Archives de Catégorie: Peuple VS politiciens

Chanson pour le trio, Trump Macron Trudeau

Non certe’, elle n’est pas bâtie
Non certe’, elle n’est pas bâtie
Sur du sable, sa dynastie
Sur du sable, sa dynastie
Il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Il peut dormir, ce souverain
Il peut dormir, ce souverain
Sur ses deux oreilles, serein
Sur ses deux oreilles, serein
Il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Je, tu, il, elle, nous, vous, ils
Je, tu, il, elle, nous, vous, ils
Tout le monde le suit, docil’
Tout le monde le suit, docil’
Il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Il est possible, au demeurant
Il est possible, au demeurant
Qu’on déloge le shah d’Iran
Qu’on déloge le shah d’Iran
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Qu’un jour on dise: »C’est fini »
Qu’un jour on dise: »C’est fini »
Au petit roi de Jordani’
Au petit roi de Jordani’
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Qu’en Abyssinie on récus’
Qu’en Abyssinie on récus’
Le roi des rois, le bon Négus
Le roi des rois, le bon Négus
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Que, sur un air de fandango
Que, sur un air de fandango
On congédi’ le vieux Franco
On congédi’ le vieux Franco
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Que la couronne d’Angleterre
Que la couronne d’Angleterre
Ce soir, demain, roule par terre
Ce soir, demain, roule par terre
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Que, ça c’est vu dans le passé
Que, ça c’est vu dans le passe
Marianne soit renversé’
Marianne soit renversé’
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons

 Georges Charles Brassens

 

L’art de la délogique

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Le 21 ième siècle est l’art de la délogique et du mensonge: On vous dira que c’est l’Océan ( les banques et les énormes entreprises) qui nourrissent les rivières ( les travailleurs, les citoyens, les « petits »).  Comme si les rivières et les fleuves avalaient l’eau des lacs. Que les océans remontaient vers les fleuves. Et que l’argent, finalement, façonne les humains…

Gaëtan Pelletier, Entrepreneur en reconstruction de la réalité

Les pauvres chassés à la courre

Image: Wikipedia

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      En 2007, le gouvernement travailliste a adopté une loi prévoyant des sanctions contre les personnes handicapées et en longue maladie, considérant que beaucoup n’étaient pas vraiment en incapacité de travailler », rappelle Anita Bellows. Bastamag

Qui ne se souvient pas des élégantes scènes de la chasse à la courre de la noblesse anglaise ou française? Ah! À cors et à jappements de chiens emballés d’aller fouiner les bois pour un lapin, un porc ou autre animal afin de dissiper l’ennui de la gente fortunée. Les états modernes ont toute une panoplie de chasseurs pour ressource pour « éteindre » cette race d’avortons.  On se croirait au moyen-âge avec une  nouvelle aristocratie munie de chiens-kapos pour exterminer les pauvres.  On entendra dire que le gouvernement lutte contre la pauvreté en même temps qu’il veut se débarrasser des « non productifs » qui, de fait, sont incapables de participer à l’engrangement des capitaux énormes des transnationales qui râpent les biens de États.

     Et les riches?

Ce n’est là qu’une partie de cette sinistre et dégoûtante déshumanisation dévoilée dans La violence des riches. Les riches ont leur paradis fiscaux mais les pauvres ont leur enfer quotidien de la misère.

 « La fraude à la Sécurité sociale, c’est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l’esprit de 1945. C’est la faute qui ruine les fondements mêmes de la République sociale. » Nicolas Sarkozy, 2011

Avec les sommes énormes des riches et de la multitude des paradis fiscaux, la trahison est du côté d’un ensemble d’individus sans morale et sans cœur… et sans pays. Même certains dirigeants n’en ont pas… Au Canada, d’anciens dirigeants se sont enrichis en investissant dans le marché de la marijuana devenue légale.  Le Cannabis – ou Canadabis (sic) a désormais  des investisseurs  de renom issues de la classe politique. L’actualité.

Le parfum du totalitarisme

C’est un acte de harcèlement, avec une légère odeur de totalitarisme qui rappelle la cruauté de la chasse aux juifs par les nazis. Comme si le pauvre était d’une race inférieure à « abattre », alors qu’il n’est que victime d’un système patenté,  dépouilleurs  de  richesses collectives. Il faut maintenant chapeler le pauvre jusqu’à l’os sous prétexte ( ou accusation infondée) qu’il est coupable de sa pauvreté. Il faut l’accuser, le harceler, le ramener au travail pour réduire les chiffres, les manipuler  concernant le chômage.

