Archives de Catégorie: Le charme vert du vers bourgeois

La fabrique des Nestor

Nestor: valet du capitaine Haddock

« En privatisant des éléments de la vie publique, l’organisation privée en prive la collectivité. La société privée opère donc un détournement de richesses au titre de la propriété; elle ne se dégage pas de la vie publique, mais au contraire s’y engage dans le but d’y assurer une occupation. La société s’en trouve dominée par des sociétés. Le programme managérial qui se substitue au fait politique dans la société moderne contribue alors à jeter les bases d’un ordre gestionnaire que l’expression «gouvernance» baptisera plus tard, et radicalisera. »

Alain Deneault:   Gouvernance

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La décollectivité 

Il y a belle heurette ( eh! oui, c’est ainsi que ça s’écrit, et c’est beau, du moins avant la glissade… belle lurette ) que le mot collectivité est un concept fantomatique trimbalé dans les sphères de la politique et de la totale financiarisation pour nous rassurer. La pratique du concept de collectivité a été matérialisée dans les premiers groupements humains obligés de s’unir pour survivre. Il faut plusieurs mains nues pour abattre un mammouth… Le mammouth actuel est ce gouvernement de pays lié à cet empoisonnant « secteur privé » qui, comme le souligne Deneault rend le public…privé.

La collectivité c’était autrefois les petits villages. On y retrouve plus que des « anciens » vieillissant, la jeunesse étant partie aux Klondike des villes pour aller gagner sa croûte. Voilà donc que l’on fait face à une délocalisation de masse: ce ne sont pas seulement les jeunes qui déménagent , mais des villages qui fondent, des mentalités soudées assassinées. .. C’est la Montagne de Ferrat qui se nivelle au mode de vie américain. La vie ne semble plus rien avoir avec la Vie: c’est celle des écrans et des miroirs aux alouettes, pièges désormais servant à une nouvelle servilité et au meurtre d’une réalité lentement dissoute sous les encombrements du pseudo progrès.

La notion de délocalisation n’est ni plus ni moins qu’une formule cachée pour vendre des pays par échantillons. On râpe les pays comme on râpe du mozzarella. Et les souris grignoteuses se cachent aux encoignures des organigrammes complexes de noms d’entreprises ou de compagnies sniper déguisées en entreprises privées, louables, selon une éthique du management supposément propre et qualifié pour le grand partenariat avec les pays. Bref, une caca cacophonie trompeuse et hypocrite.

L’immolation obligée 

S i le travail n’a jamais tué personne, il en a rendu plusieurs handicapés. Si aller à la guerre pour son pays et ses valeurs avait un sens, on se demande aujourd’hui à quoi nous jouons sous le joug de cette mondialisation turbulente et nocive. Si le progrès promis n’est pas là, si nous sommes que victimes de ce sabotage volontaire qui nourrit un crépuscule qui n’en finit plus, alors à quoi sert cette immolation involontaire à laquelle nous nous livrons? Nous allons tous à cette guerre économique qui elles également ont dépecé des peuples entiers. Demandez-leur s’ils voulaient quitter leur pays?

Un train de vie 

Pour le citoyen lessivé, il y a une foultitude de kapos croyants en cette religion qui frôle le nazisme. Adolf n’a-t-il pas anéanti l’Allemagne jusqu’au dernier jeunot pour son « projet d’un Reich millénaire? Où en sommes-nous dans cette « entreprise » des pays « développés », de ces accrocs à entrepreneuriat, sorte de panacée aux maux du capitalisme… créés par le capitalisme? L’arme fatale, c’est le management, technique vendue aux dirigeants politiques.

