Archives mensuelles : septembre 2010

AH! LES ENFANTS…

ENFANT5

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Bon! Un frigorimane!

Avec son pyjama bleu de

prisonnier étasunien!

On s’échappe et on a faim….

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ENFANT 1

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Échappé à la

sécheuse 🙂

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ENFANT 3

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Faire ses dents

sur un chat?

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ENFANT 4

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Attend! Ti bâptême!

Tu ne connais pas les crocs

de la DPJ

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ENFANT 6

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Un futur macho…

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ENFANT 7

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Oups! On ne calcule pas trop à son âge…

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ENFANT 8

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Sais pas à quoi il pense… Mais il ressemble drôlement à George Bushquand il était petit

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ENFANT 2x

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Merci! De faire le travail pour nous… 🙂

Dire que nous ça nous prend des heures ….

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ÉTATS-UNIS

Pays où les banquiers dévalisent eux-mêmes leurs banques. Et refilent la facture à leurs clients…

Vivre et mourir dans la dignité

Au Québec on assiste présentement à une tournée sur la question de l’euthanasie et du suicide assisté, une commission spéciale «Mourir dans la dignité» sous la présidence du député libéral Geoffrey Kelley.

Déjà 216 mémoires ont été déposés à Québec et, du nombre, 144 proviennent de citoyens. La secrétaire de la Commission, Anik Laplante, explique que «de mémoire il n’y a jamais eu un tel soulèvement pour une consultation et que d’habitude, la majorité des mémoires proviennent plutôt d’organismes

La Presse – Sarah Champagne - Pour ou contre l'euthanasie? 7 sept. 2010.

Les travaux de cette commission devraient nous permettre de démêler et de définir les nouvelles obligations légales, morales et éthiques du «mourir dans la dignité». Mais au final, ce qu’on espère, c’est peut-être de donner à l’euthanasie le statut de «soin de fin de vie».

Par compassion, on propose une aide active aux personnes en phase terminale de maladies incurables ou dans un état de déchéance incompatible avec leur dignité.

On cherche à démontrer qu’il n’est pas criminel mais au contraire charitable d’«aider» un malade à «mourir dans la dignité». Encore faudrait-il définir le mot «dignité» dans ce contexte…

Qu’est-ce qu’on appelle ici « dignité »? En quoi le fait de ne pas vouloir souscrire à la douleur ou à la souffrance ou même à une certaine déchéance liés au processus de mourir relève-t-il de la dignité?

centpapiers - Logique euthaNAZIE – Yan Barcelo – 18 sept 2010

On entend les témoignages de personnes vivant des souffrances (morales et physiques) atroces. Certains intervenants soutiennent qu’ils se soucient bien plus de leur qualité de vie que de sa prolongation. Parmi eux, quelques-uns ont pris des dispositions pour un suicide assisté à l’étranger.

Actuellement dans le code criminel canadien, le suicide assisté est criminel, alors que le suicide ne l’est pas. Et la distinction n’est pas si évidente.

Faire la différence

Il faut d’abord faire la différence entre ce qu’on pourrait appeler: «agonie» d’un patient en phase terminale et «maladie chronique dégénérative», causant autant sinon plus (parce qu’elle dure plus longtemps) de souffrances et d’angoisses au malade (et à l’entourage).

Pour une personne en fin de vie, on parle d’euthanasie; dans le deuxième cas (maladies chroniques dégénératives), on devrait parler de suicide assisté (pour les malades aptes et consentants) ou de meurtre au premier degré (décision prise par un tiers en cas d’inaptitude).

Il faut bien différencier deux types d’euthanasie  : l’euthanasie active et l’euthanasie passive. La passive consiste à arrêter un traitement curatif, un respirateur artificiel ou tout autre produit qui maintient un patient en vie. L’active est un acte qui abrège volontairement et prématurément la vie du patient. Il ne faut pas autoriser, de quelque manière que ce soit, l’euthanasie active lorsqu’il s’agit de personnes « inaptes » à prendre une décision. On s’en irait sur une pente extrêmement glissante, vers l’eugénisme, c’est-à-dire qu’on risque de sélectionner des gens et de les tuer en invoquant que leur vie n’était pas bonne.

Me Jean-Pierre Ménard - avocat - Quartier libre - 18 novembre 2009

Il y a les contre

Les médecins, ceux-là mêmes à qui on demandera d’«intervenir», sont divisés. Certains sont clairement contre l’euthanasie :

Appuyé par la signature d’une centaine de médecins, le Dr Joseph Ayoub [oncologue et médecin en soins palliatifs au CHUM] a soutenu que le «médecin a toujours le devoir de faire mourir la douleur, et non pas de faire mourir le patient. Il y a même la sédation palliative pour les pires douleurs. Mais avant tout, a-t-il ajouté, la solution demeure dans l’approche palliative compétente, le respect, l’accompagnement et la tendresse envers ces personnes.»

La Presse - Euthanasie: des médecins craignent des dérapages – 8 sept 2010

On pratique déjà l’euthanasie

Parlons-en pour ne pas «alimenter l’hypocrisie»

L’euthanasie est déjà pratiquée chez nous (à la discrétion du médecin traitant et de ses principes moraux) sous forme de «sédation palliative» ou «sédation terminale» selon le texte choisi.

