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La société et l’individu

La société et l`individu

« Tous les problèmes auxquels l`humanité se trouve confrontée aujourd`hui- qu`ils soient moraux, sociaux, religieux ou politiques- sont issus de l`aveuglement psychologique de chaque individu. Du refus vaniteux de chaque individu à s`avouer la vérité à son propre égard émergent des sociétés fondées sur le même aveuglement, et caractérisées par conséquent, par la même impuissance à résoudre ses problèmes. ** La crise de civilisation que nous traversons a sa source dans la faiblesse psychique de chaque individu. La société n`existe pas. Seuls existent les individus dont l`ensemble constituent la société. La société reflète l`ensemble de vérités et d`erreurs que les individus passés et présents ont découvertes et transmises. Elle est ainsi le reflet de l`état d`esprit des individus qui la composent. ** Si l`esprit des individus est sain, c`est-à-dire clairvoyant et prévoyant, la société qu`ils fondent, est bien constituée. Si leur esprit est malsain, c`est-à-dire déformé et aveuglé par les imaginations sur le monde extérieur et le monde intérieur, la société est mal constituée. ** Or l`aveuglement de l`esprit des individus peut se manifester collectivement de deux manières, opposées l`une de l`autre, ou ambivalente. Il peut se manifester soit sous la forme d`un spiritualisme qui exalte l`esprit ou bien sous la forme d`un matérialisme qui exalte le monde matériel. ** De tout les temps, les sociétés ont ainsi vacillé entre le spiritualisme et le matérialisme, les deux pôles ambivalents d`une même erreur, de la même maladie de l`esprit: son aveuglement par la vanité. ** La conclusion qui s`impose est donc que l`on ne peut guérir les sociétés malades qu`en soignant l`esprit des individus. Sinon, toutes les améliorations extérieures, aussi bénéfiques qu`elles puissent être, seront tôt ou tard anéanties par l`esprit déformé des individus. ** Dr. Marianne Sedar À la découverte de soi-même

De François Marginean sur Les nouvelles internationales


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L’ONUlissade

Il passa près de huit ans,
Avec elle, fort à l’aise ;
Il eut jusqu’à huit enfants :
C’était la moitié de seize.

Lapalissade

Après plus de 15 ans de débats, l’Assemblée générale de l’ONU a reconnu mercredi l’accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain.

Radio-Canada

Le corps humain serait constitué d’environ 70% d’eau. Les dirigeants de l’ONU doivent avoir de l’antigel dans les veines.

15 ans.

La réunionite est la maladie du siècle. Les attablés se gavent de Naya, de paperasses, et griffonnent des zidées. Et tous les petits fonctionnaires adorent les réunions. Ça fait grand… Important.

C’est un jour historique pour le monde, un grand pas dans la bonne direction.

— Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens et militante pour les droits liés à l’eau

S’il y avait des GPS pour le cerveau, ça dépannerait ces oiseaux qui ont perdu le Nord. « Un pas dans la bonne direction… »

J’espère qu’ils n’ont pas manqué de Naya pour faire ce pas…

À cette vitesse, en 2045, on proclamera que manger est un droit humain.

Canada et États-Unis

Ils se sont abstenus…

En votant ainsi, on se garde le droit de commercialiser l’eau, dont le Canada posséderait le quart des réserves… De l’or translucide pour le futur.

Dune, de Frank Herbert

Voilà qui me rame à un roman de Science-fiction : Dune.

Dans un monde raréfié d’au on utilise des Distilles pour survivre.

Le distille recouvre la totalité du corps, mis à part une partie du visage. Des systèmes dans les talons permettent d’activer des pompes lors de la marche. Ainsi, l’haleine, la transpiration et les excréments humains sont récupérés, traités et recyclés et l’eau est acheminée vers des poches où des tubes permettent de s’abreuver. En portant un distille bien ajusté, un être humain est censé pouvoir survivre en ne perdant qu’un dé à coudre d’eau par jour dans le désert profond.(…)

Néanmoins, un bon distille est relativement couteux et rare, puisque seuls les Fremen fabriquent des distilles de qualité. Celles disponibles sur les marchés urbains ne sont que de pâles copies, bien moins efficaces. Distilles

Tant qu’à se livrer à la SF, aussi bien continuer. Qui sait si dans 10 ans si l’eau ne sera pas géré (sic) par une société d’État et livrée par des stations d’eau similaires à celles du Pétrole?

British Pétreaulethomme!

Belle compagnie!

On va se faire forer pas à peu près!

Déjà qu’on l’est…

Tony Spaghetti

Le grand avantage du crime organisé c’est celui des réunions qui ne se font pas à l’eau embouteillée Naya, mais au cognac, au champagne, et aux restes de marchandises non vendues.  Ça vous brasse un cerveau. En plus, ils ne sont pas payés pour travailler à niaiser, ils travaillent pour être payés.

Nous voilà dans un scénario dantesque… Après s’être livré à du trafic de marchandises illicites, – des besoins très secondaires – il se pourrait alors que l’on assiste à un marché souterrain de besoins primaires.

L’eau.

Les réussites de l’ONU

Pétrole contre nourriture est le nom d’un programme visant à satisfaire les besoins humanitaires du peuple irakien après la guerre du Koweït (aussi appelée deuxième guerre du Golfe, la première étant la guerre Iran-Irak). Il est mis en place pour réduire les souffrances prolongées du peuple irakien dues aux sanctions économiques mises en place par l’ONU suite à l’invasion du Koweït par l’Irak en août 1990. Selon certaines estimations, 1,5 millions d’Irakiens auraient péri par manque de nourriture ou de médicaments durant l’embargo international . Hans van Sponeck affirmait alors que les sanctions internationales causaient la mort de 150 enfants par jour.

Temporaire à l’origine, il permet à l’Irak de vendre son pétrole et d’acheter en échange de la nourriture, des médicaments et de nombreux services, cela sous la supervision de l’ONU. Il est interrompu suite à l’intervention militaire des États-Unis et de leurs alliés en 2003.

