Archives de Tag: ÉDUCATION

Éducation

khrishamurti

 

 

 

 

 

 

 

L’ignorant n’est pas celui qui manque d’érudition, mais celui qui ne se connaît pas lui-même et l’érudit est un sot lorsqu’il cherche l’entendement dans des livres, dans des connaissances, auprès d’autorités. L’entendement ne vient qu’à celui qui se connaît lui-même, c’est-à-dire qui a la perception de la totalité de son propre processus psychologique. Ainsi l’instruction, dans le vrai sens de ce mot, est la compréhension de soi, car c’est en chacun de nous que l’existence entière est ramassée.
Ce que, de nos jours, on appelle instruction est une accumulation de faits, un savoir livresque qui est à la portée de toute personne sachant lire. Une telle façon de s’instruire offre une forme subtile d’évasion, et, comme toutes les fuites hors de nous-mêmes, crée inévitablement un surcroît de misères. Nos conflits et notre état de confusion résultent des rapports faux que nous entretenons avec les gens, les choses, les idées, et tant que nous ne comprenons pas et ne modifions pas ces rapports, le fait d’apprendre, de recueillir des données, d’acquérir différentes sortes d’habiletés, ne peut que nous enfoncer davantage dans le chaos et la destruction.

J. Krishnamurti , De l’éducation

La planète des petits chaperons rouges

La plus ancienne version retranscrite et figée est celle de Charles Perrault, parue dans Histoires ou contes du temps passé, avec des moralités en 1697. Cette version sera plus malheureuse et moralisatrice que celles qui suivront. L’héroïne en est une jeune fille bien élevée, la plus jolie du village, qui court à sa perte en donnant au loup qu’elle rencontre dans la forêt les indications nécessaires pour trouver la maison de sa grand-mère. Le loup mange la vieille dame en se cachant des bûcherons qui travaillent dans la forêt voisine. Il tend ensuite un piège au Petit Chaperon rouge et finit par la manger. L’histoire en finit là, sur la victoire du loup. Pas de fin heureuse pour l’héroïne, la morale de Perrault est sans appel. Le Petit chaperon rouge

Le Petit Prince de Saint-Exupéry, c’est vraiment beau.
J’étais en train de fureter dans l’Histoire de la planète et de ses habitants… Elle se résume assez bien avec le Petit Chaperon rouge.
Il y a bien des petites filles, mais peu de loups. En plus, l’histoire varie de différentes versions.
La planète est comme une petite maison dans l’univers, et la petite fille est la richesse à gober.
Et tout le système est en fonction de la fabrication de loups pour avaler les petites filles.

On empoisonne nos aliments.
On coure après nous avec des cartes de crédit.
On nous ment à tous les coins de nouvelles.
On a des dirigeants qui sont comme des loups déguisés en épouvantails à jardins.
On a des banques ( des cochons tirelires) sans avoirs réels.
On nous a inventé des guerres. Le trafic d’armes est payant.
On plante de la dentelle dans toutes les lignes des journaux
On empoisonne nos aliments
On fomente des rebellions
On s’endort au volant
On concocte des médicaments pour les maladies crées par le grand épandage d’industries qui volent les travailleurs.
On investi en cachette dans les mines anti personnelles

C’est vrai qu’il était beau le livre de Saint-Exupéry.
Il disait « Dessine-moi un mouton ».
Et le diable est arrivé.
C’était une école… Une industrie.
L’invention de la chaîne.
Dessine-moi un mouton.
Maintenant, fabrique moi une machine à dessiner des moutons.

