratique  réel et existant. L’ensemble de la classe ouvrière, des salariés et autres petites entreprises  « locales »,  sont désormais les nouveaux esclaves de l’ère « moderne ». Leur travail est emprisonné dans les fortunes diverses et concentrées. « Invisibilisées ».

HUMAN – clip #6 : Connaître votre bien le plus précieux

Le syndrome du robinet

robinet

«Si les finances du gouvernement fédéral sont de retour à l’équilibre aujourd’hui, c’est en partie en raison des surplus de l’assurance-emploi (NDLR : les 57 milliards $)», a déploré Hans Marotte de Mouvement Action-Chômage de Montréal. »  ( ) Le Mouvement Action-Chômage de Montréal abonde dans le même sens. «Le taux de couverture des travailleurs à l’assurance-emploi est passé de 90 % dans les années 1990 à moins de 40 % aujourd’hui», a dit Hans Marotte, porte-parole de l’organisme.(source) 

***

1941: création de l’assurance-chômage. Qui fonctionnera bien pendant 50 ans.

1996: Ottawa cesse de contribuer au programme. Il baptisera alors le programme « assurance-emploi ».

« Or, la réforme a permis à Ottawa de dégager d’énormes surplus, à coups de 6, 7, 8 milliards par année. Dans son rapport de 2002, la vérificatrice générale Sheila Fraser a sévèrement frotté les oreilles du ministre des Finances Paul Martin, accusant le gouvernement de frôler l’illégalité dans ce dossier. » ( source)

Cette réforme consistera à demander aux chômeurs plus d’heures de travail : de 700 à 910 heures.  En plus de sabrer dans les revenus en pourcentage du salaire, le montant l’assurance emploi étant étant établi en fonction des salaires hebdomadaires bruts.   Ce qui a écarté de nombreux prestataires qui avaient droit à l’assurance-emploi avant les années 90.

Cette « méthode », et ce sous TOUS LES PARTIS AU POUVOIR a permis d’accumuler des surplus de 57 milliards de $. Ce 57 milliards de $ a été utilisé pour éponger la dette du Canada.

Du « technique » à l’humanisme  

Jusque là, tout est « technique ». En utilisant les milliards engrangés à d’autres fins, on a privé les chômeurs de leurs droits à l’assurance-emploi. Les gouvernements successifs des époques étaient pleinement conscients qu’il s’agissait là d’un « revenu stable » pouvant servir à d’autres fins que de soulager la pauvreté de l’Est du Canada aux prises avec le travail saisonnier, et non le « travailleur saisonnier ». Oui tout est technique, car  En 2008, la Cour suprême a eu l’occasion de se prononcer sur la question, à la suite d’une plainte syndicale qui accusait Ottawa de détournement de fonds. La Cour suprême en a conclu que les gouvernements avaient le droit d’utiliser ces fonds  pour d’autres programmes. Peut-on financer l’achat de F-35  par les cotisations des chômeurs?  Ce doit être encore une question technique. Mais la question humaine reste ingrate et questionnant. Si ces 56 ou 57 milliards de $ avaient été injectés dans l’économie, pour plagier la « parlure » des politiciens, ces fonds auraient pu non pas simplement soulager la misère des chômeurs, mais donner à ceux-ci un pouvoir d’achat  et aider à éteindre un tant soit peu  la crise économique de 2008.

Mais non. Techniquement c’est simple: le gouvernement se retrouve en déficit de 5,2 milliards de $ en 2013. S’il avait conservé les fonds utilisés à d’autres fins, il aurait eu un surplus de plus de 50 milliards de $. Et le voilà se lamentant sur le déficit qu’il a lui même créé. Et les autres partis? Soit on ne sait pas compter, soit ils vont, eux également, prendre le magot  à des fins autres.

L’omertà

Étonnamment, personne n’en parle. C’est l’omertà… On repasse le ruban du déficit… Mais on ne parle pas de la cause. Et tous les partis ou singes de partis ne se prononcent sur le sujet à moins d’un scandale. « Est-ce une taxe camouflée? » dira Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois à Ottawa.

C’est un revenu sciemment camouflé. Un mensonge qui ne dit mot… On ne parle pas de la disparition des « ayant droit » obligés d’aller vers d’autres programmes provinciaux menant à une pauvreté encore plus « extrême ». Mais il y a encore plus grave: on a saboté un régime qui permettait à certains de vivre et non de survivre. Malheureusement, ces « méthodes politiques » sont aujourd’hui répandues dans presque tous les pays industrialisés. Le chômeur est considéré comme un fraudeur du système, pourchassé et harcelé par les fonctionnaires.

Des élections de chiffres 

Ce midi, un  baratineur politico-menteur déblatérait un  discours sur la manière dont le Parti Conservateur allait régler le problème. Il n’a pas dit qu’il l’avait créé… Il se prononçait sur la manière de le régler à l’avenir,t out simplement abaisser les cotisations pour rendre les revenus de ces cotisations sans surplus. Mais cela ne règle pas le sabotage d’un système qui fonctionnait bien et qui était non seulement humain mais juste pour de nombreux travailleurs canadiens.

Les acteurs de cette Histoire:

Michael Wilson , Ministre des finances ( CONSERVATEUR, ou PCC)

Brian Mulroney, Premier Ministre ( PCC)

Jean Chrétien, Premier Ministre, Parti Libéral Canadien ) PLC

Paul Martin, Ministre des Finances, PLC

 Que vous votiez pour un parti ou un autre, chacun a été en quelque sorte violé par le silence des profiteurs et chacun le sera encore.  Chacun a été victime de la « politique ». Chacun se voit maintenant devant des politiciens formatés et robotisés.  Aujourd’hui, un peu avant le 19 octobre, jour d’élection, nous voyons le grand défilé des parlementeurs agenouillés pour un vote. C’est Boris Vian qui a écrit  » J’irai cracher sur vos tombes ». En attendant, on pourra toujours cracher sur les bulletins de votes.  Et pourquoi pas? On a bien craché sur les démunis par un système qui aujourd’hui ne fait que produire de la salive pour nous embobiner. Ils ont eut la chance de créer un peu de richesse, mais ils ont créé plus de pauvreté. Et qui nous dit que ces chiffres « bien balancés » ne créeront pas de surplus nécessaires à d’autres crises?

Mais on ne crachera pas… Même si l’humain est constitué de 70% d’eau, il ne dépensera pas un crachat de peur de sécher debout. Il est aveugle du robinet qu’on lui a vissé dans le cerveau qui fait que la peur a fait de lui un désert…

Et c’est dans ce désert qu’il vit…

Gaëtan Pelletier

1- LA RÉFORME DE L’ASSURANCE-EMPLOI:
LE PREMIER RAPPORT DE CONTRÔLE ET D’ÉVALUATION

http://publications.gc.ca/Collection-R/LoPBdP/BP/bp463-f.htm

2- Le gâchis de l’assurance-emploi

3- Assurance-emploi: Surplus de 3,5 milliards $.