Le management est la mise en œuvre des moyens humains et matériels d’une entreprise pour atteindre ses objectifs. Il correspond à l‘idée de gestion et de pilotage appliquée à une entreprise ou une unité de celle-ci. Lorsqu’il concerne l’entreprise tout entière, on peut généralement l’assimiler à la fonction de direction (la « fonction administrative » de H. Fayol). Management, Wikipedia

Les pays se sont virtualisés. Il n’existe qu’un montage -vernis, dans une sorte de fable du pouvoir inactif, inopérant. La pauvreté des « pays », notre pauvreté a été creusée par une globalisation des marchés. Ainsi, 24 voitures de l’AMT ( Agence Montréalaise des Transports) seront assemblées en Chine. Le soumissionnaire le plus bas… Si vous lisez l’article,  vous verrez une compagnie chinoise qui devait construire les voitures aux États-Unis (Boston) mais qui décide de délocaliser leur production en …Chine. Ce n’est là qu’un exemple de la panoplie de tromperies et d’opérations de dernière minute dans une de ces industries.

Tout ça légitimé par le pouvoir politique avec des raisons nébuleuses. Allons-y pour la novlangue:

À l’Assemblée nationale, jeudi, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a interrogé le premier ministre Philippe Couillard à propos de l’abaissement de l’exigence de contenu canadien, qui a permis à CRRC de l’emporter sur le seul autre soumissionnaire, Bombardier Transport. Ce dernier, qui exploite une usine dans le Bas-Saint-Laurent, demandait un prix plus élevé que CRRC. La Presse 

L’usine du Bas-Saint-Laurent, une petite ville de 3000 habitants a perdu le contrat. C’est à 20 km de mon village. Mais ce n’est pas important, ce qui l’est que ce type de manœuvres est devenu …monnaie courante dans tous les pays. Le « public » est devenu le privé. Les Super Nestor… Élus.

Privare 

La concentration de richesse par le privé ( du latin privare, privilège), conduit notre monde vers une « race » de valets au service de capitaines un peu trop portés sur « la bouteille » du pouvoir. En prolongeant la pensée de Deneault, nous sommes des exclus, bref, des privés de ce qui nous appartient. Nous sommes privés de par le …privé.

Et ainsi se construit et continue de se construire – avant l’ère du valet robot- une série provisoire de Nestor, valet, qui valait, mais ne vaut plus. L’âme des peuples est foudroyée par la grande noirceur de la déshumanisation.

Il ne reste plus que la construction d’un robot-prêtre, robot-curé, ou de quelque autre « appareil »  pour prier…  On le fera, si besoin est. Car tout se construit maintenant est pour la déconstruction de l’humain. Il suffit de lustrer et de polir notre « homme » de manière à qu’il puisse penser vivre dans un monde meilleur. Nous faisons face à un nouveau progrès: la magie et l’illusion que nous possédons ce qui nous appartient. Nous, y compris.

Gaëtan Pelletier

La Macronerie

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Ils ont dit qu’ils allaient « changer le monde ». Le collier des « Yes We Can » est tressé  de fausses perles. À quoi donc rêvent les moutons électriques? Nous sommes des évasifs trafiqués, mourant de faim. D’une faim qu’ils ne comprennent pas. La faim de ne plus avoir peur que NOTRE Terre nous échappe. Ce qui appartient à tous les vivants.

Ils ont tous dit qu’ils amélioreraient le monde. Ce n’est pas de leur faute: ils passent comme le charbon dans une chaudière de Titanic.  Il font avancer un bateau-Terre flambant dans l’espace.  On entend les mêmes mots, les mêmes formules depuis des décennies. Des pubs sonores et aseptisées. Raides, frappantes, et à la captation naïve.

Qui a dit que le monde, les gens devrais-je dire, devaient vivre selon l’ordre des banquiers, de la globalisation, et de la destruction continue? Nous voulons seulement être humains et vivre de ce petit paradis. Sans même demander l’éternité…

On leur demande une bougie, ils vous offrent des feux d’artifice. On leur demande la paix, ils nous demandent d’acheter des armes… pour la paix. Ils se disent serviteurs des peuples. Ils sont les servants de messe des banques. Une église qui a pris la place d’une autre…

On a tout volé aux vivants, on a tout pris aux vivants, on a découpé la Terre en pointes de tarte, en carrés, en cercles. Les riches, les pouvoirés, les en « chanteurs » de fin de mandats resteront de ces corbeaux qui veulent notre fromage.

