Archives mensuelles : novembre 2009

F1: Et on nous roule à Montréal!

 

75 millions $ sur cinq ans  

Québec, Ottawa, la Ville de Montréal et Tourisme Montréal allongeront 75 millions $ sur cinq ans pour la tenue du Grand Prix du Canada. En novembre 2008, le grand argentier de la Formule 1, Bernie Ecclestone, avait présenté des demandes financières de 175 millions $ sur cinq ans pour amener le grand cirque de la F1 à Montréal.

Ottawa versera 5 millions $ par année contre 4 millions $ pour Québec alors que la Ville de Montréal, par l’entremise de la société du parc Jean-Drapeau fournira 1 million $. Canoe

 

Bernie, Berner et la tortue

 

Pas cher pour une insignifiance pareille. Le pailleté du cerveau, Monsieur de Gérald est fier. Tellement que s’il était «authentique» il sautillerait. Mais c’est une tortue… Le 640 K de la politique. Ordi 1988.

À compter les subventions pour une course, on se tape encore 10$ millions pour un show. Je me demande si dans la Rome antique l’État  achetait des chrétiens pour les livrer aux lions dans une arène pour cinq ans. Quand les lions sont moches…

Ma tirelire jaune Made In China vient encore de se faire éventrer d’un petit coup de couteau dans le bas ventre.

Le vampire à cheveux blanc frappe encore.

Serpent à sornettes du monde de la finance. Eagle-Stone.

Une coiffure de mouffette qui roule sa bosse sur une race en mal de sensations.

Le reste de la «province»

Pourquoi nous, payons nous pour que les autres s’amusent? Les subventions au Québec ont été de 6$ milliards, soit 160,000$ par personne.

Depuis des années…

Et voilà que deux navets – un corbeau et un reptile – s’entendent.

Et si Mon Sieur Eagle-Stone avait demandé plus pour avoir ce qu’il voulait avoir?

Des retombées économiques?

Toujours le même argument. Et si on calculait les retombées de crédit?

RDS : régime de silencieux

 

« Aujourd’hui, c’est une grande journée pour Montréal. La F1 dit oui à Montréal et Montréal dit oui à la F1, mais pas à quel n’importe prix », a lancé, enthousiaste, le maire Gérald Tremblay, entouré notamment du ministre fédéral des Travaux publics, Christian Paradis, et du ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand. RDS

 

Raymond Bacha dans le décor. Le poutinet de dame sacoche. La frite arrosée de sauce et assaisonnée de flocons de fromage.

Les nègres du monde de la finance ne ramassent plus de coton. Ils vous parlent du gilet tricoté sur 5 mois à coups de bouteilles d’eau et d’autres «modestes» approchent pour dégriffer ce paon des hauteurs.

Si on mettait des compteurs d’eau à toute cette artillerie de bafouilleurs technique, c’est à se demander s’ils ne trouveraient pas la note salée.

Je veux bien être ouvert à ces balivernes frelatées, mais il faut se méfier des «bons coups».

Ça fait des décennies qu’on nous arrose de bons coups.

À chaque fois, mon cochon tirelire baisse.

Ne reste plus qu’à crier quand les bolides partiront :

«On nous roule à Montréal».

Et ailleurs…  

 

 

L’AMOUR

 

 

L’amour,
quel indiscret secret
Il s’infiltre
dans nos joies
Et nous ronge
le coeur
Ce secret
qui nous est si cher
Nous voulons
le garder pour nous
Mais aussi le crier
Et nous en devenons
esclaves
 
Comme dépendants
d’une drogue
sournoise
L’amour
est un parasite
Mais aussi
le plus beau
des sentiments
Quand l’être aimé
nous aime
en retour
 
Ève Bolieu
2000

 

Les trônes de marchés aux puces

Il re-développe donc bon nombre des mêmes idées dans un esprit se voulant « décapant et humoristique » : le marketing de soi qui prime sur les compétences, l’hypocrisie des cadres surbookés dans les grandes entreprises, les tics sémantiques et autre jargon corporate (synergie, optimiser… ), les abréviations ridicules et autre appellations par ses initiales. « Certains pensent par bullet point, énumèrent, enchaînent et subidvisent comme si leur espace mental fonctionnait sous Powerpoint.«  Il pointe aussi la dimension intangible du travail du cadre, la difficulté à identifier et à reconnaître sa contribution. Si sa thèse sur la notion de « sacrifice » est intéressante, certains de ses raisonnements apparaissent vraiment simplistes comme ceux sur la concurrence. La vie de bureau vue par la trentaine

 

Nouvel art de l’exploitation humaine : la dette du consommateur

Ce qu’on vend le plus actuellement : des trônes.

J’étais à discuter avec des amis, quand sa compagne révéla qu’elle  venait tout juste de démissionner d’un poste prestigieux…À grimper l’échelle, elle s’est retrouvée au haut, mais avec le même salaire…

Surpris de sa démission. Car, voyez-vous, la dette est la chaîne qui permet au patron de vous garder en laisse au prix de vous payer en colliers. Comme les chiens. On fait miroiter le petit trône.

