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LA FIN DE LA VIE ET LE DEBUT DE LA SURVIVANCE (1854)

Publié par Saby
Réponse du Chef Seattle en 1854 au gouvernement américain qui lui proposait d’abandonner sa terre aux blancs et promettait une  » réserve  » pour le peuple indien.
Comment peut-on vendre ou acheter le ciel, la chaleur de la terre ? Cela nous semble étrange. Si la fraîcheur de l’air et le murmure de l’eau ne nous appartiennent pas, comment peut-on les vendre ?

Pour mon peuple, il n’y a pas un coin de cette terre qui ne soit sacré. Une aiguille de pin qui scintille, un rivage sablonneux, une brume légère, tout est saint aux yeux et dans la mémoire de ceux de mon peuple.
La sève qui monte dans l’arbre porte en elle la mémoire des Peaux-Rouges. Les morts des Blancs oublient leur pays natal quand ils s’en vont dans les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre si belle, puisque c’est la mère du Peau-Rouge.
Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous. Les fleurs qui sentent si bon sont nos sœurs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères ; les crêtes rocailleuses, l’humidité des Prairies, la chaleur du corps des poneys et l’homme appartiennent à la même famille.
Ainsi, quand le grand chef blanc de Washington me fait dire qu’il veut acheter notre terre, il nous demande beaucoup…
Les rivières sont nos sœurs, elles étanchent notre soif ; ces rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler tout cela et apprendre à vos enfants que les rivières sont nos sœurs et les vôtres et que, par conséquent, vous devez les traiter avec le même amour que celui donné à vos frères.
Nous savons bien que l’homme blanc ne comprend pas notre façon de voir.
Un coin de terre, pour lui, en vaut un autre puisqu’il est un étranger qui arrive dans la nuit et tire de la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas sa sœur, mais son ennemie ; après tout cela, il s’en va. Il laisse la tombe de son père derrière lui et cela lui est égal !
En quelque sorte, il prive ses enfants de la terre et cela lui est égal. La tombe de son père et les droits de ses enfants sont oubliés. Il traite sa mère, la terre, et son père, le ciel, comme des choses qu’on peut acheter, piller et vendre comme des moutons ou des perles colorées. Son appétit va dévorer la terre et ne laisser qu’un désert…
L’air est précieux pour le Peau-Rouge car toutes les choses respirent de la même manière. La bête, l’arbre, l’homme, tous respirent de la même manière.
L’homme blanc ne semble pas faire attention à l’air qu’il respire. Comme un mourant, il ne reconnaît plus les odeurs. Mais, si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est infiniment précieux et que l’Esprit de l’air est le même dans toutes les choses qui vivent.
Le vent qui a donné à notre ancêtre son premier souffle reçoit aussi son dernier regard. Et si nous vendons notre terre, vous devez la garder intacte et sacrée comme un lieu où même l’homme peut aller percevoir le goût du vent et la douceur d’une prairie en fleur…
Je suis un sauvage et je ne comprends pas une autre façon de vivre.
J’ai vu des milliers de bisons qui pourrissaient dans la prairie, laissés là par l’homme blanc qui les avait tués d’un train qui passait.
Je suis un sauvage et je ne comprends pas comment ce cheval de fer qui fume peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour les besoins de notre vie.
Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes avaient disparu, l’homme mourrait complètement solitaire, car ce qui arrive aux bêtes bientôt arrive à l’homme.
Toutes les choses sont reliées entre elles. Vous devez apprendre à vos enfants que la terre sous leurs pieds n’est autre que la cendre de nos ancêtres. Ainsi, ils respecteront la terre.
Dites-leur aussi que la terre est riche de la vie de nos proches.
Apprenez à vos enfants ce que nous avons appris aux nôtres : que la terre est notre mère et que tout ce qui arrive à la terre arrive aux enfants de la terre.
Si les hommes crachent sur la terre, c’est sur eux-mêmes qu’ils crachent.
Ceci nous le savons : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Ceci nous le savons : toutes les choses sont reliées entre elles comme le sang est le lien entre les membres d’une même famille. Toutes les choses sont reliées entre elles…
Mais, pendant que nous périssons, vous allez briller, illuminés par la force de Dieu qui vous a conduits sur cette terre et qui, dans un but spécial, vous a permis de dominer le Peau-Rouge. Cette destinée est mystérieuse pour nous.
Nous ne comprenons pas pourquoi les bisons sont tous massacrés, pourquoi les chevaux sauvages sont domestiqués, ni pourquoi les lieux les plus secrets des forêts sont lourds de l’odeur des hommes, ni pourquoi encore la vue des belles collines est gâchée par les fils qui parlent.
Que sont devenus les fourrés profonds ? Ils ont disparu.
Qu’est devenu le grand aigle ? Il a disparu aussi.
C’est la fin de la vie et le commencement de la survivance.

