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Karen Hudes, lanceuse d’alerte de la Banque mondiale, révèle comment l’élite mondiale dirige le monde

Karen hudes 2

 

Traduit par Le blog de Lucien PONS

Selon Hudes, l’élite utilise un noyau très serré des institutions financières et des méga -sociétés pour dominer la planète. Le but est le contrôle. Ils veulent nous asservir tous à la dette, ils veulent asservir tous nos gouvernements à la dette, et ils veulent tous nos politiciens accros aux énormes contributions financières qu’ils canalisent dans leurs campagnes. Puisque l’élite détient aussi toutes les grandes sociétés de médias, les grands médias ne nous informent jamais de ce secret : il ya quelque chose de fondamentalement mauvais dans la manière dont notre système fonctionne.

Rappelez-vous, ce n’est pas une  » théorie du complot  » qui dit ces choses. C’est une avocate -instruite à Yale- qui a travaillé à l’intérieur de la Banque mondiale depuis plus de deux décennies. Le résumé qui suit de son curriculum provient directement de son site…

Karen Hudes a étudié le droit à Yale Law School et l’économie à l’Université d’Amsterdam. Elle a travaillé dans l’ Export Import Bank américaine des États-Unis de 1980-1985 et dans le département juridique de la Banque mondiale de 1986 à 2007. Elle a créé le Comité d’ Organisation Non Gouvernementale de la Section du droit international de l’ American Bar Association et le Comité sur le multilatéralisme et la responsabilité des organisations internationales de la branche américaine de l’ International Law Association.

 

Aujourd’hui, Hudes s’évertue à dénoncer le système financier corrompu que l’élite mondiale utilise pour contrôler les richesses du monde. Lors d’une interview avec le New American, elle a discuté de la façon dont nous laissons ce groupe d’ élites de dominer totalement les ressources de la planète sans réagir…

Une ancienne de la Banque mondiale, l’avocate ex -Conseillère Senior Karen Hudes, affirme que le système financier mondial est dominé par un petit groupe de personnes corrompues, avides de pouvoir, centrées autour de la Réserve fédérale américaine privée. Le réseau a aussi pris le contrôle des médias pour couvrir ses crimes, at-elle expliqué. Dans une interview avec The New American, Hudes dit que quand elle a essayé de dénoncer les multiples problèmes à la Banque mondiale, elle a été congédiée pour ses efforts. Maintenant, avec un réseau de collègues dénonciateurs, Hudes est déterminée à dénoncer et mettre fin à la corruption. Et elle est convaincue de la réussite.Citant une étude suisse explosive de 2011, publiée dans le [Journal PLoS ONE] sur le  » réseau de contrôle de la société mondiale », Hudes a souligné qu’un petit groupe d’entités – principalement des institutions financières et en particulier les banques centrales – exerce une énorme influence sur l’économie internationale dans les coulisses.  » Ce qui se passe réellement, c’est que les ressources de la planète sont dominées par ce groupe », at-elle expliqué, ajoutant que les  » accapareurs de pouvoir corrompu » ont réussi à dominer aussi les médias. «Ils sont autorisés à le faire. « 

Auparavant, j’ai écrit au sujet de l’étude suisse que Hudes mentionne. Elle a été réalisée par une équipe de chercheurs de l’Institut fédéral suisse de technologie à Zurich, en Suisse. Ils ont étudié les relations entre les 37 millions d’ entreprises et investisseurs du monde entier, et ce qu’ils ont découvert, c’est qu’il ya une « super- entité» de seulement 147 méga- corporations étroitement liées qui contrôlent 40 pour cent de l’ ensemble de l’économie mondiale…

Lorsque l’équipe a démêlé plus avant le réseau des détenteurs, elle a trouvé la plupart des éléments lui permettant de remonter jusqu’à une « super- entité» de 147 entreprises encore plus étroitement liées – tous leurs biens étant détenus par d’autres membres de la super-entité- qui contrôle 40 pour cent de l’ensemble du réseau », explique Glattfelder. La plupart étaient des institutions financières. Le top 20 inclue Barclays Bank, JPMorgan Chase & Co et le groupe Goldman Sachs.

Mais l’élite mondiale ne se contente pas de contrôler ces méga-entreprises. Selon Hudes, elle domine également les organisations non élues, qui n’ont pas de compte à rendre, et qui contrôlent les finances de presque tous les pays de la planète. La Banque mondiale, le FMI et les banques centrales comme la Réserve fédérale contrôlent littéralement la création et la circulation de l’argent dans le monde entier.