Amir Khadir a affirmé que les sondages auprès des médecins et des spécialistes ont démontré, par une forte proportion, qu’une forme de mort assistée est déjà pratiquée dans les hôpitaux.

Le secrétaire du Collège des médecins, le Dr Yves Robert, affirmait en juillet 2009 lors d’une entrevue accordée au Globe & Mail que le fait d’éviter le débat ne fait que contribuer à alimenter l’hypocrisie générale sur la question.

Dire que cela n’arrive pas parce que c’est illégal est complètement stupide. Nous devons arrêter de nous mettre la tête dans le sable.

Radio-Canada.ca Informations - L'euthanasie avec circonspection – 16 juillet 2009

L’euthanasie est un champ de compétence fédéral. Dans l’impossibilité de la décriminaliser, on ne pourra que contourner ses conséquences légales en limitant les poursuites judiciaires adressées aux professionnels de la santé.

Le candidat à la succession du Dr Yves Lamontagne à la tête du Collège des médecins du Québec, le Dr. François Desbiens déclare:

«Certains médecins craignent d’être poursuivis. Il y a un malaise, actuellement, a soutenu le Dr Desbiens. Pour sortir de cette ornière, il faut commencer par examiner la possibilité que les procureurs de la province n’intentent pas de poursuites.

Le Québec est relativement en avance sur le reste du Canada grâce aux nouvelles dispositions du Code civil sur l’arrêt de traitement, mais les médecins pratiquent dans un contexte difficile.»

La Presse - Euthanasie et suicide assisté: Québec «devrait laisser tomber les poursuites» 10 sept 2010

Prenons un peu de recul

Pour mieux comprendre ce nouvel engouement pour de telles mesures, il nous faut prendre un peu de recul face à des évènements parmi les plus émotifs de l’expérience humaine. Certaines questions philosophiques, médicales et pratique$ sont à considérer.

La mort: LE grand tabou

La mort est tabou. La mort fait peur, elle est perçue comme le «mal absolu», il suffit de la nommer pour provoquer une tension émotive qu’on voudrait chasser de notre quotidien.

On pourrait se demander si nous avons bien fait de l’évacuer de nos vies. Les différences sont énormes entre le rapport familier (avec la mort) qu’entretenaient les sociétés traditionnelles et celui de déni qu’on observe actuellement.

Cette peur de la mort et de la souffrance est mauvaise pour le débat, elle le déplace, elle pourrait être à la source de bien des dérives si on n’y prend pas gare.

Dans un contexte socio-culturel où la mort est évacuée du quotidien, reléguée aux chambres d’hôpitaux et aux mouroirs (CHSLD), elle est devenue une abstraction, une coûteuse et terrible abstraction.

«La fin de vie est vécue comme une surprise au Québec», expose le Dr Bernard Lapointe, directeur des soins palliatifs au Centre universitaire de santé McGill.

Le Devoir - Cancer et soins palliatifs - Mourir à l'urgence – 21 mai 2010

Non contents de la cacher, nous voulons en remettre la responsabilité au législateur ? aux médecins ? aux proches des malades ?

Au médecin ?

Oui. À celui-là même qui a prononcé un serment, celui de ne jamais rien faire pour écourter la vie d’un patient.

À la famille ?

Oui, les familles auront leur mot à dire, j’imagine, comme c’est déjà le cas présentement, mais sans risque de conséquences. Et des familles vous savez … c’est pas toujours jojo. Les pires chicanes de famille commencent autour d’un cercueil, ou dans une chambre d’agonie.

Vous avez des sous ? ah oui, vous êtes un heureux boomer, vous êtes en santé, vous voyagez… tant que vous pouvez fournir et suivre (tant que vous avez la santé), ça va bien. Êtes-vous certain que ça va durer toujours ?

Vous laisseriez à votre famille le choix de l’euthanasie par compassion ? Hum ? je vois des visages s’allonger.

Les indéniables risques d’abus (surtout pour les personnes faibles et vulnérables qui ne sont pas en mesure d’exprimer leur volonté) et les risques d’érosion de l’ethos social par la reconnaissance de cette pratique sont des facteurs qui doivent être pris en compte. Les risques de pente glissante de l’euthanasie volontaire (à la demande du patient apte) à l’euthanasie non volontaire (sans le consentement du patient inapte) ou involontaire (sans égard ou à l’encontre du consentement du patient apte) sont bien réels comme le confirme la Commission de réforme du droit au Canada qui affirme :

«Il existe, tout d’abord, un danger réel que la procédure mise au point pour permettre de tuer ceux qui se sentent un fardeau pour eux-mêmes, ne soit détournée progressivement de son but premier, et ne serve aussi éventuellement à éliminer ceux qui sont un fardeau pour les autres ou pour la société.»

L’euthanasie avec circonspection – commentaire de Éric Folot

Une question de temps !

Il faudrait être devin pour être en mesure de se projeter dans l’avenir et savoir QUAND c’est le bon moment d’agir; savoir si le malade n’aura pas demain, un regain de vie, et le goût de vivre encore un peu.

Les malades peuvent l’être longtemps. Et il n’y a pas un médecin honnête qui vous dira que la science est capable de prédire quand viendra la fin. Tous les jours des mourants ressuscitent…

Une infirmière française expliquait sur un blogue:

[…]Dans les services de gériatrie, tout le monde connaît ces exemples de malades « mourants » ressuscités trois jours plus tard.