Gaëtan Pelletier

L’assassin était un biscuit

Des biscuits de marque Oreo

L’usine de biscuits Christie de Montréal ferme ses portes: 454 emplois perdus  ( Radio-Canada) . 

Un roman policier mondialiste. ( brrrrrr)

Dans la nuit de l’an 2016, Georgette Laprise vit son emploi assassiné par une compagnie américaine située en Illinois. Elle gagnait 24.45$ l’heure.  Quand à son confrère de 57 ans, Gérald, lui qui gagnait 26.00 $ l’heure, comme disait Ferrat, l’heure de la retraite l’a sonné. ( C’est pas tout à fait ainsi dans la chanson, mais on la connaît).

Après une enquête approfondie, on découvrit avec stu-peur (sic) que l’assassin  était une compagnie américaine sise en Illinois avec un chiffre d’affaires de 35 G$  milliards  américains.  Mondelèz  Inc.  Suite au meurtre des emplois, un témoin de la scène aida les politicologistes à stresser, pardon, à tresser, pardon, à tracer ,  un portrait robot du tueur enrobé.

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Selon le National Post, Bill Ackman, one of corporate America’s most successful investors, joins fellow activist Nelson Peltz as an investor in Mondelez, which reported its seventh straight drop in quarterly revenue last week. ( Photo de Bill Ackman, investisseur de quelque 5,5$ milliards) la Compagnie Mondelez  tente simplement de réduire les coûts, gonfler son efficacité et ses rendements.  Bref, de gonfler ses avoirs afin d’acheter

Pour ne pas effrayer les canadiens,  la compagnie dit qu’elle gardera 95% de ses employés de son Néquipe canadienne. Ainsi, on déménagera l’usine en Ontario. Province limitrophe au Québec.

Mondelez est un grand carrousel mondial  dans la foire des affairistes. C’Est la grande roue du cirque.

Résultats de recherche d'images pour « Mondelez inc »

 

Pour augmenter ses profits, Mondelez n’hésite pas à employer des travailleurs de la même couleur que ses chocolats: l’enfant esclave.

Boycott chocolate produced by child slaves

Chaque année, des milliers d’enfants maliens sont vendus en esclavage et amené dans la Côte -d’Ivoire à travailler. La Côte – d’Ivoire produit plus de 40% du cacao du monde entier. Au total, les pays d’Afrique de l’ Ouest fournissent environ 70% du cacao mondial. Sur environ 90% des exploitations de cacao chez les enfants en Côte d’ Ivoire sont utilisés. Ces fermes sont la plupart du temps cachés où personne ne le remarque. Boycott ( traduction Google)

Pendant la nuit des longs couteaux de 2016,  là ou on sabre, des meurtres ont lieu. La police n’a que faire des vendeurs de biscuits, trop occupée à légaliser la marijuana au Canada.

Comme disait mon ami libanais: « Celui qui ne fait vivre, tue ». Même Clint Eastwood ne peut rien y faire.

L’a(r)gent CouillardRésultats de recherche d'images pour « Couillard Premier mInistre »  (Premier ministre du Québec) s’en occupera. Comme disait le non célèbre Henri du quartier de Montréal: « C’est un Ohéro. »  Il ne savait pas lire, mais il travaillait à un salaire décent.

Fermeture de l’article 

Trident est une gomme à mâcher que Mondolez  a réussi à vendre en Chine. Une gaffe! Après qu’ils l’auront mâchée, ils voudront l’acheter… Ou s’associer…

Mondelez International

Gaëtan Pelletier

du groupe Monde à l’aise…

Métiers

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L’inchangement

Le droit à la paresse - Réfutation du «droit au travail» de 1848

L’inchangement, ou « quand rien ne change », c’est de retrouver 130 ans plus tard les mêmes taciturnes arnaques d’un esclavage continuel pour la fabrication des nouveaux tyrans de la finance. Qui donc se bat pour un « pays »? Les soldats de l’économie sont tous passés à la mondialisation. Des putains à vendre aux plus offrants dans la course à l’entreposage des biens des citoyens en « pays ».

