Archives mensuelles : septembre 2011

Comment fumer ses diplômes en s’allumant une bière


BOSTON – Un homme du Massachusetts a été arrêté mercredi et accusé d’avoir fomenté une attaque contre le Pentagone et le Capitole des États-Unis en utilisant des  avions télécommandés armés avec des explosifs.

Rezwan Ferdaus fut arrêté après que des agents infiltrés lui livraient ce qu’il avait demandé : des grenades, six mitraillettes et 24 livres d’explosif C-4.

Selon une déclaration sous serment du gouvernement fédéral, Ferdaus, 26 ans, d’Ashland, est devenu convaincu que l’Amérique était le mal par des sites djihadistes et des vidéos, et a commencé à planifier le « jihad » contre les Etats-Unis au début de 2010.

 

Ferdaus a dit qu’il voulait porter un coup psychologique aux «ennemis d’Allah » en frappant le Pentagone, qu’il a appelée « la tête et le cœur du serpent», selon l’affidavit.

 

Ferdaus, un citoyen américain qui est diplômé de l’Université Northeastern avec un baccalauréat en physique, a fait une brève comparution initiale mercredi devant un tribunal fédéral sur les accusations de tentative de détruire des bâtiments fédéraux et le soutien à une organisation terroriste étrangère, dans ce cas d’al-Qaïda. Une audience de détention était prévue pour lundi.

 

Ferdaus aurait prévu d’utiliser trois avions de contrôle à distance mesurant environ 60 à 80 pouces de longueur. Les avions peuvent voler jusqu’à jusqu’à 100 mph et transporter jusqu’à 50 livres.

 

Ferdaus aurait dit qu’il était habile dans l’utilisation de véhicules à distance, et voulait frapper le Pentagone et souffler le dôme du Capitole en  «miettes». Il a ensuite prévu une attaque avec armes automatiques à six personnes réparties en deux équipes, selon l’affidavit.

 

Source : Washington Post

 

***

P.S. : Les modèles d’avions télécommandés peuvent êtres petits, mais certains, comme celui de la photo,  sont toutefois assez gros pour supporter de bonnes charges.

Le danger, souligne un lecteur , est qu’un militaire ayant accès aux drones pourrait les utiliser dans un but… terroriste.

Les complotistes : explications d’un universitaire

J’étais en auto cette semaine et en ouvrant la radio j’entendais un de ces spécialistes expliquer la psychologie des complotistes.

Selon lui, nous ancêtres d’il y a des milliers d’années, en entendant des coups de tonnerre et apercevant les éclairs ( je sais, ils viennent avant ) pensaient que c’étaient les dieux qui se vengeaient ou en étaient la cause. De même, poursuivit-il, les complotistes cherchent des causes aux faits ou actes  inexpliqués  actuels des sociétés. Et tout ça en rigolant.

Le plus cocasse dans cette explication, c’est qu’il ne s’est pas rendu compte qu’il était 10,000 ans en retard. Car il tombait dans le piège des recettes de la même manière que nos ancêtres dits  antédiluviens.

 

Mais plus encore… Le complotisme, un « mythe politique moderne »

Voici les extraits d’un ouvrage qui en dit long sur le phénomène des essayistes qui ont de « bonnes explication », mêlant le Code Da Vinci aux événements actuels.

 

Extrait de « Le retour de la théorie du complot. Entretien avec le politologue Pierre-André Taguieff », propos recueillis par Samuel Blumenfeld, Le Monde 2, n° 90, supplément du 5 novembre 2005.

