Archives de Catégorie: POLITIQUE

Dr Trump et la planète Mars

COVID-19: News from the world's trade unions [LabourStart]

 

DONNER ET PRENDRE

Il était une fois un homme qui possédait une vallée pleine d’aiguilles. Un jour, la mère de Jésus vint le voir, lui disant : « Ami, le vêtement de mon fils est déchiré, il faut absolument que je le lui raccommode avant qu’il n’aille au temple. Ne voudrais-tu pas me donner une aiguille ? »
Il ne lui donna point d’aiguille, mais il lui tint un érudit discours sur Donner et Prendre pour le rapporter à son fils, avant qu’il n’aille au temple.

Khalil Gibran, Enfants du prophète

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On ne parle plus d’aller sur Mars. Et pourtant le prix du carburant n’a jamais été aussi bas. Et le ciel aussi clair… Peut-être auront nous un air neuf à respirer pendant l’été. Selon le Dr Trump, la chaleur va tuer le virus. Il faut entre 60 et 70 degrés pour « nettoyer » un masque de  style N-95. Pourtant, on allait y parvenir, à force de brûler tout ce qui se brûle…Même les humains. La surchauffe planétaire et sa destruction par délire de consumérisme nous laissait indifférents. Pourvu que ça rapporte… Au fond, on se foutait bien du vivant: tout se marchandise. Aujourd’hui, c’est l’eau et l’air. Il y a une nouvelle négritude qui s’est fondée sur l’endettement et les croisiéristes en format Titanic et sur lesquels s’est embarqué une créature Alien- Le 8 ème passager. Nul n’est à l’abris du grand bal des étourdis.

Je pense avoir compris que le Dr No (1)., grand fabulateur, génie autoproclamé négocie avec tout ce qui peut se négocier. En autant qu’il demeure avec sont titre de roi du « monde ».

Il fallait une infime  créature aussi tenace qu’un virus pour se rendre compte de la fragilité de nos richesses fabriquées de dettes et de dettes pour nous distancer encore plus et  faire de nous des Robinson Crusoë. On disait que personne n’est une île. On est en train d’en devenir une avec notre petit arbre planté sur le gazon en guise de décoration et notre peuple de distancés sociaux qui se promènent l’air égaré, courant les parcs pour respirer un peu.    Notre petit Noël d’été?  Il viendra, pour sûr. Ou presque.  Être sûr ne semble plus certain.  Il y a maintenant plus de doutes que d’étoiles dans le ciel, comme disait l’amérindien  qui lui, voyait arriver pour fonder  13 colonies, des marées de prédateurs qui posaient des barrières incompréhensible pour celui-ci. Tout était géant. À quoi bon poser des barrières.

Le tsunami 

Mais attendez la seconde et troisième vague. Nous devrons nous vêtir de costumes de scaphandriers pour affronter le voisin. Là, on se croira sur Mars.

La pandémie de grippe espagnole a tué de 20 à 50 millions de personnes dans le monde, dont 50 000 au Canada. Elle a pris son temps. Elle a tué en trois vagues avant de disparaître pour de bon, en 1920.

La première vague, au printemps 1918, a été relativement faible. La deuxième, l’automne suivant, a été dévastatrice. Le virus avait muté ; il était plus virulent. Il tuait des vieillards, des enfants, mais aussi de jeunes adultes en 24 heures. Isabelle Hachey, La Presse

Ici, au Québec,  le slogan est celui-ci: Ça va bien aller. Et voici l’image que l’on retrouve sur les vitres des fenêtres des maisons. C’est une sorte d’arc-en-ciel qui n’est pas sans rappeler la crise économique américaine ( étasunienne) qui a frappé l’Oncle Sam dans les années 1883-1897.  Ce petit dessin d’enfant ressemble étrangement à l’idée du  roman Le magicien d’Oz  et la chanson Over the Rainbow  ( l’arc-en-ciel L’espoir d’un monde plus clément après un orage ( snif).

Pourquoi Ça va bien aller !!! - Cité Boomers

Vu que nous sommes habitués à la vitesse d’exécution on se rendra malheureusement compte que la nature n’est pas à la même vitesse que les industries chinoises et la matière grisée  du Dr No.  On a tellement investi dans l’armement et dans… l’investissement que les pauvres travailleurs partiront en premier. On pourrait bien passer aux robots, mais un robot ne consomme pas.  Il est déjà habillé de métal et bien circuité pour être qualifié d’intelligent.

