Archives de Catégorie: TERRE

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Le drapeau des doryphores

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Image : Le jardinier paresseux

 

Le matin du 4 juillet 2021, j’étais assis  à l’intérieur de mon garage, scrutant mon potager,  et je m’apprêtais à aller écrabouiller quelques bibittes à patates, ou doryphores pour les snobs. Bien ganté, pratiquement chirurgicalement ganté, je démarrai sur mes bottes de caoutchouc. Arrivé sur place, je constatai qu’il y avait deux célibataires et un couple en train de… J’ai parfois des crises de « verture », comme ceux qui en ont en ce qui concerne l’huile de palme, ce biocarburant de « l’avenir ». Déforester pour nourrir cette saloperie de voiture? En plus de priver de terres nourricières des humains? Non. Merci.  Mais en ce qui concerne le doryphore, ma vertu était en dormance. Je n’acceptais pas que l’on pille les plants de mes  patatiers ( pourquoi pas, patatiers) pour se nourrir.

Je m’apprêtais à saisir les deux amoureux quand, tout à coup, j’eus une crise de morale : couper le plaisir à ces pauvres bêtes en train d’avoir du plaisir sur cette planète sans payer d’impôt… Alors, je me suis dit que j’allais attendre que la femelle dise Oui! Oui! Oui! Et qu’elle se roule sur le dos en poussant un grand soupir. Et peut-être la laisserais-je fumer une cigarette… On n’est jamais trop bon en ce bas monde… Sauf que certains semblent en être exemptés. Mais ça, c’est une autre histoire…

Au bout de 12 minutes, j’étais exaspéré. Au point où j’ai failli aller voir sur Wiki vérifier la durée de leurs ébats.

Je m’abstins. J’ai perdu patience et j’ai saisi les deux amants avec mes gants. Je croyais qu’elles   allaient chuter tout de go  – mais non –, elles se sont agrippées avec une poigne ferme. L’une d’entre elles allait pénétrer dans mon gant, et là, j’ai juré. Puis je l’ai tapée de trois ou quatre coups. Son conjoint de fait, ou partenaire d’un jour, tenta la même manœuvre.

Ils périrent sur les roches du gravier qui sert d’allée à ma demeure.

Pour plagier une chanson de Richard Desjardins, je me suis dit : « Quand je tue, c’est pour toujours ».

Mais je reste ouvert à l’étude de tout ce qui bouge en cet univers. Me questionnant sur la vie étrange qui anime ces bêtes, d’apparence si insignifiante qui, tout de même, savent comment trouver des feuilles de papatiers  pour se nourrir – une tâche que ne peut même pas effectuer un micro-ordinateur – mérite un certain respect.

Je suis par la suite allé vers mon garage et je me suis caché dans l’entrée pour fumer une cigarette en cachette. C’est très mal vu de nos jours. Il y a de ces prêtres vêtus de complets et de cravates qui prêchent leur verte parole en limousine et en jet privé. Au Canada, c’est très cool et légal de fumer de la marijuana. Mais pour le tabac, quand on en demande à la tabagie, on vous regarde comme si vous vouliez vous procurer un AK47. Et ils vous chantent le grand chant de la liberté… Et la richesse des sables bitumineux. Ça fait 20 ans que j’attends que le Canada, riche de forêts immenses, construise une fusée propulsée à l’écorce de bouleau. Ou bien dans la visée de la vertitude, un biogaz par procédé de digestion anaérobie. Ce qui veut simplement dire que l’on veut utilise les restes de mon sandwich aux tomates pour faire rouler un camion et qui nécessite un gros camion à essence pour aller chercher de la laitue, des tomates, des patates, et des spaghettis en décomposition dans un dit bac vert.  Ensuite, ils entreposent le digestat.

C’est tellement joli qu’on en est rendus dans la poésie culinaire en détritus de pourriture. Tout ça pour du gaz! Mais bon! Personne ne veut s’opposer à la science quand on n’y comprend rien.

Revenons à nos moutons doryphores

J’étais donc assis dans mon garage, la porte ouverte, le regard pointé vers le ciel bleu, fier de ma chasse, tout en savourant en imagination le jour de l’indépendance de nos voisins étasuniens bizarroïdes, quand, dans un moment de folie , sans doute dû à mon penchant pour la nicotine, je vis devant moi, dans le ciel pur , l’image du doryphore. Je n’avais pourtant pas avalé de substances subreptices, mais je constatai de visu que le doryphore était strié comme le drapeau des États-Unis.

