Archives mensuelles : juin 2013

Quel est le point commun entre une tomate, un cochon et un être humain ?

13 janvier 2011 15:14, Les mots ont un sens, par Napakatbra

La réponse en vidéo. L’île aux fleurs est un court métrage brésilien commis par Jorge Frutado… en 1989 ! Il reste – et restera encore longtemps – d’une insolente actualité !

Court métrage - Vidéo Île aux fleurs

12 minutes, c’est le temps qu’il vous faudra pour prendre connaissance de l’itinéraire d’une tomate (brésilienne), du champ jusqu’à la benne à ordures. « Quoi de plus barbant ? » me direz-vous… Et je ne saurais vous répondre autre chose que de regarder ce petit film de rien du tout… qui a tout de même récolté une bonne quinzaine de prix divers et (a)variés, de l’Ours d’Argent au Festival de Berlin en 1990 au prix de la presse et du public au Festival de courts métrages de Clermont-Ferrand en 1991.

Un court métrage qui pose trois questions :
– Quelle est la différence entre une tomate, un porc et un être humain ?
– Qu’est-ce que la liberté ?
– La rationalité de l’humanité vaut elle mieux que l’instinct animal (et l’inanité végétale) ?

A vous de trouver la réponse… par l’absurde.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce film, c’est sur film de culte, ou Wikipedia.

Source: les mots ont un sens


Désormais, James Gandolfini EST Tony Soprano

Cast of the Sopranos

PAUL LAURENDEAU   L’acteur italo-américain James Gandolfini (1961-2013) vient de mourir subitement à l’âge encore fort tendre de cinquante-et-un an. IlEST donc désormais, et ce, pour toujours, Tony Soprano. Tony Soprano, c’est un caporegime de la petite pègre italo-américaine du New Jersey. Une manière de caïd provincial, ni plus ni moins. Marié, une fille, un fils, la fin de la quarantaine, un peu d’embonpoints, des idées carrées et une grande maison confortable. Sa profession officielle, qui concerne les détritus et le recyclage (il est aussi propriétaire d’un club de danseuses érotiques, le BadaBing), sert de couverture à toutes sortes d’activités interlopes: escamotage non-sécuritaire de déchets dangereux, syndicalisme pégreux de chantiers de construction, recel et trafic de marchandises volées, shylocking (prêt usuraire avec extorsion), jeu illégal, trafic de drogue, trafic d’influence, meurtre à gage. Tony Soprano est une figure du petit crime organisé de Nouvelle Hollande. Il est aussi une sorte de personnalité locale. Il contrôle son petit empire, fait rapport à ses collègues new-yorkais (dont on ne sait pas trop s’ils sont ses supérieurs ou pas), garde la paix armée des gangs sous un prudent contrôle et s’efforce de former son neveu dans le dur métier de malfrat et d’éduquer ses enfants dans le cadre minimal de respectabilité d’une personne qui cache des armes et de copieuses liasses d’argent liquide dans son grenier, ses placards et la remise de son jardin.

Quand l’histoire débute, Tony Soprano (James Gandolfini) subit une perte subite de conscience et s’effondre sur le plancher de son salon. Son médecin de famille lui fait un examen médical complet et exhaustif mais ne lui trouve rien de physique. Il lui recommande alors une psychothérapeute, la Docteure Jennifer Melfi (Lorraine Bracco). Tony Soprano est d’abord profondément réfractaire à l’idée de s’impliquer dans ce qu’il considère comme ne présentant aucun intérêt et, pour tout dire, comme étant une insulte personnelle plus que quoi que ce soit d’autre (la question de sa propre santé mentale lui suscite tous les préjugés classiques dont il est largement tributaire), mais deux ou trois autres épisodes de perte de conscience le décident finalement à entrer en thérapie. Cette thérapie du caïd (The Sopranos pourrait avoir pour sous-titre: La Thérapie du Caïd) va durer sept ans et va servir de structure narrative armaturant l’intégralité de cet extraordinaire feuilleton.

