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L’autodafés des Vikings planétaires

Couillard

« L’Histoire de l’humanité a démontré que la richesse ne peut pas se passer de la pauvreté » GP 

« On appelle Viking (Víkingr, en vieux norrois) un commerçant de longue date, remarquablement équipé pour cette activité, que la conjoncture a amené à se transformer en pillard ou en guerrier, là où c’était possible, lorsque c’était praticable, mais qui demeurera toujours quelqu’un d’appliqué à afla sér fjár (“acquérir des richesses”). » Vikings

***

Les hommes politiques ne luttent pas pour fignoler la vie et les pays, mais pour se battre entre eux. En équipes…  Un beau sport que la politique: c’est nous le ballon, et le pays est le terrain. La pauvreté a coups de pieds, et dans l’estrades des spectateurs-payeurs. J’ai l’impression parfois que l’on vote pour une démocratie flegmatiquement venimeuse. Quand vous faites un crochet sur un bulletin de vote, vous dessinez un serpent.

Monsieur de Couillard est allé en Chine pour vendre le porc du Québec:  Ils ne l’on pas gardé… On aimerait toutefois aimé le voir embroché.

 Monsieur de Sarkozy s’est oxygéné au point qu’il sort des ballons de sa bouche. Élit-Homme. Homme déjà élu… Au bal on va… Il se voit déjà dans sa soupe de pouvoiré. Quant au lymphatique Obama, il a ce petit air anémique des gens qui ont hâte d’en finir avec leur job. Le Président des U.S.A, c’est le nom d’une rue…

Leur vie est une grammaire étriquée: sujets-verbes-compliments.

palimpseste :Support sur lequel on écrit, susceptible d’être effacé après usage.

C’est beau les mots… Car ils permettent de retrouver le vrai sens des choses et des êtres:

Après usage de la clique abonnée à la bourse, ils s’en va  se repaître dans leur paradis. L’Histoire des gens simples est triste et barbarisée parce que les sots, munis de parchemins qui époustouflent, n’ont pas de route à nous donner, sauf la leur…  On épluche les humains comme des pommes de terre.

L’asphalte fait partie de leur CV. Black and roll… Plus tard, ils auront le nom d’un pont, d’une rue, d’un aréna, avec un trait entre leur nom et leur prénom. Mais bon!… Ils méritent peut-être une ruelle. Ou le nom d’un  dépotoir…

L’autodafés 

Le 10 mai 1933, le mouvement atteint son point culminant, au cours d’une cérémonie savamment mise en scène devant l’opéra de Berlin et dans 21 autres villes allemandes : des dizaines de milliers de livres sont publiquement jetés au bûcher par des étudiants, des enseignants et des membres des instances du parti nazi. Ils constituent les autodafés

Wikipedia 

C’est… brûlant d’actualité. Les États ou pays dits développés brûlent inconsciemment toute réflexion des artistes, écrivains, penseurs. Ils les ignorent. De sorte que nous nous retrouvons dans un monde complètement A-Historique, Alzheimer, décousu, et brûlé par l’ignorance. Bref, ce qui pourrait humaniser ce qui est humain est effacé.

Le résultat est que nous évoluons par des savoirs technique, mais nous stagnons par des rejets de connaissances humanistes. L’avoir a bouffé l’être. L’avoir veut bouffer la richesse de la différence. De sorte que le monde est une vaste Shoah filandreuse et sournoise.

De sorte que dure et perdure les gens de pouvoir pour le pouvoir. On brûle tout ce qui nourrit l’intellect et l’âme pour une maîtrise totalitaire des humains au profit du profit.

Un monde sans culture, sans philosophie, ne se livrant qu’au bas marchandisage d’une matière première vivante,  finira par nous mourir. Le barbarisme est un abrutissement continu… Peu importe les formes.  Et c’est bien là l’horreur de l’Histoire: modeler aux fins de tromper.

Gaëtan Pelletier

Novembre 2014

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Hollande en Kanata

Le nom Canada provient du mot iroquois « kanata » (« village », « établissement » ou « terre »

. «Je souhaite que la France puisse continuer à mettre en valeur les immenses richesses du Nord-Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d’exploitation, de transformation, d’acheminement des hydrocarbures ou que ce soit dans la construction d’infrastructures», a déclaré le chef de l’État, saluant «les entreprises françaises particulièrement bien placées» dans ce domaine, à l’instar de Total.  Le Figaro

Si ce n’était pas sérieux, on se tordrait de rire. M. Hollande s’en va en chambre délirer un discours au parfum de schizophrénie, fragmenté: il insiste sur le rôle du Canada dans la lutte contre le changement climatique – du réchauffé- et les intérêts économiques des sables bitumineux de l’Alberta. On entend les ovations manuelles – clap! clap!,  des paumes des paumés. (1) .

Beaver Club, (2)  version 21 e siècle: Le temps des bouffons (3) 

On se croirait dans le Beaver Club ( désolé, pas de version française) du club sélect de la bourgeoisie anglo-saxonne qui a épluché le castor du Canada – l’or poilé du temps de la conquête anglaise- pour arracher tout ce qu’on pouvait arracher de richesses au pays et se payer une fois par an un beau banquet.

