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Les méthodes de l’Empire

Les méthodes de l’Empire

Exemples du Guatemala, du Nicaragua et du Salvador

Les USA sont le plus gros consommateur des mots « liberté » et « démocratie ». C’est sans doute pourquoi il ne leur en reste plus pour les exporter avec le mode opératoire ad hoc. Les peuples doivent se contenter de l’importation (imposée) d’ersatz couleur rouge sang.

Le peuple guatémaltèque connaît bien son grand voisin du nord ( dont la population, au contraire, serait bien en peine de localiser le Guatemala sur une carte) : il a subi pendant 40 ans la tutelle « protectrice »d’un pays qui armait, entraînait et finançaient une armée nationale dont la principale tâche a été de massacrer la population. La policeet les escadrons de la mort faisaient régner l’ordre par la terreur. La moindre revendication de justice sociale, considérée comme une intolérable atteinte aux privilèges, était réprimée dans les bains de sang. Le nombre de victimes civiles, femmes et enfants compris, est estimé à 100 000. En 1982, le président Reagan, visitant le Guatemala, se félicitait de «l’engagement des dirigeants en faveur de la démocratie » tandis qu’Amnesty International comptabilisait des massacres de civils dans 60 villages.

Durant les quinze dernières années, le Salvador a été ravagé par des troubles qui ont fait 75 000 morts (sur 6,5 millions d’habitants) et conduit au déplacement d’un million de personnes. En1990, l’ONUSAL (mission d’observation de l’ONU au Salvador) qui a recueilli 22 000 plaintespour exécutions extrajudiciaires, tortures et disparitionsnotera : « 90% des actes de violence documentés ont été commis par l’armée, les forces gouvernementales de sécurité et les escadrons de la mort. » La clique sanguinaire était sponsorisée par les mêmes parrains qui oppressaient le Guatemala.

Au Nicaragua, les choses étaient différentes avec un président démocratiquement élu, respectueux de la légalité, et dont le gouvernement avait entrepris des réformes. Le puissant voisin regrettait alors à l’époque du dictateur nicaraguayen Somoza et la violence sera donc importée par des mercenaires armés par les Etats-Unis : les Contras dont on apprendra plus tard qu’ils étaient financés grâce à un trafic de cocaïne organisé par la CIA.

C’est dans ce contexte de guerres de « basse intensité » où les idées de gauche ont été éradiquées à coups de fusils, que les Etats-Unis se sont avisés de donner à leur arrière-cour une façade démocratique.

Des élections ont eu lieu au Guatemala et au Salvador. Les partis politiques qui bénéficiaient à la fois de l’argent, de l’armée, de la police, du soutien officiel des Etats-Unis et … de candidats encore vivants l’emportèrent. Le Guatemala et le Salvador étaient donc devenus des « démocraties ».

Au Nicaragua, le gouvernement légitime a organisé des élections équitables. La population meurtrie, aspirant à la paix, a entendu les menaces des États-Unis au cas où elle aurait mal voté.La gauche progressiste de Daniel Ortega a été battue. Une démocratie nationale a été remplacée par une démocratie pro États-Unis qui s’est empressée de se plier aux diktats du FMI, de liquider les acquis sociaux, de restaurer les privilèges et de faire promptement remonter la misère, l’injustice et le taux d’analphabétisme.

L’ordre règne dans le poulailler et, de plus, il paraît tout propre. Il est paré pour toute visite des docteurs ès démocraties libérales qui confondent allégrement libres marchés et peuples libres, multiplicité des médias et diversité des opinions, Diafoirus pédants qui professent que l’appropriation publique d’organes de presse ( c’est à dire leur gestion sous contrôle de la nation) est dans tous les cas attentatoire à l’objectivité tandis que leurprivatisation serait gage d’impartialité, toujours, partout et à 100 %.

Nous avons choisi ici d’évoquer trois pays d’Amérique latine dont les populations ont étédécimées par leur police et leur armée (manoeuvrées par la CIA) ou par des mercenaires aux ordres de Washington.

La place nous manque pour raconter les malheurs de bien d’autres, partout dans le monde !

Si l’on observe la situation en Amérique latine depuis cinquante ans, on est horrifié devant lapersistance des massacres des populations par les armées nationales, la police, lesofficines privées, les groupes paramilitaires, par les enlèvements, les torturesle pillage systématique des richesses au profit d’une oligarchie dont la fortune trouve refuge dans les banques US, par la misère, l’analphabétisme, la surexploitation des travailleurs, y compris les enfants, le désastreux état sanitaire. Quel pays de la région échappe à ce terrible bilan ? Cuba (depuis sa Révolution de 1959). Cuba, cible permanente decampagnes hostiles, aux États-Unis et en Europe, dans la presse libre et objective de nos grands pays riches et démocratiques. Cuba dont on veut nous faire oublier qu’elle connaissait naguère, sous la férule de Batista, les drames que vivent encore aujourd’hui nombre de ses voisins. »

            Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj et Maxime Vivas  (Les États-Unis de mal empire)

http://diktacratie.com/les-methodes-de-lempire/

Les vols de banque à srevne’l

Banque Nationale 

XXX rue Chartier, Couilleville, Terre  

Vol annulé à cause d’une tempête de neige. Gardez l’argent, on se reprendra quand il fera beau. 