C’est que soudain le tout du monde de ce personnage bourru et inexorablement attachant va se trouver découvert ou redécouvert dans l’angle de la thérapie et de l’ouverture à nos vulnérabilités qu’elle entraîne. On rencontrera sa mère tyrannique, son épouse passionnée et intransigeante, sa sœur abrupte et égoïste, ses maîtresses névrosées et suicidaires, ses circonspects complices, ses sbires obséquieux, son oncle acariâtre qui est, lui, très officiellement, son boss mafieux mais dont il ignore ostentatoirement les moindre commandements, ses employés, ses enfants, le souvenir de son père absent. Toute la fresque du vague à l’âme de l’Amérique fin de siècle va se déployer sous nos yeux, comme sous ceux exorbités de la Docteure Melfi, à qui rien ne sera épargné. La description de la souffrance, du fond miteux et borné de cette nouvelle Comédie Humaine s’enrichiront d’un humour satirique et caustique et d’une superbe richesse d’écriture pour produire une peinture de moeurs époustouflante, considérée comme rien de moins que le feuilleton télévisé le plus achevé de tous les temps. Au fil des saisons, Tony Soprano s’enfonce dans la dépression. Sa thérapeute, qu’il draguera sans succès, qu’il engueulera, qu’il bousculera, qu’il suppliera de le reprendre en thérapie après ses défilades et ses explosions de rage, l’accompagne patiemment dans cette descente aux enfers. Les fins de saisons sont habituellement provoquées par une rupture rageuse entre le patient et sa psychiatre. Au début de la saison suivante, le lien thérapeutique se renoue et la folie névrotique reprend dans toute sa splendeur sa route cahoteuse vers le fond.

Un autre étau se resserre sur Tony Soprano: celui du FBI. Sa maison est sur écoute, ses plus fidèles sbires le trahissent, il doit faire descendre l’épouse de son neveu, devenue indic de police. Son collègue-ou-patron-en-tout-cas-contact new-yorkais est emprisonné. En même temps, sa notoriété de chef de pègre fait de lui une grosse bête curieuse, une bizarrerie ethnologique, une sorte de fier-à-bras du village. Ses voisins se vantent ouvertement d’avoir joué au golf avec lui, ses maîtresses se glorifient intérieurement de l’avoir vu à l’action au lit. Les notables locaux profitent de ses activités douteuses, en tirent avantage, en bénéficient mais au fond se gaussent de lui comme on rit d’une sorte d’archaïsme coloré qui l’on tolère par mansuétude nostalgique. Ses enfants grandissent et le méprisent de plus en plus copieusement, complétant dans l’amertume et la douleur la peinture tendre et désespérée du lancinant tableau.

Une fresque incroyablement vivante, riche en allusions subtiles et cocasses (notamment aux grands classiques du cinéma pégreux, The Godfather etGoodfellas, traités avec une tendresse tangible et une mordante ironie), superbement documentée, précise et adéquate jusque dans les moindres détails. Qu’on y aborde la panique de se perdre en forêt, les relations entre Sartre et Heidegger, le baseball, le riche et complexe art culinaire italo-américain, les arcanes du shylocking, la mécanique auto, les théories de l’évolution, le terrorisme, la déréliction, la construction domiciliaire, les drogues récréatives ou thérapeutiques et leurs effets, tout est exact, tout est documenté, tout est précis. Racisme, traditionalisme étroit, préjugés, ignorance crasse se manifestant sous la forme de circonlocutions verbales intraduisibles et de traits de philosophie populaire à gros grains, mais aussi génie, astuce, rouerie, subtilité, art, méthode, The Sopranos nous présente la jubilation langoureuse et la souffrance aiguë d’un monde en décadence qui est tellement le nôtre qu’il reste avec nous longtemps après la fin, abrupte et biscornue, de ce flamboyant spectacle.

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David Chase, The Sopranosavec James GandolfiniLorraine BraccoEdie Falco,Michael ImperioliDominic ChianeseSteven Van ZandtTony Sirico, 86 épisodes d’une heure, diffusé initialement en 1999-2007 sur HBO (six coffrets DVD).

Les cordes des Pinocchio tressées par les rats de guerre

rat sax

Autrefois les conquêtes visaient à occuper des territoires, s’approprier des richesses, soumettre physiquement les populations. Soumission des hommes à un ordre étranger qui ne concernait que leur corps et leurs biens. L’on pouvait être esclave et en même temps rester libre spirituellement et moralement. Aujourd’hui les forces qui s’exercent sur les peuples devenus quasi imperceptibles, les vrais pouvoirs n’apparaissent plus sur le devant de la scène, ils s’exercent de façon souterraine, dans les coulisses, au sein de fraternités occultes. Désormais presque toujours, à de rares exceptions près, dirigeantes et politiques ne sont plus que des exécutants, voire de simples marionnettes au service des véritables maîtres et décideurs… lesquels demeurent dans l’ombre, ignorés et inconnus du grand public. Hollywood, propagande noire et guerre terroriste

Les seules frontières réelles  qui existent en ce moment sont celles entre les dirigeants et les peuples. Le reste est une machinerie sournoise, souterraine, aussi bêtement mais savamment tressée qu’un tapis fait à la machine.