 

Au sommet de ce système se trouve la Banque des règlements internationaux. C’est la banque centrale des banques centrales, et affichée ci-dessous une vidéo où vous pouvez regarder Hudes disant à Greg Hunter de USAWatchdog.com ce qui suit…

«Nous n’avons pas à attendre de qui que ce soit qu’il vire la Fed ou la Banque des règlements internationaux… Certains Etats ont déjà commencé à reconnaître argent et l’or, les métaux précieux, en tant que monnaie « 

 


La plupart des gens n’ont jamais entendu parler de la Banque des règlements internationaux, mais c’est une organisation extrêmement importante. Dans un précédent article, j’ai décrit comment cette « banque centrale du monde » est littéralement à l’abri des lois de tous les gouvernements nationaux…

Une organisation internationale extrêmement puissante, dont la plupart des gens n’ont jamais entendu parler, contrôle secrètement la masse monétaire du monde entier. Elle est appelée la Banque des règlements internationaux, et c’est la banque centrale des banques centrales. Elle est située à Bâle, en Suisse, mais elle a aussi des succursales à Hong Kong et à Mexico. Il s’agit essentiellement d’ une banque centrale non élue, qui n’a pas de compte à rendre au monde, qui bénéficie de l’immunité complète de la fiscalité et de la législation nationale. Même Wikipedia admet qu ‘«elle n’a de compte à rendre à aucun gouvernement national.  » La Banque des règlements internationaux a été utilisé pour blanchir de l’argent pour les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, mais ces jours-ci le but principal de la BRI est de guider et de diriger le centre planifiée du système financier mondial.

Aujourd’hui, 58 banques centrales mondiales appartiennent à la BRI, et elle a beaucoup plus de pouvoir sur la façon dont l’économie américaine (ou toute autre économie, d’ailleurs) se portera au cours de la prochaine année que n’importe quel politicien. Tous les deux mois, les banquiers centraux du monde entier se réunissent à Bâle pour une «Réunion sur l’économie mondiale « . Au cours de ces réunions, des décisions sont prises qui affectent chaque homme, femme et enfant sur la planète, et pourtant, aucun d’entre nous n’a son mot à dire dans ce qui se passe. La Banque des Règlements Internationaux est une organisation qui a été fondée par l’élite mondiale, elle fonctionne pour le bénéfice de l’élite mondiale, et elle est destinée à être l’une des pierres angulaires du système économique mondial naissant.

Ce système n’est pas venu à l’existence par accident. En fait, l’élite mondiale a mis au point ce système depuis très longtemps. Dans un précédent article intitulé « Qui dirige le monde? Preuve qu’un noyau solide d’ élitistes riches tire les ficelles », j’ai inclus une citation de Georgetown University, professeur d’histoire Carroll Quigley tirée d’un livre qu’il a écrit déjà en 1966, dans lequel il discutait des grands projets que l’élite avait pour la Banque des règlements internationaux…

Les puissances du capitalisme financier avaient un autre but de grande envergure, rien de moins que de créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées capables de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son ensemble.

Ce système devait être contrôlé de manière féodale par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords secrets obtenus dans des réunions privées fréquentes et des conférences. Le sommet du système devait être la Banque des règlements internationaux à Bâle, en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui étaient elles-mêmes des sociétés privées.

Et c’est exactement ce que nous avons aujourd’hui.

 

Nous avons un système de «néo – féodalisme » dans lequel chacun d’entre nous et nos gouvernements nationaux sont asservis à la dette. Ce système est régi par les banques centrales et la Banque des règlements internationaux, et il transfère systématiquement les richesses du monde de nos mains entre les mains de l’élite mondiale.

Mais la plupart des gens n’ont aucune idée de ce que tout cela se passe parce que l’élite mondiale contrôle aussi ce que nous voyons, entendons et pensons. Aujourd’hui, il ya seulement six sociétés de médias géants qui contrôlent plus de 90 pour cent des nouvelles et des divertissements que vous regardez sur votre téléviseur aux États-Unis.

C’est le système insidieux que Karen Hudes cherche à dénoncer. Pour plus d’info, vous pouvez écouter Joyce Riley du Power Hour : son interview pendant une heure entière ici.

fr.sott.net

Brzezinski : “La résistance populiste empêche le nouvel ordre mondial’

Brzezinski

Corbis

Un mouvement mondial de résistance au contrôle externe impulsé par « l’activisme populiste » menace de faire « dévier » la transition vers un nouvel ordre mondial, déclare l’ex conseiller de Sécurité Nationale des E.U., Zbigniew Brzezinski.

Le stratège politique étasunien signale que « l’augmentation de l’activisme populiste dans le monde se montre préjudiciable à la domination externe comme celle qui prévalait à l’époque du colonialisme et de l’impérialisme »

Brzezinski arrive à la conclusion que « la résistance populiste persistante et hautement motivée de la part de peuples politiquement réveillés et affectés de ressentiment historique[i] contre le contrôle externe se montre chaque fois plus difficile à supprimer »

Quoique le politicien ait présenté ses observations d’un ton neutre, le contexte dans lequel il les a prononcées joint à ses déclarations antérieures démontre qu’il ne s’agit pas d’une acclamation de cette « résistance populiste” mais d’une lamentation et d’un avertissement aux élites concernant l’impact qu’elle a sur le dit “contrôle externe »

Ici même, l’ex conseiller de Sécurité nationale disqualifie l’idée que le 21ème siècle est le siècle des E.U. « d’espoir[ii] partagé » et affirme que la domination étasunienne n’est déjà plus possible à cause d’un changement social accéléré provoqué par les « communications de masses comme la radio, la télévision et Internet », qui ont stimulé de manière cumulative « un réveil universel de la conscience politique de masse »

