Archives de Catégorie: LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES

Le défilé des prophètes laïcs

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«Le monde a besoin de plus de Canada. Le monde a besoin de plus de pays comme le Canada!» Bono 

« La pauvreté est sexiste ». Justin Trudeau

« Je l’admets, je suis un peu obsédé par les engrais. À vrai dire, c’est leur rôle qui me fascine, pas leur utilisation. J’assiste à des réunions où les engrais constituent un sujet de conversation des plus sérieux. »  Bill Gates 

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Les secouristes du monde 

La philanthropie ne date pas d’hier. Mais elle est bouillante et bouillonnante aujourd’hui, grâce… aux nouveaux riches, ce 1% qui détient d’immenses fortunes. Et ils sont « actifs »… Ainsi a-t-on vu passer à Montréal Bono et Bill Gates louangeant la grandeur et la générosité du Canada. On aurait dû dire, du gouvernement canadien. En réalité, ce sont les classes moyennes canadiennes qui paient pour cette générosité bémolement  volontaire. Au Canada , il faut 6 mois de travail pour payer ses impôts et ses taxes sous toutes les formes. J’ai calculé: bientôt il faudra un an.  Il arrive alors des penseurs qui pansent les trous des budgets. On « ramassera des fonds », on donnera. « C’est à 30 ans que j’ai décidé de rendre à la société ce qu’elle m’a donné », dira Gates. Pourquoi pas? Même la pollution planétaire se règle par une taxe…  Tous au théâtre de la vie et le mot de carbone! ( oublions Cambronne,

Béni bonnet Bono  

«Je suis fan de [Justin Trudeau]. Je suis fan du Canada!», a lancé en français le chanteur et philanthrope Bono ce matin à la conférence du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui se conclut aujourd’hui au centre-ville de Montréal. «Le monde a besoin de plus de Canada. Le monde a besoin de plus de pays comme le Canada!», a-t-il répété, sous les applaudissements. Bono,  La Presse

Éradiquer la pauvreté et les maladies

Bill Gates a des ambitions qui pourraient occuper toute une armée de « spécialistes » du monde: éradiquer la pauvreté, éradiquer les maladies, pour un monde meilleur.(1). Le programme est plus grand que l’homme.  Au XXe siècle on a éradiqué un bon nombre de maladies du XIXe siècle. Mais il en est apparu d’autres au XXe siècle.  Et voilà qu’il en apparaît de fort étranges au XXe siècle. Ce qui nous  rappelle une vieille recette de l’ONU des années 80 et 90 de l’autre siècle: celui où à peu près tout le monde est né: éradiquer la pauvreté. Nous en sommes, avec tout ce programme chargé, à éradiquer les pauvres, mais pas la pauvreté.

Pour éradiquer la pauvreté, il ne suffit pas de donner de l’argent, mais de trouver ce qui crée cette pauvreté et en dissoudre la racine.

Capitalisme? Mister  Gates doit en savoir un bon bout… Depuis quand le capitalisme règle-t-il la pauvreté?

Mais le capitalisme ne peut pas à lui seul résoudre tous les problèmes des plus pauvres. Conséquence : l’innovation née de ce système peut en fait creuser le fossé qui sépare riches et pauvres. J’ai vu de mes yeux à quel point cet écart était important lorsque j’ai visité  un bidonville à Durban en Afrique du Sud en 2009. Voir les latrines à ciel ouvert a été un brutal rappel à la réalité : non, la plomberie moderne ne va pas de soi. Et pendant ce temps, 2,5 milliards de personnes à travers le monde n’ont pas accès à des installations sanitaires dignes de ce nom, problème en lien direct avec les 1,5 millions d’enfants qui meurent chaque année. (  Mon programme pour un monde meilleur, Bill Gates  ) (1)

Le Nicolas Flamel de la merde 

Bill Gates va jusqu’à tester une machine qui transforme  les excréments en eau potable et en électricité.  Certains politiciens pourraient bien être avalés par la machine. Ou les féculents flatulents de Wall Street. Ça soulagerait la misère humaine. Pour voir la vidéo et Mister Gates , ou Water Gates, tester la machine, cliquez ICI.

