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Je suis Nègre, et je cours et je cours…

Run,_Nigger,_Run_lyrics_(Slave_Songs_of_the_United_States_version)

Nous voilà tous des nègres qui se lèvent tôt. Tôt pour un toit, tôt pour bouffer. Tôt pour les investisseurs … C’est la valse des épuisés de la mondialisation. Il n’y a jamais assez d’argent, même dans les richesses dites « collectives » pour satisfaire aux monstres terrés dans les paradis fiscaux. Ils avalent toutes les eaux pour le mettre en bouteille. Et nous, crétins, nous les achetons. Ce que la Nature a donné on nous le vole chaque jour. On est des sans abris dans un faux pays soumis à la finance.

On a réinventé le nègre. Il est  sans couleur précise de peau, il est migrant ou stable, devant sa télé. Le sang gicle en HD. Nous sommes gazés. Comme à Gaza. Enclos. En cage, désaillés  et rampants. Nous étions des oiseaux de liberté… On est maintenant des pièces de viande pour la racaille mondialiste.

Le « nigger » finit par trouver normal d’être dans une cage-pays.

On lui dit: « Petit homme, c’est l’austérité ».

Oui, petit homme, c’est l’austérité. Grouille-toi pour nous en sortir.

Mais c’est un nigger-hamster…

gp

Citation

Ce matin, lorsque je suis arrivé à la banque, comme d’habitude, j’ai trouvé le patron dans cet état, et le coffre-fort ouvert… J’ai donné l’alarme. On a immédiatement pendu sept nègres, mais le coupable s’est enfui….

Tintin en Amérique (1932), Hergé, éd. Casterman, coll. Tintin, 1945, t. 3, p. 34
[ Hergé ]

 

Citations negre - Citation et proverbe sur negre

Après moi…

2CCR       

Comme je n’attends rien de précis dans la vie, que je me suis détaché de toute envie de réussite sociale, professionnelle, je ne suis jamais déçu.  Le bonheur est quelque part par là…

 

Se mettre sur le côté, c’est éviter les rythmes qui te colleront un jour une dépression, un cancer ou un AVC : je veux mourir en bonne santé, ce qui est de plus en plus rare dans notre monde ; moi, je me suis mis de côté, en faisant en sorte que ma vie ne nuise ni à mon voisin ni à la terre. Je ne suis que sur le chemin et l’aboutissement est encore loin, car c’est dur de se débarrasser de certains besoins inutiles.
Se mettre de côté c’est arrêter la lutte. Parce que je pense que la seule solution est la résistance passive, et notamment résister aux besoins que la société nous crée pour mieux nous asservir. Je pense également que consommer des choses inutiles est non seulement inutile mais dangereux à long terme puisque consommer signifie puiser dans des ressources souvent non renouvelables, et j’espère que l’homme disparaitra avant d’aller polluer tout l’univers. À mon avis, l’homme n’a pour seule mission que de se développer en phase avec la nature (développement spirituel, physique et non économique).
Je peux imaginer facilement un monde, sans économie au sens moderne du terme, ou avec une économie planifiée, dans le sens qui anticipe sur le futur, mais je sens que je vais passer pour un empêcheur de tourner son égo en rond, voire pour un rétrograde. Tant que les citoyens seront plus intéressés par « face de plouc » et les tablettes que par ce que font les décideurs (politiques, économiques, religieux) ça sera la fête pour les puissants qui doivent bien se fendre la gueule en regardant tout cela de leurs jets privés. D’ailleurs, les milliardaires vous remercient (voir ici) !
Quant au winner qui se déclare libéral pragmatique et met en avant la méritocratie, c’est à dire que son intérêt passe avant celui du groupe : c’est très bien, très égoïste et en plus il pense pouvoir  se la « péter » parce qu’il croit que sa réussite n’est due qu’à son propre travail, ce qui me fait doucement rigoler car s’il était né dans un bidonville de Calcutta, il aurait pu bosser comme un dératé, il serait resté en bas de l’échelle sociale.
J’ai bien peur que notre addiction au confort ait balayé les belles idées du conseil national de la résistance… Il est bien plus important de se payer une tablette, j’en conviens. Tu penses avoir un max d’amis sur les réseaux et tu y passes un max de temps, mais le jour où EDF te coupera le jus, tu pourras compter sur qui ? Si tu veux tuer les rapports humains, invente la télé, si ça ne suffit pas, fait croire aux gens que la vraie communication c’est internet et les téléphones portables. Combien de milliers d’amis as-tu ? Sur combien  peut-tu compter si tu es dans le pétrin ? Je crois que sous couvert d’ouverture au monde et de communication à outrance, on a définitivement réussi à isoler les individus.
Comme des millions d’humains l’ont fait avant moi, je construis ma vie sans penser à la retraite, aidé en cela par l’observation des vieux de ma montagne qui n’ont besoin de quasi rien pour vivre et mourront le jour où ils seront trop faibles pour cultiver leur potager. Soit vous courrez après le travail pour accumuler des biens matériels qui n’entreront pas dans la boite où, de toute façon vous finirez, soit vous courrez après le travail pour survivre et là, ce n’est pas la retraite à quoi il faut penser, mais à la révolution. Si vous ne comprenez pas que travailler dans un système capitaliste, c’est se faire avoir, je ne peux qu’exprimer ma compassion à vos souffrances…. ; les inégalités, ce ne sont pas les patrons qui les créent, ce sont les citoyens qui les laissent apparaitre, souvent par égocentrisme et égoïsme.
Solidarité, égalité sont des mots que j’ai rarement vus dans le monde du travail, ni même dans notre monde tout court.
Moi, ça me fait bien rigoler, un écroulement de tout le système financier international… c’est peut être parce que je sais faire pousser mes légumes et poser des collets… et je suis heureux malgré le bordel ambiant …. 

