Archives mensuelles : octobre 2008

L’HALLOWEEN ET LES COMPTABLES OMÉGA-3

Pierre Folgia

L’art d’élire un comptable.

Vous voulez voter le 8 décembre ? Mais vous ne savez pas pour qui… Et eux par qui. Au point où s’en va notre monde, la comptabilité savante et occulte de Wal-Street se satisfait de faire de Georgette et de Roger , une orange + une pomme, les équipolle dans une boîte de sardines, ce caviar de la classe ouvrière.

C’était avant… Maintenant, c’est la classe moyenne.

Reste plus qu’à être démerdard… Mais gardez ça entre nous.

***

La lettre « X » est très utilisée dans la culture populaire car elle implique un contexte de mystère et/ou de science-fiction.

C’est pas moi qui le dit, c’est Wikipédia. La référence en matière de savoir pour les nuls.

Bon ! Tant qu’à flirter avec la bible électronique…

Vous pouvez aussi tracer un crochet, c’est bon.

Crochet :

  • coup de poing circulaire (crocheté) en boxe.
  • Figurativement, un autre nom pour un détour.
  • Un hameçon pour un poisson.
  • Un appareil pour imiter la main

Faites ce que vous voulez.

Mais n’avez vous pas envie, comme moi, d’envoyer un crochet de gauche à ceux de la droite, et un une droite à ceux de la gauche ? Après que le menton du cravaté bleu ou rouge de la chambre se soit stabilisé un moment, paf ! l’uppercut.

C’est quoi l’uppercut ?

L’uppercut c’est de se débarrasser de ces faux-branlants dans le manche qui s’égosillent et nous la bailler belle en nous disant qu’on a le choix entre un pusho-libéral et un Robin des bois social démocrate.

On s’en crisse tu de la couleur du complet du comptable !

La philo est verte, le comptable est gris. Si on mélange tout, ça donne du brun. Et le brun ça trouillote de la bouche comme la sardine.

Ben !

La recette est simple :

On prend le dernier sondage avant la date des élections et tout le monde vote pour celui qui est envisagé gagnant.

Quatre ans de paix !

Au bout du compte, ce sera qui le gagnant ?

C’est comme Bute et l’autre. On va se rendre au douzième round.

Au moins, on aura le temps d’écrire « Je t’aime Georgette» sur un érable de la Mauricie avec un coupe-ongles.

Se marier Usque ad Marié ou pas, c’est du pareil au même.

Ça fait des décennies que le Québec est accoté à Ottawa.

Halloween et  prêtrise verte

On demande aux enfants de ne pas apporter des bonbons à l’école pour l’Halloween…C’est pas bon pour la santé. On le sait… Les enfants aussi.

Anna Choufleur s’en mêlait. Les politiciens et les biens pensants de tout gabarit, après avoir laissé traîner la poutine et le pogo, ont l’air repentant et veulent tout verdir. La méthode de toutes les sociétés reste toujours celle d’endoctriner les cerveaux élastiques des enfants.

C’est une belle pâte à modeler pour le béotisme de la race des seigneurs de l’État.

Mais qui a souillé le tapis ?

C’est pas une petite pisse ici et là.

C’est quand l’Homme, qui se prend pour un grand, joue à Dieu. C’est un jeu dangereux.

Ne l’écoutez pas trop. Demain il vous demandera d’apporter des capsules d’Oméga-3 à l’Halloween.

C’est ça qu’ils ont trouvé de bon dans le poisson.

C’est pour ça que la Terre commence à puer.

On est dirigés par des sardines et la boîte est devenue trop petite.

Il faudrait déménager sur une autre planète.

C’est , Stephen W. Hawking, l’auteur de A Brief History of Time qui l’a dit. Pas moi. Lui, c’est sérieux, il a compris Einstein.

Le bonhomme qui a l’air d’un épouvantail.

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QUAND UN ÉCONOMISTE JOUE AU BILLARD

M. Fortin a décidé de s’attaquer au problème du décrochage scolaire.

M. Fortin parle de désastre. Le désastre c’est plutôt d’avoir des économistes s’infiltrer dans la conduite humaine avec des charges de chiffres à nous trouiller jusqu’aux coliques.

Cet article est paru aux alentours de 13h00 sur Cyberpresse. Quelques heures plus tard, soit vers 15h00, il n’était plus là. J’ai eu grand peine, même en utilisant Google à le retrouver. Ouf ! Le voilà sur Canoë !

