Archives de Tag: Gaëtan Pelletier

Les battements d’elle

le meesage du vent

Eliora Bousquet: Le message du vent 

Mon amour a des yeux d’aurores boréales
Pétillant et valsant aux couleurs des bals
Elle a des dieux cachés en ses mains et sa voix
Des dieux papillons aux envols sans lois

Mon amour a buté du temps la coulure
En a pris les ruisseaux, saisi les torrents
Volé des poignées de parfums aux fleurs des champs
Tricoté tous les bruits en une couette de murmures

Et ce soir c’est l’automne, et demain sera gel
Les arbres ont tous pris la parlure du vent
Ils ne parlent que de frissons, ils ne parlent que d’elle

La lumière a fait ses bagages pour l’hôtel de la nuit
On s’endormira langés de paupières, comme hier
Dans nos bras cousus, bien avant cette vie

Gaëtan Pelletier

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Noël 2020, le temps des cadeaux

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Banque

interstellargatorskin-crocs:

savingpeoplehunting-things:

doritos-maragaritos:

theramen:

wellhellotello:

fckingmajeliblood:

so-much-hilarity:

I keep having to remind myself that it’s the lionesses that do the hunting and killing and get their faces soaked in blood I mean is there a more badass animal

the king of the jungle
in the second it’s like ‘maybe if I look away she’ll stop yelling at me’

I TOLD YO BITCH ASS TO PICK UP THE CUBS

Its the alpha

Fun fact:When Lions fight they try to look big and powerful to scare off the opponent.
When Lionesses fight, it’s to the death,
And I think that pretty much sums up the difference between males and females. One tries to big itself up, one won’t back down.

those three pictures in the commentslook like my parents

La chanson de l’avion moqueur

Un avion à hydrogène dans quinze ans pour voler sans polluer ...

L’oiseau à hydrogène pour 2035. Photo: Airbus

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On s’ennuie tellement du voyaging et de ses revenus pour capitalistes en chaleur que – la larme à l’oeil – on voudrait ressouder la période de l’avant Covid avec un petit air de « respect de la pollution ». Bref, un produit propre. Les salauds ne font pas toujours des produits propres. Les salauds font de l’argent pour les salauds. Encore un avenir tout beau, scintillant, avec promesse de voyages silencieux et , snif!, proprets à saveur environnementaliste.

Il y aura des taudis en Amérique du Sud, en Inde, en Afrique, peu importe. Un avion soi-disant propre construit avec des matériaux les moins chers possibles, ce qui signifie toujours une négritude lointaine et des noirs de toutes les couleurs, pourvu qu’ils soient pauvres.

C’est la rengaine jaunâtre du monde des technocrates, industriels globalistes, visionnaires machiavéliques, supposément créatifs et tassés vers la foi d’une civilisation bâtie sur la réussite technologique. Les mégalomanes sont prêts à racler le fond de la terre pour dénicher les précieux métaux et faire fondre l’humanité entière dans des débris  dispersés ou enterrés … dans des endroits pauvre.

Pour ceux qui fiévraient à la pensée de visiter de beaux pays chauds, il n’aura nul besoin de prendre l’avion: il suffira d’attendre les canicules après la fonte des réserves de glace, le démantèlement de la structure terrestre qui servait à réguler le climat, tout sera à l’envers. Tout l’est déjà. Il suffit de planter des politiciens farfelus et d’une intelligence autoproclamée pour achever l’horrible désordre qui découd la fine laine de l’humanité.

Les envahisseurs

Au milieu du siècle précédent,  on a craint d’être attaqués par des E.T. , des créatures laides, odieuses, méchantes, ignorantes de la beauté,  mais surtout  de la surprenante  émotion humaine. Que non! Autre scénario. La Terre est victime d’un envahisseur: un groupe de scientifiques malhabiles qui détruisent la planète.

La morte viene dallo spazio  ( Le danger vient de l’espace)

Un cinéma fossile  de 1958.

C’est bientôt l’heure zéro au Cap Shark. L’Union Soviétique et les États-Unis ont allié leurs connaissances scientifiques pour mettre au point un programme spatial : un homme va, pour la première fois, être propulsé vers la Lune… C’est le début de l’ère interplanétaire. Mais lors de la phase de transfert de la Terre vers la Lune la mission échoue, la fusée devient incontrôlable et la cabine est éjectée et revient sur Terre : le scientifique qui était à bord est sauf.