Conçu comme une « mesure temporaire destinée à couvrir les besoins humanitaires du peuple irakien », le programme « Pétrole contre nourriture » fonctionne de 1996 à 2003, brassant en tout 64 milliards de dollars.

Ce système s’accompagne d’un important réseau de corruption, conçu par le régime irakien comme un réseau d’influence international. Il s’étend en France, en Russie, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Italie, en Australie, en Inde, et au sein même des rouages de l’ONU, la femme de Boutrous Ghali, le fils de Kofi Annan. Pétrole contre nourriture

L’amputation du bouton à quatre trous

Si le « progrès » continue de nous effilocher, de nous dépiécer, nous allons finir en un « déprogrès » avec un bouton à un trou…

Quelqu’un de sensé peut-il nous expliquer comment on peut en arriver après 15 ans à un délire pareil et  à des coûts astronomiques?

Toute cette machinerie lourde pour aboutir  à une telle « conclusion »…

J’espère qu’un génie du M.I.T se penchera un jour sur la question et nous fera une équation démontrant que plus nous évoluons dans les domaines techniques – en même temps que noyés dans les hyper-organisations finalement stériles- plus nous croulons.

En littérature, on  le théâtre de l’absurde :

La particularité de Eugène Ionesco et Samuel Beckett est qu’ils ont exposé une philosophie dans un langage lui-même absurde qui réduit les personnages au rang de pantins, détruit entre eux toutes possibilités de communication, ôte toute cohérence à l’intrigue et toute logique aux propos tenus sur scène.

L’absurdité des situations, mais également la destructuration du langage lui-même ont fait de ce style théâtral un mouvement dramatique à part entière. Ce type de théâtre montre une existence dénuée de signification et met en scène la déraison du monde dans laquelle l’humanité se perd. Wiki

La Shoa de la paperasse

L’humanité se perd…

  • 884 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau potable de qualité
  • plus de 2,6 milliards ne disposent pas d’installations sanitaires de base
  • environ 2 millions de personnes, pour la plupart des jeunes enfants, meurent chaque année des suites de maladies causées par une eau impropre à la consommation et l’absence de sanitaires. Radio-Canada

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Gaëtan Pelletier

2010, 2014

Sarko et Marceau

Espions et agents de l’ombre disposeront bientôt d’une école patentée. Une personnalité, choisie pour ses compétences en dehors du monde du renseignement, va piloter le projet. Il s’agit d’une femme responsable de la formation dans une grande école publique. Son nom sera officiellement divulgué dans quelques jours. Nommée à la tête d’une mission de préfiguration, elle aura pour tâche de mettre sur pied la future « académie du renseignement ».   Le Monde
Sarko et son continuum de delirium tremens … Sarko aurait dû naître aux États-Unis. La France n’est pas assez vaste pour ce grand homme. Toujours verrouillé des neurones à la « grande amérique », c’est une poupette russe dans une poupée russe.

Sarko ou un autre, c’est du pareil au même : des pistes d’atterrissage pour des avions-cargos avec cervelle d’oiseaux.

Sarko et son plumage

J’ai reçu une offre d’un « ami » sur Facebook pour devenir fan de Sarko, « parce qu’il a fait beaucoup pour son pays. »…

Je ne tolère pas que l’on se moque de Sarko. Y-a-t-il quelqu’un en France fan de Sarko?

Bon! Une école pour espions…

Ne reste plus qu’aux peuples de la Terre que de se créer une école sans bâtiment pour contrer cette belle vague de chaleur qui a envahi les grands décideurs de ce monde depuis que l’Homme a mis les pieds sur la lune, le reste semble y être demeuré. Une « école de gens invisibles » qui formeraient des agents pour surveiller Sarko et les autres…

Même si on envoyait toutes les pages des blogues du monde à la face de Sarko, et aux autres visages multi faces obligés, les genoux cloutés aux veaux d’or de la finance…

Effet zéro.

Il existe suffisamment de DGPS, DGRI, DNRED, CIA, ETC,  qui emploient des lunettes teintées pour surveiller la bonne marche de ce monde. La bonne marche de ce monde est un pas d’oie mondialiste. Et ils ont tous la même recette pour nous appauvrir en nous enrichissant et pour s’enrichir en nous appauvrissant.

La soif inextinguible, inassouvissable des patentés de ce monde est qu’elle pourrait avaler les richesses de 7 petites planète comme la nôtre sans pouvoir être satisfaits.

Ces avaleurs de rivière emportent les poissons que nous sommes avec eux.

Soif! Soif! Soif!

On est les bouteilles à la mer pour ces tricoteurs de « grand projets » (sic). Chaque citoyen est un biberon pour ces déserts vivants qui assèchent nos vies.

Les athlètes et l’endorphine

À quoi donc carburent les athlètes quand ils courent? Aux endorphines. J’ai couru pendant une quinzaine d’années. Après 40 minutes de course, on se met à divaguer : je me souviens de m’être arrêté, bien drogué, et de me dire que je pourrais courir toute la journée. Montréal-Paris. Comme dirait Sarko : « C’est l’Atlantique qui m’a arrêté ».

Il doit bien y avoir des requins entre Montréal et Paris? Il y en a dans la finance, la finance est un océan salé qui nous fait payer trop de notes… Forcément, nager aussi longtemps, c’est dangereux… Même pour aller chercher la légion d’honneur…

Les rôles des endorphines sont :

– diminution de la douleur,
– apparition du plaisir,
– déclenchement du rêve éveillé et effet hypnagogique (démarrage du sommeil),
– contrôle de la respiration,
– diminution du stress et de l’angoisse,
– modification des réponses immunitaires,
– modulation des réponses hormonales,
– accentuation de l’apparition de la tendance affective,
– exacerbation du sentiment d’euphorie… (liste non exhaustive). Passion course à pied

 

Courir après sa queue de paon

 

Non exhaustive, en effet, quand on coure après la gloire, on risque d’attraper la berlue…

La « berlue » est également le nom attribué à un problème de vue où l’on voit des choses qui ne sont pas devant nos yeux, telles que des points noirs ou des mouches par exemple.(Dicto).

