Archives mensuelles : décembre 2021

THE WAY

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Photo de famille 2021

Photodefamille

Le scrapbooking planétaire

scrapbooking-ecole

J’ai écrit ce texte en 2015. Me voilà devenu visionnaire… Et j’en aurais long à prédire. Attendez 2037.

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En deux, « Le monopole de l’universel ». l’Occident a su représenter ses intérêts particuliers comme des intérêts de l’humanité. Se prétendant « la communauté internationale » il est capable, avec ou sans l’aval de l’ONU, de renverser manu militari des régimes placés aux antipodes et qui ne le menacent pas. Source

« Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres«  professait La Boétie. En voilà un programme qui à lui seul serait à même de renverser notre diktacratie ! Mais combien sont prêts à allumer la mèche qui fera fondre leurs chaînes d’esclaves volontaires ? Si peu… Notre démocratie est une imposture 

On peut continuer ainsi à faire du collage de tous les analystes et les petits livres SDF qui passent dans la momentanéité de l’Histoire à la vie longue comme une mouche à feu. On n’en tirera rien de positif. Rien.

Je ne donne pas dix ans à la planète pour que nous portions tous un masque. Il y aura alors un modèle de  masque dikté par l’État pour que l’on puisse geindre dans les rues avec des pancartes dont les modèles seront fournis par une adresse de Facebook . Ainsi, on formera un grand scrapbook  planétaire.  On en fait déjà…

Des « intérêts » chinois viennent d’acheter Pirelli dans une transaction de plus de 7 milliards. En euros ou en américains… Peu importe de garage, les chinois, étouffés dans leur pays, déjà masqués, mais vers la richesse et l’armement, ont choisi eux aussi le « modèle » abrasif de développement calqué étasunien.

Je vais passer du coq à l’âne…

C’Est sans compter les « figures de marque » qui ont une belle notoriété sur le net et dans leur costumes de clowns sérieux. Les idées vont maintenant à la vitesse de E= mc2.  Sans compter- répété-je – ( ouf! j’ai eu de la difficulté avec celui-là, sais pas s’il est bon, mais il a l’air savant ), les radios, les journaux, les chaînes de « nouvelles » à n’en plus finir. On dirait une boîte de macaroni fabriqué par la compagnie Heinz: outre les produits chimiques inscrits  sur la boîte, on ne voit pas derrière la culture de la tomate , ni des spaghetti, le gerber des pesticides, des fongicides, et le  reste de l’arsenal pour tenter de remettre en vie les ingrédients pour la plupart détruits. No life. No Vie. Nothing.

Voilà! Quand on bouffe des « nouvelles », des analyses, des livres « explicatifs » du géopolitique, on bouffe de la merde dite information, et même pas bonne à faire de l’engrais de cerveau. Encore moins de l’âme.  On ne voit pas non plus ce qu’il y a derrière ce scrapbooking . Et le résultat est la nouvelle aventure de partir à la recherche de la « vérité ». C’est comme tenter de se nourrir dans la décharge géante des déchets de Montréal.

Nous sommes les poissons de toutes ces eaux barbouillées. Si on ajoute à cela Big Pharma, la vaccination, les vautours quotidiens arracheurs de dents et de petits avoirs, il ne reste plus qu’à avoir l’ambition d’être riche pour soi et pauvre pour l’État. Ne rien engraisser, même pas soi… 🙂

Jeûner de la richesse c’est donner à l’État l’austérité qu’il nous impose. Et voter n’a plus aucun sens puisque nous ne votons pas pour un pouvoir mais pour une mascotte.

La résistance 

La résistance est d’acheter ce qui dure. Mon grand père s’était acheté une f aulx qui a duré tout une vie. Alors, il faut faire son pain, se dégoter un coin de terre, ne plus laisser son argent dans les banques, et vu les nouvelles tentatives d’extorsion des États, posséder moins pour ne pas enrichir les multinationales. Et, pour le plus long terme, s’adonner au troc. Bref, cesser de jouer le jeu des vendeurs du temple. La guerre par la passivité quand c’est nécessaire.

Nous ne sommes pas des carrières, nous sommes des humains.De vrais  Et quand nous avons voulu faire carrière, c’était pour demeurer et enrichir l’humanisme en chacun de nous. Pour les machines à sculpter des esclaves, nous ne sommes plus humains, nous sommes des bras, des cerveaux. Bien habillés…  Mais c’est une couche sur une structure  rigide… Acier. C’est assez!