Intoxiqués au plus haut point par leurs propres médicaments, ils sont finalement sauvés par le fait qu’ils deviennent incapables de les avaler et donc… se désintoxiquent en quelques jours. Sauf, bien sûr, si entre-temps, un soignant charitable n’a pas décidé de leur mort parce que «ça durait trop longtemps».

Et le contraire est aussi vrai; pensez à ces malades aux urgences, à qui on avait donné congé de l’hôpital et qui meurent dans le taxi qui les ramène chez eux. Pensez à ceux qui, dans un manque total de savoir-vivre élémentaire, meurent dans la salle d’attente (ou sur les listes d’attentes) comme pour faire honte à notre merveilleux système de santé. La médecine n’avait pas prévu ça non plus.

Dans ces conditions… à quel moment peut-on raisonnablement décider qu’il est «temps» d’aider l’autre à quitter ce monde ?

Sommes-nous capables de réfléchir sur le «mourir dans la dignité» alors qu’on n’arrive pas à exiger et prendre les moyens de «vivre dans la dignité» ? Hum… pas sûre moi.

Les faits

Les soins en fin de vie

Le Québec peine à offrir un soutien adéquat en soins palliatifs. À peine 5 % des patients décèdent dans une maison vouée à ces soins de fin de vie.

80 % des Québécois atteints d’un cancer souhaitent finir leurs jours à la maison, moins de 10 % voient cette dernière volonté exaucée. […]

Le Québec possède depuis 2004 une politique sur les soins palliatifs qu’on dit excellente. Ses objectifs sont nobles: équité d’accès aux services, continuité dans l’offre, qualité des soins et sensibilisation des intervenants. Cette politique donne aussi la priorité au maintien des patients à domicile, de même qu’au soutien destiné aux proches.

Sur papier, tout y est… depuis six ans. Manquent les ressources. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, souhaite doter chacun des 95 territoires desservis par un Centre de santé et de services sociaux d’une maison de soins palliatifs; il n’y en a actuellement que 23. Il faudra donc des moyens, mais aussi un changement de culture pour offrir aux Québécois en fin de vie mieux qu’un couloir d’urgence.

Le Devoir - Cancer et soins palliatifs - Mourir à l'urgence – 21 mai 2010

Les coûts

  • Une récente étude pancanadienne révèle que le coût lié à la décision d’une famille d’accompagner à la maison un proche en phase terminale est d’environ 5000 $
  • Le Canada est le second pays le plus cher au monde quant aux prix de détail de ses médicaments prescrits, et c’est le pays pour lequel les coûts annuels augmentent le plus rapidement, soit environ 10,5% par année depuis 1985.
  • Au Québec, les médicaments à eux seuls sont responsables de 22,2% de l’ensemble de la hausse des dépenses de santé depuis 1985.

De plus en plus hypocrite le serment !

Le serment d’Hypocrate est chose du passé… vous l’ignoriez ? moi aussi, jusqu’à cette semaine.

Vieux de 2 500 ans, toutes les Facultés de médecine réécrivent ce texte pour l’adapter à  nos mœurs. L’autonomie de la personne (et l’obligation morale de la respecter) n’avait pas en son  temps l’importance qu’elle a de nos jours.

Pour la petite histoire: (tiré du forum futura-sciences)

Le serment d’Hippocrate est un serment traditionnellement prêté par les médecins en Occident avant de commencer à exercer. Le texte original de ce serment, probablement rédigé au IVe siècle av. J.-C., appartient aux textes de la Collection hippocratique, traditionnellement attribués au médecin grec Hippocrate.

[…]

Le serment moderne, le plus souvent nommé serment d’Hippocrate même s’il s’en éloigne, s’inspire généralement du texte d’origine et a pour principal objectif de rappeler au nouveau médecin dans un cadre solennel qu’il est lié à des obligations légales, morales et éthiques.

Ça vaut la peine d’aller lire comment on répond à ce pauvre bougre, dès que sa conscience lui impose une lecture critique de ce serment:

Vous trouvez pas que les idées derrières ces phrases peuvent être antagonistes ?  Ils font comment les médecins pour ne pas prolonger les agonies sans donner la mort délibérément ?

http://forums.futura-sciences.com/ethique-sciences/231280-serment-dhippocrate.html

Le serment d’origine

Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s’ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l’enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre. »

« Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté.

Je ne pratiquerai pas l’opération de la taille1.

Dans quelque maison que je rentre, j’y entrerai pour l’utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.

Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l’exercice de ma profession, je tairai ce qui n’a jamais besoin d’être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas. »

« Si je remplis ce serment sans l’enfreindre, qu’il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissè-je avoir un sort contraire. »

«Nouveau serment des médecins», utilisé notamment au Canada depuis 1982

« Au moment où je vais exercer le métier pour lequel j’ai eu le privilège d’être formé,

JE JURE de garder intacte la science qui m’a été transmise, et de la perfectionner autant que me le permettront mon temps et mes forces.

JE JURE de toujours avoir le courage de douter de moi-même et de ne jamais prendre, pour mes patients, le risque d’une erreur qui pourrait mettre leur santé en péril ; je ferai en sorte d’obtenir, par tous les moyens possibles, la confirmation d’un diagnostic dont je ne serais pas absolument sûr.

JE JURE de ne jamais divulguer, hors le cas où la loi m’en fera un devoir, les secrets dont j’aurais pu avoir connaissance dans l’exercice de ma profession.

