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NIP!NIP!NIP!Hourra!

Credit-Card-Fraud

« Depuis ce jour, quand je me vois dans une glace, je vois mon permis de conduire… »  (GP) 

 » Le fumier sert à enrichir les champs et les banques ». Robert Meunier, fermier inconnu du net. 

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Ce matin, je suis allé à une institution financière, honteux, pour faire réactiver ma carte de débit. J’avais inscrit deux fois le mauvais NIP, et plouc! Le système automatisé me refuse l’accès à mon conte. Investir ou encore « préparer » ses vieux jours, c’est un conte en banque.

Mais bon!

C’était pendant une canicule, parce que mon corps ne supporte pas les alentours de 30 degrés. Dehors, ça vacarmait à n’en plus finir avec les travaux d’aqueduc. Au Québec comme ailleurs, on est caduc partout. Tout le monde a des tuyaux pour faire pousser de l’argent à travers l’asphalte.

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L’institution financière serait un fleuron du Québec. Si on la prononce bien, on obtient un potager comme dans « Des jardins ». Mais là, il n’y pousse que de l’argent. Construire pour aider les petites gens, elle s’aide maintenant elle-même en jouant dans le grand circuit de la mondialisation :Money for Nothing, comme dit la chanson.

Je me dirige vers le comptoir, présente ma carte à une jeune employée. Elle est  nerveuse à frémir du regard. Un regard d’écureuil qui a un chien devant lui, sous l’arbre, mais vêtue comme les lys des champs. C’est tellement beau que j’enlève mes lunettes pour ne pas la voir.

En fait, je ne reconnais plus personne. Avant, c’étaient des voisins d’un petit patelin rural qui y  travaillaient. Alors, on s’informait de la vie des enfants, on rigolait et on promettait de se rencontrer lors du prochain festival. Car tous les villages du Québec ont des festivals.  À  Sainte-Perpétue, on a le Festival du cochon. Il faut – entre autres- attraper un cochon graissé. Je sais que c’est difficile à imaginer, mais une image sera parfaite. On graisse le cochon et on essaie de l’attraper.

 Une foule record au Festival du cochon

Photo:  Yves Charlebois / Agence QMI

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Mouton:  retour aux…

Je lui explique le cas, mais elle dit ne pas pouvoir m’aider. En fait, elle ne sait pas comment faire.

– Allez à l’accueil.

À l’accueil, on me dit qu’on n’a pas les outils nécessaires pour activer la carte. – Allons au comptoir.

Oups! J’ai perdu mon rang dans la file. Et la fille dans mon rang. Cette fois, c’est un jeune homme qui a sans doute terminé son secondaire, mais duquel émane un flegme rassurant.

On me demande une carte d’identité. Je tends mon permis de conduire avec cette photo obligatoire de « sans sourire », aussi triste que le monde « contemporain » : c’est-à-dire que vous avez l’air de quelqu’un qui vient de sortir d’une prison. Aujourd’hui, t’as plus le droit de sourire, même devant un guichet et des « personnes réelles » un peu imbibées du robotisme du monde des affaires.

La meilleure question revient à la dame en cheveux jaunes est celle dans laquelle elle  me demande combien de fois j’ai  tapé mon NIP ( Numéro d’Identification Personnel) avant que la carte me soit « retirée ».

 – 2 fois.

Soupçonneuse, elle me regarde et ajoute :

– Pas trois fois?

 -Non, deux.

– Mais on vous a affiché : VOTRE CARTE VOUS EST TEMPORAIREMENT RETIRÉE?

C’est étrange! À la banque, on ne sait plus compter jusqu’à trois : deux essais. Car elle m’avait demandé combien d’essais.  En plus, quelle carte? La carte de la « machine » se nomme carte de débit.  Et non pas   carte de crédit…

C’est du  delirium  

Venez au comptoir.

***

Beau bureau! On se croirait  à Dubaï. Du moins dans un ascenseur… C’est lustré jusque dans les recoins. Des vitres, des chaises chromées, des dames or donné…

 -Bon, je vois que vous avez un mot de passe de seulement 5 lettres :

*****.

– Ou chiffres… ai-je souri.

– Pour votre sécurité, vous devriez avoir un mot de passe plus … complexe…

A fin de ne pas être victime de vol.