http://desyeuxpourvoir.blogspot.com/2011/10/la-fin-de-la-vie-et-le-debut-de-la.html

S’ouvrager

Résultats de recherche d'images pour « couteau de sculpture »

 

Vous ne pouvez pas être sensible si vous n’êtes pas passionné. Krishnamurti 

Les sociétés, dans leurs « grandeurs », machinent les humains par une sorte de robotisation. Certains d’entre nous ont mal aux autres… D’autres pas. Ce sont ceux qui ne peuvent ressentir la souffrance des autres comme la sienne qui nous conduisent à un perte irrémédiable. Alors, ils faut s’ouvrager. Se faire. Se remettre au monde à partir d’un certain moment et vivre dans la douleur du doute. Il n’y a pas que les guerres qui font pisser le sang, il y a celles qui éteignent les âmes. La médecine moderne calfeutre de pilules les passionnés qui sont – et à raison – à la fois l’un et à la fois les autres.

C’est un monde qui refroidit. Survivre à cette sécheresse est demeurer intact en gardant l’écriture dans l’âme de sa douleur. Les épaves sont nombreuses… Les fondus dans le système également.  Le doute est une lame puissante. Il faut se faire, à partir d’un certain moment de nos vies. Nous taillader des dogmes. De ce qu’on nous vend à nous, les machinés.

Nous en sommes à la lutte finale de ne plus être capable de changer le monde, mais à la lutte de demeurer intacts et de décider de ce que nous sommes et non pas de ce que nous avons.

Gaëtan Pelletier

Nice… un certain soir de juillet

plage la nuit

Ils ont tous pris la parole, tous ces chefs d’état, ces ambassadeurs, ces ministres, ces médias, ces inconnus, afin de faire part de leur indignation et de leur tristesse.

Plusieurs ont dénoncé les effets de la haine et se sont indignés de l’arrogance qu’elle manifeste… elle qui n’a que faire des visages angéliques et des larmes.  Salope.

Les enfants de la bombe, des catastrophes et des menaces qui grondent, jonchaient la rue comme d’autres enfants ailleurs dans le monde qui n’ont pu être protégés.  Ils ont tous payé de leur vie ce monde qu’on leur destinait en héritage.

Ce jour-là, je n’avais pas lu les infos, savourant avec une certaine insouciance un répit que je m’accorde occasionnellement entre deux vagues d’horreur.  J’avais presque cru qu’à nous tous, avec nos forces et nos faiblesses, notre espoir et notre courage, nous pourrions sortir d’un cauchemar qui dure depuis trop longtemps.  J’avais pu arroser les plantes, entendre un oiseau chanter et savourer les instants magiques qu’offrent un lieu où respire la paix.

Mais ce soir là  je suis allée dormir, brisée par l’image de deux dizaines d’enfants tués, plus de deux cents blessés et plusieurs douzaines de morts.  La promenade des anglais avec ses deux kilomètres de champs de mars en juillet avait été le théâtre d’une boucherie sans nom.  J’ai remis au lendemain la tâche de m’informer des autres détails de ce soir sanglant.  Ce soir-là j’ai fermé les yeux en pleurant sur un monde qui bascule dans la folie.

2 dizaines d’enfants tués
200 blessés dont 50 très gravement
84 morts
2 km de tuerie
La recette d’un massacre.  Tout ça en une minute… Pas besoin de kalashnikov, ni de bombe.  La folie est bon marché et si accessible.

Un fou ici, mais était-il si différent des autres fous qui commettent des attentats ou des crimes odieux ? Il n’avait pas pour excuse d’avoir agi de façon impulsive pour exprimer sa rage.  A cause de cette préméditation, on ne peut exclure une forme de radicalisation, une influence bien d’époque, celle dont trop de personnes subissent les horreurs.

Le terrorisme a remporté plusieurs manches, en tuant, massacrant, pillant, terrorisant, mais il a surtout survécu aux répressions, s’est exprimé avec haine et pire… l’a enseignée.

