Archives mensuelles : décembre 2008

BALADE À NOËL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Regard vers l'est

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On regarde à gauche, vers l’ouest, le soleil pâlit.

Route

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous les chemins mènent à Rome

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Arrêt obligatoire….

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Encore une étendue glacée de Kamouraska

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Au quai du petit village de Kamouraska. Un paraskieur veut faire la vague sur les glaces

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Il se prépare

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Un bel envol. On est bouche bée…

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Dire qu’ici, l’été, les touristes viennent se réchauffer…

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Une petite vue du quai…

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Nos amoureux regardent… Quand on vient de Colombie et de Kamouraska, il faut partager sa chaleur…

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Lexandra, la colombienne, est étonnée, et nous aussi.

! LAZARE


Souvent l’on a eu ma peau,
Jamais, mais jamais mon âme
J’aurai torché tous les petits rois
Boueux du pouvoir
Pour un dollar
Sans le sou

Petits rois, au royaume nombril
Vous, le beau gratin moisi!
Quand vos os seront ailleurs qu’ici
Vous aurez ces vieux bas troués
Dans un grenier, oubliés
Où iras-vous? Vous, vous vous!
Qui tricotez d’épées
Vos bas de laine
Comptes en banques barbouillés?

J’aurais aimé me faire mendiant
Au coin d’une rue pour château
Un pincement lent, d’un peu de vie à regarder
Les fleurs et les femmes
Le vent et le vent
La vie et l’amor
Et votre air glaciaire
Frigo, frigidaire
Anglos lampadaires

Vous, les besogneux trop bien lavés
La crotte de retord
Shakespeare de fast-food
Grilled-Cheese de notre temps
Où iras-vous? Le je, myself, et le I?

Merci so moche, les nichés
Au pays des banques, figés
Comme des fantômes entre deux pays :
Avec vos peaux de crapauds
Comme cotes de mailles des chevaliers

Je suis le ressuscité, l’ animé
J’ai fuit la prison des desseins
De vos crayons gras, larvés
J’ai des yeux
Pour voir
Et pour vous dire : Au Revoir…
Gaëtan Pelletier
29 janv., 07

LE POÈME QU’ON DÉTRUIT

Dans la gueule jaune du feu, il se meure. Avalé par la langue noire… La cendre fripée et volatile… Un rien de lumière… Un creux dans l’espace-temps du néant noir…

Qu’avait-il dit? Mon silence d’effroi? Les miettes d’inconscient sans parole?
Comme un tout vécu, jamais survécu. Une douleur agitée qui allait passer?

J’ai mit le feu à mes douleurs pour éteindre les vôtres… Le corps et l’âme fléchés d’obscurité. Pour y saisir la lumière… Les spasmes et les étranglements feutrés…

Le feu l’a emporté… Le brasier vient d’éteindre l’incendie… Et mon squelette d’encre se cherche dans les fibres cosmiques…

J’entends la musique d’un oeuf et m’arrache une oreille…
Je la jette aux bouches et aux langues du désespoir…

Ma maison rose brûle…

Las, sous les brasiers de je ne sais qui les a allumés…

Gaëtan Pelletier/Jean-Michel Valiquette

10 mai 2001

NB : Jean-Michel Valiquette est un jeune poète qui s’est suicidé au début de la vingtaine. Poète de «l’illisible», âme torturée , j’ai fait ici une sorte de collage d’un de ses thèmes. Bref, j’ai écrit le texte, mais un peu à sa manière…

Né en 1947, il n’a laissé qu’une revue consacrée à son œuvre, souvent brouillonne mais prometteuse.
J’ai hélas égaré la revue dans ma bibliothèque…

ENFIN! DES CHÔMEURS HONNÊTES

Le chat est un domestique infidèle que l’on ne garde que par nécessité.
Buffon

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Honnête : Qui se conforme à la probité, à la vertu, en parlant des personnes. Âme honnête. Coeur honnête.
Malhonnête : Qui manque à l’honneur, à la probité.

