Le moment donné

 
Je suis un athée fidèle 
Au seul dieu que je vois 
Les couleurs sont tous les matins 
Tel un parler à l’oeil 
 
Nul ne sait! Nul ne sait! 
 
Les soirs arrosés d’étoiles 
Sont mes larmes! Sont mes larmes!
Et les armes, et les armes enfantées 
Me pleurent, et nous tuent 
Nul ne sait! Nul ne sait ! 
 
Le matin perle sur l’herbe à boire 
Comme un sein caché tout au fond de la nuit 
 
Qui donc sait? Qui donc sait? 
 
Nous ne sommes qu’un Do, un Ré 
Dans toutes les musiques du monde 
Dans toutes les douleurs de l’immonde 
L’oeil est une lueur sur le clavier de l’humain déchiré 
 
Qui donc voit? Qui donc voit? 
Ô combien inutile de s’entre tuer! 
Puisque tout le monde meure à un moment donné
 
La Vie, comme un moment donné
Tout en émerveilleures 
L’émerveilleure décimée du diable 
La cachette insonore, tout en voiles et en voiles 
 
Qui sait la fin? Qui sait le commencement? 
 
La chair est un tout petit bateau brisé 
Par ceux qui veulent tous les océans 
 
Et qui sait? Qui donc sait? 
S’ils ne sont pas nés de toutes  des larmes salines d’antan? 
 
Gaëtan Pelletier 
22 août 2013 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles

Les autochtones du nord, les Saami, sont l’un des rares peuples qui tentent de préserver leur mode de vie traditionnel. Même maintenant, vous pouvez rencontrer les Samis qui vivent exactement comme leurs ancêtres ont vécu, bien qu’ils deviennent de plus en plus petits. Nous vous suggérons de jeter un coup d’œil sur les photographies qui illustrent la vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles.

Famille avant la vezha, la demeure traditionnelle des Saami, fin du XIXe siècle

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

Le peuplement des Saami, début du XXe siècle

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

Renne éleveur avec sa fille, début du 20e siècle

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

Le peuplement des Saami, début du XXe siècle

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

Famille samie, début du XXe siècle

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

Bergers-saami à l’arrêt, région de Mourmansk, 1981

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

Un troupeau de rennes de la ferme collective « Tundra » dans le village de Lovozero, 1970

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

La famille Sami, début du XXe siècle

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

Lapons, le début du 20ème siècle

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

Participants du Sami Folk Choir, 1972

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

Un petit habitant de la ferme collective Saami « Toundra » Volodia Valiev et son chien Druzhok, 1970

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

Un éleveur de rennes avec une équipe dans la rue dans le village de Lovozero, 1972

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

Les résidents de Lovozero s’installent à l’ouvrage, 1959

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

13ème

Les enfants de la ferme collective sami « Tundra » monter les traîneaux à chiens, 1961

La vie des Saami aux 19ème et 20ème siècles (14 photos)

La route vers soi, 16 : Les « délires choisis »

Route vers soi

On  est toujours le délirant de l’autre…

En fouinant, j’ai découvert un petit billet sur le délire des poètes. En une sorte de caricature :

Je

Je me noie

Je me moi

Je, je, je,

Émoi, et moi?

Le texte n’est pas, ici, exact   dans les mots, mais dans le fond et la forme, oui. C’est une forme de crachat sur les possibilités de l’acte poétique qui est avant tout une recherche intuitive s’ouvrant sur l’infini. Et l’infini ne s’apprend pas dans les systèmes ou les approches expliquées qui ne sont, en fin de compte qu’un acte de la mécanique du cerveau. C’est rétrécir et évacuer le pouvoir des émotions, la recherche de ce qui nous est caché, tous que nous sommes dans un monde de plus en plus livré à des systèmes sociaux.

Entre un moteur de Honda et un système, il n’y a pas énormément de différence. Mécanique.

Plusieurs associent poésie et nombrilisme. Plus encore, certains – et l’Histoire l’a démontré – associent l’art à une action inutile, non tangible, non efficace. Littérature, musique, peinture, etc.  Même Krishnamurti voyait en l’art un moyen inefficace de « comprendre » le monde, d’en saisir l’essence, donc, le divin en NOUS.

De fait, chacun décide du moyen qu’il croit meilleur pour s’améliorer. Mais s’améliorer peut aussi avoir un but uniquement social. Nous pouvons également s’adonner aux deux à la fois. C’est loin d’être incompatible : une cellule ( un être humain) sera plus efficace s’il trouve une voie saine.