Blattaria

Les blattes vivent en petits groupes de type familial. Ces groupes se composent d’individus du même âge et probablement nés de la même mère. Dans les habitations, ces groupes se rassemblent pour former des grandes communautés de plusieurs centaines ou même de milliers d’individus. Cependant, le concept de hiérarchie ou de spécialisation des tâches est inexistant. Chaque individu est autonome. Wikipedia

Depuis 400 millions d’années…

Chez l’humain, on retrouve l’équivalent dans la sphère des affaires et de la politique. Si la blatte peut ruiner, anéantir un appartement, la blatte « humaine » est apparue il y a longtemps et est en train de désintégrer une planète.

Nourrie  au « grand » savoir, venimeuse, hypocrite, mielleuse, menteuse, grimacière, elle est un individu autonome, sans scrupule, crépusculaire, c’est une sorte de chien dressé aux idées reçues, dénué d’empathie.

Zombie!

Fecal Focal Point

Des abris où leurs excréments sont abondants apparaissent (en anglais un Fecal Focal Point). A cet endroit, les insectes sont en sécurité. Wikipedia

Elles sont en sécurité dans un grand building créé par la masse accroupie et silencieuse, dont la seule écriture est un X, seule arme pour le protéger dans les guerres du 21e siècle entre gouvernements et peuples.

La BP, ou blatte politique, nouée à la BF ( blatte financière), a charpenté des armées de BS – blattes-soldats -, pour affermir son pouvoir. Après avoir créé le phénomène de la mondialisation, consistant à abattre les murs de la maison Terre, rendant ainsi friable la défense « compartimentale » ou cellulaire à la base de la résistance de tout être vivant.

Réalisations de la blatte humaine

Une fois les murs désagrégés des pays, la blatte a poursuivi sa randonnée de destruction dans une série de manigances en empruntant de manière subconsciente toutes les formes de camouflages que l’on peut retrouver dans la nature.

Pour ne pas être identifiée, une blatte BP ou BF empruntera le déguisement pastoral de la religion de l’avoir : la cravate.

Exemple – au hasard – de Blatte-Politique

Se servant d’organismes gouvernementaux sous maints maquillages, la BP, se livre à une série de nœuds géopolitiques, afin d’ouvrir les frigos de la Planète et de s’emparer des ors noirs, ou tout autres richesses appétissantes, sous une facture de bienfait à la masse en décomposition qui finira dans le Focal Fecal Point du but déguisé.

Le Blattaria a jusqu’à maintenant réussi à dépecer la moitié de la Maison-Terre en présentant l’économie comme un nœud gordien.

En format « troc », 100 vaches vivantes = 100 vaches réelles.

En format boursier, 100 vaches invisibles peuvent être achetés en format  PCAA par des génies de la finance qui s’y connaissent en économie.

100 vaches de papiers ne nourriront jamais personne, mais elles serviront à engranger de l’avoir invisible transformé en visible par les BF ( blatte financière).

L’avenir du Blattaria

L’avenir du Blattaria est énorme en potentialité : les avocasseries et les longueurs, ainsi que les sommes fournies par les masses populaires, finira par rendre brune une planète bleue avec quelques riches angoissés de perdre leur pouvoir et leur avoir. Mais la blatte étant résistante, et son succès datant de milliers d’années, on ne peut pas espérer tuer la bête à coups d’armes blanches.

Les blattes peuvent rester un mois sans manger ni boire. Une blatte décapitée peut survivre plusieurs jours (il est à rappeler que le système nerveux central des insectes est constitué d’une chaîne de ganglions le long du corps, et non centré autour d’un cerveau comme pour les vertébrés), la respiration s’effectuant par des trous disséminés dans son corps, les spiracles et son abdomen pouvant stocker de l’énergie pour cette durée1. Wikipedia

La BP et la BF représentent en ce début de 21e siècle le défi le plus grand pour la survie de l’Humanité.