Orgueil et vanité sont les nouveaux Klondike de ces serpents exploiteurs.

On veut vous sentir racé, exploiter votre fierté …et tout le creux de votre âme «aspirante» au meilleur…

Comme faire courir un chien en tirant un traîneau : à coups de morceaux de viande.

Sauf que la femme de mon ami n’avait pas de dettes…

On avait gagé sur son endettement… Bref, son esclavage.

Rapetisser la chaîne et vous griffer

La nouvelle maladie de civilisation est d’avoir fait passer l’humain en liberté à celui vivant  dans une cage invisible.

À l’abri. De la grotte au petit château factice de la somme des travaux des illusionnistes  pour qui vous êtes le lapin dans le chapeau. Et ils vous ont en partant dans votre manche…

Cadenassés.

Brisés.

Malades, ou en devenir…

Vous êtes rivés à une démocratie fallacieuse, montée de toute pièce avec une structure d’ADN d’idées reçues vendues par le plus propre des politiciens ou des banquiers. Propre comme dans « hyproprecrésie».

Vous les admirez parce qu’ils savent  épeler le mot hypothalamus.

Vous êtes gangrenés du cerveau.

Et l’édification  de votre cage se fait chaque minute, chaque seconde. Et plus vous vous endettez, plus vous rapetissez la chaîne.

La griffe matérielle

L’ignorance de votre état, et vos souffrances invisibles vous font croire que vous êtes la cause de votre malheur. L’État, au service de la finance, vous bombarde de slogans. Les coupables coûtent cher à L’État. Elle met en branle sa grosse machine pour éviter que les recettes monétaires échappent aux usuriers qui bavent du coin de leur portefeuille diversifié.

Votre plus grand échec est de vous nourrir de ces recettes du  qui mènent au «parfait citoyen».

Et le parfait citoyen cherche à s’auto guérir du grand canyon égotique en acquiesçant aux modes de survie et au plagiat des pubs qu’on imite sans trop savoir pourquoi.

Inconsciemment, posséder un objet qui fait High class est perçu comme une marche vaincue dans le grand escalier qui mène au trône.  Tout le monde peut devenir un comte ou une comtesse.

Tout vient de la subtilité du conte…

La plus grande mine d’or du monde n’est pas dans votre sous-sol, elle est en vous : l’orgueil et l’égo, voire la simple «réussite sociale», la perfectitude acheté au bazar du coin de la planète. C’est celle-ci que l’on creuse et que l’on draine vers des sources de diablotins soudoyés  au service d’un mal dont il est lui-même inconscient.

«Ce qui coûte cher est bon pour vous!»

Les vêtements, l’allure, la voiture. Vous en arriverez même à manger des sauterelles grillées.

Vous êtes le parfait bourgeois : le singe du Roi. L’aspirant en même temps que l’aspiré. Car le Roi se nourrit de vous.

Le valet du grand jeu de cartes qu’on brasse.

Et comme au poker vous croyez avoir bâti votre chance.

Alors, bien grimés, vous vous croyez devenus des «gens de goût», une petite élite toute fumante, comme les crapauds qu’on fait fumer.

Des drogués de la «différence».

On à voulu vous faire croire que vous n’étiez plus un ouvrier ou un cultivateur.

Même si vous achetez du Channel, que vous roulez en BMW, que vos cure-dents sont fabriqués en Afrique, que votre montre est aussi Suisse

La griffe intellectuelle

Les griffés intellectuels sont la paille des financiers et ceux qui font la paille du bien être des humains.

Ceux qui paient leur salaire en travaillant à petit salaire.

C’est la gaufre dont le levain est le petit salarié.

Pourtant, ils se croient porteur d’une mission plus javellisée que leur cerveau blanc comme neige.

Ces clones nains des «grands» perpétuent avec une ferveur religieuse et fanatique le grand modèle de la façon de faire.

D’un orgueil élégant, d’un discours sucré, ils se fabriquent d’une action à la base de chiffres leur humanisme dont la terre à cultiver est à faire par l’engrais de l’argent. Obsédés et aveugles…

Il y a un dieu pour les ivrognes.

Il y en a aussi pour les administrateurs, ces curés du chiffre. Mais comme leur «dieu» ils ont appris que tricher un peu pouvait rapporter. Même qu’ils croient que c’est pour le bienfait du troupeau humain.

Car, un peu au dessus, ils se croient, du simple des mortels.

Quelle différence y-a-t-il entre un administrateur qui mange dans les poubelles des financiers et le sans-abri?

Je n’en vois aucune…

Pour le reste des griffés «intellectuels», la liste est tellement longue qu’elle est comme le fond des océans profonds : nous en connaissons à peine 20%.

Les faux verts : ceux-là qui s’attaquent à la consommation de sac de plastiques polluants, qui culpabilisent les «consommateurs» au lieu des compagnies.

Comme un plant de rhubarbe : les feuilles sont tellement grosses qu’on ne voit plus la rhubarbe.

Les «fascinés» se tuent à vouloir accéder à ces petits trônes.

