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Le gâteau social

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Il en est qui se prennent pour des cerises, d’autre de la pâte, certains des grumeaux, et pour les plus orgueilleux, des fruits.  C’est comme ça qu’on formate les gens: on les classe ( sociale). Et pourtant, des gens que j’ai rencontrés, les plus orgueilleux, avec leurs petits fruits de connaissances, de possession de vérité, c’étaient les pires.

De l’odeur du jet de mouffette jusqu’aux hauts gradés, c’est la même odeur. Ils pensent que ce sont eux qui ont la recette du gâteau de la Vie. Tout le monde participe au gâteau. Tout le monde.

D’après l’histoire de l’humanité, il y aurait des étages plus hauts que les autres… Si Dieu était un gâteau ( dieu? c’est l’image que chacun a dans sa tête de quelque « chose » de supérieur, ou d’un type qui aurait créé le monde) , il serait partout. Et c’est ce qu’on dit. « Dieu est partout ».  C’est vrai, mais ça dépend des matériaux que l’on choisit. Mais il faut savoir regarder, attentivement. Pour les orgueilleux, dieu ne peut pas être partout, puisqu’ils disent qu’il n’existe pas. Et ils n’ont jamais le temps d’aller voir les abeilles embrasser une fleur, trop occupés à vendre du miel.

La Vie est un mystère. Comprendre les sciences et les techniques pour aller vivre sur Mars doit faire partie du grand mystère de l’humanoïde perdu, décoiffé, et malheureusement destructeur. Ils n’ont tellement pas de vie qu’ils cultivent des idées saugrenues.

Pour éviter les guerres et les tueries, il suffirait simplement de ne pas écouter les cerises qui parlent rouge aux petits grumeaux  noirs qui les soutiennent. Ils sont portés par des humains simples et abattus par des gens compliqués.  Chacun veut sa part du gâteau, mais pour les grumeaux intelligents de l’âme, ils en veulent juste assez pour faire vivre le gâteau. D’autres veulent le gâteau au complet. Ils veulent le posséder pour le vendre pour le posséder pour le vendre pour le posséder pour vendre….

On ne sait pas pourquoi. La méchanceté et la bêtise ne sont même pas logiques.  Ni celle de tout avoir en ce « bas-monde ». Puisqu’en  rendant son corps à la Terre, le corps humain est un mauvais compost.  C’est bête à dire, mais les plus riches de ce monde n’ont même pas les moyens d’emmener leurs cendres avec eux. Au moins, quand les brins d’herbes meurent et s’en vont en terre, ils finissent par participer à la culture du blé qui fera la farine  qui fera le gâteau.

Gaëtan Pelletier

philosophe d’ordonnance et habitant d’un trou noir

 

Quand les hommes vivront d’amour…

Les tombes d’une femme catholique et son mari protestant, aux Pays-Bas, en 1888.

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16 symptômes de l’esclave

esclave

Nice… un certain soir de juillet

plage la nuit

Ils ont tous pris la parole, tous ces chefs d’état, ces ambassadeurs, ces ministres, ces médias, ces inconnus, afin de faire part de leur indignation et de leur tristesse.

Plusieurs ont dénoncé les effets de la haine et se sont indignés de l’arrogance qu’elle manifeste… elle qui n’a que faire des visages angéliques et des larmes.  Salope.

Les enfants de la bombe, des catastrophes et des menaces qui grondent, jonchaient la rue comme d’autres enfants ailleurs dans le monde qui n’ont pu être protégés.  Ils ont tous payé de leur vie ce monde qu’on leur destinait en héritage.

Ce jour-là, je n’avais pas lu les infos, savourant avec une certaine insouciance un répit que je m’accorde occasionnellement entre deux vagues d’horreur.  J’avais presque cru qu’à nous tous, avec nos forces et nos faiblesses, notre espoir et notre courage, nous pourrions sortir d’un cauchemar qui dure depuis trop longtemps.  J’avais pu arroser les plantes, entendre un oiseau chanter et savourer les instants magiques qu’offrent un lieu où respire la paix.