C’est fort intéressant tous ces gadgets pour améliorer le sort de l’humanité. J’ignore  le  nombre d’inventeurs qui ont créé des machines énergie-libre, mais les machines ne sont toujours pas en fonction. Souvent, les inventeurs  disparaissent dans des accidents de voiture. Il faudrait interdite aux inventeurs de conduire… Ce sont des cerveaux « dans la lune » qui ne se rendent pas compte que le volant est le voleur. Plusieurs se seraient même auto-assassinés… C’est des menteries de conspirationnistes.

 Les friandises des pauvres 

On peut maintenant éteindre la lumière de sa lampe de chevet en applaudissant des mains. Clap! Fermé. Clap! Ouvert. Le technologie des appareils intelligents, c’est la friandise du pauvre. Le pauvre pas trop pauvre… Tout de même! Mais il peut maintenant acquérir ses bonbons en empruntant. El crédit est là! (sic).

Après les chrétiens qui ont semé Jésus en Amérique du Sud, au Canada, partout où les soutanés pouvaient se rendre, on l’a fait. Maintenant on sème une laïcité électronique du Big, de l’électronique qui prend place sur tous les appareils ménagers. Bientôt, on aura une puce intégrée à notre animal de compagnie pour contrôler ses humeurs selon nos désirs. Le chat veut sortir? Tout  le programme à distance pour qu’ils sorte à 00h30 ou à 13h40. Un chat sans problème… La super pavlovation. On dirait qu’on se dirige ( manière de parler…) vers un mode de savoir commun pour le bienfait  de l’humanité. À en croire le programme de M. Gates, un militant de Daesh pourrait comprendre un hyper capitaliste qui s’enrichit au Canada, qui avoue avoir être obsédé par les engrais (4).

 On peut être riche et philanthrope sans vraiment ne  rien comprendre à la dynamique du monde qui nous a mené à ce Grand Canyon de la pauvreté et du 1% qui « décide » ce que nous serons demain par un programme éducation du Socle commun de compétences et de connaissances que veut mondialiser Bill Gates. Ça ressemble étrangement à un gouvernement mondial aux citoyens zombies, monoculturés. Le citoyen est déjà un consommateur, dans un monde dans lequel on aura plus d’écrans que d’amis réels.

Le parler des deux miroirs 

Fascinés par le Canada? On notera que le Canada est le pays qui a le plus encouragé les investissements offshore. 

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Canada favorise de mille manières les détenteurs de fortune et les entreprises cherchant à contourner son système fiscal et ses lois. Pour ce faire, il a largement contribué à créer les paradis fiscaux des Caraïbes à partir des années 1950. Sous l’impulsion de banquiers, juristes et hommes politiques canadiens, ces législations se sont converties en des États de complaisance dont certaines comptent aujourd’hui parmi les plus redoutables du monde. Un ancien ministre canadien des Finances a développé le modèle offshore des Bahamas. Un avocat de Calgary, ancien bonze du parti conservateur, a structuré aux Îles Caïmans des lois rendant opaque le secret bancaire. Le gouvernement du Canada a fait de la Barbade le havre fiscal de prédilection des entreprises canadiennes. Aujourd’hui, le Canada partage son siège dans les instances de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international avec un collectif de paradis fiscaux de la Caraïbe britannique. Inévitablement, le Canada s’est trouvé dominé par ses propres créatures. Le voici à Halifax ou à Toronto liant ses destinés avec des institutions des Bermudes, quand le gouvernement fédéral n’en est pas à signer un accord de libre-échange avec le Panama, repaire mondial des narcotrafiquants. Cela, sur fond de rumeur persistante d’une annexion directe au territoire canadien de législations de complaisance telles que les Îles Turques-et-Caciques. Les échappatoires qu’il prévoit au profit des sociétés justifient à l’étranger des délocalisations vers chez lui, exactement comme s’il s’agissait du Luxembourg ou de Belize. Ce livre porte sur ces dérives qui, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, font structurellement du Canada un paradis fiscal. (3) La médiocratie, Alain Deneault.