L’Habit ne fait pas le moi…Ne fait pas le moi…ne…

Gaëtan Pelletier

La pensée du jour

« Je ne visionne plus de films américains (USA). Plus ça va, plus je vois que ces gens-là sucrent leur café avec du sucre de Colombie. »

Scrapbooking pour athées

Image d’en haut: pas d’auto

Image du milieu : pas de dieu

Image d’en bas: le génie du scrapbooking

Scrapbookons tous en choeur!

Le bonheur est de se lever à 5 heures, de rouler pendant deux heures, de travailler, de manger Heinz Hitler et de retourner à la maison brû-brûlé.

Vite! Une nouvelle auto, un nouveau pont, un psy, un médecin, et à 40 ans vous êtes bon pour flanquer votre photo dans un scrapbook.

Le droit du singe

Source image: Le paradoxe du singe savant, Wikipedia

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Si vous placez un singe devant une machine à écrire ou un clavier, tapant au hasard,  en un temps d’environ 2 ans, il y a de fortes chances qu’il écrive deux fois le mot humilité.

Si on place un avocat devant un clavier, et qu’il tape au hasard,  ça lui prendra 10 ans avant d’écrire le mot humilité.

Gaëtan Pelletier

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Québec

Québec

Bonjour la vie!

Source: FuturaScience

Source: FuturaScience

J’aurai vécu maille par maille,   le temps qui tricotent les jours.Cherché les fleurs de lumière,  les chapelets d’âmes  en  prière…

Bonjour la vie…

Je me serai baigné aux frissons de tant d’ amours, que j’en aurai brûlé mon souffle, les    échanges aquarelles, grêles,  sur nos toiles de chairs  buvardes.

Bonjour la vie!

Toi qui m’a fait rencontrer des diables à tous les coins d’heure

J’ai laissé  taire  ces démons  pour écouter les anges camouflés. J’ai laissé la laine du temps filer pour un repaire campé.

Bonjour la vie…

J’ai tournillé par des soirs de brou, dans l’aventure de détruire les rumeurs du mourir à jamais. Il ne m’est restée qu’une réponse debout, une bulle éclatée du fumet du cœur…Mais j’y ai cru,  et encore j’y croît…

Bonjour la vie!

Toi et tes beaux océans, unis aux pleurs des hommes cassés de toutes les guerres.

Pauvre lui-elle! Pauvre nous! J’y laisserai sans doute quelques gouttes. Voyages de mes amers, dunes austères. Et de là mes doutes..

Bonjour la vie!

Toi la belle aux  magies  des  moments qui parlent  de par le grillon enfoui sous l’herbe, le langage des braise d’un feu de camp, je t’entends. Dans tes symphonie déliées, tu colores mon âmes et celles des amours, apparoir des miroirs.

Bonjour la vie!..

Tu m’as fait chasseur de beauté, garni  d’une seule arme, la  tendresse . Je me serai battu à  tendre ma joue. J’aurai accroché mes paupières de fil de fer, pour te voir toujours, même la nuit.

Bonjour la vie!

Je marcherai encore aux dalles des villes,  aux fonds spongieux des forêts. À chaque pas, chaque pas, découvrant ta grandeur,  chaque foulée aura été un monde…Là où toute sortie est une entrée… Mes jambes s’usent,  je vais,  bien quiet,  là d’où je viens…

Bonjour la terre!

Bonjour la vie!

Hiver 2005

L’équation humaine

 Les nations ont soldé leur identité et ne sont plus que des unités administratives au service d’un commerce mondial initié et géré par une poignée de grands argentiers propriétaires de la majorité des grandes firmes, bancaires, industrielles et médiatiques. Une telle concentration des biens et des pouvoirs, sans cesse en expansion, engendre de fait des déséquilibres sociétaux et initie naturellement une dictature de la pauvreté et de l’esclavage. Le vieux schéma du productivisme basé sur une croissance continue et gravé dans le marbre par nos dirigeants, se nourrit d’un pillage systématique des matières premières, d’un saccage de l’environnement et conduit irrémédiablement l’humanité à sa perte. Une population terrestre en perpétuelle croissance ne peut, par ses demandes basées sur un tel modèle consumérisme, qu’amplifier les phénomènes négatifs sur son écosystème. Il faut modifier en profondeur et en urgence le mode de gestion des sociétés et ne plus avoir comme critère, unique et prioritaire, l’économie et comme feuille de route les rapports financiers. Demain, devant de tels niveaux de dégradation, un manuel de jardinage sera bien plus utile qu’un manuel d’économie. Petit conseil au passage, gardez toujours des graines de ce que vous avez semé.