La gang à Bull 

***

C’est honteux! Les malfaiteurs ne peuvent plus vivre en braquant des banques. Le seul moyen est maintenant d’être à l’intérieur. Hors des banques, point de salauds! »

Je me souviens du temps où je passais près de la banque, on pouvait voir un fourgon, des types armés, avec des fumées lunettes,  silencieux comme dans les grandes peines, qui vous regardaient comme si vous étiez des bandits. Même les vieillards à cannes, portant chapeaux de paille, avec des ongles noircis par la terre. Tous étaient suspects. Tous. Des « sitting ducks », comme disent les étasuniens. Faciles à abattre. Des cibles si ridées qu’on dirait leur visage un modèle réduit d’un désert assoiffé, craquelé.

Bandits, Brandi, Ban-dit  

Ces pauvres gens qui ne savaient ni lire correctement, ni écrire. Des dixlectiques incapables de repérer les banques que par leur sigle. Et encore! Et quand, un jour, Manuel Valls aura imprégné la mémoire de la France de par ses son ailzellmer, ils ne seront faire la différence entre VALLS STREETS et Wall-Street.

Motus Vivendi 

Ils entraient dans les banques avec un masque de Rambo,  et prenaient la recette.

2 1/2 caissière

1/4 de gérant

1/2 porte ouverte

8 clients à coucher

C’était le bon temps. Aujourd’hui, il faut une Maîtrise en Management ou un futé en informatique pour dévier des sommes en violant le code d’accès. Les illettrés sont écartés. Ces pauvres gars qui ne savaient se versir d’un couteau, d’un pistolet, d’une mitraillette étaient obligés de se masquer pour cacher leur illettrisme.

On les envoyait à l’école pour apprendre. Incapable de lire, ils se faisaient tatouer les sigles des banques sur leurs corps et devaient utiliser le téléphone pour communiquer.

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Les vols de  banques à l’envers

Robin des Bois prenait aux riches et donnait aux pauvres. C’est l’ère à l’envers: les riches prennent aux pauvres pour donner aux riches.

Ces gars-là travaillaient durement.  Patiemment, on creusait des tunnels pour se glisser sous les coffre-forts des banques. Les tunnels sont désormais  des abris fiscaux mondialisés, et les fournisseurs d’armes,  le bataillon caillé de finance étatisée, déguisés en « habillés pareils ». On pourrait en planter un dans son jardin… Secs, hommes de paille, qui babullent en parlant….

Je vais du bluit…

On avait de vrais bandits: des héros. Des gars durs avec des tatous   qui avaient purgé des peines en prison pour vol de voiture, ou de poussettes, tout petits. Puis les vélos, puis les américaines, les BMW.

Avant,  les petits cambrioleurs – pour se faire la main – volaient des appareils de télévision. Maintenant, les écrans sont fixés aux murs et les prix sont si bas qu’il est impossible de les revendre. On les envoie à la ferraille, c’est-à-dire, nulle part. Soit on les enterre, soit on les envoie en Chine pour enterrer les chinois. Mais on ne sait jamais ce qu’ils sont devenus: on recycle en nous mettant un bandeau sous les yeux, et de temps en temps on obsolète l’appareil pour consommer le con-sommateur.

Kiss my c-arrière. 

Aujourd’hui, pour « embrasser » la carrière de cambrioleur du peuple, il faut avoir une carte de parti, une carte de syndicat, et se glisser dans un organigramme, puis une carte du monde pour repérer les pauvres.   Ces carriéristes  ont leur photo dans tous les journaux, mais personne ne les pourchasse. Ils ont acheté  les pourchasseurs. But: mission. Des missionnaires armés, délavés à la religions des États.

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Ils ont compris qu’il ne fallait pas voler un appareil télé, mais faire de chaque citoyen un pixel à voler.

Ils abattent les arbres, les peuples, les compagnies, puis enfouissent le tout sous terre.

Comme les déchets, et comme ce qu’ils deviendront après leur règne de Milan.

Déchets.

Gaëtan Pelletier

Tatouage de banquier.

Petit castor à banques

Ils ont les frissons accrochés
À des cordes à linge étirées
Finement  séchés, de menteries barbouillées
C’est le temps des fleurs de plastique
Et des chefs qui s’astiquent
Du soulier jusqu’au cerveau
Pour les semailles de  la carotte élastique
 
 
Ils mettent les truites en bouteille
Pour nous  électriser
La shoah de la merveille
Des rivières dérivées
 
Petit castor à banques
Ne te laisse pas voler
Ton barrage, ta maison
Ne les laisse pas bouffer
Tes arbres et ton eau
Pour une banque, un caveau
 
On fera tout pour  t’encoffrer
Dans des cages de glaçons
Le grillage manufacturé
Aux chants des chiffres ronds
 
Ne te laisse pas mourir!
Ne te laisse pas mourir! 
Réveille tes enfants
Cette mine de robots
De cuivre éclectique
Par où passe leur courant
 
 
 
 
Gaëtan Pelletier
Mai 2012
 
 
 

La calotte bipolaire

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L’austérité, c’est quand les riches vous accusent de ne pas ramer assez rapidement pour accélérer le bateau-banque de leur richesse.