Chacun est un cadavre de cette économie pernicieuse et flamboyante, avec simplement d’autres noms, d’autres concepts pseudo-savants mais avec les mêmes résultats. « Les capitaux abondent »… Ceux qu’on vous arrachés à coups d’États et propagandes tordues auxquelles les adhérents sont comme les fidèles agenouillés à la nouvelle religion des banques et de la prétendue misère qui accable les peuples. Ainsi que cette fausse et aberrante liberté de moins en moins présente. Nous sommes en route dans un couloir entonnoir. Comme ces filets de pêches utilisés par les natives de tous les pays.

Nous avons vécu – historiquement – d’avantage de mensonges que de vérités.

Les capitaux abondent comme les marchandises. Les financiers ne savent plus où les placer ; ils vont alors chez les nations heureuses qui lézardent au soleil en fumant des cigarettes, poser des chemins de fer, ériger des fabriques et importer la malédiction du travail. Et cette exportation de capitaux français se termine un beau matin par des complications diplomatiques : en Égypte, la France, l’Angleterre et l’Allemagne étaient sur le point de se prendre aux cheveux pour savoir quels usuriers seraient payés les premiers ; par des guerres du Mexique où l’on envoie les soldats français faire le métier d’huissier pour recouvrer de mauvaises dettes .

Ces misères individuelles et sociales, pour grandes et innombrables qu’elles soient, pour éternelles qu’elles paraissent, s’évanouiront comme les hyènes et les chacals à l’approche du lion,, quand le prolétariat dira : « Je le veux ». Mais pour qu’il parvienne à la conscience de sa force, il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique, libre-penseuse ; il faut qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les Droits de la paresse, mille et mille fois plus nobles et plus sacrés que les phtisiques Droits de l’homme, concoctés par les avocats métaphysiciens de la révolution bourgeoise ; qu’il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit.

Le droit à la paresse , 1883

Gaëtan Pelletier

Ces génies qui calculent

Jean-Paul Sartre

Est apparu un de ces génie-prêtres dans les médias qui a trouvé la formule pour éradiquer le tabagisme source de tous les maux de la Terre. Il en est comme ça, des soutanés de diplômes qui veulent le bien de tous et s’accrochent à une virgule…

Le type a dit qu’à chaque fois que l’on augmentait le prix du tabac de 10%, il y a 4% des fumeurs qui cessent de fumer. À voir son sourire, on voyait bien qu’il se disait qu’en les augmentant de 50 %, il n’y aurait plus de fumeurs pour « causer toutes les maladies ».

Ce type est un génie.  J’ai moi-même calculé, en tant que non génie, que lorsque l’on augmente le salaire de nos dirigeants de 10%, ils perdent 4% de leur Q.I. et de capacité de réflexion.

Oléoduc

Le Kanada, ce simiesque représentant porte-à-porte du détraquement étasunien, se prépare à installer un oléoduc de part en part du pays. Environ 5000 km.

En cas de fuite – puisque l’oléoduc doit obligatoirement passer les cours d’eau  -, une faille pourrait créer une catastrophe sur des centaines de kilomètres dans l’Est du pays, puisque que les villes et villages prennent leur eau potable dans ces rivières.

Alors, un autre génie, sorti d’une lampe en forme de Wall-Street,  a tout de suite rassuré les gens.

« C’est sans faille, puisque c’est contrôlé de Vancouver, et qu’au moindre bris, les circuits sont coupés ».

Ah! Tiens donc, petit embouteillé et étouffé de cravate à double nœud: Vancouver, c’est vraiment à 5000 km. Le temps que l’opérateur aille uriner, il sortira des milliers de litres d’or noir  de ce robinet.

