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L’Hostie pensante

Le siècle des cannibales

Quoiqu’on en dise, le cannibalisme moderne ne mange plus les corps – encore, à travers les guerres,- mais les âmes. En fait, le plus grand cannibalisme est celui de la gente banquière qui dans son développement durable, avale tout ce qui passe, y compris les humains.

Nous sommes mangés.

Nous sommes hostie.

Et dans ces vertus délicieusement présentés comme le bien nécessaire à la survie de l’humanité, c’est la lutte entre les cannibales qui jouent au subtil à travers la « démocratie ». Nous sommes mangés, bien mangés, et les restes de table sont pour nous.

La guerre et les canni-balles 

La grande guerre, la dernière qui n’est jamais la dernière n’est qu’une guerre de falsificateurs qui bouffent des citoyens. En leur enlevant leurs terres et en leur donnant des miroirs qui donnent le pouvoir de se parler entre eux.

Ébahis! C’est le « progrès ».

La nourriture danse et se félicite d’avoir créé un monde aussi « beau ».

Ils ont Jésus à la bouche, Allah, ou quel qu’autre copie à falsifier pour LEUR cause: bouffer.  Ce n’est pas important que vous soyez malheureux: ce qui est important c’est que vous y croyez. À force de taper sur un clou, il fini par entrer dans le bois.

Vive la guerre « nécessaire » pour défendre une patrie qui n’est plus la vôtre! Il appartient aux banques et est géré par les politiciens. On nommait jadis de métier: teneur de livres.

Quand un drone déchire un enfant, ce n’est pas « quelqu’un » qui l’a mangé. C’est un accident. On cultive les accidents comme les carottes et les choux. Mais il y a un cannibale au bout du drone.

Tout ce que l’État donne à manger dans les  sociétés développées ce sont des aliments traités chimiquement, destructeurs d’abeilles, à la sauce Monsanto.  En fait, on veut vous nourrir pour mieux vous manger: vous et votre avoir. Car « vous » n’intéresse personne. Si vous avez une dent en or, « vous » valez quelque chose. Vous valez au moins une dent… Qu’on vous a vendue. Si vous avez une portion de terre pour cultiver, on « vous » l’achètera. Pour cent ans. 🙂 Vous ne serez plus là pour vous en nourrir.

« Vous » êtes la nourritures des zombies pourris qui marchent encore. Ce sont des morts-vivant qui vous bouffent. Élus. Ils sont sur l’estrade, font leur spectacle, et aiment les spectateurs applaudissent en rêvant un jour d’être sur l’estrade.

En s’occupant des corps – ou en faisant semblant -, le cannibalisme « moderne » s’occupe de vous avaler le plus vite possible pour le plus de profits possibles.

Gaëtan Pelletier

26 juin 2014

Cannibalisme 2

cannibalisme

 

cannibalisme 2

Les cannibales pleurent aussi…

« Con! Naît-toi toi même » 

GP

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Un Korowaï, même si ça mange du prochain, ça pleure.

J’ai passé la nuit dernière à regarder la vidéo de la visite de Zazie chez les Korowaï. Je ne connaissais pas Zazie… Encore moins les Kaowaï, aux maisons juchées à 10 ou 15 mètres du sol pour éviter les moustiques et les animaux.

Ils ont été découverts dans les années 70. La région est tellement humide que les satellites n’avaient pas repérés le dizaines, voire centaines de peuplades dans cette jungle au bout du monde.

Ils bouffent de ces bestioles qui nous soulèvent le coeur , mais pas de McDO, et trouvent le produit d’un arbre qu’ils transforment en farine  . Tout ce qui peut se manger se mange. Même les ennemis qu’ils ont tués. Mais ce n’est qu’une note de la belle et étrange mélodie de la vie. Ces racines millénaires sont encore en nous…

Je suis allé au lit vers 2h30. Avec les larmes aux yeux… Car les Korowaï ne connaissaient pas la guitare ni la musique. Et quand Zazie a chanté, un Karowaï s’est mis à pleurer. Sans rien comprendre des mots… Il devait y avoir de la tristesse dans cette mélopée qui fait vibrer les âmes, même de ces peuplades « classées » sauvages.

C’est interdit au moins de 18 ans. Dommage! Car on devrait montrer aux enfants comment sont les âmes du bout du monde. Comment l’Homme va en guerre après les  multiples querelles des clans. Bizarre! Rien n’a vraiment changé.

Bien sûr, qui donc à 1h46 de vidéo à se payer  pour un  peuple aux pieds noyés dans l’eau, sans Ipod, sauvages, les femmes aux seins plats et un travail quotidien pour la nourriture?   Eh! ben! Pleurer un peu pour toutes les différences et les similitudes de la race humaine. Pleurer assez pour comprendre et s’étonner de l’ébahissement des enfants, des visages rayonnants.

Un Koroaï a demandé à Zazie comment étaient les maisons dans nos sociétés. Et quand il s’est questionné concernant les autos, il a dit que c’étaient des maisons mobiles… Et pour rien au monde il n’irait vivre dans un tel univers.

Avec tout le fatras, l’arnaque, les culbute « cirque-du-soleil-cervical » de nos idoles embaumées dans leurs grandes œuvres, qui prennent de temps en temps la place de « Dieu », c’est apprendre vraiment que de s’attarder aux racines de l’Humanité.