Pour ce faire, la classe dirigeante est équipée d’une armée de fonctionnaires-kapos au service de l’État. « Je n’ai fait qu’obéir aux ordres ». Beau leitmotiv pour une société inconsciente et, surtout, malhonnête dans sa mission de « servir » ses citoyens.

Gaëtan Pelletier

Le cartel de la marijuana au Canada

L’homme laxativé

« Sans les masses, le chef n’existe pas » Hanna Arendt

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La purge 

« Les robots ne font pas de dépression… » 
La globalisation est en train de  purger les travailleurs par délocalisation et  robotisation. On ne sait plus quelle place peut avoir l’humain dans ce chavirement du monde du travail.  En gros,  c’est la production pour le produit le moins cher possible.  Alors, notre travailleurs  est de trop dans l’énorme engrenage de la globalisation: on dirait des Charlie Chaplin dans Les  temps modernes ,   , agrippés à une chaîne de montage, les yeux agrandis de peur de perdre leur boulot. Et cette peur  paralyse… Et nous voilà des paralysés devant l’énorme pouvoir invisible issue d’une lignée tricotée des banques et des affairistes libres de circulation. Les salaires rapetissent comme les miches de pain de 50 grammes par jour dans les camps de concentration.

À la recherche du bonheur perdu

« T’as de beaux gueux, tu sais… « 

Longtemps, je me suis levé de bonne heure… Pour aller rejoindre les usines prometteuses qui nous sortiraient de la misère des petits champs à défricher. Maintenant, le bonheur est ce qu’il vous reste après le passage des violeurs mondialistes. C’est-à-dire, à peu près rien. Il ne peut y avoir de liberté dans un peuple à l’état de survie. Et pourtant,  on vous dira que les temps sont durs, et qu’il est impossible de faire autrement.  Mais, il y a des médicaments pour les anxieux, un peu d’argent pour les démunis – ce qui sauve la face- , et, ma foi, des jobs dans les services.  Au Canada, et sans doute ailleurs, on s’appauvrit maintenant en travaillant.

Le totalitarisme « élégant » des gants blancs…

Mais les peuples marchent au pas de lois.  Et, comme disait, l’auteur québécois, Richard Desjardins: « On ne peut pas être hors-la-loi quand on est la loi ».

On ne purge plus comme au temps de Staline ou d’Hitler. On purge en décapitant des têtes qui ne sont plus dignes de vivre dans « leur monde ». Car le nôtre, maintenant, leur appartient. Par chance qu’on a des dettes pour se maquiller le rôle social!

C’est cela un esclave: il fait marcher le bateau, mais il n’est pas propriétaire du bateau . En plus, il n’a pas le droit de savoir où se dirige ce grand navire. Ceux qui ne rament pas sont jetés à l’amer. Au moins, les gueux sont mieux habillés… Il reste qu’ils sont en mode survie.

Quand un peuple doit lutter contre son « propre » gouvernement, c’est qu’il est lessivé sans qu’il ne s’en rende vraiment compte. Le « chef », c’est comme une pub pour les compagnies transnationales. Une pub emballée…

Le beau cadeau!

Gaëtan Pelletier

Qu’aurons-nous fait?

letswakeupworld:Guidi Oumarou, nineteen, sits at Gore Hospital in Chad, where her two-year-old son, Mama Sale, is being treated for severe malnutrition. (Photo Credit: Corentin Fohlen)

La question n’est pas de savoir ce que nous aurions pu faire. La question est de savoir ce que nous pouvons être, seulement être pour arriver à « faire vraiment ».  Le monde actuel se « fabrique » par la notion de ce que l’on peut faire… Alors, c’est une ère de robots. Puisque maintenant tout est pointé vers ce que nous devons fournir en terme de « travail », et non en terme d’être, nous assistons à la disparition des êtres  par ceux que n’ont jamais su être mais ont cru que le « savoir faire » valait mieux que le savoir être.

La belle bâtisse de notre être est désormais vendue à une machine à faire.

Nous ne pouvons abouter l’être et le faire que dans les petites communautés. Sur le plan planétaire, dans la discorde et le tressage invisible des êtres au profit d’un « un-numéro », nous somme désormais à la construction d’un espace aussi invisible et inutile que le virtuel. Nous sommes l’octet virtuel d’une mondialisation en train de fabriquer des agités sociaux-économiques.  Que ça! Des agités! Sorte de combattant sans but réel, n’ayant que des ennemis invisibles…

Nous nous sommes détruits en laissant aux spécialistes du « faire » notre destin. Ladite compétence des structures éducationnelles est désormais orientée vers ce but ultime et mécanique de faire, de fabriquer, de travailler, de payer, de trahir, et d’accepter un modèle inconscient d’agir.

On ne peut pas « être » dans cet univers mécanique et lambrissé de papiers, distants les uns les autres.

