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Les pauvres chassés à la courre

Image: Wikipedia

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      En 2007, le gouvernement travailliste a adopté une loi prévoyant des sanctions contre les personnes handicapées et en longue maladie, considérant que beaucoup n’étaient pas vraiment en incapacité de travailler », rappelle Anita Bellows. Bastamag

Qui ne se souvient pas des élégantes scènes de la chasse à la courre de la noblesse anglaise ou française? Ah! À cors et à jappements de chiens emballés d’aller fouiner les bois pour un lapin, un porc ou autre animal afin de dissiper l’ennui de la gente fortunée. Les états modernes ont toute une panoplie de chasseurs pour ressource pour « éteindre » cette race d’avortons.  On se croirait au moyen-âge avec une  nouvelle aristocratie munie de chiens-kapos pour exterminer les pauvres.  On entendra dire que le gouvernement lutte contre la pauvreté en même temps qu’il veut se débarrasser des « non productifs » qui, de fait, sont incapables de participer à l’engrangement des capitaux énormes des transnationales qui râpent les biens de États.

     Et les riches?

Ce n’est là qu’une partie de cette sinistre et dégoûtante déshumanisation dévoilée dans La violence des riches. Les riches ont leur paradis fiscaux mais les pauvres ont leur enfer quotidien de la misère.

 « La fraude à la Sécurité sociale, c’est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l’esprit de 1945. C’est la faute qui ruine les fondements mêmes de la République sociale. » Nicolas Sarkozy, 2011

Avec les sommes énormes des riches et de la multitude des paradis fiscaux, la trahison est du côté d’un ensemble d’individus sans morale et sans cœur… et sans pays. Même certains dirigeants n’en ont pas… Au Canada, d’anciens dirigeants se sont enrichis en investissant dans le marché de la marijuana devenue légale.  Le Cannabis – ou Canadabis (sic) a désormais  des investisseurs  de renom issues de la classe politique. L’actualité.

Le parfum du totalitarisme

C’est un acte de harcèlement, avec une légère odeur de totalitarisme qui rappelle la cruauté de la chasse aux juifs par les nazis. Comme si le pauvre était d’une race inférieure à « abattre », alors qu’il n’est que victime d’un système patenté,  dépouilleurs  de  richesses collectives. Il faut maintenant chapeler le pauvre jusqu’à l’os sous prétexte ( ou accusation infondée) qu’il est coupable de sa pauvreté. Il faut l’accuser, le harceler, le ramener au travail pour réduire les chiffres, les manipuler  concernant le chômage.

Pour ce faire, la classe dirigeante est équipée d’une armée de fonctionnaires-kapos au service de l’État. « Je n’ai fait qu’obéir aux ordres ». Beau leitmotiv pour une société inconsciente et, surtout, malhonnête dans sa mission de « servir » ses citoyens.

Gaëtan Pelletier

Le totalitarisme menace le monde, selon le neuropsychiatre Boris Cyrulnik

« Je suis un peu triste de voir que j’ai commencé ma vie en subissant un langage totalitaire, et que j’arrive au dernier chapitre de mon existence en voyant réapparaître un autre langage totalitaire », dit Boris Cyrulnik, 80 ans, au micro de Stéphan Bureau. Ayant échappé à l’horreur nazie pendant l’Occupation, le neuropsychiatre français regarde avec une certaine inquiétude l’état actuel du monde, dont les dérives lui rappellent le « langage totalitaire » des années 1940.

« Le langage totalitaire est tragiquement bien accepté par la plupart des cultures et actuellement, on le voit réapparaître au Proche-Orient, en Europe et même en Amérique du Nord », note Boris Cyrulnik.

Bien qu’il soit pour le moment minoritaire sur la planète, ce langage totalitaire, que le neuropsychiatre définit comme la « pensée paresseuse et celle qui donne des certitudes », se développe extrêmement vite et de façon épidémique.

Ce n’est pas l’idéologie imaginaire des nazis, c’est un autre langage totalitaire. Mais si on le laisse se développer, il sera aussi cruel que le nazisme ou le communisme. […] Il y a péril, absolument.