Brezinski a fait ses déclaration dans le cadre du Forum Européen pour les Nouvelles Idées (Euopean Forum For New Ideas, EFNI),une organisation qui plaide pour la transformation de l’Union Européenne en un super-état fédéral, autrement dit « du même type de contrôle externe bureaucratique » mentionné par Brzezinski dans son discours. Dans ce contexte, selon le politicien, « la résistance populiste » pourrait être un grand obstacle pour l’imposition d’un nouvel ordre mondial.
Traduction Anne Wolff

Source originale en espagnol :
http://actualidad.rt.com/actualidad/view/111579-brzezinski-resistencia-populista-orden-mundial

[i] Pour ceux qui l’ignore, la notion de « ressentiment social », une sorte de maladie qui affecte les âmes dévoyées du bas peuple. C’est la version ultra-droitière du concept de « lutte de classe », expliquant mécontentement populaire et la cause de la résistance des peuples, comme s’il s’agissait de quelque vilain trait de caractère particulier aux « basses classes » qui les poussent à en vouloir toujours plus. La jalousie, l’insatisfaction et le ressentiment sont parmi les composantes de ce concept.

[ii] Ilusión : désigne aussi bien un enthousiasme au sens de foi (qui déplace les montagne) et illusion au sens de mirage, de faux espoir

Commentaire de lecture

Ce n’est pas la première fois que je publie des déclarations de Brzezinski (je passe sur les qualificatifs applicables à ce « monsieur », il n’y a pas de mot pour décrire ce niveau de perversité, sinon peut-être dans les lexiques des psychiatres). Et pourtant ce grand malade jouit d’un pouvoir démesuré dont personne en toute bonne logique, tant de souveraineté populaire que de démocratie bourgeoise ne devrait disposer sur cette planète.

Nous sommes de plus en plus nombreux à penser que le Nouvel Ordre Mondial en question ici, n’a jamais été envisagé comme une hégémonie étasunienne, mais bien comme une gouvernance mondiale des Corporations Marchandes Apatrides.

Pour que cette gouvernance puisse s’installer, la faillite tant politique que financière des Etats, Etats-Unis compris est un préalable nécessaire. Malade oui, mais pas stupide (malheureusement). Brzezinsky est un fin stratège, il fut aussi le mentor d’Obama (son fabricant pourrait-on dire), on peut donc se poser légitimement la question… la chute d’Obama, une conséquence de la sénilité de Brzezinsky, ou une étape nécessaire du démantèlement des Etats-Unis ?

Ce texte peut-être pris comme une sorte de communiqué d’un état de guerre. Nous les gênons. Nous connaissons leurs pratiques de longue date, ceux qui les gênent doivent être neutralisés ou éliminé par n’importe quel moyen de la corruption à l’assassinat. Donc nous sommes prévenus.

Nous les gênons ? Très bien. Mais largement insuffisant, la question devient comment poursuivre en si bon chemin pour les mettre hors d’état de nuire avant qu’ils ne nous aient mis hors d’état d’agir ? Cette question est marquée par l’état d’urgence !

 

Autres citations du même pour compléter les précédentes :

“[…] la société sera dominée par une élite de personnes libres de valeurs traditionnelles qui n’hésiteront pas à réaliser leurs objectifs aux moyens de techniques épurées avec lesquelles ils influenceront le comportement du peuple et contrôleront la société dans tous les détails, jusqu’au point où il sera possible d’exercer une surveillance quasi permanente sur chacun des habitants de la planète ».

A un autre moment, il dit ;

«[…] cette élite cherchera tous les moyens pour parvenir à ses fins politiques, comme de nouvelles techniques pour influencer le comportement des masses, ainsi que pour obtenir le contrôle et la soumission de la société »

 Brzezensky in Les 4 lieutenants des Rockefeller

Anne Wolf, Les états d’Anne 

Ils n’ont pas fini leur job


Leur Job consiste à privatiser la totalité du vivant. Eux, les fils de l’Oligarchie Transnationale, apatrides sans scrupules, banquiers, requins et autres canailles, leur avidité est un puits sans fond et leur soif de pouvoir n’est jamais étanchée.

Source

Les chiens de garde

Les chiens de garde

La philosophie nous enseigne la servitude. Elle la justifie et la légitime au profit des bourgeois qui depuis laRévolution Française se sont agrégés sans difficulté à nos dirigeants. C’est là principalement le contenu du livre polémique rédigé en 1932 par Paul Nizan : Les chiens de garde.

Ainsi nos philosophes sont  les productions de la démocratie bourgeoise édifiant avec reconnaissance tous les mythes qu’elle demandeIls défendent l’ordre des pouvoirs en place et accréditent de manière plus ou moins consensuelle ceux qui sont toujours du coté du manche.

Il appartient aux politiques d’abattre la révolution et aux penseurs de produire desremèdes, de fabriquer des recettes, qui inspireront confiance à la bourgeoisie etpersuaderont aux forces mêmes de la révolution de rester liées aux destins bourgeois ».

Nos intellectuels ne produisent que des déclarations verbales, mais travaillent réellement contre les grandes fins qu’ils prétendent poursuivre. Ils doivent garder le silence tout en affirmant qu’ils ne le gardent pas. Ils n’avertissent pas. Ils ne dénoncent rien. De fait, cette fausse sagesse ne séduit et ne justifie qu’elle. Elle n’est d’aucun secours à celui dont la vie ne comporte pas le loisir des pensées vides.