On dirait maintenant que les miroirs se regardent entre eux. Ça dépasse le Frankenstein de Mary Shelley: on veut créer ne créature mono-penseure à la limite de la robotique qui a l’avantage d’être guérie à grands coûts… par des laboratoires pharmaceutiques qui vendent à coûts grands. On se miroite narcissiquement jusqu’à la moelle.

Sauver les peuples par les aspirateurs à richesses 

Cette trilogie pays-affaires-philo, est une fable ajoutée au problème complexe de la mondialisation par la libéralisation des marchés. Mais c’est aussi une imbécillité navrante: le roi engage un  « non »  Robin des Bois pour soulager la misère des  pauvres qu’il a volés ou empoisonnés. On peut aller plus loin en disant que la magie de la chimie va éradiquer les maladies d’ici 2030, ainsi que  la richesse concentrée va finir par ruisseler   sur les peuples. (Ruisseler est l’expression de M. Deneault).

De par la recette de ces nouveaux Jésus, on dirait que l’inventeur de l’aspirateur veut sauver la poussière… Devinez-en la raison!

Il y a là une contradiction vicieuse : les ignorants riches ne savent vraiment rien de la source de la pauvreté de ce monde, ni de la complexité de son TRONC. Dès les débuts de l’humanité, les marchands avaient une influence si énorme sur les dirigeants qu’ils ont modifié et structuré l’histoire de l’occident. (6) Il est apparu par la suite les premiers mégalomanes qui se sont depuis tricoté des idées pour continuer de tricoter   le destin de l’humanité.

Dupont et Dupond: le cerveau atrophié monolithique 

Dans ce cheptel de gargarisés, de prétentieux, de prétendus ouverts d’esprit, avez-vous noté que personne n’a remarqué qu’il manquait des pièces à ce « monde à sauver »? On ne parle pas trop des pays asiatiques ou de l’Islam, ni de l’Amérique du Sud.    On en parle, mais en terme de guerre, ou d’une pauvreté « continue ».  Comme si c’était la sauvagerie actuelle qui pique l’Occident comme une guêpe. Ainsi parlait Muhammad Ali… L’exclusion ou l’amnésie, ou l’ignorance de la complexité et de l’hautainisme occidental montre l’ignorance même de la tête que devrait recouvrir le chapeau de Mister Gates. Sorte de mister Chance qui se veut le jardinier de la Terre.(8)

Il est écrit dans la bible, lévitique 26:1 :  » Vous ne vous ferez point d’idoles, vous ne vous élèverez ni image taillée ni statue, et vous ne placerez dans votre pays aucune pierre ornée de figures, pour vous prosterner devant elle; car je suis l’Eternel, votre Dieu. »

Peu importe les écrits de la bible ou de tout autres textes se présentant comme vérité » La vrairité est que nous sommes pris sur cette planète avec 7 milliards d’habitants et des armées de libres-échangistes prêts à nous piller des doigts de pied jusqu’à l’âme. Gourous, prophètes,ou  preachers barbouillés de la cervelle jusqu’à vouloir piloter l’Air Force One.  Pauvres nous! C’est nous les sauveurs! Nous avons le droit de marcher dans les rues avec des pancartes, mais nous payons pour nous nous faire matraquer.

Le  dollar ne pourra jamais réparer les dommages du dollar. La permanente avidité  aura cancérigéné la matière, le vivant et la soi-disant intelligence supérieure dont nous nous targuons de posséder.    Nous consommons maintenant des dieux laïcs. Puisque nous sommes ce que nous mangeons, nous nous sombrons dans un ultime  cannibalisme planétaire.