 Boris Cyrulnik, neuropsychiatre

Les détêtés

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Demain, quand vous vous éveillerez, votre vie sera changée – ou restée la même- par une armée de corniauds bureaux-blattes. Ils accomplissent leurs tâches. Ils rentrent lessivés en ayant – sans le savoir – lavé tout le monde.

Le corniaud à bureau est une espèce translucide, pouvant se camoufler parmi les bonnes gens. Il ne pense ni ne raisonne: c’est une dent de roue de bicyclette, ou plutôt une chaîne.  Il remplira des formulaires, il s’accrochera aux règlements. C’est son boulot. Son boulot qui ne consiste pas à humaniser mais à sculpter, par l’infime pixel qu’il est dans la toile de la vie, les moutures idéales pour les pouvoirés.

Personne ne vote pour les nouveaux maîtres du monde. Ils sont fantômatisés dans l’immense toile des travailleurs. Tout ce qu’ils font, et qu’ils le sachent ou non, c’est d’entretenir un brouillard constant. C’est un otage de l’avoir central et du pouvoir délocalisé.

Le plus grand dessin du monde, le plus réel, le plus fatidique, le plus mortel, est de voir apparaître un monde de clochards et de mendiants dans le monde du travail. Si avoir le choix est synonyme de liberté, n’avoir pas le choix est celui d’être esclave tout en l’ignorant.  C’est là tout le secret et l’astuce de la propagande actuelle: elle est fabriquée comme une image de télévision 1080 p.

Qui donc a quelque chose d’autre que les mots pour se révolter? Le réel est acheté et une mécanique mise en place pour faire perdurer un système auto destructif et éclaté.  Il est même automatisé. Il est même automatisé. Il est même automatisé.

Gaëtan Pelletier

Qu’aurons-nous fait?

letswakeupworld:Guidi Oumarou, nineteen, sits at Gore Hospital in Chad, where her two-year-old son, Mama Sale, is being treated for severe malnutrition. (Photo Credit: Corentin Fohlen)

La question n’est pas de savoir ce que nous aurions pu faire. La question est de savoir ce que nous pouvons être, seulement être pour arriver à « faire vraiment ».  Le monde actuel se « fabrique » par la notion de ce que l’on peut faire… Alors, c’est une ère de robots. Puisque maintenant tout est pointé vers ce que nous devons fournir en terme de « travail », et non en terme d’être, nous assistons à la disparition des êtres  par ceux que n’ont jamais su être mais ont cru que le « savoir faire » valait mieux que le savoir être.

La belle bâtisse de notre être est désormais vendue à une machine à faire.

Nous ne pouvons abouter l’être et le faire que dans les petites communautés. Sur le plan planétaire, dans la discorde et le tressage invisible des êtres au profit d’un « un-numéro », nous somme désormais à la construction d’un espace aussi invisible et inutile que le virtuel. Nous sommes l’octet virtuel d’une mondialisation en train de fabriquer des agités sociaux-économiques.  Que ça! Des agités! Sorte de combattant sans but réel, n’ayant que des ennemis invisibles…

Nous nous sommes détruits en laissant aux spécialistes du « faire » notre destin. Ladite compétence des structures éducationnelles est désormais orientée vers ce but ultime et mécanique de faire, de fabriquer, de travailler, de payer, de trahir, et d’accepter un modèle inconscient d’agir.

On ne peut pas « être » dans cet univers mécanique et lambrissé de papiers, distants les uns les autres.

Le seul et unique message du monde, des sociétés, est désormais de perpétrer dans une inconscience engloutissante toute possibilité de réflexion, de rapprochement, et d’une indignité répandue semblable à une Shoah planétaire.

D’un meurtre global…

 

Gaëtan Pelletier

Les pompes à souffler les crânes

mince-telephone

Après une cure de 2000 ans, il a maigri: il ne lui reste plus que le cerveau. Albert 29316b.Made in China. 

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Il faudrait se révolter contre la minceur des téléphones actuels qui se glissent dans les cerveau. Une culture de l’instantanéité de la matière grise. Une réduction de la personne humaine à un mince agglomérat gris.

Nous avons créé une nouvelle race de seigneurs qui contrôlent des faux révoltés?  Des participatifs à bouts de doigts?