Il en est pour qui les mouches sont vues en double. D’où le phénomène d’ampliation. Défini en médecine comme une « augmentation du volume de la cage thoracique à l’inspiration ».

Gonflements, ballonnements, que le dictionnaire des synonymes relie à météorisme.

Météorisme… Vraiment! N’Y a pas que la France qui est trop menue pour Sarko, le monde également.

Également est une expression, car de nos jours, l’égalité est une notion qui dès qu’elle est prononcée est perçue comme un danger pour l’élite de corsaires terrestres,  avec au cou une grosse dent colorée : la cravate. À la manière des pirates, sauf qu’ils sillonnent les terres du monde pour les brouter comme des vaches mondialistes. Alors, ils ont besoin d’une armée de lunettes teintées, vêtus de noir…

À se demander si les citoyens – pour contrer ces malfrats étatisés – ne devraient pas se prémunir d’une école, avec un bel acronyme.

Au grand théâtre des marionnettes, si  ne peut pas se débarrasser des pantins, nos agents au service du peuple pourraient au moins passer leur temps à couper les ficelles de ce spectacle braque…

En plus, le scénario est tellement défraîchi…

Le mimodrame

Comme disait Einstein :

“Insanity is doing the same thing over and over again and expecting different results.”

Certains ont traduit cette expression par « plus de la même chose »… Cent fois la même manière de faire ne change rien. Mêmes résultats. Ce qui signifie en politique : rien.

Marcel Marceau bougeait, bougeait, bougeait…

Nos élus parlent, parlent, parlent…

Gaëtan Pelletier

2010

La photologie

La pauvreté  met le crime au rabais.

Nicolas de Chamfort

La pauvreté est un refus de partager la grande fraternité de la merde.

Romain Gary

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C’est long apprendre l’astrologie… Et je ne suis pas doué en calculs. Alors, j’ai créé une nouvelle « science » : la photologie. Elle consiste à prédire l’avenir des gens par une simple photo.

Ce n’est pas trop malin : au lieu de se fier aux astres, on se fie aux désastres. La culture du désastre a pris bien de la place dans nos sociétés. Et, comme je l’ai déjà mentionné, les enfants sont la matière première des « adultes ». Ce fut, et ce sera toujours, la pépite qui fait saliver les investisseurs et tous les harmonisateurs pour une société monocorde.

Coffie

La plupart des gens me consultent pour connaître leur avenir… C’est la première fois que je vois quelqu’un habillé de mouches…  Ce n’est pas gentil, mais ici on vit assez vieux pour avoir le sens de l’humour. En fait, rire est  un luxe…. Un peu méchant? Ce  ne sont pas des mouches, c’est un essaim de banquiers venus voir si tu étais « potable »…

On voit bien que tu n’as pas mangé depuis longtemps. Attend quelques années, il y aura un McDo…

Tu devrais faire attention où tu mets les pieds. Les adultes  ont un jeu dangereux qu’ils appellent la guerre… Ils laissent traîner leurs jouets partout. Ils en cachent sous terre pour attraper l’ennemi par la jambe. Si tu passes dessus, tu auras encore plus mauvaise mine, comme dirait  Oncle Georges .  Eux, ils sont trop paresseux pour ramasser leurs jouets après  leur jeu. C’est l’argent du jeu qui les intéresse… Surveille bien le petit d’en bas… Il n’a l’air de rien, mais c’est une grosse mouche en puissance. Et qui sait si un jour, pour sauver ton pays, il ne te tirera pas dessus. Tu risques de devenir un dommage collatéral…

Je ne connais rien de ton pays, mais il y a des chances qu’on ait trois ou quatre secondes pour se parler. On ne fait pas long feu chez vous. Parler de ton avenir… C’est déjà s’avancer trop. Sans vouloir t’insulter, tu as l’air d’un œuf mal en point.

Pour l’avenir, rien ne dit que tu en as. Ça dépend qui a acheté le sol que tu as sous les pieds. Mais on ne sait jamais… Avec beaucoup de chance, tu pourrais te rendre à la trentaine. Ce qui ne te donnera pas le temps de faire de toi un réalisateur d’émissions sur les problèmes de la trentaine des Occidentaux dans le grand défilé de cette mode des « psychos narcissiques »  télévisés. Ils ont des problèmes, EUX… : leur blonde, leur voiture, de grands questionnements… Et de temps en temps, ils font des shows pour toi…

Esteban

Pour l’instant, tout va bien. Tu as déjà compris qu’il faut partir avec le butin avant que les autres viennent le chercher.

En partant, on peut voir ton petit air de méfiance… Ce qui pourra t’aider pour ton avenir. Avec de la chance, tu émigreras vers un plus gros village, avec une école, et tu apprendras à lire et à écrire.

À moins que tu ne sois déjà au travail pour quelqu’un et que tu te méfies à savoir combien il va te payer. Pas besoin d’être devin. La réponse est la même depuis des siècles : le moins possible. Si on te paye…

Il y a de fortes chances que tu vives  avec le moins possible. Ton avenir, pour l’instant c’est « le moins possible », mais vivant. C’est encourageant, non?

C’est vrai que le photographe a une sale tête. Et il a peut-être des cheveux blancs. Ce qui n’est pas toujours un signe de sagesse. Ici, ce sont souvent les pires… Mais ça, c’est une autre vie…

Dans ton pays, les cheveux blancs, ça existe. Il n’y a pas trop de grands livres en dessous, il y a de la vie, de l’expérience. On ne cultive plus ça ici, on a passé de la bio au aux modifications génétiques par une série de serpents électroniques pour « modifier » un peu le cerveau.

