Jacek Yerka

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Jacek Yerka - boudoir

Astéroïdes: les klondikes de l’espace

 

vaisseau astéroides

Le «Space Act» prévoit que tout matériau trouvé par un Américain ou une entreprise américaine sur le satellite naturel de la Terre ou sur ces corps célestes lui appartiendra.

«Le Luxembourg veut lui aussi offrir un cadre réglementaire et juridique pour préparer l’exploitation de l’espace» et notamment des astéroïdes, a expliqué à l’AFP Jean-Jacques Dordain, ancien directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), devenu conseiller du gouvernement luxembourgeois sur ce dossier.Source.

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Aller arracher des ressources minières sur les astéroïdes?

On devrait fêter notre mythomane  planétologue ( eh! oui, ça existe), avec une bouteille de cola bien brassée pour en faire péter les bulles et paf!… Au plafond! Faute de champagne ,  because l’austérité.

Je suis aux anges! J’ai téléphoné à tout ceux que je connais,  ou pas, sur face de book, pour  avertir de  ceux qui ont encore un potager de 14 carottes. On va pouvoir encore jardiner un peu en attendant d’éradiquer la pauvreté pendant qu’ils iront  piquer des astéroïdes dans le ciel. Tout ça grâce aux « investisseurs » – à qui on a donné nos avoirs, nos sueurs de fronts en trempette -, nos fonds de terre, nos fonds de pension,  ces dévaliseurs de pays qui déculottent les travailleurs chaque jour, comme une pelure d’oignon, une pelure d’oignon sur une pelure d’oignon.  J’en tremblote! J’ai le cœur qui chamade et qui saigne à la fois. Comme Jésus… S’il a levé les yeux vers le ciel avant de mourir c’est qu’il a voulu montrer à l’homme, cette bête étrange terrestre, qu’il y avait là-haut, de l’or, du lithium, du cuivre, et d’autres métaux qui iront finir leur vie sur terre dans des cimetières de métaux.

Le dormeur du mal ( un peu de Rimbaud, enfin presque…)

En attendant d’aller grignoter les  astéroïdes, on peut toujours remercier l’homme d’avoir fourni aux clans des pays pauvres des armes décentes. Eux qui se battaient à coups de pierre et de machettes! Les pauvres!  On les a modernisés. Ils se battent avec des AK47 et des lance-roquettes , ou je ne sais quoi. Je n’en vends pas. Quel bel acte de générosité! Ils vont s’entre-tuer avec moins de cruauté. Une balle bang! Et c’est fini! Dans le grand débat du droit à mourir dans la dignité on a des « remords moraux ». Sapristi! Si le génocide du travailleur continue, on sera tous migrants vers nulle part. L’idéal serait de ramener sur Terre les astéroïdes pour  pouvoir créer de l’emploi:démanteleurs  d’astéroïde,au  pic et à la pelle, tous vêtus de costumes orange.

Ça fait deux bouteilles de cola que je fais sauter. Sans dommage colatéraux...

Que la fête commence! C’est merveilleux! Imaginez: On pourra désormais aller chercher des déchets dans l’espace pour les ramener sur Terre pour  s’empoisonner, mais riches. Pour les 1%….  Tout ça pour en faire de l’argent électronique. Oui, pour de l’argent électronique. C’est, semble-t-il, la « nouvelle tendance qui se dessine en matière « d’argent ». Un projet de banquiers… Un autre désastréroïde…

Gaëtan Pelletier

Le faucon des vrais cons…

Astéroide

P.S.: l’astéroïde en photo se nomme Ida ( le nom d’une de mes tantes décédée depuis longtemps). Découvert en 1801. Pas ma tante, l’astéroïde…

Sun!Sun!Sun! Here he comes…

Tout bascule

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« La recherche d’informations et le traitement de celle-ci ne sont pas humains, en ce sens que nous ne pouvons pas comprendre la mesure de que nous avons créé, et c’est peut-être pour cette raison que nous sommes en train d’en perdre le contrôle », plaide l’auteur.

ALEXANDRE MOTULSKY

Candidat au doctorat sur mesure en rhétorique, langage et argumentation, Université Laval, Québec

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Tout bascule, depuis quelques semaines (économie, planète, guerre, mort). La révolution numérique est rendue omniprésente, continuant sa course folle, et nous garde forcément prisonniers. Prisonniers du temps. Alors que je devrais être libéré grâce à cette technologie, je n’en suis que plus asservi. Et je ne comprends toujours pas que nous soyons encore en train de travailler alors que tous les outils de transmission de connaissance ont connu une évolution exponentielle, pour ne pas dire intersidérale, depuis les 15 dernières années.

Ce qui prenait des jours et des jours, avant, ne prend plus aujourd’hui que des fractions de fraction de seconde. Je ne sais pas si vous vous rendez vraiment compte de ce qui est en train de se passer, mais ça n’a juste pas de bon sens. C’est hallucinant, la recherche d’informations et le traitement de celle-ci ne sont pas humains, en ce sens que nous ne pouvons pas comprendre la mesure de que nous avons créé, et c’est peut-être pour cette raison que nous sommes en train d’en perdre le contrôle. Tout le monde parle à tout monde tout le temps. Ce vacarme assourdissant est tellement humain.