Le véritable coût du décrochage scolaire

L’économiste Pierre Fortin s’est penché sur le sujet et en est arrivé à la conclusion qu’il en coûte un demi-million de dollars par décrocheur. Le professeur de l’UQAM, qui doit présenter ses travaux lors d’un sommet sur le décrochage scolaire la semaine prochaine, a basé ses calculs sur le revenu moyen d’un travailleur sans diplôme, soit 25 000$ par an. Un diplôme d’études secondaires ou un DEP lui permettrait de gagner 15% de plus par an, et le taux d’emploi serait de 10% plus élevé.

Un simple calcul permet ainsi de constater qu’un diplômé gagne en moyenne 6250$ de plus par an. Si le jeune arrive sur le marché du travail à 20 ans et y reste jusqu’à 65 ans, c’est donc une différence de 420 000$.

Pierre Fortin calcule aussi que quelqu’un sans diplôme coûte en moyenne 500$ de plus par an en frais médicaux que le 2000$ moyen dépensé par les Québécois, ce qui au cours de sa vie impliquera donc une dépense supplémentaire de 40 000$ pour l’État.

Ainsi le décrocheur perd 420 000$ de salaire potentiel, dont 30% reviendrait directement dans les coffres de l’État, et coûte 40 000$ de plus d’un diplômé en frais médicaux.

Pierre Fortin espère par ces chiffres montrer l’ampleur économique du désastre et inciter le gouvernement à investir davantage dans la lutte au décrochage.

***

Pour avoir œuvré pendant la plus grande partie de ma vie dans le milieu scolaire – et pour en avoir vu de toutes les couleurs dans ce secteur – j’aimerais bien savoir combien il en coûte de mettre à la tête des écoles des gens qui ont des Maîtrises en administration, pour qui l’école est une entreprise privée qu’ils gèrent comme si c’était la leur.

En passant, ces gens-là sont payés de la même manière que les chefs d’entreprises : salaires plus primes de rendement. Ce qui fait qu’un enseignant peut se retrouver devant un élève assis depuis trois ans derrière la classe et qui ne produit… que des revenus supplémentaires pour le directeur. Combien coûte, M. Fortin, cet accroché à sa chaise au système ?

J’ai rarement vu une analyse aussi insipide et insignifiante. Une «analyse» froide, castrée, sans égard à la nature humaine, vide, qui cloître le citoyen dans un rôle socio-monétaire, encore une fois pour en faire un rameur de l’État. Une société non pas bâtie pour l’individu et son développement, mais une société qui se résume à un chiffrier, et sans doute taillée  pour les riches qui se soucient de leur château.

En utilisant la méthode de M. Fortin, on peut se livrer à une multitude d’analyses insensées. Amusez-vous ! Dans un monde déshumanisé où l’on a recourt aux animaux de compagnie pour se soigner l’âme, combien de litières de chats de 20 ans à 65 ans, notre citoyen dépensera-t-il pour catastropher la société, incluant sacs de sables et enfouissement, transport par camion jusqu’aux sites ?

Qu’est-ce qu’un décrocheur ?

Du point de vue des chiffres, c’est aisé  à identifier. Du point de vue humain, c’est une autre paire de manches. Si M. Fortin veut jouer à l’analyste un peu plus finaud,  à ajuster son œil de robot à une réalité de société complexe, je le presserais d’aller sur le terrain pour voir ce qu’est un décrocheur. Les raisons de son «décrochage» sont souvent issues d’une société incapable de fournir – en termes de qualité, et non de chiffres – un milieu viable et vivable. Il a 17 ans, 18 ans ? Il souffre des mêmes maux que ses parents  qui eux vivent dans la réalité de mauvaises conditions de travail, à de santé, et autres facteurs qui ne semblent pas écroûter les  économistes. Si l’intégral la problématique humaine pouvait se régler selon les façons de faire d’un économiste,  ça donnerait ce que ça donne : la crise économique que nous vivons et que nous allons vivre. ( We will be living. L’anglais est une langue qui ne perd pas son temps).

Le décrochage implique aussi la notion de mobilité à l’intérieur du libre choix,  du libre arbitre de  ses valeurs d’existence – de 0 an jusqu’au décès. Le décrochage n’est pas que négatif : il est souvent une période de réflexion, active dans un  travail (coudon ! M. Fortin voit-il un décrocheur assis comme le penseur de Rodin ?)  afin de réfléchir,  se connaître et  mieux se situer  dans la vie et dans la société. Le décrochage n’est pas que négatif.

Ce qui est négatif, c’est l’usage et le chantage qu’en font les sociétés, de ces dits décrocheurs.

La linéarité du profil de vie de la vision de M. Fortin, est une sorte d’idéalisme démesurément et naïvement lissé. M. Fortin, si vous étiez médecin et que liriez le cardiographe que vous décrivez, vous auriez affaire à un patient décédé.

Sachez que la  définition du décrocheur ne nous parvient que par les analyses balourdes des gens du Ministère de l’éducation. Subtilité : none.