Il y a là une incompréhension totale de « l’abonné aux systèmes » voulant changer le monde et la cellule qu’est l’être humain dans sa fonction sociale. Il est impossible de réussir un système sans « réussir » les cellules de ce système.

Chaque être humain a sa façon de se réaliser. On ne réalise pas une société, on y participe.

Poésie ou méditation, il n’y a guère de différence. Poésie ou fabrication de cabanes d’oiseau, il n’y a guère de différence. L’unité consiste à apaiser son esprit pour retrouver les bonnes vibrations.

Ou, cela peut sembler nébuleux… Les « brûlés » des systèmes et des cirques des neurones ne peuvent voir : la « raison » veut du tangible. La raison a ses mesures. C’est cartésien… Toujours.

Le délire des abonnés des systèmes

Il n’y a jamais eu autant d’analystes instruits, de constructeurs « savants », d’ingénieurs de systèmes. L’erreur de la « solution » de par les systèmes est que l’on considère l’être humain comme une unité fixe. Or, c’est un être de raison, d’émotion, et d’un spectre infini de possibilités, de capacités, souvent tués par les systèmes eux-mêmes.

Les systèmes d’éducation actuels – malgré leurs découvertes de la richesse des individus – n’arrivent pas à « enrichir » cet individu. Dans la réalité, elle tente seulement, de façon hypocrite à niveler « l’apprenant » pour le mouler au contexte social et aux « valeurs » dirigées vers le matérialisme issu de la partie luciférienne de l’humain.

N’étant pas « un », comme un chiffre, toujours mobile, décontenancé, vibrant d’émotions, abonné à toutes les merveilles technologiques, notre nouveau sauvage du 21e siècle continuera de chérir les nouveaux dieux : les génies des systèmes. Un système humaniste, cherchant  à donner un certain bonheur à ses citoyens, se penchera plutôt vers une démarche plus simple, vers un système qui donnera à chacun la richesse qui lui appartient, et le droit de hurler, de chanter, d’écrire son bonheur, ses tourments, une vision du monde, etc.

Tout système « figé » est fasciste en partant. Une illusion géométrique…

Dans le film  Now is Good , le personnage principal, condamnée à 17 ou 18 ans à mourir, dira :

« La mort me poursuit comme un psychopathe… ».

Dès notre naissance, notre vie n’est qu’un parcours, une suite d’événements  qui se termineront un jour.

Il n’y a pas de solution à cette fin. Entre temps, chacun cherchera « sa » solution aux grands problèmes de l’existence, aux bonheurs que l’on peut y cueillir, bref, à vivre comme des condamnés.

Ça, pas un système ne peut le « réparer »… Ni construire une vie de « bonheur ».

On ne répare pas, ni ne construisons les « vivants » comme des machines.

On les aime… Ce n’est pas une « sentiment » qui nous fait frémir, transpirer, c’est un acte.

La première personne est peut-être un « Je ». Au moment de sa naissance, c’est un « Je » flexible qui essaie justement d’échapper aux systèmes.

Nous sommes tous à la construction de notre être… C’est une loi implacable de la Vie.

Nous pouvons toutefois nous abonner à une religion, un système, à l’athéisme, à « rien ».

Yoga

Sexe

Course

Psy

Livres

Culture de carottes

Fabrication de cabanes d’oiseaux

Bicyclette

Musique

Photographie

Carte de partis politiques

Spaghetti aux crevettes

Couchers  de soleil

Une sieste

Rien de compliqué…

Pour les « systèmes », nous ne sommes jamais assez agités. On dit « être actifs ». Il FAUT être actif…

Les meilleurs moments de la Vie, celle entre la naissance et la mort, sont justement ceux qui semblent ne pas voir d’importance.

Chacun délire  à sa manière. Comme s’il n’y avait qu’une façon d’être « intelligent » selon les normes actuelles.

Chaque été, au mois d’août, je vais à la cueillette des bleuets. Je parcours le sentier avec une mobylette, et j’atteins le petit boisé fraîchement coupé, tout boursoufflés de bleuets.

Il y a là une chose que je ne comprends pas : j’arrive avec des bleuets, rien que des bleuets. Mais ce sont les bleuets qui m’ont transformé…

Pas le bleuet en soit, mais l’acte de les cueillir lentement, avec acharnement, à travers les moustiques, la chaleur parfois accablante, la difficulté de marcher. La soif…

Le but n’est pas la quantité de bleuets ramassés… C’est la manière de le faire, sans besoin réel de faim, mais dans un acte libre, sans aucune référence à une obligation.