Nous tous qui savons du monde ses beautés, sa fragilité et qui avons pu rêver durant quelques trop courtes décennies d’une humanité meilleure, sommes forcés de constater que ce rêve a peu à peu disparu au fil des atrocités commises, dont certaines ont marqué un point de non retour.  Des limites ont été franchies et une fois qu’elles le sont, la vie marque deux temps:  celui d’avant et celui d’après.

Nous engendrons les post-humains, ceux qui arriveront à oublier la laideur des conditions générales de l’humanité par ignorance de la beauté.

Nous sommes et serons de plus en plus prisonniers d’un futur né de l’oubli, pour peu qu’il soit viable.

La vie passe devant nous, meurt sous nos yeux, secouée ou passive, assassinée lentement. Les enfants sont brisés, emportés par les laideurs dont on a accouché avant eux.

Tenons langage: ils sont tous victimes d’une humanité qui a failli à toutes ses promesses. Elle n’a pas eu le courage d’aimer. Pire encore, on lui a appris à calculer l’amour par soustraction et division, jusqu’à ce qu’il soit en déficit.

Que murmurent nos instincts ? Pourquoi sont-ils si déficients et destructeurs à la fois ? Qu’avons-nous omis de faire pour nous-mêmes afin qu’ils ne deviennent pas maîtres de notre destin, remplaçant la joie de vivre par l’exubérance névrotique, la confiance par le doute, l’autonomie par la peur, la bonté par les haines petites et grandes ?

Petits et grands chaos au menu sont maintenant réalité.

Et je tourne, tourne dans ma tête, ces souvenirs d’un monde qui rêvait d’amour, de paix et de bonheur.

Au lieu de cela, les automates du mal fauchent de belles jeunes fleurs au Bataclan et flétrissent tous les jardins de leurs amours.  Ils pulvérisent les moments de joie et de rassemblement à Nice.  Et il y a les autres, tant d’autres, qui ont péri, fauchés parmi les leurs alors qu’ils espéraient tout de la vie.

J’ai mis deux mois à trouver le courage d’en parler.  Je le fais par amour de la vie.   Je le fais parce que nous avons tous besoin d’espérer.

A coup sûr, le temps d’aimer c’est maintenant.

 

Elyan

Enorme câlin

http://www.centpapiers.com/nice-un-certain-soir-de-juillet/

Alep: un Stalingrad « vert »

alep-guerrestalingrad

« Nous prenons désormais un repas par jour. Mes enfants et moi n’avons pas mangé à satiété depuis deux semaines. » Hassan Yacine

La vie passe devant nous, meurt sous nos yeux, secouée ou passive, assassinée lentement. Les enfants sont brisés, emportés par les laideurs dont on a accouché avant eux. Elyan

 

***

Les monstres de la fine technologie bâtissent des Guantánamo pour torturer et tuer des enfants. La terreur extrême des chevronnés des jeux d’échec dans lequel les humains sont des pions brisés, anéantis. Le summum de la barbarie à travers les « inventions » des explosifs au phosphore, napalm et bombes à fragmentation.

Les cœurs de pierre sont fait de sable cimentés, durs, sans pitié. C’est le signe d’un rachitisme de l’âme humaine, de la vie, au profit d’un technocratie d’un monde qui dérive en perdant son âme. La guerre « routine ». Une invention nouvelle: dans un monde où l’amour fait des enfants, ces enfants deviennent des tueurs d’enfants, des tueurs de vie. Un pays, un échiquier.

La nouvelle noblesse de nos dirigeants est sanguinaire. Le chaos est sans limite. La manière d’anéantir de plus en plus sophistiquée.  Que nous reste-t-il d’humanité?

Ce qui n’engendre pas la paix, la tranquillité, le respect des « peuples », est un échec total d’une civilisation suicidaire. Les apparats des pays dits civilisés ne sont pas convaincants. Nous participons tous à ce massacre de par l’énormité des hommes-machines empêtrés dans leurs luttes et fausses négociations.

Pour un humain, un vrai, celui qui se sait pareil aux autres et qui souffre quand les autres souffrent, nous savons que la complexité est nourrie par la complexité.

L’Occident a éduqué ses citoyens pour voir les diables et les méchants ailleurs qu’en son pays. Pourtant, ils y participent ou laissent certains y participer. Nous sommes divisés pour nous faire tuer par ceux qui nous divisent pour nous bouffer.