Dictionnaire français

Dans un article intitulé JULIE COUILLARD, UN DÉCOLLETÉ DE 54 MILLIARDS, je faisais référence à la saga des partis à Ottawa, centrés sur les politicailleries, retardant ainsi les travaux des gouvernements sur des problèmes criants de notre société.
Cet article, piégé en quelque sorte, a atteint son but : les lecteurs y sont venus en grand nombre… pour le scandale Couillard-Bernier. Et les boules, malheureusement.

Le propos en était le chômage et les 54$ Milliards détroussés au citoyen.

Aujourd’hui après la décision de la Cour Suprême, force est de constater que le droit, même dans les hautes sphères est toujours à jouer avec les mots. Bref, la justice et le droit sont deux choses différentes, voire discordantes. À preuve le cafouillis de ce jugement contradictoire.

Légale

Dans son jugement sur le sort des surplus de la caisse de l’assurance-emploi, la Cour suprême du Canada donne raison sur le fond au gouvernement fédéral, aux dépens de la CSN, qui l’accusait d’avoir agi illégalement.

La Cour juge toutefois que le gouvernement n’a pas détourné de fonds illégalement.
Source : Radio-Canada

Depuis 1996, plus de 54 milliards de dollars de cotisations à la caisse d’assurance-emploi ont été utilisés par le gouvernement fédéral pour rembourser la dette canadienne.

Et ce, sous la gouverne de Paul Martin, en particulier dans la période spécifiée par La Cour, soit 2002, 2003, 2005.
La Cour conclut qu’il s’agissait là d’une taxe relevant du pouvoir de taxation du gouvernement.

Illégale

La Cour suprême accueille néanmoins la requête de la CSN en partie: elle juge que le mécanisme de fixation des cotisations utilisé par le gouvernement en 2002, 2003 et 2005 était inconstitutionnel. Les cotisations pour ces années, qui pourraient s’élever à environ 60 milliards de dollars, ont donc été perçues illégalement.

***
Le chat et le sac de chats

Avec l’adoption d’un nouveau mécanisme de fixation des taux pour les années 2002, 2003 et 2005, le cadre de l’article 66 ne s’applique plus. La loi ne comporte plus de critères encadrant et orientant l’établissement des taux, lesquels relèvent désormais de la discrétion du gouverneur général en conseil. Les cotisations d’assurance emploi constituent toujours un élément des recettes publiques tandis que la disparition du lien entre ce prélèvement et le régime réglementaire marque, du même coup, la transformation des cotisations en une taxe sur les listes de paie. Or, l’article 53 de la Loi constitutionnelle de 1867 reflète le principe ancien mais fondamental dans notre régime démocratique qu’il ne doit y avoir aucune taxation sans représentation. Seul le Parlement peut imposer une taxe ab initio.
Extrait du jugement

Pour simplifier

J’en conviens, c’est embrouillé.
Soyons honnête, et laissons le bon sens nous conduire.

Paul Martin et son administration, pour faire bonne figure ont-ils créé une taxe camouflée en gonflant les cotisations qui ne répondaient pas aux besoins des chômeurs? Bref, le gouvernement a-t-il butiné dans le portefeuille des citoyens pour se faire un fonds dans le but de réduire la dette du pays?
J’ouvre mon dictionnaire de synonymes :
Butiner : voler. C’est le premier mot qui apparaît.
En droit, un chat n’est pas un chat, c’est un animal domestique, de l’ordre des carnassiers digitigrades.

Mauvaise gestion

1990 : 85% des chômeurs qui perdaient leur emploi avaient droit à l’assurance-emploi.
2008 : 47%

Pendant la période ou les gouvernements ne savaient pas gérer les fonds d’assurance-emploi des chômeurs, et lorsque qu’apparurent les petites noirceurs, ces gouvernements, dépourvus, se mirent à la recherche des… fraudeurs. Ils furent qualifiés de tous les noms qu’on peut trouver dans le dictionnaire des antonymes au mot honnête :

Coquin
Crapule
Fourbe
Fraudeur
Déloyal
Incivil ( je l’aime celui-là)
Malhonnête

On procéda donc à une savante restructuration, sabrant dans le pourcentage, amputant les périodes de quelques semaines, selon les régions.
Le chômeur, ce pauvre sans emploi, était en quelque sorte devenu un bandit, un escroc, une crapule, un arnaqueur, un magouilleur, un lâche, un vaurien, une crapule, un coquin, un larron, un gangster…

La liste est longue….