JE JURE de toujours me souvenir qu’un patient n’est pas seulement un cas pathologique, mais aussi un être humain qui souffre. À celui qui entrera chez moi pour chercher simplement un réconfort, ce réconfort ne sera jamais refusé.

Je n’oublierai pas que la prévention est la meilleure des médecines ; et si je n’y participe pas moi-même, JE JURE de ne jamais considérer l’action préventive avec négligence ou hostilité.

Je prends acte de ce que la Médecine devient de plus en plus sociale à la fois parce qu’elle a pour destinataire la collectivité humaine tout entière et parce quelle peut désormais être exercée sous des formes non individuelles. Si je ne pratique pas moi-même ces formes sociales et collectives de l’exercice de mon Art, JE JURE de ne pas entrer en lutte contre ceux qui les auront choisies. Qu’à la fin de ma vie, je puisse me dire que je n’ai jamais enfreint ce serment. »

Et l’ultime dilution…

Serment professionnel des médecins, en usage au Québec depuis le 15 décembre 1999

J’affirme solennellement que :

Je remplirai mes devoirs de médecin envers tous les patients avec conscience, loyauté et intégrité ;

Je donnerai au patient les informations pertinentes et je respecterai ses droits et son autonomie ;

Je respecterai le secret professionnel et ne révélerai à personne ce qui est venu à ma connaissance dans l’exercice de la profession à moins que le patient ou la loi ne m’y autorise ;

J’exercerai la médecine selon les règles de la science et de l’art et je maintiendrai ma compétence ;

Je conformerai ma conduite professionnelle aux principes du Code de déontologie ;

Je serai loyal à ma profession et je porterai respect à mes collègues ;

Je me comporterai toujours selon l’honneur et la dignité de la profession.

Pas besoin de vous dire que les deux dernières lignes ne m’impressionnent guère.

Un débat qui en cache un autre

Les images d’affreuses agonies dans les films et aux infos font dire à plusieurs: «En tout cas moi, je ne veux pas vivre comme ça… je veux mourir avant». Peut-on les en blâmer ? certainement pas. Les médias communiquent très bien sur le registre de l’émotion, de la peur, de la souffrance, comment ne pas y être sensible ?

On demande au citoyen en santé, payeur de taxes, pressé par ses obligations, de mettre un pansement sur «sa propre peur de la souffrance et de la mort», on lui propose de s’assurer contre la souffrance. Pire si ça se trouve, on l’invite à participer à l’effort de diminution des budgets de la santé.

Cette commission en fin de compte, me fait penser à un genre de gros sondage, pour prendre le pouls de la population sur un sujet qui en cache un autre (fort délicat c’est le moins qu’on puisse dire) : avons-nous encore les moyens de mourir si longtemps ?

Des boomers en sur-nombre, des agonisants qui n’en finissent plus d’agoniser, des ressources déjà sur-exploitées et une capacité de payer qui fond plus vite que la calotte polaire… on n’en demandait pas tant !

L’euthanasie peut-elle diminuer la pression sur «la santé des finances publiques» ?

Si oui, on ferait mieux d’y réfléchir à deux fois avant de donner le feu vert.

J’ai beaucoup de respect pour ceux qui traitent les humains avec compassion, j’en ai moins pour l’hypocrite dérive que ce débat risque d’engendrer.

Nous pouvons redonner un visage plus humain à cette ultime étape de la vie qui fait si peur.

En nous prononçant CONTRE l’acharnement thérapeutique; en EXIGEANT des soins palliatifs de qualité POUR TOUS; en refusant de remettre nos vies entre les mains de tiers qui n’ont rien à voir avec cette mort «individuelle» qu’on cherche à baliser collectivement. Ce faisant, nous pouvons espérer au jour de notre dernier jour, dans un dernier souffle, affirmer fièrement: «j’ai vécu dans la dignité».

Lors de mes recherches sur le sujet, je suis tombée sur des références très intéressantes touchant divers aspects que je n’ai pas développés ici. Je vous invite à continuer votre lecture en visitant ces pages:

