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Avoir pignon sur cul

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L’avidité, c’est la pauvreté des riches. 

Jocelyn Beauregard

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La crise économique de 2008 s’est transformée en « austérité ». C’est du langage orwellien pour qualifier ce qui perdure et ce qui ne reviendra pas.

Ce ne serait pas arrivé si l’avidité des « institutions bancaires » n’avaient pas copié le modèle américain, la grande arnaque du siècle. Les étasuniens puent du cerveau comme si on les avaient enfouie dans un tas de compost.

T’as besoin d’une pelle? Il y a 3 ou 4 circulaires des magasins à grande surface qui mitraillent leurs faux spéciaux de la semaine. On est des dindes farcies de produits divers qui durent le temps qu’ils veulent qu’ils durent.  Et pendant ce temps-là, les vieux se font « dépensionner », rasés de leurs avoirs et de leurs droits à une vieillesse par un couperet de cerveaux empaillés qui se passent les formules de la réussite entre eux. Copycat.

L’offre dépasse la demande. Mais surtout les besoins. Et l’on coupe… Alors, le carrousel économique, avec des méthodes filandreuses, avec leurs connaissances en fauteuil roulant, vous roulent  « until you die ». Jusqu’à la mort. En attendant les affamés – ou tentant d’en créer – du consumérisme attendent… encore plus de consumérisme. Petit bonheur frelaté…

Mais il faut bien offrir un prix « No-Bell », sans sonnette à imbécillité et à la décadence voulue de la vente des maisons. Car ce n’est plus le propriétaire qui fixe le prix, mais l’agent. De sorte que l’on peut vendre une niche à chien à 25,000$ avec un terrain pour caca – bientôt soumis aux « normes environnementales » à 15 mètres carré.

Bizarrement, la recette de la réussite est:  » Si l’on ne joint pas les deux bouts », il faut s’endetter.  Et l’on endette avec des moyens crasseux:

Quand ma belle-sœur est est décédée, la compagnie de téléphone a demandé à la famille de poursuivre le contrat lié à l’abonnement de la ligne téléphonique. Trois mois après le décès.

Elle ne m’a pas téléphoné pendant ces trois mois… Mais il a fallu avoir recours à des conseillers pour couper la ligne.

Toute une arnaque! Même mort, t’es endetté.

Le monde de la finance est si avide et retors qu’il endette les morts. Nous en sommes à « fabriquer de la richesse » avec les cadavres.

Beau monde!

Et les petits chevaux courent!

Et les petits chevaux courent!

En rond, en sautillant, étourdis.

Sans savoir la fête foraine des arnaqueurs affiliés, parfois élus, mimes de rien.

C’est quand même génial leur trouvaille pour nous flouer. Le prix des maisons est tellement élevé, l’espace si petit et coûteux, et la bouffe tellement grasse, qu’un jour c’est la maison qui viendra habiter notre arrière train.

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Gaëtan Pelletier

Faut-il retirer ses économies des banques?

Quand les banques ou toute autre institution financière n’offrent plus à l’épargnant moins de 1% sur son capital, est-il utile de confier à ces institutions l’argent des petits épargnants? Ne pourrions -nous pas l’utiliser à de meilleurs et PROCHES investissements par une petite institution régionale créatrice d’emplois et destructrices de guichets automatiques?  Humaniser au lieu de robotiser. Rapprocher au lieu d’éloigner. Est-ce là le seul moyen d’échapper à cette invisibilité de nos richesses?

Qui veut d’une machine à faire prospérer de l’argent (sic) pour l’argent? L’institution financière n’étant qu’un moyen d’améliorer nos vies. Pour l’instant, elle semble un moyen de la compliquer et de nous flouer avec un service téléphonique automatisé et à numéros.

On dirait que le culte du profit nous fait disparaître…

Gaëtan Pelletier

 

Le trio brun

Si on bouffe les discours des politiciens, les théories des banquiers, la « nourriture » de l’industrie pharmaceutique, que croyez-vous de ce qui  en sort  au « bout »?