La vraie définition d’un décrocheur pourrait vous être donnée par un enseignant. Eux savent ce dont il est question.

Sachez aussi que le décrochage est souvent la cause de l’acharnement des sociétés à former des travailleurs pour les Morlocks souterrains de H.G. Wells, ces monstres hideux qui contrôlent la race humaine… Pour mieux la manger…

Le travailleur est-il une nourriture pour l’état gargantuesque et son appétit pour l’avoir de l’avoir ?

Un économiste, M. Fortin. Vous êtes un économiste ! Navré de vous l’apprendre.

M. Fortin devrait lire L’Histoire inachevée du monde de Hugh Thomas. Il pourrait apprendre que la monnaie  a été créé pour se défatiguer du troc qui consistait à traîner un troupeau de mouton pour l’échanger contre un poulailler. Est-ce assez simple pour vous ?

Pour ce qui est de la propreté de l’État dans la gestion humaine allez donc faire un tour chez un authentique  penseur, Ervin Laszlo,  parcourir  son Virage Global. Vous y apprendrez que l’État n’est pas toujours source de vérité – via ses économistes et politiciens –  et que le citoyen a le droit de penser par lui-même, de contester ou d’agréer à des  politiques ou  des  orientations qui lui semblent douteuses.

Monsieur Fortin joue sur une table de billard  aux boules chiffrées mais dormantes et anesthésiées.

Voyons !

MARILYN ET GINETTE

Pierre Folgia

L’échangeur Turcot : la structure plus surveillée du Québec ?

Mettons qu’on soit trois ou trente-six à la surveiller… J’vois pas comment les yeux des gars peuvent soutenir la structure avec leurs yeux. À moins qu’ils soient de Crypton, la planète de Superman.

Bon, je reconnais le pouvoir de l’œil, du regard.

Si on passe une paire d’yeux en dessous d’une robe, ça redresse…

Le jour où Marilyn Monroe était, jambes écartées,  sous la grille et que l’air ballonnait  sa robe,  j’étais un de ceux  qui soufflait en dessous.

J’en ai perdu le souffle. Je me suis dit que ces jambes-là pouvaient motoriser la plus moche des bécanes.

J’ai trouvé ça dur.

Pour les structures de béton, à mon âge, je ne suis pas sûr de tenir le cou.

Au temps de Marilyn, j’aurais pu faire voguer un voilier avec trente-six robes et lui faire traverser l’Atlantique. Mais là, tout ce que je peux faire, c’est de m’installer à côté de l’échangeur et prendre une photo au moment où il va culbuter.

J’enverrai ma photo à TVA. Ça ne coûte rien d’utiliser la chambre noire du peuple en manque de gloire.

Même pas quinze secondes.

Une question de temps, j’vous dit.

Je vois tout … Même les yeux bandés…

Un  sous- ministre vient de découvrir la sénescence du béton :

Selon le sous-ministre adjoint pour l’Ouest, Jacques Gagnon, c’est davantage un problème de détérioration que de construction qui a poussé le ministère à réduire d’urgence le trafic sur Turcot un vendredi soir d’été.

Marilyn, elle, demeure… Tout ce qui est passé dessous c’est écroulé : Kennedy, DiMangio, et l’autre dont je me suis amnésié du nom.

1,0 pour Marilyn. Deux boules, trois prises. Le baise-ball a trois buts à franchir :

La gloire, la richesse, et la tite brosse pour pelleter le marbre…

***

Dire qu’un jour, alors qu’il pleuvait à verse, je me suis servi du pont comme d’un parapluie.

J’ai été sauvé par mon casque. En l’enlevant, j’ai vu la gerçure charbonnée qui laissait se découvrir une tige d’acier cariée.

Ce qui fait que les ingénieurs sont menteurs comme des dentistes.

Paniquer ?

Quand le voisin meurt, ça veut pas dire que toute la rue va mourir. On a plus de chance de gagner  la loto que d’être écrasé par un viaduc. Vous vous prenez pour un Lavigueur ?

La F1 à Montréal.

Je suis d’accord avec ma consoeur Mira Elrouki : faut trouver autre chose. J’ai finalement ouvert mon biscuit chinois pour y trouver la solution :

Du vélo.

Et pour ceux qui s’ennuient du bruit, on leur fournira des écouteurs sans fils branchés sur la course d’un autre pays. En Stéréo : de la rive sud à la rive nord. Avec des micros sur les pédales. Ça vous va ? Avec des amplis bedonnant  comme ceux des  shows de Céline.

