Archives mensuelles : juin 2009

CONNAISSANCE ET COMPÉTENCE : COMMENT OUVRIR UN POT DE CONFITURES

Source: ImageShack

Source: ImageShack

L’ÉDUCATION

Quand elle ne génère pas de pouvoir
pour celui qui s’éduque, elle n’est rien
d’autre que du colonialisme intellectuel
et technique.

Marcel D’Amboise, Conseiller pédagogique

( Entre l’arbre et l’écorce, 1988)

______________________

Toute l’existence est un long processus d’apprentissage : ce qui signifie apprendre. Apprendre veut dire  également répéter, rater, répéter, recommencer. On n’y échappe pas.

C’est comme apprendre à jouer d’un instrument de musique, ou le tricot  : il faut des connaissances pour finir par avoir une certaine compétence.

Mais là, on ne sait pas trop ce qu’est une compétence, surtout après avoir passé   par le galimatias (Discours confus qui semble dire quelque chose, mais ne signifie rien)  des «pédagocrates»  qui se gargarisent la matière grise avec une solution  qui frise la chimie des mots. Une chimie nucléaire…

Avant d’aller au pot de confitures, nous allons essayer de comprendre comment on peut devenir capable d’en ouvrir un en suivant le mode d’emploi des  Nerds enfermés dans des nombrils de bétons qui prétendent savoir  comment  fonctionne un mode d’apprentissage. Et ils le savent…

Quant à l’application sur le plan pratique, c’est une autre paire de lobes…

Qu’est-ce qu’une compétence ?

Voici ne réponse:

La compétence est le potentiel d’action d’une personne (savoir-agir); l’action dont il est question ici concerne l’accomplissement de tâches complexes (résolution de problèmes, prise de décision, réalisation de projets) en mobilisant les ressources appropriées (savoirs disciplinaires et stratégies) dans différentes situations. Qu’est-ce qu’une compétence?

Pas mal…

Une compétence est complète et insécable

Il n’existe pas telle chose qu’une partie de compétence ou 50% de compétence. Une compétence doit permettre de gérer complètement une situation, sinon ce n’est pas une compétence, mais une ressource ou une simple dimension de la compétence. Un pilote compétent doit savoir décoller, naviguer et atterrir. S’il sait seulement décoller, il n’est pas au tiers compétent: il ne l’est pas du tout! Voilà pourquoi le développement de compétences ne peut pas s’effectuer de façon segmentée ou séquentielle, mais doit se faire de façon concentrique. Un pilote minimalement compétent saura décoller, naviguer et atterrir, sur un petit avion, par beau temps, avec un instructeur et en vol à vue. Un pilote plus compétent saura décoller, naviguer et atterrir sur un Boeing, de nuit et aux instruments. . Qu’est-ce qu’une compétence?

Il me semble que c’est clair… Si vous voulez prendre l’avion avec comme pilote un capitaine de navire marchand,  vous risquez gros.

La triste histoire des noyés qui s’étaient trop gargarisés

On peut bien établir une séquence, même dans un vocabulaire et des formules abstraites, ça ne ramène pas le cochon dépecé en vie.

Et plus on se gargarise de cette eau, plus on s’étouffe.

Le fondement théorique de cette «réforme» est illusoire puisqu’elle sous-entend que déchiqueter savamment l’apprentissage, permettra de refaire le chemin inverse grâce aux séquences découvertes.

Tout ça existait avant. Les nommer, c’est bien. Sauf que dans la pratique, on demande aux gens qui enseignent de recoller les morceaux en suivant bien le tracé d’un apprentissage.

D’où le sermon suivant…

En effet, à la suite de la réalisation en équipe d’une activité éducative orientante dans une école, ces partenaires mentionnent qu’ils ont eu l’opportunité d’actualiser et d’approfondir leur champ disciplinaire, en plus de réinvestir leurs connaissances respectives. De même, ils disent avoir été en mesure d’acquérir plusieurs compétences transversales (ex. : Exploiter l’information – consulter différentes sources pour obtenir les bonnes informations ; Résoudre des problèmes – trouver des stratégies d’adaptation pour s’ajuster aux imprévus, pour gérer les horaires, les rencontres entre les membres de l’équipe, les divergences d’opinions ; Exercer son jugement critique – questionner les liens entre la théorie et la pratique, discriminer les informations pertinentes à transmettre ; Mettre en œuvre sa pensée créatrice – trouver des idées différentes et originales pour l’activité et le matériel à bâtir ; Se donner des méthodes de travail efficaces – établir un plan structuré de travail, répartir les tâches de travail, planifier et organiser son temps, respecter les délais ; Exploiter les technologies de l’information et de la communication – faire des recherches sur Internet, communiquer par courriel, produire une présentation PowerPoint ; Actualiser son potentiel – mettre à profit ses ressources personnelles, prendre conscience de ses forces et de ses faiblesses, s’affirmer ; Coopérer – apprendre à travailler en équipe, à partager des tâches, à échanger des points de vue, à faire confiance, à faire des compromis ; Communiquer de façon appropriée – faire part de ses idées et discuter ; faire preuve de respect et d’écoute ; se familiariser avec un nouveau vocabulaire, animer l’activité en classe). Cahiers pédagogiques

Quoi de neuf? Quelqu’un peut me le dire. Tout le monde fait ça, ou presque, à l’école, depuis des décennies.