On est au Québec en 1985. Chaque année, la bourgeoisie coloniale se rassemble au Queen Elizabeth Hotel pour le banquet du Beaver Club. Ici, pas de possédés, juste des possédants. A la table d’honneur, avec leur fausse barbe et leur chapeau en carton, les lieutenants gouverneurs des 10 provinces, des hommes d’affaires, des juges, des Indiens de centre d’achats, des rois nègres à peau blanche qui parlent bilingue. Comme au Ghana, on célèbre le vieux système d’exploitation britanique. Mais ici, c’est à l’endroit. Ici, les maîtres jouent le rôle des maîtres, les esclaves restent des esclaves. Chacun à sa place! Le temps des bouffons   ( Pierre Falardeau)

Le castor: le pétrole  vivant du Canada 

Le castor, on nous l’avait caché,  c’était le pétrole du XVIIIe siècle.

Si c’était encore à la mode, l’Otan viendrait nous protéger des méchants,  et Brigitte Bardot serait sûrement devenue une Jeanne d’Arc, morte, atomisée mystérieusement par la CIA. Bref, on lui aurait fait la peau…

Lorsque les premiers explorateurs européens se rendirent compte que le Canada n’était pas l’Orient regorgeant d’épices qu’ils recherchaient, les millions de castors qui s’y trouvaient devinrent le principal attrait commercial du pays. A la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe, la mode du jour était aux chapeaux confectionnés à partir de peaux de castor. C’est ainsi que la demande pour les fourrures de castor s’accrut à mesure que ces chapeaux devenaient de plus en plus populaires.

Le roi de France, Henri IV, vit dans la traite des fourrures l’occasion d’aller chercher les revenus dont il avait tant besoin et d’établir une colonie française en Amérique du Nord. Bientôt, les commerçants en fourrures anglais et français vendirent en Europe leurs peaux de castor vingt fois plus cher qu’ils ne les avaient payées.

La traite des fourrures était tellement un commerce lucratif, que la Compagnie de la Baie d’Hudson décida d’honorer le petit animal aux incisives proéminentes en l’incorporant dans ses armoiries en 1678. Sir William Alexander, à qui la Nouvelle-Écosse fut concédée en 1621, fut le premier à inclure le castor dans des armoiries. Patrimoine canadien

Le temps des bouffons, version mondialiste 

Il ne faut surtout pas se méprendre sur la blanchisserie moderne des politiciens serviles toujours représentants du nouveau club des investisseurs qui se régalent de la globalisation. Jadis, les vendeurs d’assurance faisaient du porte à porte. Maintenant, ils font du « pays à pays ». C’est la raison pour laquelle si vous remplacez un politicien par un autre, il n’y a pas de changement. La pauvreté planétaire amènent les migrants par la pauvreté que l’on a créée  en cultivant et étendant un poignée de riches, une poignée de compagnies tentaculaires, invisibles auxquelles nous sommes maintenant à la merci.

Seuls les riches peuvent se payer la démocratie…

Hollande en « passage étroit »  

Demain, je crois, Monsieur Hollande viendra visiter la ville de Québec (  Kébec étant un mot algonquin signifiant « là où le fleuve se rétrécit »). Il entendra – probablement sans trop comprendre- le langage bizarre que  Thierry Ardisson qualifiait de « langage du 17 e siècle » et aux saveurs de Provence d’un certain Duteil…

Et de l’Île d’Orléans jusqu’à la Contrescarpe
En écoutant chanter les gens de ce pays
On dirait que le vent s’est pris dans une harpe
Et qu’il a composé toute une symphonie

Eh! oui! C’est de la poésie… Mais l’Homme ne remplit pas sont réservoir d’auto de poésie. Au diable et aux Zaméricains la chaleur humaine!  Nous sommes aux prises avec des affairistes patentés.

Ce sont les québécois – les voyageurs (4)- , qui ont « développé »  le Canada,  de  force  et de misère,  pour endiguer par « hasard » l’avance des américains qui, vers le Nord, s’avançaient pour avaler l’Ouest Canadien. Bref, c’est ce que la France a abandonné ici, qui se sont débrouillés pour reconstruire une petite forteresse française du Québec jusqu’à la Louisiane. Vendue ensuite aux étasuniens…

La formule serait  de dire que c’est une « autre histoire ». Mais le contexte actuel cimente l’orientation suicidaire des pays appauvris par ses « propres » amis. Nous ne parlons pas de la France, mais des manipulations d’un pays de cowboys pour qui, maintenant, nous sommes les vaches.  En fait, tout pays est une vache à traire. Mais le système est si attrayant et la peur si  bien transmise que quoique nous vendions et ayons à offrir – Plan Nord, pétrole, fromages-, nous sommes tous « utiles » et naïvement fébriles dans les attentes.

Toute l’Histoire est celle de colonisations par avidité. Les territoires à avaler…

Le colonialisme « moderne » est une sorte de culture souterraine de « snipers élus ».

Toute rencontre protocolaire est maintenant une vente et achat.

De sorte que l’avidité rend visite à l’avidité.

Et nous sommes les castors… Tant qu’on sera assez poilus pour faire des chapeaux de  la race des affairistes, on aura de la valeur.   Sous le chapeau se trouve le cerveau….

À se demander si toute cette mascarade « moderne » n’est pas une forme de  cannibalisme-techno?

