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Le Canna(da)bis

 

Fumer du cannabis provoque certains des effets à long terme sur l’organisme qui ressemblent à ceux de la cigarette et comporte des risques de santé pulmonaire, dont notamment :

  • la bronchite
  • les infections pulmonaires
  • la toux chronique (persistante)
  • l’accumulation de mucus dans la gorge  

Effets du cannabis, Santé Canada 

Pendant que le Canada lutte contre le tabac et tous les pestiférés-fumeurs du monde, il s’empresse de légaliser le cannabis. Allez savoir! Peut-on présumer que le Canada espère empocher l’argent du commerce évaluer à quelque 10 milliards de dollars?  On argue que la légalisation  serait mise en place pour soustraire le produit  au marché du crime organisé, puisque la « partie » récréative est incluse dans la légalisation. Et quel serait l’âge légal pour avoir droit de consommer le produit? Pas encore fixé, il semble. Mais peu importe l’âge légal, il pourra se créer un marché illégal entre les usagers mineurs et les « fournisseurs majeurs ». Ou bien une lutte de qualité ( en fonction du taux de THC, ingrédient actif « euphorisant ») entre le gouvernement et le crime organisé pourrait advenir. Nous n’en savons rien.

Les vertus du cannabis: le CBD ou cannabidiol. 

Le CBD réduit fortement certains effets secondaires du THC, tels que la perte de mémoire à court terme, la nervosité où la désorientation.

Huile de cannabis médical au CBD

Huile de cannabis médical au CBD

  • Analgésique: réduit les douleurs vives et fortes, le CBD est pour cela le cannabinoïde le plus efficace
  • Anti-inflammatoire: réduit l’inflammation
  • Le CBD possède des propriétés antitumorales, antimétastatiques, en limitant la progression de certains cancers (notamment au niveau de la prostate, du sein, du colon, du cerveau…). Le CBD est également antioncogène, s’opposant ainsi la naissance des tumeurs.
  • Anxiolytique et antidépresseur: réduit les symptômes de l’anxiété, en apportant calme et relaxation
  • Antiémétique: réduit les nausées et vomissements
  • Antipsychotique: réduit les psychoses (incluant les délires et hallucinations), aide à lutter contre la skyzophrénie
  • Traitement de la sclérose en plaques (SEP), et de la fibromyalgie
  • Puissant relaxant musculaire
  • Aide à lutter contre l’insomnie
  • Protège de la dégénérescence cérébrale (Alzheimer…)
  • Soulage la polyarthrite rhumatoïde
  • Antiépileptique: réduit les crises et les convulsions
  • Antidiabétique: diminue le taux de sucre sanguin
  • Antispasmodique: empêche les spasmes et les convulsions
  • Anti-ischémique: réduit le risque de blocage d’une artère
  • Antibactérien: élimine certaines bactéries, limite leur reproduction et leur mouvement (bactériostatique), de manière plus efficace que le THC
  • Anti-psoriasis: aide à lutter contre cette maladie de la peau
  • Lutte contre l’acné
  • Hypotenseur: réduit la tension artérielle
  • Anti-prokinétique: ralentit les contractions de l’intestin grêle, aide à lutter contre la maladie de Crohn (mais augmente l’accoutumance au Rémicade), et la maladie du côlon irritable.
  • Antioxydant: lutte contre les radicaux libres (le CBD est ainsi plus antioxydant que les vitamines C ou E)
  • Réduit l’envie de fumer du tabac
  • Stimule la croissance des os

Source

La liste n’est même pas exhaustive. À en croire les servants du cannabis, la marijuana guérirait à peu près tout…

Le long terme 

La structure du cannabis étant complexe ( plus de 85 ingrédients actifs), les interactions sont mal connues ainsi que les effets à long terme sur l’organisme et sur, bien sûr, la société. Bref, le jeu en vaut-il la chandelle?

N’aurait-il pas mieux se concentrer sur l’huile de cannabis et ses bienfaits au lieu de saisir l’occasion de taxer un produit que l’on peut qualifier de dangereux?