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Références pour ce billet

  1. La Presse – Sarah Champagne – Pour ou contre l’euthanasie? 7 sept. 2010
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201009/06/01-4313020-pour-ou-contre-leuthanasie.php
  2. centpapiers – Logique euthaNAZIE – Yan Barcelo – 18 sept 2010
    http://www.centpapiers.com/logique-euthanazie/36602
  3. Me Jean-Pierre Ménard – avocat – Quartier libre – 18 novembre 2009
    http://quartierlibre.ca/archives0810/L-ultime-soin-pour-les-patients
  4. La Presse – Euthanasie: des médecins craignent des dérapages – 8 sept 2010
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201009/08/01-4313628-euthanasie-des-medecins-craignent-des-derapages.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4313020_article_POS4
  5. Référence n°5
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2009/07/16/001-medecins-quebec-euthanasie.shtml
  6. La Presse – Euthanasie et suicide assisté: Québec «devrait laisser tomber les poursuites» 10 sept 2010
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201009/10/01-4314414-euthanasie-et-suicide-assiste-quebec-devrait-laisser-tomber-les-poursuites.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4313329_article_POS2
  7. Le Devoir – Cancer et soins palliatifs – Mourir à l’urgence – 21 mai 2010
    http://www.ledevoir.com/societe/sante/289339/cancer-et-soins-palliatifs-mourir-a-l-urgence
  8. Veuillez mourir poliment, s’il-vous-plaît
    http://www.centpapiers.com/veuillez-mourir-poliment-s%E2%80%99il-vous-plait/35073/comment-page-1
  9. http://forums.futura-sciences.com/ethique-sciences/231280-serment-dhippocrate.html
    http://forums.futura-sciences.com/ethique-sciences/231280-serment-dhippocrate.html
  10. «L’euthanasie n’est pas un prétexte pour libérer des lits» La Presse 9 septembre 2010
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201009/09/01-4314025-leuthanasie-nest-pas-un-pretexte-pour-liberer-des-lits.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4313329_article_POS3
  11. EUTHANASIE – Bibliographie sélective – Claudette Robillard – Janvier 2010
    http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/01/mono/2010/01/1019711.pdf
  12. Archéologie de la médecine et de l’éthique – Thomas De Koninck, Gilbert Larochelle et André Mineau – Juin 1999
    http://www.erudit.org/revue/LTP/1999/v55/n2/401233ar.pdf
  13. Le professionnalisme et l’engagement des médecins envers la société – Avis – Conseil médical du Québec – avril 2003
    http://www.csbe.gouv.qc.ca/fileadmin/www/Archives/ConseilMedical/Avis/2003_01_av_fr.pdf
  14. L’euthanasie et le suicide assisté : pourquoi pas ? Novembre 2009
    http://www.colf.ca/mamboshop/index.php?option=com_content&task=view&id=200&Itemid=209&lang=frc

RESTER EN VIE, SUZANNE BISSONNETTE

Corruption Québec : la courtepointe des Bonhomme Carnaval

À Québec, libéraux, péquistes et adéquistes ont condamné d’une même voix le reportage du magazine canadien Maclean’s qui profite de la commission Bastarache pour présenter la province de Québec comme la plus corrompue au Canada.

Des députés des trois camps ont dénoncé l’absence de fondements des conclusions que livrent les auteurs de l’article dans l’édition d’octobre du magazine.

Du côté du gouvernement Charest, que l’article prend à partie, la vice-première ministre Nathalie Normandeau a demandé des excuses au nom de l’ensemble des Québécois. Radio-Canada

L’image

Ça prend un anglo-faune  ( comme le prononce Yvon Deschamps) pour faire la trouvaille de la corruption au Québec. Avec le Bonhomme Carnaval – à qui ne manque plus que la trompette rouge des picoleurs de la rue St-Jean – pour nous chanter… C’est à ton tour, sur  l’air de Gilles Vigneault.

L’article rappelle au passage une citation du professeur de sciences politiques américain, Samuel Huntington, qui considérait en 1968 le Québec comme « la région peut-être la plus corrompue parmi l’Australie, la Grande-Bretagne, les États-Unis et le Canada ». Radio-Canada


Si on jette un œil sur la valise ( première photo)  qui est une analyse de Transparency International, le Canada est 8e . Puisque l’Ontario est la  province la plus populeuse du Canada (12 977 059 hab., 2008),   elle devrait logiquement être un peu « participative » … Ou bien ils sont trop chiches pour se payer des commissions. Nous, on en veut à la tonne. Tellement, qu’on se demande si la commission Bastarache n’est pas une commission qui a servi à en  fossoyer une sur l’industrie de la déconstruction au Québec… Supposons qu’elle aurait eu lieu… Elle aurait enterré l’autre.

Nous sommes au moins d’excellents entrepreneurs… en pompes funèbres.

Duplessis! Duplessis! Si, si, si…

Selon des analystes, cela proviendrait du régime Duplessis… À qui on doit la grande déclaration demeurée dans le répertoire québécois :   le ciel est bleu est l’enfer est rouge.

Je rappelle aux gens d’une certaine génération qu’aux élections de 1960,  où un certain Jean Lesage a pris le pouvoir, on barbouillait les routes en peinturant l’asphalte avec un IL FAUT QUE ÇA CHANGE.

C’est ironique… On a fait de l’asphalte, mais on n’a pas fait de chemin… On n’a pas évolué?

Actuellement,  on fait même de l’asphalte keynésien… Quand on aura terminé, on fera des routes qui ne mèneront nulle part.

Le Bonhomme Carnaval

L’organisation du Carnaval de Québec va porter plainte. D’abord, on n’utilise pas une image qui appartient à l’organisation. Et le reste…

Mais l’image est tout de même signifiante :

– on fait la fête avec l’argent du peuple,

– on ne sait trop qui se cache sous le costume

– la valise déborde

Et le bonhomme est blanc…

Il a une tuque rouge?

Ah!

Vite une commission des chapeaux au Québec! Le parti libéral pourrait intenter une poursuite contre l’organisation du Carnaval…

Les commentaires

Allez lire les commentaires de M. Duceppe : xénophobie, dit-il.

Député libéral : « Québec bashing ».

Madame Sylvie Roy : « C’est déconcertant ».

Pour M. Drainville : « C’est la faute à Charest ».

Marc Garneau : « Des accusations susceptibles de diviser le pays ».

Corruption? On est peut-être un peu champions… Pour une fois qu’on est bons dans quelque chose, il faudrait en être quasiment fiers.