On nomme cela « LIBERTÉ ».

La liberté c’est de n’avoir pas le désir de tuer, mais la joie de vivre.

C’est ce « progrès » qui nous a été volé. C’est ce progrès auquel nous aurions eut droit après des milliers d’années.

Et ce ne sont certes pas les poètes qui vous l’ont volé…

Nous délirons tous.

Il y a les délires des mégalomanes qui tuent et ceux qui font vivre.

Il n’y a jamais autant eu de vendeurs d’avenirs.

Achetez-en!

Il n’y jamais eu autant de vendeurs de systèmes.

Achetez-en!

Il n’y a jamais eu autant de vendeurs d’assurance.

Achetez-en!

Cela vous permettra d’enrichir une banque qui veut votre bien.

Gaëtan Pelletier

7 mars 2013

Mystère

 
Qui  sait si c’est une  rivière
Car on ne sait si c’est l’eau
Au tourbillon des torrents
Que comprend la goutte,  de l’eau?  
 
 
Tout a l’air de ces beaux dimanches  
L’Univers  s’est joliment paré
D’une cape d’un dieu, à la messe de la beauté
Il a brodé sa voilure  de froids et chauds coloris
Laissant valser les glaces  d’une étoffe épaissie
 
Mystère! Mystère!
 
 
J’ai des yeux en rodeurs de  planètes
Un murmure  d’âme codée dans  mon corps
Des passions arbalètes, qui volent  encore
En attendant, en attendant le sommeil d’or
 
 
Mystère! Mystère!
 
J’ai le regard d’un œil chapelet
Qui épelle ses points d’interrogations
Et je reste muet
Et muet, je reste…
 
 
 
Gaëtan Pelletier
Mars 2008 
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Le petit Stephen

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Échange

260 ans de prise de contrôle ont suffi !!!

 

 

 

J’ai cru bon de reprendre un article que j’ai écrit en 2012. Peut-être répond-il à certaines questions d’actualité ? Doit-on y rattacher l’actuelle pandémie?

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Dans la dernière partie de mes articles nous avons pu déceler la possibilité d’une prise de contrôle graduelle d’une « société » occulte qui prônait depuis plus de 250 ans, assurer le bien-être et la liberté des individus dans l’ensemble occidental.

Cette soif de liberté a eut la possibilité de se manifester lorsque l’Europe découvrit l’Amérique vers 1492.  Les hommes subissant la tyrannie de plus en plus intransigeante dans les royaumes occidentaux obtinrent, grâce à cette découverte, une issue vers laquelle ils purent assouvir leur soif de liberté exacerbée.

Les premiers qui manifestèrent ce besoin de liberté furent les pirates du XVIe siècle. Nous ne ferons pas de différence entre les termes de « pirates » et « corsaires » puisqu’un corsaire, aux yeux de leurs ennemis, était un pirate. Un bateau de corsaires était un bateau de pirates qui, en temps de guerre, avait une permission écrite de la part de son gouvernement de combattre l’ennemi. Par contre, en temps de paix, il se livrait à la même « profession » et devenait alors un pirate pour tout le monde.

Apparurent alors les « Boucaniers » qui étaient des « hommes libres », déserteurs et aventuriers de nations européennes, qui vivaient sans chefs et s’occupaient principalement de fournir de la viande « boucanée » aux équipages de passage dans les îles des Caraïbes, de quelque nationalité que fussent leurs clients.  Cette société « libre » fonctionnait par contrat « d’affaires » entre individus.

À la même époque apparurent les flibustiers qui, eux, s’associaient par contrat pour faire une « course » plus ou moins longue. Une « course » était simplement de s’attaquer à des navires marchands ou de guerre, pour en tirer un butin. Plusieurs groupes de flibustiers se faisaient engager par des autorités qui fournissaient armes et équipement pour qu’ils puissent « faire la course » à leurs ennemis. Il y eut au moins un flibustier reconnu officiellement qui est né à Montréal à la fin du 17e siècle. Après avoir fait ses armes avec les Iroquois par qui il se fit adopter, il devint flibustier et finalement décida de prendre sa retraite en France, où il est mort dans un duel, à Tours. Son nom est Robert Chevalier dit Beauchêne. Il a laissé certains écrits de son histoire qui fournit de précieux renseignements sur les méthodes de la flibuste.

http://www.kiss.qc.ca/encyclopirate/biographies/beauchene.html

La « politique » de toute cette société de « pirate » était de nommer, lorsque nécessaire, un chef d’expédition et un second-maître qui se chargeaient d’assurer la bonne marche et la discipline durant la durée de la « course » projetée. Chacun des individus signait un contrat d’engagement et participait en égalité avec tous les autres, au butin récolté durant l’expédition. Le « capitaine » ne recevait jamais plus qu’une fois et demie ou deux fois plus que la part d’un flibustier ordinaire. Il y avait également des « assurances » qui remboursaient la perte d’un membre ou même la mort d’un flibustier envers sa famille.

