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L’avenir d’Arthur

Photo, crédit: robot z670-2* ( c’est une blague)

Geneviève et son équipe offrent un accompagnement qui favorise l’émergence d’une transformation durable chez ses clients, généralement en période  de transition, et les aide à faire croître leurs entreprises et à développer de nouvelles compétences. Elle détient un Baccalauréat en relations industrielles, un MBA, une accréditation de coach professionnelle en plus d’être professeure de yoga certifiée et musicienne. ( Formation, femmes leaders

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Le langage des affaires rend l’homme semblable aux robots. Dans un séminaire concernant l’intelligence émotionnelle :

  • Tirez profit de votre intelligence émotionnelle et pour exercer un leadership d’influence ;
  • Profitez de périodes d’échange et des exercices pratiques réflectifs et ludiques qui feront de cette formation une expérience interactive, participative et immersive ;

C’est affriolant. J’ai comme un goût de vomi par le crâne d’entendre parler d’émotions et de s’en faire une alliée en business. Les humains ont une autre version des émotions  que celle de faire des montagnes de capitaux. Étudier les émotions pour « exercer un leadership d’influence », c’est comme tenter d’écrire un poème à partir des chiffres d’un univers de comptable en usant sa colonne de débits et de crédits.

Nous vivons dans un monde frelaté dans lequel tous les outils pour duper le citoyen jusqu’à ronger son petit salaire de façon à ce qu’il ne reste plus qu’un squelette de richesse. Si on peut s’exprimer ainsi… mécanique. ( San-Antonio est décédé, Viva San-Antonio, le champion des jeux de maux).

La race des saigneurs s’approprie de tout. On a cru longtemps que les émotions servaient à écrire de la poésie ou à améliorer les rapports humains. Ou à guérir les trop fortes… Ou à faire chanter une chanterelle de violon.( snif!)

La dame est musicienne et prof de yoga. Il n’y a plus de compartiments ou de petits coins pour adoucir son âme. C’est une machine qui fait partie d’une machine et qui construit des machines. L’une des trouvailles les plus troublantes est celle-ci: les institutions financières auront, – et certaines l’ont déjà,- des conseillers financiers robot pour vos placements. Les conseillers financiers disparaîtront et c’est Samsung ou autres compagnies spécialisées dans les programmes qui créeront les robots. Ce qui donnera de l’emploi: des créateurs de robots. Alors le roi des conseillers financiers qui a trouvé l’idée, normalement, perdrait son emploi…

Bon! On arrête ici. Je m’en vais écrire un poème avant que Samsung en écrive.

Les dormeurs de valses  

C’est un trou de bavures, où chantent les œillères
Accrochant les fous aux hachures des Ducon
D’argent, ou la lune de la montagne de fiers
Luit: c’est un petit Valls ou bien un Macron 

Merci Arthur!

Gaëtan Pelletier

Poète à temps partiel, avec CDI

 

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Le tueur silencieux

travail-chomage

Quand le travail ne peut plus faire mourir personne

« Les travailleurs eux-mêmes, en coopérant à l’accumulation des capitaux productifs, contribuent à l’événement qui, tôt ou tard, doit les priver d’une partie de leur salaire.» LAFARGUE, Le droit à la paresse. (1)

« Regardez les oiseaux, ils ne sèment ni ne moissonnent, mais ils sont …abattus à coups de fusil » GP.

***

L’Humanité s’engouffre  dans une sorte de trou noir   d’une galaxie somme toute  petite   et  disparaîtra sans même s’en  rendre compte comme les mammouths . La destruction de la « qualité du travail » est tout simplement en train de le priver de ce qu’il possédait : le travail et le droit de vivre en accédant aux richesses qui sont siennes. Tout est dans la magie de numériser les vaches, les champs, et les arbres… Et le travail.