Évolution et progrès? Nous sommes dans une  « Une société au pas Moonwalk » (5) … Nous avançons à reculons…

Gaëtan Pelletier 

4 novembre 2014

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1- 1394 part. passépaumé «se dit du bois d’un cerf en forme d’une paume de main»

2- Beaver Club

3- Le temps des bouffons:  https://www.youtube.com/watch?v=0STEvvYZtY0 

4-  Les voyageurs étaient engagés par une compagnie de fourrure. Ils travaillaient donc pour cette compagnie. Le voyageur qui travaillait pour la Compagnie du Nord-Ouest (de Montréal) s’appelait le « Canadien ». Quant au voyageur qui travaillait pour la Compagnie de la Baie d’Hudson (de l’Angleterre), il s’appelait « Orkneyman ».

Les voyageurs étaient des canoteurs canadiens français qui passaient entre 14 -16 heures par jour à pagayer à bord de leur canot. Parfois ils devaient faire du portage quand c’était trop difficile de continuer sur la rivière. Pendant un portage, le voyageur devait transporter sur son dos deux ou trois paquets de 40 kilogrammes chacun. Sa journée de travail commençait à trois heures du matin et se terminait à neuf heures le soir. En moyenne, il parcourait 120 kilomètres par jour. Ces hommes étaient forts. Ils étaient d’ailleurs fiers de leur force et de leur endurance. Ils ne pouvaient pas faire ce travail toute leur vie. Vers l’âge de 40 ans, le voyageur prenait sa retraite. Voyageurs

5-  Dans ce mouvement de danse, le danseur se déplace à reculons tout en créant l’illusion par ses mouvements corporels qu’il est en train de marcher vers l’avant. Ce paradoxe visuel (individu marchant vers l’avant, mais se déplaçant en arrière) donne l’impression qu’il flotte. Wiki. ( La Vidure

NIP!NIP!NIP!Hourra!

Credit-Card-Fraud

« Depuis ce jour, quand je me vois dans une glace, je vois mon permis de conduire… »  (GP) 

 » Le fumier sert à enrichir les champs et les banques ». Robert Meunier, fermier inconnu du net. 

***

Ce matin, je suis allé à une institution financière, honteux, pour faire réactiver ma carte de débit. J’avais inscrit deux fois le mauvais NIP, et plouc! Le système automatisé me refuse l’accès à mon conte. Investir ou encore « préparer » ses vieux jours, c’est un conte en banque.

Mais bon!

C’était pendant une canicule, parce que mon corps ne supporte pas les alentours de 30 degrés. Dehors, ça vacarmait à n’en plus finir avec les travaux d’aqueduc. Au Québec comme ailleurs, on est caduc partout. Tout le monde a des tuyaux pour faire pousser de l’argent à travers l’asphalte.

***

L’institution financière serait un fleuron du Québec. Si on la prononce bien, on obtient un potager comme dans « Des jardins ». Mais là, il n’y pousse que de l’argent. Construire pour aider les petites gens, elle s’aide maintenant elle-même en jouant dans le grand circuit de la mondialisation :Money for Nothing, comme dit la chanson.

Je me dirige vers le comptoir, présente ma carte à une jeune employée. Elle est  nerveuse à frémir du regard. Un regard d’écureuil qui a un chien devant lui, sous l’arbre, mais vêtue comme les lys des champs. C’est tellement beau que j’enlève mes lunettes pour ne pas la voir.

En fait, je ne reconnais plus personne. Avant, c’étaient des voisins d’un petit patelin rural qui y  travaillaient. Alors, on s’informait de la vie des enfants, on rigolait et on promettait de se rencontrer lors du prochain festival. Car tous les villages du Québec ont des festivals.  À  Sainte-Perpétue, on a le Festival du cochon. Il faut – entre autres- attraper un cochon graissé. Je sais que c’est difficile à imaginer, mais une image sera parfaite. On graisse le cochon et on essaie de l’attraper.

 Une foule record au Festival du cochon

Photo:  Yves Charlebois / Agence QMI

***

Mouton:  retour aux…

Je lui explique le cas, mais elle dit ne pas pouvoir m’aider. En fait, elle ne sait pas comment faire.

– Allez à l’accueil.

À l’accueil, on me dit qu’on n’a pas les outils nécessaires pour activer la carte. – Allons au comptoir.

Oups! J’ai perdu mon rang dans la file. Et la fille dans mon rang. Cette fois, c’est un jeune homme qui a sans doute terminé son secondaire, mais duquel émane un flegme rassurant.

On me demande une carte d’identité. Je tends mon permis de conduire avec cette photo obligatoire de « sans sourire », aussi triste que le monde « contemporain » : c’est-à-dire que vous avez l’air de quelqu’un qui vient de sortir d’une prison. Aujourd’hui, t’as plus le droit de sourire, même devant un guichet et des « personnes réelles » un peu imbibées du robotisme du monde des affaires.

La meilleure question revient à la dame en cheveux jaunes est celle dans laquelle elle  me demande combien de fois j’ai  tapé mon NIP ( Numéro d’Identification Personnel) avant que la carte me soit « retirée ».

 – 2 fois.

Soupçonneuse, elle me regarde et ajoute :

– Pas trois fois?

 -Non, deux.

– Mais on vous a affiché : VOTRE CARTE VOUS EST TEMPORAIREMENT RETIRÉE?