Toujours à la même époque, apparaissent en Amérique du nord, les « explorateurs traiteurs ». Lorsqu’ils ont la permission des autorités, ils sont des « voyageurs »; lorsqu’ils ne l’ont pas, ils sont des « coureurs de bois ». Ils ont la même philosophie que les pirates; c’est-à-dire, qu’ils se disent « hommes libres » et n’acceptent aucune contrainte à cette liberté. Ils possèdent un certain « code d’honneur » qui est pratiquement le même que celui des amérindiens. Ils reviennent souvent de leur « voyage » à leur paroisse d’origine et dépensent alors en quelques mois, ce qu’ils ont mis une ou deux années à gagner. Leur sens de la liberté influence grandement les « habitants » du Canada. Ceux-ci d’ailleurs, ne s’en laissent que très rarement imposer par les autorités en place. C’est d’ailleurs la signification du nom « habitants » qu’ils se donnent: ils sont les seuls maîtres des terres qu’ils « habitent » même si, officiellement, ils sont « censitaires ». Ils sont donc les premiers à défendre la notion de « Maîtres chez nous! ».

Un autre groupe d’individus, visant cette vie de liberté, parvient pendant quelques années à installer une société égalitaire et équitable pour tous leurs citoyens. On les appelle les Acadiens. Cet esprit égalitaire dérange beaucoup les différentes autorités de l’époque et l’Angleterre résout le problème en les exilant presque tous vers les USA, pour s’accaparer de leurs biens et de leur terres.

Toute cette rébellion contre l’autoritarisme monarchique n’est que la partie visible du changement social qui se pointe à l’horizon. En secret, s’installent des groupes qui prennent position pour délivrer l’humanité de l’emprise de la religion et de la monarchie. Ces groupes se donnent le nom de Franc-maçonnerie. Elle se compose de membres important de la société de l’époque et travaille constamment à s’accaparer de postes d’influences.

À la même époque se manifestent les philosophes qu’on a qualifié de « lumières »; qui, eux aussi, font ressortir peu à peu, l’illogisme et l’injustice sociale de l’autoritarisme religieux et monarchique. Certains de ces « lumières » sont très clairement influencés par ce qu’ils apprennent du genre de vie et de la philosophie des amérindiens. La « liberté » devient alors un virus pandémique.

La franc-maçonnerie, qui est d’origine anglo-saxonne, parvient, éventuellement, à faire disparaître la monarchie et contribue à diminuer quelque peu la puissance de l’Église. Une seule monarchie sans puissance réelle, est protégée comme « décoration » de la société anglaise. Son seul but est de garder unifiées les parties de l’ancien empire britannique pour en garder la puissance commerciale et financière.

Cette franc-maçonnerie prône le droit de vivre de chacun des individus et tente d’installer un système économique qui permet à quiconque de « réussir dans la vie » s’il veut bien s’en donner la peine.

Durant une centaine d’années, ceux qui « s’en donnèrent la peine » deviennent riches. Devenus riches, ils se regroupent entre eux pour s’assurer de ne pas perdre leur richesse et, surtout, de continuer à l’augmenter. À leurs yeux, aussi longtemps que leurs employés peuvent vivre « décemment », c’est-à-dire qu’ils peuvent se trouver à manger tous les jours, lorsqu’ils travaillent, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.  Et puisque les groupes religieux, qui pour tenter de sauver leur mise, s’occupent des pauvres et des démunis, les détenteurs de l’économie se contentent de subvenir aux besoins de base de leurs employés, avec un maigre salaire, aussi longtemps qu’ils sont à leur emploi. Lorsqu’ils ne le sont plus, la tâche de s’en occuper revient aux religions.

Survient ensuite, la nécessité pour les travailleurs pauvres de se constituer un front commun pour se protéger des abus de l’élite économique. C’est l’apparition du syndicalisme qui deviendra une puissance à contrer aux yeux de « l’establishment ». Le syndicalisme, de part sa puissance, deviendra une proie facile au « salissage » systématique de la part de l’élite économique et politique qui n’acceptent pas de force « équilibrante ». L’image des syndicats sera salie par juxtaposition des écarts pratiqués chaque jours par l’establishment. La « projection » systématique deviendra le « modus operandi » de l’élite de notre société; que celle-ci soit politique, religieuse ou financière.