Et là – maudite nicotine –, je les soupçonnai de vouloir me voler mes patates. Pour en être certain, j’ai allumé une autre cigarette ( sans penser au coût, car c’est la seule drogue de ces  pauvres que l’on appauvrit davantage de par une surcharge de taxes, sans savoir qu’ils se passent de brocoli,  de choux de Bruxelles, de carottes nantaises, de pizza à la sauce aux tomates de Chine, etc., afin de satisfaire ce que les cravatés appellent leur « vice ») de manière automatique.

Je suis par la suite allé m’accroupir derrière la porte de mon garage, à l’ombre, honteux,  non pas de mon assassinat, mais de mon vice à l’abri des voisins purs qui entretenaient une pelouse verte à coup de substances douteuses, exécutants des milliers de pissenlits et autres fleurs aux couleurs des peintures de Van Gogh. Et là je vis apparaître un insecte noir, bien carapacé.

Je me suis dit, pendant une fraction de seconde : il faut l’écraser.

Il avait l’air tellement humble, d’une petitesse toute polie, presque honteux de vivre, que je me mis à réfléchir.

Je ne connaissais rien de cet insecte. Comme les « blancs » qui ne connaissaient rien des Amérindiens en arrivant ici. Alors, je le regardai claudiquer, s’avançant avec peine sur le plancher du garage. Il clopinait piteusement. Alors, j’ai songé au guépard qui peut atteindre 120 km. Bizarrement, si un guépard, dans sa course, frôle la bibitte  noire, il n’en connaît rien, ni même ne peut l’apercevoir. Il en est de même pour la bibitte noire qui ne connaît rien du guépard.

Deux étrangers qui nieront leurs existences.

Je laissai donc la bibitte noire faire son petit bonhomme de chemin.

Je regardais le drapeau des États-Unis, constatant  sa ressemblance avec le doryphore, avec ses lignes sur la carapace  et ses petits points en étoiles sur la face … Et le doryphore qui  attend tout l’hiver, caché sous terre, que l’on sème des patatiers, pour  sourdre au printemps et dévorer nos cultures.

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Image : freepik.com

Gaëtan Pelletier 

 

Covidofan

C’est là que veulent aller les zaméricains. Armés, sans doute. De peur de rencontrer un martien aussi malotrus qu’eux. On ne sais pas pourquoi les américains veulent aller sur Mars puisqu’ils ne savent pas aller simplement ici, sur Terre.

Depuis le Covid, tout le monde croit que la vie n’est plus belle comme avant. Errare. Erreur. C’est qu’avant, elle pouvait être laide à souhait à travers les quelques dévergondés qui avaient tout le loisir de la chimifier, nous empoisonner, et nous faire scier à trois heures du matin. Nous étions partis pour la destruction la plus rapide possible dans un monde merveilleux d’écrans raseurs. On disait la vie belle! Elle nous faisait crever.

Le virus nous fait voir jusqu’à quel point nous vivions sur le petit nuage écumant avec des écervelés, conducteurs de précipices. On a seulement ralenti la vitesse vers laquelle nous allions frapper le mur.

Les bullés du cerveau commencent à nous parler de l’après-avant… Les oiseaux de bonheur devraient cesser leur petit chant nasilleur et menteur.

Mauvaise nouvelle: on en a pour une décennie, minium. Et il ne restera qu’un siècle de vie normale. Le reste sera une cacophonie étrange entre le grand point d’interrogation des propriétaires abuseurs et la classe dite moyenne. Peut-être que nous cesserons de dormir sur la belle balançoire de l’avoir. Alors, on finira par comprendre qu’il faut aller vers l’être. et l’être c’est la vie et la Vie. Couper les pays et refaire de petits villages gaulois. Ce sera la seule manière de survivre en une certaine quiétude à ce monde de partouze planétaire.

Je ne demande à personne de « me » croire. Soyez simplement vigilant à ce qui se passe et à ce que vous ne voyez pas ce qui se passe. Nous avons vécu longtemps sur de de l’invisible, de l’intangible, et nous voilà piégé dans le regret du monde d’avant.

Le déni est la plus grande qualité de l’humain. Et nous sommes au cœur de celui-ci. Chacun de nous est une mort à venir. Et la planète mourra ou sera une remis à neuf qui durera des millénaires. Car elle est une vie… matérielle.