C’est étrange! À la banque, on ne sait plus compter jusqu’à trois : deux essais. Car elle m’avait demandé combien d’essais.  En plus, quelle carte? La carte de la « machine » se nomme carte de débit.  Et non pas   carte de crédit…

C’est du  delirium  

Venez au comptoir.

***

Beau bureau! On se croirait  à Dubaï. Du moins dans un ascenseur… C’est lustré jusque dans les recoins. Des vitres, des chaises chromées, des dames or donné…

 -Bon, je vois que vous avez un mot de passe de seulement 5 lettres :

*****.

– Ou chiffres… ai-je souri.

– Pour votre sécurité, vous devriez avoir un mot de passe plus … complexe…

A fin de ne pas être victime de vol.

Bien bonne celle-là! Un voleur sait qu’il n’a pas droit à plus de deux tentatives, alors il vous vole votre NIP avant votre carte. Happy together!  🙂

-Madame! On ne peut même pas se voler soi-même…

-Je vous conseillerais…

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais nous vivons dans un monde de « conseillers spécialistes ». Il en pleut. Ils sont partout. Goutte à goutte. Goûte et dégoûte. Des blattes d’institutions. Ils sont tous savants, spécialisés, avec leur petit diplôme affiché au mur. Ils nous arrosent de conseils comme si nous étions des abrutis. Des séchés à froid.

 

J’ignore  si j’avais tort, mais je me voyais  comme participant au  festival du cochon de Sainte-Perpétue. Mais c’est  qui le cochon? Quand on vous demande 7 % à 12% pour un prêt et qu’on vous en donne 1%  pour vos placements,  j’ai vite compris la raison pour laquelle  grand-papa gardait ses avoirs dans un cochon-tirelire. Mais plus encore : au festival, ce n’est jamais le cochon qui,  même en gagnant, mange l’humain qui le saisit et le  rôtit après la fête. Non, le cochon est un amusement pour le public. Il y aurait eu une foule record au festival cette année.  6000 personnes. Soit le double de la population du village.  Et mon « institution bancaire » aurait fait des profits records dans un monde au prêche d’austérité. Prêchons! Prêchons! Dépêchons-nous de prêcher…

Ma photo de permis de conduire est maintenant installée dans tous les visages du « pas le droit de sourire » parce que les affaires sont sérieuses. Quand on parle d’argent… On ne parle plus de la vie. On est des androïdes à la Philip K.Dick. Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?.  Ma photo est laide comme toutes les photos des gens qui ne peuvent dévoiler leur  sourire.  En plus, comme dans le Blade Runner de P.K. Dick, on doit prouver que l’on a un passé pour prouver que l’on est vraiment des êtres humains et non des androïdes. Mais il s’avère que l’on active le système pour faire le contraire.

***

– Monsieur! Monsieur! –

Votre NIP?

-Bon, je vais en choisir un. Mais j’hésite entre deux.

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Je tape :

 

« levoleurdecartes »

– Ça m’a l’air pas mal.

– Un autre?

 

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« jaiperdumonnip ».

 

– Êtes-vous sûr de vous en souvenir?

 

 

Gaëtan Pelletier

5 août 2014

Montréal, nid de poule du Québec

Nid de poule

« Quand Montréal va bien, le Québec se porte mieux », a déclaré M. Poëti, qui confirme la contribution de 49,9 millions de dollars sur 10 ans du gouvernement québécois.Quelques jours après le dépôt, par son gouvernement libéral, d’un budget marqué par des compressions de toutes sortes, le ministre responsable de Montréal a affirmé que Québec « s’associait à un produit gagnant, un investissement en termes de création d’emploi et de dynamisme économique ».

Le gouvernement fédéral, pour sa part, octroiera 62,4 M$, tandis que la Ville de Montréal investira 12,4 M$ et s’occupera des rénovations des infrastructures estimées entre 25 et 40 M$. Tourisme Montréal injectera un montant similaire à celui du fédéral.  Source 

« Quand Montréal va bien, le Québec se porte mieux », a déclaré M. Poëti

Je ne suis pas séparatiste, mais je suis séparatiste… Depuis des décennies, Montréal aux prises avec des problèmes de circulation a besoin d’un pont. Et comme d’habitude, le pont sera payé par l’ensemble du Québec de par le biais des deux paliers de gouvernements. Alors, je suggère que le reste de la Province de Québec se sépare de Montréal, ce nombril du Québec qui s’affiche comme une capitale mondiale de culture, de « haute technologie », de rayonnement, etc. Bref, toute la panoplie de lieux communs dont nous sommes abreuvés de par les « nouvelles » … en « profondeur ».  Cette profondeur qui nous annonçait en 2009, 2010, 2011, 2012, une possible « reprise économique ».

Ah! Montréal a besoin d’un toit pour le Stade Olympique! 250$ millions?  Ce monstre en forme de soucoupe volante qui vole, mais pas dans les airs…  Issu de ces grands projets prometteurs « d’investissements, de création d’emploi et de dynamisme économique ».  On croirait entendre une recette d’un gamin de 4 ans à la maternelle de l’économie.

S’ils est une chose dont Montréal peut se vanter,c’est de fabriquer de la corruption Alzheimer.  La commission charbonneuse: du noir à n’en plus finir et un défilé de fonctionnaires, coiffés à droite, lissés, tous « ignorants » ou dans la formule: « ça se fait comme ça, on n’y peut rien ».