On a souvent parlé de « guerre mondiale » les guerres du 20ième  siècle. Celui dans lequel nous vivons pourrait être une guerre de la nature contre l’Homme. À force de la dédaigner ,de la massacrer, les virus sont des armes encore plus invisibles que le F-35.

Et Mars? On aura au moins tous les costumes… Car une infirmière a dû désinfecter ses souliers après avoir trouvé des traces de la Covid-19 sur ceux-ci. Le saut en parachute et la F-1 sont sans doutes des sports dangereux… Mais attendez quelques mois et vous verrez que le shopping fera de nous des sportifs quand viendra le moment  de se vêtir et de se nourrir.

Il y a trop de  martiens  parmi nous… Et ils ont été élus.

La prochaine fois, élisons des humains…

C’est bien d’aller sur Mars, mais il faudrait avant tout apprendre à vivre ICI et devenir un plus humbles devant la beauté de cette création. On avait tout. À force de vouloir jouer à « dieu », on a raté un monde qui sur l’échelle de temps de la création d’une planète, l’histoire de la créature humaine est représentée en quelques minutes….. 4,5 milliards d’années et un siècle à peine pour tout détruire. Comme dirait le Général  Trump:  » On est vraiment efficaces ».

On devra désormais tenter un nouveau jeu: jouer à l’humain. Ce n’est pas le travail qui manque… Mais le temps.

1- « M », y envoie l’agent spécial 007 James Bond pour enquêter. Celui-ci va devoir affronter le SPECTRE, une organisation qui vise à dominer le monde, personnifiée par le « Dr. No ». James Bond 007 contre Dr No

Gaëtan Pelletier

 

 

 

Trump: l’homme qui mord

Résultats de recherche d'images pour « dONALD tRUMP »

Il n’est pas surprenant que le Président des États-Unis d’Amérique nous offre un chien en guise de héros. Ce cerveau gélatiné – mais de qui donc je parle- n’a que le mot qui lui vient en bouche… ou en gueule suite à l’assassinat d’ Abou Bakr al-Baghdadi  lui-même traité de chien. On en conviendra, le chef (sic) de l’armée des États-Unis a un vocabulaire étendu et élégant.

C’est le représentant du pays…

La démocratie étasunienne est fondée sur l’élitisme « blanche » qui règne depuis plusieurs décennies sous cette horde de barbare odieux qui fait honte à la race humaine.  Ce représentant de l’inhumanité n’a donc rien à faire que de se pavaner et discourir comme si la Terre était un bar ouvert?

Qu’apporte donc cette race cruelle au bonheur de l’humanité? Il semble qu’il faudra attendre le grand déluge de feu pour éteindre un climatosceptique dont la seule classe est…dirigeante. La Vie a été suffisamment intelligente pour transformer en poussière qui ce qui est vivant. Elle n’a pas pris de risques. On peut donc respirer un peu…

Pour le reste, ce pays, sans trop le savoir, est devenu un nazisme rose qui a  eut « l’intelligence » de parceller leurs crimes sur une période suffisamment longue pour que les peuples oublient ce qui se passe en ce moment et pour caviarder leur bilan dans l’histoire de l’humanité.

Gaëtan Pelletier

La glace fond, les fous applaudissent

Fonte de la calotte glacière entre les 8 et 12 juillet 2012, observée par des satellites de la Nasa. En rose foncé, les zones de fonte des glaces (détectées par deux ou trois satellites). En rose clair, les zones de fonte probable (détectées par au moins un satellite).

Avec la fonte des glaces, le réchauffement climatique, le Groenland est riche…

On estime que le Groenland pourrait devenir la troisième réserve mondiale d’uranium. Il pourrait aussi concurrencer la Chine qui contrôle 90 % du marché mondial de ces métaux précieux comme le dysprosium. L’exploitation de ces ressources attise les convoitises internationales, car le Groenland ne pourra les mettre en valeur qu’avec l’apport de capitaux étrangers. SSJB

 

Eh! Oui. Le sous-sol regorge de richesses: métaux et pétrole. Métaux pour tout ce qui concerne l’électronique. Mais également la mainmise étrangère dont, bien sûr, les investisseurs chinois.