Gaëtan Pelletier

8 avril 2012

POTLATCH: ton or contre mon miroir

Dans la culture occidentale actuelle, on utilise aussi la formule « briller ou disparaître »,qui reflète une dynamique de type potlatch, dans les contextes et cérémonies suivantes :

  • Contribution aux repas communautaires, où chacun apporte spontanément un plat ou une boisson pour tous (salade, dessert…), aussi appelé « repas canadien » (au Canada), en référence aux amérindiens d’Amérique du Nord qui pratiquaient cette forme de potlatch.
  • Obtention d’une légitimité et d’une position hiérarchique plus importante, en fonction de la qualité et de la quantité des contributions faites dans une dynamique de groupe (par exemple, dans les milieux associatifs, les personnes qui s’engagent le plus comme volontaires auront un accès prioritaire aux ressources collectives, comme le bus ou le matériel informatique de l’association à laquelle ils contribuent).

C’est pourquoi les premiers colons européens ont pu considérablement spolier les indigènes qui pratiquaient le potlatch, car ils échangeaient de l’or contre de la bimbeloterie ; les Indiens croyant à la valeur « potlatch » de ces échanges pensaient que ces trocs étaient équilibrés.

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Entrée:

C’est bien là l’art de toute fourberie contemporaine. Qu’échange-t-on quand on travaille? Qu’échange-t-on quand on vote? Que donne votre pays en retour de votre apport à la société? Normalement ce devrait être un plus, un ajout, issu d’une synergie de la richesse et du travail collectif…

Non

Le vol, tout simplement.

Car échanger dans une fourberie d’obtenir du plus est … inhumain. C’est en cela que le « bon sauvage » maintes fois décrié aujourd’hui, avait des valeurs que nous n’avons pas.

Du point de vue spirituel, ils nous dépassaient grandement. Ce qui est aisé, puisque nous n’en avons plus vraiment. Sauf le culte du corps parfait, et d’une certitude de la robotique de ce « montage de chair » si cher à la science. Et si pauvre en efficacité… Nous sommes dans un « mourir » matériel… Et c’est à se demander si tous les grands financier ne sont pas des croque-morts.

Ces gens-là ont l’air vivant… Nous sommes à une ère de culture de cadavres. On s’empiffre des pauvres dits du tiers monde et on fait crever ceux des sociétés dites avancées.On les tient en laisse…

On a jamais autant parlé de valeurs… Le mot a été tant et tant baratté, que le beurre est devenu une margarine rancie et colorée.

Trompe l’oeil.

Lécher son écran d’un plat de nouille ne nous nourrira jamais.

Mais nous continuons de les cultiver, de les entretenir. Étant donné que tout le monde cherche le bonheur et la paix ou le confort dans le futur, la technologie est un miroir.

Personne ne vit dans un miroir… Même pas Alice…

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Le texte de Pierre JC Allard

Le potlatch renvoie en philosophie à la notion de dépense pure (cf Georges Bataille et Marcel Mauss). C’est un processus placé sous le signe de la rivalité, il faut dépasser les autres dons.

La contribution la plus originale du Canada à la sociologie universelle n’a pas été conçue à McGill ni à Varsity; c’est une trouvaille de nos indiens Nootkas . On dit toujours que les humains sont égoïstes, mais saviez-vous qu’il existe des tribus amérindiennes de la Colombie Britannique dont les membres ont pour premier objectif dans vie de DONNER tout ce qu’ils peuvent? Le potlatch est la cérémonie au cours de laquelle ils donnent ainsi à qui mieux mieux. Ça crée quelques ennuis, mais pas trop pourvu que ça reste dans la tribu. Parce qu’évidemment, si l’ascenseur ne revient pas… les lendemains sont difficiles.

Ça serait-y pas beau si les Bronfman, dont nous parlions il y a quelques semaines, au lieu de virer 2 milliards de dollars aux USA, les avaient donnés aux chômeurs canadiens ? Et encore plus beau s’ils étaient relancés aujourd’hui par les Desmarais ou les Irving qui n’auraient d’autre but que d’en donner plus? Ça n’arrivera pas, rassurez-vous, et je n’accepterais pas le mandat de les en convaincre…! Il ne faut pas dire aux riches de donner; ça les met en rogne.

On se demande bien pourquoi, d’ailleurs, puisque les riches ne dépensent presque pas. Le problème, justement, ce n’est pas que les milliardaires aient des milliards, mais qu’ils ne les dépensent pas. Dépenser pour vrai, s’entend, dans le sens de consommer du pain, du caviar, ou de tirer un sain plaisir de vider une bouteille de Romanée-Conti à 1 000 $. Dépenser, dans le sens de donner une chance à ceux qui ne travaillent pas de travailler et de gagner leur croûte.

