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Résister à la protecto-domination

Ainsi donc, la protecto-domination, cette entreprise de destruction massive pratiquée par l »assistant » envers l »assisté ». Quand vous n’avez plus de logis, des gens charmants vous proposent un hébergement, d’une durée variable. Certains de ces assistants sont tout à fait corrects, mais pour d’autres, c’est un prétexte à une opération de destruction massive, une opération de transfert, ce qui va mal en eux, ils peuvent en faire un petit paquet dont ils transmettent le poids sur vos épaules en critiquant, sans savoir qui vous êtes, votre personnalité et tout ce que vous avez pu faire.
Je sais que dans ces cas là, il faudrait pouvoir se lever, prendre son sac, affronter les mauvaises conditions climatiques, les dangers de la rue, plutôt que de baisser la tête et se taire pour fuir le conflit.
Je ne l’ai pas fait ces derniers jours et si cela m’a permis de reprendre régler des problèmes de refroidissement, la perte de dignité et le stress qui en résultent grignotent à la fois le moral et la santé. Je redresse la tête que j’avais baisser un instant, la dignité est aussi cette force intérieure qui permet de rester debout et d’avancer.

Je me retrouve à présent à la croisée des chemins. Soit j’accepte de servir de punshing-ball moral à certains qui se valorisent à mes dépends sans même vouloir entendre mon histoire en échange d’un lit et d’un peu de chaleur, soit je retrouve la fidélité à moi-même et le sens de mon combat contre cette globalisation sans âme, qui jette partout dans le monde les enfants de la Terre dans la guerre, la soif, la famine ou la misère. Plutôt affronter le froid que de me perdre.
Un combat juste qui fait entendre au monde pourquoi nous ne sommes pas les dommages collatéraux mais bien les cibles de cette guerre globale, contre les surnuméraires, ceux qui ne sont pas intégrables dans ce système-monde où le conformisme et l’acceptation du contrôle social (Brezinski parmi d’autres éminences grises de la globalisation) sont des pré-requis du droit à l’existence. Ce ne sont pas les seuls critères, pour d’autres, nés dans pays riches de ressources que les transnationales toujours plus monopolistiques entendent s’approprier, il suffit d’être nés au mauvais endroit, au mauvais moment. En Occident, où l’abondance reste de mise, ce sont d’autres sortes de cribles qui président à l’éradication de ceux qui incarnent – encore – une alternative, une marginalité, toujours plus réduite faute de combattants.
J’ai vu la mise en place de ces cribles sociaux aux cours du dernier demi-siècle. De même que la mise en place des matrices d’opinion (propagande) martelées par les médias aux mains des « dominants » qui les légitiment.
Sans logement depuis que ma caravane a mystérieusement disparu je fais la douloureuse expérience de la survie quotidienne, survivre encore un jour, une semaine, obstinément.

Après son pillage, petit à petit, je la réorganisais, et puis elle a disparu…

Aujourd’hui pour la première fois depuis longtemps, je retrouve les mots pour le dire. Poser les données du problème pour ne pas devenir l’acteur manipulé d’une pièce dont le sens nous échappe mais rester envers et contre tout, les co-auteurs du scénario d’un autre monde possible.
J’ai enfin trouvé un collectif, Doucheflux, qui me permet de poursuivre cette démarche dans un cadre collectif, même s’il s’agit surtout de parer au plus pressé, subvenir aux besoins les plus urgents des plus démunis. Les grandes ambitions politiques qui dépendant d’une conscience partagée par le plus grand nombre sont mortes, érosion de la colonisation yankee, acculturation et consumérisme roi, les écrans chevaux de Troie d’une civilisation décadente. La gauche ? Celle généreuse qui cherchait les chemins de l’équité n’existe plus en tant que mouvement collectif vers un monde meilleur, un monde plus doux, un monde plus équitable, un monde sans limites posées à la croissance qualitative, bienveillance et paix dans un monde réconcilié, parce que aucun ne s’attribue plus indûment les richesses des peuples.

A présent, je n’ai plus d’autre ambition que de lutter au quotidien, collectivement contre cette misère partagée qui conduit tant de belles personnes vers une mort prématurée ou la destruction irréversible d’une conscience massacrée par tout le poids de douleur du monde. On ne construit pas même un petit bout de monde convivial et chaleureux avec des légions de morts, d’éclopés. Et l’ambition aussi bien sûr de replacer la misère en contexte de remonter aux causes premières, pour ne pas devenir de ceux qui se donne bonne conscience en posant à tour de bras des emplâtres sur des jambes de bois. Rouvrir d’autres possibles quand ce sont ceux qui la vivent, la misère, qui définissent leurs espoirs, leurs besoins et leur capacité à faire exister des solutions créatives ensemble.
A suivre
Anne

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/2016/12/resister-a-la-protecto-domination.html