Et avec des moyens bien plus simples.

Si vous cherchez des renseignements sur la réforme, allez sur le site de Stoppons la réforme. Bonne chance pour y trouver la clef qui simplifiera vos recherches! On a tellement écrit sur le sujet que vous en avez pour passer de longues soirées d’hiver.

Le plus étrange,  dans ces démarches vers le «savoir-être» ou «savoir-faire», c’est que les gens de la réforme – en lutte avec le personnel enseignant – ne passeraient pas l’examen . En fait, ils ne savent pas mettre en œuvre la moitié du paragraphe ci-haut mentionné.

Comme apprendre à faire des compromis… Faire preuve de respect, etc. Alors, tout le corps clérical des «exécutants» de la réforme, est devenu  une chapelle de missionnaires-dictateurs, par «devoir».

La règle : convertir. Les pauvres enseignants  ne comprennent pas… Comme disait un certain Dypréau : « La vérité que l’on retrouve dans le vin redevient mensonge dans l’eau claire ».

Ce que vous allez lire plus bas semble avoir été trempé dans une solution qui est devenue… un problème.

Définition des compétences

Pour lire sans trop s’ennuyer les définitions qui suivent, imaginez Peter McCleod ou Dieudonné en train de vous réciter ces virtuosités :

« La compétence n’est pas un état ou une connaissance… des personnes qui sont en possession de connaissances ou de capacités ne savent pas les mobiliser de façon pertinente et au moment opportun… L’actualisation de ce que l’on sait dans un contexte singulier… est révélatrice du passage à la compétence. Celle-ci se réalise dans l’action. Elle ne lui préexiste pas… Il n’y a de compétence que de compétence en acte  » (Le Boterf, 1994).

La compétence est « capacité d’agir efficacement dans un type défini de situation, capacité qui s’appuie sur des connaissances, mais ne s’y réduit pas  » (Perrenoud, 1997).

« Une compétence est une capacité d’action efficace face à une famille de situations, qu’on arrive à maîtriser parce qu’on dispose à la fois des connaissances nécessaires et de la capacité de les mobiliser à bon escient, en temps opportun, pour identifier et résoudre de vrais problèmes » (Perrenoud, 1999).

« Il y a toujours des connaissances  » sous  » une compétence, mais elles ne suffisent pas. Une compétence est quelque chose que l’on sait faire. Mais ce n’est pas un simple savoir-faire, un » savoir-y-faire « , une habileté. C’est une capacité stratégique, indispensable dans les situations complexes. La compétence ne se réduit jamais à des connaissances procédurales codifiées et apprises comme des règles, même si elle s’en sert lorsque c’est pertinent. Juger dela pertinence de la règle fait partie de la compétence » (Perrenoud, 1999).

« La compétence se distingue du savoir-faire, aptitude à agir, et du savoir pur, aptitude à comprendre, en ce qu’elle est une aptitude à juger » (Reboul, 1980)

« La compétence ne va pas sans savoirs et savoir-faire. Mais elle les dépasse par le fait même qu’elle les intègre » (Reboul, 1980).

« La compétence de l’expert en tableaux n’est pas une somme de savoirs sur l’histoire de la peinture, mais l’aptitude à appliquer ces savoirs à des œuvres inconnues pour décider si elles sont authentiques ou non; si le verdict de l’expert était totalement prévisible, on n’aurait pas besoin de lui » (Reboul, 1980).

« La compétence est un ensemble structuré et cohérent de ressources, qui permet d’être efficace dans un domaine social d’activité » (Delignières et Garsault, 1993).

« Un ensemble hiérarchisé de savoirs, de savoir-faire, de conduites-types, de procédures standards, de types de raisonnement que l’on peut mettre en oeuvre sans apprentissage nouveau » (De Montmollin, 1984)

« La compétence est un savoir agir reconnu. SAVOIR: des connaissances intellectuelles, des représentations. AGIR: des capacités à mettre en oeuvre. RECONNU: socialisé, validé, inséré dans un exercice, un lieu » (Le Boterf, 1999) .