Ah, si les riches consommaient … ! Peu importerait que l’argent soit outrageusement gaspillé, pourvu qu’il circule, car c’est pour ça que l’argent a d’abord été créé. Quand l’argent ne circule pas, l’économie ralentit et tout le monde en souffre: les travailleurs ne travaillent pas, les enfants des pauvres ne mangent pas avant de partir pour l’école, même les milliardaires perdent les millions qu’ils ne feront pas…

Ah, si les riches dépensaient un peu… En supposant qu’on mette au Canada 30 milliards de dollars en circulation* – ça ne représenterait encore qu’environ 2% de nos actifs! – et ça créerait une offre de travail supérieure au nombre des chômeurs et assistés sociaux du pays…

Mais les riches ne donneront pas leur argent et ne le dépenseront pas non plus. La plupart des gens n’ont pas idée à quel point il est difficile de dépenser plus de 3 ou 400 000 $ par année, ce qui n’est pourtant que l’intérêt sur son capital d’un tout petit millionnaire de rien du tout. Quand vous « valez » un milliard, comment peut-on vous demander de « consommer » les deux millions par semaine que vous rapporte cet argent? Des tonnes de truffes, des piscines de champagne, des brigades de serviteurs en livrée…?

Contrairement au dicton populaire, l’appétit ne vient pas en mangeant: on se lasse vite de manger. Ce qui croît avec l’usage, c’est l’ambition, le désir insatiable de faire grandir les chiffres dans un portefeuille d’actions. Alors, les vrais riches ne dépensent presque pas: ils prêtent et accumulent des intérêts, ou investissent et font des profits, réduisant d’autant plus l’argent en circulation, mais ils ne « dépensent » pas.

Alors, pas de potlatch pour nos riches ? Erreur; nos riches « donnent » tout le temps, laissant aller leur fric sans en retirer ni bien ni service tangible. Ils se passent l’argent entre riches, d’un compte de banque à l’autre, dans l’espoir d’en avoir plus … qu’ils se repasseront aussi indéfiniment, sans en retirer rien de concret. Les riches se vendent entre eux des Van Gogh, dont ils disent chaque année qu’ils valent plus cher; ou ils s’achètent des bijoux, ce qui ne consiste, en somme, qu’à changer du papier pour des cailloux. Les riches vivent un potlatch ininterrompu, mais ils ne vivent leur potlatch qu’entre eux.

Le fric ne PEUT pas sortir de la tribu des riches. Car ça veut dire quoi, quand les entreprises font des profits records pendant que nous avons une croissance malingre de 2 à 3 % dont on se dit satisfait, une population dont le niveau de vie stagne depuis une génération et qui tire 20% de son revenu global de paiements de transferts? Ça veut dire que notre société a érigé en système un potlatch « virtuel » réservé à la seule tribu des riches. (Il y a aussi un potlatch virtuel pour le monde ordinaire qui se joue avec l’argent des REER, mais nous en reparlerons)

Quand la Bourse s’envole vers des sommets, permettant aux riches de devenir plus riches, notre société leur donne des milliards qui ne représentent aucune valeur tangible dans le monde du réel. Et ces milliards « virtuels », elle ne peut les donner qu’aux riches, puisqu’eux seuls ne les dépenseront pas – puisqu’ils n’en ont pas besoin – mais les utiliseront comme des outils de pouvoir, comme des laissez-passer qu’il suffit de montrer puis qu’on remet dans sa poche. Les riches, comme des clochards, peuvent s’échanger des chèques de milliards de dollars s’ils conviennent de ne pas les encaisser. Et c’est bien ce qu’ils font.

Tant que les milliards demeurent des symboles dans des livres, les riches demeurent riches … et puissants. Mais si nos riches prétendaient se présenter à la banque de la réalité et »consommer »même une partie infime de leur richesse, on verrait que notre société ne dispose pas des biens et services nécessaires pour honorer le « chèque » que constitue la valeur des actions en Bourse et des dépôts en banque. L’ascenseur ne reviendrait pas et les lendemains seraient bien difficiles.

Pierre JC Allard , Nouvelle Société

http://www.nouvellesociete.org/5071.html

La finale Houdini

Il garde secrètes ses meilleures astuces mais prend le soin de montrer qu’il y a toujours un truc dans ses tours, accessibles au commun des mortels, tout en recommandant au public non entraîné de ne pas les tenter vu le danger qu’ils représentent. Houdini

Dans le monde moderne, l’intellect
est un objet de culte et plus on est habile et retors,
plus on avance.  
J. Krishnamurti
 

Il ne faut pas se surprendre des « résultats » de ce monde dit « moderne », où chacun a un clavier pour jouer au génie. Cela commence à la petite école et se poursuit dans un enchaînement continu, mitraillé par les pubs et lentement engraissé par les rapports de couchette de l’État et des affaires.