Arachide 

Non, ce n’est pas le nom d’un héros. Mais l’arachide  – une seule – peut faire fonctionner un cerveau pendant 5 minutes. Chez le politicien, sans doute qu’en répétant les mêmes formules emphatiques, il peut « penser » pendant 15 minutes.  Dire et persévérer dans le « soufflé » avec une tel discours de robot est insultant pour les quelque 7 millions de Québécois.

Ego métropole 

Montréal, à l’égal des grandes métropoles est dans la lutte entre métropoles. La mondialisation a maintenant des « sites » importants sur Terre.  Qui sera la plus grande, la plus faste, la plus excitante, la plus « cultivée »? Cette « grandeur », avec un parfum de Sodome et Gomorrhe, a un prix.

Montréal, c’est le BS du Québec. Elle vit dans l’espérance d’une grandeur des Pyramides de Gizeh, bâti  et entretenu  de lointains esclaves de l’Est du Québec, du centre du Québec, du Nord du Québec. Et le Sud…

Les grandes gueules de la métropole ont oublié que nous venons tous des ancêtres chasseurs-cueilleurs et d’un Québec pauvre des années 30. Alors, d’où vient cette soudaine race de saigneurs qui jouent avec des pions vivants? Ces élus angéliques et « savants ». Administrateurs de second cerveau… ?

Au moins, en ce temps-là, on parlait de crise économique. Mais les Pinocchio à ficelles ont transformé la formule en un mot: « austérité ». Eh! Oui! Austérité.  Alors où sont donc nos chers économistes qui ignorent que la crise 2008 a été l’oeuvre des voisins étasuniens qui vassalisent l’Europe, inventent des guerres, se font gendarmes du monde et barbarisent  la planète entière dans un totalitarisme rose ?

Montréal – de par son lustre – est devenu un maître-chanteur « continu ». Montréal demande, Montréal exige, Montréal a des leçons d’économie à donner tout en ayant été floué dans le domaine de l’asphalte et des grands projets tels le CUMS .

Personne n’est seul… Sauf Montréal… C’est une île.

Montréal est habité de Robinson de luxe qui sont  dynamiques, ( avec 30% de plus…) économique, mais pauvre.

Montréal devrait s’étouffer un peu dans ses prétentions à la Parisiennes.

Elle a tous les défauts des méga-métropoles modernes:  comme une putain de pierres qu’on arrive pas à satisfaire.

Alors, il ne nous reste qu’à nourrir le délire…

Lmégalomanie consiste en la surestimation de ses capacités, elle se traduit par un désir immodéré de puissance et un amour exclusif de soi. Elle peut être le signe d’un manque affectif. En psychologie, la mégalomanie est classée dans la famille des psychoses délirantes chroniques. On la nomme couramment « folie des grandeurs » ou « délire des grandeurs1 ».

Que Montréal soit grand! Mais qu’il assume sa « grandeur ».

dynamisme économique 

 dynamisme économique 

dynamisme économique 

dynamisme économique 

Au cas où vous deviendrez un jour chef d’État, maire, économiste, et que la formule vous soit utile pour convaincre des millions d’imbéciles sevrés au « tétons l’État ».

Gaëtan Pelletier

Juin 2014

 

 

 

La table

On calcule qu’au moyen âge les gens ne travaillaient guère plus de la moitié de l’année. Il y avait cent quarante et une fêtes chômées (cf. Levasseur, op. cit., p.239, et Liesse, le Travail, 1889, p. 253, sur le nombre de jours ouvrables en France avant la Révolution). 

C’était au temps où les balais étaient faits de fétus de paille. Grand-mère avait une table sur laquelle on faisait ses dimanches. On y mangeait, et après, on y jouait aux cartes avec un verre d’alcool maison, fabriqué la nuit. La table était usée. Comme étaient usés tous les outils de grand-père qu’il accrochait dans une remise aux planches noires. Tout rouillés. Ils avaient travaillé toute une vie. Comme les genoux du vieux, ils étaient pliés, rouillés et marchaient péniblement. Mais il les remisait lentement, la porte de la vieille remise, avec ses charnières encore plus fatiguées que les coudes du grand-père, se lamentant  à chaque qu’on ouvrait les portes.  On aurait dit qu’elles parlaient. Miaulaient comme des chats… Des os de fer écaillés des pluies, du soleil, elle en rotait un coup comme pour avertir les outils.

Si la table avait pu parler, elle aurait pu raconter toutes les histoires de la famille. Même celle des étrangers qui passaient par les jour de juin, au temps des premiers foins : La joie, la misère, le beuveries, les cartes, les colères, la tristesse de ceux qui étaient partis… Même l’absence de mon oncle Joe, qui avait volé la clef des champs pour aller  aux États-Unis  gagner sa vie.

Après deux verres, on se demandait où était passé Joe. Joe n’avait jamais aimé la table, car elle ne bougeait pas assez pour lui. Pas assez grande pour lui . Lui qui avait dans la tête une table grande comme la Terre. Il avait avalé trop de livres avec de grands yeux pendant les longs hiver. Hiver à ne rien faire, sauf à chauffer la maison et aller attraper quelques lièvres que l’on accrochait au murs, gelés, raides, congelés dans la forêt d’hiver.