Un Etat ne requiert point uniquement l’exercice des forces brutales de ses juges, de ses militaires, de ses fonctionnaires et de ses policiers. Il requiert encore des moyens plus subtils de domination. Il n’est pas toujours nécessaire de combattre et d’abattre par la force des adversaires déclarés : on peut les persuader d’abord. C’est pourquoi le pouvoir répressif est doublé par le pouvoir préventif ».

Nizan distingue avant tout les oppresseurs et les opprimés, puis stigmatise ceux qui profitent sournoisement de l’oppression, constatant qu’il est toujours plus facile à l’oppresseur qu’à l’opprimé de s’adapter à cette dernière.
Nos intellectuels et leurs médiateurs permettent notre soumission en faux monnayant toute colère et désir de révolte. Ils nous apprennent la fatalité. Désormais le destin humain consiste dans la liberté idéale et dans laservitude réelle. Telle une religion sous caution pseudo-scientifique, la sociologie, la philosophie, lapsychanalyse et bien d’autres disciplines dites de sciences humaines nous invitent à accepter notre sort, que l’on soit gagnant… mais surtout perdant ! Ainsi à l’instar du prêtre qui substitua le malheur de la pauvreté enmérite au regard de Dieula guerre n’est plus pour le philosophe un entassement de morts répugnantes, mais la lutte du droit contre la force (du mal).
C’est aussi comme cela que la misère disparaît devant les Idées de la misère.

La bourgeoisie devine que son pouvoir matériel exige le soutien d’un pouvoir d’opinion. Ne subsistant en effet que par le consentement général, elle doit inlassablement donner à ceux qu’elle domine des raisons valides d’accepter son établissement, son règne et sa durée. Elle doit faire la preuve que son confort et sa domination et ses maisons et ses dividendes sont le juste salaire que la société humaine lui consent en échange des services qu’elle rend. Le bourgeois mérite d’être tout ce qu’il est, de faire tout ce qu’il fait, parce qu’il entraîne l’humanité vers son plus haut, son plus noble destin ».

Parfois, certains de nos clercs et bourgeois se retrouvent gênés par quelques injustices ou dysfonctionnements sociaux, économiques ou politiques… Et ils leur arrivent même de soulager à peu de frais  leur conscience par des pétitions qui mendient la clémence des pouvoirs mais comment aller au bout de ces pensées ? De cesesquisses d’indignation, de révolte ? Ils ne sauraient les pousser jusqu’à un refus radical qui les contraindrait peut-être de proche en proche à ne plus accepter ce qui fonde leur confort, leur sûreté, leur ordre, cela sur quoi repose leur vie même. A se refuser eux-mêmes. Et comment peut-on se refuser soi-même quand notre orgueil nous divertit au point de se sentir élu

Encore aujourd’hui et toujours dans notre pays, les classes dominantes possèdent tous les moyens et tous les canaux que la révolution n’a pas. Cette dictature sournoise n’est pas morte mais doit être tuée. Nos intellectuels ne doivent plus être les sténographes de l’ordre, mais ceux qui expliqueront la nécessité de le dépasser, voire de le subvertir. Il s’agit désormais de renverser l’irréversible et non faire croire que le monde n’est pas tout ce qu’il paraît.

On ne fera plus jamais croire à personne qu’il suffise en tout temps, pour s’adapter au monde de le regarder et de l’interpréter comme il faut. »

Source

Mon NOM est personne

La peste noire est une pandémie de peste bubonique1,2, causée par la bactérie Yersinia pestis3, qui a touché la population européenne entre 1347 et 1352

On estime que la peste noire a tué entre 30 et 50 % de la population européenne en cinq ans, faisant environ vingt-cinq millions de victimes. Peste noire

***

Nos élus – et les racines des banques – ont fait de nous des machines à produire de l’argent. Hélas, dans leurs calculs, les requins ont cultivé des requins et des piranhas qui rêvent de devenir un jour des requins.  Comme s’il n’existait plus rien que l’avoir, cet abrégé religieusement et insidieusement agglutiné à nos cerveaux.

Notre terrorisme intérieur, nos peurs, son bien plus dévastateurs  que les créatures de  l’Occident qui tente de comprendre et de démêler la pelote de laine qu’il a « tressée ».

La peur n’est plus le commencement de la sagesse, mais le début d’une ère de contrôle et d’une maladie à se gratter le corps…

Il y aurait de quoi réveiller le vieux Freud à barbiche devant cette armée de nazis à cravates. Il y aurait également de quoi s’inquiéter sur notre propre santé mentale,  de peuples aux individus hypnotisés par les pendentifs  de prétention qui nous « mènent ».

Pas d’écoute, pas de changement : la grande ligne de l’économie déviée vers les Goldman Sachs et leur descendance de singes dépoilés.

On a souvent soulevé la question de la « perte identitaire ». Quelle est donc le pourcentage et les dégâts de notre déshumanisation devant l’autre facette de notre cheminement humain : gaga de techno. On se dit, sans trop s’interroger, étourdi par le carrousel, que c’est la norme de notre « évolution ».

Bizarrement, ce petit trajet nous mène à notre propre combustion instantanée. Comme si nous rêvions d’être avalés par une machine, en confondant son pouvoir de remplacement des tâches « ingrates ».