Ce qui meure en ce moment est ce qui n’est pas du domaine de la nécessité. C’est le prix que nous payons pour ne pas avoir appliqué cette simple loi avant: vivre avec la mère nature.

Gaëtan Pelletier

Le cochon scribe

Bosch Le cochon scribe

La classe des scribes formait la base de l’administration de l’État et c’est chez elle que se recrutait l’élite intellectuelle du pays [l’Égypte] (M.-A. HusseinLes Orig. du livre du papyrus au codex, trad. par R. Savoie, 1971, p. 13). Caen 

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Les scribes politiques écrivent avec leur nombril et leur innocence patentée la grande noirceur des États qui définissent les mots, généralement pour les adoucir. On parlait jadis de « ressources humaines ». On a gommé le mot humain pour modifier la formule: « capital humain ».  Le « dépromu » au rang de la monnaie fait maintenant partie de l’échiquier mondialiste des trafiquants d’esclaves assujettis au monde du travail mondialisé. On peut vivre au Canada et manger de la saucisse de Hongrie. Question de coûts de main-d’oeuvre et de tout un arsenal de causes invisibles et volontairement cultivées pour faire de la Terre une boulette achetable. Mais le prix à payer est que les éleveurs de saucisses crèvent de faim dans leur « propre » pays.

Le lièvre et la torture 

Ce n’est pas une fable, c’est la direction de l’Humanité vers une cible implacable de la disparition et d’une Shoah planétaire: car le lièvre des affaires, dans son pouvoir et sa rapidité rend tout à fait risible le ventriloque politique pris au sérieux par ceux qui malheureusement n’ont rien compris. Le lièvre est efficace et électronique, le politique, même avec des élections aux six mois n’arriverait pas à « changer le monde ». Une illusion optique épileptique… On vit dans une toile de  Bosch Bush Boss, avec ses bizarreries en apparence anodines et sans significations, avec ses monstres maquillés et lustrés de titres. Mais on votera… À chacun son joujou de la finance. À chacun son animalcule ou son ensemble de groupies sniffant leur ligne de parti.

La torture de la grimace démocratique dure et perdure sans qu’il n’y ait aucune victime. C’est le mensonge dutemps…  « L’éternité c’est long, surtout vers la fin« , disait Woody Allen. La torture, elle, semble ne pas avoir de fin. On dirait qu’elle s’affine au fil des décennies. On dirait qu’elle s’aiguise au  point d’être une aiguille invisible.

L’accord parfait 

Il fut un temps durant lequel les humains étaient des sujets. Puis ils devinrent des verbes. Puis lentement des compléments d’objets directs ou indirects. De sorte que l’on se retrouve avec une phrase parfaite: sujet, verbe, complément. Mais le sujet et perdu, le verbe inutile. Il reste le complément. Dans les grandes phrase sociétaires il n’a plus d’action. C’est un homme-outil. Pas plus important qu’une tronçonneuse ou qu’un tourne-vices. Pourvu qu’ils soit « qualifié ». en éducation, c’est la compétence. Pour le savoir, vous devez être ignorant. Même dans le grand Canyon des formules préfabriquées et solennelles larguées par les sociétés.

Maintenant, l’ignorance a plus d’importance que le savoir réel. La prise de conscience… Et pis encore: le verbe est mort écrasé sous la machine à sous sautillante qui valse et danse dans l’arrière  scène qui rappelant  les premières images de cinéma: plus d’ombre que de lumière.

Le petit tableau des scribes 

C’est comme les tableaux de Bosch: on a les humains qui se tortillent dans cet enfer, suant dans une cale de Titanic, aplatis par le stress, et retroussés par la gente pharmaceutique et ses poisons lents. On a les autres, victimes des gurus de la finance, totalement déphasés, un cochon qui vous embrasse aux quatre ans, et qui vous murmure à l’oreille, habillé en bonne sœur, que tout va bien.

Pile ou face 

Puis dans la cuisse une pile connectée au cerveau: cadmium, mercure, plomb, lithium. En France seulement, on doit consommer environ 1 milliard de piles par an. 2% de recyclables seulement.  Imaginez le nombre de piles fabriquées en Chine qui parcourent le monde! Imaginez les armes désuètes, les pays saccagés, la faim, la soif, la misère.  Le travailleur est une pile que l’on jette après usage. Tout ça fait partie de la mécanisation du ramassage des richesses glanées par les systèmes sophistiquées d’une mafia mondiale. Les stratèges du « scribisme » ont étendu leur pouvoir jusqu’à ce que l’être humain n’ait plus de visage: il est masqué et étouffé dans le masque de fer. Puis il devient ce persona  théâtral sans visage.