Et quand le mouton eut accès à la machine, il décida de remplir le monde de moutons. Restait plus qu’à lui faire pousser de la laine synthétique pour contenter les actionnaires des propriétaires des éleveurs de moutons.
Puis on inventa une  machine à raser les moutons.
Les affamés de la laine les tondaient si souvent qu’ils finirent par avoir des rougeurs à la peau.
Ce qui était une bonne chose, car il fallait inventer de la crème à mouton rougis en créant un savant laboratoire avec de savants moutons, et le ti casque de plastique, pour trouver la formule chimique pouvant éteindre la rougeur des moutons blancs.
Un autre arriva en disant :
«  Je peux faire pousser la laine deux fois plus vite »
Les actionnaires en firent sonner leurs bijoux. ( Merci John).
« Vrai? »
On créa un autre laboratoire pour faire pousser la laine plus vite.
C’était génial.
On créa une école de génies.
Les moutons, bien dociles, avaient besoin de la crème. On augmenta le prix de la crème de 10% pour satisfaire les actionnaires.
Le mouton était vraiment soulagé d’avoir la peau moins en feu.
Arriva un jour un mouton mal léché. Noir. Un « outsider ».
On le regarda avec une certaine envie de vomir.
Il fallut une étude de 625,242$ pour trouver une solution aux possibles moutons noirs qui possiblement déclencheraient une série de moutons noirs.
C’était la panique.
On créa un laboratoire qui envoya des spécialistes en Afrique pour étudier la Albinos africains. Sans se soucier d’eux, pauvres, on engagea une firme qui acheta des cordons ombilicaux à prix d’or : 2$.
On créa un autre laboratoire pour tenter d’implanter des cellules souches chez les moutons blancs… avant qu’ils ne deviennent noirs.
Un vaccin naquit : le M1MA ( Le mène 1 mène l’Autre).
Mais comme il fallait secouer l’économie, il arriva un incident fortuit : les moutons développèrent une maladie qui fit que leur laine poussait deux fois moins vite. Dans un rapport de 634 pages, une armée de savants en conclurent que la crème aidant à augmenter de vitesse la pousse de la laine contenait un agent qui en s’infiltrant dans la peau créait lentement une résistance.
On créa un laboratoire.
Les moutons poussèrent un soupir de soulagement.
Toutefois, il fallut augmenter les taxes sur la nourriture des moutons.
Comme disait le cégépien : la morale de cette histoire est que si on mélange deux contes ont finit par avoir trop de comptes. Et que si le loup finit par trouver la grand-mère et la manger, c’est que le petit chaperon rouge est peut être un agent infiltré de la CIA ou bien une simple nymphette à capuchon qui veut avoir l’héritage de la vieille et la prime qui va avec celle-ci.
Pour ce qui est du Petit Prince avec son « Dessine-moi un mouton », c’est qu’on a compris depuis longtemps avec Le Petit Chaperon rouge que pour ne pas pouvoir reconnaître le loup, il fallait diversifier son portefeuille d’investissements ( les poils et la figure) en éparpillant les traits d’un pays à l’autre et de compagnies à numéros.
Je laisse cette partie aux spécialistes en économie.
Si la grand-mère a été mangée, c’est qu’elle en savait trop de par son vécu  ou avait trop…
Il fallait éliminer une dépense.
Les jeunes moutons, mal pris, avaient bien de la misère à se nourrir, faisant face, parfois, aux caprices de dame nature.
Monsanto s’en occupa…
Depuis 100 ans, on bouffe des contes, on dessine des moutons, mais on est tous des petites filles qui vont à l’école pour apprendre comment fabriquer des laboratoires.
Un mouton blessé, c’est à pleurer…
Alors, chacun est un petit ONG missionnaire qui s’acharne à sauver des moutons.
C’est triste à mourir.
Personne n’enseigne l’histoire des moutons.
Alors, le soir, quand les lumières sont toutes allumées, que la télé hurle, on écrase son tout petit dans sa couchette et on tente d’en faire quelqu’un de bien.
On lui raconte l’histoire du Petit Prince.
« Dessine-moi un mouton »
Il prend son ordi…

gp

De l’art de traire les poules

compétence

 

 

“Méfiez-vous d’une personne trop compétente, elle risque de manquer d’humanité.” ( Anonyme) 

Dans la nouvelle « fonderie » des cerveaux qui barbouillent les systèmes d’éducation, le mot compétence n’est jamais apparu aussi souvent, n’a été  autant martelé, avec une délectation qui chatouille la race des pédagogues issue  des livres et qui construisent des livres en citant des livres, des auteurs, etc. Si vous tapez dans Google le mot compétence et cliquez sur images, vous vous retrouvez devant une toile de Dali. Faudrait demander à nos compétents de politiciens combien a coûté à travers tous les pays qui ont voulu faire une « réforme pédagogique » cette aquarelle architecturée avec de l’eau et un peu de contenu coloré. À se demander la pédagogie moderne n’est pas une industrie de Nicolas Flamel, cet alchimiste qui voulait transformer les métaux en or.  On attribua sa fortune à cette possibilité de réussite alors qu’il avait tout simplement ( et ce au  14 ième siècle) devenu riche par des spéculations immobilières.  Tout comme Trump…

Il est de nombreux vœux pieux chez les « acheteurs » d’idées pour faire une nouvelle révolution, bref, moderniser le « monde ».  Et c’est raté…

La liste des passants 

Entre 1994 et 2016 au Québec il est passé 13 ministres de l’éducation.

