Archives de Catégorie: Peuple VS politiciens

Les sous-marins et les marins saouls

sous marin français

La France  est « fière de l’excellence technologique » dont ses entreprises ont fait preuve pendant cette sélection, précise l’Elysée. « Ce nouveau succès sera créateur d’emplois et de développement en France comme en Australie. » ( Le monde)  

34, 3 milliards d’euro. Et le sous-marin sera effectif en 2030.  Au Canada également nous avons notre industrie de l’armement qui vend des véhicules blindés armés à l’Arabie Saoudite: 3000 emplois en Ontario. ET ON NE TOUCHE PAS À CETTE RÉUSSITE DE CRÉATION D’EMPLOIS!  Même les libéraux n’y touchent pas.

On est menés par des « capitaines » qui dérapent du cerveau: trop d’eau. Des capitaines Haddock en série et l’éponge cervicale bouffie au whisky. Il se passe que pour « réussir » en économie, ou survivre, il ne reste qu’à produire des armes sophistiquées. On ne produit plus pour vivre, mais pour tuer. Et l’Australie, c’est le pays des boomerang.

Comme disait la vieille dans le film Je vous trouve très beau, la vieille répète toujours : « C’est qui qui est mort ».

Nous tous…

On a mis nos yeux dans le même panier…  Mais les dirigeants ont du champagne dans le regard: ça pétille. Pendant que le citoyen se demande: « C’est qui qui va mourir de faim avant 2030? ».

On ne fait pas mieux dans les formules cuites des annonces de « ventes historiques ». Tout est historique! Si c’était vrai, on serait déjà à nager dans le champagne au lieu du chômage. Au moins dans l’eau… Car de plus en plus, elle est pollutionnée . La bouteille est rassurante. On a vendu la bouteille et non l’eau…

Quand ma tant Yvonne fabriquait du pain et des gâteaux dans la petite boulangerie de mon village d’enfance, on vivait. Quand mon oncle, son mari, fabriquait des escaliers, du fer forgé, des armoires, on vivait. Mon père, qui était cuisiner en faisait vivre plusieurs. Et le dimanche, comme dirait Ferrat, on s’asseyait au bout de la table pour jouer aux cartes. Ces gens-là, les pauvres, se parlaient sans wi-fi.

Pour vivre aujourd’hui, il ne faut pas fabriquer des gâteaux et du pain, mais des armes. Il faut aller « en ville », dans de grandes usines qui ont une espérance de vie de 5 ans. On meure vieux, mais démembrés, tenus debout par une panoplie de médicaments.  Mais il reste encore beaucoup de ce genre de progrès à « faire ».

En 2030, les mannequins n’existerons plus. On les achètera en format robotique, Made in Japan.

Le bras sera construit au États-Unis.

La tête en Chine

Les muscles synthétiques en Russie.

Et le modèle sera en formats divers dessiné par un fabricant de meubles célèbre.

Ils vendront de la bière, des produits cosmétiques, des autos, et peut-être des tomates.

Mais il y aura au moins 2, 344 avocats qui s’occuperont des répartir les soumissions selon un ordre international en accord avec les accords. Si Goebbels  était encore de ce monde, il aurait vite saisi que la phrase la plus creuse est la plus efficace. Comme les sous-marins…

Gaëtan Pelletier

L’homme vitrine

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La langue de l’amour est morte. Et dans la fébrilité inconsciente de la chair aux enchères, la pauvreté de plastique, de gadgets, d’immolation continue, la vie est une sorte de terre cuite derrière une vitrine astiquée où tous les pantins sont à vendre pour un job.

Les cerveaux sont moulés.

Usinés.

Pas plus « profonde » et monocolore qu’une Ford-T sociale. Machinés. À la chaîne. Figés.

« Vos enfants sont les enfants de la Vie », disait Khalil Gibran. Ils sont maintenant les enfant des états. Ils sont peut-être si affamés de leur BIG MOI qu’ils vendent leur cerveaux aux états. Fiers à bras, fiers à neurones.

Notre petit penseur ne sait pas qu’il est pensé. Il est ciselé aux doctrines martelées incessamment, abonné à tout le frelaté qu’il avale chaque jour. Il est pourrissant, mais vivant. Soutenu par les « spécialistes », cette horde de zombies calcinés au savoir scientifique, vendeurs de salades mondialistes.

Imbriqué dans toutes les formes de contrôles numérisés, se débattant dans le grand filet des technologies, – à la fois s’y baignant de plaisir -, sans savoir nager dans l’océan de la Vie.

Le petit simiesque est « écoutatif ». On ne lui parle pas de réalité, ni d’Histoire, ni de philosophie, pour décoder l’image du monde, de sa venue sur Terre, de son essence.