La fusée poursuit seule son voyage et son moteur nucléaire explose près de la ceinture d’astéroïdes. Un gros astéroïde détourné de sa trajectoire par l’explosion se dirige droit vers la Terre. Toutes les nations joignent leurs forces et envoient dans l’espace un barrage de missiles nucléaires. WiKipedia 

Description de cette image, également commentée ci-après

Les anciens scénarios étaient radicaux et expéditifs. Bang! Mais nous voilà aujourd’hui ( 2020) dans un autre scénario qui laisse à tous les humains le temps de faire son testament pour « donner ses dettes ». La Covid-19 a mis sur la paille un nombre alarmant de ces représentants de » l’industrie touristique »: hôtel, restaurants, cafés, spectacles, et les petits aspirants au vedettarisme (sic), en plus des stand-up comiques,  une industrie à brasser les rates. Tous à quêter le gouvernement pour perte. En jérémiades, oubliant que le gouvernement c’est aussi Gisèle la caissière du supermarché.

Le déraciné de la Nature qui vit dans ses boîtelettes (sic)  de 3 mètres carrés est devenu une machine à rêver dans un monde de cauchemars. On pense trimer dur pour sauver ce monde alors que l’on ne sauve que les riches et les mégalomanes qui s’autoproclament visionnaires. Les fomenteurs d’illusions sont légion.

L’oiseau moqueur, c’est cet  écervelé agité qui ne voit pas plus loin que son nombre. Car, il est connu comme nous sommes devenus des chiffrés. On ne déchiffre plus, on chiffre.  Ils plantent tous des fleurs dans le désert. Et toute cette technocratie digne des prévisions des années 30 – de l’autre siècle – est devenue les sorcier d’une tribu gadgettée à souhait.

L’avoir est une drogue si puissante qu’elle est en train de massacrer l’être dans sa spiritualité profonde d’un monde toujours mal connu qui est celui de la présence de l’humain en ce bas-monde.

Faites comme le professeur de la Casa de Papel   Trouvez l’envahisseur dans la chanson issue de la guerre 39-45 de la résistance.

Bella Ciao 

Mi sono alzato
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao
Questa mattina mi sono alzato
E ho trovato l’invasor
O partigiano, portami via
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao
O partigiano, portami via
Ché mi sento di morir

Bella Ciao, ce pourrait  être, dans une version plus élargie,  la belle planète sur laquelle nous vivons.

Gaëtan Pelletier, 2020

Interdiction de produire en partie ou en totalité sans le consentement de l’auteur.

La maison


C’était une maison de mille montres
Une maison de mille horloges

C’était une maison toute illuminée
Et les yeux étaient comme des fenêtres…

C’était une maison qui pouvait danser
On y entendait des airs intérieurs…
De l’extérieur…

C’était une maison qui pleurait
Et de ses fenêtres coulaient
La pluie…

C’était comme un grand sablier rose
De sable habité
Qui coulait parfois en jours moroses

C’était la maison d’un seul invité…
L’âme…

C’était un corps…
Qui est encore…
Et qui s’en ira
Quand s’en iront
Toutes les roses horloges
Qui le font, le logent….

Gaëtan Pelletier

La musique invisible

 

La nuit est une noire
Le jour est une blanche
Et chacun joue de son instrument
Avant, pour comprendre le souffle perdu
De l’après…
 
Entre
Temps
 
Le charme des fleurs sont des aiguilles parfumées, qui meurent et qui meurent trop vite pour  en comprendre la beauté.
Les fleurs font peur.
La beauté arrivée, aussitôt nous quitte, et nous voilà alarmés.
 
La blanche est dans le ciel, sans portée. En nuées flottantes, en colères d’éclairs et de tonnerres. La vie a une odeur de pluie pendant que la tristesse est la vallée de la joie.
 
La nuit est une noire
Le jour est une blanche
 
Vous êtes un jazz ou une mélopée.
Une chanson d’amour.
 
Je suis en adoration devant le sifflement du vent qui fouette les feuilles, les clapotis des notes imprévisibles sur les toits, et les pleurs des maisons qui coulent aux yeux des gouttières.
 
La nuit est une noire
Le jour est une blanche
 
Il faut des yeux d’aveugles pour voir, et des sourds pour entendre des yeux.
La nature est un livre en braille, un livre en pleurs, un livre à la joie…
Hymnotisant!
 
 
 
 
 
 
La flûte enchantée, Mozart. On dirait un sourire et quatre yeux… 
 
Gaëtan Pelletier
03 septembre 2012

La mondialite

 

Les peuples autochtones face à la mondialisation

Image: Jounal Métro 

La « mondialite » 