 

Extrait 1

Tout d’abord, le retrait des grandes religions politiques ou séculières comme le communisme. La croyance au progrès, conçu comme un mouvement global du moins bien vers le mieux, n’est plus attractive pour un nombre croissant de nos contemporains, qui se sont laissé convertir au catastrophisme de l’écologie profonde, ou radicale. Nous avons vécu, nous autres Occidentaux, pendant deux siècles et demi sous le ciel de la foi dans le progrès. L’âge de l’avenir radieux est derrière nous.
Le deuxième phénomène, bien connu des historiens des religions, est celui de la sécularisation, soit la limitation de l’influence des grandes religions monothéistes. Cette restriction de la sphère religieuse produit un vide dans lequel vont s’engouffrer des réponses simplistes à la demande de sens, dans un contexte marqué par l’incertitude et le désarroi. Cette demande est en friche. Mais l’offre l’est tout autant. Le marché de l’ésotérisme et des nouveaux mouvements religieux ou magiques est en expansion. Les réponses apportées vont de la secte totalitaire, sur le modèle de l’Ordre du Temple solaire, aux techniques de développement personnel, aux médecines douces de style New Age, à visage sympathique.

 

Extrait 2

 

On peut résumer par trois ou quatre propositions la vision du complot : rien n’arrive par accident ; tout ce qui arrive est le produit de l’accomplissement d’un programme, donc résulte d’intentions ou de volontés humaines ; rien n’est tel qu’il paraît être ; tout est lié, mais de façon occulte. Il faut donc décoder, ou plutôt décrypter, sans fin. Car derrière le secret, il y a l’ultrasecret, voire l’hyper-secret, à jamais inaccessible. Le fait même de ne pas posséder de preuves du complot devient la preuve suprême.

Les gens qui croient au complot sont contraints de faire un travail intellectuel complexe et toujours décevant. Ils sont portés par le désir de preuve, mais restent persuadés qu’on ne pourra jamais rien prouver. L’esprit complotiste est porté par le soupçon infini. Ce plaisir du décodage qu’on trouve à la lecture du Da Vinci Code et ses dérivés (les soi-disant décodeurs du roman) est au fondement d’une consommation de type esthétique et ludique. Le complot n’est pas seulement mis à la sauce politique des hallucinés des arrière-loges ou des maîtres cachés, il est aussi mis en scène par une industrie culturelle qui fabrique des produits avec les sociétés secrètes et les conspirations. Certes, jouer à dénoncer ne revient pas à dénoncer. Mais des jeux vidéo comme Illuminati-Nouvel Ordre mondial (INWO), en divertissant, contribuent à inculquer les schémas complotistes. Il y a là un endoctrinement de masse, qui opère en douceur (…).

Extrait 3

Vous craignez que cet aspect conspirationniste et ésotérique de la culture populaire ne soit pas sans conséquences politiques…
La vision du complot contribue à la délégitimation de la démocratie en ce qu’elle postule que celle-ci serait une « cryptocratie », une oligarchie ou une ploutocratie déguisée en régime fondé sur la souveraineté du peuple. La démocratie se réduirait à un décor masquant le pouvoir de l’argent, dont le pouvoir de la presse ne serait qu’un relais. Le pouvoir politique visible cacherait la puissance invisible des conspirateurs et des manipulateurs. Les croyances complotistes impliquent une démystification totale du système démocratique, et n’en laissent rien subsister. Elles présupposent que la vérité du politique est toujours ailleurs, dans les coulisses ou dans les souterrains.

Extrait 4

Et de nombreux auteurs conspirationnistes (tel Holey l’affirment : le président Kennedy a été assassiné parce qu’il voulait dévoiler le complot ourdi par le gouvernement américain et les extraterrestres. Bref, le pouvoir politique ment et manipule.
La mythologie du complot fournit une réponse à la question du sens, mais en nourrissant l’imaginaire du pire. Elle postule que les malheurs des hommes ne peuvent qu’empirer. La conclusion politique est qu’il n’y a rien à faire car les élites sont, par nature ou par fonction, cyniques, manipulatrices, intéressées, menteuses. Comment demander à des enfants de devenir de bons démocrates, en commençant par croire en certaines valeurs, si l’on n’a à leur offrir qu’une vision de l’Histoire orientée vers un avenir nécessairement sombre, programmé par des élites malveillantes ?

(…)

Avec le 11-Septembre et la deuxième guerre d’Irak, le mythe du complot américano-sioniste a pris de la vraisemblance pour beaucoup de gens, gens de gauche compris. lien

La vérité

La vérité est que Sarkozy est la réincarnation de Napoléon supposément empoisonné, mais en réalité enlevé par des Extra-terrestres puis ramené sur Terre. Le prince Charles a de grandes oreilles, mais ce sont en réalité des antennes paraboliques pour communiquer avec des E.T.