Il n’y a pas énormément de tomates et de laitue, mais un commencement de culture… Hélas! On ne s’intéresse pas à ce qui se mange, mais à ce qui rapporte en dite richesse.

Les sociétés sont maintenant des usines à fabriquer de la pauvreté. Puisque le Groenland n’est pas riche, il risque de se faire investir… Et de saboter ce qui se mange au profit du profit.

C’est cette rengaine qui nous a amenés au point où nous en sommes.

GP

Chanson pour le trio, Trump Macron Trudeau

Non certe’, elle n’est pas bâtie
Non certe’, elle n’est pas bâtie
Sur du sable, sa dynastie
Sur du sable, sa dynastie
Il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Il peut dormir, ce souverain
Il peut dormir, ce souverain
Sur ses deux oreilles, serein
Sur ses deux oreilles, serein
Il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Je, tu, il, elle, nous, vous, ils
Je, tu, il, elle, nous, vous, ils
Tout le monde le suit, docil’
Tout le monde le suit, docil’
Il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Il est possible, au demeurant
Il est possible, au demeurant
Qu’on déloge le shah d’Iran
Qu’on déloge le shah d’Iran
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Qu’un jour on dise: »C’est fini »
Qu’un jour on dise: »C’est fini »
Au petit roi de Jordani’
Au petit roi de Jordani’
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Qu’en Abyssinie on récus’
Qu’en Abyssinie on récus’
Le roi des rois, le bon Négus
Le roi des rois, le bon Négus
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Que, sur un air de fandango
Que, sur un air de fandango
On congédi’ le vieux Franco
On congédi’ le vieux Franco
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Que la couronne d’Angleterre
Que la couronne d’Angleterre
Ce soir, demain, roule par terre
Ce soir, demain, roule par terre
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons
Que, ça c’est vu dans le passé
Que, ça c’est vu dans le passe
Marianne soit renversé’
Marianne soit renversé’
Mais il y a peu de chances qu’on
Détrône le roi des cons

 Georges Charles Brassens

 

Image

Démocratie 2.0

Photo de Philippe Auvray.

Alain Deneault: Capitalisme, environnement, crise, etc.

Quand la guerre réduit les enfants en poudre

Belle comme Beyrouth
Epuisée comme Damas
Timide comme le Caire
Détruite comme le Yémen
Blessée comme Bagdah et
Oubliée comme la Palestine »

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Cendrer la Syrie
Mobiliser des enfantssoldat
Vendre des armes pour s’enrichir
Charcuter la beauté du monde
Démaisonner
déconstruire
banaliser
persister

Shame on US, Shame on all the countries participating

Honte! Honte! Honte! Tout un siècle de massacres dans l’histoire du passé, d’un XXième siècle horrifiant, et voilà que cela se poursuit de plus belle  laide…

Ce que tous les peuples du monde donnent à leurs dirigeants, ils le transforment souvent en armes. Notre travail, nos bras, notre humanisme, notre FOI  en ces systèmes fondés sur l’argent, la démesure, la vanité, nous tue…

Cultiver des armes ne nourrira jamais personne…

Sommes-nous des cibles de carton?

135 enfants tués cette semaine seulement en Syrie…  Sans compter ceux de l’Afrique, de l’Amérique du Sud, et même des États-Unis qui eux s’entre-tirent assez bien (SIC)…

 

Gaëtan Pelletier

La société héli-homme Halloween

La séduction renvoie à notre univers de gammes optionnelles, de rayons exotiques, d’environnement psy, musical et informationnel où chacun a loisir de composer à la carte les éléments de son existence. « L’indépendance, c’est un trait de caractère, c’est aussi une façon de voyager à son rythme, selon vos désirs ; construisez « votre » voyage. Les itinéraires proposés dans nos Globe-Trotters ne sont que des suggestions qui peuvent être combinées, mais aussi modifiées en tenant compte de vos souhaits. » Cette publicité dit la vérité de la société post-moderne, société ouverte, plurielle, prenant en compte les désirs des individus et accroissant leur liberté combinatoire. La vie sans impératif catégorique, la vie kit modulée en fonction des motivations individuelles, la vie flexible à l’âge des combinés, des options, des formules indépendantes rendus possibles par une offre infinie, ainsi opère la séduction.