Bien bonne celle-là! Un voleur sait qu’il n’a pas droit à plus de deux tentatives, alors il vous vole votre NIP avant votre carte. Happy together!  🙂

-Madame! On ne peut même pas se voler soi-même…

-Je vous conseillerais…

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais nous vivons dans un monde de « conseillers spécialistes ». Il en pleut. Ils sont partout. Goutte à goutte. Goûte et dégoûte. Des blattes d’institutions. Ils sont tous savants, spécialisés, avec leur petit diplôme affiché au mur. Ils nous arrosent de conseils comme si nous étions des abrutis. Des séchés à froid.

 

J’ignore  si j’avais tort, mais je me voyais  comme participant au  festival du cochon de Sainte-Perpétue. Mais c’est  qui le cochon? Quand on vous demande 7 % à 12% pour un prêt et qu’on vous en donne 1%  pour vos placements,  j’ai vite compris la raison pour laquelle  grand-papa gardait ses avoirs dans un cochon-tirelire. Mais plus encore : au festival, ce n’est jamais le cochon qui,  même en gagnant, mange l’humain qui le saisit et le  rôtit après la fête. Non, le cochon est un amusement pour le public. Il y aurait eu une foule record au festival cette année.  6000 personnes. Soit le double de la population du village.  Et mon « institution bancaire » aurait fait des profits records dans un monde au prêche d’austérité. Prêchons! Prêchons! Dépêchons-nous de prêcher…

Ma photo de permis de conduire est maintenant installée dans tous les visages du « pas le droit de sourire » parce que les affaires sont sérieuses. Quand on parle d’argent… On ne parle plus de la vie. On est des androïdes à la Philip K.Dick. Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?.  Ma photo est laide comme toutes les photos des gens qui ne peuvent dévoiler leur  sourire.  En plus, comme dans le Blade Runner de P.K. Dick, on doit prouver que l’on a un passé pour prouver que l’on est vraiment des êtres humains et non des androïdes. Mais il s’avère que l’on active le système pour faire le contraire.

***

– Monsieur! Monsieur! –

Votre NIP?

-Bon, je vais en choisir un. Mais j’hésite entre deux.

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Je tape :

 

« levoleurdecartes »

– Ça m’a l’air pas mal.

– Un autre?

 

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« jaiperdumonnip ».

 

– Êtes-vous sûr de vous en souvenir?

 

 

Gaëtan Pelletier

5 août 2014

Karen Hudes, lanceuse d’alerte de la Banque mondiale, révèle comment l’élite mondiale dirige le monde

Karen hudes 2

 

Traduit par Le blog de Lucien PONS

Selon Hudes, l’élite utilise un noyau très serré des institutions financières et des méga -sociétés pour dominer la planète. Le but est le contrôle. Ils veulent nous asservir tous à la dette, ils veulent asservir tous nos gouvernements à la dette, et ils veulent tous nos politiciens accros aux énormes contributions financières qu’ils canalisent dans leurs campagnes. Puisque l’élite détient aussi toutes les grandes sociétés de médias, les grands médias ne nous informent jamais de ce secret : il ya quelque chose de fondamentalement mauvais dans la manière dont notre système fonctionne.

Rappelez-vous, ce n’est pas une  » théorie du complot  » qui dit ces choses. C’est une avocate -instruite à Yale- qui a travaillé à l’intérieur de la Banque mondiale depuis plus de deux décennies. Le résumé qui suit de son curriculum provient directement de son site…

Karen Hudes a étudié le droit à Yale Law School et l’économie à l’Université d’Amsterdam. Elle a travaillé dans l’ Export Import Bank américaine des États-Unis de 1980-1985 et dans le département juridique de la Banque mondiale de 1986 à 2007. Elle a créé le Comité d’ Organisation Non Gouvernementale de la Section du droit international de l’ American Bar Association et le Comité sur le multilatéralisme et la responsabilité des organisations internationales de la branche américaine de l’ International Law Association.