Le Trans-Alaska

Ne comptez pas sur Wiki pour connaître la vérité sur l’oléoduc Trans-Alaska. On finit par lésiner sur la sécurité, et l’entretien  du « transporteur ».

Les « athées » ont changé de religions: les voilà déportés vers ce qui paie, rapporte, peu importe les dégâts. Mais le plus fascinant est que cette nouvelle religion de l’avoir peut tout régler et il y existe un ordre de gradés dans les gradins des gratins: les petits luttent pour les sacs de plastique, d’autres pour les fumeurs, d’autres informent les enfants des « petits gestes importants » pour l’environnement.

Il n’y a pas de candeur dans ces balbutiés tordus. Ils créent des adeptes fondus, coiffés à droite, propres comme un Sir à plancher. Mais ils n’ont rien à cirer… Sauf eux, leurs avoirs, leur superbe carrière, et le développement infini.

Je sais calculer moi aussi: depuis le début de l’humanité, les données sont fort mauvaises en ce qui concerne la survie du corps: 100% sont disparus . J’ai calculé: il y a 100% de chance (sic) que je meure…

Et si on calcule le nombre d’imbéciles « instruits » à la religion de l’argent, le nombre augmente. À chaque fois que l’on augmente de 100% le salaire des dirigeants, les paumés goebelliens  fabriquent des imitateurs de grimaces à faire geler un thermomètre. Brrrr!

C’est épeurant! Avec tout ce qui traîne comme saleté dans la nourriture, l’environnement, on risque de mourir plus vite que nos ancêtres du moyen-âge. Et au coût de 7000$.

Étant donné que nous sommes de plus en plus athées, bref, machines-charnelles, non-voyants ( elle est bonne) de la Vie, nous payons pour un voyage qui n’existe pas.  Les athées nous demandent de partir dans une urne.

Après avoir bu un peu trop d’eau Léo-Duc.

La royauté et ses titrés n’a fait que changer de nom. Et de mieux en mieux camouflée…

Les banques sont les nouvelles églises de ce siècle.

Amen! ton argent…

Gaëtan Pelletier

25 août 2013.

La démocratie vasectomisée

Vasectomie

Le port du condom ne garantit plus les rapports sexuels sécuritaires;  Un de mes amis en portait un alors qu’il a été abattu par le mari de sa partenaire… ( Blague populaire) 

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Pour aller voter, les citoyens, tels des spermatozoïdes, se placent à la queue leu leu pour aller donner naissance à un bébé pays prospère. C’est pieux et dévot comme le chemin  de Compostelle. Cinéma de par les effets spéciaux de la politique et des clone des clowns . Tous des Charlots à cannes dans la brume électrique. Pays prospères  dans  la mendicité d’un travail. Le SDF mondialisé bave en même temps qu’il sèche debout. Car après cet orgasme d’une élection il ne subsistera que quelques gagnants à la loto de l’emploi et du bonheur .  Plus le « progrès » s’accélère, plus les chômeurs se multiplient. Sortes de petits cadavres accusés d’impuissance et de paresse. Viva! La robotisation... Décapiteuse d’emplois, mais charmante richesse pour ceux qui peuvent se payer des robots. Avec les bras des travailleurs… C’est d’un cynisme à vomir ses tripes.

« Vous n’avez pas assez cherché ». 

C’est l’État accusateur. L’État qui décide et pointe les responsables. L’État qui perd tous ses moyens écrasé par  la réussite occultée  des corporations aux revenus bouffies par les transactions monstrueuses et élégamment  virtuelles. Surtout  inhumaines… Mais en fin de compte, les fonds viennent des peuples.

Ce n’est plus un pays, mais une chaîne de montage. Un citoyen boulon et mobile selon les humeurs des marchés. Et un politicien habillé d’idées par les démarcheurs recyclés. Les fonds de tiroir des acoquinés…

On a vasectomisé la démocratie. Nous ne pouvons plus enfanter cette chère liberté. Esclaves du travail « mobile » et d’une pub constante et soi-disant nécessaire appelée « école », d’un monde où le citoyen est devenu un  « pusher » pour les bouffissures monétaires   corporations, ces  (en) granges luxueuses, en donnant de 50% à 60% de son salaire.