Y a toujours des cons pour donner l’argent de la rançon aux blackmaileurs. Je sais qu’on peut faire rouler bien des restaurants avec la F1. Un moyen d’ouvrir la sacoche de Madame Forget ?  Soit. Mais c’est Roger qui paye. Roger c’est vous.

Du chantage ? Comme dirait Gainsbourg : je te roule, moi non plus.

Le roulothon

Si vous y tenez vraiment, j’ai une autre idée…

Tant qu’à rouler, on pourrait faire un roulothon pour sauver le Grand-Prix. Me semble que Michèle Richard, Desjardins, Lapointe, pourraient tourner en rond longtemps et ramasser des sous…

***

Le Grand-Prix, c’est l’offre et la demande. C’est pour ça que Saint-Isidore n’a pas le Grand-Prix. Ni St-Louis-du-Ha-Ha !

Le circuit Gilles-Villeneuve, c’est comme les maisons : avec le temps ça prend de la valeur. Et plus l’acheteur pense qu’il a de la valeur, plus il s’endette sur la valeur. Y a pas que les pneus qui crissent….

Mais quand personne ne coure dessus, on appelle ça une crise immobilière.

Reste plus qu’à s’acheter des restaurants avec la valeur à venir.

Patrick Lagacé et Ginette

Ginette, c’est la Julie Couillard des pauvres. Elle n’a pas de politiciens à se mettre sous la lèvre, alors elle court les chroniqueurs et les blogueurs. Une naine de Paulin sur la Toile.

Les complots :

* Ben Laden a rongé les structures du Québec à cause des scouts qu’on envoie en Afhganistan.

*  La descente aux fromages du Québec est l’œuvre d’un ancien vendeur de barils de pétrole frustré.

* J’ai couché avec un personnage important.

Patrick, il ne te reste plus qu’à appeler Claude Poirier.

Du harcèlement blogiste.

Siècles des folles !

J’adore les magiciens qui scient les femmes en deux. On se demande toujours s’il va pouvoir la recoller. Recoller une moitié, c’est pas donné à tout le monde. Si le magicien a une formation en sociologie il risque de coller les deux morceaux à l’envers. Imaginez Angelina Jolie  sous Brad Pitt avec les seins juste au dessus de la tête !

Je reviens au magicien.

Le crétin la recolle après avoir sorti de son chapeau une lapine de Playboy !

Ah ! J’ai aussi remarqué que les magiciens soufflent sur leur petit poing fermé pour faire sortir des foulards de toutes les couleurs.

Tu as soufflé trop fort, Patrick. Te voilà rendu avec un gros foulard qui t’enroule.

C’est comme ça qu’on a découvert les momies dans les pyramides.

La chatte sur un toi brûlant…

ANDRÉ ARTHUR, LE MOUTON BRUN DE TQS

On se pose de petites questions. On se pose de grandes questions.

Ça dépend des jours…

J’ai regardé M. Arthur à la télévision. Je n’ai rien contre le recyclage. Car Monsieur Arthur est une vedette recyclée. Sauf qu’ici, ça fonctionne un peu à l’envers : il est devenu plus carton qu’avant. Avant il était méchant et baveux, traitait les chauffeurs de taxis noirs et autres de tous les attributs racistes. Maintenant il est intelligent, mais plat.

Les patrons de TQS, ces bergers du mouton noir,  ont-ils fait un bon choix dans celui de la vedette ?

Élu par la peau des dents, un brin tiré par la Madame Verner,  Monsieur a un violon d’Ingres  : la télévision. Entre midi et treize heures.

Député salarié.

De quoi nous énerver la chanterelle… $alaire : $155,400. Plus une allocation pour frais non imposable de $24 000.

«Il est impossible que les candidats n’aient pas connu les détails de ces avantages, affirme Adam Taylor. Ce serait une insulte à l’intelligence des électeurs de dire que cela ne leur est pas venu à l’esprit lorsqu’ils ont décidé de mettre leurs noms sur le bulletin de vote.»

Malgré le fait que Monsieur Arthur n’a pas  – avant sa réélection – caché  sa recherche  d’emploi dans le domaine de l’animation, il a été réélu.  Il  ne se contente pas de courir deux lièvres à la fois, mais deux moutons :

  • La télévision
  • L’électeur

Je suis donc  allé visiter le site concernant le profil des députés à Ottawa.

Le bureau

L’information sur les bureaux n’est plus disponible.

Le site ou le Monsieur ? Qui donc est responsable de cette absence d’information ?

Je suis allé voir chez le député Paul Crête, qui lui, occupe cette  fonction à temps plein. Et je suis certain qu’il en a plein les bras. On ne fournit plus d’information à ce sujet, ont dirait.

Monsieur Arthur  siège toutefois sur deux comités : Industrie, sciences et technologies.