Il n’y a pas de moutons, il y a des dormeurs ou des esclaves qui n’avoueront jamais leur esclavage.

On n’éduque plus : on élève des humains comme les poulets de McDo. C’est la structure de production qui compte et le résultat en profits. Alors, tout se résume à ne faire des citoyens que des producteurs d’argent. Les plus vils l’emportent. Mais nous avons voté pour eux. Et ils nous ont insidieusement vendu une recette de bonheur  qui ne va que pour une partie de notre être : l’intellect.

Au cours du siècle dernier, après des milliers d’années d’Histoire, les humains ont  été tristement avalés par  une chaîne de copier-coller. Sous argument de culture  de différence. Cette « différence » ne s’appliquant qu’aux « capacités intellectuelles », elles-mêmes définies par les spécialistes. C’est le drame du singe appliqué, aveuglé par son maître qui a joué à Dieu, ou l’a dépassé par les merveilles des réussites de la science.

Alors, tout le monde  a le droit de devenir un cerveau.

Et qui donc peut le faire : les systèmes d’éducation.

Eux aussi orientés vers les grandes chaînes de montage.

Suivez le couloir.

Cent ans pour transformer un humain en une sorte de carte-mère d’ordinateur. Rien de moins, rien de plus.

Et tous divisés par une simagrée d’indépendance.

100 ans d’alchimie.

Le plastique, le cuivre, l’argent, l’or, le cuir, le chrome. Et que de machines avons-nous pu faire avec ça! Étonnant.  Même « nous ». Machinalisés.,  (sic) jusqu’à l’âme.  Livides  en dedans…

Plus de blouses blanches : rien que des enrobages de pilules, de vaccins, de psy, de doc. La nouvelle religion a ses prêtres convaincus.

Le progrès, le vrai, nous a sortis du froid, de la chaleur, des besoins primaires. La faim, la soif, la pauvreté, et… l’austérité.

Nous voilà revenus à la case départ.

L’Occident a créé une recette venimeuse pour ne pas trop en étendre à la pauvreté et à la famine. Au contraire, elle est allée chercher leurs richesses.

Les guerres, cependant, ont toujours été « nobles ».

Maintenant, elles sont nécessaires.

Le mal n’est pas de se débarrasser de quelques dictateurs, c’est de vendre l’illusion que la disparition d’un dictateur visible fera disparaître la multitude de dictateurs invisibles.

La propagande a peur des marches. Elle nous fait descendre l’escalier  lentement. Elle est là, chaque jour, dans les médias, pour nous calmer un peu et amollir la chute.

L’information des médias traditionnels,  c’est la chute au ralenti.

Il y a toujours cette foi bête dans la fascination des « réussites ».

Si nous sommes dans un tel état : ce n’est pas une réussite, c’est un échec.

La valse des Houdini et des charpentiers – banquiers, politiciens, hommes d’affaires – de ce monde a été une lente mais efficace tromperie.

Houdini, de par ses tours de magie, se croyait invincible.

On nous a vendu une invincibilité.

Mais nous n’avons pas eu le livre secret le révélant.  À peine les tours de magie. Le secret est dans le vocabulaire hermétique.

Les magiciens meurent en héros, pendant que les spectateurs pleurent celui qui les a  trompés.

La terre n’est qu’une tente.

Les indignés seront bientôt décampés…

Et même les kapos  policiers –esclaves de leurs salaires – feront partie des affamés.

On les payera à crédit. Comme les employés de la porcherie qui a fermé il y a quelques années, ici.

Puis ils n’auront plus de plan de pension.

Mais la magie a bien des tours dans son sac : gageons que nous trouverons le moyen d’aller au cirque le ventre vide.

Pour l’heure, c’est le cerveau qui gargouille…

L’intellect est magique, mais il ne plante pas de carottes.

Il peut toutefois trafiquer les graines…

Les usines à « mains invisibles »…

Image: abblobuzz

 

***

Dans le domaine socio-économique, la main invisible évoque l’idée que des actions guidées par notre seul intérêt peuvent contribuer à la richesse et au bien-être commun.

Wiki, Main invisible

 

L’ennemi dispose d’un arsenal superraffiné, fourni par la Science à son service, il la paye.       Conditionnement systématique, psychologie appliquée, psychothérapie, psychiatrie, biochimie, psychochirurgie s’il faut, telles sont les armes qui en escalade prendront le relais de l’autorité défaillante et faillible. Et l’État s’en occupe lui-même. ecolesdifferentes

Les hommes s’imaginent faire des enfants, alors qu’ils ne font que d’autres hommes.