C’est le règne des monstres élus. Comme des compagnies à numéros, le monde de la finance mondiale, discrète, mais active, nourrit la confusion nécessaire à la tuerie complète d’une bataille nouvelle:

Citoyens VS États. Les dictateurs sont parmi nous, mais fragmentés, avides et ambitieux.

Laissez-les faire, ils combattent pour un monde meilleur… C’est ce qu’ils disaient il y a un siècle.

Achetez-vous un pays, et allez vous battre sur une île si vous avez besoin de tant de sang « nécessaire ». Pourquoi tout cet argent pour la paix alors qu’il ne sert qu’à la guerre? Redonnez-le aux peuples. Sans doute qu’ils seront faire mieux que ces enfants encore vivants qui pourparlent comme des pitbulls aux crocs empoisonnés.

Gaëtan Pelletier

Le défilé des prophètes laïcs

bono-and-gates

«Le monde a besoin de plus de Canada. Le monde a besoin de plus de pays comme le Canada!» Bono 

« La pauvreté est sexiste ». Justin Trudeau

« Je l’admets, je suis un peu obsédé par les engrais. À vrai dire, c’est leur rôle qui me fascine, pas leur utilisation. J’assiste à des réunions où les engrais constituent un sujet de conversation des plus sérieux. »  Bill Gates 

***

Les secouristes du monde 

La philanthropie ne date pas d’hier. Mais elle est bouillante et bouillonnante aujourd’hui, grâce… aux nouveaux riches, ce 1% qui détient d’immenses fortunes. Et ils sont « actifs »… Ainsi a-t-on vu passer à Montréal Bono et Bill Gates louangeant la grandeur et la générosité du Canada. On aurait dû dire, du gouvernement canadien. En réalité, ce sont les classes moyennes canadiennes qui paient pour cette générosité bémolement  volontaire. Au Canada , il faut 6 mois de travail pour payer ses impôts et ses taxes sous toutes les formes. J’ai calculé: bientôt il faudra un an.  Il arrive alors des penseurs qui pansent les trous des budgets. On « ramassera des fonds », on donnera. « C’est à 30 ans que j’ai décidé de rendre à la société ce qu’elle m’a donné », dira Gates. Pourquoi pas? Même la pollution planétaire se règle par une taxe…  Tous au théâtre de la vie et le mot de carbone! ( oublions Cambronne,

Béni bonnet Bono  

«Je suis fan de [Justin Trudeau]. Je suis fan du Canada!», a lancé en français le chanteur et philanthrope Bono ce matin à la conférence du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui se conclut aujourd’hui au centre-ville de Montréal. «Le monde a besoin de plus de Canada. Le monde a besoin de plus de pays comme le Canada!», a-t-il répété, sous les applaudissements. Bono,  La Presse

Éradiquer la pauvreté et les maladies

Bill Gates a des ambitions qui pourraient occuper toute une armée de « spécialistes » du monde: éradiquer la pauvreté, éradiquer les maladies, pour un monde meilleur.(1). Le programme est plus grand que l’homme.  Au XXe siècle on a éradiqué un bon nombre de maladies du XIXe siècle. Mais il en est apparu d’autres au XXe siècle.  Et voilà qu’il en apparaît de fort étranges au XXe siècle. Ce qui nous  rappelle une vieille recette de l’ONU des années 80 et 90 de l’autre siècle: celui où à peu près tout le monde est né: éradiquer la pauvreté. Nous en sommes, avec tout ce programme chargé, à éradiquer les pauvres, mais pas la pauvreté.

Pour éradiquer la pauvreté, il ne suffit pas de donner de l’argent, mais de trouver ce qui crée cette pauvreté et en dissoudre la racine.

Capitalisme? Mister  Gates doit en savoir un bon bout… Depuis quand le capitalisme règle-t-il la pauvreté?

Mais le capitalisme ne peut pas à lui seul résoudre tous les problèmes des plus pauvres. Conséquence : l’innovation née de ce système peut en fait creuser le fossé qui sépare riches et pauvres. J’ai vu de mes yeux à quel point cet écart était important lorsque j’ai visité  un bidonville à Durban en Afrique du Sud en 2009. Voir les latrines à ciel ouvert a été un brutal rappel à la réalité : non, la plomberie moderne ne va pas de soi. Et pendant ce temps, 2,5 milliards de personnes à travers le monde n’ont pas accès à des installations sanitaires dignes de ce nom, problème en lien direct avec les 1,5 millions d’enfants qui meurent chaque année. (  Mon programme pour un monde meilleur, Bill Gates  ) (1)

Le Nicolas Flamel de la merde 

Bill Gates va jusqu’à tester une machine qui transforme  les excréments en eau potable et en électricité.  Certains politiciens pourraient bien être avalés par la machine. Ou les féculents flatulents de Wall Street. Ça soulagerait la misère humaine. Pour voir la vidéo et Mister Gates , ou Water Gates, tester la machine, cliquez ICI.