Disons, que nous sommes surtout les champions pour payer plus cher qu’ailleurs la même corruption.

Surtout, avec ce que je viens d’entendre aux nouvelles.

Cet été, le ministre de la Santé Yves Bolduc a annoncé le financement de 500 postes d’infirmières praticiennes spécialisées en soins de première ligne. C’est un investissement de 117 millions de dollars de la part du gouvernement du Québec.

Les infirmières praticiennes gagnent en moyenne 63 000 $ par année. Les médecins omnipraticiens gagnent 3 fois plus, soit 180 000 $ en moyenne par année.

En plus de payer les salaires des infirmières praticiennes, le gouvernement du Québec devra verser aux médecins qui travaillent en partenariat avec elle une allocation de 60 000 $ par année, par infirmière.

C’est presque autant que le salaire de l’infirmière.

La moitié de l’allocation sera versée aux médecins pour l’utilisation des locaux et du matériel de leur clinique. Les 30 000 $ restants seront versés aux médecins pour la supervision de l’infirmière praticienne. RC

Je ne sais si vous avez mis vos lunettes pour bien entendre : on a investi 117 millions de dollars. Mais on va verser 60,00$ par année aux médecins pour les…super viser. On vise super au Québec, mais pour le mil, les chasseurs d’orignaux sont meilleurs que les chasseurs d’originaux.

Je le répète, je ne suis pas économiste, mais étalez votre – pardon NOTRE –  117 millions sur dix ans et ajoutez les coûts sur dix ans du superviseur… Je ne compte pas, mais vous avez – à vue d’œil – un coût encore plus élevé par médecin…mais dans un système en manque de médecins.

Et l’Ontario?

Les « super-infirmières » sont des infirmières praticiennes qui peuvent poser des diagnostics et prescrire certains médicaments dans les CLSC et les groupes de médecine familiale. « Si vous faites une bronchite, vous allez voir cette infirmière-là, elle va vous examiner, elle va voir si votre cas est grave », explique Gyslaine Desrosiers, présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

Le Québec accuse un retard dans ce dossier par rapport aux autres provinces canadiennes. « On est très très en retard sur l’Ontario, où il y a déjà presque 800 infirmières praticiennes de première ligne », poursuit Mme Desrosiers. Au total, huit provinces font appel aux services des super-infirmières.

Geneviève Lavoie aimerait bien revenir au Québec pour pratiquer sa profession. Mais « avec des conditions qui s’apparentent à celles qu’on a en Ontario », ajoute-t-elle. Là-bas, Geneviève Lavoie gagne plus de 80 000$ par année. Fourom gouvernement ( sic ou malade)

Vous allez dire : « Ah! L’auteur s’écarte du sujet ! ». L’auteur est comme vous, écarté. Au Moyen-âge, on écartait les malfaiteurs pour les punir. Un supplice atroce.

Et encore, le Roi gracie souvent, parfois à la demande de la foule. Les Supplices « raffinés » comme l’Ecartèlement des membres par quatre chevaux qui tirent dans des directions différentes (beurk!) sont réservés aux crimes contre le Roi. Mais ils seront bien plus utilisés à partir de la Renaissance.


gamekult

Selon l’article, c’est faux. Mais elle  semble revenue en « vrai ».

Les quatre chevaux de l’Apocalypse sont en train d’écarter les peuples : le gouvernement, l’ordre des médecins, l’ordre des infirmières, les syndicats… Et pour affiner la vision : on les a comme des Bouddhas… Ils ont plus de mains que de portefeuilles.

On n’a même plus besoin des ontariens pour nous dire que nous sommes devenus foldingues.

On a qu’à se regarder dans un miroir.

Si vous prenez une image simple : mettez tous ces gens dans un même lit et quand ils auront tiré toutes les couvertures, il ne vous restera qu’un mouchoir de papier pour passer la nuit au chaud.

Le Québec « pète au frette… »

Tout le monde veut se glisser dans le costume du Bonhomme Carnaval et porter sa mallette.

On n’est pas seulement victimes de la corruption, on est victimes du syndrome du déchirement et du recousement infini : la courtepointe.

Une couverture faites de morceaux rapiécés, bien folklorique.

Socialement, c’est ça qui nous « marque » et nous trace le portrait de ce que nous sommes : des pièces détachées qui resteront toujours un  puzzle sans image de notre réalité tant  nous sommes « étroitement divisés ».

Thank you Maclean’s.

Holocauste

Ce soir je m’endors, et les mots ne viennent pas. J’aurais voulu écrire une lettre à tous les enfants du monde. C’est pas facile… Parce que tu ne sais pas ce que les adultes te cachent. Tu ne sais pas non plus tout ce qu’ils détruisent. J’espère qu’un jour tu le sauras.
En attendant, ils t’habillent comme eux. Tu as quatre ans? Tu as cinq ans? On ta acheté un rêve : celui de ne pas vivre dans l’instant. Leur jeu est trafiqué. Même si papa et maman son des père Noël. Ils ont passé par là.

Tu es déjà un soldat. Ton costume est sournois : il est d’une fibre tressée pour te faire marcher droit. Quand tu dormiras à l’école, on te réveillera. Quand tu seras tout excité on t’enverra chez le doc. On te fera avaler des pilules. Pour ne pas que tu rêve de jouer dans le sable. Tu ne joueras que dans un prison de barreaux : apprendre à apprendre, apprendre à acheter, apprendre à t’oublier. On voudra que tu sois grand. On te voudra magicien. Tu transformeras ta petite voiture et ta petite maison en grosse voiture et en grande maison.