La culture du factice  

Qui sait si une bonne coulisse de larmes ne vaut pas tous les livres du monde. La chair n’est sans doute qu’un feuillet vivant qui cache la grandeur des émotions et de sa capacité à lire la réelle connaissance. Il y a un sauvage en nous. Il a un philosophe en nous. Il y a un traître en puissance.

Et ce marchand du temple, dont parlait un certain Jésus,  est maintenant à Wall-Street.

Les vibrations de la guitare de Zazie font pleurer ces « sauvages » émerveillés.

Pour le factice, nous sommes doués. Pour être le singe le plus habile en ville, nous sommes doués. Pour l’art de tuer, nous sommes doués. Nous, occidentaux, grands « pavaneurs ».

Tuer et mangez, ceci est mon âme… Cannibalisme V.2

Ô! le bel étonnement: ils se mangent entre eux.

Et nous?

Nous sommes des sauvages clinquants, créature mitoyenne en train de s’enfoncer dans la machine, détruite par la machine qui devait nous faire vivre une vie pacifique, de loisirs, paisible, sans tuerie.

Mais non! Le cannibalisme moderne a gardé sa capacité de détruire les corps, les torturer pour « renseignements », – HOMELAND SECURITY- et autres appellations adoucies des monstres qui ont fait un soufflé de nos vie.

Dans notre monde frelaté, les zombies du modernisme ( sic) mordent les autres,  non plus avec des dents mais avec des idées martelées. De la propagande filtrée, mesurée, contrôlée. Et richesses déviés…

Le gouvernement a bien dit au Korowaï de ne pas se manger les uns les autres, PARCE QU’ILS ÉTAIENT HUMAINS, DONC SEMBLABLES.

Le monde actuel a ajouté au cannibalisme de chair celui de l’âme.

Mais, Ô miracle, nous sommes bouffés par des machines – et machines incluent tous les gouvernement hypocrites, débilisés, avec tous une teinte cachée du nazisme difficile  à abattre.

 

Zazie: drôle de rencontre avec les Papous

Merci à Zazie! Une belle âme…

«Je n’aimerais pas tomber dans une tribu cannibale qui aime les grandes brunes!»

***

Les cannibales pleurent aussi… Même  GW Bush…  Et la suite des élus d’une démocratie à la dent sucrée pour le PIB, ce pseudo-bonheur vendu à tous les coins de  pays et pour l’art de la guerre économique en cours: celle des peuples contre la façade des politiciens et les compagnies qui tueraient un missionnaire pour nourrir un actionnaire.

Gaëtan Pelletier

19 mars 2014

La fin du monde vint en mangeant…

Si l’origine du cannibalisme ne peut être cherchée ni dans une passion diffuse ni dans un besoin instinctif on est conduit à penser qu’il est d’origine sociale et que le banquet anthropophagique est une coutume. C’est la discipline sociale, l’autorité de la communauté sur l’individu qui a vaincu la répugnance instinctive de l’homme pour la chair humaine. Reste à connaître l’origine de la coutume elle-même.(…)

On en a donc proposé une autre, plus plausible et plus généralement acceptée. Le guerrier ennemi est l’objet de l’admiration autant que du ressentiment. On veut donc s’assimiler sa force, son courage, son intelligence, et le moyen le plus simple est de le manger ; c’est surtout de manger l’organe qui passe pour être le siège du courage et de l’intelligence, le cœur. Le banquet anthropophagique n’est qu’une application du principe suprême de la magie, le semblable produit le semblable. Source

 

La mondialisation nous créer « tous semblables ». Elle étend sa monoculture et, comme toujours, l’impose.

La fin du monde est sans doute en train de se produire… Nous nous mangeons les uns les autres, adorant nos dieux, développant des armes complexes et inutiles. Car, la pire des armes est dans notre incapacité à se débarrasser d’apprendre en mimant. Le singe n’a pas tout à fait disparu… Même si « dieu » est encore là, encore plus puissant dans l’incompréhension et la division. Car la fraternité est toujours une question de clans. L’image prend le dessus…

Guerre des armes.

Guerre des religions.

Guerre des différences.

Guerre des idées.

Guerre monétaire.

Guerres, guerres, guerres…

Les « avoir-raison » sur les « avoir-tort ».

Tout ça est dans le cerveau.

Car personne  a tort ni raison. Personne  n’a LA VÉRITÉ.

Nous portons tous un ceinturon bardé d’une bombe et d’un déclencheur.

Idées, – quel beau combat! – pays – quel niais combat – humanisme – le plus faux et le plus mal compris.

Nous sommes la culture de tous, comme le poisson dans l’eau. Les poissons s’en vont en bancs.

Une sardine finit par dépasser « l’intelligence » humaine. Car elle a la fraternité de la création mystérieuse.

Oui, les gros mangent les petits…

Doit-on aussi imiter les poissons?

La faim de toutes nos faims – sociales, personnelles, religieuses – aura fini par gober l’autre, cet océan qui a nourri notre pauvre petit égo.

Dommage!

La beauté de l’humanité est en train de disparaître sous la laideur tristement satanique qui dort en nous.

Le diable a toujours été ailleurs…

 

Gaëtan Pelletier

16 septembre 2012

 

J’aime bien l’expression: Je ne suis pas dans mon assiette