On ne vous dira pas que si le niveau des mers monte et gruge  les bords des océans, c’est à cause de gens qui transpirent trop à travailler pour un bateau qui n’a pas d’autre destination que  les banques.

Gaëtan Pelletier

La crise amérindienne des subprimes de 1708

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La crise des subprimes (en anglais : subprime mortgage crisis) touche le secteur des prêts hypothécaires à risque (subprime mortgage) aux États-Unis à partir de juillet 2007, déclenchant la crise financière de 2007 à 2011. En instaurant une méfiance envers les créances titrisées comprenant une part de ces crédits, elle a participé au déclenchement du krach de l’automne 2008. Ces deux événements sont rétrospectivement considérés comme les deux étapes d’une même crise financière, entraînant une récession touchant l’ensemble de la planète.

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En 1707, un étrange voyageur se promenait en Amérique. Il eut une idée de génie: acheter des Tepees et les revendre à un prix plus élevé. Il arriva donc dans un village amérindiens et constata leur triste état de vie: les enfants souriaient, les femmes se donnaient à tous les hommes, et l’on tuait du bison à bouche que veux-tu avec des arcs et des flèches.

De plus, ils ne savaient lire et n’étaient pas chrétiens.

L’homme possédait un cheval qu’il avait peinturé comme la Rolls’ Royce de John Lennon.

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John Zachs voulait faire des affaires. Il acheta donc son premier Tepee à un jeune amérindien en lui faisant une démonstration étonnante sur son pouvoir de se défendre. Ce qu’il fit d’ailleurs dans TOUTES les autres tribus. Mais les armes n’étaient là que l’infime partie de son projet.

Par un soir de juin, il fit une réunion dans la ville de Fuckman City sous prétexte de vendre des casseroles sur lesquelles les aliments ne collaient pas. Il en profita alors pour trouver 4 vendeurs à qui il donna une formation sur l’art de devenir riche sans chercher de l’or.

 » L’or est dans les idiots ».

Et c’est ainsi que naquit la célèbre chaîne de Ponzi – mais avant la lettre, comme on dit. Il décora des chevaux en les peinturlurant et envoya ses vendeurs acheter des Tepees et, par la suite, recruter d’autre vendeurs.

Pendant ce temps, son associé, Grande Bouche Gorge, s’employa à répandre la rumeur que les autres tribus allaient les attaquer. Le 11 septembre, il détruisit les deux Teepes des chefs en lançant des boules usinées d’écorce de bouleaux imbibée d’huile  à lampe.

Quelques  mois plus tôt, il avait formé un groupement d’amérindiens en leur montrant une manière d’anéantir le moral de l’ennemi par le sacrifice de soi.

« Il vous faut attacher des boules d’écorce de bouleaux à vos ventres et courir vite dans le campement adverse pour incendier tous les Tepees. « 

Les amérindiens comprirent vite « l’avantage » d’une victime semant la terreur,  et se mirent à danser.

PREMIER VILLAGE

Le premier village détruit, à la suite d’une rumeur, fut une perte totale. Mais le malin Daik Cheney avait empilé toutes les peaux de bisons en enterrant la viande.

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MAISON-BISON

« Vous n’avez plus de peaux de bisons pour vos Tepees, nous allons vous en vendre ».

Ils vendirent donc toutes les peaux de bison en l’espace de quelques mois, puisque l’hiver arrivait. Et les amérindiens ayant  peu à manger, ils leur fournirent de la viande  à condition qu’ils mettent leur maison  en saisie en cas de non paiement.

« Les Teepes sont si rares, qu’ils auront atteint un prix supérieur à leur valeur dès l’an prochain. »

LE VILLAGE GLOBAL

Pendant ce temps, un banquier en route vers l’Europe, avait transformé les Tepees en masse monétaire qu’il vendit à des banques sous  PCAA. : Papiers Confidentiels Accotés à des Actifs.

Ô!

Il fit une conférence sur la richesse des peuples indigènes et vendit des titres que les banques s’échangèrent. Les amérindiens, dépossédés, furent invités à travailler dans des usines de fabrication de Tepees pour payer leurs intérêts. Mais on les paya si peu cher qu’ils ne réussirent pas à payer leurs intérêts. De par la loi, ils furent invités à quitter leur Tepee et à camper dans une tente de nylon fabriquée en Chine au prix le plus bas possible.

Des millions d’amérindiens quittèrent leur Tepee, saisi, et cherchèrent refuge aux abords des villes.

Il advint alors que plus personne n’avait les moyens d’acheter des Tepees et que les gens qui les vendaient n’avaient plus d’emplois. Les Tepees perdirent toute leur valeur.