 

Aujourd’hui, Hudes s’évertue à dénoncer le système financier corrompu que l’élite mondiale utilise pour contrôler les richesses du monde. Lors d’une interview avec le New American, elle a discuté de la façon dont nous laissons ce groupe d’ élites de dominer totalement les ressources de la planète sans réagir…

Une ancienne de la Banque mondiale, l’avocate ex -Conseillère Senior Karen Hudes, affirme que le système financier mondial est dominé par un petit groupe de personnes corrompues, avides de pouvoir, centrées autour de la Réserve fédérale américaine privée. Le réseau a aussi pris le contrôle des médias pour couvrir ses crimes, at-elle expliqué. Dans une interview avec The New American, Hudes dit que quand elle a essayé de dénoncer les multiples problèmes à la Banque mondiale, elle a été congédiée pour ses efforts. Maintenant, avec un réseau de collègues dénonciateurs, Hudes est déterminée à dénoncer et mettre fin à la corruption. Et elle est convaincue de la réussite.Citant une étude suisse explosive de 2011, publiée dans le [Journal PLoS ONE] sur le  » réseau de contrôle de la société mondiale », Hudes a souligné qu’un petit groupe d’entités – principalement des institutions financières et en particulier les banques centrales – exerce une énorme influence sur l’économie internationale dans les coulisses.  » Ce qui se passe réellement, c’est que les ressources de la planète sont dominées par ce groupe », at-elle expliqué, ajoutant que les  » accapareurs de pouvoir corrompu » ont réussi à dominer aussi les médias. «Ils sont autorisés à le faire. « 

Auparavant, j’ai écrit au sujet de l’étude suisse que Hudes mentionne. Elle a été réalisée par une équipe de chercheurs de l’Institut fédéral suisse de technologie à Zurich, en Suisse. Ils ont étudié les relations entre les 37 millions d’ entreprises et investisseurs du monde entier, et ce qu’ils ont découvert, c’est qu’il ya une « super- entité» de seulement 147 méga- corporations étroitement liées qui contrôlent 40 pour cent de l’ ensemble de l’économie mondiale…

Lorsque l’équipe a démêlé plus avant le réseau des détenteurs, elle a trouvé la plupart des éléments lui permettant de remonter jusqu’à une « super- entité» de 147 entreprises encore plus étroitement liées – tous leurs biens étant détenus par d’autres membres de la super-entité- qui contrôle 40 pour cent de l’ensemble du réseau », explique Glattfelder. La plupart étaient des institutions financières. Le top 20 inclue Barclays Bank, JPMorgan Chase & Co et le groupe Goldman Sachs.

Mais l’élite mondiale ne se contente pas de contrôler ces méga-entreprises. Selon Hudes, elle domine également les organisations non élues, qui n’ont pas de compte à rendre, et qui contrôlent les finances de presque tous les pays de la planète. La Banque mondiale, le FMI et les banques centrales comme la Réserve fédérale contrôlent littéralement la création et la circulation de l’argent dans le monde entier.

 

Au sommet de ce système se trouve la Banque des règlements internationaux. C’est la banque centrale des banques centrales, et affichée ci-dessous une vidéo où vous pouvez regarder Hudes disant à Greg Hunter de USAWatchdog.com ce qui suit…

«Nous n’avons pas à attendre de qui que ce soit qu’il vire la Fed ou la Banque des règlements internationaux… Certains Etats ont déjà commencé à reconnaître argent et l’or, les métaux précieux, en tant que monnaie « 

 


La plupart des gens n’ont jamais entendu parler de la Banque des règlements internationaux, mais c’est une organisation extrêmement importante. Dans un précédent article, j’ai décrit comment cette « banque centrale du monde » est littéralement à l’abri des lois de tous les gouvernements nationaux…

Une organisation internationale extrêmement puissante, dont la plupart des gens n’ont jamais entendu parler, contrôle secrètement la masse monétaire du monde entier. Elle est appelée la Banque des règlements internationaux, et c’est la banque centrale des banques centrales. Elle est située à Bâle, en Suisse, mais elle a aussi des succursales à Hong Kong et à Mexico. Il s’agit essentiellement d’ une banque centrale non élue, qui n’a pas de compte à rendre au monde, qui bénéficie de l’immunité complète de la fiscalité et de la législation nationale. Même Wikipedia admet qu ‘«elle n’a de compte à rendre à aucun gouvernement national.  » La Banque des règlements internationaux a été utilisé pour blanchir de l’argent pour les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, mais ces jours-ci le but principal de la BRI est de guider et de diriger le centre planifiée du système financier mondial.