C’est fort intéressant tous ces gadgets pour améliorer le sort de l’humanité. J’ignore  le  nombre d’inventeurs qui ont créé des machines énergie-libre, mais les machines ne sont toujours pas en fonction. Souvent, les inventeurs  disparaissent dans des accidents de voiture. Il faudrait interdite aux inventeurs de conduire… Ce sont des cerveaux « dans la lune » qui ne se rendent pas compte que le volant est le voleur. Plusieurs se seraient même auto-assassinés… C’est des menteries de conspirationnistes.

 Les friandises des pauvres 

On peut maintenant éteindre la lumière de sa lampe de chevet en applaudissant des mains. Clap! Fermé. Clap! Ouvert. Le technologie des appareils intelligents, c’est la friandise du pauvre. Le pauvre pas trop pauvre… Tout de même! Mais il peut maintenant acquérir ses bonbons en empruntant. El crédit est là! (sic).

Après les chrétiens qui ont semé Jésus en Amérique du Sud, au Canada, partout où les soutanés pouvaient se rendre, on l’a fait. Maintenant on sème une laïcité électronique du Big, de l’électronique qui prend place sur tous les appareils ménagers. Bientôt, on aura une puce intégrée à notre animal de compagnie pour contrôler ses humeurs selon nos désirs. Le chat veut sortir? Tout  le programme à distance pour qu’ils sorte à 00h30 ou à 13h40. Un chat sans problème… La super pavlovation. On dirait qu’on se dirige ( manière de parler…) vers un mode de savoir commun pour le bienfait  de l’humanité. À en croire le programme de M. Gates, un militant de Daesh pourrait comprendre un hyper capitaliste qui s’enrichit au Canada, qui avoue avoir être obsédé par les engrais (4).

 On peut être riche et philanthrope sans vraiment ne  rien comprendre à la dynamique du monde qui nous a mené à ce Grand Canyon de la pauvreté et du 1% qui « décide » ce que nous serons demain par un programme éducation du Socle commun de compétences et de connaissances que veut mondialiser Bill Gates. Ça ressemble étrangement à un gouvernement mondial aux citoyens zombies, monoculturés. Le citoyen est déjà un consommateur, dans un monde dans lequel on aura plus d’écrans que d’amis réels.

Le parler des deux miroirs 

Fascinés par le Canada? On notera que le Canada est le pays qui a le plus encouragé les investissements offshore. 

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Canada favorise de mille manières les détenteurs de fortune et les entreprises cherchant à contourner son système fiscal et ses lois. Pour ce faire, il a largement contribué à créer les paradis fiscaux des Caraïbes à partir des années 1950. Sous l’impulsion de banquiers, juristes et hommes politiques canadiens, ces législations se sont converties en des États de complaisance dont certaines comptent aujourd’hui parmi les plus redoutables du monde. Un ancien ministre canadien des Finances a développé le modèle offshore des Bahamas. Un avocat de Calgary, ancien bonze du parti conservateur, a structuré aux Îles Caïmans des lois rendant opaque le secret bancaire. Le gouvernement du Canada a fait de la Barbade le havre fiscal de prédilection des entreprises canadiennes. Aujourd’hui, le Canada partage son siège dans les instances de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international avec un collectif de paradis fiscaux de la Caraïbe britannique. Inévitablement, le Canada s’est trouvé dominé par ses propres créatures. Le voici à Halifax ou à Toronto liant ses destinés avec des institutions des Bermudes, quand le gouvernement fédéral n’en est pas à signer un accord de libre-échange avec le Panama, repaire mondial des narcotrafiquants. Cela, sur fond de rumeur persistante d’une annexion directe au territoire canadien de législations de complaisance telles que les Îles Turques-et-Caciques. Les échappatoires qu’il prévoit au profit des sociétés justifient à l’étranger des délocalisations vers chez lui, exactement comme s’il s’agissait du Luxembourg ou de Belize. Ce livre porte sur ces dérives qui, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, font structurellement du Canada un paradis fiscal. (3) La médiocratie, Alain Deneault.