Plus de passé, un présent contaminé par la destruction du passage des autres, des sociétés, des guerres, etc. Non. Notre nature est désormais d’être un fonctionnaire aux mains javellisées qui a «  une vision du futur ».  On a barbouillé l’image de la trajectoire de l’humanité, caviardé le passé, embrumé le présent. Il ne reste que le futur incertain mais prometteur par la chimie des nouvelles molécules et l’espoir de trouver de l’eau sur Mars alors que l’Afrique en manque.

Il n’est plus inspiré… Il est respiré jusqu’à son dernier souffle. Déryhtmé. Sa vision est celle d’un aveugle guidé par des chiens.

Détêté. Le dépoisson… Issu de l’eau, on lui bouffe la tête pour qu’il ne se serve plus de la structure cachée et lumineuse de son entièreté liée à la  grandeur des ondes vibratoires camouflée sous ce montage de chair.

C’est maintenant une machine, un montage plastique.

Pourvu qu’il serve!

C’est sans doute le plus étrange des nègres concocté par le besoin fourbe et matérialiste des fabulateurs à formules répétitives.

Quand on a vendu son corps, on a vendu son âme. Nous sommes dans une ère de décapités à coups de sabres roses. À coups de discours aux phrasés des langues de lames aiguisées de leur spécialité.

La vente de « certitudes » des corporations est maintenant une sorte de monoxyde de carbone hypnotique mais vraiment efficace.

Nous vivons de la mort du vivant. Les plantes, les forêts, les terres, les pays, les « idées ».

La Vie est une vente de feu…

Allumez! avant d’éteindre…

Gaëtan Pelletier

L’art de la délogique

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Le 21 ième siècle est l’art de la délogique et du mensonge: On vous dira que c’est l’Océan ( les banques et les énormes entreprises) qui nourrissent les rivières ( les travailleurs, les citoyens, les « petits »).  Comme si les rivières et les fleuves avalaient l’eau des lacs. Que les océans remontaient vers les fleuves. Et que l’argent, finalement, façonne les humains…

Gaëtan Pelletier, Entrepreneur en reconstruction de la réalité

L’industrie de la pauvreté

 

pauvretéDanielle Gagnon, Facebook

26 novembre 2015

Globalement la pauvreté se porte de mieux en mieux au Québec. Sa croissance montre le dynamisme du secteur. La pauvreté est partout : dans la rue, dans les écoles, dans les refuges, à l’hôpital, dans les centres jeunesse, dans l’autobus, à la soupe populaire, à l’orée des bois. Même dans les morgues, le nombre de corps non réclamés ne cesse de s’accroître. Partout, il y a des pauvres et des nécessiteux. La pauvreté s’intéresse particulièrement aux Québécois les moins instruits et à leurs enfants. La pauvreté prévoit que les enfants nés d’une union libre n’ont droit à aucune reconnaissance légale de la part de leur géniteur, les exposant ainsi à la précarité et à l’instabilité.

 

La pauvreté a plusieurs visages, mais lorsqu’elle en montre un les autres la suivent de près. La pauvreté matérielle et financière est le plus souvent accompagnée de pauvreté affective et relationnelle, à laquelle se superpose la pauvreté intellectuelle qu’on appelle aussi l’ignorance.

La pauvreté du peuple québécois est un choix, mais pas un choix personnel! La pauvreté est plutôt le choix que les gouvernements canadiens et québécois appliquent avec zèle au Québec.

La gestion du fleuve St-Laurent est un exemple éloquent des politiques canadiennes d’appauvrissement du peuple québécois. Depuis la construction du canal Érié en 1958, qui a déplacé l’activité portuaire et économique de Montréal vers l’Ontario, le Québec doit accepter le passage du trafic maritime international sans percevoir de redevances. Pour joindre l’insulte à l’injure, le gouvernement canadien sous Harper qui ne reconnaissait pas la nature nationale du pont Champlain projetait d’instaurer le péage pour les usagers alors que cette infrastructure doit permettre le passage de bateaux du fret international.

 

Depuis des décennies, le Canada travaille ardemment à la destruction des richesses du fleuve Saint-Laurent. L’extinction de la ressource halieutique par la pêche industrielle et la destruction des fonds marins par dragage justifie l’abandon des quais du St-Laurent. Il est vrai que les pêcheurs n’y accostent plus, mais les quais sont demeurés des lieux d’appartenance et de socialisation dans les villages de pêcheurs. Le gouvernement fédéral en a remis en détournant d’importants contrats de constructions navales qui logiquement auraient pu et du échoir à Lévis où se trouve le plus ancien et plus expérimenté chantier maritime du Canada. Ces politiques fédérales ont mis fin à l’âge d’or des pêcheries dans les grandes eaux du St-Laurent. Elles ont perturbé le mode de vie des riverains et installé le chômage parmi les populations rurales.