C’est ainsi que se réinstalle un esprit élitiste comparable à celui qui animait l’aristocratie de l’époque monarchique. La seule différence est qu’au lieu du « nom », c’est le « compte en banque » qui détermine cette nouvelle  aristocratie. Le « roi » actuel du Canada est un dénommé Pierre Desmarais. On a même assisté à l’hypocrisie de cette élite sociale ces derniers jours.

Parce que des manifestants de la CLAC s’élevaient contre le cocktail d’ouverture du grand prix de Montréal, certains « génies » de cette élite firent la remarque que les manifestants s’opposaient au peuple puisque ce cocktail était un « souper bénéfice » dont l’argent serait distribuée pour aider les enfants. L’argument semblait valable et logique. Par contre, il ne prend pas en considération que la manifestation était pour une distribution équitable de la richesse; ce qui éliminerait la nécessité de tels « cocktails bénéfiques ».

Pendant toute cette période, les religions s’occupent de scolariser la population. La scolarisation « primaire » fut assez généralisée dans la population; mais les études « avancées » ne furent accessibles qu’à ceux qui pouvaient les défrayer ou à ceux qui, choisis par le clergé, étaient voués à devenir prêtres. Une deuxième « élite » prit naissance dans la société : l’élite intellectuelle. Celle-ci comprenait les médecins, les avocats, les notaires juges etc.

L’élite économique, continuant d’augmenter son pouvoir, s’assurent alors du contrôle de l’élite intellectuelle à sa fin (ou sa faim) d’enrichissement. À tel point qu’aujourd’hui, non seulement l’industrie, mais même les universités, sont aux mains de super puissances économiques, contrôlées par quelques individus qui forment une classe à part de dirigeants internationaux. Ceux-ci ne se considèrent plus du tout comme appartenant à une nation quelconque; ils se targuent d’être des membres de « l’élite internationale » et se disent, entre eux, au-dessus des règles nationales et… s’affirment  responsables de la survie de l’humanité.

Cette humanité, ayant droit de survie à leurs yeux, est celle compatible à leurs valeurs et leur volonté du pouvoir économique. La plupart d’entre eux est actuellement convaincue que l’économie ne peut pas subvenir aux besoins de la population mondiale. Pour cette élite, il y a surpopulation de la planète et elle semble enclin à y remédier en ne laissant survivre que les individus qui respectent ses vues et le système qu’elle a établi. Chacun de ses membres se croit supérieur à tous et ces membres croient détenir le droit de décider quel genre de philosophie doit absolument diriger l’humanité. Ils se croient les défenseurs de la « Vérité » logique et objective. Il leur devient alors indispensable de faire disparaître toutes formes de pensées différentes de la leur. En réalité, nous sommes, encore aujourd’hui, face à cette philosophie sociale qui a servi au génocide des amérindiens aux USA. C’est d’ailleurs pourquoi, lorsqu’une « opération spéciale » parvint à tuer Ben Laden l’an passé, on en fit le rapport avec les mots suivants: « Geronimo KIA (killed in action)!!! » On en est même rendu à changer l’opinion des gens de ce qu’est un « bombardement ». Auparavant, un bombardement était « humanicide »; aujourd’hui, il est « humanitaire ». Par contre les bombes sont aussi efficace, sinon plus.

C’est là où nous en sommes actuellement; et, ce que nous voyons de plus en plus se mettre en branle, est le mouvement graduel d’élimination de ce qui n’est pas « économically & politically correct » aux yeux de cette élite internationale.

Le seul « Hic » est que ces individus « spéciaux » ne sont que quelques milliers et que le nombre d’humains sur terre est de 7 milliards. Vont-ils réussir à atteindre leur but? C’est tout à fait possible puisque les 7 milliards d’humains ne font pas front commun. Ils se divisent en plusieurs groupes de sociétés différentes avec des philosophies nuancées. De plus, à l’intérieur de chacun d’entre eux, plusieurs ne voient pas vraiment ce qui se trame internationalement et continuent de croire que le système économique actuel est une assurance de qualité de vie et de prospérité indiscutable. Mais malgré cette conviction sécuritaire, ces mêmes personnes vivent dans la peur que l’économie mondiale tombe en « grande dépression » et que la survie de chacun redevienne équivalente à ce que nos grands-parents ont connu lors de la « grande crise » de 1929. Leur conviction comporte un paradoxe qu’ils ne perçoivent même pas.