En quoi donc et comment donc faut-il se révolter? À biffer des « J’aime » sur Facebook? Dans l’ensemble le constructivisme nous fait oublier notre richesse d’âme, celle oubliée au fond de soi. On n’aime plus et on ne sait aimer l’autre: on forme un comité d’étude afin de faire des simagrées  d’amour. Cet amour qui implique une compréhension profonde d’échapper à l’illusion que nous sommes en surface « différents ». Oui, nous le sommes. Mais pas tant que ça… Creusez et vous verrez que nous sommes tous pareils et parfois bien plus machine qu’humain. On est comme des arbres qui ont oublié que nous vivons également de nos racines.

L’instantanéité est un tueur silencieux. Un folichon barricadé dans son monde emmêlé aux circuits des ordinateurs, du numérique  est passé à la télévision pour expliquer comment améliorer les cerveaux. Comme dirait Sieur de Monpétin, ce n’était pas clair. Puisque le sien était aussi brouillé qu’un Windows Vista. C’Est là le signe de la sauvage compétition qui se livre pour une partie de l’être humain: la cervelle.  On veut améliorer la cervelle… Ah! Et pour quelle « raison »? Pour améliorer l’outil numérique qui a déjà étouffé l’âme humaine. Serviteurs de la machine, pompeux et fier de travailler pour des circuits électroniques.

Le monde actuel est fait de ceux qui les crée et qui se font payer pour les soi-disant régler. En se faisant payer au prix de l’évaluation mondialiste des sa grise matière grisée. Une peluche de savoir…

La connaissance – et non pas la somme de savoirs utiles à grimper comme un pompier ayant le feu au cul l’échelle sociale, mais la réelle connaissance qui nous mène à la compréhension de l’humain, de nos rapports, a un besoin impérieux de l’histoire. Ne serais-ce que celle intérieure à chacun. L’éducation actuelle semble plutôt produire des mollusques flasques de blablablés heureux comme les Morlocks de H.G. Wells, marchant vers la grande porte sur le coup d’une sirène qui les appelle pour être bouffés.

Et nous vivons dans un monde de plus en plus chaotique avec un futur bien troublant. Si la réussite est la recherche d’un certain équilibre, nous avons raté le bus. Nous sommes crétinisés à longueur de jour par les pubs d’auto, cette merveille – une Ford-T  botoxée – avec son armada de vendeurs qui entrent dans nos maisons par la poste, le téléphone, la télévision. Liberté, disent-ils! Sept ans à 450$ par mois.

Aujourd’hui, tout va vers l’identification à une chose: un métier, un titre, une réussite sociale. À mesure que grandissent les étoffes tissées de l’électrolisme (Sic) plus le téléphone est mince, plus nous devenons des choses au lieu des êtres en évolution à cultiver une manière d’améliorer nos rapports humains. Et moins nous sommes aptes à en prendre conscience. Plus l’appareil est petit, plus l’être devient le nain devant la splendeur de la machine.

Gaëtan Pelletier

 

La culture des oignons robots

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« La discipline est le pont entre les buts et l’accomplissement » Jim Rohn

Le monde n’est plus pareil. Avant, on avait le temps de s’asseoir et de parler. Maintenant, personne n’a de temps. Personne n’est disponible. Ils vivent longtemps, mais ne voient pas les journées passer, ni les êtres…  (Un paysan turc)

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Le fascisme libéral mondial, étatisé et bien installé a le don et les outils fournis par les peuples eux-mêmes, de faire de l’humain le robot tampon  entre l’homme et la machine. La discipline est l’art de tétaniser l’humain, avec une éducation de cordes invisibles qui transforme le malléable en une statue d’idées et de concepts arrêtés…

Figés, en rangs d’oignon… Le cerveau est construit en forme de poireaux: hauts, allongés, mais sans champs de vision circulaire.