1994 – 1996 Jean Garon
1996 – 1998 Pauline Marois
1998 – 2002 François Legault
2002 – 2003 Sylvain Simard
2003 – 2005 Pierre Reid
2005 – 2007 Jean-Marc Fournier
2007 – 2010 Michelle Courchesne
2010 – 2012 Line Beauchamp
2012 – 2012 Michelle Courchesne
2012 – 2014 Marie Malavoy
2014 – 2015 Yves Bolduc
2015 – 2016 François Blais
2016 – Sébastien Proulx

Il faut bien le dire: tous des incompétents en la matière.

Le cuisinier 

Un chef, pour connaître le talent de ses futurs cuisiniers leur faisait simplement passer un test: cuire un œuf. C’est un art qui fait appel à des connaissances et à de l’intuition. On pourrait écrire un livre sur les étapes et les embûches de la bonne manière de réussir un œuf au miroir.  Il faut des compétences à  nourrir Google pour ce faire.  Mais la compétence n’est qu’une route vers la réussite. On a tracé des cartes, mais on a oublié que la vie est toujours  l’école  la plus extraordinaire et la plus efficace pour mener à la compétence. Mais laquelle?

Tout le système pédagogique a été mené vers la compétence à faire. Mais la vie étant débordante de l’art de blouser pour réussir que l’école – ou « éducation » – n’ont plus guère d’effet sur l’art d’être.

Être compétent c’est savoir abuser de tous pour enfin devenir UN. 

Le nouveau culte…

Comment faire cuire une Terre 

Nous nous dirigeons vers un échec total de simplement « gérer une planète ». Mais cette planète n’est qu’une maison dans laquelle habitent maintenant environ 7 milliards d’humains. Avec les chapelets de guerres « nécessaires », la force des multinationales, la robotisation, les pénuries d’emplois, la richesse centralisée, qu’ont réussi nos monumentales organisations planétaires, nos politiciens, nos « créateurs de richesses »?

En fait, ils n’ont pas réussi… À l’école de milliers d’années d’histoire les réussites temporaires intérimaires n’ont été qu’un leurre, un déni total qui a pour racine  une déshumanisation radicale dans une Shoah planétaire dont on commence à voir le bout. Mais surtout à comprendre…

Notre singe à cravate est un raté qui a réussi à faire avorter  la chose la plus importante de ce petit monde: la vie. Dans les années 60 on craignait mourir sous les bombes atomiques.   On peut maintenant sourire crispé avec étonnement: c’est un tout petit comptable ignare qui aura détruit le monde. Et ce avec des compétences qu’il n’a sûrement pas puisées dans les écoles. Sa totale absence de savoir être aura charcuté la race humaine dans une fiole bancaire.

Gaëtan Pelletier

Souricide

trappe Lucifer

Un message du département de la défense de votre pays.

Conseils d’emploi :

1.     Appâter la tapette avec un morceau de denrée appétissante solidement fixée au déclencheur : fromage, pain blanc, saucisson, cerneau de noix…

2.     Disposer le Piège à Souris Lucifer perpendiculairement aux bas des murs, endroits où circulent habituellement les souris.

3.     Armer le piège

4.     Ébouillanter les Piège à Souris Lucifer après usage pour en débarrasser l’odeur. 

Piège à souris Lucifer 

La révolte d’un cyclope abruti 

Quand on songe à tout l’argent et sueurs que nous avons donné pour boucher le trou de toutes les formes de mégalomanies des dirigeants, des dictateurs, et du reste de la clique, nous avons un sérieux problème.

On pourra dire que l’histoire de l’humanité , à force de « donner aux dieux » odieux, a été elle-même, en fin de compte, l’offrande finale. On n’a rien vu venir, adoratifs, d’un œil franc et de l’autre voilé par la piraterie mondiale.

Les peuples sont maintenant comme des estomacs qui se mangent et se digèrent pour n’avoir plus rien à manger.