Le pernicieux tout petit suicide planétaire

Johnnie est le mécano de la locomotive appelée la « General » pour la Western and Atlantic Railroad. Lorsque la guerre de Sécession éclate, Johnnie a toujours du mal à choisir entre son train et Annabelle Lee  , Le mécano de la « Général » Buster Keaton 

On peut rêver… Les pays sont défibrés par les oligarchies financières mondiales. Et cela ne cessera pas tant qu’on aura pas « exterminé » la  faim dans le monde. Alors, on peut encore rêver parce que le but n’a jamais été de l’éradiquer mais d’en profiter. Elle est jolie la minuscule feuille avec la tour Eiffel. Personne ne remettra le charbon sous terre, ni les autres « énergies » fossiles. Les buveurs d’eau Nestlé auront beau faire une grande cérémonie et signer des accords, ils apprendront qu’on ne sauve pas la Terre. La Terre se débarrassera de l’homme. Un peu amochée. Mais la Vie se reconstruira quand tous les destructeurs hypocrites seront exterminés. En attendant, on peut toujours écrire des livres, s’adonner à l’art, se laminer en vedette sur un écran de télévision. Tout ça n’est que cérémonie. Tous les États ont les mains liées par l’oligarchie dirigeante sniper. Et, malheureusement, on n’en sortira pas. À l’encontre de Keaton qui retrouvera sa fiancée, on aura choisi la locomotive. La machine qui ne s’arrête jamais. Car – comme disait Desjardins – « Quand on est la loi, on ne peut être hors-la-loi. 

C’est simple: les esclaves n’ont pas ni la connaissance de la liberté, ni les moyens de la redonner aux peuples. Ni de renverser l’état actuel de ce monde qui n’est qu’un point dans l’Univers. Les esclaves qui nous dirigent n’ont que des titres. Alors, allons demander à la Reine d’Angleterre de « refaire le monde ».

Comme dans un théâtre, un beau théâtre, la pièce reste mais les acteurs passent. Et la pièce est dépecée chaque jour.

On va jeter les océans avec le bébé humanoïde…  Et ça, c’est un charme discret d’une bourgeoisie cupide, sorte d’araignée qui a vite compris qu’il fallait diviser pour régner. Il suffisait de démembrer les États et les hommes. Et de « blackmailler » ( faire chanter) les dirigeants qui sont devenus des Don Quichotte en lutte contre des moulins qui produisent trop vite de l’argent.

Le capital aura eu raison de tout. Mais on ne saura jamais pourquoi… On sait qu’il est bête et déshumanisé et produit par des humains dont l’autre n’est pas dans son miroir.

Gaëtan Pelletier

 

Souricide

trappe Lucifer

Un message du département de la défense de votre pays.

Conseils d’emploi :

1.     Appâter la tapette avec un morceau de denrée appétissante solidement fixée au déclencheur : fromage, pain blanc, saucisson, cerneau de noix…

2.     Disposer le Piège à Souris Lucifer perpendiculairement aux bas des murs, endroits où circulent habituellement les souris.

3.     Armer le piège

4.     Ébouillanter les Piège à Souris Lucifer après usage pour en débarrasser l’odeur. 

Piège à souris Lucifer 

La révolte d’un cyclope abruti 

Quand on songe à tout l’argent et sueurs que nous avons donné pour boucher le trou de toutes les formes de mégalomanies des dirigeants, des dictateurs, et du reste de la clique, nous avons un sérieux problème.

On pourra dire que l’histoire de l’humanité , à force de « donner aux dieux » odieux, a été elle-même, en fin de compte, l’offrande finale. On n’a rien vu venir, adoratifs, d’un œil franc et de l’autre voilé par la piraterie mondiale.

Les peuples sont maintenant comme des estomacs qui se mangent et se digèrent pour n’avoir plus rien à manger.

Krishnamurti disait que le savoir n’achète pas la sagesse. Or, les sociétés « évoluées » n’achètent maintenant rien que le « savoir ». La sagesse ne développe pas d’armes, la sagesse n’est pas en bourse. Étonnamment, on nous demandera d’être « équilibré ». Or, nous vivons dans un monde qui cultive le déséquilibre laissant aux citoyens « l’art de s’équilibrer » dans un monde qui valse et qui valse sur l’air d’une cacophonie arythmique.  Et l’éducation est devenue la fabrication d’un outil-chair infusé aux formules vides, marchant au pas de « lois » par une propagande hypocritement bienfaisante. Il n’existe plus que l’abrutissement continu.

L’État, c’est la religion des athées. Cette naissance d’une religion pompeuse des affaires ne fait plus aucune place à la spiritualité. Ni à la liberté tant criée.