 

Il n’en fallait pas plus pour que le gouvernement Harper modifie la loi sur l’assurance-chômage de manière à encourager les communautés rurales appauvries du Québec à quitter leur campagne pour s’établir ailleurs où il y a du travail, idéalement en Alberta. La chute du prix du baril de pétrole ces derniers mois permet aux Québécois de respirer un peu. Mais la crainte du lobby pétrolier au Canada et au Québec fait toujours craindre le transport du pétrole par oléoduc, par train et par bateau et les risques de contamination des sources d’approvisionnement en eau potable.

Si le Canada applique avec vaillance les recommandations du rapport Durham sur l’assimilation des canadiens français, on peut s’étonner que le gouvernement provincial participe servilement à leurs applications comme si le rôle de l’État du Québec est d’anéantir notre nation.

 

Le projet d’austérité du gouvernement Couillard va tout à fait dans ce sens. Il ajoute sa pierre à l’œuvre du dépérissement de la nation en promettant une longue vie à l’ignorance, la pauvreté et l’acculturation des Québécois. Coupure après coupure, l’éducation publique est une faillite nationale. L’époque glorieuse de l’éducation publique (1960 à 1994) a commencé à s’effondrer à partir de la première cohorte de la Réforme Marois introduite précocement malgré l’avis des facultés d’éducation et malgré l’inexistence de matériel pédagogique. L’insuccès de la réforme est sans appel. En 1994 le Québec comptait 26 % d’illettrés, vingt plus tard, leur nombre a presque doublé atteignant les 49 %. Depuis, les gouvernements exercent de nouvelles coupures : l’aide au devoir, le transport scolaire, l’aide alimentaire, le programme Chapeau les filles, et cetera, et cetera.

 

En privant le système d’éducation publique de ressources et en favorisant l’immigration de personnes instruites, le gouvernement met en place une hégémonie multiculturelle pour contrôler les pouvoirs publics et garantit aux Québécois la vie de porteurs d’eau. Pierre Vallières disait les nègres blancs d’Amérique.

 

Coupures dans l’aide sociale, coupures dans les octrois aux organismes communautaires, le petit peuple du Québec n’est pas sans ressort face à un gouvernement illégitime inféodé à d’autres intérêts que la survivance de la nation. Le petit peuple semble ignorer que la corruption pour le seul secteur de la construction coûte 13,1 % du PIB[i] qui est de 363 milliards[ii], soit environ 48 milliards annuellement.

 

Alors le petit peuple se débrouille comme il peut. Pour compenser le manque à gagner, l’industrie de la pauvreté ne le laisse pas pantois. Des activités « complémentaires » licites et illicites pour arrondir les fins de mois sont possibles. Lorsque la fréquentation des soupes populaires ne suffit pas, le gouvernement québécois encourage la participation humaine aux tests laboratoires des pharmaceutiques. Pour ceux qui sont réfractaires à servir de cobaye à la science, il reste quelques portes de sortie comme le vol et le recel, la vente d’armes, de drogues ou d’organes, la prostitution, le commerce de pornographie juvénile… Malheureusement, ces boulots criminels entraînent la judiciarisation des pauvres. On remarque toutefois que l’industrie de la pauvreté a quand même du bon, elle fait travailler les agents de police, les avocats, les juges et les gardiens de prison.

 

Le régime politique qui s’applique au Québec repose sur la gouvernance des lobbys en lien avec la prédation des richesses naturelles, le financement des partis politiques en lien avec la corruption, l’usurpation du territoire en lien avec les intérêts exigés par les banques centrales.  Il n’en tient qu’au peuple du Québec de s’unir comme un seul homme pour affirmer sa souveraineté sur son territoire et ses institutions. Seule la force du nombre peut permettre de changer le système politique colonial qui est à l’origine de l’industrie de la pauvreté.

 

 

[i] http://ici.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7377636#

 

[ii] http://www.gouv.qc.ca/fr/LeQuebec/Pages/%C3%89conomie.aspx

 

Danielle Gagnon

Citoyenne constituante du Québec

L’arme et larmes

On ne sait pas qui vend les armes pour les dommages collatéraux des guerres pour savoir que mon dieu est plus grand que le tien. Ça fait une vie en noir et blanc. C’est bon pour les films de Chaplin. Dans ce mondes d’ultra parlementaires et de renseignements cadenassés, on ne sait même plus qui crée de la richesse pour vivre ni celle pour tuer. Mais celle pour tuer rapporte sans doute plus. C’est un carnaval indigne!  La femme à barbe étonnait. Maintenant, c’est le dirigeant bien coiffé qui surprend.