Tout était sur la table, incrusté. Incrus-table… Rayée, écorchée, les jambes un peu molles, elle tenait le coup. Et sous la table, toutes les jambes s’étaient frottées, taquines des amours cachés et muettes, des colères avalées, des frustrations, des accidents… Le plancher détestait la table… Surtout quand une assiette était échappée…

Mais elle était solide cette table .  On l’avait fabriquée  pou une vie ….  Et encore:  après les décès, certains emportaient la table avec eux et lui donnaient une autre  vie dans une autre demeure . Les tables se réincarnaient. Du moins on s’arrangeait pour qu’elles se réincarne. Quand on est pauvre, tout se réincarne… Quand on est riche, tout meure… Aujourd’hui, les table ne se réincarnent plus: elles ne veulent plus revenir sur plancher pour servir. Elles voudraient être vivantes, comme jadis.

Mais un soir d’hiver, pendant les fêtes, la table fut tellement surchargée d’ustensiles, de bouteilles, d’assiettes, de pâtés, que même à quatre pattes, l’une d’elle lâcha. Le plancher émit un grand cri… On sortit le balai, un ramasse-poussière et on continua la fête avec deux caisses de beurre en bois. La fête continua. Il n’y avait plus suffisamment d’assiettes, mais Grand-père alla dans sa remise et revint avec 5 assiettes de granit d’une petite teinte bleuâtre avec quelques blessures aux rebords. Et un peu de neige…

***

Pendant l’hiver, pendant qu’on attendait le printemps, grand mère fit réparer la table. La vieille, aussi barbouillée  que son tablier demanda à Joseph de ne pas la remplacer par  de ces nouvelles pattes en érable…

– Tu aimerais ça, toi, avoir la jambe d’un autre.

Il prit un mois à réparer la blessure de la patte et revint tout fier de son travail. Et il avait raison… La vieille chercha toutes les traces de blessure, penchée, ses lunette embuées, mais se releva avec un grand sourire: « C’est bien elle! Elle est revenue ».

Elle lui donna deux lièvres, un flacon de gin, deux pains, et des graines de semence de carottes.

– Tu es content?

Il parut gêné.

– Ben! J’aurais aimé des graines de tomates…

– Fallait le dire! On donne à quelqu’un de ce qu’il a besoin, pas de ce qu’on a de trop…

***

Le temps passa…  À mesure que les gens s’enrichirent, ils se se préoccupèrent plus de la vie des tables. Elles allaient souvent terminer leur vie au dépotoir.  Pis encore, la vie des tables changea. On fabriqua de grandes tables pour les gens qui ne mangent pas mais qui décident qui va manger. Des tables de discussion… Propres et lustrées comme le dedans des gens qui se sont laqués pour  faire leur frais chié.

Ils n’ont plus aucun respect pour la table. Tout se passe en dessous: ils trichent aux cartes, se parlent tout bas, et la table est si grande que l’oncle Joe avait raison: il existe des tables aussi grande que le monde.  Elles ne servent même pas à manger. C’est une façon de parler… Elles servent à manger le monde… La terre des gens, leurs outils, et même leurs tables. Les malins ont réussi à créer des tables sans vie…

L’oncle Joe n’est jamais revenu de son voyage à « l’étranger ». Il n’était pas souvent à table avec les autres. L’oncle Joe rêvait…  L’oncle Joe a dû finir sa vie chez l’oncle Sam… C’était au temps où les familles, las de la terre, allaient puiser ailleurs un  « salaire ». Comme pour se prémunir de la misère… Dans l’État du Maine. Un « salaire ». Un « pas d’hiver » et pas d’attente des graines, des lièvres gelés, et des printemps incertains.

Quand son neveu, lui-même parti dans le Maine fit des recherches, il ne retrouva qu’une usine fermée depuis longtemps où l’on fabriquait des tables. Il s’est avéré que l’oncle Joe  travaillait sur la fabrication de pattes. Rien que des pattes, toujours des pattes. Et à tous les six mois, les modèles des pattes changeaient. L’histoire de la famille dit que l’oncle Joe n’avait finalement rien compris des tables… Et lorsqu’il comprit, c’était un soir en octobre, dans la Province de l’Ontario qu’on le retrouva mort avec un pistolet, la tête sur une table. Avec un trou et plein de sang. La facture de l’achat de la table fut retrouvée dans son tiroir: elle datait de la veille. C’était une table qui n’avait rien partagé. Un peu comme le monde ne partage plus rien… Oncle Joe était un avant-gardiste. Mais il se questionnait un peu trop sur le sort du monde. La table ne contenait que du sang, des larmes et un peu de poudre. Et quelques « écritures » de son cerveau. Avec un petit papier retrouvé sous la table. Il était bizarre oncle Joe:

 » Je voulais détruire la table, la tuer, parce que je n’ai jamais compris la table. Mais étant donné qu’elle est déjà morte juste après avoir été construite, je dois détruire ce diable et me détruire en même temps ».