Marilyn Monroe est un clone  fabriqué tiré des phantasmes analysés par la CIA pendant la nuit chez  John Kennedy.

Je le sais, j’en ai été victime…

Pour le reste, je pense qu’un énergumène trop diplômé a une licence pour mitrailler des bêtises.

Finalement, c’est bien ce que je pensais : quand vous verrez un plongeur de restaurant au travail, dites-vous que vous êtes chanceux d’avoir quelqu’un qui participe vraiment au bien-être de l’humanité en lavant des soucoupes.

Il y a des illuminés qui fument leurs  diplômes…

Le Haschich des  assassins sains

Une hypothèse linguistique fait dériver le mot assassin du Persan hashishiyyin, qui désigne les fumeurs de haschich. Au Moyen Âge une secte chiite du Moyen Orient fait parler d’elle. Celle des Hashâchines ou Nizârites : la rumeur prétend que les membres de cette secte sont conditionnés par leur chef à tuer sous l’emprise du haschich, d’où leur nom. Par la suite en Italie au XIIIe siècle, le mot est repris en assassino pour désigner soit les chefs musulmans combattant les chrétiens, soit les tueurs à gages, enfin en France au XVIe siècle il prend la forme assassin et désigne les tueurs à gages, avant de prendre le sens plus large de meurtrier.   Wiki

P.S. : Ça fait trente minutes que j’essaie d’allumer ma bière. Je vais finir par trouver un complot quelque part.

Quand  je pense que les sans-abris ont souvent des problèmes de santé mentale, me voilà rendu à penser que les universitaires ont un toit et un MOI. Au moins, ils sont enfermés et grassement payés.

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Les Christophe Colomb volants

«Sans cesse le progrès, roue au double engrenage, Fait marcher quelque chose en écrasant quelqu’un.»

« Le sang   se lave avec des larmes et non avec du sang »

 Victor Hugo 

***

C’était un beau jour en septembre. Au point où les perce-oreilles flirtaient encore le soir sur la marche,  à l’entrée de la maison. La vie est courte, mais elle un peu plus longue quand on a mal à un rein. Je dis ça comme ça, parce que les bobos de l’âge d’or finissent par vous éroder un peu. Le corps est une machine dont les morceaux s’usent. Il est nécessaire, pour certains, d’être un peu malade de les éveiller au grand coucher qui s’en vient.

J’ignore quand l’expression perdre son temps fut « créée », mais le temps lui, au moins, finit par nous perdre tous. C’est  aussi valable que  la loi de la gravité. À laquelle il faut parfois désobéir, pour se livrer à l’abandon de perdre son temps. Car, au fond, vous rapporte-t-il plus de vous débattre dans une rivière ou laisser le courant vous apprendre la beauté du voyage dans ce bain forcé? Cette lutte d’une vie?

Automne

C’est en revenant de Rivière-du-Loup que j’ai décidé d’arrêter à l’aéroport pour admirer les avions. Parfois il n’y en n’a qu’une… Mais là, chanceux, un beau Charter duquel débarquent soit des fonctionnaires, soit des gens « importants », venus transiger. La mallette est dépassée, c’est le chariot à paperasse qui a pris la relève.

L’illusion du progrès…

Il y a 400 ans, ici, la France envoyait ses missionnaires répandre la bonne nouvelle et les hommes d’affaires avaler les richesses du pays. L’un n’allait pas sans l’autre. À se demander si quelque chose a changé.

Le temps…

La vitesse à laquelle on vole les citoyens…

Image: source

Le seul lien entre le voilier qui amenait les gens ici est l’orgueil du « courrier » venu conquérir le monde pour « son bien ».

La technologie a permis l’accélération et le volume des « biens ».

On achetait des castors des amérindiens, maintenant on achète des compagnies et on vide l’intérieur des gens pour n’en garder que la peau.