Bon appétit!

Gaëtan Pelletier

 

  1. Mon programme pour un monde meilleur, Bill Gates.
  2. Teach Common Sense not Common Core, Dr Dr. Ileana Johnson Paugh
  3. La médiocratie, Alain Deneault, LUX,  Lettres libres, 224 p, 2015. 
  4. Le socle commun de connaissances et de compétences.gouv.fr
  5. ALAIN DENEAULT, PARADIS FISCAUX : LA FILIÈRE CANADIENNE. BARBADE, CAÏMANS, BAHAMAS, NOUVELLE- ÉCOSSE, ONTARIO…, MONTRÉAL, ÉCOSOCIÉTÉ, 2014, PDF, Pascale Cornut Saint-Pierre.
  6. Une brève histoire de l’humanité, Chris Harman, La découverte, 2011, 736 p.
  7. Quarante milliardaires américains s’érigent en  grands philanthropes, Le Monde 
  8. Bienvenue mister Chance.  Pour rappeler  que ‘Chance prend part à l’entretien ( avec le président des États-Unis)  et ce avec un tel naturel que ses phrases, distillées comme des proverbes de sagesse mais, en réalité, orientées « jardinage », vont être prises pour de véritables oracles ; il va ainsi devenir la coqueluche du pouvoir et des médias.

 

 

Or, cuivre ou saumon?

L'OR BORÉAL

Encore une fois, nous sommes à briser la chaîne alimentaire au profit de l’or et du cuivre. À force de miner pour une richesse de base qui nous fait vivre, va-t-on choisir de saboter un des derniers système en ce monde d’une richesse inouïe?

La baie de Bristol produit près de la moitié des saumons sauvages rouges (sockeye) dans le monde  avec en moyenne 37,5 millions de poissons par an. La qualité exceptionnelle de l’eau des rivières et des zones marécageuses offrent un habitat idéal à ces poissons.  La mine à ciel ouvert pourrait rapporter jusqu’à 500 milliards (1)  de dollars en cuivre et en or. Il faudra en plus, construire des routes pour transporter le minerais.

« Les peuples indigènes locaux craignent que la mine qui déchargera jusqu’à 10 milliards de tonnes de déchets dans le cours supérieur des rivières ne détruise l’environnement et le stock de saumons dont ils dépendent depuis des milliers d’années. »

P.S.

1-CORRECTION: 500 milliards de dollars . Bien attrayant! Et des emplois… C’est devenu du chantage…

 

Les désanalyses. Chapitre cinq : la défabrication de l’humain

Sarkozy

Photo: exemple de blatte brouillée

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Vive le totalitarisme furtif!  Gisèle Tardif

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Un auteur, dont j’ai oublié le nom, disait que les hommes politiques, en temps de paix avaient fait  plus de dommage que les guerres du 20 ième siêcle: 170 millions en temps de paix, et 100 millions pendant les guerres. En ce début du 21 ième siècle,  probablement avons nous dépassé ces chiffres en quelques années.  En toute logique, ce serait la raison pour laquelle il vaut mieux être en état de guerre qu’en état de paix. Le politicien qui se frotte le nombril pour faire sortir son génie, est un transporteur de contrats. C’est l’homme d’affaires des hommes d’affaires . Mais en réalité, c’est l’inverse… Le rôle du citoyen est de trouver le revers de l’inverse. De sorte que tout le monde est perdu. Les sacrifiés ne sont plus déterrables de leur charnier. Il n’y a pas de charniers visibles. Il n’y a que des dommages collatéraux fantomatiques. Ça, c’est dans la vie de l’échiquier politique journalier. De temps en temps, ou trop souvent, les deux s’emmêlent: on ne sait plus si c’est un jeu politique ou une guerre.