L’ère du vide. Gilles Lipovetsky 

Les machines à gonfler l’ego font leur oeuvre: on a le droit de tout acheter à la carte, même la gauche de la droite et la droite de la gauche en politique. Pour qui donc votons-nous? Qui se cachent derrière ces masques de faux représentants de commerce supposés améliorer la condition humaine au nom du « progrès »?

C’est l’Halloween à longueur de jour, à longueur d’année, à longueur de la longueur qui mènera à la finale Houdini dans laquelle tout le monde aura disparu comme par magie. Mais la magie du magicien est de duper l’assistance. Et les peuples sont des « assistances » qui n’ont plus de réel pouvoir: ils regardent le pouvoir leur offrir de par la perverse et multitude offres à la carte qui vous permet d’être « unique ». À la carte est large au sens social: les nains peuvent se regrouper pour se grandir et cesser d’être dénigrés. Les pauvres des pays riches ont leurs organismes de combats qui œuvrent à coups de papiers de par la main « invisible » des avocats et des charlatans étatisés, travailleurs des États, pris au piège dans leurs conventions et pratiquant la belle loi du silence de peur de perdre leur avoir.

Mais il y a une bonne nouvelle: chacun peut se permettre de rire de la coiffure de Trump ( Donald le clown parfait pour la fête planétaire pas trop drôle) sur les réseaux sociaux. La liberté du XXI  e siècle, c’est de planter une pancarte à pixels sur Facebook ou autre cliques d’amis invisibles mais fiables. On se choisit entre ego.

Tout est dans la communication, on le sait. Alors, on vous laissera la totale liberté de communiquer entre vous sans trop déranger les caboches délirantes aussi esclaves que vous du grand marketing mondialistes. Car, au fond, c’est vous le produit. Une fois le produit conquis par son apparence de liberté et sa traçabilité dont on peut faire le portrait, tout le reste s’ensuit.

J’ai maintenant vécu assez longtemps pour me rendre compte que nous sommes si peu différents qu’un être humain n’est qu’un être humain. Le reste est un choix à la carte dépendant de votre acuité à saisir et à capter les astuces de ceux qui vous aident à vous dessiner une personnalité en apparence unique.

Déguisons-nous pour la vie, mais pas tout à fait la nôtre…

Gaëtan Pelletier

Février, 2017

La fabrique des Nestor

Nestor: valet du capitaine Haddock

« En privatisant des éléments de la vie publique, l’organisation privée en prive la collectivité. La société privée opère donc un détournement de richesses au titre de la propriété; elle ne se dégage pas de la vie publique, mais au contraire s’y engage dans le but d’y assurer une occupation. La société s’en trouve dominée par des sociétés. Le programme managérial qui se substitue au fait politique dans la société moderne contribue alors à jeter les bases d’un ordre gestionnaire que l’expression «gouvernance» baptisera plus tard, et radicalisera. »

Alain Deneault:   Gouvernance

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La décollectivité 

Il y a belle heurette ( eh! oui, c’est ainsi que ça s’écrit, et c’est beau, du moins avant la glissade… belle lurette ) que le mot collectivité est un concept fantomatique trimbalé dans les sphères de la politique et de la totale financiarisation pour nous rassurer. La pratique du concept de collectivité a été matérialisée dans les premiers groupements humains obligés de s’unir pour survivre. Il faut plusieurs mains nues pour abattre un mammouth… Le mammouth actuel est ce gouvernement de pays lié à cet empoisonnant « secteur privé » qui, comme le souligne Deneault rend le public…privé.

La collectivité c’était autrefois les petits villages. On y retrouve plus que des « anciens » vieillissant, la jeunesse étant partie aux Klondike des villes pour aller gagner sa croûte. Voilà donc que l’on fait face à une délocalisation de masse: ce ne sont pas seulement les jeunes qui déménagent , mais des villages qui fondent, des mentalités soudées assassinées. .. C’est la Montagne de Ferrat qui se nivelle au mode de vie américain. La vie ne semble plus rien avoir avec la Vie: c’est celle des écrans et des miroirs aux alouettes, pièges désormais servant à une nouvelle servilité et au meurtre d’une réalité lentement dissoute sous les encombrements du pseudo progrès.