« On reconnaîtra qu’une personne sait agir avec compétence si elle sait combiner et mobiliser un ensemble de ressources pertinentes (connaissances, savoir-faire, qualités, réseaux de ressources…), pour réaliser, dans un contexte particulier, des activités professionnelles selon certaines modalités d’exercice (critères d’orientation), afin de produire des résultats (services, produits), satisfaisant à certains critères de performance pour un client ou un destinataire » (Le Boterf, 1999) .

Typologie des ressources (Le Boterf, 1999) François Muller

Bon ! Avez-vous assez bu ? Rendu à ce stade d’épandage de mots, c’est devenu une nouvelle forme de pollution. Vite ! au thé vert !

Au moins, on dirait qu’il en est qui savent faire des résumés avec des copier-coller. Faites bouillir tout ça dans une marmite et faites vous une décoction…

On s’amuse énormément depuis dix ans. Le coût de ces pontifes de la matière grise  qui savent tricoter des bas à l’envers pour ensuite placer le client à l’envers pour que tout soit à l’endroit,  doit être énorme.

Dix ans de fonctionnariat. Dix ans à faire vivre des élucubrés,  plus les rejetons simiesques, applicatifs de la «réforme»… Sans compter les dommages collatéraux faits aux enseignants qui quittent la fonction, et les plus jeunes qui restent quelques années et changent de «branche»… Et les élèves qui ne savent même plus la signification du mot «apprendre»

Quant aux «hauts-gradés», ces avaleurs de sirop d’esprit épais, qui beurrent leurs ego avec des idées aussi frelatées, eux, ne mangent pas de sandwiches croûtées.

Il en est passé des truites sous les ponts, depuis. Je ne connais pas  les coûts de ces exercices, de ces coups d’épée dans l’eau, pour une bande de narcisses les yeux rivés aux théories de pédagogues clinquants. Dans la pratique,  c’est du caca… Mais on aime bien le caviar… On n’est pas loin du trou…

Et six ministres, plus un possible remaniement qui nous mènerait à sept. Comme les chakras. Ce qui signifie «roue» ou disque de métal symbolisant le pouvoir.

Comme le dit le monsieur aux départs de F1 : «On roule à Gilles-Villeneuve». On roule sur un bolide qui perd ses roues à tous les deux ans.

.

Le pot de confitures … Doc! Doc! Doc! Ouvrez…

Tout le monde dans sa vie a éprouvé des difficultés à ouvrir un pot de confitures.

Il vous faut alors développer des compétences transversales, qui sont le mélange du savoir-faire et du savoir-être. Les connaissances et compétences transversales

Même avec un doctorat en pédagogie, on arrive parfois difficilement à acquérir la compétence d’ouvrir un pot de confitures.

Il faut d’abord savoir qu’il faut le dévisser à l’envers du mouvement des aiguilles d’une montre.

Le docteur essaie. Une, deux, trois fois. Il finit par remettre sa virilité en cause : manque de force.

Il sacre comme un bûcheron… Mais en docteur… Ou en latin de l’Abitibi.

Il n’a pas de savoir faire, parce que sa maman ne lui a pas appris que le sucre à la température de la pièce, une fois remis dans le frigo…fige.

Le doc fige. Il devient rouge comme les fraises dans le pot.

Sa conjointe rit de lui.

– Arrête de rire, tu m’écrases…

Alors, il l’engueule. C’est qu’il n’a pas non plus saisi qu’il est en train de développer son savoir-être. Si le doc avait développé un tantinet l’autodérision, il en rirait aussi.

À bout de nerf, il a envie de le  câ…ser à la poubelle. Encore un trou dans son savoir-être : le cultivé n’a pas cultivé ni sa patience ni son humilité. Il en sait trop… Mais il ne sait pas comment réagir devant la situation.

Il ignore que pour ouvrir le pot, il lui faut ramener la température du contenant à la chaleur de la pièce. Et plus encore s’il veut le faire avant de rater le déjeuner.

La dame, coquette et rieuse, voire sarcastique, lui donne le mode d’emploi prescrit par le ministère de l’Éducation… Qu’il a lui-même écrit….

–  Alors, comment on fait?

–  Tu passes le pot sous le robinet d’eau chaude. Le couvercle…

Il s’exécute et le pot s’ouvre.