La réussite du projet économique international de « nivellement par le bas » peut réussir si certains pays industrialisés donnent l’impression de « s’en tirer » assez bien. C’est ce qui arrive au Canada entre autres. Cela permettra alors de régler le cas de ces pays qui représentent des risques pour le projet totalitaire. Par contre, la population de ces quelques pays qui semblent s’en tirer « assez bien », est, elle aussi, affaiblie par une partie de leurs citoyens qui devient de plus en plus pauvre et insatisfaite. Ce sont ceux-là qui risquent de déstabiliser le « Grand Projet » avant qu’il n’arrive à ses fins. De ce genre de « pauvres » on en trouve partout dans le monde. Sera-ce cet état de pauvreté qui deviendra le dénominateur commun pour créer un front contre le projet international? C’est possible, mais comme la pauvreté est très relative, l’argument du « c’est encore pire ailleurs! » est assez efficace pour  créer la zizanie et la division chez les pauvres.

Il y a également le fait que cette économie internationale ne s’occupe aucunement des dégâts environnementaux qu’elle provoque. Est-ce que l’écosystème de la Terre décidera bientôt de se ré-équilibrer? C’est une possibilité de plus en plus envisageable.

Je ne sais pas du tout ce qui adviendra de l’humanité; et pour la première fois de ma vie, je me sens impuissant de toute compréhension face à ce dilemme. Je suis obligé d’admettre, après un grand nombre d’années d’attention et de recherche, que JE N’Y COMPREND RIEN DE PLUS que ce qui m’est accessible à l’intérieur de mon « être » individuel, aujourd’hui.

Lorsque je lis les journaux et surtout les commentaires de la population, provoqués par les articles de ces différents journaux officiels, je suis entraîné vers  un « état second » qui me laisse sans réactions. Il m’est extrêmement difficile d’accepter que la majorité d’individus de nos populations soit aussi fermée à la réalité actuelle des évènements internationaux. Et je ne tiens même pas compte, du moins consciemment, du fait que la Mafia soit parvenue à s’immiscer partout en politique internationale; et ce, même au Vatican. Je suis sans voix devant les frictions d’opinions basées sur du « complètement superficiel  et artificiel » qu’on peut lire et entendre de la part d’une grande majorité d’individus. J’en suis à me demander si ce ne serait pas moi qui suis complètement « dans le champ ». C’est aussi une possibilité que je ne peux pas refuser de considérer.

Mais que j’aie raison ou tort, ne change pas le fait que, personnellement, je ne peux faire autre chose que d’avoir confiance en l’entropie universelle qui se charge, depuis toujours, d’assurer que l’évolution tend vers la « réalisation » en déterminant de plus en plus la complexité de la voie à parcourir pour y arriver. Est-ce là un constat d’échec personnel? C’est possible; mais je n’y peux rien de plus. De toute façon, échec ou pas, cela n’a aucune importance; la seule réalité est que c’est définitivement du « vécu » de ma part et que cela consiste en tout ce que j’ai pu apporter comme contribution à la condition humaine; car cette condition humaine est le résultat du vécu de chacun des humains de l’histoire globale.

Pour l’instant, il ne me reste qu’une solution, c’est de prendre quelques jours pour aller m’étendre sur la couche d’aiguilles de pin au pied de mon arbre préféré et de regarder comment cette famille de castors que je connais bien, se débrouille pour organiser sa survie de l’an prochain. Je crois que ce sont eux qui ont raison. Ils prennent les choses une à la fois.

Par contre, je suis quand même assez perplexe quand je les vois, de temps à autre, s’assurer que le niveau du lac reste adéquat pour leur survie.

Amicalement

André Lefebvre

CentPapiers

Facebook 2037

Mam Davio

Un jour, sur Facebook – je crois que c’était en 2037 – on vit passer un Avis de décès d’une dame du village. Les robots balayeurs des entreprises connectes à Facebook avaient depuis longtemps suivi la dame sur son profile. Ils la profilèrent à la perfection jusqu’au début de la relation avec son mari. Quelques jours après les funérailles, un vendeur se présenta chez-lui avec une dame qui prétendait devoir le connaître.

Jo, 74 ans, resta figé devant la dame qui était la réplique parfaite de son premier et dernier amour. Le coup de foudre. La jeune femme, d’à peine 20 ans savait tout de lui, de ses goûts culinaires, de son amour pour le camping et de son vice le plus caché : le sexe.