Le matelas Sominex

Je ne sais pas s’il existe vraiment, mais les matelas sont faits de plusieurs couches doctement fabriqués pour vous procurer un sommeil doux et réconfortant.
Comme les politiciens, plus ils sont épais, meilleurs ils sont. Enfin…

Il fallait donc le punir de son crime. Car il est illégal de frauder le gouvernement. À preuve : les amendes imposées aux chômeurs récidivistes.
Synonymes : incorrigible, repris de justice.
Le chômeur est responsable de sa perte d’emploi. Et quand il le quitte, il ne reçoit rien. On suppute qu’il quitte pour frauder…
Fin finaud dans le droit, mais en ce qui concerne le monde du travail, les avocats sont aussi épais qu’un matelas Sominex.

Plusieurs travailleurs quittent avant de sombrer dans le burn-out.
J’ai bien dit avant. Car après, quand ils se réveillent le matin en larmes, épuisés, ils ont droit à un billet du médecin.
Ceux que j’ai connus se sont rendus jusque là pour ne pas avoir à être humiliés, bref, à garder leur dignité. Et leur pain…
Par fierté.

Comme au hockey : un passage au ralenti de l’extrait du jugement

. Les cotisations pour ces années, qui pourraient s’élever à environ 60 milliards de dollars, ont donc été perçues illégalement.

Je retourne à mon dictionnaire de synonymes :
Illégalement : frauduleusement, indûment, irrégulièrement (au sens d’irrégulier).

L’art de porter des chaussures

Pour marcher aisément il faut mettre le soulier droit dans le pied droit, et le gauche dans le gauche.

Selon le jugement de la Cour suprême, on peut chausser un soulier à l’envers, et marcher droit.

Droit : juste, bon, honnête, net, franc, vrai, pur.

Les nouveaux chômeurs

Avec cette accommodant prorogation, nos élus sont au chômage jusqu’à la fin janvier.
Ils recevront 100% de leur salaire, soit 155,400$.

Et cela sans billet du Dr House… of Commons.

P.S. : Nous avons deux chats à la maison. Charlie, tout noir.
Et Fripouille, le malin, intelligent, gris, rayé de brun.
Étrangement, c’est Charlie qui se camouffle le mieux.
Je sais que ça n’a pas de sens… Normalement, selon les critères de fonctionnement de la la Nature, ou de notre conception, le gris serait quasi invisible, vu son agencement architectonique de couleurs.
Peut-être, au fond, nous sommes victimes de notre jugement et de notre savoir.
Le monolithisme de cette teinte nous a trompés.
Encore là c’est assez simple : nous avons supputé de la multicoloration de l’environnement.
Mais où est-il ce bel agencement de couleurs?
Charlie! Où es-tu?
Gaëtan Pelletier
13 déc. 08

VICTOIRE DU PLQ AU QUÉBEC : DRAP NOIR ET SOUPE ÉPAISSE


Elle est pratiquée le plus souvent par des artistes dans le cadre du monde du spectacle. Le magicien s’est entraîné pour créer les illusions qui leurrent nos sens : il fait apparaître et disparaître diverses choses, il défie la gravité, transforme la matière, lit dans les pensées, voit dans l’avenir. Avec ses astuces et son habileté, son adresse et son boniment, une mise en scène théâtrale, un éclairage subtil ou un fond musical, le magicien crée un contexte grâce auquel son trucage – au demeurant parfois fort simple – devient stupéfiant au point de créer l’illusion qu’un mystère vient de se produire sous nos yeux.

L’art de la prestidigitation

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Le plus fatiguant, chez les politiciens, c’est qu’ils se croient de grands stratèges. Si ces gens étaient des généraux, nous perdrions toutes les guerres.

Quand un parti est élu dans une démocratie aussi rustre que la nôtre, le citoyen est en droit de se poser la plus pertinente des questions : «En quoi ai-je été berné?».