          Mettre en compétition les êtres entres eux plutôt que de leur montrer les aspects positifs et constructifs de la solidarité ne fait qu’attiser les envies, nourrir les jalousies et naitre les haines. Analysez les compétitions sportives actuelles, les expansions des sociétés commerciales et industrielles, les combats pour les postes à pouvoir etc… et que constatez vous sinon que pour être devant l’autre, il faut le vaincre, l’absorber ou le détruire. Imaginez une communauté sans esprit de compétition mais avec la volonté du bien être de tous, où les efforts ne seraient plus portés sur l’enrichissement matériel personnel mais sur le développement et l’accroissement spirituel collectif. Rêverie de Bisounours lui direz vous, il vous répondra : « Survie », car vous n’avez plus le choix à moins de laisser les trois quarts de la population et des espèces, si ce n’est l’humanité dans sa globalité,  disparaitre avant la fin de ce siècle. A garder et amplifier les méthodes actuelles et leurs postures, comment feront les individus lorsqu’ils seront plus de 10 milliards en 2050 alors qu’aujourd’hui déjà, ils prennent à la terre en une année plus que ce qu’elle peut produire dans ce même laps de temps.  

          Ceci n’est pas une analyse morale pour définir le bien ou le mal mais, une  analyse factuelle avec comme postulat de base la recherche d’une utopique solution viable à moyen et court terme. Je dis bien utopique car, il me semble que la solution, de par la complexité des problèmes, la différence des modes de vie, des niveaux de connaissances et des centres d’intérêts des multiples couches qui composent la population terrestre, n’est plus au niveau des compétences humaines. Il y a les optimistes qui voient le verre à moitié plein et les pessimistes qui voient le verre à moitié vide. Ces deux là se shootent au blanc ou au noir et ne manquent pas d’imagination pour s’abriter derrière d’hypothétiques illusions ou se noyer dans de sombres désespoirs. Devant la situation actuelle et les orientations prises par les meneurs, c’est un visiteur de passage qui assiste à une tragédie et voit le monde tel qu’il est et, aux vues des résultats et conflits présents, il a cette étrange sensation que celui-ci est très majoritairement peuplé de fous furieux, de sadiques professionnels, de consommateurs décérébrés, de malades du pouvoir et d’hommes cupides jusqu’au délire ou fanatiques jusqu’à la mort. Baignant dans leur folie et leur ignorance, ils vous préparent l’apocalypse. De la confusion nait le chaos et si cela continu ainsi, la société bâtie sur un pacte tacite de morale humaniste volera en éclat et s’écroulera comme un vaste jeu de dominos. Visiblement, les prédateurs dépècent un monde qui court à sa perte.

          Nul besoin d’être Cassandre pour faire le constat suivant : Depuis le siècle dernier, l’homme dégrade systématiquement son environnement. Si vous êtes au fait des mécanismes du réchauffement climatique, vous savez que les taux de CO2 et de méthane dans l’atmosphère sont au plus haut et continuent d’augmenter et même si vous réussissez à les stabiliser cela aura un impact certain sur le climat de manière exponentielle avant la fin du siècle. Les mers et les océans sont remplis de déchets à base de matière plastique si bien qu’on parle de septième continent. Sur terre en se mêlant au sol, ce matériau artificiel va caractériser la couche sédimentaire de notre époque. Ce ne sont pas les seuls déchets humains qui se retrouvent dans les sols. L’aluminium, le béton, les résidus d’hydrocarbures, et de nombreux produits chimiques, entre autres, vont très vite devenir des « technofossiles ». Passons aux radiations. Les essais d’armes nucléaires et les accidents (Tchernobyl, Fukushima…) ont provoqué des retombées radioactives à des degrés divers sur l’ensemble de la planète. Elles aussi seront détectables par les géologues du futur comme une caractéristique de l’empreinte humaine. Il y a de fortes chances, vu les nombreuses centrales nucléaires en fin de vie encore en activité et avec les systèmes de sécurité obsolètes qui ne sont plus au niveau pour l’époque, que des incidents du même styles surviennent dans les décennies à venir. Une agriculture moderne et outrancière à la recherche de gain quantitatif a délaissé le qualitatif et modifié l’environnement en profondeur. Nombre de forêts ont disparu, et continuent à disparaître pour laisser la place à des terres exploitables pour une agriculture intensive et chimiquement agressive ou à de l’élevage de masse gavé aux antibiotiques. Les destructions d’espèces animales et végétales viennent aussi grandir la liste des modifications de la nature dues à la rapacité productive de l’homme. A cela il faut ajouter l’ensemble OGM, pesticides et autres nitrates, sous-produits de l’agriculture qui depuis des décennies empoisonnent les rivières et les fleuves et rend l’eau dangereuse à la consommation. La déforestation, en outre, provoque une plus grande érosion des sols.