Sous-comité sur le prix du pétrole et du gaz et des autres produits énergétiques.

C’est donc aux électeurs de juger si Monsieur Arthur s’acquitte bien de sa tâche de député.

Comme le commis d’épicerie.

Il prétend que c’est compatible. Essayer de remplir des sacs d’épicerie convenablement et de préparer et d’animer une soirée à la télévision communautaire…

Peut-on être assis confortablement entre deux chaises ?

Je ne crois pas. Mais la grande  question reste celle de l’éthique.

L’éthique générale – que nous appellerons simplement éthique dans la suite – établit les critères pour juger si une action est bonne ou mauvaise et pour juger les motifs et les conséquences d’un acte. La finalité de L´éthique fait donc d’elle-même une activité pratique. Il ne s’agit pas d’acquérir un savoir pour lui-même, mais de nous donner la conscience d’une action sociétale responsable.

Source : Wikipédia

Si le peuple, engage de par son vote un député,  n’est-il pas normal de demander à ce député d’agir avec conscience et devoir de sa tâche ? Bref, de s’en acquitter du mieux qu’il le peut ?

Cette attitude de Monsieur Arthur est-elle responsable ?

La réponse est dans la tête de Monsieur Arthur.

Et dans son sourire…

RAM.B.O 8886

Quand le vaisseau atterrit sur la planète, les êtres qui l’occupaient furent ravis par la beauté de celle-ci.

Un jardin sauvage aux plantes et aux forêts grandioses.

C’était en 8886 de l’ère actuelle.

Et des oiseaux. Pour la première fois ils voyaient des volées d’oiseaux dans un ciel bleu.

Pendant des jours, des mois, ils fouillèrent sans trouver de trace de vie intelligente.

Cependant, par un jour de canicule, sur une plage, ils découvrirent enfoui dans un coffre contenant des milliers de disques.

Ils l’intégrèrent à leur analyseur robotisé qui finit par bâtir un lecteur adapté au disque.

Puis un soir, ils prirent place devant un grand écran pour visionner les disques.

Tous les contenus étaient passés au filtre d’un ordinateur puissant qui devait par la suite leur révéler la grandeur d’une telle civilisation disparue.

Au bout d’une semaine, l’ordinateur surchauffa et cessa de fonctionner.

Ils essayèrent de décrypter le langage mais ils avaient peine à saisir les propos du héros.

Les lettres R.AM.BO. demeurèrent un mystère.

Ils regardèrent toutefois la série avec grand intérêt.

Ils en conclurent, dans un rapport, après avoir quitté la planète que ce surhomme était responsable de la disparition de l’humanité.

CRISE FINANCIÈRE 2008: LA PLUS GRANDE FRAUDE DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ

«Ils ( les financiers responsables de la Grande Dépression] avaient commencé à considérer le gouvernement des États-Unis comme un simple appendice à leurs affaires privées. Nous savons maintenant qu’il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé.»

Paul Krugman

Prix Nobel 2008

L’argent des volés remis aux voleurs

Les gouvernements s’acharnent à injecter des milliers de milliards dans les banques, et ce dans tous les pays pour stabiliser l’économie.

Le capitalisme sauvage, sous couvert de ses princes, a trouvé son Robin-Hood de plomb dans un jeu de chapeaux : redonner aux banquiers et aux grands argentiers organisés l’argent qu’ils avaient volé aux peuples.

Mais qui est donc ce grand chef d’État ?

Le gouvernement, les gouvernements…

Ce sont ceux qui dirigent et qui veillent au grain des petits épargnants.

C’est l’employé du peuple.

Le peuple, c’est  l’employé de bureau qui sue pour son salaire ; c’est celui qui abat les porcs pour remplir l’assiette des cochons gras. Les porcs d’or.

Le peuple, c’est la serveuse de restaurant qui travaille souvent 12 heures d’affilée à remplir les assiettes de clients qui chialent. C’est mon voisin, réparateur de tondeuses à gazon. Mon autre, gardien de troupeaux. Mon autre enseignant. Et mon autre qui répare les toits.

Le peuple, c’est Roger et Thérèse ; ça a un nom un peuple. Ce n’est pas une Cie qui scie…

Et le vieux qui a peiné toute sa vie pour bâtir un pays…En bâtissant une maison. Une famille.

C’est ça le peuple. Et j’en oublie.

La cueillette des petites fraises des champs.

Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de remplir 500 ml de ces petites fraises… Ça demande un effort inouï, une patience indicible. Ça me fait penser à une vie en rouge…À petites grenailles douleurs : la chaleur, les moustiques, le mal de dos. Et l’honnêteté du paysan proche de la terre, de la vie, loin des courbes de Wall-Street.

Les grands financiers de ce monde ont défruité le petit du peuple.