Peu importe le gagnant, nous sommes tous un peu perdant. Car nous sommes le public d’une bande de prestidigitateurs de métro.

Le drap noir

Les stratèges libéraux ont utilisés, eux- aussi, la peur, en faisant brandir le spectre d’une crise économique. Ce n’est pas qu’elle ne viendra pas, mais ce fut un «outil» puissant pour camoufler les problèmes inhérents à la société québécoise.  C’était se servir, de ce que l’on nomme en prestidigitation, d’un Baron, ce personnage faisant prétendument partie du public, complice de l’illusionniste. Les U.S.A. ont donc fait office de Baron.

Cette démarche acolore, ou l’art de calfeutrer, est hélas la marque des gouvernements antérieurs. Une société sans projet, sinon que de vous fidéliser à une marque de commerce mondiale : l’économie.

Dans sa campagne électorale M. Charest a fait état de «grands projets». Sans trop s’attarder et, surtout, sans rien promettre.

Quand le cuisinier veut nous faire croire que sa soupe est nourrissante

Il y a plusieurs façons d’épaissir une soupe. Il faut bien brouiller le bouillon un peu pour qu’on ne voit pas le fond, ni les quelques ingrédients qui y nagent. On peut y ajouter un peu de farine ou encore avec des fécules de maïs.

Les dimanches sans semaine

Les épouses de jadis, qui voulaient donner à leur mari  un petit air de collet monté, faisaient tremper un linge dans une solution ( beau mot, SOLUTION… servi à toutes les sauces en politique ) d’eau et de fécules de maïs. On repassait les collets des chemises blanches qui se raidissaient le temps d’un dimanche. Ça ne durait pas, mais ça faisait chic pour aller à la messe.

À force de ne pas avoir de vision à long terme, à force de boucher des trous, et de n’avoir pas de Ministère de l’Imagination, la société québécoise prend la route de tous les États mondiaux aux prises avec les même problèmes et la solution la plus délavée qui soit : la finance pour bonheur. Portefeuille rempli! Bonheur garanti!

Les vrais problèmes

Allons voir ce que sont ces vrais problèmes cachés sous le drap noir.

  • 10 ans de piétinement en éducation
  • Absence de mise à jour du zonage agricole. Ce qui entraîne une quasi impossibilité pour les petits agriculteurs de découper les terres pour démarrer. Et une foule d’autres désagréments. ( Voir, Radio-Canada)
  • Hyper centralisation. Régions qui se vident au profit des grands centres. Sans raison, sinon que celles économiques des grands projets en figurines de plastique.
  • Philosophie de l’immigration douteuse, et surtout, mal précisée.
  • Appauvrissement de la collectivité
  • Détérioration du monde du travail. ( Épuisement professionnel, dépressions, burn-out, etc. On se croirait en 1920. Les administrateurs ont aussi leur beau drap noir. )
  • Appareil démocratique désuet. ( Il faut voter contre pour ne pas avoir à se retrouver dans une monarchie. Car le système actuel ne favorise que le bipartisme.)
  • …………

Faites votre propre liste.

Et n’oubliez pas les routes… Dans les nids de poule se cachent bien des coqs…

Gaëtan Pelletier

09 décembre 08

N.B. Si la victoire avait été celle d’un autre parti, il n’y aurait que trois lettres de changées.

Ce qui ne change pas le monde…

MR HARPER AND THE OTHER GUY IN THE TOILET BOWL

Like I use to do every morning is what you do every morning: I go to the John. But yesterday, I was asleep and I did not notice that the water refused to flow as well as it usually does. I am a hard head person.  So I persisted. I never give up. And my wife knows a lot about me. Then she shouted:

–    Sam, please, it is the tenth time you have been trying to flush the water! Stop it!

–    There’s something choking the outflow. Probably your long blond hair…

–    Shit! My fault again…

–    You’ve got the right word: shit! That’s what we’ll have on the floor if I don’t find a solution to unblock the pipe.

–    Call the plumber…

–    He is  my brother-in-law… I don’t like him giving his «best» advices for dummies…

–    Do it yourself!

–    Right!