En Occident, tout le travail effectué – et on en redemande –  a réussi à créer quelques riches et à appauvrir et endetter les  citoyens « .  Les dieux poussent partout:  Crésus-Facebook, Crésus-Netflix, etc.  Un monsieur cravaté jusqu’aux sourcils ,vêtu d’un complet à la coupe impeccable et  muni de  4 diplômes,  disait que Netflix était une innovation géniale. Facebook également, ajoutait-il. Mais Facebook ne met pas de brocoli dans nos assiettes. C’est un .07 virtuel… On ne meure que deux fois… Au travail et au tombeau.

« L’infiniment » crise 

On a sorti le vieux mythe de la reprise économique  sans se soucier d’analyser vraiment qu’en épluchant cette orange bleue qu’est la Terre,  elle était vraiment plate: un jardin qui semblait infini, mais qui ne l’est plus . Avec la bêtise suivante: si personne n’a d’argent pour se faire flouer, on pourra continuer de  flouer quand même. La crise de 2008 semble avoir mis fin au réservoir planétaire. Au Moyen-Âge, les navigateurs craignaient de tomber au bout des océans. Maintenant, nous sommes en train de tomber au bout de nos ressources.

Dans cet immense et indéchiffrable brasier des  affaires débilitantes ,   il faudrait cesser de respirer pour donner tout l’air de ses poumons au travail. Souvent pour l’inutile…   Le travailleur est tordu comme une guenille   et implore au travail. Il y a des millénaires,  on courait les mammouths pour bouffer,  mais voilà que l’on court les colossales compagnies qui elles, également,  ont de sérieux problèmes. Et quand elles tombent , ces mammouths mondialistes écrasent  pays et  travailleurs.

Lorsque Bombardier a lancé le projet CSeries, le 11 juillet 2008, l’action de la multinationale québécoise valait 7,11 $. La capitalisation boursière de Bombardier s’élevait à 12,5 milliards de dollars.

Sept ans et demi plus tard, l’homologation de la CSeries est maintenant chose faite… Mais le titre de Bombardier a toute la misère du monde à se maintenir au-dessus de la barre de 1 $. L’action se négocie comme un titre de pacotille. Elle a fermé mardi à 1,01 $. La valeur de Bombardier en bourse? À peine 2,4 milliards. Michel Girard (3)

Les visionnaires « aveugles » 

Les hommes d’affaires sont-il des dysfonctionnels de la VIE réelle, des psychotiques aveugles ?  Un endoctriné avec un sang glacial liquide qui lui coule dans les artères et un cœur qui bat de par la conquête d’une armée d’esclaves?  Et parmi les nouveaux revenus  il a eu la charmante idée d’ inclure les réserves d’actifs naturels.    (2).La dernière trouvaille en matière d’exploitation. 

Non, le travail n’a jamais tué personne, mais il en a fait mourir plusieurs. Mais voilà qu’à en faisant mourir beaucoup, on aura davantage de « plusieurs ». Jusqu’à ce que cette culture de mammouths économique finisse par disparaître. Alors, on reviendra au  jardinage et aux petites bêtes à bouffer…. jusqu’aux insectes.

Gaëtan Pelletier

1- http://classiques.uqac.ca/classiques/lafargue_paul/droit_paresse/le_droit_a_la_paresse.pdf 

2- Avec les « réserves d’actifs naturels », la loi sur la biodiversité facilite la marchandisation de la nature(  Reporterre)

3- Bombardier au plancher, Journal de Montréal 

Mein camp

 

09220004

Krishnamurti parlait en disant  « nous », puisque nous sommes tous liés. L’ego aime bien oublier que TOUT ce qu’il est a été construit à partir des autres. Alors tous les JE  ont été pondus par des je qui ne sont en fait qu’un NOUS en train de se défigurer à coups d’armes et de larmes. Et Jacquard aussi…  

(gp,  guerrier raplapla.) 

***

Je suis en guerre et je djihade athée. Petit guerrier de la froidure des déshumains ancrés dans leur folie vandale, je suis en guerre contre le carnage du NOUS  en ces temps des JE que l’on construit en pièces détachées pour régner.

Je suis en guerre contre les conglomérats mondialistes qui délocalisent au gré des profits. Pour leurs biens et  ceux des actionnaires,  ces escroqués  croyant pouvoir aspirer à cette   bourgeoisie qui ne sert que d’investisseurs intermédiaires.