Consulter le site de Santé Canada pour les dangers du cannabis:

Effets du cannabis sur la santé 

 

 

Gaëtan Pelletier

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Les oubliés de l’Amérique

Rafle des années 60 : des enfants autochtones ont été vendus à l’étranger

Carla Williams a été adoptée par une famille néerlandaise. Ses parents lui ont dit qu'ils l'ont achetée pour 6400$.

Une enquête de CBC révèle que certains enfants autochtones retirés de leur famille pendant la rafle des années 1960 ont été vendus à l’étranger.

Connue en anglais sous le nom de « Sixties Scoop », cette politique gouvernementale a arraché des milliers d’enfants autochtones à leur famille pour les faire adopter par des familles blanches au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Des documents liés à l’adoption d’enfants autochtones dans le cadre du programme fédéral révèlent que ceux-ci ont fait l’objet d’une campagne de commercialisation agressive à l’endroit d’églises et d’agences d’adoption américaines. Les enfants étaient notamment répertoriés dans des catalogues, où on leur accordait une valeur monétaire.

Barbara Tremitiere était préposée à l’adoption au Tressler Lutheran Home for Children, un organisme basé en Pennsylvanie, dans les années 1970. Elle se souvient des catalogues envoyés à son agence dans lesquels figuraient les noms et photos d’enfants disponibles au Canada.

Articles faisant la promotion d'adoption d'enfants autochtones
Articles faisant la promotion d’adoption d’enfants autochtones   Photo : Karen Pauls

« À cette époque-là, les règles entourant l’immigration étaient très différentes. Les enfants autochtones étaient considérés comme des citoyens des deux pays, donc il n’était pas nécessaire de passer par l’immigration pour les amener [aux États-Unis] », raconte Mme Tremitiere, ajoutant que son agence percevait entre 1000 $ et 2000 $ pour chaque adoption d’enfant autochtone en provenance du Canada.

Parmi les enfants adoptés par l’entremise du Tressler Lutheran Home for Children figurent les soeurs jumelles Alison Sweigart et Debra Floyd, qui ont été retirées de leur communauté au Manitoba et adoptées en Pennsylvanie. Leurs parents adoptifs les ont choisies dans un catalogue où leur valeur était « évaluée à 10 000 $ ».

« [Ma mère] m’a dit que c’était comme feuilleter un magazine pour choisir celui que tu voulais », raconte Alison Sweigart, ajoutant que ses parents adoptifs ont payé la somme demandée.

C’était comme un marché noir. C’est incroyable que des gens aient pu faire cela dans l’impunité

Alison Sweigart

Carla Williams est née au Manitoba et a été adoptée par un couple néerlandais. Elle avait 11 ans lorsqu’elle a trouvé le reçu de son achat. « J’étais évaluée à 6700 $ canadiens », dit-elle, ajoutant que le reçu officiel avait été signé par un juge.

SOURCE: RADIO-CANADA, 2016

la suite ICI 

Parlez-moi d’un bon train qui parle comme un paon!

Les Don Quichotte du clavier et de la babine 

À lire les journaux, à écouter les longues analyses des postes de radio ou de télévision par des flopées de « spécialistes », on se demande à quoi sert tout ce grand débit de lettres, de mots, de sons, quand, au fond rien ne change. Alors, oui, on n’a jamais autant écrit, autant parlé, autant pensé que l’on peut changer ce monde par les idées. Même si elles passent en boucle.

Le monde est en apparence rempli de libertés: liberté de dire ce que l’on pense, et de crucifier deux ou trois politiciens le matin, ils ressuscitent trois jours plus tard ou sont remplacé par un robot du même acabit.

Il nous reste cette illusion d’avoir un certain effet sur le cours  de l’histoire. Les analyses ou prises de conscience ont beau être musclées, elles finissent par s’enterrer elles-mêmes. La rivière tumultueuse ne nous donne pas le temps de nous arrêter. C’est une descente de rapides, pas une balade sur une rivière tranquille.

