Archives mensuelles : février 2016

Demain, on mangera notre eau…

toilettes

 

Coca-Cola a ainsi le droit d’extraire 33,7 millions m3 d’eau par an au Mexique, l’équivalent de la consommation annuelle minimale pour faire vivre 20 000 personnes. Le groupe américain exploite 50 nappes d’eau, dont 15 sont surexploitées [2]. À moindre échelle, la compagnie suisse Nestlé extrait 9 millions m3 d’eau par an dans le pays et exploite 16 aquifères, dont 6 sont surexploités.  Le Mexique va-t-il se vider de son eau?, Mondialisation.ca

Avec toute  l’eau qu’on  massacre par la pollution de par de multiples formes , étant donné que le corps humain est constitué de 70% d’eau, et de 71% ( :-))  chez les politiciens  le « futur » de nos enfants sera une longue lignée d’estropiés invisibles empoisonnés par l’or  translucide : Tous un peu pourris en dedans. L’eau ne nous appartenant plus, il faudra un mot passe pour ouvrir les bouteilles.

Quand j’étais enfant, au temps de la Ford-T, pardon, des voitures-salon qui buvaient de l’essence comme un bon russe  siphonne de la vodka, on pouvait boire l’eau dans les rivières. Maintenant, il faut qu’elle soit filtrée et chlorée, ou  traitée par des moyens chimiques et bientôt électroniques.

La boire, d’un bout à l’autre… 

Comme le disait le Comte de Vichy ( seigneur de L’Étang – vous pouvez vérifier sur Whiskypédia, ):   » Je m’en lève le cœur moi-même, n’ayant pas le temps d’attendre que les autres le fassent ». Bien que je ne vérifiasse pas toutes mes sources, il aurait dû le dire à un certain moment de sa vie.

La science va nous sauver in « extrémiste » ( j’en viens à me décultiver  afin d’écumer les mensonges qui traînent dans l’Histoire),  tout porte ( de garage) à croire  que demains nous boirons l’eau de l’eau qui a été filtrée  par nous d’abord… Et par d’autres, en suite et à la suite… On formera un cordon d’eau tous liés… Menés par l’eauligarchie   ὀλιγαρχία / oligarkhía, dérivé de ὀλίγος / olígos (« petit », « peu nombreux »). (1)

Il faut s’y préparer. Dans certaines parties du monde, les eaux usées, dont celles des chasses d’eau, sont filtrées et traitées, au point de devenir pures et claires comme de l’eau de roche. Si ce n’est plus. La perspective n’est pas réjouissante, mais l’eau recyclée est saine et a le goût de n’importe quelle eau, en bouteille ou du robinet. Comme l’explique la BBC, il faudra la boire un jour.  Buvons l’eau des toilettes

Comme de l’eau de roche?  S’il n’y a plus d’eau de roche, comment on fera pour savoir qu’elle est meilleure que l’eau de roche? Mais bon! Il faudra se résigner. Car nous sommes tous des résignés passifs, , scoliosés, bousillés  de la colonne vertébrale. La trouille de perdre ce qu’on a quand c’est la banque qui l’a.

Les porcs dans la matrice… ( Enfin! De ce que j’en connais…) 

En attendant, je viens de saisir au passage un nouveau mode d’élevage de porcs où pratiquement tout est régulé à distance à l’aide d’ordinateurs ::  la nourriture, l’eau, le lavage, le repassage, etc.  Pour…. bref… Pour ne pas infecter les porcs. Ce doit être la raison pour laquelle disparaîtra un jour l’argent liquide: pour ne pas que les banquiers soient infectés. S’ils en ont eu l’idée, c’est qu’il l’ont eue derrière la tête.

Pour ceux qui aiment la douce philo, comme le dit le « proverbe »: Demain est un autre joug. Un américain (US) « cultivé », dirait: Bonne apitit »! Les champions du totalitarisme à contes gouttes (sic)…

Gaëtan Pelletier

1- Whiskypédia,  le savoir en bouteille

 

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Les grottes à 220,000$

« The second thing I’am gonna do is starting  investing in America’s infrastructures… We must rebuilt our roads an bridges . So, American people will have a place to live on…

Steve Bridges, parodie d’Obama

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Peu importe la façon d’analyser ces données, un fait demeure: les propriétaires de maisons n’ont jamais nagé dans un tel océan de dettes. «La récente folie dépensière a laissé les consommateurs plus endettés et épuisés que jamais», a fait valoir Diana Petramala, économiste à la Banque TD, dans un rapport publié hier.

Les taux d’intérêt historiquement bas ont enflammé la demande pour les habitations depuis le début de l’année, ce qui a propulsé les prix à des records. La valeur moyenne d’une maison s’est établie à 344 968$ en avril au pays, un niveau 23% plus élevé que le creux de janvier 2009.