En jargon du ministère, cela se nomme «réinvestir une connaissance». La madame du nono  doc lui a montré en quelques secondes…

Savoir-faire

L’élève doit être capable de:

1. FAIRE DES CHOIX (DOMAINE, ITINÉRAIRE, SUJET)

2. POSER UN PROBLÈME, QUESTIONNER

3. S’INFORMER, SE DOCUMENTER

– savoir lire des consignes

– s’initier à la recherche documentaire (CDI, internet)

– lire et comprendre un document

4. COMPRENDRE, RAISONNER, ARGUMENTER

– comprendre et appliquer des consignes

– sélectionner et mettre des informations en relation

– ordonner des idées

– expliquer, contrôler et critiquer des informations

5. RÉALISER  :

– faire un choix de production

– réinvestir des connaissances

– utiliser des outils, les TICE

6. COMMUNIQUER, RENDRE COMPTE

– maîtriser la langue écrite

– maîtriser le langage oral

– choisir et utiliser des outils de communication

Savoir-être

Tout au long de l’itinéraire, l’élève développe par son attitude des compétences

vis-à-vis d’un projet, d’une activité, d’un groupe …

1.COMPORTEMENT :

– se concentrer

-s’investir

– prendre confiance en soi

– écouter les autres

– prendre la parole

– travailler avec soin et précision

2. AUTONOMIE :

–  s’organiser, planifier des activités (avec par exemple le carnet de bord)

–  analyser des difficultés et rechercher des solutions

– demander des informations pertinentes

–  développer un esprit d’initiative

–  participer à un travail personnel, à un travail de groupe

Les itinéraires participent ainsi à l’éducation aux choix et à la citoyenneté. Les connaissances et compétences transversales

Bon! Avez-vous bien lu? Participer à un travail personnel. Je passe le chapelet de nigauderies –relisez tout simplement la liste –  pour ne pas allonger le texte. Ou bien je téléphone à  Raël qui dit ceci :  «Il est temps de cesser de croire et de commencer à comprendre».

J’aurais envie de lui passer le message  : «C’est ce qu’on fait, Monsieur Raël, sauf qu’il y a trop d’extra-terriens qui ont les pieds dans un vaisseau spatial et la tête sur Terre».

***

Il ne reste plus qu’à vous amuser à détecter tout ce que le docteur en pédagogie a raté dans son apprentissage vers la compétence.

Grosso modo, sur les quelque 25 points – environ – mentionnés, il en a raté une vingtaine. Au moins…

L’enseignement, c’est comme les pots de  confitures : une fois en classe,  chaque «récipient» a sa température à laquelle il faut s’adapter.

C’est la raison pour laquelle en,  éducation,  rien ne remplacera la chaleur humaine…

LES VIEUX COOLS ET LES CABINES TÉLÉPHONIQUES

On «prolonge» notre belle vision matérialiste. Les vieux sont cool. Ils le sont quand ils sont en santé et encore vivants.

Après que tous les cools alentour d’eux se soient retrouvés au cimetière.

Les cools que j’ai connus l’étaient à 20 ans. Les vieux que j’ai connus l’étaient à vingt ans.

En fait, les cool sont ceux qui ne changent pas d’idée mais qui changent la façon de s’intégrer à la vie… Et de la vivre…

Être cool, pour moi, c’est d’avoir échappé à l’esclavage du travail pour simplement devenir ce que j’étais vraiment : rien.

Un petit poète qui joue de la guitare, qui a encore les cheveux long, et qui s’est dit qu’il doit y avoir autre chose dans la vie que ces vendeurs de rêves qui nous fabriquent des cauchemars.

Rien mais tout : parce que peut-être que s’il y a quelque chose à bâtir en ce monde, c’est soi.

Point.

Rien d’autre.

Alors que les prêtres de la religion du savoir bien être se pointent avec leurs recettes de bonheur, leurs servants de messes qui essaient de nous faire communier aux Oméga 3, au bio, au thé vert et au recyclage du carton.

Il n’y a rien que je déteste le plus que ces nouveaux prêtres à lunettes qui font des chroniques avec leurs boîte à outils sur comment «bien manger», comment «faire de l’exercice», comment devenir un bon petit soldat de bois de l’état.

C’est vrai que le «vieux» qui se berçait et qui fumait la pipe avant était «vieux». C’est qu’on lui avait dit- lui qui avait travaillé pendant des années de ses bras – devait se reposer pour se «ménager».

Et c’est tout le contraire qu’on nous dit : bougez, vous vivrez mieux.

On a raison. Ça vous brûle les glycérides, ça vous éloigne de l’arthrite et ça vous prolonge le moteur.

Partir à la pêche aux cools, c’est bien.

Mais un ramassis de deux ou trois «réussis» ne montre pas une réussite de société. Parce qu’on présente les cools comme une réussite de société. C’est loin d’être le cas. Thérèse est morte d’un cancer du sein à 62 ans, Gilbert d’un infarctus à 43, et une de mes élèves est décédée à 29 ans d’un cancer du colon. Et Dan à 49 ans…Pour avoir brûlé ses lampions un peu trop vite.

***

Avant, il y avait les cabines téléphoniques. Il semblerait qu’ils disparaissent, vu l’invention des cellulaires.