Aujourd’hui, 58 banques centrales mondiales appartiennent à la BRI, et elle a beaucoup plus de pouvoir sur la façon dont l’économie américaine (ou toute autre économie, d’ailleurs) se portera au cours de la prochaine année que n’importe quel politicien. Tous les deux mois, les banquiers centraux du monde entier se réunissent à Bâle pour une «Réunion sur l’économie mondiale « . Au cours de ces réunions, des décisions sont prises qui affectent chaque homme, femme et enfant sur la planète, et pourtant, aucun d’entre nous n’a son mot à dire dans ce qui se passe. La Banque des Règlements Internationaux est une organisation qui a été fondée par l’élite mondiale, elle fonctionne pour le bénéfice de l’élite mondiale, et elle est destinée à être l’une des pierres angulaires du système économique mondial naissant.

Ce système n’est pas venu à l’existence par accident. En fait, l’élite mondiale a mis au point ce système depuis très longtemps. Dans un précédent article intitulé « Qui dirige le monde? Preuve qu’un noyau solide d’ élitistes riches tire les ficelles », j’ai inclus une citation de Georgetown University, professeur d’histoire Carroll Quigley tirée d’un livre qu’il a écrit déjà en 1966, dans lequel il discutait des grands projets que l’élite avait pour la Banque des règlements internationaux…

Les puissances du capitalisme financier avaient un autre but de grande envergure, rien de moins que de créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées capables de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son ensemble.

Ce système devait être contrôlé de manière féodale par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords secrets obtenus dans des réunions privées fréquentes et des conférences. Le sommet du système devait être la Banque des règlements internationaux à Bâle, en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui étaient elles-mêmes des sociétés privées.

Et c’est exactement ce que nous avons aujourd’hui.

 

Nous avons un système de «néo – féodalisme » dans lequel chacun d’entre nous et nos gouvernements nationaux sont asservis à la dette. Ce système est régi par les banques centrales et la Banque des règlements internationaux, et il transfère systématiquement les richesses du monde de nos mains entre les mains de l’élite mondiale.

Mais la plupart des gens n’ont aucune idée de ce que tout cela se passe parce que l’élite mondiale contrôle aussi ce que nous voyons, entendons et pensons. Aujourd’hui, il ya seulement six sociétés de médias géants qui contrôlent plus de 90 pour cent des nouvelles et des divertissements que vous regardez sur votre téléviseur aux États-Unis.

C’est le système insidieux que Karen Hudes cherche à dénoncer. Pour plus d’info, vous pouvez écouter Joyce Riley du Power Hour : son interview pendant une heure entière ici.

fr.sott.net

Cannibalisme 2

cannibalisme

 

cannibalisme 2

Les méthodes de l’Empire

Les méthodes de l’Empire

Exemples du Guatemala, du Nicaragua et du Salvador

Les USA sont le plus gros consommateur des mots « liberté » et « démocratie ». C’est sans doute pourquoi il ne leur en reste plus pour les exporter avec le mode opératoire ad hoc. Les peuples doivent se contenter de l’importation (imposée) d’ersatz couleur rouge sang.

Le peuple guatémaltèque connaît bien son grand voisin du nord ( dont la population, au contraire, serait bien en peine de localiser le Guatemala sur une carte) : il a subi pendant 40 ans la tutelle « protectrice »d’un pays qui armait, entraînait et finançaient une armée nationale dont la principale tâche a été de massacrer la population. La policeet les escadrons de la mort faisaient régner l’ordre par la terreur. La moindre revendication de justice sociale, considérée comme une intolérable atteinte aux privilèges, était réprimée dans les bains de sang. Le nombre de victimes civiles, femmes et enfants compris, est estimé à 100 000. En 1982, le président Reagan, visitant le Guatemala, se félicitait de «l’engagement des dirigeants en faveur de la démocratie » tandis qu’Amnesty International comptabilisait des massacres de civils dans 60 villages.

Durant les quinze dernières années, le Salvador a été ravagé par des troubles qui ont fait 75 000 morts (sur 6,5 millions d’habitants) et conduit au déplacement d’un million de personnes. En1990, l’ONUSAL (mission d’observation de l’ONU au Salvador) qui a recueilli 22 000 plaintespour exécutions extrajudiciaires, tortures et disparitionsnotera : « 90% des actes de violence documentés ont été commis par l’armée, les forces gouvernementales de sécurité et les escadrons de la mort. » La clique sanguinaire était sponsorisée par les mêmes parrains qui oppressaient le Guatemala.