Le NDM

Le Nouveau Désordre Mondial. Et pour la petite histoire de ce travail qui nous rend libre:

L’expression vient du titre d’un roman de l’allemandphilologueLorenz Diefenbach(en), Arbeit macht frei : Erzählung von Lorenz Diefenbach (1873), dans lequel les joueurs et les fraudeurs trouvent le chemin de la vertu par le travail.(…)  La citation est adoptée en 1928 par le gouvernement de Weimar comme un slogan vantant les effets de leur politique souhaitée de grande échelle de travaux publics programmés pour mettre fin au chômage. Arbeit macht frei

Pour mettre fin  au chômage… Quelqu’un connaît-il une formule plus « contemporaine » de la condition des travailleurs du 21ème siècle? Ils sont poussés pas un terme nouveau: la précarité, un slogan « moderne ». Voilà notre cyclope  devenu pirate ( chômeur) par le voile du nouveau langage du fléau libéral-mondialiste. La création d’un vendeur de slogans , aveugle, mais riche. Bien machiné aux marchés et aux chiffres.

« Les armes vous protègent ».  Etc, . Ainsi vivons nous des guerres à répétition pour « équilibrer » les forces de cette infime planète. Le Nouveau Désordre Mondial est tout simplement payant. Il n’a rien d’humain. Le moyen d’être libre est de travailler encore plus pour votre « qualité de vie ». Les travailleurs sont-ils actifs pour des paradis fiscaux ou pour eux?

On ne sait plus vraiment pour qui on travaille, quand on travaillera, combien de temps durera notre contrat. Et de par la mondialisation, le ressort est bâti au Mexique, le mécanisme aux États-Unis ou en France, et de par la sous traitance, le bois viendra de l’Afrique, etc. Et le travailleur de …partout.  La machine à tuer, ainsi divisée, en pièces, est « invisibilisée ». On ne sait pas pourquoi, mais on a faim. On pense savoir pour qui, mais au fond on ne le sait pas. On nous apprend comment, parce que c’est utile… Mais pas pour qui, mais pour QUI…

En résumé, l’histoire de l’humanité  est celle de la souris qui – sans le savoir –  bâtit le piège par  lequel elle sera éradiquée.

Appâter

Disposer ( diviser et étaler les pièces)

Armer

Ébouillanter

P.S.: Ébouillanter, c’est comme rendre ignorants les nouveaux venus dans le système.  On nomme cela  propagande   information.

Efficace, écologie, économique.   On croirait entendre un politicien ou un banquier…

Gaëtan Pelletier, monocle d’Amérique

Vers la « Ville Marchandise »

Introduction : Je tiens à remercier le journal Les Echos pour l’article intitulé : « la Ville privée, utopie du XXIème siècle », paru le 31 Mars 2015. Je remercie, car la thématique de la ville fait partie des problématiques que j’aborde depuis longtemps. A force de travailler une question on sent les choses, on cherche deséléments de démonstration de la thèse que l’on cherche à montrer et on n’ose rêver de tomber sur un article, qui, tranquillement, comme si tout ceci était naturel, nous annonce que la « ville privée » serait l’utopie du siècle… Alors j’ai pris ma plume…

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LA CITE GRECQUE, FONDEMENT DE LA DEMOCRATIE : Au plus loin que l’on remonte, la ville a un rapport fondamental avec la société [1], au sens social du terme. La cité grecque [2], est à l’origine de la démocratie, « pouvoir du peuple », car dans la cité, ceux qui décident de la gestion de la ville sont les « citoyens associés », fondement de la démocratie. La ville définit de ce fait, un rapport social qui fait du citoyen, le décideur politique suprême. Si l’on y rajoute le fait, que notre Révolution en créant la République, a défini « l’intérêt général », et non l’intérêt privé, comme objectif de la République, on trouve bien dans la ville, la commune, les fondements de la Démocratie, ceux du peuple souverain, des « citoyens associés ». Cette approche conceptuelle doit cependant être relativisée. La Ville en tant que telle n’est pas automatiquement, un espace démocratique, la ville est à la fois objet, espace et support d’affrontements sociaux, car la ville est un rapport social.

LA VILLE UN RAPPORT SOCIAL : Avec la révolution industrielle, on est passé de la cité, au village agricole et artisan puis à la « ville agro-industrielle » [3], dont les cités minières du nord de la France ont été un fleuron. N’oublions pas que ces villes ouvrières se sont construites autour des mines de charbon, à partir des corons, maisons construites par les patrons propriétaires des mines pour avoir leurs mineurs à disposition immédiate (pas de voitures à l’époque pour développer la mobilité). De fait, le logement était une partie du salaire du mineur. Le logement avait pour objectif, non de répondre à un besoin social, mais uniquement, de répondre à l’impératif d’une main d’œuvre disponible à proximité immédiate. La proximité lieu de production (entreprise), lieu d’hébergement était une condition indispensable à l’exploitation optimum du travail (rendant par ailleurs les prolétaires, prisonniers du Patron).

