Archives de Catégorie: Peuple VS politiciens

Je suis Otto

De 1940 à 1942, Otto et Anna Hampel ont tenté de réveiller les consciences chez leurs compatriotes en diffusant des cartes postales.

En découvrant le destin d’Otto et Anna Hampel retracé par Michaël Gaumnitz, on ne peut s’empêcher de penser à la célèbre phrase de Kafka : « Ecrire, c’est sortir du magma, faire un bond hors du rang des meurtriers. » Loin de toute littérature, cependant, cette phrase prend un relief des plus singuliers : à la mesure de l’histoire de ce couple de Berlinois immortalisé dans le beau roman d’Hans Fallada (Seul dans Berlin, Folio, no 3977) et dans le film d’Hans Joachim Kasprzik (Jeder stirbt für sich allein), dont de nombreux extraits viennent s’entremêler aux documents et archives d’époque.

A commencer par l’épais dossier de 400 pages de la Gestapo – conservé aux Archives nationales allemandes – sur lequel s’appuie Michaël Gaumnitz pour suivre presque pas à pas l’entreprise un peu folle de résistance menée de 1940 à 1942 par les Hampel et leur traque par la police allemande. Car n’y avait-il pas quelque folie à vouloir s’élever seuls contre Hitler… à coups de cartes postales ?

UN COURAGE EXEMPLAIRE

Pourtant, c’est bien à l’aide de ces missives déposées dans les boîtes aux lettres des immeubles ou sur les rebords de fenêtres que ce couple d’ouvriers tente d’ébranler la conscience de leurs compatriotes. « Que sommes-nous devenus ? Un troupeau de moutons. (…) Nous devrions nous libérer de nos chaînes, sinon il sera trop tard », prévient Otto Hampel dans l’une de ces premières cartes, « Presse libre ». Or, loin d’entraîner un sursaut, ses messages dénonçant un régime qui a « dépouillé l’existence de son sens » ne sont, au mieux, pas lus ou, pire, rapportés à la police allemande.

La première carte est trouvée le 2 septembre 1940. Après elle, 231 autres viendront rejoindre le dossier ouvert par le commissaire Püschel, chargé de l’enquête. Après vingt mois de recherches, en mai 1942, alors que la population est soumise à de sévères restrictions, devant la menace représentée par ces missives, le service de la sécurité de la SS s’empare de l’affaire. Très vite, l’étau se resserre autour du couple lorsqu’une carte est retrouvée dans l’usine Siemens où Otto est employé ; puis une autre non loin de leur domicile. Finalement dénoncés par une voisine, les Hampel sont arrêtés le 20 octobre. Jugés pour haute trahison, ils sont guillotinés le 8 avril 1943.

Analysant le parcours des Hampel et leurs motivations, Michaël Gaumnitz, loin de l’image « romantique » du couple uni donnée par Hans Fallada, n’omet ni leurs dissensions, qui éclatent peu avant l’exécution, ni leur silence sur le sort réservé aux juifs. Ce qui n’ôte rien du courage exemplaire de ce couple, terriblement humain. Et de la force d’un film qui, entre histoire intime et collective, s’offre comme une plongée terrifiante au coeur d’une société écartelée entre fanatisme, lâcheté et indifférence. Source 

 

Et aujourd’hui…

Ne sommes-nous pas une race sous l’emprise d’une dictature financière mondialiste? Un peuple en guerre contre les dictatures camouflées sous couvert de démocratie?

C’était ma carte postale…

« JE SUIS OTTO »

Gaëtan Pelletier

27 janvier 2015

La route vers soi (22): La tribu

route-vers-soi

 

Nous vivons tous dans une unité que nous ne pouvons percevoir. Dans certaines tribus, on percevait le monde comme « entier », ayant ses lois, ses intelligences, son art de bâtir cette beauté des oiseaux, des mers immenses, de la lumière qui pendait dans le ciel.

La création était le message. La création était le sage. La création était la voix à écouter. Tout le savoir était là, mystérieux, infini, et chacun acceptait cet infini tout en cherchant un sens. À partir du moment où l’homme créa l’outil, il se questionna sur une « personnalité », un être suprême ( voire des êtres) qui avaient créé toutes ces merveilles.  Personne ne songeait au « progrès ». Et personne ne songeait à posséder. Posséder était la possession du nécessaire à la survie.

