Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves?

On rêvait de changer le monde
Est-ce le monde qui nous a changés?
L’espoir qu’on semait à la ronde
Aujourd’hui nous semble étranger
On défilait pas toujours sages
En entonnant Le Déserteur
Se peut-il qu’en prenant de l’âge
On déserte son propre cœur
On déserte son propre cœur

En échange de quelques roses
Offertes aux canons des fusils
On croyait que l’ordre des choses
Allait se mettre en fleurs aussi
On rêvait de changer la vie
Et de tout reprendre à zéro
Ça nous a donné la Bosnie
Et les amants de Sarajevo
Et les amants de Sarajevo

Mais
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves?
Les rêves de nos vingt ans
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves?
Même trop fous, même trop grands
Les rêves, les rêves
Les rêves de nos vingt ans
Les rêves, les rêves
Les rêves de nos vingt ans

On rêvait d’un peu d’équilibre
Entre les pauvres et les nantis
Mais désormais pour être libre
Il faut la cote de crédit
Désormais partout sur la terre
Bourgeois et prolétaires unis
N’ont plus qu’une hymne planétaire
L’internationale du Pepsi
L’internationale du Pepsi

Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves?
Les rêves de nos vingt ans
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves?
Même trop fous, même trop grands
Les rêves, les rêves
Les rêves de nos vingt ans
Les rêves, les rêves
Les rêves de nos vingt ans

On rêvait aussi d’une terre
D’un pays qu’on croyait à nous
Mais y avait trop de propriétaires
Sorry, Thank you – excusez-nous
Sur IBM ou Mcintosh
Ces choses-là n’ont que peu de poids
Alors c’est au plus fort la poche
Sauve qui peut et chacun pour soi
Sauve qui peut et chacun pour soi

Mais
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves?
Les rêves de nos vingt ans
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves?
Même trop fous, même trop grands
Les rêves, les rêves
Les rêves de nos vingt ans
Les rêves, les rêves
Les rêves de nos vingt ans

Source : Musixmatch

Paroliers : Sylvain Lelievre

Les corps sous les fleurs

Hòpital Ukraine

Hôpital improvisé en Ukraine  ( prise d’écran)

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Quand on est simples
Quand on a le cœur au bord des yeux
Quand on a l’âme qui sort de partout
Tout peut arriver…

Quand on est un temple
Quand de lumière on est fabriqués
Quand la tendresse nous fait frissonner
Tout peut arriver…

Alors, ils arrivent alors de partout
Les rois couronnés des zéros
Armés de chiffres, alliés des fous
Allant aux guerres pour décimer
L’enfant, la femme, le vieillard

La paix qu’on tue ne revient jamais
Et quand elle revient, elle a des airs
De guerre, de guerre et de guerre
Qui saigne le tendre et la lumière
Alors, ils reviennent de partout
Les âmes noires qui cherchent des nègres
Pour déchiffrer les terres de leur orgueil
Ils vendraient leur mère et leur Terre
Œil pour œil et chars de fer

Quand on est doux, sans valeur marchande
Ceux-là vous envahissent et vous hantent
Dans cette église bleue, ronde, pour un territoire
On tue tout ce qui vit pour un or noir

Quand on est simples
Quand on a le coeur au bord des yeux
Quand on a l’âme qui sort de partout
Dans un jardin plus petit que la faim
Tout peut arriver…

Alors, les voilà partout, labourant
Sans semer, sinon que la mort
Dans des tombes béantes
Enfouissant les corps et les fleurs

Gaëtan Pelletier
Kamouraska
28 décembre 2000

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Printemps

À quoi servent les canons sinon d’en faire des chaudrons?

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Je n’ai jamais rien compris aux guerres. C’est comme chercher le moyen de trouer son semblable jusqu’à se qu’il se vide de son précieux liquide. En temps de paix – s’il en existe vraiment – on use de vos sueurs pour s’entre-étriper de ces armes les plus affinées que l’on vont vous fait payer. Ceux qui triment pour nourrir les cerveaux de nos dirigeants. Les mères mettent au monde des enfants qui vont se faire déchiqueter pour des chicanes de pays. Ils plantes des choux, sèment des carottes, tuent  la vache et le cochon, coupent l’herbe des champs pour les bêtes et versent leur obole aux guerriers puissants.

Pendant que la vie passe

Et elle passe à grande vitesse…

 Et elle passe si vite que personne ne semble avoir souvenir de la tristesse passée, des chairs déchirées, de l’absence d’amour de ces renards qui chantent du  haut des arbres.

Vous travaillez pour des idéologies sans le savoir. Mais ils ont peine à réaliser une « idéologie ». Ce n’est qu’un concept. Mais la vie elle, n’en est pas un.