C’est l’ère de la tyrannie de la bêtise. Mais laquelle? C’est de la construction d’un individu dans un groupe et de par un groupe qui qui construit l’individu. Il n’y a pas seulement maman et papa qui nous mettent au monde. Il y a la société. Et la société c’est le grand bain des valeurs, de l’éthique, bref, du formatage de la personne humaine par la soi disant éducation.  Y compris les médias sociaux et tout l’appareillage d’information torsadé.  De temps en temps, voire souvent, il faut se former soi-même à partir du moment où l’on constate l’hégémonie dominante et destructrice.

Hélas! L’esprit humain est une éponge à dieux. Il avale  des dieux comme de petites pilules, en people, version laïque du descendu sur terre pour jouer du cerveau et refaire le monde en quatre ou cinq ans.  Hillary Clinton sera le nouveau dieu d’un pays qui a placé dieu sur un billet de banque. C’est une valeur… En partant, c’est le nerf de la guerre. J’en suis venu à la conclusion que l’Amérique ( USA) vit en mangeant des autres. Ils ont créé le cannibalisme planétaire… blanc. La faim dont on ne sait quoi mène à la fin dont on sait qui. Ou presque…

Le plus important de toute cette bulle qui boursoufle comme des crapauds ayant trop fumé de cette économie qu’ils n’arrivent pas à arrimer au véritable progrès est qu’ils construisent par ignorance sèche toutes les machines- ou les entretiennent à coups de subventions- les humains qui deviendront des blattes par la culture ( et le système d’éducation marchandisé) de blattes supérieures ( de pouvoirs) en blattes inférieures. Ce qui signifie que l’ignorance est en train de prendre le pouvoir sur la connaissance. Le pouvoir d’être sourd a vaincu  le pouvoir d’entendre.

Je ne sais si j’ai été clair. Je vais tenter de l’être: nous sommes les  civilisés les plus ignorants qui donnons nos vies à des plus ignorants. De sorte que la prochaine génération de dirigeants politiques en sera une plus pauvre donnant naissance à une autre plus pauvre en terme de capacité d’analyses , de pouvoir réel, mais champions dans les formules.  De sorte qu’à brouiller l’incompréhension pour tromper les peuples, on ne construira que des brouillés.  Alors, ce sera la démocratie complète mais stupide: un brouillé non dirigeant sera aussi brouillé qu’un dirigeant. Tout le monde est ego…

Gaëtan Pelletier

Nourrir dans l’indignité

 

Repas 2

Photo: viande hachée et brocoli. Au menu des CHSLD: Centres d’Hébergement et de Soins de Longue Durée ( Crédit photo, Jean Bottari, facebook. )

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La machine à leurrer tourne à 12,000 tours-minute. Un vrai moulin de F-1.

Les politiciens sont comme les Ford-T : dépassés. Dépassés par ignorance, vivant dans leurs limousines, leurs réunions, et se noyant dans une bouteille d’eau. Le minus, champion de la formule creuse, est en train de laisser les gens aller vers l’absolue pauvreté. Et l’absolue pauvreté est déjà « sur les rails » ( beau cliché !). On ne répartit plus la richesse, on répartit les emplois. Du moins ceux qui restent. Ceux qui ne sont pas enfuis à l’autre bout du monde parce qu’un travailleur coûte trop cher. Si un travailleur coûte trop cher, demandez donc à votre ficelé politicien combien coûte un ignare aveugle. Ceux qui se lamentent dans une courte carrière – nantis du cerveau ( encore une notion à considérer), mais chiches de l’âme – ont le loisir de travailler servir leur pays et leurs citoyens. Déjà qu’il manque un as  à servir, c’est mal parti.  Ce doit être un lapsus…Une chose est sûre: on crée maintenant des mendiants dans tous les pays riches du monde. À commencer par le pénible États-Unis qui aura bientôt les moyens de se payer une Présidente. On a eu un noir. On aura une blanche. On a eu un des hommes. On aura une femme.