Chacun avait appris qu’il n’était qu’un visiteur de passage sur cette Terre est qu’il existait un autre monde sans trop en connaître les « raisons ».

Puis tout bascula.

Le développement de la machinerie sous toutes ses formes, ses complexités, conduisit la « pensée humaine » à une nécessité d’organisations pouvant opérer  les rapports humains économiques, sociales. Elles devinrent nécessaire dans le monde occidental voué à un extrémiste  désir de possession. Les sociétés délaissèrent rapidement les croyances nébuleuses et imprécises des tribus « sauvages » . On se livra à des tentatives d’unification de déités par besoin de se soustraire aux difficultés naissantes. L’Homme devint à la fois dieu et diable. Toutefois, il s’empressa de trouver une logique – du moins ce qu’il nommait telle – à un monde extérieur représentant le mal qu’il avait lui-même créé et le dieu narcissique qu’il avait lui-même créé.

Lorsque apparurent des sages, ils furent consacrés de naissance divine.  Les maîtres de machines étaient devenus des dieux prétentieux alors que plus tard dans l’Histoire, ils devinrent des diables en lutte contre le mal. L’Homme s’était lui-même divisé sans percevoir son empoisonnante division. En fait, ils fouettèrent le comportement tribal de la personne humaine pour l’inscrire dans de nouvelles tribus et la foi en une richesse et aisance à venir. Et toujours à venir…

Le pouvoir- mascarade, beau parleur , hommes d’affaires, politiciens, sciences au service des affaires.

Cela mena à une certain éducation dirigé, à des savoirs enclos, aux fins de manipulation  par le mensonge.

Posséder devint bonheur. Et les possesseurs devinrent des gourous de par leur réussite. Ils vendaient même leur réussite.

Le monde devint alors une destruction de toute déité interne à l’humain, à la nature, au mystère. La science pouvait effacer les mystères.

Le voilà devenu une autodestruction par un une confusion entretenue, cultivée.  L’unité disparut. Il ne se trouva alors chez l’Homme qu’une servitude pénible mais bien arrosée de tous les gadgets de l’avoir. La pauvreté devint une nécessité inventée de toute pièces par les engrangements des affairistes dans un monde virtuel. De par la réussite des premiers gouvernements déclarés « puissants et savants », le rôle du membre de la tribu est d’aspirer à devenir chef.

Puissance. Avoir. Athéisme.

Dieu, ou la Vie dans son ensemble et son mystère ne devait plus avoir de mystères. Il fallait simplement crever les yeux de la créature et des idées « saugrenues » d’une puissance sans nom qui dépassait tout ce qu’avait accompli l’humain de par la servitude.  Cette même servitude était à la source des grandes « réalisations » de la race des déshumanisés robotiques.

Avec tout l’avoir amassé par les empires les plus puissants, et maintenant les plus invisibles, il suffisait d’allonger un peu la chaîne de l’esclave pour qu’il puisse accomplir de …plus grands projets. Pour ce faire, on lui créa un fausse cohésion sociale, une hypocrite fabulation de son pouvoir par le peuple, ainsi qu’une aisance relative – agrémentée de celle d’une illusion de liberté – pour laminer notre humain et alléger ses souffrances.

Apparences.

L’humain a maintenant tout le loisir de s’abonner à des idées de « construction » d’un monde à partir d’organisations embrouillées et mouvantes nourries des dons des nègres,  d’idées et de nourritures chimiques.  Chacun peut maintenant avoir sa vision du monde, être à l’aise, et se proclamer d’une certaine tribu, d’une idée, d’un concept, et être différent… dans l’adversité, clamant qu’il ne l’est pas dans sa conception. Et sa conception lui suffit. Il n’a pas besoin d’agir. Il ne sait pas que son individualisme a été édifié par un mitraillage continu sculptant son inconscient.

En quelques décennies, par des opérations clandestines et mensongères, ont fit surchauffer la peur des esclaves.  Ils sont maintenant à l’extrême limite de la souffrance épongée par une pharmacologie, une clique de faux prêtes dits psychologues ou psychiatres eux aussi alléchés par le pouvoir de la mécanique du cerveau. Le cerveau traite le cerveau.

C’est la case départ : la tribu s’offre en groupies de par les tributs qu’elle doit sacrifier pour nourrir le monstre de la possession et des aveugles.

Et de leur certitude…

Celui qui ne se possède pas ignore qu’il est possédé. Il ignore même qu’il est possédé par la grandeur de ses réalisations « personnelles ».