Le seul et unique message du monde, des sociétés, est désormais de perpétrer dans une inconscience engloutissante toute possibilité de réflexion, de rapprochement, et d’une indignité répandue semblable à une Shoah planétaire.

D’un meurtre global…

 

Gaëtan Pelletier

Le citoyen boulon

 

Un boulon crée une liaison complète, rigide et démontable, entre les pièces qu’il traverse et presse l’une contre l’autre Wiki

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Au plus élevé trône du monde, on n’est jamais assis que sur son Cul.

Montaigne

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Dans une lettre ouverte envoyée aux médias, un regroupement de professeurs d’université dénonce le fait que l’on « n’enseigne plus à l’être humain pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il fait. »

Il y a longtemps que l’alarme est sonnée pour l’insidieux mouvement qui fait du citoyen une sorte de boulon pour les grosses machines qui s’arrachent des morceaux de pays ici et là.

Au début des années 90, les écoles commencèrent à utiliser un nouveau vocabulaire : l’élève devint un « client », et l’enseignant, un formateur. Puis le directeur, un administrateur. Un vrai. Comme les éleveurs de moutons : salaire de base plus commission au rendement.

Comme disait le comique : « Un sourd n’est pas un malentendant puisqu’il n’entend pas du tout ».

L’éducation  a calqué  le grand monde de la finance, arrachant l’âme de l’humain pour l’intégrer au monstrueux bulldozer de la mondialisation.

Aujourd’hui, tout se règle par l’administration. Sorte de panacée aux maux…qu’elle engendre. Il y a toujours une rangée de sardines de penseurs agglutinés dans leur tour à bureau.

« Je travaille dans une boîte »… L’expression est inconsciemment consacrée.

Ils pensent… Ils réfléchissent… Ils tricotent des théories souvent fumeuses, disjointes de la réalité.

Plus ça va mal, plus on en crée pour régler les problèmes.

Le système de santé du Québec en est sans doute le plus représentatif :

Depuis 2000, le personnel administratif a crû de près de 52% et les cadres de 30% dans le réseau de la santé québécois. Pendant ce temps, le personnel soignant n’a augmenté que de 6%, révèlent des données gouvernementales compilées par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).

Si bien que, actuellement, environ 108 000 employés du réseau de la santé se consacrent aux soins alors que 100 000 occupent des fonctions de gestion ou d’administration. «C’est quasiment un ratio de un pour un! On est actuellement surencadré, dans le réseau, affirme le président de la FMSQ, le Dr Gaétan Barrette. On sabre toujours du côté des soins aux patients. Il y a beaucoup de confort administratif.» CPAM

Éducation

De fait, depuis 20 ans, la tendance est à l’utilisation d’un citoyen-rivet, sorte de fondue d’acier qui sert à  joindre les industries éparpillées dans le monde.

Et l’éducation est la base de cette calamité qui se répand jusqu’au point de non-retour.

Dans L’éducation victime de cinq pièges, Ricardo Petrella avait déjà noté cette tendance dans les  années 90.

« Sous l’influence des systèmes de valeurs définis et promus par les écoles de management, axés sur les impératifs de la productivité et de la performance compétitive, prêchés par leurs commanditaires ( les entreprises), le travail humain a été réduit à une « ressource ». Présentée comme un progrès (…) cette réduction a eu deux effets majeurs.

En premier lieu, en tant que ressource, le travail humain a cessé d’être un sujet social. Il est organisé par l’entreprise (…) et par la société, dans le but prioritaire de tirer de la ressource humaine disponible la meilleure contribution possible, au moindre coût, à la productivité et à la compétitivité de  l’entreprise et du pays.

Deuxième effet : dépossédé de sa signification en tant que sujet social et, donc, « extrait » de son contexte politique, social et culturel propre, le travail humain est devenu un objet. Comme toute autre ressource, matérielle ou immatérielle, la ressource humaine est une marchandise « économique » qui doit être « librement » disponible partout. Les seules limites à son accessibilité et sa libre exploitation sont de natures financières ( les coûts).

La ressource humaine n’a pas de voix sociale, pas de représentation sociale. Il n’y a, d’ailleurs, pas de « syndicats de la ressource humaine »! Elle n’a pas, en tant que telle, de droits civiques, politiques, sociaux et culturels : elle est un moyen dont la valeur monétaire d’usage et d’échange est déterminée par le bilan de l’entreprise. La ressource humaine est organisée, gérée, valorisée, déclassée, recyclée, abandonnée, en fonction de son utilité pour l’entreprise.  ( P.13, 14, L’éducation, victime de cinq pièges.).

Gaëtan Pelletier