Tout pays confondu, la nouvelle monarchie planétaire est une bande de blattes INC. On n’y changera rien. Puisque le nombre d’imitateurs en files pour devenir riches, célèbres, ou participer au progrès du monde avec une vision de pirate outillé d’un œil crevé et d’une jambe de bois. Avec Ça, le monde du travail est une usine de Ford. Une usine mobile. Le travailleur se réveille un bon matin, oups ! L’usine est fermée. Un autre se réveille, oups ! J’ai été remplacé(e) par un robot.

Savez-vous de quoi débattent nos civilisés vendeurs d’armes et de formules passagères ? Mourir dans la dignité. À voir nos vieillards bouffer des omelettes carrées, des pommes de terre floconneuses et des petits pois gros comme des billes, comme dirait l’autre : ça craint. Surtout quand on les voit ravinés  de veines, tremblotants, les articulations tordues par les os qui semblent se recroqueviller pour rentrer dans un tombeau, ça nous émeut. Bizarrement, on a les moyens de les bouffir de médicaments, mais pas de nourriture… Une seule pilule peut coûter tous les repas de la semaine. Oui, une seule ! Alors, pourquoi ne pas les nourrir convenablement et avec amour ?  C’est que maintenant, nous sommes tellement avancés dans le progrès que l’on nourrit davantage les industries pharmaceutiques en format subventions.

L’apogée du cynisme et du risible est contenu dans une vieille formule : on est ce qu’on mange. À force de vivre dans ces poisons sociaux et de déni du recul de notre qualité de vie par l’énorme outil du capitalisme mondialiste  qui échappe auxdites surveillance des États, nous sommes dans une bizarroïde matrice remplie  d’incultes élus fugaces qui se tordent les neurones et leur pseudo morale sur le mourir pendant qu’ils en font mourir une multitude.

Gaëtan Pelletier

De l’art de traire les poules

compétence

 

 

“Méfiez-vous d’une personne trop compétente, elle risque de manquer d’humanité.” ( Anonyme) 

Dans la nouvelle « fonderie » des cerveaux qui barbouillent les systèmes d’éducation, le mot compétence n’est jamais apparu aussi souvent, n’a été  autant martelé, avec une délectation qui chatouille la race des pédagogues issue  des livres et qui construisent des livres en citant des livres, des auteurs, etc. Si vous tapez dans Google le mot compétence et cliquez sur images, vous vous retrouvez devant une toile de Dali. Faudrait demander à nos compétents de politiciens combien a coûté à travers tous les pays qui ont voulu faire une « réforme pédagogique » cette aquarelle architecturée avec de l’eau et un peu de contenu coloré. À se demander la pédagogie moderne n’est pas une industrie de Nicolas Flamel, cet alchimiste qui voulait transformer les métaux en or.  On attribua sa fortune à cette possibilité de réussite alors qu’il avait tout simplement ( et ce au  14 ième siècle) devenu riche par des spéculations immobilières.  Tout comme Trump…

Il est de nombreux vœux pieux chez les « acheteurs » d’idées pour faire une nouvelle révolution, bref, moderniser le « monde ».  Et c’est raté…

La liste des passants 

Entre 1994 et 2016 au Québec il est passé 13 ministres de l’éducation.

1994 – 1996 Jean Garon
1996 – 1998 Pauline Marois
1998 – 2002 François Legault
2002 – 2003 Sylvain Simard
2003 – 2005 Pierre Reid
2005 – 2007 Jean-Marc Fournier
2007 – 2010 Michelle Courchesne
2010 – 2012 Line Beauchamp
2012 – 2012 Michelle Courchesne
2012 – 2014 Marie Malavoy
2014 – 2015 Yves Bolduc
2015 – 2016 François Blais
2016 – Sébastien Proulx

Il faut bien le dire: tous des incompétents en la matière.