Ils mettront de l’eau dans le sable pour en faire du ciment. Tu ne pourras plus décider de la forme de ton château.

Tu prieras ton dieu et on t’apprendra à tuer ceux qui ne le prient pas.
On te fera manger des choses étranges bourrées de sucre et de sel. Ce sera ta première drogue.
Tu es l’or rose des fous de ce monde.
Gaëtan Pelletier
1 juin. 07

LES CHIENS ROUGE À LÈVRES…



«Les quatre fléaux dans les affaires sont

l’ambition,  la cupidité, l’obstination et l’arrogance»

ZhuangZi

C’est également cette «liberté individuelle» qui conduit à la société de l’automobile conçue ici comme un « modèle de développement » reposant sur une automobile par personne, et menant à l’idée que l’automobile serait synonyme de liberté.

Or, une étude approfondie de la société de l’automobile montre très rapidement que cette «liberté» est avant tout un mythe et une escroquerie. Il s’agit d’un mythe, car l’inefficacité du système automobile est désormais avérée et d’une escroquerie, car cette soi-disant liberté s’exerce au détriment de tous.

Marcel Robert

Automobile: le mythe et l’escroquerie

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Les dirigeants des trois groupes automobiles américains ont plaidé leur cause mardi devant la commission bancaire du Sénat pour tenter d’obtenir une nouvelle rallonge de 25 G$ US d’argent public dont leur survie dépend.

Combien de fois l’industrie américaine a-t-elle fait appel à «l’argent public» pour le sauvetage de ses entreprises  dans le domaine de l’automobile ?

Toujours au bord de la faillite, blackmaillant (sic) les gouvernants du pays, les mendiants en complets griffés passent tour à tour devant une commission de Sénat pour renflouer l’industrie du je roule, donc je suis.

«Nous demandons de l’aide pour une raison: secourir une industrie automobile dévastée par une récession générée par la crise financière dans notre nation et par le gel du crédit pour les consommateurs, ce qui a engendré un assèchement critique des liquidités dans notre industrie», a martelé M. Nardelli.

Pata-thétique ! Un assèchement de liquidités… Pour qui donc travaille vraiment M. Nardelli?

M. Robert Nardelli a une longue feuille de route :

General Electric

Home Depot

Coca Cola

Et enfin, Chrysler.

Les dirigeants comme Robert Nardelli sont davantage des exécutants de groupes financiers tels que Cerberus Capital :

Voilà comment se définit Cerberus sur son site:

Cerberus holds controlling or significant minority interests in companies around the world. In aggregate, these companies currently generate over $100 billion in annual revenues.

Un chien parmi tant d’autres?

Richard Dufour, journaliste, tresse un portrait de la Cie fondée en 1992.

Cerberus Capital Management est une firme privée de New York qui a aussi des bureaux à Tokyo, Londres et Los Angeles pour ne mentionner que quelques endroits.

Dans la mythologie grecque, cerberus est représenté par un chien à trois têtes avec une queue en serpent.

Ce «chien» est responsable de garder la porte de l’enfer (gate of hades) afin de s’assurer que les esprits des morts puissent y entrer et ne jamais en sortir.

Cerberus Capital Management (Et autres appellations)

  • 51% dans GM
  • Propriétaire de Tower Automotive . Transaction : 1 Milliard.
  • 250 restaurants Burger King.
  • 81% de Chrysler.

Et voici un aperçu de ses tentacules.

cerberus

Cerberus est également le nom d’un serpent  totalement aquatique et vit principalement dans les estuaires.

C’est un exemple de groupes financiers puissants qui vont jusqu’à l’achat de banques. Les tentacules de ces grands groupes  sont quasi impossibles à classifier avec clarté. C’est un rébus machiavélique qui mène à l’imbroglio. Une machination si difficultueuse à résoudre que le cerveau finit par s’épuiser et à lâcher prise.

Qu’un exécutant de Chrysler et des autres industries de l’auto vienne quémander les autorités pour sauver l’industrie américaine…

Inquiétant.

Auto-amnésie et escroquerie

Depuis des décennies l’industrie américaine s’est acharnée à développer une automobile «profilée», à l’image de son conducteur,  musclé , indépendant, fort…

Tout le vocabulaire d’un monde aux individus disjointés,  nombrilisés, à l’égo découplé sur la puissance, le pouvoir.

À l’image même de l’Amérique états-unienne.

L’industrie américaine n’a pas écouté l’Histoire. Celle qui se développe sur une planète somme toute petite. Ignorante, têtue et conquérante, elle a oublié un concept fondamental de vie : l’adaptation.

De cette amnésie découle l’incompétence notoire des chefs d’entreprises frappés de cécité devant l’échec d’un néo-libéralisme dont la manière de fonctionner est d’ajouter un dièse à une note déjà diésée.

Qui donc s’en soucie? Les groupes financiers n’ont pas pour but de garder en vie un pays mais celui d’engranger des profits.

Le bien commun

Dans son sens ancien, le communisme

prescrivait la mise en commun de tous les biens.

Dans ce cas-ci, le capitalisme  et ses griffés hautains viennent quémander d’attrouper les petits biens communs pour revigorer le capitalisme.