Ce que j’ai de difficulté à comprendre, c’est la « nécessité » de la vitesse à avaler les avoirs.

Avant, le travail était un art Zen. Maintenant, c’est un marathon.

On a des hôpitaux et un système de santé pour soigner les genoux…

Les personnages

Tous vêtus de bleu et de blanc, les voiles de leur tissu flottant au vent, ils ont débarqué puis se sont dirigés vers une auto qui les attendait.

Comme le missionnaire du film Black Robe. Un amérindien lui demande si  il les aime.  Il hésite longuement.

C’est marquant.

Dans nos querelles, nos visions, nous sommes tous « l’autochtone » de l’autre. Le sauvage à « parfaire ». Mais dans les dialogues du film, on saisit bien l’ambiguïté de savoir qui a raison et qui a tort. Personne n’a tort, personne n’a raison. Le fait est que l’ambigüité finit par régner et faire perdurer le désordre et l’incompréhension par une espèce de « recette » figée dans l’instant, sans égard aux trésors temporels historiques.

Plus encore : si la sagesse du conquis est supérieure, la force du conquérant ne sert qu’à détruire cette différence pour la mouler.

On peut bien se plaindre du monothéisme, mais qui donc se plaint de se nourrir et ballonner aux hamburgers?

De sorte que ce qu’il ne reste de cet univers, société, est la culture de l’ambiguïté permanente.

C’est elle qui trône.

Les mots n’arrivent pas à bien décrire cette ambigüité. Ils ne peuvent surtout pas  la régler. L’occidentalisme est un mode semblable à la vision monothéiste. Détruire la différence pour régler le cas des guerres amènerait une monstruosité, un monolithisme plat, assassinant toute la beauté et les contrastes de la race humaine.

Automne 2 : La saison des couleurs

Oui, je perdais mon temps… C’est sans doute là la grande ambiguïté de cette ère moderne déjà déclamée par Chaplin. Perdre un peu de temps est devenue la seule façon de se livrer à une certaine méditation. Il y a plus dans le vide d’un verre que dans sa forme solide.

***

Lexandra, la Colombienne, se demandait quand allaient arriver les couleurs. Et puis, par chance, le long de la 132, il y avait un érable tourné au rouge sang. Dans son pays, les feuilles ne tombent pas ni ne changent de couleur. Tout est vert. Comme les plans bonnisseurs de ceux qui veulent régler le « bien être » du monde par  « plus de richesse ».

Le cannibale sophistiqué

Il n’est pas nécessaire de faire le procès du pour qui et du pourquoi. On est en train de perdre la partie qui ouvre la porte à une compréhension du monde, des êtres, en train de se fermer à clef par un NOM. Nouvel Ordre Mondial.

Un arbre : des planches

Un humain : une pépite

Maintenant, on cultive des Christophe Colomb qui se promènent en avion.

Au lieu de traîner un papier du Roy, ils en traînent des milliers dans leur mallette.

Ils sont pressés…

Pressés de quoi?

Je constate que tout système scolaire enseigne en sourdine à donner plus pour recevoir moins, dans un temps allongé et rapide. Et cela se poursuit dans les sociétés.

Au fond, quand on ne sait pas perdre son temps, on n’a rien appris : on a été « consommé » par un cannibale sophistiqué.

Mais le missionnaire ne sait pas qu’il se promène en chaudron…

Relaxation

Relancer ses craintes
dans l’univers
Respirer de plein cœur
la vie

 
Accompagner par le messager
avec confiance
Échapper au prince des ténèbres
pour revivre

 
Retrouver ses objectifs
sans limites
Dominer ses songes
à chaque instant

 
Eve Bolieu septembre 2011

Éternité

Ça fait une éternité que je n’ai pas peur de mourir. Ce n’est pas en lisant des écrits sur l’au-delà… C’est en vivant au-delà des écrits. Mais c’est surtout en entendant toutes ces explications sur l’Univers, la vie, la matière, le temps. Si vides…

La peur de certains, c’est de ne plus « exister ». La peur de d’autres, c’est de ne plus être des rois qui règnent sur des empires. De l’or plein la tête, la tête vide des yeux…

Je sais.