La machine a servi l’homme à adoucir son labeur.

La machine de guerre économique est en train de s’appareiller en « mode sniper »,  de manière à se débarrasser des travailleurs en en faisant des masses mobiles, nouvel esclave de l’ère moderne.

La ruse et les artifices- quoiqu’ayant toujours existés  – sont poussés à un extrême tel que les citoyens sont charcutés, à la fois endoctrinés aux dogmes souterrains.

Quantité VS qualité

Les quantités « d’informations » véhiculées chaque jour par les médias des pays ne font que chloroformer le citoyen : il confond quantité et qualité. L’information (sic) est également livrée à la rentabilité, figée, docile et – surtout- incapable de suivre le flot volontairement, sciemment trafiquée.

Les rats ont pris le pouvoir.

Les rats s’agitent, sont « propagandés » par une race fourbe, terrée.

Vous croyez – en étant soldat – défendre des « valeurs »?

Vous croyez – en étant enseignant – défendre des valeurs?

Vous croyez – en étant médecin – améliorer la santé des gens?

Rien n’est simple…

La recette du sorcier ne tire plus le venin du serpent : elle en déchiffre la recette et la vend en barils.

Comme le pétrole.

On a multiplié les dieux… Mais ils ne sont plus que des Satan déguisés.

Bienvenue dans l’enfer du déguisement et de l’Hollywood-Halloween.

Cinéma.

Écran.

De fumée…

Résultat : l’humain Pinocchio

 Pinocchio

Voilà notre « humain » malmené, endoctriné dans des croisades brumeuses : Il est si aveugle – ou « mal voyant », – qu’il ne voit plus le bout de son nez.

Travailleur temporaire-permanent ( re-sic), athée, religiosé, ensommeillé, victime de la multiplication des cordes de moins en moins apparentes, chimifié à la merdouille d’une cuisine aux ingrédients pré-Monsanto, livré aux saveurs du mois, nègre acolore, livide, engourdi, il sait tout. Il sait tout. Car savoir « beaucoup » signifie connaître. C’est le tour de force de la croisade des rats mondialistes souterrains.

Il n’y a que les ignorants qui savent tout.

La science « a raison ». C’est bien le dogme le plus insidieux des guerres qui ne sont pas « déclarées ».

On lui vend du savoir contrôlé, utile pour la multiplication des compagnies à numéros, des énormes entreprises qui peuvent acheter les terres, la foi, et rendre les cordes aussi invisibles que les chasseurs furtifs de l’armée étasunienne.

Viol des terres, rasage des forêts, siphonnage des liquides brûlants pour faire rouler de l’orgueil sur quatre roues, méga organisations supposément humanistes. Souvent infiltrées…

Tout ça!

Tout ça!

Tout ça!

Et plus encore, toute notre ignorance de par les mouvements insidieux fait en sorte que nos connaissances des rats de guerre ne peuvent nous permettre de gagner une guerre et de nous humaniser. Ils ne sont pas dirigés vers le but d’un humanisme « amélioré », mais vers une réussite matérielle garants d’une survie…

Une survie.

De sorte que chacun est maintenant devenu un travailleur étranger dans son propre pays.

Les soldats « debout-assis »

Soldat

“I am against the war. And I am gonna kill those who are for.” Gaëtan Pelletier

« Mais, Reine Rouge, c’est étrange, nous courons vite et le paysage autour de nous ne change pas ? » Et la reine répondit : « Nous courons pour rester à la même place. »

Ce court extrait d’Alice au pays des merveilles nous éclaire sur le processus dynamique tendant au chaos qu’est l’homme, une idée mise en avant par le biologiste Leigh van Valen qui postule que dans un groupe d’organismes soumis à la concurrence, l’effort d’adaptation est sans cesse renouvelé ce qui conduit inéluctablement à un processus incessant de constuction/destruction des civilisations, le mythe de Sisyphe revisité. Gilles Bonafi

On pourrait jour à « Qui est Pinocchio? »

Jouons à « Tout est beau! ».

La masse d’objets virtuels ( souvent à crédit), la masse des réussites personnelles réelles, sont-elles aussi exactes que l’apparence dans laquelle nous sommes noyés et dans laquelle nous nous acharnons et nous dévouons?