  • D’autres « villes industrielles » se sont construites autour de leur port (Bordeaux, Nantes, Le Havre, Marseille) port au sens large, intégrant leur hinterland, définissant ce qu’on appelle pour Marseille le « système industrialo-portuaire », intégrant de fait une forte activité commerciale liée au port, mais qui intégrait une activité industrielle de transformation, générant les emplois industriels nécessaires au développement de la Ville.
  • D’autres villes se sont développées sur l’agriculture et l’artisanat, d’autres encore sur des matières premières particulières (fer, zinc, cuivre, ou encore l’uranium).
  • Dans d’autres pays, ce fut autour du Pétrole.

On voit de ce fait, que la ville et son développement sont directement tournés vers l’activité économique, la ville est donc bien un « rapport social », conséquence directe de l’évolution du système économique et de son rapport de propriété (Capitalisme) [4]. En retour la ville devient aussi un facteur de développement économique (Economie Urbaine) [5]. Dans cette ville, toutes les fonctions existent et se développent de manière complémentaire (agriculture, artisanat, industrie, services).

LA VILLE, ENJEU DE LUTTE DE CLASSES : La ville industrielle n’était pas un havre de bonheur, mais un espace d’affrontement, et il suffit de citer « Germinal » pour comprendre à quel point la condition ouvrière de l’époque était misérable, violente, et malheureuse (porteurs de malheurs [6]). Que de révoltes (morts de Fourmies), de Révolutions (1838, 1848, 1871) avant que le politique ne porte un regard sur la condition ouvrière, débouchant sur la naissance des premières lois sur la protection du travailleur (1910) [7]. Observons encore que ces lois n’ont été prises que sous la contrainte des manifestations syndicales successives organisées par la CGT (création 1895, charte d’Amiens 1905). Ce n’est donc qu’après construction de l’outil de lutte des classes, que le pouvoir fléchit et négocie l’amélioration des conditions ouvrières. Personne ne peut réécrire cette histoire, car elle est faite du sang et de la sueur des militants en lutte pour l’intérêt général de tous. Les luttes sociales ne sont pas un détail de l’Histoire humaine, elles en sont sa matrice, confirmant l’analyse de Marx « Quand une idée s’empare des masses elle devient une force matérielle ». La ville devient donc un enjeu de « lutte de classes », d’où son développement et sa capacité à prendre en compte les besoins du salariat après le travail (Logements, Transports publics, Santé, Cultures, Sports etc….) par l’intermédiaire de la contribution citoyenne (Impôts locaux), auxquels l’entreprise privée est aussi, obligé d’y participer, ce que l’entreprise cherche en permanence à esquiver aujourd’hui (optimisation fiscale, paradis fiscaux etc.).

LA VILLE ESPACE D’AFFRONTEMENT PERMANENT : On le voit, la ville n’est donc pas un havre de paix, qui serait séparé du reste de l’affrontement de classe, Capital/Travail, qui resterait confiné à l’entreprise. Bien au contraire, en permanence, la ville fut l’objet d’un affrontement permanent, entre le désir de démocratie, renvoyant à la cité grecque et les logiques de marchandisation de l’espace urbain, source de convoitises et de « spéculations sans frein » (Immobilier), conduisant à la« gentrification » [8] des métropoles actuelles. Tout dépend dans la ville, du rapport de forces politique. La ville est à la fois le réceptacle des politiques nationales possibles et le support à l’expérimentation marchande (Appels d’offres, P.P.P etc..).

LA PUISSANCE DE L’ETAT ET L’AGE D’OR DE LA « VILLE DEMOCRATIQUE » : Après la seconde guerre mondiale, la société, sous l’impulsion du programme du conseil National de la Résistance [9], qui met en avant l’intérêt général, impose la ville comme l’outil de la République pour la mise en œuvre de ces orientations politiques. La ville fut le réceptacle des « demandes sociales » [10] expliquant par ailleurs la montée de l’investissement public local (Ecoles, Bibliothèques-Médiathèques, centres de santé etc.) et l’espace sur lequel se développaient les services publics. Leur efficacité se trouvait dans ce rapport de « compétences à proximité », que le marché (offre/demande) était incapable de remplir. Le patronat, déconsidéré du fait de son positionnement durant la guerre (soutenant le Régime de Vichy), su se faire oublier. De toute façon, le Plan permettait aux entreprises privées de faire du profit en investissant dans les secteurs définis comme prioritaires (Bouygues, Lafarge, Thomson, SEB, Alcatel, Alsthom etc. sont devenus depuis des champions mondiaux, grâce au plan). La ville était un « système de réponses publiques » aux besoins des habitants, poursuivant ainsi, l’Histoire tracée par les « citoyens grecs ». Industrie, services publics, via l’impôt, et « lutte des classes » étaient les matrices du développement de la ville. On parlait alors de « banlieue rouge » et de grandes villes furent gérées par un conseil municipal communiste (Le Havre, St Etienne etc.) générant une gestion audacieuse (centres de santé, activités jeunesse et culturelle etc.). Mais cette évolution progressiste fut remise en cause avec la crise.