          Il est désolant de constater que depuis ces deux derniers siècles les niveaux de cupidité et d’agressivité n’ont pas, malgré les progrès réalisés et les conforts de vie grandement améliorés, cessés de progresser. L’homme est un prédateur, tous le savent, aussi il est surprenant que malgré toutes les découvertes, l’évolution des technologies, les accès à la culture et les connaissances accumulées, l’humanité ne tire pas les conséquences et les enseignements de son histoire afin d’éviter les mêmes erreurs meurtrières de son passé. La survie d’une espèce ne peut se faire que par l’évolution individuelle de ses composants. Vous êtes confrontés à l’usage que vous faites de vous même, qui regarde à l’extérieur rêve, qui regarde à l’intérieur s’éveille. Chaque individu par une conduite positive envers autrui engendre une attitude saine sur le groupe et c’est par la loi du nombre que s’accroit et se propage une énergie positive ou négative. Regardez aujourd’hui, les guerres, les conflits religieux, la rapacité financière, l’avidité du pouvoir, l’agressivité latente au travail, le stress et le mal être dans les foules etc… Tous ces éléments mis bout à bout amplifient de manière exponentielle la noirceur et la négativité des sociétés. Coupable collectivement car responsable individuellement parce qu’ensemble, vous êtes la somme des possibles. L’avenir n’est jamais que du présent à remettre en ordre.

          L’homme a pendant des siècles réussi dans la paix et l’harmonie à être artiste et bâtisseur avant de se  transformer en pillard et en massacreur parce que les rapports de production qu’il a lui même créé l’exigent. A bien y regarder, son organisation de sociétés et ses techniques de pointe cachent la pire des violences. Il  transforme la nature en alliée pour mieux la piller, l’épuiser. Qu’a t’il fait de la beauté du monde, de la beauté des corps? Il serait prétentieux de sa part de se croire seul dans l’univers. Peut-être sont-ils là, à l’observer  et ils vont bientôt donner un contenu réel à sa nostalgie. Il est temps qu’il comprenne ce qu’il va réellement perdre.

          Comme ce juif errant qui jadis refusa un verre d’eau au plus célèbre des crucifiés, il se déplace dans le temps, marche à travers l’espace et témoin de votre peine, observe ce monde qui agonise…. Souvenez-vous, le problème avec la fin du monde c’est qu’on ne peut pas la raconter à ses petits enfants.

Gabriel 

LA FIN DE LA VIE ET LE DEBUT DE LA SURVIVANCE (1854)

Publié par Saby
Réponse du Chef Seattle en 1854 au gouvernement américain qui lui proposait d’abandonner sa terre aux blancs et promettait une  » réserve  » pour le peuple indien.
Comment peut-on vendre ou acheter le ciel, la chaleur de la terre ? Cela nous semble étrange. Si la fraîcheur de l’air et le murmure de l’eau ne nous appartiennent pas, comment peut-on les vendre ?