Aujourd’hui, Grand-mère n’aurait pas compris que l’on mange parfois sur des tables métalliques, fabriquées dans des pays dont on ne connaît pas les gens. L’oncle Joe avait raison tout en ayant tort: les gens veulent seulement avoir une table pour manger et se défaire de certaines misères. Alors, le monde est devenu  comme l’avait pensé l’oncle Joe: la table est grande comme le monde. Et peu importe s’ils viennent y manger ou pas, on sait qu’à l’autre bout du monde quelqu’un mange à une table. Mais ce n’est jamais simple: certains n’ont pas de table et mangent bien… Tandis que d’autres ont les moyen d’avoir deux tables sans avoir rien à manger sur celles-ci.

Le monde est comme ça. Mais il ne devrait pas être  » comme ça »…

Et c’est ça qui fait que tout le monde n’a pas besoin de comprendre une table. Ce dont il faut se méfier, c’est de ceux qui ne mangent pas sur une table mais qui  s’en servent pour faire autre chose. Maintenant, il doit y avoir autant de table dans le monde qui servent à mettre des « téléphones intelligents », des ordinateurs et des bouteilles d’eau volées  dans des puits du Maine.

Mais ils ne veulent jamais se mettre à table…

Gaëtan Pelletier

15 mai 2014

P.S.: En souvenir de la famille Pelletier-Robichaud, de l’oncle Joe, et de la belle simplicité de tous ces gens qui fabriquent des tables pour manger.

 

 

 

 

Québec is raid

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Fire Belle (Always Ready), 1956.

En perdant leur faim, ont perdu le sentiment des choses. Récoltes chiffrées en $, terre devenue un capital de production, moisons et récoltes vendues avant d’être semées. Mauvaises récoltes : pas la mort, une simple perte d’argent. L’amour se dessèche au contact de l’argent. Les fermiers se transforment en commerçants. Seuls les bons subsistent. Les fermes tombent aux mains des hommes d’affaires ; elles s’agrandissent et leur nombre diminue. L’agriculture devient une industrie. Comme dans la Rome antique, les propriétaires terriens importent des « esclaves » (Chinois, Japonais, Mexicains, Philippins) (discours de mépris) (325). Les fermes de plus en plus vastes. Une minorité de fermiers encore attachés à leur terre. Les serfs maltraités. Les cultures changent : les arbres fruitiers remplacent les céréales, légumes qu’on ne peut récolter que pliés en deux (laitues, choux-fleurs, artichauts, pommes de terre) (différence entre agriculture debout et agriculture à quatre pattes). Les grands propriétaires ne travaillent plus à leurs fermes. Extension tel qu’un seul homme ne peut plus suffire : armée de comptables, de chimistes, de surveillants. Le fermier tient boutique : il paye ses hommes et reprend leur argent en leur vendant des provisions puis ne les paye plus du tout. Les ouvriers vivent à crédit (326) et se retrouvent endettés vis-à-vis de la Compagnie. Un grand nombre de propriétaires n’ont même jamais vu leurs terres. ( Les raisins de la colère, Steinbeck) 

Je déteste parler politique, parce que la politique est l’oeuvre de l’Alzheimer des peuples. On oublie… Toutes les racines de la mondialisation se trouvent dans l’oeuvre de Steinbeck: la perte des terres. La perte de la faim… Et le grand miroir falsifié d’un monde meilleur. Un monde « avec des emplois garantis ». La peur de mourir de faim après avoir vendu sa terre,  comme cela se passe en ce moment dans le monde.

Je ne parle pas de politique, mais d’humanisme. Et la politique – cette religion du 21 e siècle-  cultive la peur des gens rendus serviles , petit esclave au service de l’État.

Ce qui s’est passé au Québec, lors des élections du 7 avril, c’est une accentuation de la peur de perdre ce que l’on a, les mains liées à l’État et au néolibéralisme mondial.

Pour faire court: les aveugles mènent maintenant les chiens de guerre. De cette guerre économique qui n’en finit plus. De cette guerre mortifère   entretenue et glorifiée, soit-disant « nécessaire ».

Et là, le peuple est perdu… Et il n’y a pas qu’au Québec que le peuple est perdu, lui qui a des frontières, et le monde de la finance qui n’en a pas. C’est la nouvelle jungle du monde « moderne ».

L’unité un filament de lambeaux que personne ne peut plus suivre.

Informés?

Il y aura toujours dans l’âme des Hommes cette dame pompier venue éteindre les feux. C’est une sorte de mythe  entre la fabulation des esprits et celle d’un monde habitué à la tricherie, à l’espoir, au sauveur attendu qui changera l’eau en vain.

Du Québec au Canada.

De la France à l’Europe.

Des États-Unis  qui enflamment la planète en brûlant l’intérieur de ses citoyens.

De la Russie à l’Ukraine.

Du Venezuela au Venezuela…

Promesses d’emplois et de vie meilleure. Or, dans l’Histoire, les « vies meilleures » ont toujours été provisoires et suivies de crises et de « guerres nécessaires ».

En France, Valls triture les chiffres… Comme partout ailleurs.

C’est ce qu’on a à nous offrir, finalement: un monde d’emplois et de rameurs dans lequel il faut payer sa rame et l’on fournit le bateau.

La Fire belle , liée à notre monde est sans doute bien plus représentative que toutes les affiches et la bureaucratie tortue.

Mais, au fond, après avoir donné le prix Nobel à Steinbeck, le visionnaire qui avait retracé le spermatozoïde de la mondialisation, nous n’avons rien appris. La misère de la terre, avec ses saisons sèches, ses propriétaires empressés d’écraser ou de saisir les petits fermiers, rien n’a vraiment changé.

