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Retombées économiques

Quand les amérindiens, au 16e siècle virent les « blancs » surgir de partout, ils se frottèrent les mains: « Enfin! Des retombées économiques.
Au bord d’une rivière, un castor leva la tête pour regarder ces intrus, un blanc le regarda et eut l’idée d’en faire un chapeau.

Quand nous apprîmes, dans notre village, que les retombées économiques pouvaient constituer une richesse, chacun se mit à la tâche. Sur la rue Rochette, il y avait un antiquaire qui vendait des merveilles de bois usés comme le jean de Mélissa qui, déchiré, constituait un art d’être à la mode. Avant d’en venir au propos principal, je me suis dit que les vieux du village s’usaient les genoux sur les bancs de l’église pour que Jésus arrose les jardins, les terres, et bouffir les pommes de terres aussi grosses que les américaines burgertées jusqu’aux cuisses. Bref, pour alléger le fardeau de la vie, la mode avait rendu la tâche plus aisée de l’usure. De l’usure corporelle, elle avait passé à l’usure du tissus.

C’est ainsi que lors d’une assemblée du comité local de développement économique, il fut décidé de dépenser sur place pour créer de la richesse. Tout le monde devint un magasin à ciel ouvert: Vente de garage.

Le vendredi 13 mai, l’opération fut lancée. Les habitants de la rue Rochette allèrent acheter les fonds de garage de la rue Gagnon. Les habitants de la rue Blondeau, eux, se dirigèrent vers la rue Varin.  Ce jour-là, 4,203.25 $ furent dépensés dans le village. Un véritable jus de richesse: nous jubilions. L’opération se poursuivit le dimanche, sous un ciel bleu, alors que Jésus avait cessé d’arroser, une foultitude d’endimanchés parcourut les rues pour activer les commerce. Les habitants de la rue Rondeau, ceux qui faisaient partie d’un quartier nantis, se mirent à vendre leurs meubles cossus pour s’en procurer de nouveau à la ville voisine. Hélas! les moins nantis de la rue Beaulieu ignoraient la manœuvre des riches qui jouaient le jeu en trichant.

Peureux, douteux, bleu, je n’achetai qu’une vieille tasse d’un resto ayant fait faillite à cause la mondialisation. 50 cents. J’avais beau avoir un penchant pour la nostalgie, -même jusqu’à larmer de temps en temps, le blues jusqu’aux doigts de pied, – j’étais, il faut le dire, radin. Cette chère colonne du débile et du crédit me taraudait. Et en me grattant la tempe,  ma femme me demanda si un maringouin ne tentait pas de me vider le cerveau de mon sang,  asséchant ma matière grise.

Mais bon! Si c’est le maire qui le dit que ça va marcher…

On y croît…

Bien que les pauvres de la rue Pilon, des travailleurs de chantier et de la construction, en fait, trois familles de 10 enfants, avaient lu le pamphlet du maire contenant des recette économiques, chiffres à l’appui, se virent appauvrit et décidèrent de faire une marche avec pancartes. Le maire acheta toutes les pancarte pour montrer qu’on peut s’enrichir rien qu’en se lamentant sur papier. Et il décida qu’on en ferai un événement. La famille Larue, les yeux grands comme une roue de tracteur, fêtèrent leurs avoirs nouveaux dans une grand fête. Le vin fut acheté sur la rue Octave qui eux également festivitèrent pendant une nuit.

L’hiver arriva, comme un Stalingrad franco-canado-américano-local. Les venderies furent étouffées sous un amas de neige.

À la fin de l’exercice, c’est-à-dire au mois de de mai suivant, le maire et son équipe traça un bilan de l’opération. Ils jubilaient. On avait échangé pour 323,298$ de biens.

On investit alors cet argent – par le biais de l’administration du village – en engageant des spécialistes des retombées économiques. Salaire: 67,000$ par an.

Les pauvres de la rue Pilon, encore plus pauvres, ne saisirent pas les propos du maire et de son équipe. Le maire leur leur versa un droit d’auteurs sur leurs  pancartes de l’année précédente. Ils repartirent heureux…

Gaëtan Pelletier

heureux comme un poison dans l’eau

 

Allô! ALLÔ! How low!

Lancement d’un livre

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C’était le matin, vers six heures et demi. Le chat se lamentait au premier étage, intrigué par tous les oiseaux aux chants  Céline Dion.  Et mieux encore… Il y avait de la vie dehors, dans les arbres, les fleurs, les abeilles et la porte entrouverte laissait pénétrer les odeurs.