Je suis en guerre contre l’État et ses politiques judaïstes , ses austérités glacières  pendant que ça chauffe dans l’éther des échanges commerciaux et que l’État, ce minus fourgon blindé, chantant comme un coq l’existence du P.I.B, a perdu sa guerre contre une mafia internationale qui s’est invisibilisée avec dans des ailleurs qui ne sont jamais ici: on se déplace de pères en fisc… Que l’humain aille se faire suer ailleurs dans sa voiture, cette nouvelle négrière lustrée  des temps « modernes ». » Ma voiture est plus grosse que la tienne »,

Je suis en guerre contre le système financier dématérialisé. Mois qui croyait pouvoir vendre  30 poules pour un cochonnet,  on me donne une monnaie de singe enfermée dans une institution bancaire faussaire. J’ai nourri le lapin et il a bouffé le chapeau que j’avais sur la tête. Le sale-Haut!

Je suis en guerre contre YES WE CAN et autres les slogans clichés dont nous sommes arrosés chaque jour, les formules « vertes » et la méthode de lutte contre les GES, et les petits soldats pompeux esclaves eux-mêmes de leurs prétentions de pouvoir.

Je suis en guerre contre mon employeur qui braque son bâton d’austérité et qui m’offre 3% d’augmentation de salaire pour cinq ans, dépossédés que nous sommes par les spéculateurs et délocalisaterreur  dans un système où on ne voit pas le tunnel au bout de leur prétendue lumière.

Je suis en guerre contre  la faim parce qu’on avait promis de l’éradiquer. Car, même nous, les « privilégiés,  » parvenons à peine à éradiquer la nôtre. Et les migrants qui bientôt arriveront  penseront qu’ils se retrouveront dans le feuilleton sur écran plat du rêve américain.

Je suis en guerre contre les armes, car elles ne pourront jamais être transformées en chaudrons, en cuillères, et même si elles l’étaient il n’y aurait rien à mettre dedans pour bouffer. Il est maintenant plus payant de tuer que de faire vivre.

Je suis en guerre contre les voitures qui réclament de l’asphalte  pour brouter des kilomètres d’herbe d’arbres,  et qui passent leur temps à se parader sans pancartes.Ils avalent des jardins et des terres arables à la vitesse de la lumière de leurs phares. Et 100 fois par jour, les 4X4 se promènent dans les espaces montagneux alors qu’en vérité ils se retrouvent dans des bouchons de circulations telles des blattes métalliques. On avait des punaises de lit… On a maintenant des blattes intelligentes qui conduisent à votre place.

Je suis en guerre contre les pratiquants non pratiques: Ils prient des dieux, déforment des textes dits « sacrés », mais ils bousillent tout, au nom de toutes les statues le monde dans lequel nous vivons. Il est étrange qu’un dieu demande à l’homme de détruire ce qu’il a créé, en premier son semblable. 

Je suis en guerre contre Monsanto et ses semblables  dévastateurs .  En guerre contre les assassins d’abeilles. En guerre contre les abatteurs de fleurs, les gratte-ciel remplis de cravatés moulus à la pâte artificielle des bureaucrates crasseux de l’esprit, mais proprets d’habits.  L’habitation fait le moine…

Je suis en guerre contre tout ce qui s’achète. Car tout ce qui s’achète finira dans les états financiers, les banques, mais jamais entre les mains des droits fondamentaux de l’humain: l’eau, la nourriture, l’habitat, les paysages, les couchers de soleil, et le spectacle des baleines dans le Saint-Laurent.

Je suis en guerre contre toutes les formes de fascisme qui fondent et dissoudent  le merveilleux des enfant pour le cimenter en des croyances et foi indécemment matérialiste, pour en faire des  (h)ignorants de l’histoire et de la construction d’un monde meilleur pour en faire des combattants de ce monde du pire auquel ils se sont habitués. Le cerveau est une pâte à modeler et certains sont en train de se faire statufier par leur propre sécheresse.