Au Nicaragua, les choses étaient différentes avec un président démocratiquement élu, respectueux de la légalité, et dont le gouvernement avait entrepris des réformes. Le puissant voisin regrettait alors à l’époque du dictateur nicaraguayen Somoza et la violence sera donc importée par des mercenaires armés par les Etats-Unis : les Contras dont on apprendra plus tard qu’ils étaient financés grâce à un trafic de cocaïne organisé par la CIA.

C’est dans ce contexte de guerres de « basse intensité » où les idées de gauche ont été éradiquées à coups de fusils, que les Etats-Unis se sont avisés de donner à leur arrière-cour une façade démocratique.

Des élections ont eu lieu au Guatemala et au Salvador. Les partis politiques qui bénéficiaient à la fois de l’argent, de l’armée, de la police, du soutien officiel des Etats-Unis et … de candidats encore vivants l’emportèrent. Le Guatemala et le Salvador étaient donc devenus des « démocraties ».

Au Nicaragua, le gouvernement légitime a organisé des élections équitables. La population meurtrie, aspirant à la paix, a entendu les menaces des États-Unis au cas où elle aurait mal voté.La gauche progressiste de Daniel Ortega a été battue. Une démocratie nationale a été remplacée par une démocratie pro États-Unis qui s’est empressée de se plier aux diktats du FMI, de liquider les acquis sociaux, de restaurer les privilèges et de faire promptement remonter la misère, l’injustice et le taux d’analphabétisme.

L’ordre règne dans le poulailler et, de plus, il paraît tout propre. Il est paré pour toute visite des docteurs ès démocraties libérales qui confondent allégrement libres marchés et peuples libres, multiplicité des médias et diversité des opinions, Diafoirus pédants qui professent que l’appropriation publique d’organes de presse ( c’est à dire leur gestion sous contrôle de la nation) est dans tous les cas attentatoire à l’objectivité tandis que leurprivatisation serait gage d’impartialité, toujours, partout et à 100 %.

Nous avons choisi ici d’évoquer trois pays d’Amérique latine dont les populations ont étédécimées par leur police et leur armée (manoeuvrées par la CIA) ou par des mercenaires aux ordres de Washington.

La place nous manque pour raconter les malheurs de bien d’autres, partout dans le monde !

Si l’on observe la situation en Amérique latine depuis cinquante ans, on est horrifié devant lapersistance des massacres des populations par les armées nationales, la police, lesofficines privées, les groupes paramilitaires, par les enlèvements, les torturesle pillage systématique des richesses au profit d’une oligarchie dont la fortune trouve refuge dans les banques US, par la misère, l’analphabétisme, la surexploitation des travailleurs, y compris les enfants, le désastreux état sanitaire. Quel pays de la région échappe à ce terrible bilan ? Cuba (depuis sa Révolution de 1959). Cuba, cible permanente decampagnes hostiles, aux États-Unis et en Europe, dans la presse libre et objective de nos grands pays riches et démocratiques. Cuba dont on veut nous faire oublier qu’elle connaissait naguère, sous la férule de Batista, les drames que vivent encore aujourd’hui nombre de ses voisins. »

            Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj et Maxime Vivas  (Les États-Unis de mal empire)

http://diktacratie.com/les-methodes-de-lempire/

Les vols de banque à srevne’l

Banque Nationale 

XXX rue Chartier, Couilleville, Terre  

Vol annulé à cause d’une tempête de neige. Gardez l’argent, on se reprendra quand il fera beau. 

La gang à Bull 

***

C’est honteux! Les malfaiteurs ne peuvent plus vivre en braquant des banques. Le seul moyen est maintenant d’être à l’intérieur. Hors des banques, point de salauds! »

Je me souviens du temps où je passais près de la banque, on pouvait voir un fourgon, des types armés, avec des fumées lunettes,  silencieux comme dans les grandes peines, qui vous regardaient comme si vous étiez des bandits. Même les vieillards à cannes, portant chapeaux de paille, avec des ongles noircis par la terre. Tous étaient suspects. Tous. Des « sitting ducks », comme disent les étasuniens. Faciles à abattre. Des cibles si ridées qu’on dirait leur visage un modèle réduit d’un désert assoiffé, craquelé.

Bandits, Brandi, Ban-dit  

Ces pauvres gens qui ne savaient ni lire correctement, ni écrire. Des dixlectiques incapables de repérer les banques que par leur sigle. Et encore! Et quand, un jour, Manuel Valls aura imprégné la mémoire de la France de par ses son ailzellmer, ils ne seront faire la différence entre VALLS STREETS et Wall-Street.