On dirait maintenant que les miroirs se regardent entre eux. Ça dépasse le Frankenstein de Mary Shelley: on veut créer ne créature mono-penseure à la limite de la robotique qui a l’avantage d’être guérie à grands coûts… par des laboratoires pharmaceutiques qui vendent à coûts grands. On se miroite narcissiquement jusqu’à la moelle.

Sauver les peuples par les aspirateurs à richesses 

Cette trilogie pays-affaires-philo, est une fable ajoutée au problème complexe de la mondialisation par la libéralisation des marchés. Mais c’est aussi une imbécillité navrante: le roi engage un  « non »  Robin des Bois pour soulager la misère des  pauvres qu’il a volés ou empoisonnés. On peut aller plus loin en disant que la magie de la chimie va éradiquer les maladies d’ici 2030, ainsi que  la richesse concentrée va finir par ruisseler   sur les peuples. (Ruisseler est l’expression de M. Deneault).

De par la recette de ces nouveaux Jésus, on dirait que l’inventeur de l’aspirateur veut sauver la poussière… Devinez-en la raison!

Il y a là une contradiction vicieuse : les ignorants riches ne savent vraiment rien de la source de la pauvreté de ce monde, ni de la complexité de son TRONC. Dès les débuts de l’humanité, les marchands avaient une influence si énorme sur les dirigeants qu’ils ont modifié et structuré l’histoire de l’occident. (6) Il est apparu par la suite les premiers mégalomanes qui se sont depuis tricoté des idées pour continuer de tricoter   le destin de l’humanité.

Dupont et Dupond: le cerveau atrophié monolithique 

Dans ce cheptel de gargarisés, de prétentieux, de prétendus ouverts d’esprit, avez-vous noté que personne n’a remarqué qu’il manquait des pièces à ce « monde à sauver »? On ne parle pas trop des pays asiatiques ou de l’Islam, ni de l’Amérique du Sud.    On en parle, mais en terme de guerre, ou d’une pauvreté « continue ».  Comme si c’était la sauvagerie actuelle qui pique l’Occident comme une guêpe. Ainsi parlait Muhammad Ali… L’exclusion ou l’amnésie, ou l’ignorance de la complexité et de l’hautainisme occidental montre l’ignorance même de la tête que devrait recouvrir le chapeau de Mister Gates. Sorte de mister Chance qui se veut le jardinier de la Terre.(8)

Il est écrit dans la bible, lévitique 26:1 :  » Vous ne vous ferez point d’idoles, vous ne vous élèverez ni image taillée ni statue, et vous ne placerez dans votre pays aucune pierre ornée de figures, pour vous prosterner devant elle; car je suis l’Eternel, votre Dieu. »

Peu importe les écrits de la bible ou de tout autres textes se présentant comme vérité » La vrairité est que nous sommes pris sur cette planète avec 7 milliards d’habitants et des armées de libres-échangistes prêts à nous piller des doigts de pied jusqu’à l’âme. Gourous, prophètes,ou  preachers barbouillés de la cervelle jusqu’à vouloir piloter l’Air Force One.  Pauvres nous! C’est nous les sauveurs! Nous avons le droit de marcher dans les rues avec des pancartes, mais nous payons pour nous nous faire matraquer.

Le  dollar ne pourra jamais réparer les dommages du dollar. La permanente avidité  aura cancérigéné la matière, le vivant et la soi-disant intelligence supérieure dont nous nous targuons de posséder.    Nous consommons maintenant des dieux laïcs. Puisque nous sommes ce que nous mangeons, nous nous sombrons dans un ultime  cannibalisme planétaire.

Bon appétit!

Gaëtan Pelletier

 

  1. Mon programme pour un monde meilleur, Bill Gates.
  2. Teach Common Sense not Common Core, Dr Dr. Ileana Johnson Paugh
  3. La médiocratie, Alain Deneault, LUX,  Lettres libres, 224 p, 2015. 
  4. Le socle commun de connaissances et de compétences.gouv.fr
  5. ALAIN DENEAULT, PARADIS FISCAUX : LA FILIÈRE CANADIENNE. BARBADE, CAÏMANS, BAHAMAS, NOUVELLE- ÉCOSSE, ONTARIO…, MONTRÉAL, ÉCOSOCIÉTÉ, 2014, PDF, Pascale Cornut Saint-Pierre.
  6. Une brève histoire de l’humanité, Chris Harman, La découverte, 2011, 736 p.
  7. Quarante milliardaires américains s’érigent en  grands philanthropes, Le Monde 
  8. Bienvenue mister Chance.  Pour rappeler  que ‘Chance prend part à l’entretien ( avec le président des États-Unis)  et ce avec un tel naturel que ses phrases, distillées comme des proverbes de sagesse mais, en réalité, orientées « jardinage », vont être prises pour de véritables oracles ; il va ainsi devenir la coqueluche du pouvoir et des médias.