Un jour je mourrai…

Je laisserai l’air aux autres. Peut-être que vivre est descendre ici pour emporter les odeurs, les visions, les sons, tout ce qui passe par les sens et les emmener dans un monde où tout est possible.

Comme les abeilles qui vont cueillir le nectar des fleurs.

Oui, ça fait poétique comme formule. Mais, au fond, c’est pratique.

Et si nous n’étions que des aventuriers venus chercher – dans un monde que nous avons créé – ces  « choses » qui n’existaient pas avant?

Tout cela a l’air insensé. Mais le sensé la prison de la matière. Peu importe les performances du cerveau. Ce n’est qu’une machine à voyager dans le temps.

Pour ramener les fruits de notre création « ailleurs », il faut des « mains ».

Ce sont les émotions.

Elles sont nécessaires à la connaissance de ce « nouveau » et à la reconnaissance. Elle fonctionne par imbibation (sic). Imbibés. Sinon, seuls quelques uns pourraient emporter quelque chose.  

Le bien et le mal ne sont qu’une définition d’habileté et d’inhabilité.

Gauche ou droit. Adroit ou malhabile. Nous jugeons. Alors que nous de devrions que constater.

Le pardon n’est pas un « acte », c’est un constat. Une compréhension. Saisir.

Mourir n’est qu’un retour de voyage.

Mais dans ce monde bien tristement matérialiste, il arrive que trop souvent, que cet oubli nous enfermer dans l’avoir.

Comprenons que dans le désir d’emporter, il y a le désir de posséder. Prendre. Et c’est la guerre de toutes les guerres. Issue d’une méprise. Le tout prendre matériel finit par l’emporter sur le tout prendre spirituel.

Confondus. Emmêlés. Mêlés.

C’est comme apprendre à ne pas respirer sous l’eau, ni à s’agiter.

Rester calme.

Il y a beaucoup à apprendre des gens qui ont passé. Bien plus que de ceux qui sont ici. C’est encore une fois une cueillette.

Regardez les gens se battre, se détruire, s’entretuer,  d’autres s’aimer.

L’éternité n’est que la compréhension et la vision de la division de l’espace-temps.

Une fois qu’on a compris les divisions, la peur transformée en haine, l’orgueil en victoire, il n’apparaît qu’un lien unique.

La vie est un week-end dans une éternité…

 

 © Gaëtan Pelletier

 

JJC, 2011 ans après JC

Le sourire de la Joconde

Son sourire apparaît comme suspendu, prêt à s’éteindre : quand on le fixe directement, il semble disparaître pour réapparaître lorsque la vue se porte sur d’autres parties du visage. Le jeu des ombres accentue l’ambiguïté que produit le sourire Whisky  

Les zélateurs de l’indépendance du Québec, aiment bien sortir les initiales « anglisonnantes » du PM du Québec, question de le sortir des rangs des ceintures fléchées : John James. 2011 ans après Jésus Christ, M. Charest affichait un sourire coquin, de temps en temps cabotin : tout allait bien. Dans les pièces avoisinantes, on entendait les cèdres craquer sous les batailles internes des partis pour la grande cause. Ce qui faisait bien l’affaire de M. Charest. Pas d’élections cet automne? Pourtant, on n’avait pas vu plus belle brèche depuis que la lurette était belle.

Oups!

Voilà que le tapis lui glisse en dessous des pieds. Sa cote déboule dans les sondages. C’est un monsieur sans partis qui récolte le meilleur pourcentage. Les Québécois rêvent couleur… Même à ceux qui n’en ont pas encore.

Tant mieux pour monsieur  qui entre autres, veut «passer d’une économie de succursales à une véritable économie de propriétaires». La formule est belle. C’est en parlant des  commissions scolaires qu’il s’est vu attribuer le prix citron et un concert de dentiers grinçants, ressemblant aux partitions de  violons dans Psychose  de Hitchcock.