Les impôts sont devenus des formes DÉRIVÉES d’investissement pour les gros joueurs…  Il n’y en a jamais assez. Citoyen guenille tordue…

Le dépaysement – ou  le « sentiment » du pays perdu 

Dépaysement  B.− Au fig. Désarroi d’une personne placée dans un cadre inhabituel, un milieu inconnu, une situation inattendue.

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Ce n’est plus un pays, mais une chaîne de montage. Le citoyen n’est plus un humain mais un boulon  mobile selon les humeurs des marchés mondialisés et virtualisés.  Le  politicien habillé d’idées par les entreprises internationales et les think tanks préfabriqués et déguisés en « conseillers ». Le formaté politicien devient alors un comptable du libéralisme pieux  des  marchés qui ,soi-disant, s’auto-régulisent.

Arrive alors le « terrorisme intérieur »: celui de marteler à la Goebbels , par la peur, la crainte de manquer de tout dans un monde qui pourtant a tout. En fait, la dépossession totale, et quasiment irréversible,  déstabilise le psychisme du citoyen à la merci d’une société chancelante due au terrorisme extérieur.

Les  dépaysés sont alors soumis à une pression ininterrompue et cassante des « dirigeants » toujours sur un pied d’alerte. Tout croule et s’écroule. Pendant qu’à l’autre bout du monde, de par les guerres incessantes, les citoyens malmenés cherchent les « États stables ». Sans savoir que l’Occident a lui-même fragmenté et détruit ou ruiné des pays créant une masse de migrants pour un « nowhere land ».

L’avenir du politicien ou le politicien de l’avenir 

Pour faire fondre cette race de partis-groupies, il faudrait sérieusement s’atteler à la tâche de les former pour en faire des professionnels au parfum des vitrioliques banquiers-banksters et de la mondialisation venimeuse. Ils sont sans doute déjà au courant, ou bien ce sont des profiteurs analphabètes, sorte de perroquets bellement colorés. Qui donc voudrait quitter ce charmant pouvoir? Les politiciens se plaignent du traitement ingrat de la population. Pourtant, ils n’en cherchent pas la raison.

Pourquoi pas une démocratie  sans partis politiques?  Non pas « élire », mais former des candidats aptes à gérer un pays selon les ressources réelles et une seule « politique »: L’humanisme.   Aux rebuts! les « compagnons » des scélé-rats ».  Avec les résidus de viande  et les arêtes de poissons tant prisés pour la « biomasse »…

L’homme politique passe  mais les peuples demeurent 

Pourtant, c’est le délire… On vote toujours dans l’expectative d’ un monde meilleur.  On s’agenouille devant le petit papier. Le menu est maigre. Deux ou trois partis.  Chaque parti a son imbécile.   Mais le politicien continue de jubiler à travailler (sic) pour le peuple afin d’améliorer le monde.  Or, il le détruit.  Un  « crédotiste ».   Une  machine à fabriquer du vide.  Programmes (sic)  et promesses sans  papier, écrites sur une langue de bois,  sont  des incertitudes lointaines et totalement dépendantes  de la mouvance des corporations-snipers. Ils vous appauvrissent plus vite que votre ombre… Il n’écoute pas, il vous arrache les oreilles pour que vous n’entendiez rien. Silence en la demeure…

Cinq  ans, c’est long.  Et quand la lumière au bout du tunnel est une Clinton ou un Sarkozy, un petit Trudeau, on se croirait dans le film Le jour de la marmotte  :

À chaque fois que son réveil sonne, c’est cette même journée qui recommence : Phil semble bloqué dans le temps jusqu’à ce qu’il ait donné un sens à sa vie.

Gaëtan Pelletier

Entre 1929 et 2015.