Krishnamurti disait que le savoir n’achète pas la sagesse. Or, les sociétés « évoluées » n’achètent maintenant rien que le « savoir ». La sagesse ne développe pas d’armes, la sagesse n’est pas en bourse. Étonnamment, on nous demandera d’être « équilibré ». Or, nous vivons dans un monde qui cultive le déséquilibre laissant aux citoyens « l’art de s’équilibrer » dans un monde qui valse et qui valse sur l’air d’une cacophonie arythmique.  Et l’éducation est devenue la fabrication d’un outil-chair infusé aux formules vides, marchant au pas de « lois » par une propagande hypocritement bienfaisante. Il n’existe plus que l’abrutissement continu.

L’État, c’est la religion des athées. Cette naissance d’une religion pompeuse des affaires ne fait plus aucune place à la spiritualité. Ni à la liberté tant criée.

Le NDM

Le Nouveau Désordre Mondial. Et pour la petite histoire de ce travail qui nous rend libre:

L’expression vient du titre d’un roman de l’allemandphilologueLorenz Diefenbach(en), Arbeit macht frei : Erzählung von Lorenz Diefenbach (1873), dans lequel les joueurs et les fraudeurs trouvent le chemin de la vertu par le travail.(…)  La citation est adoptée en 1928 par le gouvernement de Weimar comme un slogan vantant les effets de leur politique souhaitée de grande échelle de travaux publics programmés pour mettre fin au chômage. Arbeit macht frei

Pour mettre fin  au chômage… Quelqu’un connaît-il une formule plus « contemporaine » de la condition des travailleurs du 21ème siècle? Ils sont poussés pas un terme nouveau: la précarité, un slogan « moderne ». Voilà notre cyclope  devenu pirate ( chômeur) par le voile du nouveau langage du fléau libéral-mondialiste. La création d’un vendeur de slogans , aveugle, mais riche. Bien machiné aux marchés et aux chiffres.

« Les armes vous protègent ».  Etc, . Ainsi vivons nous des guerres à répétition pour « équilibrer » les forces de cette infime planète. Le Nouveau Désordre Mondial est tout simplement payant. Il n’a rien d’humain. Le moyen d’être libre est de travailler encore plus pour votre « qualité de vie ». Les travailleurs sont-ils actifs pour des paradis fiscaux ou pour eux?

On ne sait plus vraiment pour qui on travaille, quand on travaillera, combien de temps durera notre contrat. Et de par la mondialisation, le ressort est bâti au Mexique, le mécanisme aux États-Unis ou en France, et de par la sous traitance, le bois viendra de l’Afrique, etc. Et le travailleur de …partout.  La machine à tuer, ainsi divisée, en pièces, est « invisibilisée ». On ne sait pas pourquoi, mais on a faim. On pense savoir pour qui, mais au fond on ne le sait pas. On nous apprend comment, parce que c’est utile… Mais pas pour qui, mais pour QUI…

En résumé, l’histoire de l’humanité  est celle de la souris qui – sans le savoir –  bâtit le piège par  lequel elle sera éradiquée.

Appâter

Disposer ( diviser et étaler les pièces)

Armer

Ébouillanter

P.S.: Ébouillanter, c’est comme rendre ignorants les nouveaux venus dans le système.  On nomme cela  propagande   information.

Efficace, écologie, économique.   On croirait entendre un politicien ou un banquier…

Gaëtan Pelletier, monocle d’Amérique

Évolution et destruction

On se tue et s’acharne à vouloir « comprendre » le monde ici-bas par le cerveau. Rien n’a réussi…

On se tue toujours…

Il faudrait le comprendre avec le coeur, l’âme, l’intuition.

Le cerveau, nos visions nous séparent. Nous sommes les champions des analyses savantes. Mais nous sommes derniers dans ce qui nous relient vraiment.

Nous sommes les grands amputés de la guerre de l’âme et de la chair.

Aussi longtemps que nous nous tenterons de devenir des as soudés à une technocratie barbare et insignifiante, nous irons aussi loin que personne… Même pas nous…

On peut comprendre comment fonctionne un moteur, une société, mais nous sommes à l’envers de la réussite: il faut calquer, non pas une machine, mais une intériorité partagée.

C’est là tout le drame.  Le fast-food de la pensée et des enfants aux cheveux blancs, léchant les sièges du pouvoir, rétrécissant les êtres à leur comptabilité et valeurs moisies, est l’avenir  à venir (sic).

Tout simplement, et si simplement que lorsque le sable trop se répand, la petite fleur ne peut germer.

Plus il y a de rochers et de sable, plus on enterre…

La somme de l’amoncellement d’idées sèches, meurtrières, est pire que l’arme atomique.