Comme dirait un certain Orwell: l’échec, c’est notre réussite.

Gaëtan Pelletier

14 janvier 2015

David Rovics – After the Revolution (with lyrics)

David Rovics (né le 10 Avril, 1967) est un Américain indie chanteur / compositeur. Sa musique concerne des sujets d’actualité tels que les 2,003 guerre en Irak , anti-mondialisationet la justice sociale questions. Rovics a été un critique virulent de l’ancien président George W. Bush , le Parti républicain , John Kerry et le Parti démocrate .

Rovics est critique des politiques du gouvernement des États-Unis et affirme que la «politique étrangère des États-Unis gouvernement américain représente les intérêts des entreprises » [ 1 ] et que « le gouvernement américain ne aime pas la démocratie soit à la maison ou à l’étranger. » [ 1 ] [ lien mort ]

Bien que certains des travaux de Rovics ne est pas auto-édité, et une grande partie est distribué commercialement, Rovics a fait toute sa musique enregistrée librement disponible en téléchargement mp3 fichiers. Il encourage la distribution gratuite de son travail par tous les non-lucratif moyen de promouvoir son travail et diffuser des messages politiques, et dénonce sites ou des programmes comme iTunes qui facturent l’argent pour le téléchargement de ses chansons. Rovics a également préconisé l’performante de ses chansons à des protestations et des manifestations et a fait sa partition et les paroles disponible en téléchargement. [ 2 ]

Il fut un temps , je me souviendrai toujours
Parce que je ne pourrais jamais oublier
Comment la réalité est tombé autour de nous
Comme un certain ensemble de western
Et une fois la poussière tous installés
Le soleil brillait si brillante
Et un grand calme a pris sur nous
Comme ce était tout ira bien
Voilà comment il se sentait d'être en vie
Après la révolution

De Groton à Tacoma
Sur beaucoup un plancher d'usine
Les travailleurs ont parlé de la solidarité
Et a refusé de construire des armes de guerre
Pas plus que nous allons faire de missiles
Nous allons faire quelque chose de différent
Et pour la première fois,
Leurs enfants étaient fiers de leurs parents
Et quelque part dans la bande de Gaza un petit garçon sourit et se écria
Après la révolution

Portes de la prison se sont ouvertes
Et les mères étreint leurs fils
Le Liberty Bell sonnait
Quand les flics mettent leurs armes
Un million de personnes innocentes
Allumé dans l'air du printemps
Et Mumia et Leonard et Sarah Jane Olson
A pris une promenade dans Tompkins Square
Et ils ont parlé de ce qu'ils feraient maintenant
Après la révolution

Les dettes ont été pardonnés
Dans tous les néo-colonies
Et les soldats ont quitté leurs bases
Je suis retourné à leurs familles
Et un traité de non-agression
A été signé avec chaque Etat souverain
Et tous les groupes terroristes démantelés
En l'absence de l'empire laissé à la haine
Et ils ont tous commencé à planter des oliviers
Après la révolution

George Bush et Henry Kissinger
Ont été envoyés à la Cour mondiale
Leurs plans de domination mondiale
Ont été préventivement couper court
Leurs armes de destruction massive
Ont été inspectés et détruit
Les cuirassés ont été démantelés
Ne plus jamais être déployé
Et le monde a poussé un soupir de soulagement
Après la révolution

Les panneaux solaires étaient sur les toits
Trains sur les pistes
Les aliments biologiques était dans les marchés
Sans OGM est sur ​​les racks
Et tous les milliardaires
Je ai dû apprendre à partager
Et Bill Gates a dit de quitter son pleurnicher
Quand il a dit qu'il ne était pas juste
Et sa maison devint une ferme collective
Après la révolution

Et tous les poètes politiques
Impossible de penser à quoi dire
Donc, ils ont tous décidé
Pour vivre la vie pour aujourd'hui
Je ai passé quelques années de rattrapage
Avec tous mes amis et amants
Dormir jusqu'à onze
Accueil sous les couvertures
Et je ai appris à jouer du banjo
Après la révolution