Et chaque matin, d’où que l’on soit, de n’importe laquelle « croyance », le final et le roulement de tambour est en train de terminer des milliards d’années dites d’évolution. Et chaque matin, chaque jour, chaque semaine, chaque mois, nous diluons notre profondeur d’âme pour glisser dans des sables mouvants malheureusement fabriqués Made au dans aucun pays et par des No One.

À  force d’être en guerre contre tout ce dont nous avons à lutter, nous allons simplement nous détruire les uns les autres. Et il n’y aura plus d’autre pour faire de chacun un UN.  Et il n’y aura plus d’eau pour « allaiter » ces corps d’eau. On sera à sec et à sable. Déserts de tous les désertés des autres.

Je suis en guerre contre ce suicide planétaire continu à « développement  exponentiel  poison » par des cravatés coiffés à droite ou à gauche fidèles à un dogme  d’assassins génocideurs et décideurs. En guerre contre le faux chômage,  des travailleurs CDD, CDI, etc., l’homme outil des conglomérats mondialistes et leurs valets: les banques et les pays et les  dirigeants fossiles.

C’est la raison pour laquelle je me lève à 7 heures, par les  matins d’hiver frisquets ou crûment   froids , noirs à broyer du sombre pour explorer  ce qui reste vraiment de la Terre. Et je m’enferme dans mon camp au Canada, pour ne plus réfléchir,  en soupirant: « Dire qu’on aurait pu faire tellement avec ce tout petit jardin rond d’une grandeur et d’une beauté inépuisable qui a poussé dans l’Univers ».

Gaëtan Pelletier

La finale Houdini

 

Il garde secrètes ses meilleures astuces mais prend le soin de montrer qu’il y a toujours un truc dans ses tours, accessibles au commun des mortels, tout en recommandant au public non entraîné de ne pas les tenter vu le danger qu’ils représentent. Houdini

Dans le monde moderne, l’intellect est un objet de culte et plus on est habile et retors, plus on avance.   J. Krishnamurti

 ***

Il ne faut pas se surprendre des « résultats » de ce monde dit « moderne », où chacun a un clavier pour jouer au génie. Cela commence à la petite école et se poursuit dans un enchaînement continu, mitraillé par les pubs et lentement engraissé par les rapports de couchette de l’État et des affaires.

Il n’y a pas de moutons, il y a des dormeurs ou des esclaves qui n’avoueront jamais leur esclavage.

On n’éduque plus : on élève des humains comme les poulets de McDo. C’est la structure de production qui compte et le résultat en profits. Alors, tout se résume à ne faire des citoyens que des producteurs d’argent. Les plus vils l’emportent. Mais nous avons voté pour eux. Et ils nous ont insidieusement vendu une recette de bonheur  qui ne va que pour une partie de notre être : l’intellect.

Au cours du siècle dernier, après des milliers d’années d’Histoire, les humains ont  été tristement avalés par  une chaîne de copier-coller. Sous argument de culture  de différence. Cette « différence » ne s’appliquant qu’aux « capacités intellectuelles », elles-mêmes définies par les spécialistes. C’est le drame du singe appliqué, aveuglé par son maître qui a joué à Dieu, ou l’a dépassé par les merveilles des réussites de la science.

Alors, tout le monde  a le droit de devenir un cerveau.

Et qui donc peut le faire : les systèmes d’éducation.

Eux aussi orientés vers les grandes chaînes de montage.

Suivez le couloir.

Cent ans pour transformer un humain en une sorte de carte-mère d’ordinateur. Rien de moins, rien de plus.

Et tous divisés par une simagrée d’indépendance.

100 ans d’alchimie.

Le plastique, le cuivre, l’argent, l’or, le cuir, le chrome. Et que de machines avons-nous pu faire avec ça! Étonnant.  Même « nous ». Machinalisés.,  (sic) jusqu’à l’âme.  Livides  en dedans…

Plus de blouses blanches : rien que des enrobages de pilules, de vaccins, de psy, de doc. La nouvelle religion a ses prêtres convaincus.