Quand les rats de guerre détruisent un pays, les citoyens déménagent. Ils deviennent alors un problème de société.

Toute industrie mondialiste – agglutiné au pouvoir, sinon le contrôlant -, déstabilise tout l’ordre mondial, les petites sociétés, les petits pays, les groupes qui font la beauté et la différence de ce monde par « dommages collatéraux ».

Belle appellation!

Tout le jeu consiste à faire croire à nos réussites personnelles oubliant la réussite sociale.

Nous savons opérer un cœur malade.

Nous ne savons pas gérer un virus.

Bref, nous sommes forts en mécanique. Mais nous sommes nuls en ce qui concerne la vie.

Nous sommes allés sur la lune.

C’est notre réussite planétaire… Ce « nous » est une autre manière d’utiliser l’individualisme et le confondre dans une réussite par laquelle il aurait contribué. De loin…

Belle salade!

L’avenir des rats

Celui qui a le pouvoir de tresser les cordes d’un enfant de bois a tous les pouvoirs. Il l’immobilise et le contrôle sans le faire réellement bouger. Il lui fait croire qu’il est « vivant ».

Le « je » est un nous malheureusement de moins en moins « vivant ». Il est lentement – comme au ralenti – dentelé dans une mécanique de plus en plus insondable.

Nous sommes mécanisés.

Et c’est là le cœur de notre échec. Car nous ne connaissons plus notre créateur.

Les vantards des athées de « dieu » sont perdus mais croient être sauvés.

Restez athées!

Restez athées!

Les dieux auxquels ils sont fidèles sont les nouveaux prêtres sanglants intérieurs.

C’est bien plus naïf que de croire que ce monde s’est fait en 7 jours.

Peu importe…

Lire dans l’œil de G.W. Bush, c’est être illettré.

Prenez un paysan… Prenez ces gens simples qui ne savent pas trop comment expliquer tout ce monde devenu incompréhensible.

Les rats utilisent ceux qui vivent bien simplement.

C’est le plancher sur lequel se construit la belle demeure des rats qui se servent d’eux pour en faire des soldats.

Et les nouvelles armes sont les idées.

Si on pouvait faire la somme de tous ceux qui ont souffert ou sont décédés par n’importe laquelle foi vendue à travers l’Histoire, on aurait besoin de déterrer toutes les mains de tous ceux qui sont passés par cette vie. Rien que pour compter sur leurs doigts…

Gaëtan Pelletier

29 juin 2013

P.S. : Un certain Jésus a dit : « La foi soulève les montagnes ».

Dans notre monde moderne, on a bien compris le message : une fois que la montagne est soulevée , on sort les machines pour se  servir de cette amoncellement aux fins d’enterrer les cadavres dans des fosses communes.

Au rythme où sont passé les guerres depuis la « création »,  la Terre est une sorte de fosse commune.

Ils ont ensuite inventé la formule :

« Vivre, c’est mortel »

Les drogués de l’électronique

Environ 70% des 50 millions de Sud-Coréens possèdent... (PHOTO JUNG YEON-JE, AFP)

La dépendance à l’internet a parfois des conséquences extrêmes, qui font la Une des journaux: la police sud-coréenne a arrêté en 2010 un couple qui avait laissé mourir de faim son nourrisson de 3 mois, à force de jouer de façon obsessionnelle à un jeu en ligne… qui consistait à élever un bébé virtuel. Source 

Des esclaves de l’électronique. De plus en plus nombreux en Corée du Sud puisque 70% de la population utiliserait des téléphones « intelligents ».  80% chez les jeunes.

On a dû créer des centre de désintoxications:

Mais les parents et les autorités s’inquiètent de l’obsession des plus jeunes avec le monde numérique. «Nous ressentons un besoin urgent d’entreprendre un vaste effort face au danger croissant de la dépendance numérique (…), notamment en raison de la popularité des téléphones multifonctions», a déclaré mi-juin le ministère de la Science.

Avec les ministères de la Santé et de l’Éducation, il a demandé aux écoles d’organiser des cours de prévention sur la dépendance à internet, et des camps de vacances pour «désintoxiquer» les écoliers trop dépendants.

Selon des données gouvernementales, plus de 80% des écoliers sud-coréens âgés de 12 à 19 ans possédaient un téléphone intelligent en 2012, soit deux fois plus qu’en 2011.

Et c’est plus de trois heures par jour que quelque 40% des propriétaires d’un appareil multifonctions passent à tweeter, tchatter ou jouer à des jeux, bien que les professeurs confisquent ces gadgets avant le début des cours.