Cyberpresse, Maxime Bergeron

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«On a vécu comme des chiens qui pouvaient manger autant qu’ils le voulaient. Un chien va manger tout ce qui est devant lui, même si ça le rend malade. On a fait exactement la même chose.» Stephen Jarislowsky . Cyberpresse

Ça m’étonne qu’on n’enseigne pas la nature humaine dans les écoles, dit-il. Si elle ne change pas, ça serait pourtant facile!» Cyberpresse

De la grotte au château

Vous êtes nu, vous courez sous la pluie, un éclair frappe un arbre à vos côtés… Qu’est-ce que vous cherchez? Un abri…

C’était il y a 10,000 ans. On n’était pas encore à l’heure de l’hyper sexualisation, mais on se couvrait tout de même d’un cache sexe : car, voyez vous, quand on s’est fait poursuivre par un ancêtre du porc, et qu’il a faut  passer par une roseraie, on comprend que la douleur a besoin d’être un peu soulagée à certains endroits où la sensibilité est à fleur de pot.

Il pleut, il neige, il fait froid… Soulager! Ce n’est pas un concept abstrait, c’est une nécessité vitale.

Pour vraiment comprendre une chose il faut obligatoirement en chercher la nécessité et non le luxe.

Deux anecdotes

1. Mon beau-frère, qui a un gros « moi » , voulait faire réparer le petit toit d’une maisonnette de 8X12 pieds. 700$. Quelques pieds de bardeaux d’asphalte et deux ouvriers…

2. Un type de notre région, qui avait acheté une vieille maison il y a 20 ans, au prix d’environ 45,000$ l’a revendue à 225,000$.

Il avait trouvé un amateur de « bucolique », amoureux du Fleuve Saint-Laurent… Le luxe de se  « croquer  » un duo paysage-Bagel, pendant que les mouettes lui feraient des « waves » dans le ciel bleu…

La mélopée des « investisseurs »…

Il y a quelques mois, le maire Labeaume se félicitait du marché immobilier à Québec.

Selon les données compilées par Le Soleil, un acheteur devait étaler en moyenne 205 000 $ à Québec au dernier trimestre pour acheter une maison unifamiliale, soit le double du prix moyen payé en 2002 (102 000 $). (…)

Le résidant de Québec  s’est donc « enrichi ». Une bonne nouvelle pour le vendeur, mais une mauvaise pour l’acheteur…

En effet, depuis des décennies, on a cessé de claironner que les maisons étaient un investissement sûr. Au point ou les joueurs ont investis dans leurs avoirs futurs. Avec des conseillers  fiévreux,   vendeurs-harponneurs,  on a vu la crise immobilière aux États-Unis.

L’annonce faite à la mairie…

Stephen Jarislowsky : «Si vous regardez les prix de l’immobilier depuis les 30 dernières années, vous allez vous apercevoir que les valeurs ont grimpé de près de 428%. Ils auraient du monter de seulement 332% si on tient compte de l’inflation et de la productivité du pays. Seuls ces deux éléments doivent faire monter les prix de l’immobilier. Si les prix à long terme montent plus vite que ça après 100 ans plus personne ne pourra vivre dans une maison.» Canoe

Peuf! Il n’y a pas de danger… Il n’y a jamais de danger avec les vendeurs qui ont des visions à court terme… celle de « leur » vie. Si vous parcourez les pages  des agents en immobilier, vous allez constater que leur  optimisme pourrait  faire s’élever  une montgolfière en béton.  Et pourtant, voyez le tableau du passé :

Pour Benjamin Tal, économiste pour les Marchés mondiaux CIBC, même si l’activité sur le marché de l’habitation fluctuera au cours des 20 prochaines années, le prix réel moyen des maisons reflétera le rendement des deux dernières décennies.
Dans l’hypothèse d’un taux d’inflation annuel de 2%, il affirme que le prix des maisons au Canada devrait doubler d’ici 2026.
Maison Web

Il veut vous signifier que vous allez vous enrichir encore plus. Mais il n’indique pas que vous allez payer  – étalé sur 35 ans – le double  du prix de la maison. À 5%, c’est plus que le double.

Calculez : doublé en 10 ans et doublé en 15 ans.

Ajoutez les taxes foncières doublées, l’entretien – car au bout de 20 ans, votre hutte est ravagée par l’air salin ou autres imprévus… La majoration des coûts des matériaux…

Les nuances : les requins au Botox

Quand grand-maman B – une résidente de notre coin –  s’est vu offrir 345,000$ pour sa maison, elle n’a pas souri, elle est demeurée figée. Puis elle a décidé de rester dans SA maison… Une maison ancestrale,  bâtie à coups d’amour…

Mais d’où viennent donc tous ces acheteurs?