À travers toutes ces implantations que l’on nomme éducation, il n’y a rien en terme de compréhension de l’amour humain qui n’a rien de romantique. Dans cette lutte montante des guerres nécessaires, on voit là le fruit de la haine, issu de l’isolationnisme volontaire qui anime les états. De fait, ils ne savent plus ce qu’est la liberté de penser, assis sur leurs idées reçus, leurs dogmes, leur prétendue idéologie. Ils sont eux aussi une machine dans une machine servant à répandre un art de vivre destructeur. Et voici et voilà la somme de toutes les guerres inutiles.  Il existe des agglomérateurs de vérité: ils sont payés ou convaincu d’être le meilleur cuisinier de la recette de ce qui est bien pour les autres…

Dans un monde autant déchiré, brisé, on continuera à offrir le même buffet froid et sans cœur. Si l’éducation n’a pas pour premier but de se questionner sur nos réussites et nos échecs, nous ne pouvons plus avancer d’un seul pas. Sauf dans les armées, et sous ordre hurlé.

En rendant les parents pareils à des robots pris dans leur travail et dans la complexité de la vie, c’est l’État qui prend en charge les enfants. Autrement dit c’est une structure, non un acte d’amour.

Au lieu de nous transformer pour être meilleurs, nous sommes transformés pour être les pires. Mais pis encore, nous l’ignorons… N’est-ce pas là le plus grand signe de méconnaître ce  qui nous mène à notre perte? Et l’aveuglement? Nous ne la voyons plus. Nous considérons les choses qui nous détruisent comme nécessaires et normales.

Il existe de plus en plus de ces robots qui ne sont pas fait de métaux et de boulons, mais de chair et de sang, et , si on creuse un peu, d’âme.

Gaëtan Pelletier

 

 

Alep: un Stalingrad « vert »

alep-guerrestalingrad

« Nous prenons désormais un repas par jour. Mes enfants et moi n’avons pas mangé à satiété depuis deux semaines. » Hassan Yacine

La vie passe devant nous, meurt sous nos yeux, secouée ou passive, assassinée lentement. Les enfants sont brisés, emportés par les laideurs dont on a accouché avant eux. Elyan

 

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Les monstres de la fine technologie bâtissent des Guantánamo pour torturer et tuer des enfants. La terreur extrême des chevronnés des jeux d’échec dans lequel les humains sont des pions brisés, anéantis. Le summum de la barbarie à travers les « inventions » des explosifs au phosphore, napalm et bombes à fragmentation.

Les cœurs de pierre sont fait de sable cimentés, durs, sans pitié. C’est le signe d’un rachitisme de l’âme humaine, de la vie, au profit d’un technocratie d’un monde qui dérive en perdant son âme. La guerre « routine ». Une invention nouvelle: dans un monde où l’amour fait des enfants, ces enfants deviennent des tueurs d’enfants, des tueurs de vie. Un pays, un échiquier.

La nouvelle noblesse de nos dirigeants est sanguinaire. Le chaos est sans limite. La manière d’anéantir de plus en plus sophistiquée.  Que nous reste-t-il d’humanité?

Ce qui n’engendre pas la paix, la tranquillité, le respect des « peuples », est un échec total d’une civilisation suicidaire. Les apparats des pays dits civilisés ne sont pas convaincants. Nous participons tous à ce massacre de par l’énormité des hommes-machines empêtrés dans leurs luttes et fausses négociations.

Pour un humain, un vrai, celui qui se sait pareil aux autres et qui souffre quand les autres souffrent, nous savons que la complexité est nourrie par la complexité.

L’Occident a éduqué ses citoyens pour voir les diables et les méchants ailleurs qu’en son pays. Pourtant, ils y participent ou laissent certains y participer. Nous sommes divisés pour nous faire tuer par ceux qui nous divisent pour nous bouffer.

C’est le règne des monstres élus. Comme des compagnies à numéros, le monde de la finance mondiale, discrète, mais active, nourrit la confusion nécessaire à la tuerie complète d’une bataille nouvelle:

Citoyens VS États. Les dictateurs sont parmi nous, mais fragmentés, avides et ambitieux.

Laissez-les faire, ils combattent pour un monde meilleur… C’est ce qu’ils disaient il y a un siècle.

Achetez-vous un pays, et allez vous battre sur une île si vous avez besoin de tant de sang « nécessaire ». Pourquoi tout cet argent pour la paix alors qu’il ne sert qu’à la guerre? Redonnez-le aux peuples. Sans doute qu’ils seront faire mieux que ces enfants encore vivants qui pourparlent comme des pitbulls aux crocs empoisonnés.

Gaëtan Pelletier