LA MONDIALISATION OU LA REVOLUTION NEO-LIBERALE  : La crise du XXème siècle commence selon moi, en 1971 au moment de la crise du dollar qui voit la fin du système monétaire mondial, dit « système de Bretton Woods », fondé sur une parité fixe des monnaies et l’intervention publique dans l’économie. Le désordre financier qui en ressort, accompagnée de la « crise du pétrole » lié aux désordres géopolitiques (conflit palestinien, canal de Suez) engendre le début d’une crise systémique. L’arrivée au pouvoir du couple (Reagan, Thatcher) va précipiter le monde dans des solutions ultral-ibérales, visant à libéraliser les mouvements de capitaux, les investissements, à déréglementer le travail et les protections collectives et à réduire l’intervention publique à son strict minimum. Le marché et ses règles (profits) deviennent la règle, et l’emploi, la variable d’ajustement, tout ceci étant possible du fait de la « révolution informationnelle » qui par l’informatique permet en maîtrisant l’information et la finance d’organiser la « mondialisation de la production », c’est-à-dire la capacité pour un groupe industriel dominant, d’organiser un système productif où l’entreprise productive est éclatée à travers le monde (lieux de production spécialisés spatialement différencié) permettant d’optimiser les revenus financiers des groupes mondiaux. Les Etats sont sommés de s’y soumettre (« consensus de Washington ») et l’écroulement de L’URSS va accélérer le processus.

LE CAPITALISME PREDATEUR : Au-delà des apparences qui nous montrent Microsoft, Google, ou autre Apple, comme fleurons de la création, sans rappeler leurs liens étroits avec l’Etat étasunien (militaire, financement des campagnes électorales), le capitalisme en tendance ne crée plus, il accapare. D’où le besoin d’un discours idéologique sur les « coûts du service public », et de la dette publique générée, qui en seraient la cause. De fait, la solution est simple, réduire les « dépenses publiques », en transformant les services publiques en « services au public », c’est-à-dire en « services marchands », payables en carte bleue et non plus en impôts, inutiles et coûteux… Une fois dénoncé le mal, la solution est évidente, il s’agit de donner au marché le soin de gérer les « services à la population » et c’est ce qui se passe. Le secteur téléphonie de la Poste, devient « France Télécom », que l’on privatise, qui s’endette (rachat d’Orange) et qui devient Orange, faisant son beurre sur la vente des services (orange mobile) en continuant de s’appuyer sur les centraux téléphoniques de La Poste, financé et construit par la puissance publique. Dans la même veine, les villes gagnées à l’idéologie marchande transfèrent leurs activités publiques au privé (eau, nettoiement, voieries, cantines, informatique etc…) via des « appels d’offres », qui de plus détruisent le service public et remplacent des emplois stables (statut) par des emplois souvent précaires et encore plus mal payés, créant de fait encore plus d’instabilité sociale, source de toutes les combines et trafics pour survivre. Le développement du capitalisme actuel se fait donc, non sur de l’innovation, mais sur de la captation d’activités publiques engendrant plus de pauvreté, en ce sens le capitalisme néo-libéral est prédateur, confirmant ce que voyait déjà Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches » [11].

SUITE SUR CENT PAPIERS 

Les enquêtes de l’agent Némare: Où étiez-vous dans la nuit du 8 mai 1945 au 15 juillet 2025?

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Roman policier historique de Larsen  Joan Némare