Pour mon peuple, il n’y a pas un coin de cette terre qui ne soit sacré. Une aiguille de pin qui scintille, un rivage sablonneux, une brume légère, tout est saint aux yeux et dans la mémoire de ceux de mon peuple.
La sève qui monte dans l’arbre porte en elle la mémoire des Peaux-Rouges. Les morts des Blancs oublient leur pays natal quand ils s’en vont dans les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre si belle, puisque c’est la mère du Peau-Rouge.
Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous. Les fleurs qui sentent si bon sont nos sœurs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères ; les crêtes rocailleuses, l’humidité des Prairies, la chaleur du corps des poneys et l’homme appartiennent à la même famille.
Ainsi, quand le grand chef blanc de Washington me fait dire qu’il veut acheter notre terre, il nous demande beaucoup…
Les rivières sont nos sœurs, elles étanchent notre soif ; ces rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler tout cela et apprendre à vos enfants que les rivières sont nos sœurs et les vôtres et que, par conséquent, vous devez les traiter avec le même amour que celui donné à vos frères.
Nous savons bien que l’homme blanc ne comprend pas notre façon de voir.
Un coin de terre, pour lui, en vaut un autre puisqu’il est un étranger qui arrive dans la nuit et tire de la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas sa sœur, mais son ennemie ; après tout cela, il s’en va. Il laisse la tombe de son père derrière lui et cela lui est égal !
En quelque sorte, il prive ses enfants de la terre et cela lui est égal. La tombe de son père et les droits de ses enfants sont oubliés. Il traite sa mère, la terre, et son père, le ciel, comme des choses qu’on peut acheter, piller et vendre comme des moutons ou des perles colorées. Son appétit va dévorer la terre et ne laisser qu’un désert…
L’air est précieux pour le Peau-Rouge car toutes les choses respirent de la même manière. La bête, l’arbre, l’homme, tous respirent de la même manière.
L’homme blanc ne semble pas faire attention à l’air qu’il respire. Comme un mourant, il ne reconnaît plus les odeurs. Mais, si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est infiniment précieux et que l’Esprit de l’air est le même dans toutes les choses qui vivent.
Le vent qui a donné à notre ancêtre son premier souffle reçoit aussi son dernier regard. Et si nous vendons notre terre, vous devez la garder intacte et sacrée comme un lieu où même l’homme peut aller percevoir le goût du vent et la douceur d’une prairie en fleur…
Je suis un sauvage et je ne comprends pas une autre façon de vivre.
J’ai vu des milliers de bisons qui pourrissaient dans la prairie, laissés là par l’homme blanc qui les avait tués d’un train qui passait.
Je suis un sauvage et je ne comprends pas comment ce cheval de fer qui fume peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour les besoins de notre vie.
Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes avaient disparu, l’homme mourrait complètement solitaire, car ce qui arrive aux bêtes bientôt arrive à l’homme.
Toutes les choses sont reliées entre elles. Vous devez apprendre à vos enfants que la terre sous leurs pieds n’est autre que la cendre de nos ancêtres. Ainsi, ils respecteront la terre.
Dites-leur aussi que la terre est riche de la vie de nos proches.
Apprenez à vos enfants ce que nous avons appris aux nôtres : que la terre est notre mère et que tout ce qui arrive à la terre arrive aux enfants de la terre.
Si les hommes crachent sur la terre, c’est sur eux-mêmes qu’ils crachent.
Ceci nous le savons : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Ceci nous le savons : toutes les choses sont reliées entre elles comme le sang est le lien entre les membres d’une même famille. Toutes les choses sont reliées entre elles…
Mais, pendant que nous périssons, vous allez briller, illuminés par la force de Dieu qui vous a conduits sur cette terre et qui, dans un but spécial, vous a permis de dominer le Peau-Rouge. Cette destinée est mystérieuse pour nous.
Nous ne comprenons pas pourquoi les bisons sont tous massacrés, pourquoi les chevaux sauvages sont domestiqués, ni pourquoi les lieux les plus secrets des forêts sont lourds de l’odeur des hommes, ni pourquoi encore la vue des belles collines est gâchée par les fils qui parlent.
Que sont devenus les fourrés profonds ? Ils ont disparu.
Qu’est devenu le grand aigle ? Il a disparu aussi.
C’est la fin de la vie et le commencement de la survivance.

http://desyeuxpourvoir.blogspot.com/2011/10/la-fin-de-la-vie-et-le-debut-de-la.html

Les bûcherons de la Manouane ( 1962)

De l’art de bûcher au Québec avant l’arrivée des grosses machines. Et les bûcherons mangeaient… 

 

Omicron: bienvenue au petit nouveau

Cette lacune suggère que l’Omicron fortement muté a évolué « sous le radar », déclare François Balloux, professeur de systèmes de biologie computationnelle à l’University College London.

« Il a surgi de nulle part », ajoute Balloux. Et il est très, très différent.