I sank my arm in the toilet bowl. It was cold and nasty. But I had to do my job: maintaining the house.

– Damn it! Some hair.

–    Hair? She asked me.

–    Yes. A big bunch of hair.

I pulled out a fistful of hair. When I looked at it I was dazed: the hair was kind of salt and pepper.

I started to sing and old Beatles song.

It’s salt and pepper lonely Heart’s Club Band

We hope you will enjoy the show

It’s salt  and pepper lonely Heart’s Club Band

Sit back and let the evening go

– Honey! Do you have a love affair? I asked.

–    Are you crazy?  She replied. Why?

–    Well, the lover is getting old… The hair is  almost white.

I sank my arm in the toilet bowl a second time. Deeply.

F…………./$%?!!

I pulled out a….head. But  no body…

– Gee! Mister Harper, what are doing there?

It answered slowly:

–    I am trying to save this country.

–    What a way to do your job! Why didn’t you choose the shower?

–    Because it’s a dirty job, he told me in a cordial tone.

–    Yes, but just imagine that the floor is Canada. Do you realize all the shit overflowing the bowl?

I was holding   IT. Disgusting: sweating all over, hair combed left to right, as straight as humid strikes stuck on his rounded cheeks.

Those strange blue eyes seemed to scrutinize me, but at the same time they were heading an empty world.

« Damn! Sounds like a Stephen King’s short story».

IT could read into my mind.

–    It’s a long tory…

–    Story?

–    No. Tory…

–    It’s a mulish way to speak… But what about the floor?  I added.

–    Canada?

–    Yes, Canada.

–    I’m not responsible… There’s someone else in the toilet.

–    Who?

–    Go to pick up some hair. You will  see…

I put the head on the floor and still sank my arm into the bowl. I could not believe my eyes: another IT.

– Mr Dion! What are you doing there?

–    Two heads are better than one, he said, grinning.

–    To many heads for such a small hole can’t evacuate the shit. So, I’ll have to sort out this imbroglio or… rumpus.

–    I am the best to run this country… ( Dion)

–    You are already in the basement, so, what the use of staying here?

–    I wanted to quit, but it is so narrow that we can’t be two heads: we were stuffed-up…

–    Did you negotiate each other?

–    He is lying, replied the other IT. ( Harper)

–    Christmas is soon, I said. So if one of you quit, it will be a great gift for our democracy. And my floor…

–    Quebec is only a carpet in Canada. The floor is large said the Dion IT.

–    But you are  a mule…Canada needs a horse, said the Harper IT.

–    Stop it. I cut.

The two heads were confronting, shouting face to face, drooling angrily.

–    Wow! Wow! When I say wow, I mean Wow. I guess I will put your IT into the trash can.

–    Don’t do it they said in choeur. You must choose one of us.

–    I am not sure about that. I am holding you two heads heading nowhere. Maybe I am able to decide where you should  go.

–    I got a good sense of humour, said the Dion IT.

–    Prove it…

–    Who is the Santa Clause’s wife?

–    Mr Harper?

–    I don’t know. This is stupid. Santa Clause never been married.

–    Ah! Ah! Ah! He drives his sleighs in a green way…

–    What is the answer?  Mr Dion.

–    Mary.

–    Mary?

–    Yes. Mary Christmas.

While I was bringing the two IT to the trash can, I could still hear them loudly discussing. It was a large plastic trash can. A black parliament…

–    I can’t live here, said  the Dion IT . I am going to die…

–    One dead or two   for millions of survivors, it’s a great deal. How about it?  Mr Harper.

–    Let the cover opened, so we at least see the stars, said Harper  IT.

–    Look at each others, both of you wanted to be a star. Stars feed the eyes, but don’t feed the Earth. Once under the ground, you will be the food of flowers Mr Dion. Isn’t it green?

–    What about me?  Asked Mr Harper.

–    Dandelions are yellow…

***

–    Did you succeed cleaning the toilet bowl? Asked my wife.

–    Yes.

–    How?

–    Composting. The best way to be green … Je suis un bon mari

Un mari qui nettoye en profondeur :  A Mari Usque ad Mare…