Vous allez penser que ce sont les baby-boomers à gros salaires? Il en est… Mais ils ne représentent pas la majorité. En fait, ces acheteurs  proviennent d’une période de floraison des petits et moyens entrepreneurs qui pouvaient créer une entreprise- ou poursuivre la familiale–   dans un monde qui le permettait.

Avant que n’arrive la caravane des requins aux Botox, qui ont entrepris d’avaler les petits entrepreneurs.

Ils étaient plusieurs milliers au Québec et ailleurs à s’enrichir honnêtement dans un labeur difficile mais qui rapportait suffisamment pour leur permettre un capital assurant une retraite dite dorée.

La création du concept du Wal-Mart,   des concentrations,  de la mondialisation,  a hélas!, anéanti cette « race » de petits et moyens entrepreneurs. Il en existe de moins en moins.

Et ce sont ceux-là qui ont eu les moyens de barguigner et d’acquérir leur liberté 55.

Si vous n’avez pas compris, je vais vous expliquer : ce n’est pas la richesse totale qui a permis à ces gens de profiter de la vie, c’est la richesse étalée et non concentrée.

La concentration de la richesse n’est pas un enrichissement social, c’est une pauvreté étalée.

Comprenons que si nous passons 35 ans à se payer une grotte, les dix ans de surplus est une perte au bout de la vie. Et en qualité… Tant sur le plan de la santé personnelle que celui de ladite santé financière… Même celle de l’État… Un « vieux » dépendant de l’État, coûte plus cher à l’ensemble des « fournisseurs »…

Les conseillers financiers et leur monde virtuel

Les voilà qui entrent dans vos téléphones, vos courriers électroniques, et à la télé… Un lignage  agacé de constater  que le Québécois n’investit pas suffisamment pour sa retraite. Même l’expression « bas de laine » a disparu… Ils geignent, se plaignent, se tordent, s’inquiètent! Je ne connais pas l’épaisseur des verres de leurs lunettes, mais pour la « réalité », ils auraient besoin d’un optométriste.

Les travailleurs commencent à travailler à un âge tardif, souvent endettés par les études, ou font un doctorat en cégep … Le système d’éducation leur permettant…

Bref, la période dite active se rétrécit de plus en plus… Avec un salaire moyen de 40,000$, ils survivent.  Et comment vivront-t-ils dans 20 ans?

Le conseiller financier a le neurone d’un gris qui rappelle les champignons qui ont séjourné trop longtemps dans le frigo : ils présentent des bulles éparses de pourritures molles et peu alléchantes.

C’est un schizophrène de salon de thé qui encourage l’épargne – au point de faire ses griffes sur vos dossiers après sa pause-café – dans un monde ou « la totale » est l’encouragement au crédit.

L’avenir : le citronnier séché

Faites le calcul de ce que nous léguons, avec un pareil système à nos enfants… En incluant tous les facteurs entourant les autres coûts annuels d’une maison, son entretien, les salaires à venir, les imprévus, etc. Je me demande qui pourra avoir un toit. Non seulement en visant le côté propriétaire mais celui également de locataire.

Certains dépensent  jusqu’à 40% de leur salaire brut pour l’achat d’une maison ou la location d’un appartement.

Si les conseillers  se demandent pourquoi les québécois investissent peu pour leur retraite, c’est qu’ils n’ont pas les moyens de se payer un « futur »…
La raison est simple : l’art de la finance, présentement, est de faire du jus de citron, même avec la pelure…

Un poisson chez le médecin

Un jour, un poisson vieillissant et mal en point alla consulter le médecin.

– Ça ne va pas? demanda le médecin.

– Non, je ne me sens pas en forme…

– Faites-vous de l’exercice?

– Non!

– Je vous conseillerais une heure de natation à tous les trois jours…

Gaëtan Pelletier

Tamara Weber-Fillion – Leaves

Après avoir participé en 2014 à la populaire émission La Voix au Québec, l’auteure, compositrice, interprète et guitariste de Saint-Georges, Tamara Weber-Fillion, a épaté les quatre coachs lors de son audition à l’aveugle à The Voice en France.

Le rêve humain…

consumérisme 2

Hélène Dorion – L’auteure, poète et écrivaine

Entre le terrorisme et les menaces écologiques, quelle place reste-t-il pour que la vie humaine ne perde pas pied?

Nous marchons au milieu d’un monde fracassé. Réalité virtuelle, consommation effrénée, recherche de profit, déshumanisation des liens et dévastation des lieux, la liste est longue pour décrire l’horizon actuel de nos vies. Et tout aussi longue, celle de ce qui s’est peu à peu effrité, parfois perdu, de ce qui constitue pourtant les fondements mêmes de notre présence au monde : les liens au beau, au juste, au bon et à l’Autre.