Les «karoshi»

Chez certains employés débordés, la suractivité provoque congestion cérébrale ou infarctus, tandis que des travailleurs démoralisés se suicident. Apparu il y a longtemps au Japon, le « karoshi » (« mort au travail ») n’est reconnu que depuis quelques années par les autorités.

En 2007, la police a décompté 2.207 suicides et, selon l’avocat de proches de victimes Hiroshi Kawahito, quelque 10.000 salariés ont été victimes d’un accident cardiaque ou cérébral, parfois mortel, à cause de leur travail.

Ces chiffres pourraient augmenter avec la récession économique qui tend les relations dans les entreprises, préviennent les experts.

Selon Me Kawahito, moins de 10% des incidents sont déclarés aux services sociaux, les victimes ou leurs proches renonçant face à la longueur des procédures ou au grand nombre de refus. La mort en silence de milliers de travailleurs japonais

Chef de file du mouvement, l’économiste Corinne Maier a lancé le premier pavé dans la mare avec son « Bonjour paresse« , grand succès d’édition, paru en en 2004 et vendu à plus de 220 000 exemplaires. . La vie de bureau vue par la trentaine

 

 

 

 

 

La fin de l’ADQ?

CARICATURE-MONTAGE: DOMINIQUE FRAPPIER

A/H1N1 La campagne de vaccination: parodie

ELLE

ETOILE

 

Elle brille , elle brûle
Elle remplit ma vie, elle remplit mon ciel
Elle enjôle mes songes
C’est elle, c’est ELLE

Elle est le grain de beauté sur ma peau
La goutte dans mon verre d’eau
Le mi sur ma partition
La solution à mon abandon

Elle me donne de l’énergie
Elle ne rayonne que la nuit
Elle m’illumine telle une étincelle
C’est elle, c’est ELLE

C’est ma destinée
Mon sort, ma fortune
Mon unique beauté
Il n’y en a qu’une

Elle remplit ma vie
Et trace mon chemin
C’est elle, c’est ELLE
Mon étoile, ma belle

Ève Bolieu
1999

 

A (H1N1): quand le cochon craint la grippe porcine

cochon
Je ne suis pas surpris que les gens de Goldman Sachs
reçoivent les vaccins en premier. Le gouvernement a
annoncé il y a quelques jours que tous les criminels
allaient recevoir le vaccin en premier.
Commentaire de Richard Tiodale sur
Business Week 

10 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Alors qu’aux Etats-Unis, deux personnes sur trois repartent bredouilles des centres de vaccination contre la grippe H1N1, les traders des grandes banques d’affaires de Wall Street profiteront d’un accès privilégié à cette protection.

C’est Businessweek qui vient de dévoiler le pot aux roses, en affirmant que, bien avant de livrer de nombreux hôpitaux, les autorités de New York ont approvisionné Goldman Sachs, Citigroup, le New York Stock Exchange et la Réserve fédérale, afin qu’ils puissent vacciner leur personnel.

Citigroup a obtenu 1200 doses de vaccin et Goldman Sachs en a réceptionné 200 (sur 5300 doses commandées), confirme Jessica Scaperotti, la porte-parole du ministère de la Santé. En tout, ce sont 29 grandes entreprises qui ont reçu le feu vert du ministère et du Centers for Disease Control (CDC), dont Time Warner et JP Morgan Chase. Certes, la plupart avaient prises leurs dispositions depuis des mois en payant d’avance auprès des sociétés productrices de vaccins. Reste à savoir si les traders et autres spéculateurs de Wall Street font réellement partie des « populations à risque » ?  Solidarité et progrès

Selon la ville, Goldman a demandé à 5300 doses. Seule la  deux endroits de Manhattan sont admissibles à recevoir le vaccin parce que les autres bureaux régionaux de Goldman n’ont pas  d’unités de  santé sur place, a indiqué le porte-parole. Jusqu’à présent, seuls les ceux situés sur 85 Broad ont  reçu le vaccin. La porte-parole indique  que la compagnie ne connaît aucun employé qui est tombé malade de  la grippe porcine », mais il est évident que vous devez être prêt».

Comme beaucoup de grands employeurs, Goldman Sachs s’est préparée à faire face à la grippe porcine pendant des mois. «En plus de l’effort de planification interne, nous avons été activement engagés avec des entreprises clés de notre chaîne d’approvisionnement, pairs de l’industrie, les régulateurs et les échanges, et les autorités sanitaires locales à garantir un soutien mutuel et la coordination des efforts », a indiqué la compagnie dans une déclaration publique le 6  Mai.

  Rappelons qu’au XIVe siècle, comme on peut le lire dans le Décameron de Boccace, les oligarques de Florence tentèrent d’échapper à la peste en se mettant à l’abri des pauvres, des ouvriers et des malades. Petit détail : ils avaient oublié que la maladie se transmettait par quelque chose dont ils avaient bien du mal à se départir : l’argent !?  Solidarité et progrès

 http://les7duquebec.wordpress.com/2009/11/12/drteresa/