Le cuisinier 

Un chef, pour connaître le talent de ses futurs cuisiniers leur faisait simplement passer un test: cuire un œuf. C’est un art qui fait appel à des connaissances et à de l’intuition. On pourrait écrire un livre sur les étapes et les embûches de la bonne manière de réussir un œuf au miroir.  Il faut des compétences à  nourrir Google pour ce faire.  Mais la compétence n’est qu’une route vers la réussite. On a tracé des cartes, mais on a oublié que la vie est toujours  l’école  la plus extraordinaire et la plus efficace pour mener à la compétence. Mais laquelle?

Tout le système pédagogique a été mené vers la compétence à faire. Mais la vie étant débordante de l’art de blouser pour réussir que l’école – ou « éducation » – n’ont plus guère d’effet sur l’art d’être.

Être compétent c’est savoir abuser de tous pour enfin devenir UN. 

Le nouveau culte…

Comment faire cuire une Terre 

Nous nous dirigeons vers un échec total de simplement « gérer une planète ». Mais cette planète n’est qu’une maison dans laquelle habitent maintenant environ 7 milliards d’humains. Avec les chapelets de guerres « nécessaires », la force des multinationales, la robotisation, les pénuries d’emplois, la richesse centralisée, qu’ont réussi nos monumentales organisations planétaires, nos politiciens, nos « créateurs de richesses »?

En fait, ils n’ont pas réussi… À l’école de milliers d’années d’histoire les réussites temporaires intérimaires n’ont été qu’un leurre, un déni total qui a pour racine  une déshumanisation radicale dans une Shoah planétaire dont on commence à voir le bout. Mais surtout à comprendre…

Notre singe à cravate est un raté qui a réussi à faire avorter  la chose la plus importante de ce petit monde: la vie. Dans les années 60 on craignait mourir sous les bombes atomiques.   On peut maintenant sourire crispé avec étonnement: c’est un tout petit comptable ignare qui aura détruit le monde. Et ce avec des compétences qu’il n’a sûrement pas puisées dans les écoles. Sa totale absence de savoir être aura charcuté la race humaine dans une fiole bancaire.

Gaëtan Pelletier

Jésus et les cloués électriques

clouteur électrique

 » Papa, où vont ceux qui meurent?  Ben! Là-haut… Je suis allée voir au deuxième étage, ils ne sont pas là-haut » ( Faut bien inventer..)

***

Jean-François Copé ne sait pas trop d’où vient le nombre élevé de chômeurs. Ni le ministre du travail au Québec…

J’étais en train de chercher une image de Jésus sur la croix avec ses deux larrons. L’un est un repentant et l’autre jure encore. Le repentant ira au paradis et l’autre en enfer. C’est la version « officielle »… En fait, on ne sait pas trop ce qu’est ce « là-haut » et cet « ici-bas ».

J’ignore avec qui et quels clous  Jésus à été cloués. Mais dans un monde moderne, les clous auraient été achetés en Chine et la mitraillette à clous également.  Et étant donné qu’on est « moins barbare » qu’avant, mais on aime les mitraillettes à clous,on les aurait collé sur un panneau de gypse et on les aurait cloués en se questionnant s’ils allaient mourir « dignement ».

Le problème concernant les chômeurs est tellement complexe que personne ne peut l’expliquer clairement. On parlera d’un monde « moderne », de la mondialisation, du libre-échange, etc . Avant, les gens clouaient au marteau et c’était le bras qui faisait office de moteur. Il fallait bien des bras… Alors, avec le « progrès » et la mondialisation, on achète les bras d’ailleurs ou les machines remplaçant les bras.

Alors, les nantis du cerveau se dirent:  » Ils travailleront de la tête ». Pour empêcher le citoyen de travailler de la « tête » – bien qu’instruit aux institutions devenues des machines à produire des gens qui accumulent des tas de connaissances mais sont incapables de les lier ( et ne sont pas intéressés à…)  – on vous formera une tête qui sera ensuite remplacée par une machine savante. S’il fallait 100 secrétaires pour envoyer des lettres, il faut maintenant un  seul opérateur qui appuie sur un bouton pour envoyer des milliers de lettres, de factures, de pubs, etc.