L’humain n’est plus au coeur des décisions. Il a été remplacé par des impératifs qui réduisent le bien-être individuel et collectif à la production et à la consommation, sans égard pour la qualité environnementale et celle de l’existence.

J’écris ce texte après les attentats de novembre 2015 à Paris, Beyrouth, Bamako, au moment où se tient la COP21. Entre le terrorisme et les menaces écologiques, quelle place reste-t-il pour que la vie humaine ne perde pas pied ? Comment renouer avec ce qui manifeste notre nature profonde et faire de nos vies une manière d’aimer le monde et de donner sens à notre présence ?

Tout passe. Tout meurt. Nous le savons. Nous savons l’éphémère, mais plutôt que de le laisser nous rappeler combien la vie est précieuse, il n’est plus considéré que sous l’angle du jetable, de telle sorte que nous faisons l’expérience du monde dans une instantanéité qui nous dessaisit du sens même de vivre. Au contraire de nous rendre conscients de la valeur de l’existence, l’éphémère en est venu à nous déresponsabiliser : puisque tout passe, rien n’a d’importance, dit une société qui prétend nous protéger de ce monde dont elle ne cesse de nous éloigner.

Pour Spinoza, l’humain est animé par ce qu’il appelle le « désir de persévérer dans son être ». Effort, volonté, appétit, ainsi se définit pour lui notre essence, nous qui cherchons consciemment à devenir. Et nous ne sommes pas seuls à être mus par cet élan. La nature — dont nous faisons intrinsèquement partie — tend elle aussi à se réaliser et à produire sans cesse de la vie. Mais plutôt que de contribuer à cette aspiration et d’accomplir l’union avec la nature qu’évoquent les textes sacrés, nous l’utilisons et l’exploitons pour nous-mêmes, transformant en conquête ce qui devrait constituer une quête commune. Nous nions du même coup la valeur inhérente à la nature, et donc à la Terre.

Plus encore, l’être humain ne se soucie que de son propre bien-être, sans égard pour ce lieu qu’il habite, ne le respectant pas davantage qu’il ne le protège — l’humain, nous rappelle Hubert Reeves, est d’ailleurs le seul animal à souiller son nid. La Terre, comme plus récemment le cosmos, n’existerait que pour lui et n’aurait d’autre dessein que de servir sa destinée.

Témoignant d’un égocentrisme outrancier, l’humain a ainsi détourné le sens même de la nature et cherché à l’assujettir à ses désirs excessifs et à sa volonté de pouvoir. L’amour du monde ? Ce lien fondateur, qui devrait être empreint d’empathie, de gratitude et de compassion, est plutôt marqué par la tension et la lutte. Si nous voulons remplacer le pouvoir sur l’Autre en amour de l’Autre, étreindre le monde plutôt que de le broyer, peut-être devons-nous retourner à la beauté, faire l’expérience des qualités réparatrices que ne cesse de déployer l’univers, et que l’art transpose pour en exprimer le souffle singulier. Le destin humain pourrait bien être cette quête d’un passage entre le dehors et le dedans, entre le haut et le bas.

En 1854, un homme en quête de liberté, d’émerveillement et d’un sens à la vie qui en respecte aussi les valeurs fondamentales a défendu un rêve qui n’était pas celui de dominer la nature, d’en exploiter les ressources ou de détruire, au nom du progrès, la maison que nous habitons. Cet homme, Henry David Thoreau, écrivait : « L’argent n’est point requis pour acheter un simple nécessaire de l’âme. »[…] Sensible au vivant — aux animaux, aux arbres et aux plantes, à tout ce qui est notre miroir, dirait la sagesse chinoise —, Thoreau a entrepris ce voyage de transformation de son être, ce parcours immobile qui est une plongée au coeur de soi.

Pour « avancer dans la direction de ses rêves », comme il l’écrivait, et pour que la vie humaine ne se réduise pas à la survie ou au divertissement, mais qu’elle soit une manifestation de notre essence, nous savons que des changements profonds et durables doivent avoir lieu dans nos sociétés. Mais le plus grand défi est de transformer notre conscience. Pour éviter de retourner sur les sillons déjà creusés, c’est une nouvelle vision du rêve humain qu’il faut élaborer, une nouvelle manière de nous lier au monde, et donc de l’aimer.

Notre premier pas consisterait alors à porter attention et amour à ce monde en s’accordant à ce que les bouddhistes appellent notre bonté fondamentale, cette disposition du coeur présente en chacun de nous, qui ouvre à la bienveillance, à la gratitude et au partage. N’est-il pas urgent de recréer un paysage intérieur dans lequel cette bonté s’exercera, de reformuler le pacte entre le rêve humain et sa dimension sacrée, d’allier le ciel de sagesse à la terre de l’expérience, et de refaire ainsi le passage entre le monde et nous ?

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Témoignage: comment j’ai cessé de boire…

piège

Ces mots-là