La vision du perroquet

Le constat est là : l’éducation moderne et la propagande diffusée par des médias sous contrôle ne visent en rien à éveiller les hommes et à les élever, mais au contraire à créer dans leur coeur et leur esprit un brouillard insensé qui permet à l’élite des surmorts du Système de les réduire en esclavage.
Reste donc à savoir si une révolte est possible face à un formatage de l’humanité opéré avec une telle puissance. La crainte est en effet très forte que, comme la grenouille plongée dans un bain porté lentement à ébullition ne s’aperçoit de rien et fini bouillie sans le savoir, les hommes s’habituent, d’une génération à l’autre, à vivre sans autres valeurs que celle de leur Moi surdimensionné, sans autres valeurs que celle de leur désirs et de leur plaisirs confondus, dans l’amour de leur servitude. ( C.S. Lewis) 

On ne sait pas trop ce qu’ils ont, les humains, à courir les dieux… Il est près comme dans l’œil du voisin. Au fait, « dieu » ne tue pas… « Dieu » semble un prétexte pour former une sorte de mollusque mondialiste, malléable, bien moulés.

Kim Jong-un menace de multiplier son arsenal nucléaire. La Terre est maintenant si petite, aussi petite que ces minus « dirigeants » qui font ramper les âmes au rangs d’une chair à canon.

C’est vrai, tout c’est passé comme la grenouille: nous sommes dans une mare d’eau bleue, en ébullition  sans trop savoir ce qui nous aura « terminé ». De fait, nous nous « terminons » lentement.

La souris aura bien tôt avalé l’éléphant. Parce qu’à chaque fois que nos donnons du pouvoir à quelqu’un de « macérer  » les masses, nous luis donnons une dent de plus pour avaler cette petite parcelle de la création. Et « dieu » sait ce qu’on donne!  On se donne! Austéritèrement, on donne maintenant sa vie dans la broyure de l’existence.

Tout « l’art » de voler la race humaine, de créer cet esclavage à peine visible sous des airs de pouvoirs « démocratique » est de planter un perroquet qui vous bouffe la vision lointaine. Pirate du volatile! Pirate de l’air! Le troisième œil défibré… Ainsi font les lions quand ils attaquent une gazelle.

Si miesque! 

Et vous finissez par parler comme eux, faire comme eux, de jouer comme eux, avec des pions vivants.

Beau jeu!

Et si vous ne jouez pas, ils vous diront que vous êtes petits. Or, il n’existe rien de plus grand que celui qui retrouve son âme d’enfant perdue dans le grand étang empoisonné des sociétés actuelles dites  » évoluées ».

Notre pauvre petite créature, si belle qu’elle soit, est engloutie dans le catéchisme écrit par des zombies. Mieux encore, ils la font écrire par des enchaînés qui délirent.

Rajeunir 

La peur de mourir  ou de vieillir a fait que l’on a créé tous les onguents possibles, toutes les technologies possibles pour vendre un produit ou un appareil qui fera la fierté de votre image. C’est bien une image…

Et la pub est toujours sous la même formule: AVANT-APRÈS

AVANT:

Kim Jon-un

 

APRÈS

AVANT:

APRÈS

Ce n’est pas à l’image de ces hommes dont nous devons nous attaquer,   mais à l’idée étrange que nous évoluons avec des armes, de la fourberie économique, et une éducation qui construit des humains soldés. De sorte que la Terre est en train de devenir une sorte de prison-boule et infime dans cette grandeur incompréhensible.

Vers quoi évoluons-nous?

Nous sommes en train de rajeunir de milliers d’années. Il se pourrait que ce soit déjà fait. C’est l’illusion du jouet et du Père-Noël.

Les Noëls de l’Humanité c’est de tous recevoir un perroquet bien coloré que l’on a devant les yeux et qui répète toujours les quelques mots qu’il a appris.

Gaëtan Pelletier

22 décembre 2014

 

 

https://gaetanpelletier.wordpress.com/2013/07/01/lhumain-solde/

Alice au pays de l’austérité

Alices et Wonderland

Présidente d’honneur d’ATTAC France et présidente du conseil du Transnational Institute, poursuivant son combat contre la mondialisation capitaliste, elle met au jour la cohorte d’individus et d’entreprises mus par leurs seuls intérêts, et qui, s’immisçant dans les traités de libre-échange, se substituent à l’autorité issue du fonctionnement démocratique. Source

Québec, France, Belgique, Allemagne… En quelques jours les plans d’austérité ont été « dévoilés ». Il n’y a plus de pays, sauf des transnationales picorant les richesses des pays. Et on n’a plus de pays… Mais de nombreux politiciens qui en ouvrant les portes des pays ont permis à  l’émergence d’une toile d’araignée incompréhensible, mouvante, organisée, souterraine.