Je suggérerais à M. Legault de se déguiser et d’aller s’asseoir dans une classe. Ensuite, faire un tour dans une CS. Et devenir administrateur stagiaire…

Brasser les pommes dans le même panier n’a jamais fait disparaître la pomme pourrie…

Bon! Son plan n’est pas tout à fait au point. On a le temps de voir venir les martiens avant que tout ça soit démantelé et « remantelé ». On passe de la roue de brouette au pneu d’hiver.

Comme dans la petite annonce de Kijiji.


Plus le plan est long, mieux ça roule.

Pendant ce temps à New York…  

Jean Joconde Charest présentait son La EV20 Policy Initiative. (That really sounds french.! … )

« L’électrification des moyens de transport nous permet de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de stimuler l’émergence d’une nouvelle technologie propre qui créera des emplois et de la richesse. C’est un nouveau secteur qui s’inscrit parfaitement dans notre démarche de développement durable et qui diminuera notre dépendance au pétrole tout en stimulant l’essor d’une économie verte »  Lit hain!

Électrifier les transports? C’est bien. Électriser les spectateurs, c’est encore mieux. Le temps des grands projets est passé. Comme la tuque de grand-maman. Le bonnet de  nuit qu’elle utilisait… Elle l’avait tricoté…vert. La laine de mouton, ça repousse.

La preuve est que les Québécois se font raser chaque année…

Tant et aussi longtemps qu’on gardera cette « démocratie » de bipartisme, on aura les résultats qu’on a maintenant : des discours et du travail au noir ou à la Ponzi. Ou  les deux…

Le constat vaut pour l’Europe et Les É.-U.

Les gâteaux mille-feuilles

 

Dans le domaine de la construction, ce qu’il nous reste après le passage de grignoteurs de gâteau,  est sans doute le tiers.

 

Chaque souris prend sa part, gonfle un peu le gâteau :

En façade, c’était une entreprise comme les autres avec quelques employés déclarés. Mais l’activité la plus lucrative de l’entreprise était la production de fausses factures, qui permettaient à des entrepreneurs de justifier des dépenses fictives. Ce stratagème servait généralement à payer des employés au noir.

En quelques mois à peine, Construction Exékut a encaissé des millions de dollars en chèque de dizaines de compagnies de construction.

RC

 

Pendant ce temps, à Ottawa…

Le gouvernement Harper verse quotidiennement 90 000 $ à une firme de consultants afin de se faire suggérer des façons d’économiser de l’argent.

Un contrat d’une valeur de 20 millions de dollars a ainsi été octroyé à la firme Deloitte pour que ses employés puissent aider les hauts fonctionnaires à trouver des façons d’atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2014.

Le contrat, qui prendra fin le 31 mars 2012, comprend également une option pour une année supplémentaire. RC

 

Le vieux truc de faire appel à des firmes privées pour régler des problèmes d’État est toujours la  même résultante : la firme mange le gâteau.

C’est son but.

Le bipartisme, c’est comme le procès de la  succession   du boxeur Arturo Gatti : la moitié de la somme ayant été avalée par les avocasseries, on a décidé de s’entendre sur ce qui reste…afin qu’il reste quelque chose.

Il y a de la Joconde partout… Et c’est profond! Ouah!

Selon la neuroscientifique Margaret Livingstone, Léonard de Vinci a longtemps étudié l’anatomie de l’œil et la perception visuelle pour créer volontairement une confusion entre la vision périphérique sensible aux « fréquences basses spatiales » (les zones sombres) et la vision centrale sensible aux détails : en accentuant la bouche et le sourire par le renforcement des ombres sur les pommettes et la mâchoire, le sourire ne devient visible que lorsque la vision périphérique se fixe hors de la région péribucale30.

En 2005, un logiciel de reconnaissance des émotions corrèle la courbure des lèvres et les pattes d’oie autour des yeux à six émotions de base : le sourire de la Joconde traduirait à 83 % le bonheur, à 9 % le dédain, à 6 % la peur, à 2 % la colère, à 1 % la neutralité et aucun %age à la surprise31.