Après avoir créé une usine de peintures à chevaux, les usines -elles aussi- déclinèrent. Étant donné qu’il s’agissait d’une industrie importante, on alla piger dans la poche des citoyens suffisamment d’argent pour faire rouler les usines.

Depuis ce temps, il n’y a plus de bisons, ni de chair à bison, ni de peaux de bisons.

Il reste les baisés géniaux- devenus pauvres –  qui ont conçu le moyen d’être riche avec les pauvres et de devenir – pour plusieurs -, plus riches encore.  C’est un peu compliqué…

Du moins en apparence…

En résumé: si on veut votre peau, on enterrera votre chair en vous rendant débiles et mécaniques.

P.S.: Quand vous tentez de relever votre statut social ou simplement votre aisance de vivre, vous êtes confronté à un E.T. Ponzi.

01

« Maison! Maison!

Gaëtan Pelletier

15 novembre 2013

Bancocratie!

D’un point de vue historique, le New Deal initié par le président Roosevelt en 1933 et les trente années qui ont suivi la 2e guerre mondiale apparaissent comme une parenthèse pendant laquelle la classe dominante a dû faire des concessions, certes limitées mais réelles, aux classes populaires. Les grands patrons ont dû dissimuler quelque peu leur emprise sur l’État. Avec le tournant néolibéral entamé dès la fin des années 1970, ils ont abandonné la discrétion. Les années 1980 mettent sur le devant de la scène une classe dominante complètement désinhibée qui assume et affiche avec cynisme la course au profit et l’exploitation généralisée des peuples et de la nature. La formule, tristement célèbre, de Margaret Thatcher « There is no alternative » marque jusqu’à aujourd’hui le paysage politique, économique et social, à travers des attaques violentes des droits et des conquêtes sociales. Mario Draghi, Angela Merkel, Silvio Berlusconi (grand patron italien), José Manuel Barroso apparaissent comme des figures emblématiques de la poursuite du projet thatchérien. La complicité active des gouvernements socialistes (de Schröder à Hollande en passant par Blair, Brown, Papandreou, Zapatero, Socrates, Letta, Di Rupo et bien d’autres) montre à quel point ils se sont insérés dans la logique du système capitaliste, à quel point ils font partie du système tout comme Barack Obama de l’autre côté de l’Atlantique. Comme l’a affirmé le milliardaire américain Warren Buffett : « C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner ».

Le système de la dette publique tel qu’il fonctionne dans le capitalisme constitue un mécanisme permanent de transfert de richesses produites par le peuple vers la classe capitaliste. Ce mécanisme s’est renforcé avec la crise commencée en 2007-2008 car les pertes et les dettes des banques privées ont été transformées en dettes publiques. Sur une très vaste échelle, les gouvernements ont socialisé les pertes des banques afin qu’elles puissent continuer à faire des bénéfices qu’elles redistribuent à leurs propriétaires capitalistes.

Les gouvernants sont les alliés directs des grandes banques et mettent à leur service les pouvoirs et les deniers publics. Il y a un va et vient permanent entre les grandes banques et les gouvernements. Le nombre de ministres des Finances et de l’Économie, ou de premiers ministres, qui proviennent directement des grandes banques ou qui y vont quand ils quittent le gouvernement ne cesse d’augmenter depuis 2008.

Le métier de la banque est trop essentiel à l’économie pour être laissé dans les mains du secteur privé, il est nécessaire de socialiser le secteur bancaire (ce qui implique son expropriation) et de le placer sous contrôle citoyen (des salariés des banques, des clients, des associations et des représentants des acteurs publics locaux), car il doit être soumis aux règles d’un service public 3et les revenus que son activité génère doivent être utilisés pour le bien commun.

La dette publique contractée pour sauver les banques est définitivement illégitime et doit être répudiée. Un audit citoyen doit déterminer les autres dettes illégitimes ou/et illégales et permettre une mobilisation telle qu’une alternative anticapitaliste puisse prendre forme.

La socialisation des banques et l’annulation/répudiation des dettes illégitimes doivent s’inscrire dans un programme plus large 4.

Comme pendant la république de Venise, aujourd’hui dans l’Union européenne et dans la majorité des pays les plus industrialisés de la planète, l’État est en osmose avec la grande banque privée et rembourse docilement la dette publique. Le non remboursement de la dette illégitime, la socialisation de la banque ainsi que d’autres mesures vitales seront le résultat de l’irruption du peuple comme acteur de sa propre histoire. Il s’agira de mettre en place, sous un contrôle populaire actif, un gouvernement aussi fidèle aux opprimés que les gouvernements de Merkel et de Hollande le sont aux grandes entreprises privées. Un tel gouvernement du peuple devra faire des incursions dans la sacro sainte grande propriété privée pour développer les biens communs tout en respectant les limites de la nature. Ce gouvernement devra également réaliser une rupture radicale avec l’État capitaliste et éradiquer toutes les formes d’oppression. Une authentique révolution est nécessaire.