Près de 20% de cette tranche d’âge sont «accros» aux téléphones intelligents, a révélé un sondage national conduit tous les ans.

Cette dépendance est définie par une liste précise de critères, parmi lesquels: être anxieux ou déprimé quand on est séparé de son téléphone intelligent, échec de plusieurs tentatives de réduction du temps consacré à l’appareil, se sentir plus heureux avec son téléphone qu’avec ses amis ou sa famille. Source 

Gaëtan Pelletier

Quand l’amour aura tué le temps…

Cover The Beach Boys « God Only Knows » by MonaLisa Twins

One More Time – MonaLisa Twins (Original)

Elles ont 17 ou 18 ans….

Mieux vaut jeter la nourriture plutôt que la donner aux nécessiteux !

Chaque année, plus d’un tiers des denrées alimentaires sont jetées, et ce même si elles sont encore consommables. Un sort vraiment malheureux pour ces produits qui étaient quelque temps auparavant encore exposés dans les rayons des supermarchés. Une expérience édifiante à été récemment faite sur le sujet dans une ville de Géorgie, aux États-Unis.

Les gérants d’un supermarché d’Augusta ont reçu un arrêté d’expulsion de leur banque, à qui ils devaient quelques milliers de dollars. Ils ont alors décidé d’accomplir une bonne action en faveur des habitants les moins fortunés. Avant de cesser leurs activités, ils ont fait don de la nourriture présente dans leur magasin à une communauté religieuse locale. Mais cette dernière déclina mystérieusement l’offre.

Les produits ont donc atterri sur un parc de stationnement adjacent où ils ont immanquablement attiré l’attention des passants, prêts à emporter avec eux les invendus. Ces repas gratuits auraient pu faire le bonheur des indigents et des meurt-de-faim. C’était sans compter sur les forces de l’ordre qui ont rejeté manu militari les trois cents affamés qui avaient accouru à l’annonce de cette nouvelle providentielle…

Pas de nourriture pour les pauvres, donc ! Toutes les victuailles ont été transportées à la décharge à la demande de la SunTrust Banks, la banque d’Atlanta à laquelle appartient le supermarché. La police a justifié son intervention en affirmant que la présence de produits parfaitement intacts aurait pu déclencher l’apparition de troubles à l’ordre public.

Des milliers de produits alimentaires tout à fait mangeables se transforment ainsi en déchets en une fraction de seconde, alors qu’ils pourraient combler la faim des plus malheureux. Cet épisode nous rappelle avec acuité ce qui se passe quotidiennement dans les cantines, les restaurants et les supermarchés. Ici et là naissent avec la crise des projets de certains organismes de bienfaisance pour enrayer le problème des déchets alimentaires. Citons parmi ceux-ci Last minute market en Italie, Re-food et Zero desperdìcio au Portugal. Ces initiatives devraient s’étendre devant l’infamie grandissante des banques. Quant aux États, ils ont depuis belle lurette abandonné toute idée de solidarité. Il faut dire qu’ils sont soumis au chantage des spéculateurs, du FMI et d’autres organismes internationaux comme la commission européenne qui leur imposent de payer une dette que les populations n’ont pas créée. Il est plus que jamais inacceptable de leur faire payer le prix de leur propre oppression !

Capitaine Martin

proposé à la publication par resistance-politique

resistance-politique.fr

Le petit garçon qui ne voulait pas manger de viande

La nuit des porcs-vivants

La nuit des porcs-vivants

 

Il ne suffit pas que l’irrésistible processus festivisateur engagé depuis plus d’une dizaine d’années impose son empire sans cesse élargi sur l’humanité ; il faut aussi et surtout que cet empire lie toujours plus étroitement les conditions de son expansion à la répression et à la criminalisation de ce qui pourrait encore manifester vis-à-vis de lui la moindre réticence. Et cette pure expression de l’instinct de vengeance ou de ressentiment s’enveloppe, pour ne jamais apparaître comme telle, de flatteurs prétextes et de justifications inattaquables qui se résument généralement dans le stéréotype de « l’amélioration de la lutte contre les discriminations ». Mais cette poudre aux yeux altruiste ne fait que masquer le désir haineux de réduire au silence tout ce qui pourrait encore s’exprimer, sous la forme d’une critique, et dans quelque domaine que ce soit.