Mais ce soir là  je suis allée dormir, brisée par l’image de deux dizaines d’enfants tués, plus de deux cents blessés et plusieurs douzaines de morts.  La promenade des anglais avec ses deux kilomètres de champs de mars en juillet avait été le théâtre d’une boucherie sans nom.  J’ai remis au lendemain la tâche de m’informer des autres détails de ce soir sanglant.  Ce soir-là j’ai fermé les yeux en pleurant sur un monde qui bascule dans la folie.

2 dizaines d’enfants tués
200 blessés dont 50 très gravement
84 morts
2 km de tuerie
La recette d’un massacre.  Tout ça en une minute… Pas besoin de kalashnikov, ni de bombe.  La folie est bon marché et si accessible.

Un fou ici, mais était-il si différent des autres fous qui commettent des attentats ou des crimes odieux ? Il n’avait pas pour excuse d’avoir agi de façon impulsive pour exprimer sa rage.  A cause de cette préméditation, on ne peut exclure une forme de radicalisation, une influence bien d’époque, celle dont trop de personnes subissent les horreurs.

Le terrorisme a remporté plusieurs manches, en tuant, massacrant, pillant, terrorisant, mais il a surtout survécu aux répressions, s’est exprimé avec haine et pire… l’a enseignée.

Nous tous qui savons du monde ses beautés, sa fragilité et qui avons pu rêver durant quelques trop courtes décennies d’une humanité meilleure, sommes forcés de constater que ce rêve a peu à peu disparu au fil des atrocités commises, dont certaines ont marqué un point de non retour.  Des limites ont été franchies et une fois qu’elles le sont, la vie marque deux temps:  celui d’avant et celui d’après.

Nous engendrons les post-humains, ceux qui arriveront à oublier la laideur des conditions générales de l’humanité par ignorance de la beauté.

Nous sommes et serons de plus en plus prisonniers d’un futur né de l’oubli, pour peu qu’il soit viable.

La vie passe devant nous, meurt sous nos yeux, secouée ou passive, assassinée lentement. Les enfants sont brisés, emportés par les laideurs dont on a accouché avant eux.

Tenons langage: ils sont tous victimes d’une humanité qui a failli à toutes ses promesses. Elle n’a pas eu le courage d’aimer. Pire encore, on lui a appris à calculer l’amour par soustraction et division, jusqu’à ce qu’il soit en déficit.

Que murmurent nos instincts ? Pourquoi sont-ils si déficients et destructeurs à la fois ? Qu’avons-nous omis de faire pour nous-mêmes afin qu’ils ne deviennent pas maîtres de notre destin, remplaçant la joie de vivre par l’exubérance névrotique, la confiance par le doute, l’autonomie par la peur, la bonté par les haines petites et grandes ?

Petits et grands chaos au menu sont maintenant réalité.

Et je tourne, tourne dans ma tête, ces souvenirs d’un monde qui rêvait d’amour, de paix et de bonheur.

Au lieu de cela, les automates du mal fauchent de belles jeunes fleurs au Bataclan et flétrissent tous les jardins de leurs amours.  Ils pulvérisent les moments de joie et de rassemblement à Nice.  Et il y a les autres, tant d’autres, qui ont péri, fauchés parmi les leurs alors qu’ils espéraient tout de la vie.

J’ai mis deux mois à trouver le courage d’en parler.  Je le fais par amour de la vie.   Je le fais parce que nous avons tous besoin d’espérer.

A coup sûr, le temps d’aimer c’est maintenant.

 

Elyan

Enorme câlin

http://www.centpapiers.com/nice-un-certain-soir-de-juillet/

Alep: un Stalingrad « vert »

alep-guerrestalingrad

« Nous prenons désormais un repas par jour. Mes enfants et moi n’avons pas mangé à satiété depuis deux semaines. » Hassan Yacine

La vie passe devant nous, meurt sous nos yeux, secouée ou passive, assassinée lentement. Les enfants sont brisés, emportés par les laideurs dont on a accouché avant eux. Elyan

 

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Les monstres de la fine technologie bâtissent des Guantánamo pour torturer et tuer des enfants. La terreur extrême des chevronnés des jeux d’échec dans lequel les humains sont des pions brisés, anéantis. Le summum de la barbarie à travers les « inventions » des explosifs au phosphore, napalm et bombes à fragmentation.