Les grands chefs d’états de ce monde se sont fait rouler dans la farine…Ces pains blancs, couleurs de leurs cellules de cerveau, n’ont pas vu venir les coûts… Les coûts d’un libéralisme déchaîné, à grands coups de griffe pour se goinfrer de l’avoir de tous les avoirs.

La fraude des fraudes

Tous ces milliards de milliards viennent de vos avoirs.

Fraudés deux fois : par les financiers et par l’État.

Le gouvernement n’est riche qu’en fonction de ceux qui l’ont rendu riche.

La technique consiste donc à prendre plus d’argent – ou celui déjà engrangé – chez le peuple pour …redonner confiance aux investisseurs.

Il ne reste plus qu’à dire merci à tous nos dirigeants et génies de cette saloperie-escroquerie.

Bref, en plus de payer des impôts au gouvernement, vous lui payez une assurance pour la rassurance.

Il vient de vider vos coffres des ses rassurances.

« Ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays».

Kennedy

C’est comme ça que Roger s’est résigné à travailler 5 ans de plus pour renflouer l’assurance des rassurances.

Alors, continuez d’être rassurés…

Alain Bésil, écrivain. Le mystère du lac Pohénégamook. (extrait, chapitre 1).

CHAPITRE 1

L’homme sans la société des hommes ne

peut être  qu’un monstre parce qu’il n’est

pas d’état préculturel qui puisse réapparaître

alors par régression.

Les enfants sauvages (Lucien Malson)

Naître c’est mourir à l’infini pour entrer dans le fini. C’est s’arrêter dans le mouvement pour pénétrer dans l’illusion du temps. Et de cette illusion nous est donnée l’impression de commencement et de fin. . Naître c’est entrer dans l’ombre. C’est avoir les yeux du corps ouverts et ceux de l’âme fermés.

Infini et dualité.

Ali Saïd Salabi

Longtemps je me suis couché tard. La télévision n’était pas éteinte que j’allais m’enfermer dans mon bureau pour essayer de rattraper le temps perdu. Ce temps perdu  pendant le jour à m’escrimer de ne pas être le singe d’un singe du plus savant des singes.

Je lisais tous les journaux, je regardais tous les programmes de télé, je dépouillais, à l’avenant  tous   les grands livres de ce temps et ceux dit vétustes. Et plus je lus, plus les écailles des yeux de mon esprit s’épaissirent. J’en vins à ne plus croire en rien. Mais dès l’instant suivant je croyais à nouveau que ce que j’avais découvert était «vrai».Et c’est ainsi que se révéla la grande illusion de la vie, la source de toutes les souffrances : la foi. La foi dans toutes les découvertes et tous les menus de la vie qui, en fait, n’existaient pas dans la nature… J’en vins  par conséquent à formuler un système par lequel j’échapperais désormais aux fluctuations et aux tâtonnements, pour éviter d’être cette roue tournant à vide dans la vie : douter de mes croyances  et croire en mes doutes. C’était la seule façon de véritablement progresser.

La   plus grave erreur de notre monde consiste à figer des lois pour ne pas avoir à affronter cette vastitude : le dégorgeoir absolu et qui nous castre en une illusoire délivrance.  Je ne craignais pas la grandeur et le mystère de notre monde ou des mondes, des humains, des inhumains, ni des surhumains. Ma soif  inapaisable avait sans doute  débuté,  enfant, en contemplant un ruisselet qui faisant office de miroir aux images valsantes et floues,  un ciel tout aussi énigmatique autant pas sa profondeur que par le visage girouette des nuages qui dessinaient et redessinaient le ciel sans que j’en sache la raison. Ce n’était que le vent. Le vent créait. Le vent transformait. A  chaque respiration il se glissait en moi, s’enfournant dans mes alvéoles pulmonaires pour me refaire, me refaire, me refaire, jusqu’à ce que mon corps s’use de ce gaz qui nourrissait mes cellules en un feu qui me consumait lentement et me détériorait.

J’allais donc mourir un jour, comme ces nuages dilapidés, déchirés par cette force invisible à l’oeil.

Je pris donc  très prématurément  conscience de la manipulation des individus et des masses sous toutes ses formes, en maîtrisant, contrôlant toutes ces craintes propres à ce bimane encore plus amoché par les ondes des fours à micro-ondes, les téléphones  cellulaires, et des calculs mensongers, mais ô combien déguisés du  savantisme trafiqué de toutes les formes de connaissances humaines.   Celui qui est figé par la foi, vissé à tout ce chahut, victime des convulsions ou des discours vides,  antalgiques,  devient une proie facile pour le prédateur matérialiste. Nous étions mous, malléables, tels des planchettes  de bois devait affronter un champion de judokas. Le citoyen  – même dans les églises de connaissances que sont les universités – est guidé vers une entreprise rigoureusement calculée et persistante: la création de nouveaux esclaves. Le citoyen ne rame plus : il tape sur le clavier d’un ordinateur, conseille les petits épargnants et, s’il réussit , achète un coin de terre rond au milieu d’un océan. Il fuit la plèbe. Il fuit les proies qu’il a dévorées, comme les Inuits qui dans leur sommeil craignaient que les âmes proies tuées le jour  reviennent pour se venger.