Tu en as de la chance! À court terme… Tes parents,  ainsi que le gratin de toutes  les organisations possibles et impassibles,  sont en train de te sculpter une personnalité : tu es déjà riche, détendu, sûr de toi.  À moins que ce soit l’effet de l’antidépresseur. C’est dur l’école…

Mais c’est peut-être là que tu démarreras ta première entreprise : la vente de ton surplus de ritalin. Ou encore de diverses substances légales de tes parents.

Tu sais lire et écrire. Tu as déjà une main de prise dans une montre. Deux, on appelle ça des menottes… La prison? Ne t’en fait pas : des riches y vont, mais pas trop longtemps. Le temps que le peuple se calme… Une autre mauvaise nouvelle le lendemain, et c’est fini!

Avec un air comme ça, tous les rêves te sont permis : tu pourrais devenir star de cinéma, chanteur, artiste-peintre, banquier, PDG chez Norbourg ou  à la Caisse de dépôt, ministre, etc. Si ça ne marche pas, tu seras pompier ou infirmier. Dans le pire des cas… Voyons! Tes parents ont dû te le dire!

Tu pourrais devenir  avocat ou médecin. Tu risques d’avoir plus de mouches dans la tête que le premier qui n’a pas d’avenir. On renforcera ta dose de médicaments. On te fournira des psy, des travailleurs sociaux, des idéologistes patentés, supposément crédible.

On te vendra de tout. Tu as les moyens de tout acheter. Le crédit est là pour les gens comme toi. Même des idées…

Pour l’avenir, il y a deux voies : tes ennuis pourraient te conduire au suicide vers la trentaine. Après trois mariages, tu  reviendras vers  la cinquantaine pour me consulter afin de connaître ton passé. Il n’y a pas de Google-Map pour savoir où l’on va dans la vie…

Pour l’instant, tu as les mains dans les poches de ton pantalon. Mais tu te rendras compte  très vite qu’on ne va pas loin avec les deux mains dans ses pantalons. Alors, on te donnera la recette : aller puiser dans les poches des autres.

Si tu es costaud, tu pourras aller dans la construction. Non! Pas planter des clous.. Planter des gens. Passer à la télé. Raconter des mensonges. Et engager des avocats pour dire que tout est vrai.

Au pire, si tu ne sais trop quoi faire, tu achèteras les terres des deux autres enfants en haut de ton image. . On a dû te dire qu’on fait son avenir? …Eh! Oui! Ça se prépare…

Il est écrit quelque part que l’on s’enrichit les uns les autres. Mais ça,  c’est dans les livres d’école. Les livres, ce n’est pas la vie. Et l’école encore moins…

Tu es une sorte d’oie de société… Un « à gaver »…

George

Tes parents doivent être pauvres… Une photo en noir et blanc! Comme un peu de pétrole dilué dans du blanc…

On dirait que s’annonce devant toi une belle carrière : le base-ball. Sauf que ta moyenne au bâton sera sans doute mauvaise. Mais ton camarade Dick Chenille te montrera comment devenir papillon et  ce  qu’on peut faire avec un bâton et des balles. Tu auras un lancer tellement puissant que celles-ci  iront jusque dans des terres étrangères.

Tu iras loin : avec de l’argent et les ethnies. Les ethnies ce sont ceux les deux premiers enfants d’en haut. Ce sont tous des terroristes en puissance. Le petit noir est peut-être en train de creuser pour planter une mine. Et l’autre, il doit avoir fait une cueillette de grenades…

La planète est ton stade. Un grand champ rond … Comme une boule bleue…

L’ultime réussite c’est le grand   Chelem

Comme le dit le cliché : La balle est dans ton camp.

Et le reste de l’arsenal…

Méfie-toi du petit juste au dessus de toi… Au cas où il deviendrait banquier. Car ceux-là ont repris un vieux truc d’il y a bien des lunes…

La légende la plus célèbre sur l’origine du jeu d’échecs[G 14] raconte l’histoire du roi Belkib (Indes, 3000 ans avant notre ère) qui cherchait à tout prix à tromper son ennui. Il promit donc une récompense exceptionnelle à qui lui proposerait une distraction qui le satisferait. Lorsque le sage Sissa, fils du Brahmine Dahir, lui présenta le jeu d’échecs, le souverain, enthousiaste, demanda à Sissa ce que celui-ci souhaitait en échange de ce cadeau extraordinaire. Humblement, Sissa demanda au prince de déposer un grain de blé sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite pour remplir l’échiquier en doublant la quantité de grain à chaque case. Le prince accorda immédiatement cette récompense en apparence modeste, mais son conseiller lui expliqua qu’il venait de signer la mort du royaume car les récoltes de l’année ne suffiraient à s’acquitter du prix du jeu. En effet, sur la dernière case de l’échiquier, il faudrait déposer 263 graines, soit plus de neuf milliards de milliards de grains (9 223 372 036 854 775 808 grains précisément), et y ajouter le total des grains déposés sur les cases précédentes, ce qui fait un total de 264-1, soit 18 446 744 073 709 551 615 grains. Échecs, Wik

Finalement, Ponzi, c’est du copier-coller… On dirait de l’économie…

Signer la mort du royaume sans s’en rendre compte…

Il ne faut jamais oublier de regarder les vieilles et présumées naïves photos. Les paysans finiront peut-être par avoir raison du désordre de la présentation de l’album.

Les « grands » ne savent pas rester petits…

Les citoyens sacrifiés aux dieux….

« L’art de lever l’impôt consiste à plumer les oies sans trop les faire crier »

Colbert

 

Les surplus offerts aux dieux

On a longtemps considéré que les sociétés primitives étaient des sociétés de disette. Les hommes parvenant tout juste à assurer leur subsistance, ils ne pourraient produire l’excédent nécessaire au paiement d’un impôt.