Le progrès, le vrai, nous a sortis du froid, de la chaleur, des besoins primaires. La faim, la soif, la pauvreté, et… l’austérité.

Nous voilà revenus à la case départ.

L’Occident a créé une recette venimeuse pour ne pas trop en étendre à la pauvreté et à la famine. Au contraire, elle est allée chercher leurs richesses.

Les guerres, cependant, ont toujours été « nobles ».

Maintenant, elles sont nécessaires.

Le mal n’est pas de se débarrasser de quelques dictateurs, c’est de vendre l’illusion que la disparition d’un dictateur visible fera disparaître la multitude de dictateurs invisibles.

La propagande a peur des marches. Elle nous fait descendre l’escalier  lentement. Elle est là, chaque jour, dans les médias, pour nous calmer un peu et amollir la chute.

L’information des médias traditionnels,  c’est la chute au ralenti.

Il y a toujours cette foi bête dans la fascination des « réussites ».

Si nous sommes dans un tel état : ce n’est pas une réussite, c’est un échec.

La valse des Houdini et des charpentiers – banquiers, politiciens, hommes d’affaires – de ce monde a été une lente mais efficace tromperie.

Houdini, de par ses tours de magie, se croyait invincible.

On nous a vendu une invincibilité.

Mais nous n’avons pas eu le livre secret le révélant.  À peine les tours de magie. Le secret est dans le vocabulaire hermétique.

Les magiciens meurent en héros, pendant que les spectateurs pleurent celui qui les a  trompés.

La terre n’est qu’une tente.

Les indignés seront bientôt décampés…

Et même les kapos  policiers –esclaves de leurs salaires – feront partie des affamés.

On les payera à crédit. Comme les employés de la porcherie qui a fermé il y a quelques années, ici.

Puis ils n’auront plus de plan de pension.

Mais la magie a bien des tours dans son sac : gageons que nous trouverons le moyen d’aller au cirque le ventre vide.

Pour l’heure, c’est le cerveau qui gargouille…

L’intellect est magique, mais il ne plante pas de carottes.

Il peut toutefois trafiquer les graines…

Gaëtan Pelletier

Les citoyens sacrifiés aux dieux….

« L’art de lever l’impôt consiste à plumer les oies sans trop les faire crier »

Colbert

 

Les surplus offerts aux dieux

On a longtemps considéré que les sociétés primitives étaient des sociétés de disette. Les hommes parvenant tout juste à assurer leur subsistance, ils ne pourraient produire l’excédent nécessaire au paiement d’un impôt.

Mais Marshall Sahlins a montré que d’une part ces société produisent du surplus, utilisé sous forme d’offrandes aux divinités ou pour des transactions du type do e contre-don, et que d’autre part elle limitait volontairement leur production. Sociétés sans impôt, Wikipedia

Sommaire de l’évolution de l’impôt

 

De plus en plus, le pouvoir d’achat est rogné. De plus en plus, le citoyen se plaint de payer trop d’impôt. Si l’impôt existe pour payer des services en commun : santé, routes, appareils d’États, système scolaire, système judiciaire, armée,  etc… la liste est longue et s’allonge au fil de  l’évolution des sociétés. Du moins c’est ce qu’il apparaît à première vue. Car depuis quelques décennies, l’impôt, malgré ses augmentations successives, ronge le pouvoir d’achat du citoyen en même temps que la demande de services, pourtant de base ( routes, hôpitaux, ou autres), sont en retard sur leur calendrier. Dans certaines villes, les infrastructures sont désuètes, et les taxes ( autre forme de prélèvement parmi tant d’autres) ne parviennent même pas à calfeutrer des besoins primaires; aqueducs, asphaltage, et bien d’autres.

Bref, l’ensemble de la société, dans ses perceptions multiples, à chaque année revisitée, cherche des sources de financements nouveaux.