La notion de délocalisation n’est ni plus ni moins qu’une formule cachée pour vendre des pays par échantillons. On râpe les pays comme on râpe du mozzarella. Et les souris grignoteuses se cachent aux encoignures des organigrammes complexes de noms d’entreprises ou de compagnies sniper déguisées en entreprises privées, louables, selon une éthique du management supposément propre et qualifié pour le grand partenariat avec les pays. Bref, une caca cacophonie trompeuse et hypocrite.

L’immolation obligée 

S i le travail n’a jamais tué personne, il en a rendu plusieurs handicapés. Si aller à la guerre pour son pays et ses valeurs avait un sens, on se demande aujourd’hui à quoi nous jouons sous le joug de cette mondialisation turbulente et nocive. Si le progrès promis n’est pas là, si nous sommes que victimes de ce sabotage volontaire qui nourrit un crépuscule qui n’en finit plus, alors à quoi sert cette immolation involontaire à laquelle nous nous livrons? Nous allons tous à cette guerre économique qui elles également ont dépecé des peuples entiers. Demandez-leur s’ils voulaient quitter leur pays?

Un train de vie 

Pour le citoyen lessivé, il y a une foultitude de kapos croyants en cette religion qui frôle le nazisme. Adolf n’a-t-il pas anéanti l’Allemagne jusqu’au dernier jeunot pour son « projet d’un Reich millénaire? Où en sommes-nous dans cette « entreprise » des pays « développés », de ces accrocs à entrepreneuriat, sorte de panacée aux maux du capitalisme… créés par le capitalisme? L’arme fatale, c’est le management, technique vendue aux dirigeants politiques.

Le management est la mise en œuvre des moyens humains et matériels d’une entreprise pour atteindre ses objectifs. Il correspond à l‘idée de gestion et de pilotage appliquée à une entreprise ou une unité de celle-ci. Lorsqu’il concerne l’entreprise tout entière, on peut généralement l’assimiler à la fonction de direction (la « fonction administrative » de H. Fayol). Management, Wikipedia

Les pays se sont virtualisés. Il n’existe qu’un montage -vernis, dans une sorte de fable du pouvoir inactif, inopérant. La pauvreté des « pays », notre pauvreté a été creusée par une globalisation des marchés. Ainsi, 24 voitures de l’AMT ( Agence Montréalaise des Transports) seront assemblées en Chine. Le soumissionnaire le plus bas… Si vous lisez l’article,  vous verrez une compagnie chinoise qui devait construire les voitures aux États-Unis (Boston) mais qui décide de délocaliser leur production en …Chine. Ce n’est là qu’un exemple de la panoplie de tromperies et d’opérations de dernière minute dans une de ces industries.

Tout ça légitimé par le pouvoir politique avec des raisons nébuleuses. Allons-y pour la novlangue:

À l’Assemblée nationale, jeudi, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a interrogé le premier ministre Philippe Couillard à propos de l’abaissement de l’exigence de contenu canadien, qui a permis à CRRC de l’emporter sur le seul autre soumissionnaire, Bombardier Transport. Ce dernier, qui exploite une usine dans le Bas-Saint-Laurent, demandait un prix plus élevé que CRRC. La Presse 

L’usine du Bas-Saint-Laurent, une petite ville de 3000 habitants a perdu le contrat. C’est à 20 km de mon village. Mais ce n’est pas important, ce qui l’est que ce type de manœuvres est devenu …monnaie courante dans tous les pays. Le « public » est devenu le privé. Les Super Nestor… Élus.

Privare 

La concentration de richesse par le privé ( du latin privare, privilège), conduit notre monde vers une « race » de valets au service de capitaines un peu trop portés sur « la bouteille » du pouvoir. En prolongeant la pensée de Deneault, nous sommes des exclus, bref, des privés de ce qui nous appartient. Nous sommes privés de par le …privé.

Et ainsi se construit et continue de se construire – avant l’ère du valet robot- une série provisoire de Nestor, valet, qui valait, mais ne vaut plus. L’âme des peuples est foudroyée par la grande noirceur de la déshumanisation.