Mais Marshall Sahlins a montré que d’une part ces société produisent du surplus, utilisé sous forme d’offrandes aux divinités ou pour des transactions du type do e contre-don, et que d’autre part elle limitait volontairement leur production. Sociétés sans impôt, Wikipedia

Sommaire de l’évolution de l’impôt

 

De plus en plus, le pouvoir d’achat est rogné. De plus en plus, le citoyen se plaint de payer trop d’impôt. Si l’impôt existe pour payer des services en commun : santé, routes, appareils d’États, système scolaire, système judiciaire, armée,  etc… la liste est longue et s’allonge au fil de  l’évolution des sociétés. Du moins c’est ce qu’il apparaît à première vue. Car depuis quelques décennies, l’impôt, malgré ses augmentations successives, ronge le pouvoir d’achat du citoyen en même temps que la demande de services, pourtant de base ( routes, hôpitaux, ou autres), sont en retard sur leur calendrier. Dans certaines villes, les infrastructures sont désuètes, et les taxes ( autre forme de prélèvement parmi tant d’autres) ne parviennent même pas à calfeutrer des besoins primaires; aqueducs, asphaltage, et bien d’autres.

Bref, l’ensemble de la société, dans ses perceptions multiples, à chaque année revisitée, cherche des sources de financements nouveaux.

L’idéalisme de l’impôt : une réussite théorique

Les impôts peuvent être modulés en fonction de caractéristiques de la population, ce qui permet de les faire peser plus ou moins sur différente parties de la population. Il est ainsi possible d’appauvrir une partie de la population, ce qui, par contraste, constitue un enrichissement relatif pour le reste de la population (par rapport au niveau moyen d’imposition, tout se passe pour elle comme si on lui versait de l’argent). Wikipedia

Le grave problème intrinsèque de cet idéalisme est qu’il fonctionne en vase clos. C’est une conception de «pays», malheureusement totalement inepte dans un fonctionnement néolibéral à paliers camouflés :

*Les fonds circulent mais sortent des pays

* Les fonds sont transigés sans regards à la réalité des biens, bref, du capital

* Les structures complexes des sociétés, la disparition d’une éthique pouvant restreindre la «saignée» n’est plus.

* Le citoyen participe, mais le citoyen est dépecé au profit des investisseurs profiteurs de l’État, rendus invisibles, ainsi que leurs capitaux engrangés et déplacé.

Détournement de fonds légalisés

Le mode de fonctionnement des investisseurs puissants, si «cher» à l’État, n’est cher, en vérité que pour le citoyen décarcassé de ses petits avoirs. La crise économique est on ne peut plus démonstrative et dévoile l’évidence d’une perte de contrôle qui va plus loin que le pays.

Un pays sans pays : To live and Die at Bank City

Les investisseurs – souvent sous couvert de compagnies éparpillées – ont créé, au fil des décennies un nouveau pays : Bank City.

Bank City n’apparaît pas sur les cartes de Google. C’est une entité pixelisée éparpillée et camouflée sous des numéros, des coffres, des abris fiscaux. C’est un État de citoyens sans pays, sans drapeau – sinon qu’un billet de banque – vivant des résidus savamment soutirés du citoyen, même à travers les appareils d’États qui les perçoivent comme des créateurs d’emplois, donc de richesses, et d’investisseurs puissants.

Les deux richesses et les maux de tête

Dans son analyse et essai, Nouvelle Société , l’économiste Pierre JC Allard dissèque cette aberration qui a conduit toutes les sociétés occidentales à la crise actuelle.

Qu’en est-il de cette répartition de richesses? Qu’en est-il de ce droit que chaque citoyen a sur SES investissements?

En théorie peut-être, mais en pratique? Dans la réalité les riches gagnent du fric n’est-ce pas? Oui… mais ils ne gagnent pas du fric comme vous et moi. Ils font des « gains en capital », ils font des « profits non distribués », ils font des placements à l’étranger… et, quand ils contribuent, ce n’est pas par le biais d’une retenue à la source. Ils « créent des emplois », ils font des « pertes fiscales », ils donnent des oeuvres d’art qui leur valent des déductions … Quand les riches payent un impôt sur leur revenu tel que déclaré, leur revenu, même si leur déclaration est honnête, n’est pas du tout dans le même rapport au revenu des contribuables de la classe moyenne que leur richesse l’est aux maigres biens que ces derniers possèdent. La vieille panoplie

Existe-t-il deux richesses en ce moment ? On dirait que la réponse est oui. Tout simplement parce que l’accumulation de richesse pour la richesse fait disparaître le «surplus» du citoyen-payeur.

De plus, les dirigeants des pays endettent le citoyen jusqu’à la lie et se demandent ensuite ce qui se passe.

Il se passe qu’il existe une richesse de pouvoir et une autre de citoyens.

Le génie du système néo-libéral a été de faire clairement la distinction entre d’une part la richesse qui est composée des biens et services qu’on consomme et, d’autre part, la richesse symbolique, scripturale, qui n’est que du papier, mais qui a une valeur indiscutée réelle si on ne s’en sert que comme outil de pouvoir. De faire cette distinction, puis de comprendre qu’il n’y a aucun problème à donner plus d’argent aux riches, dans la mesure où la part des consommateurs n’en est pas réduite et où tout ce qui est produit peut donc toujours être vendu. Le postulat des deux richesses

Le dérapage 2008

Le dérapage économique 2008 n’est pas issu de quelques années d’activités économiques : il est issu d’une brisure entre les biens réels et les «biens» fictifs. Depuis des décennies que nos crises successives sont plastronnées par de savants calculs, mais, surtout par un banditisme cravaté et éparpillé, bref, invisible.

Le dérapage 2008 n’est que le résultat d’un laxisme de contrôle ainsi que d’une avidité combinée à des attaques exponentielles résultats des forces éparpillées dans le monde souterrain de la finance.

L’on se demande d’où provient cette crise…

Le creuset politique : moule sonore des cavernes des banques

Simple : les trapézistes du grand cirque de la monnaie virtuelle ont blousé le citoyen, les pays, les économistes engourdis.