Mais, ignorants et savants à la fois, c’est le travailleur qui fabrique la machine qui le remplacera. Copé-Collé!

C’est ainsi que nous sommes tous devenus de petits jésus qui meurent sous les inventeurs de toutes formes de marteaux possibles. Plus c’est rapide, moins on a besoin de travailleurs.

On trouvera ICI  ( Capitalisme, emploi et nature : sortir de l’engrenage destructif), une analyse savante – encore une!- des causes du chômage et aux énormes problèmes des sociétés « développées ». On aurait trouvé un aliment qui font que les vaches polluent moins.  J’avais écrit un article en 2012: La vache et le politicien.

On trouve des solutions  à la pollution, mais rien pour le chômage. En fait, le chômage, on le crée sans le savoir. Ceux qui savent « tout » passent si vite qu’ils n’apprennent rien de ceux qui ne savent rien mais qui savent tout.

C’est pourtant simple: pierre-feuille-ciseaux.   C’est le tracé historique en quelques doigts, mais au hasard…

Gaëtan Pelletier

L’étalon chou-fleur

chou-fleur

Quand la dame arriva devant le comptoir des fruits et légumes elle regarda le chou fleur avec des yeux de merlans soufflés à l’hélium: 6.99$.   Et le chou fleur se mit à parler: « Achète-moi! Achète-moi! je peux te déconstiper, t’offrir plein de minéraux et de de vitamines et je lutte contre le cancer ». ( malgré le fait que je pousse dans un sol pauvre, arrosé de pesticide, gonflé aux engrais « naturels », …) 

La dame se frotta le menton et détourna les talons.  Je m’enfuis donc je suis…

***

Vous vous demandez ce qui se passe en cette « crise économique »qui fait baisser le prix des carburants, voyager les légumes du Sud au  Nord, et que vous voulez bien vous nourrir sainement mais vous n’en avez plus les moyens?

Ce que nous avons nous échappe tellement que nous finirons par n’avoir plus rien. Plus rien à cause de cette dépendance du virtuel. Nos biens ne sont plus palpables. Et nous payons de par nos impôts et le bel arrangement funéraire des États nos emplois, nos misères, nos peurs. On sniffe de la foie matérialiste comme de la cocaïne.

PÉCUNIA

Pécunia =  bétail (vache, etc).   Ce qui veut dire que vous pouvez échanger bien des poules et des lapins  pour une vache – ou autre chose- selon VOTRE définition d’une valeur en accord avec les deux parties.

PÉCUNIA MODERNE

Une fois votre avoir inscrit dans une banque ou n’importe laquelle institution financière, le jeu des « hauts-gradés » manipulent les citoyens par une capacité à prévoir et à acheter ce qui a une valeur « réelle » ou non. Le « progrès » virtuel vient de dépasser que trop le réel progrès. Même dans les relations humaines…

Tout est acheté de façon numérique, et le chou fleur n’y échappe pas. Nous vivons sous le règne d’un régime financier devenu invisible. Le système financier est global et dominant. Et il n’a rien d’humain. Rien ni personne n’est à votre service, chacun est au service de joueurs de pokers affolés et cupides. Au service de robots à moindre coût remplaçant les travailleurs.

Je m’étonne que quelqu’un ne puisse pas comprendre que croire à la gauche ou à la droite n’a plus aucune signification. À la base des deux « visions » il faut suffisamment de latitude économique pour réaliser selon son dogme l’une ou l’autre des  « systèmes ». La mondialisation n’est pas une nécessité. Même si les chantres dirigeants des pays se promènent pour vendre nos sous-sols, nos terres, nos industries et – selon les termes du jeune P.M. Justin Trudeau – « ce que nous avons entre les deux oreilles ».

Celui qui vend ce qu’il a entre les deux oreilles n’est qu’un esclave qui a laissé son cerveau flétrir aux formules.

Gaëtan Pelletier