L’inexplicable ne se produit presque jamais. En tant que policier, tu apprends à distinguer l’inexplicable de l’inattendu.
Avant le gel (2002)
Citations de Henning Mankell
L’inspecteur J0an Némare soupira:
– Où étiez-vous pendant la nuit du 8 mai 1945 et le 15 juillet 2025?
Il avait devant lui, le ramassis du pire ennemi de l’histoire: le gouvernement.
– Vous êtes le gouvernement, n’est-ce pas?
– Lequel? , répondit l’individu aux mains satinées.
– N’importe lequel, répondit Némare en s’allumant une cigarette.
– Vous voulez une clope?
Le gouvernement écarquilla les yeux, horrifié.
– Je ne fume pas, voyons! Cette saleté vous tue…
– Et les guerres? Vous les entretenez depuis des décennies…
– Mais nous ne sommes pas le 15 juillet 2025.  Que se passera-t-il le 15 juillet 2025?
Némare soupira. Il avait enlevé son masque contre la pollution qui régnait dans la ville, car la salle d’interrogation était munie d’un filtre qui purifiait l’air 24 heures par jour. Un filtre fourni par l’État dans des centres névralgiques. Depuis les débuts de l’austérité, soit la crise 2008, il fallait aux policier nettoyer les filtres à chaque semaine. Peu importe le grade. Et Némare, malgré son grade de capitaine, en avait marre.
– La même chose qu’aujourd’hui monsieur gouvernement… Sachez que vous êtes accusé, vous et vos semblables du meurtre de la race humaine par cupidité, affilié à la famille des PPP ( Putains Pour Profits), avoir été négligents et comploté à des fins intimes et personnelles d’enrichissement sans précaution réelle et honnête.
Le gouvernement ébaucha un sourire espiègle et goguenard, sachant qu’il avait le pouvoir de faire disparaître ce petit capitaine de la liste des enquêteurs.
– On m’accuse de quoi, capitaine?
– Du meurtre d’une mère: la Terre. Sans compter les millions de victimes déplacées, tentant de refaire leur vie et leur culture dans d’autres  pays que le leur,  créant ainsi une friction entre les cultures. Ou meurtres en séries…  Les guerres les ont forcé à se déplacer. Les migrants ou sans papiers, vous connaissez?
L’inspecteur toussa. Il prit une gorgée d’eau clarifiée au chlore, pendant que le gouvernement, calme, avala une lampée d’eau tirée des glaciers millénaire de ce qui restait du Nord.
– Vous divaguez…
– Et que dire de la pollution, des libres-échanges, des paradis fiscaux de vos « amis »?
– Vous permettez que je donne un coup de fil?
– Votre téléphone n’a pas de fil, gouvernement. C’est un téléphone « intelligent ».
Le gouvernement pouffa de rire.
– Faites votre appel…
Le capitaine fit apparaître sur son écran une montagne de téléphones empilés dans une rivière de Chine. Puis soudainement, l’appareil s’emballa: en l’espace de 2 minutes des milliers d’images apparurent à l’écran en saccades: des ours polaires amaigris, des citoyens portant des masques, des guerres en Afrique, des images d’enfants déchiquetés.
– J’ai faim.
– On vous apportera un repas. Pour l’instant, vous n’aurez droit qu’à la nourriture que l’on sert aux peuples.
Un serveur entra dans la pièce.
« Macaroni au fromage, riz de Chine, pommes de Chine, et poulet – oups- des élevages mexicains. Un poulet de 48 jours… Pas tout à fait à la taille normale. »
– Auriez-vous un autre menu?
– Poisson?
– Ah! Merci. Des oméga 3 et une bonne salade.
Puis il ajouta:
– Vous n’avez rien d’autre? C’est assez flou vos accusations.
Le capitaine poussa un soupir. Les murs du la salle s’ouvrirent sur un entrepôt immense.
– Un million de documents…. Monsieur Gouvernement.
… En passant, votre poisson vient des rivières avoisinant de mines du Grand Nord du Canada. Toujours pas nettoyées…  Il avait trois têtes, mais on vous en a enlevé deux pour ne pas briser votre plaisir…
Puis il esquissa un faux sourire, tirant sa clope et lançant sa fumée secondaire sur le gouvernement. Puis il demanda ses 6 comprimés habituels contre la nausée.
– Cher capitaine, répondit le gouvernement, nous avons un système de santé qui accorde 70% de notre budget à la santé. N’est-ce pas une belle réalisation?
– Et le reste du budget?
– 20% à la défense et 10% pour le développement et l’entretien de nos citoyens.  Dans dix ans, ce sera encore mieux…
– Ah!  J’ai justement un test pour vous…
Le capitaine avait retrouvé sa bonne humeur.
***
On emmena le gouvernement dans une allée de pharmacie.
– Qu’est-ce qu’on fait ici? s’étonna le gouvernement.
– On fait ce que font tous les accusés du monde occidental: on teste.
Notre défi consiste à parcourir l’allée de la pharmacie et à avaler un médicament les yeux bandés. Si vous en sortez vivant au bout de l’allée, nous pourrons débattre à la télévision de vos bonnes intentions concernant l’humanité.
L’essai démarra à 18h00.  En même temps que le journal télévisé.
À 18h00, la moitié de la planète était rivée aux écrans géants de leurs demeures. La totale télé-réalité.
La « course  » démarra lentement. L’allée avait 12 mètres.  À l’autre bout du monde, certains avaient passé la nuit à préparer ce sport extrême et des commanditaires avaient créé des pubs pour l’événement.
Pendant une heure, les deux hommes déambulèrent l’allée en un pas lent, tâtant chaque flacon, chaque boîte, et lorsqu’un bruit de clochette se faisait entendre, chacun devait avaler un comprimé ou un liquide qu’il tenait dans la main.
Au bout de 24 minutes, le gouvernement parut flancher; il s’écroula dans l’allée, respirant difficilement, pendant que le capitaine, entendant les râlements du gouvernement, levait les bras en signe de victoire.
Toutefois, à la 59 e minute, le capitaine se mit à trembloter. Mais il poursuivit sa route en tanguant. À la minute 123, les deux hommes commencèrent à transpirer. Il ne restait que quelques mètres avant l’arrivée du fil et les spectateurs hurlaient devant ce « combat » présenté sur écran géant.  À la 143 e minute, les deux hommes s’effondrèrent.
Un seul se releva.
Le gouvernement.
La bourse de NY fit un bond.
Et tous les spectateurs applaudirent. On pleurait, on se mouchait, on s’accolait, et on levait son verre.
***
Dans les coulisses, le gouvernement poussa un soupir de soulagement et se mit à ricaner.  Grâce au service de renseignements, il  avait appris par cœur tous les emplacements des ingrédients des allées par  la construction d’une pharmacie tout à fait semblable  à celle désignée. Payée par les contribuables.
Il prit son téléphone et contacta le président des États-Unis.
– Alors tout s’est bien passé? , s’enquit celui-ci.
– Parfaitement. Je suis un peu fatigué, mais je vais m’en remettre grâce aux produits naturels que vous m’avez conseillé.
Un serviteur noir, ganté de blanc, alla porter au président son breuvage favori avant d’aller au lit.   Puis il replaça sur le bureau la plaque tombée par terre du nom du président, Zoup Wong Dong. 
Gaëtan Pelletier
Dédié à Philip K. Dick, qui retrouva 17 manuscrits devant sa porte, tous refusés. Un fou!