Motus Vivendi 

Ils entraient dans les banques avec un masque de Rambo,  et prenaient la recette.

2 1/2 caissière

1/4 de gérant

1/2 porte ouverte

8 clients à coucher

C’était le bon temps. Aujourd’hui, il faut une Maîtrise en Management ou un futé en informatique pour dévier des sommes en violant le code d’accès. Les illettrés sont écartés. Ces pauvres gars qui ne savaient se versir d’un couteau, d’un pistolet, d’une mitraillette étaient obligés de se masquer pour cacher leur illettrisme.

On les envoyait à l’école pour apprendre. Incapable de lire, ils se faisaient tatouer les sigles des banques sur leurs corps et devaient utiliser le téléphone pour communiquer.

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Les vols de  banques à l’envers

Robin des Bois prenait aux riches et donnait aux pauvres. C’est l’ère à l’envers: les riches prennent aux pauvres pour donner aux riches.

Ces gars-là travaillaient durement.  Patiemment, on creusait des tunnels pour se glisser sous les coffre-forts des banques. Les tunnels sont désormais  des abris fiscaux mondialisés, et les fournisseurs d’armes,  le bataillon caillé de finance étatisée, déguisés en « habillés pareils ». On pourrait en planter un dans son jardin… Secs, hommes de paille, qui babullent en parlant….

Je vais du bluit…

On avait de vrais bandits: des héros. Des gars durs avec des tatous   qui avaient purgé des peines en prison pour vol de voiture, ou de poussettes, tout petits. Puis les vélos, puis les américaines, les BMW.

Avant,  les petits cambrioleurs – pour se faire la main – volaient des appareils de télévision. Maintenant, les écrans sont fixés aux murs et les prix sont si bas qu’il est impossible de les revendre. On les envoie à la ferraille, c’est-à-dire, nulle part. Soit on les enterre, soit on les envoie en Chine pour enterrer les chinois. Mais on ne sait jamais ce qu’ils sont devenus: on recycle en nous mettant un bandeau sous les yeux, et de temps en temps on obsolète l’appareil pour consommer le con-sommateur.

Kiss my c-arrière. 

Aujourd’hui, pour « embrasser » la carrière de cambrioleur du peuple, il faut avoir une carte de parti, une carte de syndicat, et se glisser dans un organigramme, puis une carte du monde pour repérer les pauvres.   Ces carriéristes  ont leur photo dans tous les journaux, mais personne ne les pourchasse. Ils ont acheté  les pourchasseurs. But: mission. Des missionnaires armés, délavés à la religions des États.

Bank=Church

Ils ont compris qu’il ne fallait pas voler un appareil télé, mais faire de chaque citoyen un pixel à voler.

Ils abattent les arbres, les peuples, les compagnies, puis enfouissent le tout sous terre.

Comme les déchets, et comme ce qu’ils deviendront après leur règne de Milan.

Déchets.

Gaëtan Pelletier

Tatouage de banquier.

Petit castor à banques

Ils ont les frissons accrochés
À des cordes à linge étirées
Finement  séchés, de menteries barbouillées
C’est le temps des fleurs de plastique
Et des chefs qui s’astiquent
Du soulier jusqu’au cerveau
Pour les semailles de  la carotte élastique
 
 
Ils mettent les truites en bouteille
Pour nous  électriser
La shoah de la merveille
Des rivières dérivées
 
Petit castor à banques
Ne te laisse pas voler
Ton barrage, ta maison
Ne les laisse pas bouffer
Tes arbres et ton eau
Pour une banque, un caveau
 
On fera tout pour  t’encoffrer
Dans des cages de glaçons
Le grillage manufacturé
Aux chants des chiffres ronds
 
Ne te laisse pas mourir!
Ne te laisse pas mourir! 
Réveille tes enfants
Cette mine de robots
De cuivre éclectique
Par où passe leur courant
 
 
 
 
Gaëtan Pelletier
Mai 2012
 
 
 

La calotte bipolaire

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L’austérité, c’est quand les riches vous accusent de ne pas ramer assez rapidement pour accélérer le bateau-banque de leur richesse.

On ne vous dira pas que si le niveau des mers monte et gruge  les bords des océans, c’est à cause de gens qui transpirent trop à travailler pour un bateau qui n’a pas d’autre destination que  les banques.

Gaëtan Pelletier