Il ne reste plus que la construction d’un robot-prêtre, robot-curé, ou de quelque autre « appareil »  pour prier…  On le fera, si besoin est. Car tout se construit maintenant est pour la déconstruction de l’humain. Il suffit de lustrer et de polir notre « homme » de manière à qu’il puisse penser vivre dans un monde meilleur. Nous faisons face à un nouveau progrès: la magie et l’illusion que nous possédons ce qui nous appartient. Nous, y compris.

Gaëtan Pelletier

Obamania: « Yes We Cash »

«C’est décourageant de voir un homme dont la candidature historique fut fondée sur un regard moral sur la politique tirer profit de sa présidence comme tous les autres. Cela démontre une étonnante perte de contact que l’on attend des milliardaires avec lesquels les Obamas ont pris leurs vacances plutôt que d’un président sensible et conscient des inquiétudes et des récriminations de 99% des gens», a écrit le New York Times. La Presse, Nathalie Pétrowski , Obama à tout prix  

Obama est passé à Montréal comme sont passés les Beatles en 1964, avec un engouement de vedette,   pour un discours  de 30 minutes. Obama n’est plus président, mais il est devenu une vedette et, comme le sont les vedettes, adulé.  Le discours aurait coûté près d’un demi million de dollars US. Ce qui a fait dire à un chroniqueur humoristique que la venue d’Obama se résumait en un « Yes We Cash » ( Oui, nous encaissons).

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Dès son entrée au pouvoir à la maison blanche, on attendait d’Obama qu’il soit en quelque sorte le messie  attendu qui allait révolutionner  l’Amérique ?  Le règne fut particulièrement drabe, sans caractère.

 Quant au discours, ( ici sur You Tube) qualifié par certains commentateurs ( ou d’adulateurs)  de speech puissant, articulé, provocateur ( en terme de pensée), ce  ne fut, au final, qu’un  chapelet de clichés  d’une philosophie politique de surface, étriquée, vantant les mérites du monde occidental depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Un discours touffu de « bonnes intentions », et sirupeux à souhait. Il a su  trouver les formules et les concepts pour que les chats ronronnent.  Entre autres, l’annonce d’un  un bel avenir… Le même  qu’on nous annonçait il y a 20 ou 30 ans. Le discoureur  s’est transformé en une sorte de Confucius politique pour enfants de chœur.

Obama s’est montré un homme de principe, idéaliste à la limite des promesses d’un père Noël. Il parlera d’ un monde meilleur avec le même système qui a créé un monde d’horreurs. Toujours sans grande conviction, touchant, mais malhabile- taxé de  sexy-    il fera l’éloge de l’Amérique,  Canada et É.-U.

« Des gens sont prêt à traverser des déserts et embarquer sur des radeaux, à tout risquer, pour venir vivre au Canada ou aux États-Unis pour avoir la même qualité de vie que nous avons et que nous prenons parfois pour acquis. » – Barack Obama

C’est sans doute là le prix de  la paupérisation flagrante du reste du monde, même celle de des pays en question.  Une amabilité flatteuse qui était, somme toute, la ligne directrice du discours.  L’ homme entreprend une analyse (sic) de l’histoire de la mondialisation, de la robotisation, bref, des grands changements,  davantage provoqués par le libre marché , avec un aperçu de la belle lumière au bout du tunnel. L’avenir est lumineux, sauf le petit passage quasi poétique: « Nous ne vaincrons pas le terrorisme en une nuit ».

L’invention des nuages  

 Obama crée un futur nébuleux en écrivain d’anticipation balourd  et dénué de talent pour l’inventivité: demain sera meilleur qu’aujourd’hui  » en luttant ensemble ». Qui veut donc, aux U.S.A, « lutter ensemble »? Un philosophe parlerait davantage d’hégémonie persistante, de  protectionniste de l’actuel Président. On peut toujours rêver, et c’est sans doute là la seule « force  » de ses propos de surface: faire rêver.

Obama, le magicien d’Oz 

En 2009, j’avais écrit un petit article, dubitatif devant  ce nouvel arrivant qui secouait les foules avec son « Yes, We Can ». Au sortir d’une crise économique qui secouait la planète et provoquée par les joueurs de Wall Street, ce fut le peuple américain qui renfloua les banques, et les autres « investisseurs »  qui avalèrent leurs pertes avec amertume. C’était tout un défi pour un noir ( quel belle représentativité de l’hypocrisie du pays! ) élu à la présidence d’affronter une telle crise.  Un défi qui se résolut dans les coulisses, en mode feutré, afin de sauver les apparences d’un système de fourberies étatisées.