Retournez les fusils

« Les 374 plus grandes sociétés transcontinentales inventoriées par l’indice Standard and Poor’s détiennent aujourd’hui, ensemble, 655 milliards de dollars de réserve. Cette somme a doublé depuis 1999. »

« En 2001, dans les pays occidentaux, le nombre de milliardaires en dollars s’élevait à 497 et leur patrimoine à 1 500 milliards de dollars. Dix ans plus tard, en 2010, le nombre de milliardaires en dollars s’élevait à 1210 et leur patrimoine cumulé à 4 500 milliards de dollars. »

L’ouvrage initial date de 1980, mais Jean Ziegler s’est senti contraint de l’adapter aux temps présents en le réécrivant entièrement. À l’origine, explique l’auteur dans une interview au Point, le titre était repris d’un manifeste de Trotski appelant le prolétariat engagé dans la première boucherie mondialisée à retourner leurs armes contre les capitalismes plutôt que contre leurs camarades du camp d’en face.

Trente-quatre ans après, rien n’a changé, sinon en pire. Jean Ziegler :

« Les capitalistes font aujourd’hui un maximum de profits en spéculant sur les aliments de base comme le riz, le maïs, le blé. Les prix explosent, et toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim. Aujourd’hui plus que jamais, il faut retourner les fusils. »

Devant son interlocuteur abasourdi, Ziegler tempère à peine son séditieux propos. Non, non, il n’est pas question d’aller illico « flinguer son banquier », mais au moins d’empêcher par tous les moyens les capitalistes de semer la désolation sur toute la planète.

Et de donner l’exemple des cinq cents sociétés tentaculaires multinationales échappant à tout contrôle, notamment à celui des États, s’appropriant 52,8 % du produit mondial brut, coupables de maltraitances contre leurs ouvriers, comme ces quelques 1 300 victimes mortes dans les ruines de l’immeuble insalubre Rana Plaza à Dacca.

Chasser les grands prêtres des religions malfaisantes

Or, la forteresse financière néolibérale n’est désormais guère plus salubre que le bâtiment délabré de Dacca. De sinistres craquements en ont de nouveau ébranlé les fondations tout au long de la semaine passée. Les métastases du cancer systémique ont repris leurs lugubres ravages, frappant jusqu’aux derniers refuges du sanctuaire : les places boursières et financières.

Et tout retour en arrière est désormais impossible. Les lettres ouvertes indignées aux dirigeants du monde malade pour qu’ils changent de cap sont vaines et dérisoires. Comme le dit le banquier défroqué Charles Sannat dans un de ses éditos du Contrarien, il n’y a plus rien à espérer du système agonisant, ni de ses gouvernants :

« Il faudrait tellement tout changer, tellement tout bouleverser que jamais, jamais un consensus ne pourra se faire sur des mesures d’une telle ampleur tant que nous ne serons pas tombés au fond du gouffre. Nous sommes au pied du mur mais cela ne change rien. Nous pouvons gloser des heures et des heures sur quoi faire, comment le faire, pourquoi le faire, nous ne ferons rien. Rien. »

Tout changer, oui, dans les institutions comme dans les mentalités. Tout changer pour passer au monde d’après en surmontant le chaos laissé par le monde d’avant. Mais qui pense sérieusement que l’on peut se débarrasser d’un système sans écarter ceux qui s’en portent garants jusqu’à l’intolérable ? Qui croit qu’on puisse mettre hors d’état de nuire une religion malfaisante en restant soumis à ses grands prêtres et respectueux de ses temples ?