Les retraites passent de 60 ans à 62. De 62 à 64 dans certains cas.  Et les moyens de taxer sont de plus en plus raffinés ou… sournois.

Le siphon des multinationales a pris de l’ampleur. Une ampleur exponentielle qui fait en sorte qu’après avoir pillé et continuer de piller, on a vidé le patient de ses intestins.

Gloup!

On aspire les citoyens comme des moules…

On dirait qu’un pays s’est créé sur Mars ou dans le cyberespace, invisible mais empoisonnant.

Un Krach en rose, qui se veut lent et rassurant, mais qui ne l’est pas du tout.  Le 21 e siècle, qui devait être un siècle  de l’âge du Verseau est en train de tourner au cauchemar. C’est un 1929 étalé et « expliqué »… Par des incompétents ingénieux et dinosaures.

Avec les mouvements exponentiels et étalés sur la surface du globe, d’ici 5 ans, il pourrait y avoir une révolution mondiale à laquelle on ne s’attendait pas.

 

Un pouvoir occulte a été installé, insidieux, par la petite bourgeoisie politique « légère » et calculatrice, mais ignare et inadaptée aux courants mondialistes dans l’ignorance totale des tentacules et de ses trames pourtant prévisibles.

En vérité, les démocraties auront tué les pays… Pendant que la valse des pantins et des Pinocchio se poursuit, change de main, parle, la stabilité et le raffinement des entreprises a vite dépassé les minus idéologies caduques.  Les entreprises, dites privées, ont su profiter des murs des pays qui tombaient. Le mur de Berlin, c’était une blague…

Mais quelle démocratie? Celle des pouvoirs nombrilistes…

Cette déstabilisation de l’Occident va faire en sorte que les pays encore « debout » verront à leur tour leurs genoux plier.

Je le répète, la seule guerre qui reste à faire est celle des États VS Citoyens.

Quand la réflexion n’est pas suffisante, la douleur est un moyen d’apprendre, et sans doute le plus efficace.

Alice a bouffé trop de champignons…

Gaëtan Pelletier

16 décembre 2014

 

 

La noyade des kapos

BRAZIL. Codajas. 1993.

 

Au cours des trente dernières années l’arsenal financier n’a pas cessé de peaufiner ses montages destinés à la dissimulation et au brouillage des pistes. Les sociétés-écrans ont vu leur nombre exploser, les prête-noms ont fait florès. Le néolibéralisme financier a son vocabulaire édulcorant : l’évasion de capitaux par le choix avisé de procédures légales de circulation de l’argent a été rebaptisée « optimisation fiscale ». Yann Fiévet 

La vie s’en va comme un accident au ralenti… Et l’imbécillité de l’obscurantisme est toute cachée derrières les dirigeants. Nul politicien, ni même économiste ne peut maintenant tracer un portrait « réel » de la situation planétaire. Nous avons perdu tout contrôle sur nos vies, et nous nous déployons avec joliesse – et bien hardie, quoique naïve – nos pancartes afin de  tenter de sauver cette société déchiquetée par les lions de la finance.

La berlue la plus totale! À se demander si nous ne sommes pas piégés comme des rats dans les égouts d’un monde toujours rapiécé comme jadis rapiéçait ma grand-mère, ses bas.

Dans un monde de « grands projets » – comme s’il se voulaient d’améliorer le monde,- nous nous retrouvons sous un amas d’avocasseries, de visions brouillées et de mensonges éhontés. Ford a créé la chaîne de montage, mais les économistes et les affairistes déshumanisés ont créée une machine à enterrer l’argent.

Pour en sortir, il ne faudra pas simplement prendre la Bastille, mais prendre la Terre qui appartient à tous.

Voulait-t-on vraiment nous sortir de la misère du défrichage de la terre, de la semence, de la dureté des climats, de la faim? On l’a fait pour nous enfoncer dans un misérabilisme soigné et parfumé. Une odeur de sainteté!… Mais, au fond, une puanteur extrême et une destruction lente mais « continue » de maman-Terre.

Les beaux mensonges!

Même si nous luttons contre le changement climatique, nous ne pouvons lutter contre l’avidité absurde du carnassier singe à cravate. L’invasion la plus barbare depuis la naissance de cette humanité est celle de l’actuel personnage qui a fabriqué le robot le plus nocif: le cryptage de l’économie.