Curieux mélange de barbarisme et de « réussites scientifiques « , de boursouflures vantardes  et de « progrès » monstrueux. La  valse des langues menteuses se fait toujours aller. Danser à leur musique! C’est notre lot… Jusqu’au moment où passe les colonnes de drogués missionnaires.

Je ne sais qui fait l’Histoire… Ce n’est pas un humain.

C’est quelque « chose ».

On dépense plus d’argent pour orner les tombes que les amours…

Gaëtan Pelletier

L’Occident, cette usine à poisons

 
Sylvie Therrien
« J’ai agi pour l’intérêt du public et j’en paie un prix immense, dit-elle. C’est horrible à vivre : pendant, et surtout après parce que personne ne veut donner d’emploi à une dénonciatrice. Ça a détruit ma carrière, et ma vie.  
Le verdict est tombé mardi. Emploi et développement social Canada a définitivement révoqué la cote de fiabilité (ou sécurité) de Sylvie Therrien, cote obligatoire pour tout travail appelant la manipulation de « renseignement et de biens protégés ». Fin des opérations. À 53 ans, Mme Therrien se retrouve sans emploi, coupable d’avoir fait part aux médias d’une situation qu’elle jugeait  inacceptable.
 
À la fin janvier 2013, c’est Sylvie Therrien qui a transmis au Devoir les premières informations démontrant que les enquêteurs des services d’intégrité sont soumis à des quotas de prestations à couper de l’ordre de 485 000 $ par année. Le montant apparaît noir sur blanc dans le formulaire d’évaluation du travail de ces fonctionnaires. Après avoir nié l’existence des quotas, le gouvernement a reconnu qu’il y avait des « cibles » de réductions. Les informations transmises par Sylvie Therrien étaient en tous points véridiques. 
Le Devoir 
 

On se fait crever pour la « vérité »… Et on en meurt tous un peu. Comme un morceau arraché sur le corps et l’âme. Dans cette ère de zombies élus, le nazisme rose et aquarelle  a sa cote. La bombe atomique? Non. Pendant des milliers d’années, les humains ont été enterré sous des amas de chiures de mouches.

Des politiciens cryptés. Lavettes à cravates roses qui charment dans les parlements. Monsieur Harper serait un homme de droite… C’est un Monsanto politique. Les chantres de la vertu faussent… On a droit à une sirop de lèvres. Du bleu à lèvres…

Les seigneurs nous saignent…  Mais on s’est habitués. Voilà le malheur des êtres soumis, inattentifs. L’arbre politique finira par dire que le citoyen est une moisissure.

« Ceux qui savent réfléchir deviennent malheureux » disait Alexis Carrel.

Et dans ce monde occidentalisé, malin comme un diable qui se serait « auto-fabriqué »  avec une torche, ce phénomène de guerres entre citoyens et pouvoirs des « élus » , est devenu un cauchemar dans lequel nous sommes piégés. Comme une longue nuit avec des couteaux dans les bouches des beaux parleurs. Il y a des nains qui sont trop grands… Le nain escabeau. Chaque vote est un palier délicieux qui les transforment en statue bouffie. C’est une sorte d’organisation « bateau ivre » à la Rimbaud. Mais qui donc connaît Rimbaud? L’Histoire et la culture ont été engouffrés dans le présent. Textomanie!

Mais nous avons droit à une , au moins, dans cet occident, d’une forme de monoculture. C’est la méthode Monsanto dans les neurones, dans la manière de penser, dans la manière de conduire les peuples.

La vérité nous effraie… Elle nous révolte en fauteuil roulant. Figés. Abrutis. Lardés. Nous ne bougeons plus. De peur de perdre ce que nous avons gagné. Pour se rendre à la mort, tous le chemins nous y mènent. Mais pour se rendre à la Vie, nous n’avons plus de route. Nous sommes déroutés.

Dire qu’il suffirait de cesser de « travailler » pendant 3 ou 4 semaines pour que ces monstres cessent d’être nourris de notre sang. De se gaver comme des oies.

Dire…

Comme disait quelqu’un,  » Les riches ont compris que la fraternité est la réussite ». Ce que les pauvres n’ont pas compris. Encore moins ceux qui espèrent tirer du « système » tout le jus de richesse qu’il contient.