Si vous ne connaissez pas  Le magicien d’Oz.et sa célèbre chanson , Somewhere Over the Rainbow, il vaut la peine de revoir l’histoire de cette crise économique et et de l’espoir ( toujours pécuniaire )  de ce roman pour enfants  truffé d’allégories:

Entre 1883 et 1897, à la fin du Gilded Age, il y eut aux États-Unis une dépression. Les agriculteurs de l’Ouest s’endettèrent lourdement. L’étalon-or avait alors cours et certains économistes préconisaient d’utiliser également l’argent. Cela aurait permis d’augmenter la quantité de monnaie, aurait entraîné l’inflation et réduit le poids réel de l’endettement des agriculteurs. Cette question fut cruciale lors de l’élection présidentielle de 1896. William Jennings Bryan attaqua alors l’étalon-or. Mais ce fut William McKinley, républicain et défenseur de l’étalon-or qui devint Président. L. Frank Baum, originaire de l’Ouest, prit cause pour les agriculteurs. Les personnages du livre symbolisent diverses figures ou événements de l’époque.

  • Dorothée : l’américain moyen
  • Toto : le parti prohibitionniste (son surnom était Teetotaler)
  • Le Bûcheron en Fer Blanc : les ouvriers
  • L’Épouvantail : les agriculteurs
  • Le Lion Peureux : William Jennings Bryan
  • Munchkins : les habitants de la côte Est
  • Le Magicien : Marcus Hanna, leader du Parti Républicain
  • La méchante sorcière de l’Ouest : William McKinley
  • La sorcière de l’Est : Grover Cleveland, Président démocrate jusqu’en 1896, qui fut battu aux primaires par Bryan
  • Le cyclone : la dépression
  • Oz : l’once (unité de poids des métaux précieux « troy ounce »).
  • Les pantoufles d’argent : L’argent qui permettra, en touchant le chemin doré, de revenir au double étalon or – argent

Source: Wikipedia

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Le cyclope chantant 

Si le monde se porte mal,  il ne suffit pas de théoriciens ou de vedettes-veaux-d’or aux discours attendrissants et émouvants pour simplement le modifier. Obama, vu comme un magicien du changement s’est transformé ( ou est demeuré)  le prince charmant qui écrira avec la première dame un livre qui leur rapportera   60$ millions. À ce prix-là, et après un tel discours,  les sujets  du Président risquent d’être autant caviardés que les enquêtes sur les OVNIS. Sans jeu de mots et sans acrimonie , le règne d’Obama semble s’être transformé en une fable de Jean de La Fontaine, le Corbeau et le Renard.  

L’idéalisme  séducteur de l’ex-président  sera désormais transmis en mots et restera des mots. Mais on continuera de l’aimer comme on aime un totem. On peut voir dans ledit  totémisme cette appartenance à un clan dont parlait Lévy-Strauss. Ici, on parlera d’un clan G.  Et le clan occidental, l’œil  en monocle, « se regarde regarder » le reste du monde, les cultures différentes, les idéologies diverses  comme des erreurs de parcours pour la réussite d’une finalité heureuse et réussie des habitants d’une planète.   La même erreur que firent les colonisateurs de l’Amérique – y compris les autorités canadiennes qui déracinèrent les enfants amérindiens, pour les désauvager, –   voulant à tout prix aplanir les cultures riches et diverses en une seule: la leur. Cette  chère liberté étasunienne n’est pas octroyée à tous. Et qui sait si les racines d’un nouvel esclavage, cette fois systémique et mondialisé,   n’est pas né de cette grande nation?  

Et c’est peut-être la raison pour laquelle les citoyens de ce monde rament autant pour apporter toujours plus d’argent, de sueurs, de misères pour le maintenir à flot pendant que les obsédés du 1% remettent de l’eau dans le navire ( la dette) pour nous soumettre à un ordre-désordre du monde dans lequel l’homme est marchandisé et les richesses violées à une vitesse fulgurante.

On meurt à petits vœux…   Mais il y aura toujours des  fidèles pour  applaudir et payer 1000$  pour se refaire une beauté d’un   discours- botox.

Gaëtan Pelletier