Eric Toussaint

Extrait de :

Bancocratie : de la république de Venise à Mario Draghi et Goldman Sachs

La déflagration du monde au format slow-motion

Travailler à en mourir

Pedro da Nóbrega

L’actualité ces derniers temps nous a offert des rapprochements éloquents sur la façon dont le traitement de l’information participe de la diffusion d’une idéologie dominante et du conditionnement des peuples. Le phénomène n’est certes pas nouveau mais il n’est jamais inutile de le souligner afin d’en combattre les effets.

Je pense notamment à la concomitance entre la rentrée sociale et fiscale en France avec notamment le débat sur la réforme du système des retraites et les commentaires relatifs au résultat des élections législatives en Allemagne, présentées comme un triomphe sans précédent de la chancelière Merkel.

Quel rapport entre les deux, me direz-vous ? Eh bien, la commune exaltation des « vertus » inquestionnables du libéralisme et l’immanente fatalité qu’il y aurait à s’y soumettre.

« Triomphe de la reine de l’austérité », titre le quotidien TA NEA à Athènes

En France, le pilonnage médiatique sur la « compétitivité » et le supposé « coût du travail » atteint une telle intensité qu’il ferait passer la « blitzkrieg » pour une aimable partie de campagne. De toutes parts, les « nouveaux chiens de garde » du capital, « experts » auto-proclamés et désignés par le

Victoire des banques Merkel

Josetxo Ezcurra, Tlaxcala
système comme « oracles sacrés » ne cessent de nous répéter en boucle dans les médias que le problème de la France, c’est que les salariés coûteraient trop cher, qu’ils ont trop de droits et que cela nuirait gravement à la « compétitivité » des entreprises françaises. À la différence du « modèle » allemand dont le triomphe électoral de la CDU/CSU validerait la pertinence et l’adaptation aux contraintes d’une société mondialisée.

La seule solution consisterait donc à s’engager toujours plus loin dans le recul des droits des travailleurs et la déréglementation sociale à l’image du processus engagé par le social-démocrate Schröder avec les lois Hartz réduisant drastiquement les droits des chômeurs et une politique d’austérité salariale durcie et aggravée par Merkel.

Mais plutôt que de jouer à ce jeu des comparaisons biaisées qui présente l’avantage de flatter insidieusement les vertiges vénéneux des chauvinismes de toutes sortes dont se repaissent les droites les plus extrêmes tout en masquant les véritables antinomies de classe, il n’est pas inutile de revenir sur la réalité du « miracle » allemand version Merkel :
Le salaire réel moyen en Allemagne a reculé de 4,2 % en dix ans. Dans la dernière décennie, la croissance y a été inférieure à celle de la zone euro et de la France. La pauvreté a par contre connu de réelles avancées : Près de 7 millions de salariés touchent moins de 10 euros brut de l’heure, 5 millions se contentent de petits boulots à 400 euros par mois, sans protection sociale, et faute de Smic, 2 millions gagnent moins de 6 euros de l’heure…20 % des salariés sont des travailleurs pauvres. En dix ans, l’intérim a augmenté de 130 % et les CDD de 22 %. Résultat de cette politique de compression salariale : selon l’OCDE, c’est une baisse record de la part du travail dans le PIB allemand : de 76 % à 67 % en sept ans. Neuf points de PIB prélevés sur les richesses créées par le travail. Et un taux de pauvreté de 20 % plus élevé en Allemagne qu’en France.

Voilà qui montre bien que si les grands groupes allemands ont su tirer profit de la mise en place de la zone Euro qui représente plus de 60 % de leurs exportations, ce n’est assurément pas les travailleurs allemands qui en ont été bénéficiaires. Mais par contre les banques allemandes ont su faire le plein de profits notamment en extorquant des milliards d’euros à des pays comme le Portugal et la Grèce avec le scandaleux mécanisme des SWAP’s, chaudement recommandés par les « Men in Black » de Goldman Sachs dont beaucoup trônent aujourd’hui dans les instances qui somment ces pays de rendre gorge, quitte à les saigner à blanc. D’ailleurs, tous les folliculaires « merkelophiles » se gardent bien de souligner qu’un des faits majeurs du dernier scrutin est que la droite allemande de retrouve minoritaire dans les deux assemblées après ces élections. Mais que malgré le lamentable bilan pour le SPD de la grande coalition, on le voit mal braver ses propres interdits et envisager toute autre éventualité.