Les analyses d’Omicron ont révélé que la nouvelle souche présente 50 mutations, dont plus de 30 dans la protéine spike, une partie du virus qui définit la manière dont il interagit avec les défenses de l’organisme.

Nous ne savons pas exactement où Omicron a évolué ni dans quelles circonstances, si ce n’est que le nouveau variant a été signalé pour la première fois à l’Organisation mondiale de la santé en Afrique du Sud le 24 novembre.

Mais il est important pour les scientifiques et les experts de la santé publique de savoir où et quand un variant apparaît, car cela permet d’orienter les tentatives visant à contenir la transmission du virus, qui peuvent inclure des mesures telles que le confinement ou les restrictions de voyage (bien que ces mesures aient été critiquées pour leur inefficacité).

Panique

Après 2736 cas au Québec, mercredi, un vent de panique a soufflé alors que le lendemain les nouveaux cas en 24 heures sont passés à 3,700. La propagation du virus est foudroyante. On rapporte que dans un party des fêtes  – des employés du système de santé – dans un groupe de 111 personnes, 80 auraient été frappés par le virus.

La Grande-Bretagne a recensé mercredi un nombre record de cas quotidiens de contamination au coronavirus depuis le début de l’épidémie de COVID-19 l’an dernier, alors que le variant Omicron se propage rapidement, une représentante sanitaire disant craindre une hausse « vertigineuse » des infections ces prochains jours.

Quelque 78.610 nouvelles contaminations ont été enregistrées, soit environ 10.000 de plus que le précédent pic quotidien remontant à janvier dernier.

Depuis le début de l’épidémie dans le pays, plus de 11 millions de personnes ont été testées positives au COVID-19, sur un total d’environ 67 millions d’habitants.

Après presque deux ans d’épidémie avec des courbes ascendantes et descendantes quasi imprévisibles, on se demande si le virus n’est pas là pour rester. Dans plusieurs parties du monde, même dans lesdites « riches », les capacités de lutte contre un fléau aussi malin et dévastateur pourraient prolonger d’une durée indéfinie sa persistance et la création de nouvelles souches. Ces nouvelles souches et ses structures étant imprévisibles.

Par la suite, les autres cylindres envoyés depuis Mars s’écrasent et libèrent d’autres engins mécaniques contrôlés par des créatures tentaculaires installées à l’intérieur. Ces tripodes, armés de leur Rayon Ardent et d’un gaz toxique appelé « Fumée noire » (black smoke), se dirigent vers Londres en désintégrant tout sur leur passage. L’armée britannique réplique. Mais rapidement, la lutte tourne à l’avantage des envahisseurs. Les populations terrifiées fuient cet ennemi implacable qui pompe le sang des malheureux qu’il capture et sème partout une mystérieuse herbe rouge qui étouffe toute végétation. Commence alors pour le narrateur, une fuite dans un monde ravagé, où il ne croise plus que des êtres humains isolés à la limite de la folie. Puis il se rend compte que les Martiens cessent soudain toute activité : les microbes terriens, contre lesquels ils n’étaient pas immunisés, les ont exterminés. La guerre des mondes, G.H.Wells

L’idée de Wells était très intéressante et nouvelle à l’époque: les extraterrestres sont exterminés par un microbe. Toutefois, si les microbes ont été assez bien « contrôlés », les virus, eux, ont cette capacité de mutation qui nargue toujours la science.

Boucar Diouf,

Je vous invite à lire les articles de Boucar Diouf, Dr en Océanographie

C’est en milieu marin que les virus sont les plus nombreux. Dans une seule cuillère d’eau de mer, il y a plus de particules virales que la population du continent européen au complet.

Plus spectaculaire encore, il paraît que chaque fois que nous allons nager, nous absorbons plus d’un milliard de virus.

Comme les virus biosphériques sont aussi aéroportés, planent au-dessus de nous et retombent, il se dépose quotidiennement environ 800 millions de virus sur chaque mètre carré de surface terrestre. Autrement dit, nous habitons une planète sur laquelle il pleut constamment des virus.

Tous ces chiffres et révélations ne sont pas de Boucar, mais du virologue canadien de l’Université de Colombie-Britannique Curtis Suttle. Ce chercheur a trouvé cette façon bien imagée de nous montrer à quel point les vrais virus, et pas les virus informatiques, sont à la fois méconnus et largement représentés sur la planète. La Presse 

Gaëtan Pelletier