San Antonio

Toutes guerres sont enfantines et livrées par des enfants.

Herman Melville

***

Le jour où mon père m’annonça que je n’irais pas à l’école cette année-là, j’en fus attristé. Pain obligeant, nous devions aller passer l’hiver dans un camp de bûcherons en Abitibi. Je regardais ma mère lire, le nez « trempé » dans son livre, et j’imaginais le plaisir qu’elle en retirait… J’étais en âge d’aller à l’école, mais…

Pourtant, après toutes ces années, il me reste de  souvenirs divins de cette période  où j’étais le seul enfant du camp. J’ai dû apprendre la nature s’exprimer… Je suis encore imprégné de ce dur hiver, de cet ours qui s’est approché de moi pour me renifler – je pensais que c’était un gros chat, ou je ne sais quoi,  et d’un bûcheron attaqué par un orignal, et du printemps…

Qu’est-ce donc que ce mot « apprendre » si ce n’est d’apprendre la vie?

L’année suivante, à mon arrivée à l’école, j’ai appris à lire très vite… Et je me souviens de la fierté d’avoir appris mon premier mot de 5 syllabes : locomotive.

Au point où chaque jour – étant donné que nous habitons près d’une voie ferrée – je peste contre ce long cinq syllabes. On m’a appris à être moins patient. Et les écrits sont les écrits. La vie, c’est tout  autre chose…

Le train a perdu ses cinq syllabes… C’est devenu un juron… Le plus court…

Les petits bouts de choux

Comme disait Pennac, ce sont des « énigmes lumineuses »… Soit. Mais quand arriva l’émancipation de la femme – celle qui devint « l’égale  de l’homme », avec tout ce qui s’ensuit, élever des enfants a fini par être une un clair-obscur… La démocratie s’est déplacée dans la famille : tout le monde a le droit à la parole… Et tout le monde a raison…

Le film « Famille » devint un film sans casting… On ne sait plus trop qui est le boss et tous les sujets sont « à discuter ».

Et voilà que la famille devient… une entreprise.

Après avoir fécondé « in  cabanon », – certains à 200,000$ –  les bouts de choux, les deux carriéristes doivent mettre des bains à l’agenda et faire le taxi pour les choux qui doivent se cultiver ou devenir des vedettes.

Ça use…

C’est la raison pour laquelle on a créé une émission de télévision où l’on « retrousse » les couples pour une soirée : coiffure, habillage, sortie.  Ils arrivent à l’émission comme si un tsunami leur était passé dessus et « jouent à ce qu’ils étaient »….Pour se rappeler  qu’ils s’aiment.

À se demander si l’émancipation de la femme n’a pas été une conspiration de l’État pour faire deux esclaves au lieu d’un…

Et à créer deux demi-parents…

Pelletier inc.

À un moment donné de la vie, avec deux ou trois enfants, on dirait que le nom de famille n’est plus qu’une compagnie à numéro. Surtout qu’il faut faire la lecture, jouer avec eux … en attendant les vacances pour se reposer et revenir plus fatigués encore.

C’est cette impression qui m’est restée des premières années ou nous étions devenus des   Bruny Surin exangues , un peu détroussés de cellules rouges, à force de courir du matin au soir. Blêmes, blafards, bien habillés, mais l’âme en lambeaux…

La compagnie à numéro était devenue une greffe de l’État.

Que fait l’État?

Elle les prend jeunes, les enfants.

À quatre ans, ce sont tous des génies : ils savent qui est Einstein, mais ils ne savent pas s’habiller seuls. Papa et maman font comme dans l’émission de télé : ils les habillent. C’est à ce moment que vous vous rendez compte qu’une main a dix doigts, et qu’on comprend l’utilité de la mitaine : ça « vous »  va comme un gant. Pourvu qu’on trouve le pouce. De toute manière, on fait tout sur le pouce… Même l’amour…

La nécessité du « génie »

Il en est qui ont des ambitions pour leurs enfants. Einstein ou Guy Lafleur, peu importe. Du grand…

Ce qui me rappelle une anecdote savoureuse racontée par une compagne de travail :

«  Tu as eu trois enfants?

– Ouais! Deux filles, un gars…

– Qu’est-ce qu’ils font maintenant?

– J’en ai une qui fait de la recherche en laboratoire pour une grande société pharmaceutique.

– Ouah!  Et l’autre…

– Elle a 31 ans… Elle termine un doctorat en chimie moléculaire…

– Et le fils?