 

 

Les désanalyses. Chapitre cinq : la défabrication de l’humain

Sarkozy

Photo: exemple de blatte brouillée

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Vive le totalitarisme furtif!  Gisèle Tardif

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Un auteur, dont j’ai oublié le nom, disait que les hommes politiques, en temps de paix avaient fait  plus de dommage que les guerres du 20 ième siêcle: 170 millions en temps de paix, et 100 millions pendant les guerres. En ce début du 21 ième siècle,  probablement avons nous dépassé ces chiffres en quelques années.  En toute logique, ce serait la raison pour laquelle il vaut mieux être en état de guerre qu’en état de paix. Le politicien qui se frotte le nombril pour faire sortir son génie, est un transporteur de contrats. C’est l’homme d’affaires des hommes d’affaires . Mais en réalité, c’est l’inverse… Le rôle du citoyen est de trouver le revers de l’inverse. De sorte que tout le monde est perdu. Les sacrifiés ne sont plus déterrables de leur charnier. Il n’y a pas de charniers visibles. Il n’y a que des dommages collatéraux fantomatiques. Ça, c’est dans la vie de l’échiquier politique journalier. De temps en temps, ou trop souvent, les deux s’emmêlent: on ne sait plus si c’est un jeu politique ou une guerre.

C’est l’ère de la tyrannie de la bêtise. Mais laquelle? C’est de la construction d’un individu dans un groupe et de par un groupe qui qui construit l’individu. Il n’y a pas seulement maman et papa qui nous mettent au monde. Il y a la société. Et la société c’est le grand bain des valeurs, de l’éthique, bref, du formatage de la personne humaine par la soi disant éducation.  Y compris les médias sociaux et tout l’appareillage d’information torsadé.  De temps en temps, voire souvent, il faut se former soi-même à partir du moment où l’on constate l’hégémonie dominante et destructrice.

Hélas! L’esprit humain est une éponge à dieux. Il avale  des dieux comme de petites pilules, en people, version laïque du descendu sur terre pour jouer du cerveau et refaire le monde en quatre ou cinq ans.  Hillary Clinton sera le nouveau dieu d’un pays qui a placé dieu sur un billet de banque. C’est une valeur… En partant, c’est le nerf de la guerre. J’en suis venu à la conclusion que l’Amérique ( USA) vit en mangeant des autres. Ils ont créé le cannibalisme planétaire… blanc. La faim dont on ne sait quoi mène à la fin dont on sait qui. Ou presque…

Le plus important de toute cette bulle qui boursoufle comme des crapauds ayant trop fumé de cette économie qu’ils n’arrivent pas à arrimer au véritable progrès est qu’ils construisent par ignorance sèche toutes les machines- ou les entretiennent à coups de subventions- les humains qui deviendront des blattes par la culture ( et le système d’éducation marchandisé) de blattes supérieures ( de pouvoirs) en blattes inférieures. Ce qui signifie que l’ignorance est en train de prendre le pouvoir sur la connaissance. Le pouvoir d’être sourd a vaincu  le pouvoir d’entendre.

Je ne sais si j’ai été clair. Je vais tenter de l’être: nous sommes les  civilisés les plus ignorants qui donnons nos vies à des plus ignorants. De sorte que la prochaine génération de dirigeants politiques en sera une plus pauvre donnant naissance à une autre plus pauvre en terme de capacité d’analyses , de pouvoir réel, mais champions dans les formules.  De sorte qu’à brouiller l’incompréhension pour tromper les peuples, on ne construira que des brouillés.  Alors, ce sera la démocratie complète mais stupide: un brouillé non dirigeant sera aussi brouillé qu’un dirigeant. Tout le monde est ego…

Gaëtan Pelletier

Le poqué monde Go : Bonjour Joëlle!

Trump 2

La véritable indépendance consiste à dépendre de qui on veut. Frédéric Dard

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Le monde est poqué, comme on dit au Québec. Un monde qui a « mangé une raclée ». Le monde est un boxeur qui sort en sang de l’arène. Mais on ira jusqu’au 10e round. Celui de la fin de ce monde de souffreteux sans vision. La route 66 de Kerouac, maintenant, c’est le nombril. Go! Go! Go!