On ment. On mendie. Les groupes détenant de si grands capitaux n’ont aucun intérêt dans les nations. S’ils en ont un c’est le leur.  La mondialisation leur a permis de piger dans tous les pays des ventes de garage pour les retrousser.

Mais l’échec fait partie de leur plan.

Robin la capuche

Robin Hood.

Détroussant les riches pour redistribuer aux pauvres. Ici c’est l’envers : détrousser les pauvres pour engraisser les revenus des  grands groupes.

Voilà qu’on a affaire à un Robin Hood  qui gueuse en larmoyant l’État et les pauvres pour remettre sur les rails son grand train de vie… Ou pour augmenter les revenus d’investisseurs dissimulés, clandestins.

Cela représenterait «une perte de 150 G$ en termes de salaires et un manque à gagner en termes d’impôts de 60 G$, sur une année», a-t-il ajouté. ( M. Nardelli? ) .

Un patriote à talon haut, au coin d’une rue qui s’appelle les Etats-Unis.

Il n’y a pas que la jupe qui est courte…

Le rouge à lèvre est bien trop épais.

Si le pharmaceutique tenait la route

Si Big Pharma contrôlait l’industrie  automobile…

1.            Une intermédiaire coûterait plus de 2 millions $CA, avec une marge de profit de 15 000%

2.            La même voiture se vendrait au Mexique pour moins de 5 mille dollars.

3.            Les démarcheurs des grands manufacturiers inciteraient le Canada à intensifier le contrôle et la surveillance, sinon la répression, des vélos, des trains, des avions, des autobus, des gymnases, des souliers de marche, des métros.

4.            Ces autorités fermeraient les yeux sur l’absence de ceintures de sécurité, de sacs gonflables, de tests de collision rapportés avec transparence. Les fabricants organiseraient des campagnes de peur pour décourager l’usage des transports publics.

5.            Les instances fédérales, bénéficiaires des largesses de cette industrie, légiféreraient pour donner l’immunité juridique aux grands fabricants qui en ont assez d’être poursuivis, individuellement ou par recours collectifs, à cause de leurs voitures peu sécuritaires. On ne pourrait plus poursuivre un fabricant fautif.

6.            Les importations d’automobiles de l’étranger seraient bannies et on n’aurait pas le droit de les apporter de pays où elles coûtent moins cher.

7.            La promotion de modèles prétendument nouveaux continuerait, même si ces modèles n’offraient aucun avantage sur les modèles produits avant 1975.

8.            Les ingénieurs qui conduisent des essais de collision avec mannequins et en déduisent blessures et décès, seraient censurés et inscrits sur une liste noire pour les empêcher d’être financés pour poursuivre leurs études de sécurité. On ne trouverait dans les revues spécialisées que des articles favorables aux modèles de l’année.

9.            Les concessionnaires seraient visités par toute une armée de représentants leur offrant des enveloppes grises, des invitations, des boni sur les ventes, des vacances, des cours dans des villégiatures de luxe pour  les motiver, des séminaires sur les techniques agressives de vente, afin de promouvoir leurs nouveaux modèles au détriment des vieux modèles moins chers et tout aussi valables.

10.        Les cours de conduite seraient annulés dans tout le pays. Tout comme les cours de mécanique automobile. Au lieu d’enseigner comment éviter les accidents et comment réparer les voitures usagées, on ferait tout pour encourager l’achat des modèles de l’année et envoyer à la ferraille les voitures usagées. La date de péremption serait… péremptoire

11.        On encouragerait l’achat de plus d’une voiture, un modèle pour faire les courses, une autre pour les ados, une troisième pour le chalet de campagne; on cesserait la production des voitures les moins chères à l’achat et les moins gourmandes en carburant. On mousserait la vente d’accessoires parfaitement inutiles, après avoir convaincu les consommateurs qu’ils en avaient besoin, celle de moteurs dont la puissance excessive ne pourrait qu’augmenter le risque d’accident.

12.        Tandis que la publicité montrerait des conducteurs heureux parcourant des paysages époustouflants, les nouvelles voitures auraient autant de défectuosités que les anciennes, et après quelques années n’offriraient ni le confort, la performance, la fiabilité ou l’économie promises.

13.        Les dépliants multicolores vantant les vertus des nouvelles voitures seraient accompagnés d’un livre d’instruction, certes exigé par les autorités canadiennes,  décrivant les précautions à prendre, les risques à éviter, les pannes possibles, les réparations mineures, l’entretien périodique, la façon de reconnaitre un problème mécanique qui remettrait la sécurité en cause… mais il serait pratiquement illisible et inutilisable par le profane

14.        Certains modèles porteraient les conducteurs à avoir des comportements inattendus, dangereux, comme des colères au volant ou des conduites suicidaires

15. On vous vendrait des modèles dont les promesses ne se réaliseraient pas, incapables de gravir les côtes les plus ardues, de freiner dans des limites acceptables, d’économiser l’essence, d’accélérer tel que promis, de protéger les occupants en cas d’accident, dont les coûteux accessoires ne contribueraient que très rarement au plaisir de la conduite.

On ferait de chaque citoyen un conducteur…

Et on le traiterait comme un malade.

Une trouvaille de Pierre Biron, Cent Papiers

http://www.centpapiers.com/si-le-pharmaceutique-tenait-la-route/35943