– Il est plombier.. Par chance qu’on l’a pour vivre… »

Pour le bien de l’État…

À se demander si « les obligations » de l’État ne passent pas avant celles de la famille?
Difficile d’avoir une famille « soudée » quand deux travailleurs sont devenus les conjoints d’une compagnie «importante », jouant un rôle « important », dans une société toujours la plus importante. Le monde à l’envers…

Dans une vie antérieure, ils étaient habillés  en lambeaux et on les endimanchait  pour aller à la messe et pour se recueillir en famille dans un jour « férié »,  et manger un poulet sans hormones. Le grand luxe… On mangeait bio sans le savoir… Aujourd’hui, on le sait, mais il faut être bien nanti et suspicieux…

L’expression « besoin essentiel » s’est répandue partout…Tout est devenu urgent. On n’est pas des humains, on est des pompiers de l’État.  Alors, tout le monde travaille sous le régime de « besoins essentiels ». Les « services essentiels » : les magasins, les usines, bref, tout le roulement de la production.

Et les enfants finissent par faire partie de la chaîne.

Pause cimetière

Pendant une ballade, Juliette et moi sommes arrêtés devant une église qui nous a menés à un cimetière. On y distingue les pauvres des riches… Mais il y a une place pour le « juste milieu » : les riches comme les pauvres perdaient énormément d’enfants en bas âge.

Les cimetières font réfléchir… Supposons que vous ne pouviez  qu’emporter 21 grammes d’ici-bas… Comme dans Si c’état vrai… Qu’emporteriez-vous?

Une année en Abitibi… Ou un poème Les abeilles de lumière

Imaginez que vous êtes assis sur la lune et que vous regardez les morts et les vivants sortir et entrer en des points lumineux. C’est pareil à une ruche… Quelqu’un  parmi vous a déjà capturé des lucioles dans un bocal? … Ils s’éteignent, s’allument… Pareil à la Vie…

Après l’élevage du cheptel

Bon! Nous allons pouvoir nous reposer… Les enfants sont partis faire leur vie… Liberté!

Bang!

Le gouvernement découvre la « non-productivité ». Et le vieillissement de la population… La retraite? Pas question… Il vous flanque alors un nouveau programme pour inciter les gens à travailler jusqu’à 67  ans. Et vous avez payé toute votre vie… Ils vous accusent de vivre trop vieux…

Peut-être que l’État a trop investi dans les avions?  Ou dans la peur? Ou d’autres, ces « créateurs d’emplois »,  dans le détournement des « abris fiscaux »… Les gros…

Avant, on avait peur de la mort…

Maintenant, on a vraiment, mais vraiment peur de la vie…

L’école de la magie

Parce que la mort n’en fait plus partie. Les abeilles  en voie de disparition. Comme dans la vraie vie…

La « réalité » est un cadavre… Déjà… Comme dans le livre Déjà Dead de Kathy Reichs.  La famille?  Trop décomposée pour être autopsiée …

Ce sont les enfants de l’État. Lessivés au luxe des carrières sur papier glacé qui sont en kiosque  dans les écoles. Ce qu’on leur enseigne? Une Histoire trafiquée… Comme la longue marche des peinturés dans le coin du parlement d’Ottawa.

La piscine hors terre et la piscine hors prix des G…

Ne reste plus qu’à vivre à la « philosophie » profonde des gouvernements en chambre, et demeurer optimiste, comme eux …

Dans un jeu de mots candide, mais confirmé et  étriqué  : « Après l’appui c’est le beau temps… »… C’est bon pour un You Tube de 1,26 minute.

Les parents « accordéon »

L’État – dans ses « grandes valeurs »-  ne nous a-t-elle pas refilé son grand costume d’orgueil et d’ambition? Mais comment?

Les parents sortent  de la vie fripés comme des accordéons après avoir élevé deux ou trois enfants…

Avant, on en élevait en moyenne 8 ou 9…  L’État les a en main…  Et nous sommes devenus la main de l’État.

On est lentement devenus des usines à mains invisibles…

Comme le disait cet africain – et j’y reviendrai :

« C’est comme voler une chemise, et rendre seulement un bouton à son propriétaire », (Ken Saro-Wiwa. )

Je viens de vous le dire… La main invisible?

On vit sur le pouce…

Budget Bachand : remède de cheval par une équipe d’ânes


Le Québec a longtemps vécu au-dessus de ses moyens. Sa situation financière est intenable. Le ministre des Finances pouvait-il faire autrement ? Et si oui, comment ? Sybelpresse

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Le parti libéral a tenté de trouver tout l’amidon  disponible pour recoller les grands morceaux de leur vase grec échappé au ralenti pendant sept ans.