Tout en donnant l’impression de suivre le spectateur des yeux, le regard de Mona Lisa fixe un point situé au-delà du spectateur, légèrement à sa gauche, provoquant ainsi une mise en profondeur du dialogue entre l’œuvre et le spectateur.

Provoquant…

Ainsi une mise en profondeur.

Du dialogue entre l’œuvre et le spectateur…

Clap! Clap! Clap!

83% de bonheur  ( le logiciel a sans doute été fabriqué par Microsoft…)

9% de dédain (comme les dépassements des coûts des travaux au Québec) …

1% de neutralité

C’est ce qui reste d’honnêteté chez les souris qui nous rongent…

Pause scripte homme…

Étant donné que les enquêtes sont inutiles et coûteuses, que le bipartisme est sclérosé, bien qu’il fasse  l’affaire de ceux qui veulent nourrir l’avidité des pouvoirs occultes   élitistes, il ne nous reste plus qu’à prier.

Je vous convie au site  choix de prières , où vous pourrez trouver des solutions à tous nos maux, et sans plan Nord. J’ai choisi celle-ci :

Donne-moi le sens de l’humour

 Donne-moi le sens de l’humour, compagnon inséparable de l’amour chrétien
et signe de maturité spirituelle. Donne-moi le sens de l’équilibre et de la lucidité pour hiérarchiser les valeurs. Ça ne me fait rien d’être ridicule au regard des gens.

Je veux détendre, relativiser, dédramatiser. Je veux prendre les choses au sérieux et d’une façon responsable, mais je ne veux pas confondre sérieux et tristesse, aigreur et mauvaise humeur. Que les désillusions et les frustrations de la vie ne me volent pas ma joie. Que les coups reçus ne me laissent ni fâché ni amer.

 

Bon! Un dernier petit tour vers le sourire de la Joconde. C’est tellement bon…

Le flou du tableau est caractéristique de la technique du sfumato. Le sfumato, qui signifie en Italien « enfumé », est un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates qui donne au tableau des contours imprécis. Cette technique a été employée en particulier au niveau des yeux dans la mise en ombrage. Ouiqui

C’est bien ce que je pensais : la Joconde, comme la construction, c’est du gâteau.

Qu’est-ce qu’on attend pour arrêter Sfumato?  

 

LES PAPILLONS

Avec tous tes pas d’ange
Ces cils d’ailes
Tu volais vers moi
D’un jeu de lumières croisées
Entre l’ampoule des soirs d’été
Et les murs des ciels arrêtés
Les papillons que nous fûmes
Eusse déjà toujours été
Si ce n’était la peur
Si ce n’était le temps

Tu es partie, avant la nuit
Je me souviens encore
De ta chair rouille
De tes yeux frileux
Et moi qui jouais distant
Et toi qui criait ma fouille
J’aurais aimé croquer tes dents
De par tes lèvres pour aller voir
Si nos soirs valaient nos veillées

On s’aimait tant, sans pouvoir s’aimer
On s’aimait tant, j’aurais aimé…

Aujourd’hui, il me reste toujours
La brûlure de tes yeux
Sur mes ailes fatiguées

On s’aimait tant
On s’aimait tant
Pourquoi ne pas s’être aimés?

 

La théorie du rabot

Les Japonais utilisent le rabot en tirant alors qu’il est utilisé en poussant par les Occidentaux.  ( Wiki)

Appelés à se pencher sur 2100 demandes de remboursement des dépenses totalisant 340 000 $, les vérificateurs ont soulevé plusieurs cas où des frais de représentation avaient été engagés sans autorisation préalable. Ces demandes ont été effectuées sur une période de 13 mois se terminant en juin dernier.(…)Rappelons que, à leur arrivée au pouvoir en 2006, les conservateurs se sont attaqués aux abus en matière de frais de représentation en resserrant les règles sur cette question. RC

J’ai ai un dont je me suis servi deux ou trois fois. Plus on sert la visse, plus il racle profondément. Plus il en enlève. On parle de bois! En politique on vous varlope les peuples à travers le monde. On a eu le rabot manuel, puis – Ô découverte – le rabot électrique. On est rendu au rabot économique qui veut transformer tous les arbres en matériaux de construction.