Six heures du matin… Que voulez-vous que je fasse à cette heure?  Dormir! Sapristi!

Alors, pour le faire taire, j’ai, à partir du deuxième étage, lancé un livre pour l’apeurer. J’avais le choix dans la bibliothèque  qui est posée près de la fenêtre. Le yeux mi-clos, j’ai choisi Tout les matins du monde .  Mais je ne l’ai pas trouvé. Alors, malheureusement c’est un livre de Camus qui m’est arrivé dans la main.

Lancer !

Raté. Le chat recommence. Je l’attend de livre-ferme pour un second lancer.

L’horloge sans aiguilles, Carson McCullers.

J’aurais préféré Voyage au bout de la nuit, mais je l’ai prêté et il ne m’est jamais revenu.

Quand les livres seront tous en format électronique, on ne pourra plus faire taire un chat le matin.

GP

 

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Exercice pour les plus de 60 ans

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Les policiers américains doivent chasser pour vivre

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Le chat qui soupirait à l’oreille d’une fille…

Collection d'images émotionnelles.  Partie 50 (photo 59)

Le génie humain

génie humain

Un fermier surveillait ses animaux dans un pâturage éloigné, quelque part au nord de Québec, quand soudain une rutilante BMW s’avança vers lui dans un nuage de poussière.

Le conducteur, un jeune homme portant un complet Armani, des chaussures Gucci, des lunettes soleil Ray-Ban, et une cravate Yves St-Laurent, s’étira le cou par la fenêtre et demanda au fermier : ’’ Si je te dis exactement combien de vaches et de veaux il y a dans ton troupeau, me donneras-tu un veau ? ‘’
Andrew regarda l’homme, définitivement un Yuppie, puis jeta un regard vers son troupeau en train de brouter tranquillement, et répondit avec calme:
’’Oui, et pourquoi pas ? ‘’

Le Yuppie stationne son auto et s’empare de son mini Ordinateur Dell, le branche à son cellulaire, et navigue sur Internet vers un site de la NASA, et contacte ensuite un satellite GPS pour obtenir un positionnement exact de l’endroit, puis fournit les coordonnées à un autre satellite de NASA qui numérise le secteur en une photo ultra haute résolution .

Le jeune homme accède ensuite au site de photographie digitale Adobe et exporte l’image vers un site d’analyse d’image à Hambourg en Allemagne.

Quelques secondes après, il reçoit un courriel sur son Palm Pilot mentionnant que l’image a été analysée et que les données ont été conservées. Il accède ensuite à une base de données MS – SQL via un OBDC connecté à une feuille de calcul Excel avec courriel sur son Blackberry et après quelques minutes ,reçoit une réponse.
Finalement, il imprime en couleurs un rapport de 150 pages via sa mini imprimante HP Laser jet ,se tourne vers le fermier et lui dit :
‘’Tu as exactement 1586 vaches et veaux.
’’ C’est bien vrai. Bien, c’est O.K., tu peux prendre l’un de mes veaux,’’ dit le fermier.
Il observa donc le jeune Yuppie qui choisissait un des animaux et le regarda amusé pendant que le jeune homme installait l’animal dans le coffre arrière de sa BMW .
Alors le fermier dit au jeune homme :
‘’ Hep ! Si je te dis exactement dans quel secteur d’activités tu travailles, me redonneras-tu mon veau ? »
Le jeune homme réfléchit un instant et dit :
’’O.K. Pourquoi pas ?
‘’T’es un membre du gouvernement ’, dit le fermier.
’’Wow ! C’est exact, ‘’ dit le Yuppie, ’’mais comment as-tu pu deviner cela? ‘’
‘’J’ ai pas eu besoin de deviner’’ dit-il. ’’ T’es arrivé ici sans que personne t’invite, tu veux te faire payer pour un réponse que je connaissais déjà, à une question que je n’avais pas posée .Tu t’es servi d’un équipement valant des millions de dollars pour essayer de me prouver que tu es plus intelligent que moi, alors que tu ne connais rien des travailleurs et de ce qu’ils font pour gagner leur vie; de plus, tu ne connais rien aux vaches.

Ce que tu as devant toi, c’est un troupeau de moutons!’’ …

‘’Maintenant, redonne-moi mon chien’’.

Gaëtan Pelletier