Il en sort ce que nous sommes…  Mais à se plaindre aussi poliment, il n’est pas certain que l’on retrouve son petit jardin rond… Et pur…

gp

City de Londres: une mafia planétaire

 

Depuis 2007, la crise ne fait que s’accentuer. La récession s’impose et les États étouffent sous le poids de l’endettement. Cependant, il existe un monde parallèle qui agit comme une sève pour irriguer la gouvernance mondiale en formation : les paradis fiscaux. Ils sont définis par le journaliste économique Nicholas Shaxson comme un « lieu qui se propose d’attirer des activités économiques en offrant à des particuliers ou à des entités un cadre politiquement stable permettant de contourner les règles, les lois et les réglementations édictées dans les autres pays ». Appelés aussi« juridictions du secret », ces paradis fiscaux s’emploient à manipuler les mouvements d’argent internationaux.

On dénombre environ une soixantaine de ces « juridictions du secret » au cœur de la globalisation, qui se subdivisent en trois groupes :
1) Les paradis fiscaux européens comme le Luxembourg, le Liechtenstein ou Monaco ;
2) Les États-Unis, ses États fédérés (en particulier le Delaware) et les dépendances sous influence américaine (les îles Vierges, Panama, …) ;
3) la City de Londres organisée en 3 cercles concentriques : les dépendances de la Couronne (Jersey, Guernesey et l’île de Man), les quatorze territoires britanniques d’outre-mer (les îles Caïmans, les Bermudes, Gibraltar…) et des États entretenant des relations étroites avec l’ancien colonisateur : Hong Kong, Singapour, Dubaï…). Ces centres offshore combinent le secret bancaire et la non-imposition.

La capitale britannique est constituée de deux villes. La première est un vaste centre urbain de plusieurs millions d’habitants dirigé par un maire disposant de peu de pouvoirs. La deuxième est un espace de 3,16 km², appelé « City of London Corporation » ou « Square Mile », subdivisé en 25 quartiers appelés « wards »dont seuls quatre sont réellement habités, tandis que les autres regroupent les bureaux. Dirigée par un Lord-maire, véritable ambassadeur de tous les services financiers, la City est dotée d’un gouvernement (le « Guildhall »). Outre les 9.000 résidents de la City à voter, les représentants d’entreprises (23.000 personnes) ont aussi le droit de vote. Ainsi, Goldman Sachs, la banque Narodny de Moscou ou encore la Bank of China participent à la vie « démocratique » de la City. Ajoutons que des citoyens d’honneur anglais et étrangers appartiennent à ce corps électoral très particulier. Nous pouvons relever les noms de George Bush, Jr. et de Vladimir Poutine. La famille mondialiste est très variée.

La City est un véritable État dans l’État disposant d’un pouvoir total sans avoir de compte à rendre au Parlement de Westminster. Cette politique est rendue possible entre autres grâce au rôle du remembrancer (« remémoreur »), véritable lobbyiste et non-élu, qui est un relais entre la City de Londres et le Parlement anglais. Il est chargé de vérifier que les représentants du gouvernement ainsi que les différents ministères n’élaborent pas de mesures pouvant contrer la toute-puissance et l’indépendance de la City. Il est vrai que celle-ci concentre des intérêts jalousement gardés. Sur ce petit territoire, on trouve près de 550 banques, la moitié des assureurs de la planète — plus que ceux de New York, Paris et Francfort réunis — un volume d’affaires journalier cinq fois supérieur au PNB anglais, la moitié des entrées en bourse dans le monde et près de 80 % des hedge funds (fonds spéculatifs) européens. Comme l’a résumé joliment le député anglais Tony Benn, la City « est une île offshore amarrée sur la Tamise ».