Les cœurs de pierre sont fait de sable cimentés, durs, sans pitié. C’est le signe d’un rachitisme de l’âme humaine, de la vie, au profit d’un technocratie d’un monde qui dérive en perdant son âme. La guerre « routine ». Une invention nouvelle: dans un monde où l’amour fait des enfants, ces enfants deviennent des tueurs d’enfants, des tueurs de vie. Un pays, un échiquier.

La nouvelle noblesse de nos dirigeants est sanguinaire. Le chaos est sans limite. La manière d’anéantir de plus en plus sophistiquée.  Que nous reste-t-il d’humanité?

Ce qui n’engendre pas la paix, la tranquillité, le respect des « peuples », est un échec total d’une civilisation suicidaire. Les apparats des pays dits civilisés ne sont pas convaincants. Nous participons tous à ce massacre de par l’énormité des hommes-machines empêtrés dans leurs luttes et fausses négociations.

Pour un humain, un vrai, celui qui se sait pareil aux autres et qui souffre quand les autres souffrent, nous savons que la complexité est nourrie par la complexité.

L’Occident a éduqué ses citoyens pour voir les diables et les méchants ailleurs qu’en son pays. Pourtant, ils y participent ou laissent certains y participer. Nous sommes divisés pour nous faire tuer par ceux qui nous divisent pour nous bouffer.

C’est le règne des monstres élus. Comme des compagnies à numéros, le monde de la finance mondiale, discrète, mais active, nourrit la confusion nécessaire à la tuerie complète d’une bataille nouvelle:

Citoyens VS États. Les dictateurs sont parmi nous, mais fragmentés, avides et ambitieux.

Laissez-les faire, ils combattent pour un monde meilleur… C’est ce qu’ils disaient il y a un siècle.

Achetez-vous un pays, et allez vous battre sur une île si vous avez besoin de tant de sang « nécessaire ». Pourquoi tout cet argent pour la paix alors qu’il ne sert qu’à la guerre? Redonnez-le aux peuples. Sans doute qu’ils seront faire mieux que ces enfants encore vivants qui pourparlent comme des pitbulls aux crocs empoisonnés.

Gaëtan Pelletier

Entendez-vous les sourds?

surdité

Il est difficile de faire comprendre quelque chose à un homme quand son salaire dépend du fait qu’il ne la comprenne pas.

Upton Sinclair 

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Chez les politiciens, il y a un art d’être sourd qui est profondément agaçant. Tous attelés à leurs rituels, avec les meilleurs économistes pour les conseillers, le facteur humain n’entrera plus jamais dans grandes formules économiques pour améliorer la qualité de vie des citoyens.

Les politiciens sont sourds à tout ce qui bouge, qui démontre, qui dessine le calvaire à venir. Pourtant, ils font la sourde oreille.  Il n’y a pas que « leur capitalisme » qui se fissure, il y a cette race humaine en train de boire et de manger tout le bouillon infect d’une pollution illimitée. Le 1% et le 0.01% son en train de ronger tout ce qu’il y a à ronger en ce monde pour l’envoyer dans un coffre fort. Le richesse  est une loto ambulante pour les faibles d’esprit. Un malheureux credo.  Mais tout l’art de cette réussite n’est-il pas cautionné par l’État, ses écoles, et son système parallèle de formation par une recrudescence d’apparences de « réussites »?

Personne ne semble se poser la question à savoir où sont les vrais terroristes. Bien sûr, il existe le célèbre État Islamique qui fait frémir les populations. Mais il y a une autre forme de terrorisme fantôme dans nos pays mêmes: ceux qui nous dirigent sous l’appellation mensongère de démocratie. Ellen’est que trop liée,  sans le savoir, à la voie unique de l’économie prétendument salvatrice. Mais l’économie sauve « quoi » et « qui »? Rien ni personne. Sa façon de procéder créée maintenant plus de problèmes qu’elle ne peut en gérer.

On ne peut pas sauver les humains en détruisant la Terre. C’est la formule mathématique la plus banale qui soit. On ne peut pas les rendre riches en détruisant leurs richesse de base pour la faire dévier en un bouquet d’invisible. Et pourtant c’est ce qu’ils font. Et la preuve que ça ne fonctionne pas nous gifle chaque jour. Nous sommes en train de tout perdre de nos acquis de milliers d’années d’évolution . Tout ça pour confier à des politiciens et des économistes une planète d’une si grande richesse qu’elle mériterait d’être sous les lois des poètes et des philosophes.