Et les politiciens moribonds : ces pancartes unidimensionnelles, à façade cosmétiques, mais sans profondeur.

Un rectangle ne fait pas une boîte.

Ces champions vaniteux de l’angle nous ont bernés, mais ils sont trop soucieux de leur image.

Ce creuset n’est qu’un moule sonore.

Avant on offrait son surplus aux dieux, maintenant c’est l’odieux qui se sert de nos surplus.

Et les oies sont silencieuses… En autant qu’ils leur reste suffisamment de plumes pour faire un petit vol de temps en temps. L’oiseau est content.

Tout ça pendant que l’autre s’envole avec nos avoirs avec des plumes volées dans nos pays, nos projets, nos espaces.

Quand la différence est cataloguée comme déviance

Apparu il y a un demi-siècle, l’usage des neuroleptiques, en dépit de ses piètres résultats, est devenu massif dans la médecine psychiatrique américaine. Il repose sur une vision particulièrement fruste de la maladie mentale, que propage également, au niveau mondial, le répertoire des pathologies le plus souvent utilisé par la profession.

 

Créée en 2008 à Denver (Colorado), l’entreprise d’imagerie médicale CereScan prétend diagnostiquer les troubles mentaux à partir d’images du cerveau. Diffusé sur la chaîne Public Broadcasting Service (PBS) (1), un documentaire montre le mode opératoire. Assis entre ses parents, un garçon de 11 ans attend, silencieux, le résultat de son IRM (2) du cerveau. L’assistante sociale lui demande s’il est nerveux. « Non », répond-il. Elle montre alors les images à la famille : « Vous voyez, là c’est rouge, ici orangé. Or, ça aurait dû être vert et bleu. » Telle couleur signale la dépression, telle autre les troubles bipolaires ou les formes pathologiques de l’angoisse.

CereScan satisfait aux demandes croissantes d’une société américaine qui semble de plus en plus mal supporter les signes de déviance.

L’entreprise affirme qu’un Américain sur sept âgé de 18 à 54 ans souffre d’un « “désordre” ou “trouble” pathologique lié à l’angoisse », soit dix-neuf millions de personnes (3). Un marché pour lequel elle voit un brillant avenir : CereScan compte ouvrir vingt nouveaux centres à travers les Etats-Unis. Avant de partir à la conquête des cerveaux du reste du monde ?

Les normes qui définissent le comportement attendu ne sont pas clairement établies, mais les critères de diagnostic des déviances ou des troubles considérés comme pathologiques, tel le « déficit d’attention », sont, eux, très précisément énoncés et classés par le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM). Référence absolue des praticiens aux Etats-Unis — et de plus en plus ailleurs dans le monde —, ce manuel leur permet d’identifier les « troubles pathologiques » à des âges de plus en plus précoces (lire « La bible américaine de la santé mentale »). Aux Etats-Unis, depuis le début des années 2000, des « troubles bipolaires » ont été diagnostiqués chez un million d’enfants. D’un peu moins de 16 000 en 1992, le nombre d’autistes chez les 6-22 ans est ainsi passé à 293 000 en 2008, et même à 338 000 si on inclut les enfants de 3 à 6 ans — une catégorie d’âge apparue en 2000 dans les statistiques.

Dans la population générale, chaque jour 1 100 personnes (850 adultes et 250 enfants) s’ajoutent à la liste des bénéficiaires de l’aide financière fédérale pour cause de trouble mental sévère. Les mailles du filet se resserrent sans cesse. Pourtant, les essais cliniques réalisés chez les adultes se révèlent assez peu concluants quant aux bénéfices à long terme de la réponse pharmacothérapeutique aux affections mentales. Si, pendant quelques semaines, des réactions positives peuvent apparaître (généralement équivalentes, toutefois, à celles provoquées par des placebos), les effets sur une plus longue période incluent des altérations irréversibles du cerveau et des dyskinésies tardives (4).

La réponse pharmacothérapeutique aux affections mentales est apparue dans les années 1950, à partir des travaux d’Henri Laborit sur le paludisme, la tuberculose et la maladie du sommeil. Le médecin français constate la « quiétude euphorique » provoquée par la prométhazine. En 1951, il parle de « lobotomie médicinale », en référence à l’intervention chirurgicale qui détruit les connexions du cortex préfrontal (5) inventée par le neurologue portugais Egas Moniz, Prix Nobel de médecine-physiologie en 1949.
L’usage du premier neuroleptique (nommé plus tard Thorazine) se répand bientôt dans les asiles psychiatriques, puis franchit l’Atlantique, de même que la lobotomie. On introduit alors l’idée que les troubles mentaux résultent d’un déséquilibre chimique du cerveau. Dès lors, les effets « miraculeux » du lithium et des formulations qui lui succèdent, du Prozac (mis sur le marché en 1988) au Zoloft en passant par le Zyprexa, sont chantés par l’ensemble des médias.

L’apparition des neuroleptiques donne aux psychiatres, puis aux personnels d’infirmerie et d’assistance sociale, un statut de prescripteurs de médicaments dont ils étaient encore largement dépourvus, marginalisant la réponse psychothérapeutique et les nombreuses autres solutions possibles : exercice, meilleure nutrition, socialisation, etc. Depuis, c’est l’escalade pharmacologique. On étend et on densifie le champ de la pathologie avec le DSM, et on intensifie la réponse pharmaceutique, avec la bénédiction des autorités sanitaires.