Dès lors, il ne reste qu’une solution: diluer ce poison en divisant pour régner. Il faut fragmenter et se réunir en noyaux de résistance. Mais, étant donné qu’on nous a appris, et bien appris à être individualistes, nous avons perdu notre capacité à vivre en clans.

Nous avons la plus architecturale forme de propagande qui puisse exister: celle dans laquelle l’État est condensée en un Goebbels estampillé… La propagande, c’est l’école. La propagande c’est de croire que la réussite technique est un gage de réussite sociale. Que la réussite de quelques uns est la réussite de tous.

De tous les temps, il n’y a jamais eu autant d’esclaves, autant de manipulation, autant de chefs miteux.

Nous vivons dans une usine à transformer des humains en des bêtes de somme.

Mais le plus angoissant est de prendre conscience que ceux qui devraient nous faire prendre conscience ont perdu tout contrôle et tout portrait d’un monde  soufflé par la monstruosité d’un charabia dans lequel se tortillent dirigeants et kapos vertueux.

Gaëtan Pelletier

28 novembre 2014

La moitié du monde est un œil

J’ai toujours vu des cieux dans des yeux… Parfois des enfers. C’est probablement la plus belle empreinte que nous  a laissé la Vie. Cette Vie dans laquelle on « cherche » dieu.

La plupart des enfants ont les plus beaux yeux du monde. C’est comme si la lumière, comme l’énergie, ils en avaient trop. C’est comme si en arrivant de quelque part ils ont un bagage lumineux que l’on perd en vieillissant.

C’est probablement le plus beau livre que l’on peut lire dans sa vie: l’histoire d’un moment… La petite planète-bille insérée dans son orbite. La palette irisée d’un peintre invisible parce qu’il en nous et que nous sommes des aveugles aux yeux de feu, éteints parfois par ladite culture des masses dans ces leitmotivs écrasants.

Des yeux Cendrillon

Quand ils s’endorment, ils se glissent une couverture de paupière toute légère. Ça les emmène dans des voyages fous, le cerveau part en voyage dans des rêves qui semblent désembrayés , délirants.  Au fond, ce doit être pour suppléer à ce cartésianisme quotidien, sorte de Sibérie de vie pour ceux-là qui ne sont pas fait pour l’engelure des quotidiens, mais bien simplement pour l’amour.

La poésie est une façon de rêver éveillé, de retracer, de sculpter la richesse et la créativité. C’est faire divaguer la beauté du monde pour remettre à l’endroit cette rectitude esclavagiste.

Le dortoir 

C’est bête à dire et à creuser: trop de ce régime soumis et cultivé au « bonheur » de l’avoir, à cette ère qui n’a qu’un seul mot pour vous rendre heureux – économie-, la vie devient un dortoir dans lequel la moitié du monde dort debout, ou ne sait plus rêver.

À voir la richesse de la Vie, des êtres, des océans, de l’immensitude de l’Univers, nous sommes maintenant amputés d’un côté, monovisionnaires, hachés du cerveau, et désâmés. 

C’est comme si nous étions dans un déluge quotidien de soucis cultivés quand tout va bien. L’occidental est soumis à toutes les pilules du »monde » pour se guérir de son anxiété de vivre ajoutée à celle de son destin fragile de naître sans vouloir mourir.

— — —

Nous nous dirigeons vers un réchauffement de la planète mais dans une ère glaciaire d’humanisme. On est frigides… En racket (sic) sur une glace qui ne nous satisfait pas. En « neigés »… Flocons de chair apeurés de fondre un jour…

Je me dis que parfois on ressemble à ces animaux embarqués dans des barques de Noé: plus l’eau monte, plus on nous dit que le bateau est meilleur et plus grand. On dit que c’est le progrès.

La moitié du monde y croit. L’autre moitié croit y croître…

Il y a sans doute trop de yeux à l’intérieur de nous qui sont empoisonnés par notre cher mode de vie. Les riches et tout leur bataclan trompeur font de nous des cyclopes.  On peut bien donner la moitié de nos revenus à l’État. Mais l’État, pour l’avoir, est un sacré bon « crève-œil ». Il vous pirate la moitié de votre visage et la moitié du cerveau.

Gardez un œil, mais le bon…

Gaëtan Pellletier

2014