La couverture du Spiegel du 9 septembre sur « Angela la Grande » en néo-Sissi.
Titre : « La nouvelle autosatisfaction d’Angela M. » Extrait :
« Aucun autre chancelier n’a eu dans la huitième année de son mandat autant de pouvoir qu’Angela Merkel. Mais elle n’utilise pas son influence, dans la campagne électorale elle refuse tout débat sur l’avenir. Son programme se résume à : ‘Merkel’ « 

Et qu’en est-il en France où le nouveau Président déclarait avec emphase pendant sa campagne vouloir faire la guerre à la finance et renégocier le traité Merkozy ? Ce n’est guère plus brillant dès lors que François Hollande et son gouvernement, de renoncements en reniements, après avoir piteusement approuvé ce traité sans y avoir modifié une seule virgule, s’aplatissent chaque jour un peu plus en courbettes devant le patronat et les exigences des marchés financiers :
En 2012, les entreprises du CAC 40 ont versé 40,9 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires, soit 5 % de plus que l’année précédente. À cela, s’ajoutent 172 milliards d’euros d’aides diverses, que le gouvernement a encore complété en fin d’année passée par un gros cadeau de 20 milliards d’euros, là encore sous couvert de « choc de compétitivité » ! Pour cette année, au même titre, un transfert de 30 milliards d’euros sur la collecte de l’épargne réglementée au bénéfice des banques, si celles-ci s’engagent à financer les crédits des PME. Dans un pays qui a vu, pour les entreprises non financières (industrielles et de services), leur masse salariale multipliée par 3,6 depuis une trentaine d’années, quand dans le même temps, la somme des dividendes versés aux actionnaires a été multipliée par 20. La crise peut-être, mais sûrement pas pour tous. Car ce qui coûte le plus cher des deux côtés du Rhin, ce ne sont pas les travailleurs ni leurs droits, mais le prélèvement croissant du capital sur les richesses et la précarisation accrue des travailleurs.

Et s’agissant des retraites, qu’en est-il réellement des différents systèmes puisque les portes-plumes du capital ne cessent d’ânonner en chœur que les travailleurs en France travailleraient moins longtemps que autres. Je ne reviendrais pas sur les seuls chiffres de la productivité horaire qui suffisent à démentir cette contrevérité mais il convient pour bien comprendre de distinguer deux critères biens différents pour avoir une idée plus juste de la situation : l’âge légal de départ à la retraite et le nombre d’annuités travaillés pour partir à taux plein.

En Allemagne, en 2012, l’âge minimum est fixé à 63 ans dès que sont atteintes 35 années de cotisations mais il n’y a pas de condition d’âge a partir de 45 années de cotisation, l’âge pour le taux plein est fixé à 65 ans et passera à 67 ans d’ici 2029. Pour la France, si l’âge minimum reste à 60 ans, l’âge pour le taux plein a été fixé à 62 ans en 2011 avec 41 années de cotisation et doit encore augmenter dans les années à venir, ce qui apparaît en pleine contradiction avec des sociétés où les jeunes rentrent de plus en plus tard sur le marché du travail et sont de plus en plus confrontés à la précarité pendant que la cessation réelle d’activité intervient de plus en plus tôt du fait des licenciements qui frappent en priorité les plus de 50 ans.

L’autre élément essentiel à prendre en compte est le taux de remplacement (rapport entre le dernier salaire et la première pension). Selon les chiffres de l’OCDE, il se situe en France à 65,7 % et en Allemagne à 61,3 %.

Il n’y a donc pas là de différence susceptible de justifier le discours dominant, mais il est par contre un chiffre bien plus révélateur de l’évolution de nos sociétés, c’est celui de l’espérance de vie en bonne santé qui tend à régresser lorsque l’espérance de vie tend à augmenter, ce dernier argument servant aux apôtres de l’allongement du temps de travail :
Si l’espérance de vie se situe en France pour les femmes à 84 ans et à 78 ans pour les hommes, l’espérance de vie en bonne santé s’établit elle à 64 ans pour les femmes et à 63 pour les hommes. La Caisse Nationale d’Assurance-Vieillesse des Travailleurs Salariés (CNAVTS) constatait qu’avant 1983, c’est-à-dire avant l’abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans, 42% des pensions étaient attribuées au titre de l’invalidité ou de l’inaptitude au travail, proportion qui, avec l’abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans, avait été réduite à 18% en 2009.

Ces seuls chiffres illustrent à eux seuls une cassure majeure intervenue dès la fin du siècle dernier dans ce qui a constitué un élément structurant des sociétés des pays développés : Jusque-là prédominait la conviction que les enfants connaîtraient de meilleures conditions de vie que leurs parents. Cette tendance s’est aujourd’hui inversée et tout le discours dominant sur l’inéluctable allongement du temps de travail et sa précarité « congénitale » ne pourra qu’aggraver cette évolution. Cela aussi parce que le capital a voulu circonscrire la notion de travail au seul horizon du salariat en le transformant en facteur d’aliénation et de souffrance. Il aura fallu des vagues de suicide dans des entreprises en France pour que la souffrance au travail émerge dans le débat. En quoi le travail devrait-il être forcément synonyme de souffrance ? Curieux que pas un seul de ces « commentateurs » bien en cour n’ait ne serait-ce qu’évoqué une possible corrélation entre la consommation élevée en France de tranquillisants et un taux de productivité horaire le plus élevé du G20. À moins bien sûr de considérer qu’il s’agit là d’un phénomène génétique ou inscrit dans le patrimoine culturel de la France.