Passés maîtres dans l’art de communiquer, les laboratoires ne révèlent souvent pas tout ce qu’ils savent des effets des médicaments. Le message adressé aux parents, aux enfants ou aux jeunes adultes affectés par un épisode de « trouble mental » se résume à ceci : « Vous avez besoin de médicaments, comme le diabétique a besoin de l’insuline. »
Ayant bénéficié pendant des années des largesses de l’industrie pharmaceutique, dont il a été l’un des plus fidèles promoteurs, le docteur Daniel Carlat dénonce à présent son emprise (6) : « On dit aux patients qu’ils ont un déséquilibre chimique dans le cerveau, parce qu’il faut bien accréditer médicalement à leurs yeux le fait qu’ils sont malades. Mais on sait que ce n’est pas prouvé (7). »

Chercheurs critiques mis à l’écart

Toutes les études longitudinales (qui ne sont pas menées par les laboratoires) montrent que les effets des neuroleptiques s’estompent avec le temps, que les crises réapparaissent, souvent plus fortes, et que les symptômes s’aggravent, plus encore que chez les patients traités avec des placebos. Les praticiens en concluent que les doses sont… insuffisantes, ou la thérapie inappropriée ; on passe donc à quelque chose de plus fort. Les troubles s’aggravent et le handicap s’approfondit. Des millions de personnes aux Etats-Unis subissent cet engrenage infernal, qui s’apparente souvent à ces « lobotomies médicinales » décrites par Laborit dès 1951.

Face à ces constats qui dérangent, laboratoires et chercheurs n’hésitent parfois pas à biaiser les essais cliniques ou la présentation de leurs résultats, voire à mentir par omission. Une équipe de l’université du Texas a ainsi publié de faux résultats sur le médicament Paxil, administré à des adolescents, en omettant de rapporter la très forte augmentation du risque de suicide des patients étudiés. La profession a suivi, louant la tolérance du médicament par les adolescents. Glaxo SmithKline, le fabricant, avait pourtant reconnu dans un document interne que son médicament ne valait pas mieux qu’un placebo. Assignée en justice pour promotion frauduleuse, l’entreprise a préféré s’acquitter d’un dédommagement : un procès risquait de nuire fortement à son image et à ses profits (8). Une pratique courante dans cette industrie, qui rappelle en cela celle du tabac. Certains chercheurs ont démontré l’inefficacité des neuroleptiques ou même leur contribution à l’augmentation des taux de suicide chez les personnes traitées ; ils ont été marginalisés (9). En grande partie financés par les laboratoires, les départements universitaires de psychiatrie vivent un conflit d’intérêts patent, et risquent de pâtir du discrédit jeté sur les médicaments et leurs fabricants.

Ainsi, entre 2000 et 2007, le chef du département de psychiatrie à l’école de médecine de l’université Emory (Atlanta) avait perçu — sans les déclarer — plus de 2,8 millions de dollars en tant que consultant pour les compagnies pharmaceutiques, en rétribution de centaines de conférences. Un ancien directeur de l’Institut américain de la santé mentale (National Institute of Mental Health, NIMH) avait, lui, perçu 1,3 million de dollars entre 2000 et 2008 pour promouvoir les « stabilisateurs d’humeur » pour le compte de GlaxoSmithKline. Il animait aussi une émission de radio très populaire sur la radio publique (National Public Radio, NPR). Interrogé sur ces pratiques, il avait répondu au New York Times que « tout le monde [dans sa spécialité] fait pareil (10) ». Si la déclaration des sources de financement et des montants reçus est obligatoire, du moins pour les scientifiques, les fraudes sont nombreuses.

Meilleurs résultats sans médicaments

Les laboratoires, et à leur suite bon nombre de prescripteurs, encouragent une consommation toujours plus intense, prolongée et diversifiée de psychotropes et autres neuroleptiques. Novartis a ainsi été condamné à verser une amende de 422,5 millions de dollars pour avoir, entre 2000 et 2004, poussé à recourir au Trileptal, un médicament contre l’épilepsie, pour le traitement des troubles bipolaires et des douleurs nerveuses — des applications non approuvées par la Food and Drug Administration (FDA).
Les conférences où des médecins prescrivant beaucoup un certain médicament sont grassement payés pour discourir devant des parterres de collègues eux-mêmes payés pour écouter la bonne parole sont monnaie courante. Le coût astronomique de ce marketing est, in fine, répercuté sur celui des médicaments, et donc sur les malades.

Comment fixer les frontières de ce qui est considéré comme pathologique ? La modalité de la réponse illustre les excès d’un système de santé qui pousse à la surconsommation médicale et même au surdiagnostic, avec la multiplication des catégories de « troubles ». Il encourage en outre une prise en charge moins personnalisée (on « fait du chiffre », particulièrement dans les systèmes de paiement à l’acte), le recours à des tests de diagnostic lourds et à une réponse chimique automatique.

Pourtant, les études longitudinales s’accumulent pour établir la supériorité du traitement des affections mentales sans produits pharmaceutiques, y compris de la schizophrénie — sauf dans des cas très minoritaires et de façon limitée dans le temps (11). A la longue, l’exercice, la socialisation, le travail rendent la vie des personnes affectées par des troubles mentaux bien plus supportable. La rupture du lien social, la discrimination au sein de la famille ou de la communauté sont les premières causes de folie. Des études transculturelles menées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les années 1970 à 1990 sur la schizophrénie et la dépression à travers le monde ont montré que les personnes non soumises à une pharmacothérapie bénéficiaient d’un « meilleur état de santé général » à moyen terme comme à long terme (12).

Mais les neuroleptiques ont très largement contribué à la croissance faramineuse des ventes et des profits des compagnies pharmaceutiques. Ce secteur est l’un des plus rentables aux Etats-Unis depuis cinquante ans. Les législations en place lui sont très favorables. Lors de la discussion du projet de loi de réforme du système de santé en 2009, 544 millions de dollars ont été dépensés pour assurer auprès des législateurs les intérêts des assureurs, des entreprises pharmaceutiques et des fournisseurs de soins. Ceux qui gagnent bien leur vie voient d’un très mauvais œil l’intervention de la puissance publique dans leur chasse gardée. La santé mentale représente le premier poste des dépenses de santé, avec 170 milliards de dollars en 2009. Un chiffre qui devrait s’élever à 280 milliards de dollars en 2015  (13).