La robotique pourrait, à la limite, remplacer l’art. C’est tentant de mettre un pinceau dans les mais d’un robot et de le programmer.  Mais le programmeur est aussi une « machine » programmée à la fois par les aléas de la vie, les courants et les modes. Plus encore : les directives inconscientes que nous subissons par les calculateurs.

Nous sommes les touches du clavier, mais « eux » écrivent le « programme ». Ces « eux » sont peu nombreux… Hitler également était « peu nombreux »… Il s’agit à chaque coup de s’approprier de la faiblesse du nombre pour ramener le tout à  UN.

Du grille-pain « intelligent » au robot « humain »

Il y a quelques mois, le New York Times publiait un reportage sur la firme pour laquelle il travaille, Narrative Science, relatant les avancées phénoménales en matière de sémantique numérique : les résultats étaient, en effet, très impressionnants.

Jusqu’à présent, les expériences de la firme semblent se concentrer surtout sur la couverture d’événements sportifs et financiers, où les données brutes abondent.

Le hic – s’il s’agit bien d’un hic – c’est que les dirigeants de Narrative Science s’attendent à bien plus, dans l’avenir, de la technologie qu’ils continuent de développer : en termes de quantité, d’abord, mais également de qualité. Car l’autre prédiction de Kris Hammond est peut-être plus terrifiante encore que la première pour les journalistes en chair et en os de ce monde, à savoir que d’ici cinq ans, une machine devrait être en mesure de remporter un prix Pullitzer… 

Une évolution… souhaitable?

Aussi effarantes soient-elles, ces prophéties pratiquement orwelliennes cachent peut-être, au fond, une grande avancée pour le journalisme. On peut supposer, en effet, qu’une telle technologie ne permettrait pas de remplacer le journalisme d’opinion, mais uniquement, au mieux, une partie du journalisme factuel, dont une bonne partie du travail consiste à cueillir machinalement des données qu’il s’agit ensuite de traiter en cherchant la plus grande neutralité possible. 

En même temps, il est difficilement concevable qu’une machine ait l’intelligence requise pour rapporter les finesses et les subtilités des événements moindrement complexes. Comment un ordinateur décrirait l’ambiance qui règne dans une manifestation? La passion qui se dégage du discours d’un politicien? L’insécurité qui se lit sur le visage de sinistrés? Source

Ah! Exclamation!

Le but serait sans doute n’avoir plus besoin des « citoyens », mais tout remplacer par des machines. Ou alors de contrôler et de « machiner » les citoyens…

Il restera une horde de planteurs et de semeurs fabriqués par une technologie enivrante, n’appartenant qu’à une seule banque, un seul pays, une seule culture, une seule manière de vivre : agenouillés, quoique inconscients de notre position à parfum de nouvelle religion.  Les athées s’en délectent. Ils sont en fait victime de la théorie du « BIG » et du « un ».

Mon NOM est personne…

La mondialisation a ramené, ou veut ramener le monde à une unité. Élégamment nommé le Nouvel Ordre Mondial.  Étonnamment, ce NOM a engendré le chaos et la mort lente actuelle se déroulant sous nos yeux. D’où nous vient cette maladie des hypothétiques grands projets menant à un progrès?

De notre égo. Il n’y a pas d’autre réponse. La mythomanie des dirigeants  politiques, des dirigeants, du flirt avec la technologie,  nourrie par la sueur des peuples, est issue des pièces humaines  de plus en plus robotisées  et des assemblages  sur papier de l’intelligentsia noire-acide.

Si le corps humains n’avait été fabriqué que d’une seule cellule, notre espérance de vie serait le dixième de ce qu’elle est actuellement.

La survivance de la Nature est due à la division.

Nous sommes donc à contre-courant pour la réussite de nos vies en termes de progrès humains… donc, réels.

La peste blanche est née

Image : peste noire, Moyen-âge

 

Tous ceux qui tissent l’Histoire, de par leur pouvoir – qu’il soit politique, industriel, technique – ont perdu le sens réel de la vie. Mais plus encore : ce sont ceux qui  creusent la grande fosse qui enterrera ses habitants et une planète.

La technique de la fabrication du héros est maline et maligne.

C’est un Western Spaghetti à la Leone.

 

Lorsqu’il se rend au cimetière où est enterré Nevada, Jack Beauregard y retrouve à nouveau Personne qui semble s’intéresser de près à ses moindres faits et gestes. Au cours d’un faux-duel d’intimidation Personne finit par dévoiler à Jack ses intentions : il veut voir son héros d’enfance accomplir un dernier exploit : affronter à lui tout seul la « Horde sauvage », une bande qui sème la terreur dans toute la région, afin qu’il entre définitivement «dans les livres d’Histoire ». Mon nom est personne

La peste nouvelle, la peste blanche, est cette croyance en un ennemi « multiple ». C’est le trio politique-banques-affaires.

Un monde où il a déjà trop de héros voulant affronter les méchants terroristes, qui cultive les héros voulant affronter les méchants terroristes.

Les adorateurs, les groupies se nourrissent de la faim d’être quelqu’un dans un western mondial qui contrôle les graines des égos en mal de n’être « personne ».

Chapeau!

Dansons en ligne!