Sachant que la quasi-totalité des investissements internationaux se fait via les centres offshore, en profitant au passage d’avantages fiscaux et de contraintes juridiques bien allégées, les multinationales s’en donnent à cœur joie. Pareille à une araignée au milieu de sa toile, la City de Londres régente tous ces flux financiers. La dérégulation des marchés qui s’est accélérée à partir des années 1980 a conduit à des volumes financiers colossaux transitant dans les paradis fiscaux. Selon l’économiste John Christensen, ils sont évalués à plus de 20.000 milliards de dollars (3). Une telle situation montre clairement que les politiques n’ont plus le pouvoir et que la finance a en main des atouts majeurs pour imposer un monde se rapprochant de l’idéal orwellien.

 

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  1. Nicholas Shaxson, « Les Paradis fiscaux », André Versaille Éditeur, 2012. ↩

Pierre Hillard

 

Je suis Nègre, et je cours et je cours…

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Nous voilà tous des nègres qui se lèvent tôt. Tôt pour un toit, tôt pour bouffer. Tôt pour les investisseurs … C’est la valse des épuisés de la mondialisation. Il n’y a jamais assez d’argent, même dans les richesses dites « collectives » pour satisfaire aux monstres terrés dans les paradis fiscaux. Ils avalent toutes les eaux pour le mettre en bouteille. Et nous, crétins, nous les achetons. Ce que la Nature a donné on nous le vole chaque jour. On est des sans abris dans un faux pays soumis à la finance.

On a réinventé le nègre. Il est  sans couleur précise de peau, il est migrant ou stable, devant sa télé. Le sang gicle en HD. Nous sommes gazés. Comme à Gaza. Enclos. En cage, désaillés  et rampants. Nous étions des oiseaux de liberté… On est maintenant des pièces de viande pour la racaille mondialiste.

Le « nigger » finit par trouver normal d’être dans une cage-pays.

On lui dit: « Petit homme, c’est l’austérité ».

Oui, petit homme, c’est l’austérité. Grouille-toi pour nous en sortir.

Mais c’est un nigger-hamster…

gp

Citation

Ce matin, lorsque je suis arrivé à la banque, comme d’habitude, j’ai trouvé le patron dans cet état, et le coffre-fort ouvert… J’ai donné l’alarme. On a immédiatement pendu sept nègres, mais le coupable s’est enfui….

Tintin en Amérique (1932), Hergé, éd. Casterman, coll. Tintin, 1945, t. 3, p. 34
[ Hergé ]

 

Citations negre - Citation et proverbe sur negre

Sur le nerf pour la guerre

Le libre échange, c’est de payer pour engrosser une compagnie qui s’enrichit pour acheter d’autres conglomérats qui ont pour but de s’enrichir pour acheter…

En bout de ligne, nous sommes les esclaves et travailleurs d’un meurtre en série. C’est l’histoire de l’homme qui brûle sa maison pour se chauffer.

Gaëtan Pelletier

La roue de la pauvreté

On l’entretien cette pauvreté. Parce qu’au fond elle est source de conflits et que les conflits sont payants.  C’est l’essence même de la confusion et du malheur entretenus.

L’argent n’est pas une forme de relation. Un jour, quand on aura compris cela, cet argent, qui n’est qu’une façon d’échanger, et qui la voilà enfouie sous les coffres de quelques uns, divise et divise. Les riches en luttes, les pauvres en luttes les uns contre les autres.

On a créé le nerf de la guerre.

La seule et possible, changeante et réelle révolution sera de jeter par terre se système qui engraisse la confusion de par la foi en une mondialisation de par une complexité de systèmes de moins en moins visibles et compréhensibles.

La violence de par les guerres, de par les intérêts économiques fait de chacun des êtres vivants des victimes de luttes qui leur sont étrangères. Étrangères à leur vécu simple, leurs aspirations simples, mais naïfs.

Pour l’heure, la religion qui reste et demeure, c’est l’État.

GP

Novembre, jour du « souvenir »….