La vie est pénible : les vieux partent pour un monde dit meilleur. Mais les jeunes partent aussi. Ils partent pour la guerre.  Même qu’on les choisit. Ils ont de l’adrénaline à revendre et de des bêtises qu’ ils n’ont pas encore évacuées pour laisser place à la sagesse. Mais ce sera toujours nos enfants.

Pleurez-les!

Les dirigeants resteront insensibles. Ils feront la distribution des médailles. Un enfant de 20 ans ne vaut-il qu’une médaille? Une médaille est-elle sortie de votre ventre? Avez-vous enfanté une médaille pendant neuf mois?

Dans cette horreur dite humanité, dire qu’il ne faut qu’un ou deux maboules pour faire de nos humains des quilles de chair à abattre. Comme un jeu. Un grand jeu. Peu importe les maisons que vous avez construites, les chats que vous aimez, les fleurs que vous humez,  les saisons, les enivrements, ils n’ont souvenir de leurs enfants. Et ce sont des bambins aux cheveux blancs.

Demandez-leur s’ils sont prêt à faire fondre leur canons maudits, leurs chars de sots, pour en faire des chaudrons?

Ne serais-ce que pour les nourrir…

Plus vous travaillez, plus vous réussisez quelque chose.

Plus ils tuent, plus ils croient réussir quelque chose…

 

Gaëtan Pelletier, La Vidure

 

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Menterie étatisée

Menterie

Tuer ne sera jamais une cause

guerre

Tuer ne sera jamais une cause.  Vous avez un mort chez vous? Ils vous envoient en tuer trois. Ils disent que c’est « justice ». Et  les trois, des enfants abîmés, massacrés, déchirés  n’ont jamais su ce signifiait le mot guerre. Si vous voulez la paix, ne la demandez pas par écrit. Ne téléphonez pas pour l’avoir, on vous dira : faites le hun pour parler à notre « représentant ». 

Quand un enfant risque de se blesser avec un jouet, on le lui enlève.

Et lorsque les enfants aux cheveux blancs règnent sur le monde, ils vous utilisent comme si vous étiez un « héros » de jeu électronique: pour eux, vous n’avez pas de réelle existence. Mais leurs enfants, oui. Ils ont les yeux trop courts, mais  ils ont des armes. Et personne ne leur enlèvent. Ils sont considérés « nécessaires ». Les enfants aux cheveux blancs, autant que les armes.

On aura la paix le jour où les peuples se résigneront à considérer qu’il faut désarmer une planète.  Ce jour-là, on pourra respirer et mourir dans un lit et non pas en pièces détachées. Surtout pas brisés de l’intérieur par la peur, l’effroi d’être un citoyen-cible pour armes sophistiquées.

C’est là un rêve.

Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère
Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie

Raymond Lévesque

Gaëtan Pelletier

Tal Ben Ari – For a new dream

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La table des illusions

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La Terre, comme une fleur…

Terre

Il suffit de mettre le nez dehors par un beau soir d’été ou d’hiver pour voir toutes ces boules pétillantes qui flottent dans l’espace. Des étoiles. Ou des jardins de lumière…  C’est tellement immense qu’on arrive même pas à imaginer ce qu’il peut y exister, ni pourquoi cela existe, ni d’où cela provient. Mais c’est beau à ne pas dormir des yeux.  Et la créature  soit-disant la plus évoluée du monde n’a même pas la stature d’une blatte. C’est à vomir de rire! Car il n’y a pas de victoires dans les guerres. On devrait procéder à l’envers: les citoyens devraient enfermer les gens armés et gazer les vendeurs d’armes. Mais c’est plus payant de construire des fusil, des drones, des F-35 que de planter des choux et des carottes et cultiver des truites.

Mais peut-être que la Terre n’est qu’une fleur bleue dans l’Univers. Son destin est de flétrir-  comme c’est le cas maintenant- ,  de sécher et, finalement, de mourir. On n’a pas su entretenir la fleur… Pour qu’elle reste vivante, il faut entretenir tout ce qui est vivant à commencer par son voisin. Peu importe s’il a la peau bleue, que son dieu a un nom, et qu’il ne mange pas de cuisses de grenouilles.

Nous vivons dans un monde dans lequel personne ne semble savoir ce qu’est l’amour. On l’a séché ce cher amour! Il est tout rétréci à des émotions. En fait, c’est une acceptation de l’infini des différences. Comme si on regardait le ciel par les soirs d’été ou d’hiver. On ne comprend vraiment que lorsqu’on est fasciné par la grandeur de la différence et non l’étroitesse de la haine.

Nous tricotons des morts, nous buvons du sang, nous tuons des enfants, et l’on dit que c’est une victoire! Tant qu’on ne pourra au moins ralentir le cyclone débile de l’autodestruction on ne pourra jamais parler de victoire. S’il y avait un marathon de la défaite « circulaire », nous serions gagnants!

Gaëtan Pelletier

L’arnaque de l’électrique vert