L’idéalisme de l’impôt : une réussite théorique

Les impôts peuvent être modulés en fonction de caractéristiques de la population, ce qui permet de les faire peser plus ou moins sur différente parties de la population. Il est ainsi possible d’appauvrir une partie de la population, ce qui, par contraste, constitue un enrichissement relatif pour le reste de la population (par rapport au niveau moyen d’imposition, tout se passe pour elle comme si on lui versait de l’argent). Wikipedia

Le grave problème intrinsèque de cet idéalisme est qu’il fonctionne en vase clos. C’est une conception de «pays», malheureusement totalement inepte dans un fonctionnement néolibéral à paliers camouflés :

*Les fonds circulent mais sortent des pays

* Les fonds sont transigés sans regards à la réalité des biens, bref, du capital

* Les structures complexes des sociétés, la disparition d’une éthique pouvant restreindre la «saignée» n’est plus.

* Le citoyen participe, mais le citoyen est dépecé au profit des investisseurs profiteurs de l’État, rendus invisibles, ainsi que leurs capitaux engrangés et déplacé.

Détournement de fonds légalisés

Le mode de fonctionnement des investisseurs puissants, si «cher» à l’État, n’est cher, en vérité que pour le citoyen décarcassé de ses petits avoirs. La crise économique est on ne peut plus démonstrative et dévoile l’évidence d’une perte de contrôle qui va plus loin que le pays.

Un pays sans pays : To live and Die at Bank City

Les investisseurs – souvent sous couvert de compagnies éparpillées – ont créé, au fil des décennies un nouveau pays : Bank City.

Bank City n’apparaît pas sur les cartes de Google. C’est une entité pixelisée éparpillée et camouflée sous des numéros, des coffres, des abris fiscaux. C’est un État de citoyens sans pays, sans drapeau – sinon qu’un billet de banque – vivant des résidus savamment soutirés du citoyen, même à travers les appareils d’États qui les perçoivent comme des créateurs d’emplois, donc de richesses, et d’investisseurs puissants.

Les deux richesses et les maux de tête

Dans son analyse et essai, Nouvelle Société , l’économiste Pierre JC Allard dissèque cette aberration qui a conduit toutes les sociétés occidentales à la crise actuelle.

Qu’en est-il de cette répartition de richesses? Qu’en est-il de ce droit que chaque citoyen a sur SES investissements?

En théorie peut-être, mais en pratique? Dans la réalité les riches gagnent du fric n’est-ce pas? Oui… mais ils ne gagnent pas du fric comme vous et moi. Ils font des « gains en capital », ils font des « profits non distribués », ils font des placements à l’étranger… et, quand ils contribuent, ce n’est pas par le biais d’une retenue à la source. Ils « créent des emplois », ils font des « pertes fiscales », ils donnent des oeuvres d’art qui leur valent des déductions … Quand les riches payent un impôt sur leur revenu tel que déclaré, leur revenu, même si leur déclaration est honnête, n’est pas du tout dans le même rapport au revenu des contribuables de la classe moyenne que leur richesse l’est aux maigres biens que ces derniers possèdent. La vieille panoplie

Existe-t-il deux richesses en ce moment ? On dirait que la réponse est oui. Tout simplement parce que l’accumulation de richesse pour la richesse fait disparaître le «surplus» du citoyen-payeur.

De plus, les dirigeants des pays endettent le citoyen jusqu’à la lie et se demandent ensuite ce qui se passe.

Il se passe qu’il existe une richesse de pouvoir et une autre de citoyens.

Le génie du système néo-libéral a été de faire clairement la distinction entre d’une part la richesse qui est composée des biens et services qu’on consomme et, d’autre part, la richesse symbolique, scripturale, qui n’est que du papier, mais qui a une valeur indiscutée réelle si on ne s’en sert que comme outil de pouvoir. De faire cette distinction, puis de comprendre qu’il n’y a aucun problème à donner plus d’argent aux riches, dans la mesure où la part des consommateurs n’en est pas réduite et où tout ce qui est produit peut donc toujours être vendu. Le postulat des deux richesses

Le dérapage 2008

Le dérapage économique 2008 n’est pas issu de quelques années d’activités économiques : il est issu d’une brisure entre les biens réels et les «biens» fictifs. Depuis des décennies que nos crises successives sont plastronnées par de savants calculs, mais, surtout par un banditisme cravaté et éparpillé, bref, invisible.