C’est la peste noire de ce siècle. À la différence qu’on l’a cultive et qu’on la répand volontairement.

On éteint une chandelle en soufflant si fort sur les enfants qu’on les tue du souffle du savoir pauvre et organisé pour en faire des soldats de l’économie, de l’avoir, et d’une culture écolière au calque des nazis.

Gaëtan Pelletier

30 septembre 2012

Image

Couillard toujours satisfait de son cabinet

Caricature Bolduc

Panorama photographique de salles de classes à travers le monde

Publié par ReineRoro
School Agnes-Miegl-Realschule, Düsseldorf, Germany
Fertility rate 1.4
Life expectancy at birth 80
Population on less than $2 a day 0%
Primary age children not in school 16%
Youth literacy 99.1%

Le quotidien britannique The Guardian publie, aujourd’hui samedi 15 septembre, en « une » de son site, une série de photos réalisées par Julian Germain, que l’on peut voir sur ce lien. Il s’agit d’un panorama de 15 photos d’élèves dans leur salle de classe prises successivement au Brésil, en Allemagne, au Yemen, aux Etats-Unis, en Hollande, en Espagne, au Royaume-Uni, au Pérou, en Ethiopie, au Bangladesh, au Nigeria, à Taiwan, à Cuba, au Qatar et en Russie.

School Al Ishraq Primary, Akamat Al Me’gab, Yemen
Fertility rate 5.3
Life expectancy at birth 65
Population on less than $2 a day Data not available
Primary age children not in school 22%
Youth literacy 84.1%
School Beaumont High School, St Louis, Missouri
Fertility rate 2
Life expectancy at birth 78
Population on less than $2 a day 0%
Primary age children not in school 3%
Youth literacy 99.7%
School Bornago College, Netherlands
Fertility rate 1.8
Life expectancy at birth 81
Population on less than $2 a day 0%
Primary age children not in school 1%
Youth literacy 99.7%
School Colegio de Educación Público, Estados Unidos de América Huarte de San Juan, Madrid, Spain
Fertility rate 1.5
Life expectancy at birth 69
Population on less than $2 a day 0%
Primary age children not in school 4%
Youth literacy 99.7%
School Deneside Infants School (now Seaview Primary), Seaham, County Durham
Fertility rate 2
Life expectancy at birth 80
Population on less than $2 a day 0%
Primary age children not in school 2%
Youth literacy 99.7%
School Escola Estadual Nossa Senhora do Belo Ramo, Belo Horizonte, Brazil
Fertility rate (births per woman) 1.9
Life expectancy at birth 73
Population on less than $2 a day 10%
Primary age children not in school 5%
Youth (15-24) literacy 97.8%
School Escolar Secundaria Tiracanchi, Peru
Fertility rate 2.5
Life expectancy at birth 74
Population on less than $2 a day 15%
Primary age children not in school 3%
Youth literacy 97.4%
School Escuela Primaria Angela Landa, Old Havana, Cuba
Fertility rate 1.5
Life expectancy at birth 79
Population on less than $2 a day 0%
Primary age children not in school 5%
Youth literacy 100%
School Gambella Elementary School, Gambella, Ethiopia
Fertility rate 4.4
Life expectancy at birth 58
Population on less than $2 a day 78%
Primary age children not in school 17%
Youth literacy
 44.6%
School Jessore Zilla School, Jessore, Bangladesh
Fertility rate 2.3
Life expectancy at birth 68
Population on less than $2 a day 81%
Primary age children not in school 27%
Youth literacy 75.5%
School Kuramo Junior College, Victoria Island, Lagos, Nigeria
Fertility rate 5.6
Life expectancy at birth 51
Population on less than $2 a day 84%
Primary age children not in school 38%
Youth literacy 71.2%
School Min-sheng Junior High School, Taipei, Taiwan
Fertility rate 0.9
Life expectancy at birth 72
Population on less than $2 a day
 0%
Primary age children not in school Data not available
Youth literacy Data not available
School Omar Bin Al-Khattab Educational Complex, Doha, Qatar
Fertility rate 2.3
Life expectancy at birth 78
Population on less than $2 a day 0%
Primary age children not in school 2%
Youth literacy 97.8%
School School No 63, Kalininsky District, St Petersburg, Russia
Fertility rate 1.5
Life expectancy at birth 69
Population on less than $2 a day 0%
Primary age children not in school 4%
Youth literacy
 99.7%

Source: Saby, Des yeux pour voir