Le scrapbooking planétaire

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En deux, « Le monopole de l’universel ». l’Occident a su représenter ses intérêts particuliers comme des intérêts de l’humanité. Se prétendant « la communauté internationale » il est capable, avec ou sans l’aval de l’ONU, de renverser manu militari des régimes placés aux antipodes et qui ne le menacent pas. Source

« Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres«  professait La Boétie. En voilà un programme qui à lui seul serait à même de renverser notre diktacratie ! Mais combien sont prêts à allumer la mèche qui fera fondre leurs chaînes d’esclaves volontaires ? Si peu… Notre démocratie est une imposture 

On peut continuer ainsi à faire du collage de tous les analystes et les petits livres SDF qui passent dans la momentanéité de l’Histoire à la vie longue comme une mouche à feu. On n’en tirera rien de positif. Rien.

Je ne donne pas dix ans à la planète pour que nous portions tous un masque. Il y aura alors un modèle de  masque dikté par l’État pour que l’on puisse geindre dans les rues avec des pancartes dont les modèles seront fournis par une adresse de Facebook . Ainsi, on formera un grand scrapbook  planétaire.  On en fait déjà…

Des « intérêts » chinois viennent d’acheter Pirelli dans une transaction de plus de 7 milliards. En euros ou en américains… Peu importe de garage, les chinois, étouffés dans leur pays, déjà masqués, mais vers la richesse et l’armement, ont choisi eux aussi le « modèle » abrasif de développement calqué étasunien.

Je vais passer du coq à l’âne…

C’Est sans compter les « figures de marque » qui ont une belle notoriété sur le net et dans leur costumes de clowns sérieux. Les idées vont maintenant à la vitesse de E= mc2.  Sans compter- répété-je – ( ouf! j’ai eu de la difficulté avec celui-là, sais pas s’il est bon, mais il a l’air savant ), les radios, les journaux, les chaînes de « nouvelles » à n’en plus finir. On dirait une boîte de macaroni fabriqué par la compagnie Heinz: outre les produits chimiques inscrits  sur la boîte, on ne voit pas derrière la culture de la tomate , ni des spaghetti, le gerber des pesticides, des fongicides, et le  reste de l’arsenal pour tenter de remettre en vie les ingrédients pour la plupart détruits. No life. No Vie. Nothing.

Voilà! Quand on bouffe des « nouvelles », des analyses, des livres « explicatifs » du géopolitique, on bouffe de la merde dite information, et même pas bonne à faire de l’engrais de cerveau. Encore moins de l’âme.  On ne voit pas non plus ce qu’il y a derrière ce scrapbooking . Et le résultat est la nouvelle aventure de partir à la recherche de la « vérité ». C’est comme tenter de se nourrir dans la décharge géante des déchets de Montréal.

Nous sommes les poissons de toutes ces eaux barbouillées. Si on ajoute à cela Big Pharma, la vaccination, les vautours quotidiens arracheurs de dents et de petits avoirs, il ne reste plus qu’à avoir l’ambition d’être riche pour soi et pauvre pour l’État. Ne rien engraisser, même pas soi… 🙂

Jeûner de la richesse c’est donner à l’État l’austérité qu’il nous impose. Et voter n’a plus aucun sens puisque nous ne votons pas pour un pouvoir mais pour une mascotte.

La résistance 

La résistance est d’acheter ce qui dure. Mon grand père s’était acheté une f aulx qui a duré tout une vie. Alors, il faut faire son pain, se dégoter un coin de terre, ne plus laisser son argent dans les banques, et vu les nouvelles tentatives d’extorsion des États, posséder moins pour ne pas enrichir les multinationales. Et, pour le plus long terme, s’adonner au troc. Bref, cesser de jouer le jeu des vendeurs du temple. La guerre par la passivité quand c’est nécessaire.

Nous ne sommes pas des carrières, nous sommes des humains.De vrais  Et quand nous avons voulu faire carrière, c’était pour demeurer et enrichir l’humanisme en chacun de nous. Pour les machines à sculpter des esclaves, nous ne sommes plus humains, nous sommes des bras, des cerveaux. Bien habillés…  Mais c’est une couche sur une structure  rigide… Acier. C’est assez!

L’Habit ne fait pas le moi…Ne fait pas le moi…ne…

Gaëtan Pelletier

La pensée du jour

« Je ne visionne plus de films américains (USA). Plus ça va, plus je vois que ces gens-là sucrent leur café avec du sucre de Colombie. »

Scrapbooking pour athées

Image d’en haut: pas d’auto

Image du milieu : pas de dieu

Image d’en bas: le génie du scrapbooking

 

Scrapbookons tous en choeur!

Le bonheur est de se lever à 5 heures, de rouler pendant deux heures, de travailler, de manger Heinz Hitler et de retourner à la maison brû-brûlé.

Vite! Une nouvelle auto, un nouveau pont, un psy, un médecin, et à 40 ans vous êtes bon pour flanquer votre photo dans un scrapbook.