Et pour témoigner que cette problématique ne connaît pas de frontières, lorsque l’on cherche à opposer les travailleurs entre eux, il aura fallu là aussi une succession de carnages dans des usines de confection au Bangladesh, fonctionnant dans des conditions proches de l’esclavage, pour que beaucoup de travailleurs en Europe prennent conscience de la réalité sur laquelle repose une grande partie de la « compétitivité » des grandes enseignes « européennes » et des groupes européens de la grande distribution. Une obsession de la « compétitivité » que même un économiste comme Paul Krugman dénonce comme « dangereuse et vide de sens ».

À tous ceux qui pensent que le travail doit être une source d’émancipation, d’épanouissement, de socialisation, d’échanges et de partages qui s’inscrivent dans la construction solidaire et raisonnée d’un avenir durable pour notre monde, le capitalisme n’offre comme seule issue qu’une compétition meurtrière et stérile, source de gâchis et d’atteintes graves à la planète comme de souffrances sans fin pour les peuples. Plutôt que de bien vivre de son travail, l’objectif doit être de travailler jusqu’à ce que mort s’en suive. Voilà un projet de société dont nul ne saurait douter de la rentabilité et de la « compétitivité », puisqu’il doit permettre une réduction sensible de dépenses sociales comme les retraites, la santé et l’autonomie et le niveau maximal de productivité. Une course à l’échalote suicidaire où les exploités s’entretueront pour que ne subsistent que les plus résistants et les plus endurants tant que perdurera la loi de la jungle pour l’adoration du veau d’or. Tant pis si l’humanité s’y noie tant que surnagent les profits. Et ils osent encore parler de progrès !

tlaxcala-int.org

Petite histoire croustillante avec mon banquier…

Fin mai 2013, je décide de changer de voiture, je tombe sur une offre qui me va à 9000€, je décide de l’acheter avant d’avoir vendu mon véhicule, j’ai besoin d’un crédit… Je suis au Fumier Agricolato (Annec* S* Fr*nç**s) depuis 24 ans certes pas dans la même agence à cause de plusieurs déménagements, mais depuis 10 ans dans cette agence, je gagne 2500€ par mois, je suis fonctionnaire et j’ai 8000€ d’heures sup fin juillet. Je tel rapidos à mon conseiller qui change tous les 18 mois, pas de bol il est en formation. En insistant on me donne un autre conseiller, il me dit qu’il faut faire un crédit normal car pas d’autres options dans cette banque, on prend RDV. Super ! il me trouve un crédit à 2.8% (environ, de mémoire) sans frais de dossier, il me dit qu’il m’envoi les papiers par email. Du coup, je passe par la banque car à mon assurance auto le crédit n’était que de 3.1% sans frais de dossier et puis cela ne m’oblige pas à faire une demande de découvert. Le lendemain, je reçois les papiers, euh, problème le crédit est à 5.8% (environ et le conseiller avait coché la case assurance !) avec 90€ de frais de dossier…je tel à ce conseiller, il me dit qu’il ne peut pas faire une autre offre à cause du surrendettement, je lui parle des heures sup, de mon amie qui travaille, de la vente du véhicule (>6000€), rien à faire, c’est cela ou rien (il sait que j’achète le véhicule le lendemain !), il me rassure en me disant que les frais de dossiers se paient chaque mois donc je n’aurai quasiment rien en frais, et que pour le coût du crédit cela me reviendra à 30/40 €. Je n’ai pas l’habitude des crédits, je fais confiance, c’est mon banquier. Je dois quand même faire une demande découvert.

VACANCES…………………………………………

VACANCES…………………………………………

VACANCES…………………………………………

Retour fin août : je vends mon véhicule, je tel à la banque pour rembourser, le conseiller me dit que je recevrai le récap dans une semaine environ (c’est un crédit dans un autre organisme) et que dans deux jours le débit sera effetué dans les 2 jours. AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !! 217 € de frais !!!! je tel de rage à mon conseiller, lui dit que ce n’est pas possible (je me dis que je me suis fais avoir…). Il me met en attente, car il dois tel à la société de crédit (c’est bizarre, je pensais que c’était la banque qui faisais le crédit). Il me dit, que les frais sont depuis cet été retité en une fois sur le premier prélèvement et qu’il y a les frais de crédits, donc c’est bien cela. Je suis passé de 30/40€ à 217€ ! Incroyable. Je m’énerve au tel, le conseiller me dit qu’il pourrait peut être annuler les frais de dossier, (la conversation à en réalité duré, duré, duré) et j’ai menacé de me mettre devant le Fumier Agricolato avec une pancarte, le conseiller me dit qu’il s’en fout et que lui fait son travail…j’ai menacé de partir dans une banque en ligne mais il s’en foutait également…bref, il finit par me dire que si je fais un effort, il pourrait me rembourser ma carte de crédit qui est maintenant à 40€ par an ! Comment ça faire un effort ? Euh, c’est pas à lui de faire un effort, il m’a menti ! Il finit par me dire que si je prends une assurance vie, voir l’assurance de la voiture, ce serait possible ! Je lui répond net : C’EST DU CHANTAGE !!! il me dit que non, faut pas le voir comme cela, et fini par me dire, oui effecivement, c’est du chantage au niveau de la langue française mais pas au niveau banquier…quel monde ! (je ne vous raconte pas dans quel état d’énervement j’étais !!). Il me dit que de toute façon la banque m’a fait un cadeau et me demande comment j’aurais fait pour le prêt ? Je lui explique qu’à mon assurance auto, il me faisait les frais de dossiers gratuit et un taux à 3.1%. En vracs, les petites phrases du conseiller dans le désordre, entre parenthèses c’est moi :

– je vous entends (c’est cool, le téléphone fonctionne !)