L’histoire de l’humanité est assez simple : on a eu des milliers d’années d’évolution, les banquiers et les politiciens on varlopé  les humains pour les rendre à l’image d’une planche nécessaire au Nouvel Ordre Mondial. J’en ai passé un grand bout. Sans doute pareil, mais à petite échelle.

La différence, la belle dissimilitude  des êtres humains – qui est la richesse de l’humanité – est équarrie « pour les besoins de la cause ».

La pauvreté et la sécheresse des âmes des gouvernants essayent d’étendre leur propre pauvreté d’existence  en avoirs.  Ce qu’ils font eux-mêmes de leur « personne »…

Chacun a dans son entourage de ces malades en liberté, à genoux devant le crédo du néolibéralisme qui hache, qui tranche, qui dépèce la beauté des espèces.

Ils se cultivent en serres : Bilderberg,  organisations banquières, et autres débilisés qui se regroupent  pour défoncer la planète comme un coffre fort.

L’utilisation d’outils

L’homme n’est pas le seul à utiliser des outils. Les singes, eux-mêmes, inventent des outils généralement pour se procurer de la nourriture : paille à termites, pierre ouvre-graine… Ce que nous observons dans la nature nous prouve un peu plus chaque jour que l’utilisation d’outils ou le détournement d’objets n’est pas du tout réservé à l’homo sapiens.( Wiki)

Le tamanoir

« Il ne vide jamais totalement un nid de termites ou de fourmis afin d’éviter l’extinction de sa source d’alimentation »

J’en connais plusieurs qui  sont incapables d’y penser…

On a inventé la poubelle à pédales.

La dernière que j’ai achetée a duré deux mois. L’ingénieur, sans doute formé aux écoles du «  Je te goure, donc je suis », a sans doute rétréci volontairement la tige qui soulevait le couvercle.

Il avait découvert la culture de l’obsolète ( qui date des années 1950), pour faire rouler l’usine à poubelles.

Résultat : je l’ai jetée… à la poubelle. De sorte que la société enterre des poubelles.

Tout en poursuivant sa campagne « verte » pour sauver la « planète ».

P.S. Je vous demanderais de ne pas imprimer ce passage afin de sauver la planète.

C’est de la dérision sur le dérisoire.

Fourmis légionnaires

La seule différence entre les fourmis et les soldats, est qu’elles ne sont pas payées pour tuer. Elles sont outillées pour se nourrir en tuant.

On n’y a pas encore échappé…

Mes marines apportent au  nid :

… ce qui finalement les tuera  un jour.

De retour au rabot

Depuis des siècles que fonctionne le rabot économique. Cet outil à décarcasser les humains.

On a passé du manuel à l’électrique.

Nous voilà à l’ère du rabot de Ponzi. Ils s’empilent de G8 en  G20.

Tous les arbres de la Terre deviendront des planches pour la construction servant à engranger des profits virtuels.

Plus d’air, plus d’eau, plus d’humains. On aura tout vendu… Parce qu’on veut tout acheter.

Et pour ceux qui persistent à croire que la crise 2008 est terminée, dites-vous que vous êtes un non-voyant avec pour guides des chiens, des cabots dérisoires, qui sont en train de tout varloper de par leur pouvoir.

Et nous les applaudissons en X. On vote.

Non, la crise n’est pas terminée. Elle est à peine commencée.

Et pour ceux qui croient que le Canada peut échapper à la crise et « redevenir prospère », disons qu’il a eu quelques gestes déjà bien placés – et ce par hasard, bien souvent – il suivra le château de cartes de crédit mondial.

Il cultive la mondialisation. On récoltera les produits de la mondialisation…

Le rabot est un outil fort utile pour équarrir le bois. Mais quand arrive une machine capable de varloper une planète, on devrait penser à se mettre en rang d’ail pour dévampiriser ce monde qui a les dents trop longues pour la pomme sur laquelle nous vivons.

Ce doit être ça, le problème d’Adam et Ève…

L’arbre du bien et du mal, transformé en planches.