La vie de par les institutions invisibles ne sera plus possible à l’avenir. Si elle devient possible de par notre passivité, nous ne seront qu’une toile Bosch dont personne n’aura compris le sens. Puisqu’il n’y aura plus personne pour la regarder….

Gaëtan Pelletier

Dr Trump et la planète Mars

COVID-19: News from the world's trade unions [LabourStart]

 

DONNER ET PRENDRE

Il était une fois un homme qui possédait une vallée pleine d’aiguilles. Un jour, la mère de Jésus vint le voir, lui disant : « Ami, le vêtement de mon fils est déchiré, il faut absolument que je le lui raccommode avant qu’il n’aille au temple. Ne voudrais-tu pas me donner une aiguille ? »
Il ne lui donna point d’aiguille, mais il lui tint un érudit discours sur Donner et Prendre pour le rapporter à son fils, avant qu’il n’aille au temple.

Khalil Gibran, Enfants du prophète

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On ne parle plus d’aller sur Mars. Et pourtant le prix du carburant n’a jamais été aussi bas. Et le ciel aussi clair… Peut-être auront nous un air neuf à respirer pendant l’été. Selon le Dr Trump, la chaleur va tuer le virus. Il faut entre 60 et 70 degrés pour « nettoyer » un masque de  style N-95. Pourtant, on allait y parvenir, à force de brûler tout ce qui se brûle…Même les humains. La surchauffe planétaire et sa destruction par délire de consumérisme nous laissait indifférents. Pourvu que ça rapporte… Au fond, on se foutait bien du vivant: tout se marchandise. Aujourd’hui, c’est l’eau et l’air. Il y a une nouvelle négritude qui s’est fondée sur l’endettement et les croisiéristes en format Titanic et sur lesquels s’est embarqué une créature Alien- Le 8 ème passager. Nul n’est à l’abris du grand bal des étourdis.

Je pense avoir compris que le Dr No (1)., grand fabulateur, génie autoproclamé négocie avec tout ce qui peut se négocier. En autant qu’il demeure avec sont titre de roi du « monde ».

Il fallait une infime  créature aussi tenace qu’un virus pour se rendre compte de la fragilité de nos richesses fabriquées de dettes et de dettes pour nous distancer encore plus et  faire de nous des Robinson Crusoë. On disait que personne n’est une île. On est en train d’en devenir une avec notre petit arbre planté sur le gazon en guise de décoration et notre peuple de distancés sociaux qui se promènent l’air égaré, courant les parcs pour respirer un peu.    Notre petit Noël d’été?  Il viendra, pour sûr. Ou presque.  Être sûr ne semble plus certain.  Il y a maintenant plus de doutes que d’étoiles dans le ciel, comme disait l’amérindien  qui lui, voyait arriver pour fonder  13 colonies, des marées de prédateurs qui posaient des barrières incompréhensible pour celui-ci. Tout était géant. À quoi bon poser des barrières.

Le tsunami 

Mais attendez la seconde et troisième vague. Nous devrons nous vêtir de costumes de scaphandriers pour affronter le voisin. Là, on se croira sur Mars.

La pandémie de grippe espagnole a tué de 20 à 50 millions de personnes dans le monde, dont 50 000 au Canada. Elle a pris son temps. Elle a tué en trois vagues avant de disparaître pour de bon, en 1920.

La première vague, au printemps 1918, a été relativement faible. La deuxième, l’automne suivant, a été dévastatrice. Le virus avait muté ; il était plus virulent. Il tuait des vieillards, des enfants, mais aussi de jeunes adultes en 24 heures. Isabelle Hachey, La Presse

Ici, au Québec,  le slogan est celui-ci: Ça va bien aller. Et voici l’image que l’on retrouve sur les vitres des fenêtres des maisons. C’est une sorte d’arc-en-ciel qui n’est pas sans rappeler la crise économique américaine ( étasunienne) qui a frappé l’Oncle Sam dans les années 1883-1897.  Ce petit dessin d’enfant ressemble étrangement à l’idée du  roman Le magicien d’Oz  et la chanson Over the Rainbow  ( l’arc-en-ciel L’espoir d’un monde plus clément après un orage ( snif).