Mais pour Éva et moi, ce n’était là  que l’alpha du  progrès de nos âmes,  de  la délivrance de ces broderies terre à terre, et des illusionnistes qui  font éclore des lapins dans haut-de-forme noirs.  Nous avions toujours été à l’affût de tout, aiguisés. Du moins, nous en étions convaincus. Pourtant, nous en doutions… N’étions -nous pas encore des cyclopes quasi monstrueux? Descartes avait un bandeau noir à l’œil de son cerveau. C’était un pirate qui n’avait parcouru qu’une mer du savoir, de la recherche:  celle de la raison pure.

Tout cela allait bientôt changer.

***

Le téléphone émit son chant habituel : l’air  de Carmina Burana.

–    Alain, c’est pour toi…

–    J’arrive.

Je partage ma vie avec Éva Vitanski depuis une dizaine d’années. Je l’ai connue entre deux livres lors d’un salon à Québec. Notre rencontre s’est poursuivie entre les  deux draps d’un motel miteux, froid comme un igloo, un soir de novembre. Vous savez ces soirs entre l’automne et l’hiver ou la pluie hésite – comme si elle craignait de mourir – à se transformer en cristaux?

Le propriétaire-pingre- déclencha le chauffage avec la clef de la porte.

Ce qui réchauffa nos ardeurs : nous nous mîmes au lit. Nos ébats et nos rires durèrent jusqu’aux heures toutes petites du matin. Il n’y eut qu’un moment de répit : elle passa au pissoir, au milieu de la nuit. Je prêtai oreille à cette averse en clapotis excitants, exhumant mon plaisir d’enfance à écouter le gargouillis des ruisseaux. Et j’imaginais…

Nous ne nous sommes jamais plus quittés depuis. Sauf pour aller au petit coin…

Éva est détentrice d’un doctorat en Philo, ainsi que d’une maîtrise en Anthropologie de L’Université de Gilmore au Nébraska et d’un  DES du Ministère de l’Éducation du Québec.

Cultivée Éva! Étonnamment cultivée! Elle connaît l’Homme de la tête au pied : de la verrue plantaire jusqu’aux causes possibles de l’alopécie androgénitique. Mais, avant tout, c’est une personne censée. Ce qui ne coure pas les rues, les universités, les parlements, et la Toile.

***

–    Allo!

–    Bonjour Alain, c’est votre éditeur.

–    J’avais reconnu le timbre de votre voix, dis-je, découragé.

–    J’ai un contrat pour vous.

–    Payant?

–    Très payant.. Après, vous serez en mesure de vous payer des vacances à Kamouraska

–    J’habite à dix kilomètres…

–    Pardon! Je pensais que c’était loin…

–    Non, mais c’est cher… J’espère, au moins, que ce n’est pas trop ennuyant. Le dernier – vous savez – ce livre sur les aliments qui provoquent le cancer, eh! bien, je me suis passablement ennuyé, et j’ai pris cinq kilos …Sans compter les dangers encourus…

–    Que diriez-vous d’aller chasser un monstre marin?

–    Un monstre marin ?  Je n’ai pas grand intérêt pour la haute finance.

–    Non. Un vrai… Je vous le jure… Enfin! S’il existe… Vous serez payés pour le savoir

***

Ce soir-là, je me mis au travail, sans circonstancier  à Éva de notre  aventure. Je voulais lui efaire la surprise de cette expédition saugrenue,   cette  bravade nouvelle au cœur d’un mystère aussi étanche qu’un cercueil fabriqué au Canada.

J’essayais de dormir,  les yeux grands ouverts, tout excité, pendant qu’Éva ronflait, barbotant des lèvres en clapotis, le cerveau apparemment  agité. C’était bien elle! Elle qui tramait la nuit ce qu’elle mettait à jour sur notre petite planète.

J’ai quitté le lit  sur le bout des pieds pour aller fouiner.

En glissant les mots Pohénégamook – monstre, dans Google, je cueillis  1380 résultats, dont l’un  fort intéressant.