– il faut que je fasse des rendez-vous car je peux faire 50 € de ristourne par RDV

– je suis moi même dans 3 banques en ligne pour éviter les frais (ah ben, ça veut tout dire !)

– la banque a changé, on est devenu un entreprise qui doit se faire de l’argent à tout prix

– toutes les banques physiques se valent en France (il cite plusieurs noms)

– je dois souvent rendre des comptes à mes supérieurs, si je vous fais votre carte gratuite, mon supérieur me demande pourquoi et je dois justifier que vous avez pris une assurance chez nous

– le banquier est là pour faire du chiffre, ce n’est plus un conseiller (ce conseiller a fait techniques de commercialisation, c’est un commercial, ni plus ni moins, il ne fait que vendre !)

– si je pouvais, je vous ferai le crédit gratuit, mais mon supérieur ne veut pas

– je me fous de ce que vous faites, la banque se fout de ce que vous faites (j’ai menacé de me mettre devant la banque avec une pancarte ! et je lui ai dit que certaines personnes en arrivez à faire des actes extrêmes, qu’ils finissent par passer à la télé, je voulais parler de ceux qui s’immolent par le feu)

– je ne suis pas payé à la commission

– on doit faire des contrats un MAX, je suis obligé de faire cela (des contrats, etc.) car il faut bien que je vive

– plus vous travaillez avec nous et plus vous serez privilégié, vous ne paierez plus certains frais, ce seront les autres clients qui paierons vos frais car ils seront moins privilégiés

– vous m’êtes sympathique et je souhaite qu’on travaille ensemble (ouais, c’est ça, il dois dire la même chose à sa copine, je t’aime, laisse-moi t’en**ler)

– il est dangereux d’être assuré à la X car ils n’ont pas de service de banque, venez chez nous, en cas de pépin vous pourrez vous remettre à nous (ouais, je vais te croire)

– pourquoi n’êtes vous pas passé par votre assurance auto pour le crédit (eh du c*n, c’est parce que tu me faisais un crédit plus avantageux)
Voilà, finalement, il me fait les frais de dossier gratuits et me rembourse ma carte, j’en suis quand même pour 87 €. Mais il faut que je sois heureux car je suis un privilégié et c’est parce qu’il me trouve sympathique. MAIS je dois prendre RDV en septembre ! Après cet article pas certain que je sois remboursé des frais mais ce n’est pas grave, car dans ce cas c’est que l’article se sera fait connaître et que la banque aura eu son retour de bâton 😉

Voilà, j’espère que cette histoire servira à d’autres. Et dire que ce sont les banques qui gouvernent de nos jours…

 

Pour une fois qu’il y a quelqu’un d’authentique sur Agoravox..

[VIDÉO] Quand les banques spéculent sur la mort -« Banquiers : ils avaient promis de changer » – Pièces à conviction 15 Mai 2013

Etats-Unis : le dernier investissement à la mode, c’est la mort 

« Pour les banques, vous valez plus cher mort que vivant ». Leur nouveau terrain de jeu est l’assurance-vie : On l’achète à son titulaire pour pouvoir spéculer sur la date de son décès. « On sélectionne des personnes gravement malades et on attend leur mort pour empocher le pactole ». Un marché de 35 milliards de dollars, en pleine croissance. Rendement à deux chiffres ! Les malades ne sont pas ceux qu’on croit. (Extrait. n°1)

« Banquiers : ils avaient promis de changer » – Pièces à conviction 15 Mai 2013

Pce conviction

Synopsis : Il y a cinq ans, le monde était secoué par une crise financière sans précédent. Désireux de trouver une sortie de secours au plus vite, responsables politiques et banquiers s’étaient alors mis d’accord pour transformer le système. Leur promesse : une finance plus morale, des banquiers plus transparentset un consommateur mieux protégé. Cette nouvelle investigation dévoile les terrains de jeu actuels d’un monde de la finance plus opaque que jamais, qui va jusqu’à spéculer sur les dates de décès de dizaines de milliers de personnes. Enquête sur les arcanes du puissant lobby bancaire français et ses liens avec le pouvoir.

L’intégralité du reportage :

Source:  News360x

Voir aussi :

Quand les patrons spéculent sur la mort de leurs employés: Donde Vamos

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http://fasozinfo.wordpress.com/2013/05/17/video-quand-les-banques-speculent-sur-la-mort-banquiers-ils-avaient-promis-de-changer-pieces-a-conviction-15-mai-2013/