Le dérapage 2008 n’est que le résultat d’un laxisme de contrôle ainsi que d’une avidité combinée à des attaques exponentielles résultats des forces éparpillées dans le monde souterrain de la finance.

L’on se demande d’où provient cette crise…

Le creuset politique : moule sonore des cavernes des banques

Simple : les trapézistes du grand cirque de la monnaie virtuelle ont blousé le citoyen, les pays, les économistes engourdis.

Et les politiciens moribonds : ces pancartes unidimensionnelles, à façade cosmétiques, mais sans profondeur.

Un rectangle ne fait pas une boîte.

Ces champions vaniteux de l’angle nous ont bernés, mais ils sont trop soucieux de leur image.

Ce creuset n’est qu’un moule sonore.

Avant on offrait son surplus aux dieux, maintenant c’est l’odieux qui se sert de nos surplus.

Et les oies sont silencieuses… En autant qu’ils leur reste suffisamment de plumes pour faire un petit vol de temps en temps. L’oiseau est content.

Tout ça pendant que l’autre s’envole avec nos avoirs avec des plumes volées dans nos pays, nos projets, nos espaces.

Shiva, devenu rat dégoût

Tableau 1

Le nombre de suicides chez les soldats américains dépasse le nombre de morts sur le terrain, selon les chiffres officiels, publiés par le département américain à la défense.
Le Taux de suicide parmi les soldats, en 2012, ont, largement, dépassé les prévisions, selon le dernier rapport officiel de Pentagone, ont révélé les médias américains. Au premier trimestre 154 soldats américains se sont suicidés, selon ce rapport, c’est-à-dire en moyen un suicide par jour. Le taux de suicide chez les militaires américain a augmenté de 18% par rapport à la période de l’année précédente, a révélé le Pentagone.

alterinfo.net

Tableau 2

Les Québécois sont plus que jamais accros aux antidépresseurs. En 2011, un nombre record de 14,2 millions d’ordonnances ont été délivrées par les pharmaciens.

Ce sont au-delà de 1 million d’ordonnances de plus qu’en 2010. Il va sans dire que les ventes atteignent également des sommets. Celles-ci ont dépassé les 420 millions de dollars au Québec seulement, l’an dernier, selon les plus récentes données fournies par IMS Brogan. Canal TVA

7 millions de Québécois, bébés y compris, et vieillards sur-chimifiés… Pendant que les américains vont au combat pour se tirer une balle dans la tête…

La beauté du monde est maintenant revenue à celle d’un arbre, d’un papillon, d’un jardin, et de la simplicité volontaire.

En fait,  nous sommes tous intoxiqués. Car la vente de l’intoxication, aussi bien chimique, informatique  ou en provenance du monde du mensonge a fait culbuter la réalité dans une zone  s’apparentant à l’univers de Philip K. Dick :

La plupart des espèces animales ont disparu dans le cataclysme si bien que leur simple possession est devenue, non seulement un signe de richesse, mais également une source de bien-être pour des Terriens vivant isolés.
Rick Deckard est l’un de ces hommes qui continuent à vivre sur Terre. Chasseur d’androïdes, il rêve de remplacer son mouton électrique par un vrai. Aussi, lorsque son supérieur lui apprend que des androïdes Nexus 6 se sont illégalement enfuis de Mars vers la Terre, il espère aussitôt que la récompense offerte pour leur capture va lui permettre de réaliser son rêve.
Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques? .

Nous voilà fabriqués, chimifiés, maltraités, trompés, et … plastifiés. À quoi donc reviendrons-nous un jour?

Si nous revenons…

Pour l’instant, nous suffoquons.

Manque d’air dans nos âmes

Nous voilà souterrains, à gruger les restes d’une clique de fabricants d’argent. La souche de la recette est au « génie » de Rockefeller qui vendait ses produits pharmaceutiques  (sic) à base de pétrole, le Nujol.

Mais il n’y a pas que l’industrie pharmaceutique qui a saisi et appliquée la méthode Rockefeller.

Non.

La finance.

La politique.