Avant il y avait les églises. Ces monstres plantés au milieu de petits villages pauvres pour la «gloire de Dieu». Des millions engloutis dans cet «appareil» à parler à Dieu. Aujourd’hui on ne sait plus comment se départir de ces œuvres d’art.

Il y a tellement d’orgueil dans ces monuments, avec leur panoplies de saints, leur toit jusqu’au ciel, qu’il est à se demander si les prêtes de l’époque avaient bien lu leur bible. L’orgueil étant probablement le pire péché, celui qui avait donné naissance à Satan?

C’est quoi être cool?

C’est être un peu en dehors des modes qui passent.

Ma grand-mère, née en 1880, était cool : elle fabriquait sa propre boisson, a laissé 17 enfants, et quand elle jardinait, l’été, elle rentrait un peu étourdie mais ravie. Son petit verre et son plaisir de voir pousser sa salade.

Elle savait vivre.

Elle avait appris à vivre sans téléphone et sans religion.

Être cool s’est échapper à ce qui vous tue et communiquer avec la vie, sans dieu ni cellulaire.

Présence

À l’intérieur de moi

Une parcelle de ta présence

Danse et rit

De mes bêtises quotidiennes

Au plus profond de mon être

Ton sourire me foudroie du regard

M’inspire et joue avec mon âme

Me cajole et caresse mes pensées

Chez toi j’ai le refuge

D’un souvenir

Entamé

Ève Bolieu 1993

LES «CADAVRES» DE VINCENT LACROIX

On se demande ces temps-ci comment lapider Vincent  Lacroix qui,  dans 9 mois,  sera un nouveau rejeton du monde du travail.

Monsieur Lacroix sera libre en 2010

Puisqu’il n’a pas commis un crime violent, et que sa conduite a été impeccable pendant son incarcération, il devenait automatiquement éligible à une remise en liberté partielle après le sixième de sa peine.

Le problème dans les crimes économique est que les victimes sont en …morceaux. Pas de cadavre. Même si dans certains cas, leur vie est brisée. Et c’est ici le cas de petits et moyens investisseurs. Alors, nous devrions revoir notre notion de «violence».

La personne est cachée derrière la liasse de billets.

Le «client» est un mot qui ne veut plus rien dire… Un numéro

Qui vole un bœuf, vole un œuf…

Jean-Guy Houle fait partie des 9 200 victimes de cette fraude de 130 millions de dollars mise au jour le 25 août 2005. Il est aussi ce grand-père de deux orphelines qui avait la responsabilité de l’héritage de 195 000$ laissé à la suite du décès de son fils et de sa belle-fille dans un accident de la route. Rue Frontenac

Michel Vézina et Réal Ouimet avaient tous deux confié leurs fonds de retraite à un courtier qui faisait pourtant affaire avec la Caisse de dépôt et placement du Québec et ils ont perdu chacun 310 000 $. Ils sont donc obligés de travailler pour se refaire un portefeuille de retraite.

Les trois invités de Jean-Luc Mongrain en veulent à Vincent Lacroix, mais ils adressent aussi des reproches à l’Autorité des marchés financiers qui a manqué de vigilance dans cette affaire. Lors de l’enquête, on a appris que Vincent Lacroix avait effectué 137 retraits pour empocher 115 M$.  Réal Ouimet ne pardonnera jamais à Vincent Lacroix ce vol : «  On ne voudrait pas aller à la chasse avec lui. » TQS, Jean-Luc Mongrain

9,2000 HUMAINS

Revoir la punition du «crime économique»

Ce n’est pas un crime contre la personne…

C’est ce qui différencie un petit voleur de dépanneur, qui devrait en faire un bon demi million avoir d’avoir attrapé le montant des détournements de M. Lacroix. Il en aurait pour cent ans…

Pour une vraie justice, il faudrait désormais compter dans les «crimes économiques» les victimes, en tant que victimes souffrantes. Ce qui en fait un crime contre la personne d’une manière.

Sinon, à quoi sert la justice si elle ne protège personne, mais des sommes d’argent… disparues… ????

1-Traiter les crimes économiques comme des crimes violents et ajuster les peines de prison en conséquence. D’évidence, ils causent des effets similaires comme l’anxiété, la dépression, le stress, des troubles de santé divers et même, ils peuvent conduire au suicide. Vincent Major, Branchez-vous

Et où se trouve l’argent de tous ces humains, humiliés, dépressifs, qui ont mis tous leurs œufs dans le même panier de ce «bœuf» de la finance?

La route de l’argent

Rappelons que le 30 septembre 2005, le rapport de l’administrateur provisoire des fonds Norbourg et Évolution révélait un écart de 130 millions de dollars entre les états financiers du Groupe Norbourg et les actifs sous gestion auprès du gardien de valeur Northern Trust.