Paradoxalement, si la pharmacothérapie des troubles mentaux se massifie, des centaines de milliers de personnes souffrant de ces troubles ne bénéficient d’aucune sorte de prise en charge : celles qui n’ont pas de couverture médicale (16 % de la population) — l’obligation d’en contracter une ne sera effective qu’en 2014 — et celles qui sont incarcérées. On estime qu’un demi-million de détenus auraient besoin d’aide, d’autant que l’enfermement et les conditions d’incarcération aggravent les affections. Mais les institutions n’y sont absolument pas préparées. Une fois libérés, ces prisonniers se tournent vers l’usage de drogues en guise de thérapie, et, dans un cercle vicieux, retombent souvent dans la délinquance.

Olivier Appaix
Economiste de la santé et du développement. – SOURCE

(1) The Medicated Child, documentaire de l’émission «  Frontline  », janvier 2008.

(2) Imagerie par résonance magnétique. Aux Etats-Unis, une IRM du cerveau coûte de 1 500 dollars à plus de 3 000 dollars pour une procédure qui dure de quarante à soixante minutes.

(3) «  Anxiety disorder  », CereScan Imaging, 2009.

(4) La dyskinésie se caractérise par des mouvements incontrôlables du visage.

(5) La lobotomie visait à soigner les patients souffrant de certaines maladies mentales, comme la schizophrénie. Elle est désormais interdite dans la plupart des pays.

(6) Daniel J. Carlat, Unhinged. The Trouble with Psychiatry. A Doctor’s Revelations about a Profession in Crisis, Free Press, New York, 2010.

(7) Interview de Daniel Carlat dans «  Fresh air  », National Public Radio, 13 juillet 2010.

(8) «  When drug companies hide data  », The New York Times, 6 juin 2004. La même entreprise vient de payer 3 milliards de dollars pour mettre fin à une série de procès concernant ses produits, dont Paxil. Cf. «  Glaxo settles cases with US for $ 3 billion  », The New York Times, 3 novembre 2011.

(9) Robert Whitaker, Anatomy of an Epidemic. Magic Bullets, Psychiatric Drugs, and the Astonishing Rise of Mental Illness in America, Crown, New York, 2010.

(10) «  Radio host has drug company ties  », The New York Times, 21 novembre 2008.

(11) Robert Whitaker, op. cit.

(12) Etudes citées par Whitaker. L’état de santé selon l’OMS inclut la santé physique, mentale et sociale.

(13) Centers for Medicare and Medicaid Services.

Marc Lafontan, Au bout de la route 

Les cabanes d’oiseaux

Le mode intellectuel est une manière d’aborder le monde : comme les cabanes d’oiseaux. Les plus simples ne nécessitent que quelques pièces.

C’est l’illusion parfaite. On croit avoir saisi quelque chose de ce « monde » dans trop de grand aime.

Je dis ça  parce que la grande illusion des constructeurs, en abordant le monde d’un angle strictement logique, comme si la logique pouvait tout régler, se leurrent.

Il n’y a pas d’intellect dans l’univers, sauf dans la roche et dans la matière morte. Dans le vivant, c’est encore plus loupé. C’est la raison pour laquelle les chef-d’oeuvriers de la matière grise sont en brosse, souls, gorgés. Ils se tricotent de grandes idées. Et quand c’est clair pour les autres, c’est une réussite.

La Vie n’est pas « claire ». La Vie est un mystère mouvant, fluide et fugace. De sorte que tout assemblage est détruit au moment où il est construit. Presque à la seconde.

Et l’on assiste à un long et large rang de carottes qui fantasment sur les « idées ». Pis encore, sur les constructions de l’esprit.

On peut bien bâtir la plus belle tour du monde, aller sur la lune, et se couper le souffle devant  missile sans pilote, « intelligemment » guidé, tout n’est qu’une collure de matériaux…

Choisis

Le caviar de Harvard est encore une chimère vénérée… Désolé pour les grandes universités, mais ils sont une chaîne de montage de Ford-T sophistiquées.

Le grand succès du 20ième siècle est d’avoir inventé une roue qui dans la réalité tourne à l’envers. Comme dans les films où les images découpées donnent l’illusion qu’une voiture qui roule, vous verrez une roue tourner à l’envers : le résultat du découpage. Et nous ne faisons que découper en tranches la Vie.  D’où…

L’échec

C’est une servitude issue de l’orgueil et engrossée par la brillance. Du mica pour les sourds d’œil. De la frime. Dentelle, froufrou…

L’ Airbus A 380 est une merveille technologique… Mais est ce le but de la Vie de construire et s’émerveiller comme des enfants devant des jouets. Pendant que j’ai écrit cette phrase, un enfant, dans le monde, meurt  de faim.

L’émerveilleuse technologie… Ça nous fait frissonner! Comme si nous avions (sic) un clitoris de camouflé dans la grise matière. L’intelligence (????] est-elle un pan de mur sans maison?

On dirait un amputé de guerre avec une jambe de bois qu’il essaie d’améliorer sans cesse…

Obsessif

On dirait que l’amour, le partage, la fraternité, ont besoin d’une misère pour surgir. C’est la mode de la culture hydroponique des cerveaux : de l’eau, des poissons, mais où se situent-ils dans cet Univers?

On peut bien améliorer, broder, colorer, emperler, fleurir cette techno-civilisation, mais si le but est un bonheur relatif dans un monde imparfait et impénétrable, nous sommes cuits.

Nous vivons sur une brochette. Morceau par morceau.

Mon voisin construit des cabanes d’oiseaux. Ça le rend heureux… Les oiseaux aussi.

Curieusement, les oiseaux ne regardent pas la devanture avant de s’installer. Ils y font leur nid, font l’amour, pondent, et surgissent d’autres oiseaux.

Mais mon voisin a une obsession : construire la merveille des cabanes. Je suis fasciné par tous les modèles qu’il a construits.

C’est là le grand drame de notre univers : les obsessifs pensent que nous avons besoin de toute cette bijouterie…

Comme Liberace