Le Pokémon Go a sans doute un succès foudroyant, puisqu’il permet d’insérer l’irréel dans le réel de la vie de cette planète. Courir des bibittes invisibles à l’œil nu en vendant un appareil emmêlant réel et irréel.

Quand j’étais semi-ado, on allait chasser le lièvre en forêt avec des collets de laitons. On les tuait et on les mangeait. C’est pas que nous étions barbares, c’est que nous étions pauvres en hiver. À -10 degrés, il ne pousse rien pendant presque 8 mois.

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Ma fille est venue à la maison et nous a fait un cours de Pokémon Go 101. Elle dit que c’est un jeu à la mode qui passera. Dans quelques mois, je parie qu’on trouvera un jeu Monopoly en mimant le Pokémon Go : les gens se promèneront avec un appareil Le Poquépique, dans lequel on trouvera de l’argent virtuel partout. Si j’avais le temps, je l’inventerais. Je connais un concepteur de jeu qui s’en lécherait le conte en banque. L’industrie de l’irréel est en format Big, pendant qu’à l’autre bout du monde des gens crèvent de faim. Mais qui s’en soucie? Le plus énorme Pokémon Go de ce monde consiste à dévaliser les pays en y trouvant des pépites de richesse, en bâtissant des barrages électriques : pour ce, il faut courir les sites réels et se débarrasser de ses habitants. Les « sauvages » nuisent au développement et au progrès.

Il reste maintes choses en ce monde pour devenir riche stupide  intelligent : l’argent invisible, la course à l’argent invisible, les youtubeurs à succès, les jeux.  Ainsi, chez Instagram, la petite fille pourra vous montrer comment vous maquiller en 15 minutes alors qu’il lui a pris trois heures pour le faire. On peut tricher. C’est permis. Il n’y a ni Dieu, ni Satan, rien qu’un monde  frelaté, bouillonnant et supposément sans danger. Pourtant, comme le disait Jésus, Roger : « Les semeurs de choux et de carottes n’ont pas la gloire qu’ils méritent. » Et il ajouta : « C’est fatiguant d’être cultivé, car ceux qui cultivent n’ont plus la cote ».

Ainsi parlait Zara Trousta.

Rappelez-vous de la destruction créatrice : le maréchal ferrant a disparu lors de l’apparition de la voiture. Mais il est né  plusieurs métiers. Aujourd’hui, se trouve  une destruction créatrice 2 : les métiers de l’invisible, en lutte en eux, créent d’autres métiers de l’invisible. Le problème est que si le planteur de riz, de pommes de terre, de navets d’Hollywood , etc., cessait de les alimenter, ils passeraient une période maigre-mannequin, puis ils s’effondreraient devant leur caméra auto-nombriliste. On les verrait fondre comme neige au soleil. ( Les clichés sont parfois utiles).

Heureusement! (sic). On a les États qui fabriquent et vendent des armes et les politiciens –avec leur attirail-Attila d’équipiers enreligiosés (sic) qui jouent aux échecs ( c’est le cas de le dire) avec le petit argent des peuples. On n’a rien inventé. C’est le jeu le plus réel et le plus traître depuis le début de l’humanité. À côté de cela, manger du lièvre, ou couper le cou d’un coq et le déplumer avant de le manger, n’a vraiment rien de barbare.

Le plus barbare des barbares invente maintenant des jeux qui décapitent bien des têtes en dévalisant la réflexion pour le profit et le contrôle. Mais je veux revenir à la destruction créatrice qui a fait disparaître les voleurs de coffres de banques : puisqu’il n’y a plus de coffres ni d’argent dans les banques cela a donné un nouveau métier : le banquier. Il s’est paradisiaquefisqué… C’est un personnage de Pokémon. Yes!

Les banques:  C’est maintenant si bien organisé qu’on a de la difficulté à trouver une caissière. Il faut un mot de passe pour avoir VOTRE argent. Avant, au moins, on pouvait se réchauffer d’un clin d’œil à la plus jeune, ou simplement d’un sourire tendre. Non, un mot de passe.Il faut un mot de passe. Et le plus compliqué possible: ouaisMont$? Dire qu’avant il fallait simplement dire avec une voix aimable et soupirante :

— Bonjour Joëlle!

Gaëtan Pelletier