Les hypocrites sont à cheval sur des principes qu’ils ne peuvent pas monter. La horde sauvage est propre, riche, adulée.

Soyons fidèles… On veut être le modèle ou acheter le moule du modèle…

Dire qu’on lève le cœur sur les sacrifices anciens qui consistaient à jeter au dieu un être humain pour satisfaire l’appétit de « dieu »!

Nous voilà dans un monde où on jette tous les « personne » sans nom, au nom du NOM.

Je répète : si l’être humain n’avait été constitué que d’une seule cellule…

La solution est de dissoudre les banques et de diviser en tribus, en cellules nos modes de vies pour échapper à cette unité que l’on veut nous imposer.

Il faudrait toutefois apprendre ce que nous avons oublié : le respect.

Mais étant donné que ça n’arrivera pas, puisque la nature humaine, dans sa ténacité à courir les dieux, est elle aussi victime du syndrome du requin.

Non seulement la faim d’être quelqu’un justifie les moyens, mais elle a ambition de fabriquer de petits piranhas. La quantité… La division…

Tout ça est dans la Nature.

Un sauvage avec un Ipad, c’est un progrès qui peut nous ramener à l’âge de pierre.

Trois balles, deux prises…

On reste de marbre…

Gaëtan Pelletier

12 septembre 2012

L’Europe centrale et orientale dans le «nouvel ordre mondial»

Peter Bachmaier
Translated by Horizons et débats

La mondialisation dans le sens actuel a commencé avec la libéralisation du commerce mondial et avec la mise en place du néolibéralisme par les USA et la Grande-Bretagne. Celle-ci est étroitement liée au terme «nouvel ordre mondial», que le président Bush a forgé en septembre 1990 après l’effondrement du bloc de l’Est lors d’un discours devant le Congrès américain et Bush ajouta en expliquant: «Un nouvel ordre mondial dirigé par les USA». C’est le système international que nous avons jusqu’à présent.

Le renversement en 1989 avec l’aide de l’Occident

Le changement essentiel dans le nouvel ordre mondial était l’expansion de l’Occident vers l’Europe centrale et orientale, qui était jusqu’en 1989 sous la domination de l’Union soviétique, mais Gorbatchev «renonça» à ces pays le 2 décembre 1989, lors de la Conférence de Malte avec le président Bush sur ces pays, et c’est pourquoi ils font aujourd’hui également partie de l’empire américain. L’effondrement du bloc de l’Est et le renversement en 1989 remontait à la faiblesse du système, mais aussi au «facteur occidental», avant tout à l’offensive des USA sous le gouvernement Reagan. La révolution n’aurait jamais abouti, dans la plupart des pays de l’Europe centrale et orientale, sans l’influence américaine. La Charte 77 en République tchèque et Solidarnosc en Pologne n’auraient pas pu survivre sans le soutien américain.
L’influence culturelle occidentale joua dans cette victoire un rôle décisif, ce qu’on nomme aujourd’hui le «soft power», avant tout l’influence de la culture pop, qui pénétra tout à fait légalement à travers la radio, la télévision, les films d’Hollywood et l’échange culturel et répandit «les valeurs occidentales». Cependant, ce n’était pas la culture européenne classique, mais celle du libéralisme, de l’individualisme, du matérialisme et d’Hollywood.

Le nouvel ordre mondial en Europe centrale et orientale après 1989

Le nouvel ordre mondial, qui a été introduit après le tournant en Europe centrale et orientale, signifia la mise en place du modèle néolibéraliste, la dictature de l’argent, qui a les caractéristiques suivantes: libéralisation complète de l’économie, démantèlement de la propriété et privatisation, démantèlement de l’Etat et dérégulation, la mise sous tutelle du pays sous le contrôle du capital étranger et finalement l’intégration politique dans le système occidental, dans l’UE, l’OTAN, l’OMC. La réforme a été contrôlée par le Fond monétaire international et la Banque mondiale et liée à des conditions politiques.

Suprématie des Etats-Unis

Les fondements intellectuels et les objectifs du nouvel ordre mondial après 1989 ont été élaborés par le «Council on Foreign Relations» (CFR), ce sont des documents tels que le «Projet pour le nouveau siècle américain», qui a été conçu sous la direction de William Kristol et Richard Perle pour justifier la fin de «l’époque de la paix de Westphalie» et du droit international. En 2001, le président Bush se retira sur recommandation de ce groupe de projet du contrat américain concernant le bouclier anti-missile (ABM) avec la Russie qui prévoyait une limitation des systèmes anti-missiles. Un des architectes du nouvel ordre était également Zbigniew Brzezinski, qui exigeait dans son livre «Le grand échiquier: l’Amérique et le reste du monde» («The Grand Chessboard»), paru en 1997, le partage de la Russie ou La Stratégie de sécurité nationale des Etats-Unis en 2002 et la «Vision 2015», publiée par la CFR en 2008.
Le résultat n’était pas la création d’une classe moyenne productive et constructive en tant qu’échine de la nouvelle société, mais d’une «élite indépendante étrangère» (Brzezinski), d’une classe de «nouveaux riches» qui sont sous le contrôle du FMI. Leurs enfants étudient aujourd’hui dans des universités d’élite en Angleterre et aux Etats-Unis, pour en revenir avec une «nouvelle conscience».