Quand j’étais jeune, pour envoyer de l’information à Montréal ou Paris, il fallait une éternité, comparativement à aujourd’hui. Je comprends que les légumes ne poussent pas plus vite maintenant qu’auparavant (quoique…), mais ce n’est pas une raison pour ne pas utiliser le temps qu’il fallait prendre pour livrer et rechercher les connaissances pour faire autre chose que de travailler.

Ça fait bien longtemps que l’ensemble des citoyens occidentaux n’a plus besoin de travailler pour subvenir à leurs besoins. Mais nous continuons notre soif de connaissance, parce que c’est dans notre nature profonde. Nous aimons rechercher, nous aimons comprendre, jouer, nous divertir, nous mouvoir. Le mouvement. Nous ne pouvons rester immobiles. Et pourtant, nous inventons des outils pour pouvoir rester immobiles. Des transports plus rapides, des autoroutes informatiques plus performantes. C’est fou. Notre désir de mouvement inextinguible n’est plus qu’une illusion. Notre immobilisme est roi.

Et pourtant, contradiction suprême, il va falloir que nous nous arrêtions un jour. C’est ridicule. Parce qu’il y a trop de complexité liée à cette nouvelle orgie d’information.

L’ordinateur est notre nouveau dieu : il est là, devant nous, tous les jours. Il a réponse à tout et tout est possible.

Je regarde régulièrement les offres d’emploi dans différents domaines, et je constate que les compétences que les employeurs recherchent n’existent pas. Ils sont comme l’homme que cherche Diogène, il n’existe pas, il n’est que chimère. Personne ne peut comprendre. Le monde est rendu fou (en a-t-il jamais été autrement ? me direz-vous), mais la différence avec le passé, c’est qu’à présent, la folie n’est plus seulement dans notre esprit, elle s’est enfuie dans les méandres du nuage.

Je n’ai pas de solution. J’aimerais que la folie revienne dans le monde physique, qu’on laisse l’univers virtuel sombrer seul dans la psychose, afin qu’il ne contrôle pas nos vies et que nous arrêtions d’avoir la prétention de penser pouvoir le contrôler. Au lieu d’y voir le moyen de nourrir notre besoin de transmission d’information, calmons-nous, prenons une grande respiration et fermons tous les objets numériques, regardons le ciel et acceptons que nous avons dépassé la limite de ce qu’il est raisonnable de demander à un cerveau humain.

Le foie de John Nash

Vieux

Si vous voulez vivre longtemps, vivez vieux.  ( Erik Satie) 

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Dans un grand supermarché, une vieille dame,  poursuivant sa vie sur une cane,  ouvrit les yeux sur un emballage de veau: 72.99 $ le kilo. Elle écarquilla ses yeux ridées mais toujours foudroyants de lueurs et demanda au boucher si sa vache n’était pas à vendre.

Puis elle ajouta:

 » À ce prix-là, monsieur, si vous l’avez debout, je vous dirais qu’elle vaut plus que le prix de ma maison. En 1956, on l’a payée 5,999$. »

Comme disait San-Antonio : « La Fontaine était un homme affable ». Mais pas le boucher… Avec ses moustaches garnies, il regarda la dame comme si elle était déjà morte.

 » Ça se voit que vous êtes boucher, vous avez du sang dans les yeux. Mais bon! Tous les bouchers que j’ai connus avaient le teint comme des couchers de soleils…

– Vous savez, Madame, les prix grimpent…

– Sauf les télévisions… Le dernier, un écran plat de 55 pouces que mon mari m’a acheté, ne fait qu’une chose: grossir la bêtise humaine. Avant, on entendait les gens qui parlent, maintenant on les voit comme si on était parmi eux. Ils parlent tous les jours comme s’ils avaient quelque chose à dire. Ils disent que ce sont des « idées ». Et ce sont des spécialistes. Heureusement que je ne me suis pas spécialisée en rien. Sinon je serais la conne que vous voyez dans vos yeux…  Et cette télévision, vous savez quoi? Il l’a payée  moins cher cet appareil  qu’un jarret de veau. Vous trouvez ça normal? Vous savez, Madame, nous ne sommes plus en 1956…

–  La viande n’était pas emballée dans le plastique… Ni les gens qui commentent à la télé.

–  Il a été gentil votre mari… Un bel appareil, vous ne trouvez pas?

–  Ouais! Il me l’a achetée  juste avant de mourir. Et ça m’a coûté 8,000$ pour l’enterrer. C’est moins cher enterrer une maison qu’un mari… Et le coffre coûtent les yeux de votre tête.  Vous allez me dire que c’est le progrès, mais en fait c’est qu’avant personne n’investissait dans les veaux: on le prenait dans le champ, on le tuait, et on engageait des bouchers à gages pour le dépecer…

Le boucher, exaspéré:

– Vous en voulez ou pas?

Elle esquissa un sourire tout doux et …

– Je vais jouer à la théorie de Nash. Vous savez, quand  4 gars veulent séduire la plus belle  des 5 filles, ils perdent au jeu parce qu’ils trichent. Ils trichent sans dire aux autres qu’ils trichent. Alors je vais prendre du foi de porc… C’est laid, noir, visqueux, mais c’est là qu’est entreposé ce qu’il y a de plus riche dans l’animal. Et personne n’en veut…  C’est peut-être aussi ce qu’il y a de pire si on a traité l’animal par injections de produits de toutes sortes pour le garder en santé ou l’engraisser.

 » Bonne journée, Monsieur »

Gaëtan Pelletier

Merci à John Nas

The End

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