Les politiques à court terme, ou pas de politique du tout – sauf celle de l’asphalte et du serpent keynésien qui se ronge la queue avec l’argent des québécois –  le parti libéral est vraisemblablement le meilleur coureur de fonds aux olympiques de l’auvent couvert. ( Bon! Un petit jeu de mots de temps en temps, ça relaxe un peu…)

Le parti « rouge » porte bien son nom. On en est rendu à cracher le sang de nos portefeuilles.

Un parti de cireurs de souliers de coins de rue…

On frotte la cuirette jusqu’à s’en faire un miroir de Narcisses qui se vautrent dans le pouvoir pour noyer le citoyen.

Du nid de poule au Grand Canyon

Si le parti libéral avait pour tant soit peu être sérieux dans sa démarche, telle que stipulée en 2003, il aurait lentement évité ces « vieilles manières de faire »  tout au long de ses 7 années de « règne ». Comme les garderies à 7$ et le dossier du financement des universités, et des cadres moins « peinturés ». Une œuvre d’art au Louvre des SS… Comme dans tsutt! Silence on tourne.

Il a lancé le Québec dans un vaste programme de « mise en chantier »… Au point tel, ou l’offre était plus forte que la demande. De sorte que les ouvriers et les « ensembles » de l’industrie de la déconstruction se sont gavés du plat à en avoir les babines rouge-à-lèvre.

Comme un petit air sournois de vampires dont les canines sortent même la bouche fermée.

On avait un nid de poule… On a un Grand Canyon.

Et là, on cherche la terre et les camions pour remplir cette béance. Pour faire pire, il ne reste plus qu’un météorite frappant la Terre.

Mais essayez donc de faire un film avec un budget?

Le pas fait et  « l’à faire » …

Le résultat de la brique  reçue avec tous ces fanaux, c’est qu’elle  aurait due être fragmentée avant d’être lancée. En ce sens, tous les gouvernements qui passent ont la manie de sauter la réalité en se disant que pour un mandat, bof!  À force de laisser moisir l’eau et le ciment, ça fossilise un État et le fige.

Et dans le collier de perles de ces mandats, les successifs gouvernements  se renvoient leurs erreurs, leurs lichettes, comme des bouviers en mal de se faire aimer. Et Dieu sait qu’ils ont la langue longue et la gueule d’une grue de chantier.

On se lègue et relègue des chantiers abandonnés.

C’est le peuple qui ramasse les morceaux.

Quant aux « coupures » dans la fonction publique, on verra. Mais il n’y a jamais eu quelque chose à voir dans ces mesures de pastiche de morale. La chorale des petits chanteurs  à voix de bois aurait besoin de cesser de faire du lip-synch…

À vouloir rouler au dessus de la limite permise, M. Charest a pris le clos. Le voilà à tenter de recoller les morceaux du véhicule  accidenté qu’est le Québec.

Les politiciens sèment, les citoyens récoltent.

Mais il n’y a jamais assez de blé pour nourrir un enclos de cowboys pour qui nous sommes des vaches.

La hache 1 du parti Passe-Partout

Et les 220 $ Millions pour l’escouade de l’aiguille? Et toutes ces publicités pour nous annoncer une Shoah québécoise? Et ces salles louées non utilisées? Et les bavures cachées?

Il faudrait se trouver une « Truth One One . Le camouflage est le mensonge gris des ânes a recouvert un énorme tapis avec sept années de poussières.

Oublions la petite balayeuse à succions (budget) pour déloger la crasse. Je ne fais pas que le procès du parti libéral, mais d’une succession de déculottés qui mignardent un peuple au lieu de le respecter. Car le percevoir incapable de comprendre ce qu’il faut pour un Québec en santé financière, c’est faire preuve d’irrespect. Ne rien faire pour le rendre fier et fort, c’est le considérer comme bas et à la hauteur d’un petit représentant de la race canine à dresser.

Un tort à partager

Il n’y a pas que M. Charest de frisé au Québec. Les ânes ont hélas bien des moutons!  Et une filière de journaux et de postes de télévision qui ont la peau épaisse comme un ballon de fête. Avec un petit ruban rose… Même Radio-Canada nous a présenté une barbe-à-papa dans le dossier de ce célèbre H1N1. De quoi se méfier des autres dossiers traités   par la suite.

L’agenouisme (sic)  commence à coûter cher au peuple.

Ne reste plus qu’à trouver un vaccin pour les hachoirs de nos avoirs. Du moins ce qu’il en reste…

On a la tête sur le billot…

On a un passé de bûcherons…

Ce qui me rappelle une chanson :

Laissons-les

Laissons-les

Laissons-les s’aimer…

Je veux bien, mais les rejetons de ces aventures de lit sont bardés de trop de préservatifs pour enfanter.

Au Québec, on fait la culture des fœtus depuis des décennies.

On se croirait dans cirque des années 20 – de l’autre siècle – mais c’est nous qui regardons les fêtards recroquevillés dans le bocal.