Les premières apparitions de la bête remonteraient au XIXe siècle. Celui-ci serait pouvru d’une bosse sur le dos et de taille impressionnante, décrit comme serpent de mer, baptisé Ponik en 1974 lors des célébations du centenaire de St-Éleuthère.

Le commentaire qui suivait me fit sourire : un témoignage malagauche mais poilant :

j’ai déjà vue le monstre ! je me baignait à la tête du lac et je me suis fait frôler les jambre par quelques chose de dure ! et puis moi et mon amie avons entendu un petit bruit qui ressemblait au son de la baleine et un bout de queue d’au moin 2 mètres sortir de l’eau, il fesait nuit et nous étions seule ! mais je peux dire que nous sommes reparties vite au village !

Se faire frôler par quelque chose de dur… Une queue d’au moins deux mètres…

En persistant dans  mes recherches  que je découvris un témoin vraisemblablement  encore vivant.

Notre râteau à foin avait de grandes roues  de bois qui séchait durant l’année et avant les travaux, il fallait le mettre à l’eau pour faire renfler les moyeux afin qu’ìls ne tombent pas en pièces. Pour ce faire, nous poussions l’instrument dans le lac jusqu’à quelques centaines de pieds de la grève.

Comme à chaque matin, à bonne heure, j’allais me baigner et nager dans le lac, pendant que mon père soignait et préparait les chevaux. Ce jour-là, derrière moi, j’entendis un bruit de métal et un fort clapotis dans l’eau. De sa longue queue, la Bête frappait les dents du râteau . J’étais terrifié, j’ai crié à l’aide et figé sur place. Alors le gigantesque animal souleva sa trompe surmontée d’une tête de cheval et me regarda un moment qui me parut une éternité. Puis lentement, il fit le tour de l’instrument, se glissa dans une vague et disparut sous l’eau.

***

Ce matin-là, la radio était  branchée sur l’émission de Christiane Charrette. qui recevait l’astrophysicien Hubert Reeves dont le dernier livre s’intitulait Je n’aurai pas le temps.

Il ne sait pas s’il va disparaître à sa mort, sombrer dans le néant ou aller s’asseoir à la droite de Dieu. Toutes les portes sont ouvertes, même celles du ciel.

– Il n’a qu’une vision cosmique, comme si l’Univers était une œuvre d’art qui a un but,  me fit remarquer Éva.  C’est étrange de ne pas voir dans cet Univers autre chose qu’un amas de matière, un Big Bang, une naissance, et quand il y a naissance, il y a mort. Je me souviens de ce poème qui dit :

Do you suppose

A caterpillar knows

Its future lies

In butterflies?

–    Pour moi, la  véritable science consiste à ne rien laisser de côté pour comprendre…  Même la maison hantée de Rivière-du-Loup… Ou celle du New Hampshire.. Il ne faut rien laisser de côté. Quelqu’un a dit que la pomme mangée par le cheval n’est pas différente du cheval.

–    Que faites-vous Éva?

–    Je viens de lire  qu’un glacier du pôle, près de 50 kilomètres de glace, est en train de fondre. J’essaie donc de sauver la planète en tentant de calculer les moyens de glisser ma vieille sécheuse dans un sac à poubelle. Je vais donc aller chez le cinquailler me procurer une corde à linge.

–    Seigneur! Vous vous en donnez de la peine…  J’ai une bonne nouvelle, Éva.

–    Ah! Oui. Laquelle?

–    J’ai obtenu un contrat pour une recherche.

–    Une recherche? Nous ne faisons que cela…

–    Une aventure, pour être plus précis…

–    Une aventure?

–    Ou des vacances… Partir tout l’été, ou presque à la recherche d’un monstre.

Elle faillit s’étouffer avec sa rôtie ondulée  par une surcharge de beurre. Éva porte attentionà son allimentation, mais pour le beurre, on dirait qu’elle a un faible ingouvernable.

–    Avec quel argent?

–    C’est ça la bonne nouvelle : on nous octroie  20,000$. pour la location ou l’achat d’un motorisé.

–    Il y a anguille…

–    Je ne sais pas. Mais c’est de la petite bière. Selon notre agent, l’argent proviendrait de groupes désirant faire la lumière sur un phénomène étrange : le monstre du lac Pohénégamook.

–    Et au programme aujourd’hui?

–    L’achat d’un motorisé. J’ai fait une recherche sur l’internet. Je pense avoir déniché le bijou  qu’il nous faut.

***

Mais, à quelques dizaines de mètres, cachés dans la forêt se tenaient deux individus bigleux louchant  le motorisés. Ils étaient cagoulés, portaient des gants de caoutchoucs noir du Dollorama et lorgnaient dans une paire de lunettes infrarouge le  motorisé.

–    Tu vois bien.

–    Pas encore : j’attends qu’il fasse noir…