Depuis, l’Autorité a identifié quelque 137 retraits irréguliers, effectués entre mars 2000 et août 2005, dans les fonds Norbourg, Évolution et Hedgevest, totalisant une somme de plus de 115 millions de dollars.

Ces 115 millions de dollars ont transité par l’un des 26 comptes appartenant à Vincent Lacroix ou à ses sociétés. Ils ont principalement servi à acquérir et maintenir à flot des compagnies déficitaires. En effet, sans l’apport de ces sommes provenant directement des investisseurs, les compagnies de Vincent Lacroix n’auraient pas pu fonctionner. De plus, afin de cacher les détournements, un stratagème fut mis en place pour falsifier les états de compte réels de Northern Trust. Autorité des marchés financiers

LACROIX PLACEMENT

_________

Cliquer, question clarté…

©Gaëtan Pelletier , 2009

TOUS DROITS RÉSERVÉS

GAGNER SON DÉSODORISANT LA LA SUEUR DE SES AISSELLES (3)

« Il faudrait pour le bonheur des États que les philosophes fussent rois ou que les rois fussent philosophes. » Platon

Le bonheur est un art. Comment vivre en cessant de

Ne faire que de la peinture à numéros ?

Juin.

Chaque matin, je pars à huit heures avec mon petit sac à lunch. Je suis vêtu d’une chemise propre ( pour faire plaisir au patron), et coiffé d’une chevelure style ‘woodstock’ ( pour le faire carrément chier). Ça le brûle. Ça m’enflamme. J’aime ça. Je suis moitié mercenaire, moitié à genoux. Debout par le poil, couché par la chemise. Schizophrénie obligée.

L’autobus m’aspire. Les portes se referment sur leurs franges caoutchoutées et étanches. Le soleil ressemble à un jet de faisceau laser qui frappe la ville : les ombres des buildings sont comme couchées. Je les envie. Elles n’ont pas l’obligation d’aller travailler. On a beau marcher dessus, elles ne se réveillent pas. Je suis la seule ombre qui prend l’autobus. Avant j’écrivais des poèmes. Maintenant je suis tapis. Tapis dans l’ombre. On me marche dessus. On me nettoie à sec par des discours insipides et des théories si claires qu’il faut les écouter avec des verres fumés. Des discours qui finissent par ressembler à des étiquettes de bouteilles de nettoyants qui décapent les personnalités et tuent des microbes. Ils javellisent. Ils vous décolorent jusqu’à la race blanche des pensées. C’est une nouvelle forme de racisme. Vade retro marginal ! Rame ! On te conduira au bonheur.

***

Le soir je reprends l’autobus. Une vraie fête des yeux ! J’attends, accoudé à la clôture de fer forgée qui entoure le carré de pelouse qui borde la grande église d’en face. Je suis las. Rempli de fatigue. Ma nature a horreur de la fatigue. Du vide. Épuisé, il ne me reste plus qu’à vivre du regard, qu’à virer en tous sens ces organes gémellaires, parfaitement réglés, et à sucer des globes, tel  un vampire d’œil,  la vie d’alentour. Pour nourrir la mienne…

Il est 16h00. La chaleur est accablante. La circulation s’intensifie. Les bureaux se vident. Les autos se remplissent. Les portières claquent. Les pneus crissent. Les fonctionnaires, pendus à leur cravate, dénouent nœuds et nerfs. Les voitures se

laissent glisser dans les rues, ces artères de goudron. C’est la débâcle. Elles sont impatientes. Elles foncent, klaxonnent, zigzaguent, s’arrêtent, repartent. Les conducteurs, accoudés  aux portières s’épongent le front, écoeurés jusqu’à l’os de cette marmite à roues. Ah ! Quand on est missionnaires de l’État !…

C’est au moment où l’autobus longe la grande rue, lentement, comme ralentie par

cette pâte faite d’acier et d’humains, que je m’excite. Les trottoirs deviennent des tapis de chair tricotés des mailles des âmes passées à la machine à coudre de la chaîne  des A.D.N. La tête périscopée dans la fenêtre je fouille les regards. Certains

m’acceptent. Une particule subatomique de caresse. Une éternité enfermée dans une lueur d’œil. J’entends « Tu me trouves jolie ! ». D’autres se font silencieux en inventant un cataracte temporaire : « Suis seul (e) au monde ». Des têtes rondes déveluées. Des tignasses sombres comme des pare-soleil. Des bustes lourds Des corps cuivrés, musiquant leur chair en couleur cuivre de trompettes. Des  velus…Des parvenus…

Au bord de la rue, un vieillard  accroché aux montants d’une vitrine, se sert d’elle comme d’une canne pour suppléer à sa faiblesse. Il fait 36 degrés celsius. Il a une tête énorme, la tignasse abondante et blanche neige. Ses yeux sont enfoncés dans son crâne, comme s’ils étaient déjà dans cet ailleurs où il avait déjà été. Des yeux révulsés, de lèvres sèches, lippues, la lèvre inférieure salivée, écumante de bave :une bête au bout de sa vie… Sa tête est comme une pomme qui cherche à rejoindre le sol. On aurait qu’à s’asseoir en dessous de lui et réfléchir pour découvrir la loi de la gravité.