On est mieux vêtus…  Mais le costume est petit… En politique, tout est raid, et dans la la vie tout est raide.  Alors, le petit bonheur étouffe dans son costume. Même s’il se fend en quatre pour « bâtir » un pays. Notre citoyen grossit à la propagande et aux burgers.

Ben voilà! Le monde « avenir » est facile à prédire. Après Philippe Couillard

 

Image illustrative de l'article Philippe Couillard

… après Hollande, après Sarkozy, après le prix Nobel de la paix, Monsieur de Obama, après qu’ils auront tous filé à l’anglaise, ils seront la petite maille tricotée par le monde de la finance.

Pour le filet des poissons que nous sommes…

Dommage que Freud ne soit plus de ce monde: entre la femme pompier qui glisse  sur un poteau et les politiciens qui tentent d’éteindre les feux, c’est l’enfance retrouvée d’une masse déstabilisée…

L’Humanité doit avoir 13 ans… Elle a ses règles… Mais elle ne sait pas trop d’où cela provient, ni à quoi ça sert…

Je le dis à nouveau: nous votons pour des pubs passantes.

Gaëtan Pelletier

avril 2014

Laïcité-Québec

 

Il y a de grossières erreurs dans l’appellation:  » La charte des valeurs québécoises ». Il y a là une teinte de racisme étrange. Car si Montréal est maintenant une ville « riches en cultures différentes », en quoi une dame porteuse de Hijab, enseignant la laïcité pourrait nuire à la société québécoise?

Ah! On nous a dit que c’était le symbole de la femme esclave musulmane  malmenée parles extrémistes.

On le sait…

Son « outil ostentatoire » pourrait trahir les États laïcs. Dangereusement…

On a sans doute oublié que le clergé  chrétien, ( frères, prêtres, tous travailleurs du conglomérat ancien État-Religion)   a violé la « différence » des amérindiens à la limite de l’effacement de la culture et même sexuellement.

Ce qu’on n’a pas compris, c’est que la religion était liée à l’État. Maintenant, c’est le monde des affaires. Alors, il faudrait interdire le port de la cravate au style Wall-Street et tous ses représentants à cheveux blancs, bons kapos du monde du « développement global », voleurs piteux, marionnettes désossées, flasques et visqueuses.

C’est compliqué, hein? Faut-il s’attaquer aux idées attardées et néfastes des politiciens au lieu de s’acharner sur un petit vêtement?

C’est en dedans que ça se passe…

L’enfant qui grandit dans un monde de différences de couleurs, de différences de tenues vestimentaires ne voit rien de différent, car il sait voir de l’intérieur les gens. L’enfant est souple d’esprit. Il a une capacité d’absorption 1000 fois plus grande que les « adultes » rivés aux grands projets de société, soudé à son passé.

Pendant la montée du nazisme, des enseignantes enseignaient aux enfants les valeurs du régime nazi. Sans costume… Sauf celui de leur cerveau bien ciselé, sculpté au régime.

Maintenant, c’est le monde des affaires. Ils portent tous la cravate, signe de laïcité. C’est le plus ostentatoire des signes. Signe que tout est dirigé vers un État fascisme, monovaleur: money. Monopoly-Monopole.

On ne change pas un monde avec un costume. On le change avec des discours martelés. Et ce « projet » de laïcité est un discours martelé qui ne changera rien. Il ne changera rien, puisqu’il a maintenant un programme d’histoire des religions de la diversité des religions   incluant celle du Québec, sans les scandales du catholicisme abusif, collé à l’État dans les années 50.  Il ne changera rien puisque le Québec est un « pays » d’immigration.

Des blancs, des noirs, des jaunes, des grillés par le soleil…  Quelqu’un l’a remarqué?

Vouloir rendre un État laïc, c’est ce qu’a fait le régime U.R.S.S avant sa chute en interdisant les religions. Pourtant, tous les travailleurs se cachaient pour la pratiquer.  Ce n’était que le prélude à un abonnement au cher capitalisme et à la croyance qu’il faut niveler encore ce qui est différent. Soit en volant leurs terres, soit en les « convertissant », soit en disant comment se vêtir. Mais surtout à ce qu’il faut apprendre. La Russie forcent ses minorités à envoyer leurs enfants dans des pensionnats.

Description de cette image, également commentée ci-après

Un Nénètse ( de Sibérie)  doit être « converti ». C’est là le fascisme laïc mondialisé, globalisé, pour imposer ses valeurs. La laïcité, c’est l’argent, la guerre, et la pseudo-réussite, ou encore la « nécessité » de s’abonner à un mode de vie « uniforme ».

Le monde n’a pas changé: les dirigeants n’ont jamais eu de respect pour la vie des gens. Celui qui décide ou celui qui est élu pour « décider », est encore le même modèle d’il y a des siècles de l’Espagnol, du Français, du Britannique venu déflorer les amérindiens.

Alors, nous sommes tous l’amérindien de quelqu’un.

Il n’y a que deux espèces qui résistent aux changements: les insectes et les politiciens.

Mais avec des fortunes arrachées des yeux des hommes, on pourra vous faire croire un jour que l’on peut dormir les yeux ouverts…

Gaëtan Pelletier

Janvier 2014