Zbigniew Brzezinski avec Osama Bin Laden

L’UE – un projet américain


Un pilier du nouvel ordre est l’Union Européenne, qui à l’origine était un projet américain, élaboré par Jean Monnet, qui en vérité était un banquier américain et un lobbyiste de Wall-Street. Le projet prévoyait l’édification des Etats-Unis d’Europe sous le contrôle américain et la dissolution des Etats nationaux. Dans les Traités de Maastricht en 1992, de Copenhague en 1997 et de Lisbonne en 2007, les directives suivantes ont été fixées: essentiellement le néolibéralisme avec ses quatre libertés et la dissolution des Etats nationaux. Les décisions ne seront pas prises par le Parlement européen mais par la Commission européenne, donc d’un appareil administratif non élu. L’objectif est encore l’Etat supranational centralisé avec une constitution unifiée qui a été décidée à Lisbonne et un gouvernement économique.
L’Europe centrale et de l’Est ont été intégrées par l’OTAN et l’UE au système occidental. L’élargissement à l’Est a été réalisée grâce aux programmes PHARE, Tempus et avant tout aux traités d’adhésion à l’UE en 2004 et 2007, et aujourd’hui il existe le «partenariat oriental» pour les pays en dehors de l’UE.

Le changement des valeurs: Education pour la «société ouverte»

Le nouvel ordre mondial veut aussi créer une nouvelle culture, qui remplace le système traditionnel des valeurs avec son accentuation sur les idéaux nationaux, l’histoire, la religion et la famille: Il vise à imposer une société libérale, séculaire et multiculturelle. En 2005, le politologue américain Joseph Nye forgea pour cela le terme «soft power». Son livre porte le sous-titre «The Means to Success to World Politics». L’UE a déposé ses valeurs dans la Charte des Droits fondamentaux de 2000, qui est surveillée depuis 2007 par l’Agence européenne des droits fondamentaux siègeant à Vienne. Celle-ci s’occupe avant tout de la surveillance du racisme, de la xénophobie et de la discrimination sexuelle, de la religion et l’orientation sexuelle. La culture n’est plus depuis longtemps l’affaire des Etats nationaux, il existe ici une direction générale de la commission de l’UE pour la culture, les médias et le système éducatif, qui gère les programmes culturels sur cinq ans et le programme «Télévision sans frontières».

L’influence des groupes occidentaux sur les médias

Les médias en Europe centrale et orientale sont pratiquement guidés par des groupes médiatiques occidentaux: par la News Corporation de Rupert Murdoch, par le groupe Bertelsmann SA (à qui appartient «Gazeta Wyborcza», le plus grand quotidien polonais ainsi que Fakt, le plus grand journal à sensation), par le groupe Springer (détenteur du prestigieux quotidien polonais «Rzeczpospolita»), le groupe WAZ, le groupe médiatique suisse Ringier et les Editions Styria autrichiennes, actives dans l’Europe du Sud. Les maisons de presse occidentales s’orientent avant tout vers le marché et ont imposé un journalisme qui a peu à voir avec l’information, mais beaucoup plus avec la sensation chargée d’images. Mais le système éducatif est lui aussi guidé par les études de PISA et le processus de Bologne qui visent à uniformiser le système éducatif dans le sens d’une formation axée sur le marché.

La société multiculturelle

La société multiculturelle est fixée entre autre par la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales de 1995, qui prévoit une valorisation des minorités et en fait une égalité avec la population majoritaire. Un exemple est l’Université albanaise Tetovo en Macédoine, dont l’enseignement est en albanais et d’où sortent des diplomés universitaires instruits en albanais au sein d’un Etat ayant une population slave-orthodoxe. C’est le programme de la sécession qui se produira comme au Kosovo, où il a débuté lorsque les Albanais ont commencé à fréquenter davantage les écoles albanaises et n’ont plus appris la langue serbe.

Le rôle des ONG

Les Organisations non gouvernementales (ONG) jouent un grand rôle dans ce changement culturel, aussi appelées le «troisième secteur», comme la «société ouverte» de Soros (importante agence globale qui a ouvert dans tous les pays de l’Europe centrale et orientale des instituts, par exemple à Budapest, déjà en 1984) et qui défend une société globale détachée de ses traditions nationales; de même avec les fondations américaines comme la National Endowment for Democracy, la Fondation européenne de la culture à Amsterdam et beaucoup d’autres. L’Occident installe des institutions élitaires privées comme l’Université d’Europe centrale à Budapest, la Nouvelle école pour la recherche sociale à Varsovie, l’Université américaine de Blagoevgrad à Sofia en Bulgarie, qui doivent toutes former une nouvelle élite. L’instauration des écoles et universités privées est une particularité du nouveau système éducatif. En Pologne, il y a actuellement environ 200 universités privées, pour la plupart des universités de sciences économiques, qui prélèvent des frais d’études et en échange garantissent à leurs étudiants un diplôme.