Un chien au cerveau mené par le  nez promène une dame lunettée, la peau blanche et molle aux aisselles ballantes. Il la traîne de poteaux en poteaux, et lui montre de son train arrière, en soulevant la patte, le charme et les trésors des lampadaires. La dame aux pattes courtaudes jappe, furieuse, invective le quadrupède monosensitif. Elle va d’ailleurs à contre-courant sur ce trottoir, sinuant à travers la coulée humaine.

Des humains, encore des humains, toujours des humains. Une vaste fresque mouvante entrevue à l’aide d’un spectroscopte .Des millier d’éclairs  allant en tous sens, des particules de conscience qui paraissent se mouvoir, sans raison, dans un univers subatomique. Je ne perçois qu’un mince trait sillonnant vos yeux. Je spécule sur vos vies. Heureux ? Heureuse ? Satisfaction ? Tristesse ? Indifférence ? Une lueur passe en une fraction de seconde. Une lueur d’œil. L’âme qui l’habite  s’envole vers un ailleurs. En ville les humains ont le regard dans le vide. On dirait qu’un grain de micas, incrusté dans un de ces buildings, avale leur regard.

Ils passent d’une habitation à une autre. Entre les deux il n’y a rien. Du moins rien d’humain…

Nous passons à travers un quartier plus pauvre. L’autobus vire à gauche. Quelqu’un a épluché des arbres morts, les a enduits d’un masque vert, et les a planté dans le sol. Ils n’ont plus de feuilles. Ils sont emprisonnés dans des fils électriques. Ils sont roides, séchés. Ils n’embrassent plus le soleil, ni ne tendent les branches vers les nuages, comme le font les vrais arbres. Ils ne dansent plus aux vents. Ils n’ont plus de voix. On les a décordevocalisés.

Virage à droite. Nous passons devant le Parlement. Devant celui-ci se déroule une manifestation. Une foule massée scande des slogans. Deux hommes casqués et bardés comme des cosmonautes traînent un émeutier, sur le dos, sur la pelouse, sûr de lui. Les cultivateurs protestent. On les oblige à réduire leur production de lait. Ah ! la vache ! Le ministre de l’agriculture apparaît, mal à l’aise. Le lait, la crème, le beurre, et de futures poule volent comme des cigognes qui portent ‘bébé mépris’. La politique enfante des malheurs. Heureusement pour le cravaté, l’escouade anti-émeute intervient. Ce qui jette du venin sur le feu. Mais ils réussissent à repousser les envahisseurs. Avec la volée d’œufs sur les pierres grises du parlement, les murs ont l’air de faire de l’acné. Un haut-parleur crache des sons qui grésillent,  feutrés par la foule trop dense. Les tracteurs se promènent en arrachant des plaques de cette belle pelouse verte, tournoyant ici et là, grondant, fumant, conduits par un chauffeur fulminant éconduit. Des curieux, les bras croisés, font danser leurs sourcils, le reste du corps sans broncher.

L’autobus nous éloigne. La moitié des occupants se tourne   vers cette cohue bruyante et excitée. Les yeux vairons, un jour verront…

C’était comme ça ce jour-là. Je regardais les autres vivre. J’ai compris alors que je regardais un peu de  gens morts.

C’est ainsi que je suis arrivé à me demander comment je pouvais vivre, non plus fatigué et avachi devant une télé ou une foule.

Il n’y a personne dans les rues…

LISA RAITT : MEMBRE DE CABINETS DE DENTISTES

Chronique sur le patelinage prolongé

Permettez, monsieur le juge d’instruction, dit Gaudissart avec la patelinerie d’un courtisan, nous avons collé nous-mêmes les papiers aujourd’hui, et… ils… ne sont pas… secs (Balzac, C. Birotteau, 1837, p.185)

Après les dossiers gouvernementaux secrets oubliés dans une station de télévision, d’autres documents viennent mettre la ministre fédérale des Ressources naturelles, Lisa Raitt, dans l’embarras. Branchez-vous

Le premier symptôme est la perte du souvenir des événements récents (amnésie) ; elle se manifeste initialement par des distractions mineures qui s’accentuent progressivement avec la progression de la maladie, tandis que les souvenirs plus anciens sont relativement préservés. All zappeur

J’ai lu le CV de Madame Reitt. Juste pour voir comment nos élus ne seraient pas capables de passer à travers un 5ième secondaire selon le renouveau pédagogique. Celui-ci mettant l’accent  sur les compétences plutôt que sur les connaissances. Ce qui devrait dire qu’on peut utiliser un stylo sans savoir ce que c’est. Ou encore battre un œuf sans rien connaître de la poule ni de l’œuf.