Pourquoi Ça va bien aller !!! - Cité Boomers

Vu que nous sommes habitués à la vitesse d’exécution on se rendra malheureusement compte que la nature n’est pas à la même vitesse que les industries chinoises et la matière grisée  du Dr No.  On a tellement investi dans l’armement et dans… l’investissement que les pauvres travailleurs partiront en premier. On pourrait bien passer aux robots, mais un robot ne consomme pas.  Il est déjà habillé de métal et bien circuité pour être qualifié d’intelligent.

On a souvent parlé de « guerre mondiale » les guerres du 20ième  siècle. Celui dans lequel nous vivons pourrait être une guerre de la nature contre l’Homme. À force de la dédaigner ,de la massacrer, les virus sont des armes encore plus invisibles que le F-35.

Et Mars? On aura au moins tous les costumes… Car une infirmière a dû désinfecter ses souliers après avoir trouvé des traces de la Covid-19 sur ceux-ci. Le saut en parachute et la F-1 sont sans doutes des sports dangereux… Mais attendez quelques mois et vous verrez que le shopping fera de nous des sportifs quand viendra le moment  de se vêtir et de se nourrir.

Il y a trop de  martiens  parmi nous… Et ils ont été élus.

La prochaine fois, élisons des humains…

C’est bien d’aller sur Mars, mais il faudrait avant tout apprendre à vivre ICI et devenir un plus humbles devant la beauté de cette création. On avait tout. À force de vouloir jouer à « dieu », on a raté un monde qui sur l’échelle de temps de la création d’une planète, l’histoire de la créature humaine est représentée en quelques minutes….. 4,5 milliards d’années et un siècle à peine pour tout détruire. Comme dirait le Général  Trump:  » On est vraiment efficaces ».

On devra désormais tenter un nouveau jeu: jouer à l’humain. Ce n’est pas le travail qui manque… Mais le temps.

1- « M », y envoie l’agent spécial 007 James Bond pour enquêter. Celui-ci va devoir affronter le SPECTRE, une organisation qui vise à dominer le monde, personnifiée par le « Dr. No ». James Bond 007 contre Dr No

Gaëtan Pelletier

 

 

 

Route 185

Photo: Wikipedia

Ils sont fiers de leur tracé de d’asphalte et de ciment qui déchire la forêt. Ils l’ont doublée.  C’est la blessure des forêts et des paradis. Les voitures y feront leur nid. Voies rapides, lisières de repos, béton armé en guerre contre la nature. De ce qui reste ils courtiseront la biomasse, ce vert des fous qui ne voient pas plus loin que leur vie. Il n’y a pas d’énergie verte dans la destruction. Ils dépensent des sommes folles pour faire des laitues, des carottes, des restes de table du carburant. Des usines et des usines pour faire rouler les blattes d’acier…

Dans moins d’un siècle, ils arracheront leur nappe figée de pétrole noir, cherchant des terres et des terres, des arbres et des arbres pour fabriquer de l’air. Ils regarderont sur leur écran plat les paysages d’antan avec un masque, suffocants, mais fiers de la minceur de l’écran.

 

Gaëtan Pelletier

« L’humanité en péril », Fred Vargas

Svalbard: semences congelées et cerveaux engourdis

Image: wikipedia

Dans les scénarios les plus catastrophiques, si la planète devait connaître l’an 0 de l’ère végétale, elle aurait désormais de quoi reproduire son actuelle biodiversité. Grâce à l’«Arche de Noé verte», abritant des graines des principales cultures vivrières, et inaugurée mardi en plein coeur de l’Arctique.

Ce «grenier», véritable cocon pour la diversité végétale menacée par les catastrophes naturelles, les guerres et le changement climatique, a été enfouie dans une montagne de Longyearbyen, chef-lieu de l’archipel norvégien du Svalbard, à 1.000 km du pôle Nord. Le projet a été financé par la Norvège pour un montant de 6 millions d’euros. Le Figaro

Eh! Oui. Belle trouvaille! Là où ça cloche un peu, c’est que s’il y a des graines et qu’il n’y a plus de terre pour les semer?.On est dans le compost jusqu’au cou.

 C’est le coup d’épé dans l’OHHHHH! Tout a -dit-on, été prévu…  Sauvegarder les matériaux génétiques qui sont cruciaux pour la sécurité générale de la nourriture est une grande et importante tâche ».

Ne reste plus qu’à charrier la terre arable dans le Grand Nord.  

Gaëtan Pelletier
Réflexionneur et scepticologue

 

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La ronde cathédrale

Photo de Humour en Tous Genres.

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Le cercle des vicieux