On nous mâchouille, on nous passe à l’acidité de l’estomac, puis il nous avale.  Ils savent  comment construire de la merde, alors que nous les avons élus  pour construire « un monde meilleur ».

L’égoïsme rend le peuple bête. C’est ce qu’on cultive. En conséquence, cette bêtise de plus en plus flagrante est le résultat d’une lignée morbide.

Pour aller quelque part, il faut choisir une bonne boussole… Alors,  comme les Rroms, on va nulle part.  Le problème est que l’on croit aller quelque part.  C’est la création du nouveau Rrom occidental:  Plus de terre, plus de pays, un sous-sol lézardé, vêtu Bangladesh griffé, dans les rues perdues de la mondialisation.

Les nouveaux singes ont « hold-upé » la bibliothèque du savoir humain. Il faut se méfier du mot « austérité ». Ce n’est pas celle d’avoir, mais celle d’être. Nos connaissances et nos êtres sont désormais les outils d’un monde monochrome, supposément laïque et  empoisonné. On nous paye pour fabriquer le poison…

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P.S.: »Souffler n’est pas jouer de la flûte. Il faut encore remuer les doigts. » Goethe 

Gaëtan Pelletier

25 octobre 2013

 

Je suis Otto

De 1940 à 1942, Otto et Anna Hampel ont tenté de réveiller les consciences chez leurs compatriotes en diffusant des cartes postales.

En découvrant le destin d’Otto et Anna Hampel retracé par Michaël Gaumnitz, on ne peut s’empêcher de penser à la célèbre phrase de Kafka : « Ecrire, c’est sortir du magma, faire un bond hors du rang des meurtriers. » Loin de toute littérature, cependant, cette phrase prend un relief des plus singuliers : à la mesure de l’histoire de ce couple de Berlinois immortalisé dans le beau roman d’Hans Fallada (Seul dans Berlin, Folio, no 3977) et dans le film d’Hans Joachim Kasprzik (Jeder stirbt für sich allein), dont de nombreux extraits viennent s’entremêler aux documents et archives d’époque.

A commencer par l’épais dossier de 400 pages de la Gestapo – conservé aux Archives nationales allemandes – sur lequel s’appuie Michaël Gaumnitz pour suivre presque pas à pas l’entreprise un peu folle de résistance menée de 1940 à 1942 par les Hampel et leur traque par la police allemande. Car n’y avait-il pas quelque folie à vouloir s’élever seuls contre Hitler… à coups de cartes postales ?

UN COURAGE EXEMPLAIRE

Pourtant, c’est bien à l’aide de ces missives déposées dans les boîtes aux lettres des immeubles ou sur les rebords de fenêtres que ce couple d’ouvriers tente d’ébranler la conscience de leurs compatriotes. « Que sommes-nous devenus ? Un troupeau de moutons. (…) Nous devrions nous libérer de nos chaînes, sinon il sera trop tard », prévient Otto Hampel dans l’une de ces premières cartes, « Presse libre ». Or, loin d’entraîner un sursaut, ses messages dénonçant un régime qui a « dépouillé l’existence de son sens » ne sont, au mieux, pas lus ou, pire, rapportés à la police allemande.

La première carte est trouvée le 2 septembre 1940. Après elle, 231 autres viendront rejoindre le dossier ouvert par le commissaire Püschel, chargé de l’enquête. Après vingt mois de recherches, en mai 1942, alors que la population est soumise à de sévères restrictions, devant la menace représentée par ces missives, le service de la sécurité de la SS s’empare de l’affaire. Très vite, l’étau se resserre autour du couple lorsqu’une carte est retrouvée dans l’usine Siemens où Otto est employé ; puis une autre non loin de leur domicile. Finalement dénoncés par une voisine, les Hampel sont arrêtés le 20 octobre. Jugés pour haute trahison, ils sont guillotinés le 8 avril 1943.

Analysant le parcours des Hampel et leurs motivations, Michaël Gaumnitz, loin de l’image « romantique » du couple uni donnée par Hans Fallada, n’omet ni leurs dissensions, qui éclatent peu avant l’exécution, ni leur silence sur le sort réservé aux juifs. Ce qui n’ôte rien du courage exemplaire de ce couple, terriblement humain. Et de la force d’un film qui, entre histoire intime et collective, s’offre comme une plongée terrifiante au coeur d’une société écartelée entre fanatisme, lâcheté et indifférence. Source 

 

Et aujourd’hui…

Ne sommes-nous pas une race sous l’emprise d’une dictature financière mondialiste? Un peuple en guerre contre les dictatures camouflées sous couvert de démocratie?

C’était ma carte postale…

« JE SUIS OTTO »

Gaëtan Pelletier

27 janvier 2015