Il y a des causes incalculables et impossibles à tracer ou à cerner dans l’actuelle mondialisation sur l’effet de la personnalité humaine. De fait, plus personne ne contrôle réellement ni le destin des peuples,  ni la manière et les intentions de ces usines à fabriquer « du bonheur ». Nous ne savons plus de quoi notre  personnalité est construite, ni par « qui », ni comment. La masse pyramidales des causes invisibles est insaisissable. Nous sommes émiettés, brisés, dans cet énorme réseau bizarroïde, baroque et aliénant. Il n’y a plus de vision d’ensemble permettant une analyse et une conclusion tant les « intervenants » sont eux-mêmes ignorants des effets sur l’être humain. Mais qui donc s’en soucie? Notre pseudo partage de richesses est totalement ruiné par par la séquence pompeuse des intérêts des compagnies à numéros et des conglomérats tant sophistiqués et mouvantes qu’ils échappent aux analystes les plus futés. Le monde se bâtit  maintenant par des snipers économiques, par bribes, et toute analyse qui  néglige  les  facteurs invisibles devient cette forme de langage des vaporisateurs d’actualité que l’on retrouve dans les médias  La machine à construire vient de dépasser la capacité des penseurs et des analyses. On scrute le quotidien, mais peu souvent à travers la mémoire de l’Histoire. Dès lors, on ne fait qu’en répéter les erreurs et les horreurs.

Pour construire un monde nouveau, il faut comprendre celui dans lequel nous vivons. Or, il est depuis longtemps – et de plus en plus – crypté. Et volontairement crypté…  Personne ne peut comprendre l’arbre s’il se est aveugle des racines…

Gaëtan Pelletier

 

Le ruisseau et les pierres

J’ai un jour «attrapé» le mot grésil comme on imite un geste, c’est-à-dire non pas en le décomposant et en faisant correspondre à chaque partie du mot entendu un mouvement d’articulation et de phonation, mais en l’écoutant comme une seule modulation du monde sonore (Merleau-Ponty, Phénoménol. perception, 1945, p.461)

 

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Les matins me réveillent

Avec sa cloche de lumières

Son pas frileux  dans  la rosée  les champs, Les lueurs craquent sur les arbres et se répandent en faisceau. Nous voilà les premières fleurs  des pensées qui reviennent.

Comme une vie est un jour

Comme une vie un toujours

D’amours j’aurai frémi

Temps de chair dans  la Terre-nid

Que je quitterai d’un regret souriant

Le ciel s’est orangé, pareil à mon sang. J’entends les délires des bruits brouissailleurs  et la beauté me hante. Elle là, ici, dans les yeux frileux, les misères nues, les oiseaux qui chantent.

Les vieux prennent leur marche à pas muets, le souffle un peu gris, la mine ternie.

Ils auront marché du ventre à la terre. Comme nous tous, sur des bougeoirs de chair, la mèche éméchée.

Comme une vie est  un jour

Comme une vie un toujours

Il faut prendre le temps qui tourne  des horloges des corps, avant qu’il ne retourne à l’envers détricoter ce chandail éphémère.  Les yeux de l’esprit sont trop petits, si petits, qu’ils ne savent concevoir  ceux des âmes.

Laissons-nous aimer les doux

Laissons-nous aimer les tendres

Les autres sont des lueurs. Aimer les peines, admirer  les peurs, les rires et les larmes. Je me souviens d’un ruisseau qui parlait à chaque pierre. Je n’ai su où il allait, je ne savais pas les mers. Maintenant je sais, et j’attends la culture des hier.

Comme une vie est un jour

Comme une vie un toujours

J’attends de voir la mer

Je ne vois plus la différence entre le chant de l’eau sur la pierre, ni celle de la chair sur la misère. Alors je vis, alors je dors, je puise de l’eau, de la beauté – parfois du sang.

Comme une vie est un jour

Un ruisseau parlant par la voie des pierres.

Gaëtan Pelletier

20 mai 2010

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Le psychalogue

La braise des arbres

Crédit photo: Lise Bernier

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C’est l’automne et voilà que les arbres s’habillent de lueurs. Les coulis tout tendres animent les yeux des dieux enfermés en nous et en NOUS. Il y a des braisent qui dorment au bord de la route dansante. Ouvrez vos chakras, ce sont les fleurs en vous, les couleurs infinies qui dansent sans bruit.

Aux matins frisquets, le givre écrase le tapis d’herbes en prière. Sous le froid et l’effroi elles s’en iront en terre de l’hiver. Et le lièvre coure vers son manteau blanc et plus tard danser, cachottier à l’abri du renard roux.

Le dormir sera long et les jours trop courts.

L’arbre  écrit en lettres  jaunes, rouges, rousses ou de  vert persistant, et parfois de brûlures aux feuilles, gaiement, parlant d’un retour, l’œil rougi de peine mais à la fois souriant.

Ce sont cadeaux à l’iris, une peinture frétillante sous la main des vents. Le pinceau soleil, de rais délicats, trace l’énigme  saisons des âmes  par la voix des lumières feuille à feuille.

La paix dense enfermera les bois dans le grand coffret blanc de froid. Et les hommes ne comprendront que plus tard ou jamais l’énigme des toiles parlantes que nous sommes et toujours seront.

© Gaëtan Pelletier, 7 octobre 2019