Le rôle de l’Autriche

L’Autriche avait depuis toujours des relations économiques et culturelles étroites avec l’Europe centrale et de l’Est, mais elle a été utilisée comme tête de pont de l’Occident. Après 1989, l’expansion des banques autrichiennes vers l’Est (Raiffeisen) a joué un grand rôle. L’Autriche a obtenu de l’UE la tâche de répandre la culture moderne occidentale par l’Organisation «Kulturkontakt» dans ces pays.
L’Autriche joue aussi un rôle dans la politique d’information: L’Autriche officielle entretient des relations uniquement avec les médias de masse pro-occidentaux dans les pays de l’Europe centrale et orientale. C’est pourquoi elle n’a pas d’informations indépendantes. Dans les instituts comme l’IDM (Institut pour l’espace du Danube et de l’Europe centrale), IWM (Institut d’études supérieures en sciences humaines et sociales), l’Académie diplomatique etc., on n’invite que des personnes ayant un point de vue politiquement correct. Une position anti-mondialiste ou anti-européenne n’est pas souhaitée, par exemple on n’a jamais invité Richard Sulík en Autriche, bien qu’il ait été président du parlement. On a l’impression que l’opinion publique de ces pays soutient uniquement l’UE et l’Amérique.

Les révolutions oranges

En réalité, l’élargissement vers l’Est n’a pas toujours été sans accroc. Là où cela n’a pas fonctionné, on a mis en place des révolutions oranges comme en Serbie en 2000 (où l’on s’est servi de l’organisation Otpor), en Géorgie en 2003, en Ukraine en 2004, en Biélorussie en 2006; là, la révolution n’a pas marché et c’est pourquoi Obama a infligé de nouvelles sanctions contre le pays et l’UE s’y est jointe.

Opposition continue contre la politique européenne

Les gens étaient en 1989 contre la dictature de la Nomenclatura et pour l’Europe, mais aujourd’hui, ils ont perdu leurs illusions et veulent l’indépendance nationale, ils sont contre le centralisme de Bruxelles. Ils sont tombés de mal en pis. L’Europe centrale et orientale sont aujourd’hui l’établi prolongé de l’Occident.
Il existe une opposition renforcée contre la politique de l’UE, avant tout contre le centralisme croissant. Pendant la crise de l’euro, une opposition contre le plan de sauvetage et l’union fiscale s’est créée en Slovaquie (le parlement sous la présidence de Sulík rejeta le plan de sauvetage en octobre 2011), en République tchèque, qui n’a pas signé l’union fiscale, en Hongrie sous Orbán, en Slovénie, où le parti de l’opposition conservateur de Janez Janša refusa le plan de sauvetage, et de forts mouvements d’opposition existent aussi en Serbie, où le Parti radical serbe, le plus grand parti du pays, a tenu le 29 février une grande manifestation pour protester contre l’adhésion à l’UE, en Pologne, où le parti Droit et justice a émis un avis critique contre l’UE et dans les pays baltes. En Croatie aussi, la mauvaise humeur contre l’UE était si forte que la majorité lors du référendum n’a abouti que parce que la moitié des électeurs sont restés chez eux.
Dans les pays baltes, des banques suédoises, qui de leur côté sont liées au FMI, dominent. La thérapie de choc, c’est-à-dire l’expérience néolibérale, arrive dans les pays baltes lentement à sa fin car le PIB recule et le chômage se situe à 15%, et en Lettonie, le plus grand parti est de nouveau le parti russe qu’on ne laisse cependant pas gouverner. Les gouvernements des trois pays ont tout misé sur l’adhésion à la zone euro, car ils attendent ainsi la guérison de tous leurs problèmes.

Le sondage Eurobaromètre sur le jugement de l’économie

Selon le sondage Eurobaromètre qui recueille l’opinion de la population dans les différents pays, il y a eu en République tchèque, et en Hongrie, Lettonie et Estonie en 2008, moins de 50% des gens qui approuvaient l’UE, et ils ont été un peu plus de 50% en Pologne, en Slovaquie et en Lituanie, et la tendance ne s’est certainement pas améliorée depuis lors. 1
Dans le dernier sondage de l’Eurobaromètre de décembre 2011, l’approbation de l’UE n’a plus été relevée, mais entre 60 et 90% des personnes interrogées dans les dix pays répondaient à la question «Comment jugez-vous la situation économique de votre pays?», par «mauvaise», et à la question «Croyez-vous que le pire arrivera encore sur le marché du travail?», le même pourcentage répondait par «oui». 2 Le chômage se situe dans tous les pays de l’Est de l’UE, excepté en République tchèque et en Slovénie, entre 10 et 15%. 3

Alternative: opposition nationale
C’est pourquoi, l’alternative est le maintien de l’Etat national, une opposition contre la mondialisation et une coopération avec la Russie et d’autres pays d’Europe de l’Est. L’Autriche, qui dispose d’une longue tradition dans les relations avec les pays d’Europe centrale et de l’Est, devrait construire en tant qu’Etat neutre une alliance avec ces pays en contrepoids à l’Occident. •

Exposé tenu lors d’une soirée d’information et de discussion «Hongrie versus mondialisation».
Initiative Heimat und Umwelt, Kolpinghaus, 6/3/12
(Traduction Horizons et débats)

1 Die Presse, 26/06/08
2 Eurobaromètre, décembre 2011
3 eurostat, 1/3/12


Courtesy of Horizons et débats
Source: zeit-fragen.ch
Publication date of original article: 07/05/2012
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