La jeune femme était un nouveau modèle de créature de la compagnie Moravie qui se spécialisait dans le remplacement des amours perdus.

Le vendeur spécifia qu’elle n’était pas à vendre. Il avait droit à un essai de 9 jours et, par la suite, à une location de au tarif de 2834.10$ par mois, pour le contrat d’un an.

Il signa.

Mam Davio entra dans sa vie avec tout l’attirait pour le rajeunir. Ce furent là les plus beaux 9 jours de sa vie. Ils partirent en vacances en Gaspésie avec un VR électrique.

Leur relation dura 6 mois, Jo eut un malaise et, cette fois, les circuits contenant la mémoire de ses études de médecine flancha.

Jo mourut dans ses bras et elle le lança sur le mur, car elle avait cru être attaquée. Au procès, un avocat expliqua aux enfants de Jo que le contrat stipulait une faille possible dans ces premiers robots.

L’avocat, lui-même une réplique d’un avocat célèbre, gagna le procès.

Le village étant peuplé d’une population vieillissante se retrouva au bout de trois ans renouvelé par une flotte de jeunes dames et de vieillards heureux.

Quelques mois plus tard, une dame assassina son mari de par une crise cardiaque causée par une substance non identifiable. Irène avait été une infirmière. Une fois à la retraite, vive et gaie, elle trouva le moyen de refaire sa vie : elle mit l’Avis de décès de son conjoint sur Facebook et attendit en se balançant sur la galerie de sa vieille maison.

Un vendeur se présenta.

Copyright

Gaëtan Pelletier 

 

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Le drapeau des doryphores

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Image : Le jardinier paresseux

 

Le matin du 4 juillet 2021, j’étais assis  à l’intérieur de mon garage, scrutant mon potager,  et je m’apprêtais à aller écrabouiller quelques bibittes à patates, ou doryphores pour les snobs. Bien ganté, pratiquement chirurgicalement ganté, je démarrai sur mes bottes de caoutchouc. Arrivé sur place, je constatai qu’il y avait deux célibataires et un couple en train de… J’ai parfois des crises de « verture », comme ceux qui en ont en ce qui concerne l’huile de palme, ce biocarburant de « l’avenir ». Déforester pour nourrir cette saloperie de voiture? En plus de priver de terres nourricières des humains? Non. Merci.  Mais en ce qui concerne le doryphore, ma vertu était en dormance. Je n’acceptais pas que l’on pille les plants de mes  patatiers ( pourquoi pas, patatiers) pour se nourrir.

Je m’apprêtais à saisir les deux amoureux quand, tout à coup, j’eus une crise de morale : couper le plaisir à ces pauvres bêtes en train d’avoir du plaisir sur cette planète sans payer d’impôt… Alors, je me suis dit que j’allais attendre que la femelle dise Oui! Oui! Oui! Et qu’elle se roule sur le dos en poussant un grand soupir. Et peut-être la laisserais-je fumer une cigarette… On n’est jamais trop bon en ce bas monde… Sauf que certains semblent en être exemptés. Mais ça, c’est une autre histoire…

Au bout de 12 minutes, j’étais exaspéré. Au point où j’ai failli aller voir sur Wiki vérifier la durée de leurs ébats.

Je m’abstins. J’ai perdu patience et j’ai saisi les deux amants avec mes gants. Je croyais qu’elles   allaient chuter tout de go  – mais non –, elles se sont agrippées avec une poigne ferme. L’une d’entre elles allait pénétrer dans mon gant, et là, j’ai juré. Puis je l’ai tapée de trois ou quatre coups. Son conjoint de fait, ou partenaire d’un jour, tenta la même manœuvre.

Ils périrent sur les roches du gravier qui sert d’allée à ma demeure.

Pour plagier une chanson de Richard Desjardins, je me suis dit : « Quand je tue, c’est pour toujours ».

Mais je reste ouvert à l’étude de tout ce qui bouge en cet univers. Me questionnant sur la vie étrange qui anime ces bêtes, d’apparence si insignifiante qui, tout de même, savent comment trouver des feuilles de papatiers  pour se nourrir – une tâche que ne peut même pas effectuer un micro-ordinateur – mérite un certain respect.