C’est ainsi que les grandes manifestations festives dont la multiplication hallucinante a même fini par mettre la puce à l’oreille aux plus serviles observateurs (mais quand ils remarquent cette multiplication, c’est pour l’approuver), sont les instruments capitaux d’une entreprise dedestruction de la liberté individuelle comme on en avait encore jamais vu. Et ce sont bien entendu ceux qui pourraient s’en étonner que l’on qualifie de délinquants. L’extraordinaire écrabouillis sonore que l’on appelle la Fête de la musique (alors que celle-ci ne signifie qu’une chose : que, pendant d’interminables, d’abominables heures, il sera absolument impossible, et même interdit, de vivre par soi-même) n’est que la matrice infernale autant qu’impunie, et toujours féconde, où se forment et d’où se propulsent toutes les abominations du même acabit. Et l’on ne saurait mettre en doute la bienfaisance de cette Nuit des porcs-vivants sans risquer du même coup de se voir exilé de la communauté.

Nul ne devrait être obligé, pourtant, d’accepter de subir ce qu’il n’a pas demandé. Et même ce devrait être un devoir de le refuser. Mais le viol, partout réprouvé (ô combien à juste titre), ne l’est plus le moins du monde dès qu’il s’agit de faire passer en force les prétendues « valeurs » de la modernité. Ainsi notre époque a-t-elle imaginé de prescrire d’innombrables Journées du Bruit Monstrueux, puis de désigner aussitôt comme ennemis de l’humanité ceux qui ne se pâmeraient pas sur-le-champ devant de tels excès. On avait pu, en d’autres temps, parler du viol des foules ; mais ce viol, désormais, paraît autogéré par les foules elles-mêmes, et contre les derniers individus qui seraient tentés d’y résister. Quant au délit de manipulation mentale, qui pourrait si bien s’appliquer à tous ces déploiements, il n’est inventé que pour réduire l’influence des plus dérisoires des sectes : celles que l’on n’appelle « sectes » que pour éviter de voir nommé de cette façon le gigantesque complot festif actuel contre la liberté. Les parlementaires, qui ne servent plus à rien ou presque, et les partis en décomposition, ne se sont pas bousculés par hasard, cette année, et avec une telle unanimité, pour applaudir sans réserve à la Gay Pride, dont il était difficile d’ignorer qu’elle déclarait ouverte les hostilités contre « l’homophobie », appelée sans doute par humour noir « fléau social », et désignait comme son but essentiel la mise sur le feu de quelques lois contre « l’incitation à la haine homophobe ». C’est que les partis et les parlementaires ont reconnu là ce qui est, pour eux aussi, leur ultime raison d’être : au nom du Bien (au nom de la défense des victimes et des minorités), créer du crime, donc de l’infraction, du délit et des lois. Et d’abord de la censure.

Au plaisir de la festivisation quotidienne, et derrière le prétexte de se lancer à l’assaut des villes, de se réapproprier l’espace urbain en soutenant des justes causes, tout en ne manquant pas de  rester subversifs, mais avec la bénédiction financière des élus adéquats, se joignent les délices d’une persécution de plus en plus désirée et légalement encouragée. Des ennemis rituels, des démons utiles (l’homophobe, le xénophobe, le raciste, le fasciste, le harceleur sexuel, le machiste injurieur, le leader néopopuliste, le dinosaure paternaliste, le fumeur enragé, le partisan de la chassse, le catholique ringard, le râleur musicophobe, le voisin grincheux, la voisine acariâtre) se retrouvent enchaînés derrière les chars fleuris et rugissant de la modernité qui avance. Ce sont eux que l’on agite comme des fantômes, et dont la menace dérisoire fait exister, a contrario, tout ce capharnaüm rituel de jongleurs, de saltimbanques, de plateaux artistiques, de milices d’intervention poétique et de danseurs sur échasses supposés incarner en même temps le monde victimaire et l’avenir éblouissant. Mais ils incarnent d’abord et avant tout les prochaines censures ; et celles-ci atteindront un degré de férocité sans commune mesure avec ce qui avait pu être connu jusqu’à présent.

Jamais les minorités victimisées ne s’étaient montrées capables de faire tant de bruit ; et d’être si bruyamment approuvées. Mais c’est peut-être qu’il ne s’agit plus à fait de victimes : car celles-ci, désormais, sont l’époque et ne sont plus que ça. Et c’est l’époque qui, à travers elles, se promet de châtier toute expression de réticence vis-à-vis d’elle-même.

Car cette époque est son propre chien de garde. Et, dans le chenil, il n’y a plus de maître. »

          Philippe Muray (Exorcismes Spirituels III)

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