Gaëtan Pelletier

Les désanalyses. Chapitre quatre: Puis-je m’éclairer avec un animal?

Luciole

Quand j’étais enfant, on courait les lucioles, fasciné par cet insecte qui transporte sa propre lampe-torche. On a ça sur les voitures depuis le siècle dernier. On se demande où est le progrès et en quoi consiste ce génie de la Vie quand une toute petite créature s’éclaire sans batterie Made In China?  En fait, nous sommes tous à la recherche de la petite lumière qui nous fera comprendre un peu ce monde d’un barbarisme satiné. J’ai tellement lu de livres dans ma vie que je pourrais chauffer ma maison avec ceux-ci si je les avais tous gardés. Mais lesquels? Des livres qui parlaient des gens, de leur vie, de leurs souffrances, de leurs petits bonheurs, de leurs trouvailles. C’est ainsi que je me suis attaché à des livres simples parlant de gens simples, de gestes simples.

LE petit moteur de la tondeuse à gazon communiquait sa trépidation au bras de Higgins et, par son bras, à son corps entier, de sorte qu’il n’avait plus l’impression de vivre au rythme de son propre cœur mais à celui de la machine. Rien que dans la rue, il y en avait trois, plus ou moins pareilles, qui fonctionnaient en même temps, avec le même bruit rageur, parfois des ratés, et, quand l’une d’entre elles s’arrêtait, on en entendait d’autres plus loin dans le quartier. La boule noire, Georges Simenon, Page 1,  Paragraphe  1

C’était beau à lire parce que le héros était un homme simple, ambitieux,  à la fois brisé par son passé, complexé, qui veut appartenir à un petit club. J’en ai conclu qu’en un paragraphe, c’était la vie de tout le monde. Bref, on est tous les mêmes, même si plusieurs ont le nombril plus gros que la tête. Ça les décervelle, même si ce sont des « intellectuels » soi-disant humanistes. 

Les couloirés

Un jour, je me suis réveillé pour aller à la pêche à la lumière. J’avais cessé de livre depuis des années, mais je me suis dit que j’avais sans doute tort de ne plus « me renseigner ». On ne se cultive pas pour la pavane, mais pour la passion de la Vie. Le reste est du crottin de nombril.  Il y avait une chose dans la vie à laquelle je m’étais peu intéressé: l’économie. Il est étrange que le plus lumineux des économiste soit un certain Jacquard alors que les « vrais » ( lire spécialistes), sont dans leurs couloirs, s’échangeant leurs théories, avec des formules étranges.

Sortez-nous de cette crise…maintenant , de Paul Krugman, prix Nobel en économie, crachote ses petits penchants pour le peuple et le travail. Oui, le travail! Le travail pour le malheur et ses effets pervers sur la psychologie et le mal-être des pauvres qui ne peuvent consommer. Je dis pauvres, mais en fait c’est plutôt la classe moyenne.

En quoi les livres de Kgrugman vont-ils changer le monde? En rien. Il est dans un couloir de spécialistes complètement dépassés par l’économie mouvante hors pays. Encore le PIB et le chômage.

De drame dans tout ça, est qu’un Nobel en devient simpliste. On n’a pas une luciole nouvelle dans  ses analyses ni celles des autres. Nous sommes maintenant dans un ère mécaniste et robotique et tout devrait se régler par la mécanique et la robotique. Encore plus par les analyses.  Mais pas trop de robotique: ça tue le job du citoyen. Et le job du citoyen, c’est d’avoir les moyens de… consommer. C’est clair dès le départ du livre.

C’est  à se questionner sur  le nombre de Gourous pour fabriquer un esprit clair. On a les livres, la vie, son petit côté curieux, et une bande de piranhas boursouflés aux Nobel qui se prennent pour des lanternes globalistes.  Dire qu’on doit vivre à travers ceux qui ne comprennent rien et téter des livres à la tonne pour « régler un problème »!    Je me dis finalement qu’on devrait décerner des prix aux animaux qui nous éclairent…

Gaëtan Pelletier