Je suis par la suite allé vers mon garage et je me suis caché dans l’entrée pour fumer une cigarette en cachette. C’est très mal vu de nos jours. Il y a de ces prêtres vêtus de complets et de cravates qui prêchent leur verte parole en limousine et en jet privé. Au Canada, c’est très cool et légal de fumer de la marijuana. Mais pour le tabac, quand on en demande à la tabagie, on vous regarde comme si vous vouliez vous procurer un AK47. Et ils vous chantent le grand chant de la liberté… Et la richesse des sables bitumineux. Ça fait 20 ans que j’attends que le Canada, riche de forêts immenses, construise une fusée propulsée à l’écorce de bouleau. Ou bien dans la visée de la vertitude, un biogaz par procédé de digestion anaérobie. Ce qui veut simplement dire que l’on veut utilise les restes de mon sandwich aux tomates pour faire rouler un camion et qui nécessite un gros camion à essence pour aller chercher de la laitue, des tomates, des patates, et des spaghettis en décomposition dans un dit bac vert.  Ensuite, ils entreposent le digestat.

C’est tellement joli qu’on en est rendus dans la poésie culinaire en détritus de pourriture. Tout ça pour du gaz! Mais bon! Personne ne veut s’opposer à la science quand on n’y comprend rien.

Revenons à nos moutons doryphores

J’étais donc assis dans mon garage, la porte ouverte, le regard pointé vers le ciel bleu, fier de ma chasse, tout en savourant en imagination le jour de l’indépendance de nos voisins étasuniens bizarroïdes, quand, dans un moment de folie , sans doute dû à mon penchant pour la nicotine, je vis devant moi, dans le ciel pur , l’image du doryphore. Je n’avais pourtant pas avalé de substances subreptices, mais je constatai de visu que le doryphore était strié comme le drapeau des États-Unis.

Et là – maudite nicotine –, je les soupçonnai de vouloir me voler mes patates. Pour en être certain, j’ai allumé une autre cigarette ( sans penser au coût, car c’est la seule drogue de ces  pauvres que l’on appauvrit davantage de par une surcharge de taxes, sans savoir qu’ils se passent de brocoli,  de choux de Bruxelles, de carottes nantaises, de pizza à la sauce aux tomates de Chine, etc., afin de satisfaire ce que les cravatés appellent leur « vice ») de manière automatique.

Je suis par la suite allé m’accroupir derrière la porte de mon garage, à l’ombre, honteux,  non pas de mon assassinat, mais de mon vice à l’abri des voisins purs qui entretenaient une pelouse verte à coup de substances douteuses, exécutants des milliers de pissenlits et autres fleurs aux couleurs des peintures de Van Gogh. Et là je vis apparaître un insecte noir, bien carapacé.

Je me suis dit, pendant une fraction de seconde : il faut l’écraser.

Il avait l’air tellement humble, d’une petitesse toute polie, presque honteux de vivre, que je me mis à réfléchir.

Je ne connaissais rien de cet insecte. Comme les « blancs » qui ne connaissaient rien des Amérindiens en arrivant ici. Alors, je le regardai claudiquer, s’avançant avec peine sur le plancher du garage. Il clopinait piteusement. Alors, j’ai songé au guépard qui peut atteindre 120 km. Bizarrement, si un guépard, dans sa course, frôle la bibitte  noire, il n’en connaît rien, ni même ne peut l’apercevoir. Il en est de même pour la bibitte noire qui ne connaît rien du guépard.

Deux étrangers qui nieront leurs existences.

Je laissai donc la bibitte noire faire son petit bonhomme de chemin.

Je regardais le drapeau des États-Unis, constatant  sa ressemblance avec le doryphore, avec ses lignes sur la carapace  et ses petits points en étoiles sur la face … Et le doryphore qui  attend tout l’hiver, caché sous terre, que l’on sème des patatiers, pour  sourdre au printemps et dévorer nos cultures.

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Image : freepik.com

Gaëtan Pelletier 

 

La fin de l’humanité par le vomi

L’illusion par le déni total.

« C’est probablement la pollution de plages la plus importante dans notre histoire », a déclaré Dharshani Lahandapura, présidente de l’Autorité de protection de l’environnement marin (MEPA). Mais les experts craignent que les microplastiques ne polluent l’environnement marin pour des années.

En effet, si les plastiques encore entiers sont visibles sur ces plages touristiques, les plastiques se décomposant dans l’eau sont eux une menace sérieuse pour les eaux peu profondes de cette région connue notamment pour ses crabes et ses crevettes géantes. Les scientifiques sont également en train d’évaluer l’impact sur les mangroves, les lagons et la vie marine de la région. Source

Inutile de chercher comment va se terminer cet « humanité. » Morte dans ses vomis industriels…

Gaëtan Pelletier