Les œufs viennent des arbres : les pouliers.

CV :

Maîtrise en sciences de l’université de Guelph.

Avocate, elle a obtenu son diplôme en droit au Osgoode Hall de l’Université York.

Elle est spécialiste dans le domaine de la propriété intellectuelle 85.

Son emploi actuel : sexy et ministre ensuite

Elle s’occupe présentement à perdre des documents, à parler contre ses confrères et consœurs. Elle parle également sur des rubans… Dernièrement, elle a prononcé  un discours touchant à la télévision, concernant sa famille.

Elle est au parlement d’Ottawa et dans l’eau chaude. On finance, ces temps-ci, le homard…

Les ministres, c’est comme les crosses de fougères : il faut trois eaux pour leur enlever leur goût amer.

D’après son curriculum, ses connaissances dépassent ses compétences.

Lors de la discussion, survenue avant la crise des isotopes relative à la fermeture réacteur nucléaire de Chalk River, on entend Lisa Raitt déclarer que cet enjeu est «sexy» et qu’il se résume à une question d’argent.

Pour l’enregistrement, prenez la souris et cliquez pour entendre la souris.

http://vidego.multicastmedia.com/player.php?p=af9qp754

Un rôle dans Virginie?

Sa prestation d’excuses, après quelques tentatives de non-excuse, a été enregistrée ce midi et sera présenté au festival des cannes. La canne est l’appellation vernaculaire donnée à de nombreux végétaux à large tige longiforme et creuse, dont de nombreux objets, notamment, tirèrent ensuite leur nom du fait qu’ils étaient initialement fabriqués avec ces tiges et/ou qu’ils en avaient la forme. Modifier le lien (sic)

  • En argot, les « cannes » désignent familièrement les jambes, par analogie de forme.

Vous êtes invités à lire la suite sur le célèbre Wiki. La suite étant trop vulgaire, je suis un abstenant de la vulgarité. Du moins les mercredis…

Qui pourrait se passer de Wikipédia aujourd’hui?

Les politiciens…

Comment elle écrit, et comment lui écrire

Pour ceux qui ont fait des études en graphologies, plus rien à dire. Pour ceux qui n’en ont pas fait, voici un cours sur le net : grapho

L’origine de son nom est écossaise : Raid, Rate, Rait, Raith, etc.

Bref, on dirait que c’est d’elle – ou d’une consanguinité lointaine – que les moustiques ont peur. Les citoyens également…

On devrait engager des livreurs de la Fedex. Quoique bien des citoyens québécois voudraient bien que le Québec soit un ex de la Fed…

Les messagers ne perdent pas leurs «dossiers».

Au baseball il faut trois prise pour être retiré.

En politique, ça dépend de l’arbitre. Et de la croisade de ses yeux…

Contact Lisa

Ottawa
307 Confederation Building
House of Commons
Ottawa, ON  K1A 0A6
Tel: (613) 996-7046
Fax: (613) 992-0851
RaittL@parl.gc.ca

Constituency

86 Main Street East
Milton, ON  L9T 1N3
Tel: (905) 693-0166
Fax: (905) 693-0704
RaittL1@parl.gc.ca

Il s’est envolé…

Poème Marie eve

*****************************************************************************

Poésie de Marie-Ève, une de mes élèves. Pour le plaisir de partager, comme nous avons partagé durant les heures de classe. Merci!

***************************************************************************

Il était emmitouflé, il était tenté,
Debout, les yeux blessés, parmi le vent saillant;
Il est parti par là ,je l’ai vue trépaser,
Et il m’a dit:Veux-tu m’oublier en le chantant?

Il me fixa de ce triste regard aigu
Que ton départ soit source de libération.
Et je lui ai dit:Va mon bel ange abstrus!
J’irai partout avec toi dans ma passion

Il envoya un dernier baiser dans la nuit,
Il me regarda pour la toute dernière fois.
Tout au fond de mes pensées arriva l’ennui
AH! Je me souviendrai te ton élan sournois!

Dans ma tête, mes idées se sont dénouées,
Je vais venir à toi, un jour pas si lointain,
Dans un monde moins artificiel libéré,
Comme toi, perdu dans cette allée sans fin…..

Eve Bolieu
mars 2009