Et la filature des « hommes d’affaires »…

On nous vend ce que vendait Rockefeller à l’époque. Et quand ça ne fonctionnait pas, il « améliorait » sa recette.

L’humain : un client

Avant – pendant que nous étions dans la réalité – nous échangions un mouton pour 20 poules. Maintenant, avec le poison Wall-Street et la magouille des lustrés à cravates PDG, on a créé une vaste pyramide de petits et de grands bouffeurs d’argent, d’avoir.

Peur! Peur! Peur!

L’Homme a vendu son âme à un colporteur cravaté. Tout le reste est une couche de vernis.

 

Quand on n’est plus un client pour quoi que ce soit les pubs à la télé semblent s’adresser à une population fantôme et imaginaire. Les discours familieux semblent n’être plus qu’un écho du passé. Les films qui sortent au cinéma sont semblables à des fous qui répètent en boucle leurs craintes apocalyptiques et leurs espoirs médiocres. Le mépris et le déni semblent ne s’adresser qu’à ceux qui n’ont pas encore tout perdu.

Les pays richissimes partent en guerre contre les pauvres pour leur voler leur dernier espoir d’accéder à la fantasmagorie des parfums de luxe.
On a presque envie de dire qu’ils ont raison.

Les médias tant critiqués disent en fait la vérité. Ils sont le témoignage historique du discours du système en train de péricliter. Qui voudrait empêcher les arracheurs de dents d’accoucher d’une expression si utile au langage ?
L’homme qui craint la mort n’est-il pas à moitié fou 8119, Les joies de la misère

Retrouver le mouton  

« Ipadés », les yeux de l’esprit boursoufflés d’étonnement devant la « science », de toutes les formes de « sciences », dont celle de l’arnaque économique, nous voilà enterrés sous des jours de travail allongés, des préoccupations de survie dans un monde d’abondance, on n’est pas aux portes du progrès si cher et si mal compris.

Le progrès est un robot.

Nous nous robotisons chaque jour avec une lenteur qui nous est invisible. Nous sommes plastifiés par des discours vaseux et menteurs. Nous sommes givrés de croyances, de foi, alors que la vie est mouvante et flexible.

Le mouton électrique retrouvera-t-il le vrai?

Le progrès

Si on se tue à la guerre, si on s’enterre sous des pilules, si on a l’âme qui a plus mal que la chair, alors, nous avons un problème qui est mondialisé. On crève de faim dans les pays pauvres et on crève à 40 ans dans les pays « développés ».

Le bon, celui qui porte le bonheur

La beauté des gens simples, ceux qui réellement supportent ce monde insupportable, fait qu’il soit encore en vie. Les gens simples, ce sont  les   Shiva du monde occidental.

 

Shiva est un personnage complexe et contradictoire. Shiva est le dieu de la destruction, des illusions et de l’ignorance. Il représente la destruction, mais celle-ci a pour but la création d’un monde nouveau. L’emblème de Shiva est d’ailleurs le phallus ou lingam, symbole de la création. Il a les yeux mi-clos, car il les ouvre lors de la création du monde et les ferme pour mettre fin à l’univers et amorcer un nouveau cycle.

Notre Shiva occidental ne sait plus trop où aller, quoi penser, mais il est prêt à faire et à refaire le monde… dans le doute.

Shiva est-il en train de fermer les yeux?

En attendant, il est enfermé quelque part en lui, isolé, ayant foi à la politique intoxiquant notre monde, au milieu des affaires, à tout…

C’est un rat qui ne sait plus où aller, ni à quel saint se vouer…

Alors, dans son âme, incapable de saisir tout l’ensemble de la filouterie mondiale, le mensonge perpétuel, le « monde » est devenu une toile incompréhensible qui l’affole, le rend fou.

Il s’enfouit sous terre.

Pour survivre…

Il ne sait plus trop où sont la beauté et la grandeur de ce monde.

Il renonce à sa lumière intérieure pour se contenter de la noirceur et de la puanteur des égouts.

Un rat dégoût…

Gaëtan Pelletier

18 Juin 2012