Le temps…

Jadis, il n’y avait qu’un cadran solaire dans les villages, puis, plus tard, une horloge accrochée au mur. Maintenant, on a l’heure à la seconde au poignet, sur les appareils ménagers, à la télévision, bref, chaque pièce a ce rappel insidieux de courir après le bonheur, car le temps presse. Personne n’a envie de se tailler une cuillère en bois pendant des heures comme passe-temps. On l’achète de Chine. La cuillère à trois cents, se vendra cinquante cents une fois qu’elle aura traversé l’océan et aura enrichi de quelques cents les actionnaires d’une multinationale.

Les chevaliers 

Ils sont légion. Il y a autant de chevaliers de la parole ( question-réponse-entrevue) que le nombre d’habitants que le New-York des États-Unis. On avale de menues idées – voilà qui fait de nous, au moins, des intellectuels – autant qu’un oiseau qui picore les graines d’un jardin. Alors qu’en faisons-nous? Nous les écoutons. Et en sommes- nous éclairés?

Le train et la réponse du cerveau 

Un jour, nous avons acheté une maison près d’une voie ferrée. Les premiers matins, vers 5 heures, le train passait. On se réveillait épouvantés, surtout l’été, quand les fenêtres étaient ouvertes. Au bout de quelques mois, le train passa, mais nous sommes devenus sourds. Pourtant, à cette époque, il en passait peu. Aujourd’hui, le trafic s’est multiplié par dix ou par vingt. Mais nous ne les entendons plus. En fait, nous avons oublié complètement qu’il y a une voie ferrée qui passe à 30 ou 40 mètres de la maison.

La culture 

Dans quelques décennies, ou avant, ou aujourd’hui, on ne saura plus ce qu’est la « culture ». Puisque chacun a le droit de s’exprimer, de faire du bruit un jour sur une chaîne de télé, de citer Nietzsche ou Sartre, de beurrer son pain quotidien d’un savantisme  bien énoncé, il n’est plus réellement entendu. Le cerveau a cette capacité de devenir incapable de faire un synopsis d’une cacophonie pénible. Il fuit, comme dirait Laboritt. Et en avant…

En fait, nous sommes piégés par le syndrome de la queue du paon: le plumage est bien plus attirant que la cervelle de l’oiseau. Et malgré tous les changements de nos sociétés, nous tenons fermement à croire que le politicien pourra changer quoi que ce soit. Après tout, nous, instruits, savants, cultivés, nous sommes là pour le guider!  Cela pourrait se résumer en une formule: « Je suis un train ».

Gaëtan Pelletier

Les politiciens

 

Go to the profile of dav y

Ils sont en guerre contre les peuples.
L’ennemi, ce qui les terrorise, c’est le peuple.

(De là à voir les terroristes comme une expression dans la réalité de leur crainte — qui arrange et justifie ce qu’ils rêvent de dire — il n’y a qu’un pas.)

Ce qu’ils protège et craignent de perdre, est quelque chose de parfaitement irrationnel : “le Pouvoir”. Ils en sont avides, y sont accros.
(Le pouvoir en tant que crainte et soumission des autres.)

Le pouvoir est une comédie du rationnel. Comme en portant des masques, les pantomimes se fondent avec leur personnage. Il y perdent leur âme, sombrent dans la démence.

En s’en emparant, ils le confisquent qu peuple. Et le pouvoir qu’ils confisquent est celui de faire avancer les choses, d’évoluer.
Car il est certain qu’aucune de leurs décisions n’est
1. voulue / désirée
2. logique / raisonnable / efficace
3. en accord avec l’esprit des Droits de l’Homme

Ils violent toutes les lois, commettent des crimes impunément, et condamnent les civils à la prison ferme pour des causes mineures. Ils n’ont aucun sens des proportions.

Ils ne sont pas professionnels, ils sont :
1. formatés et installés
2. les garde-fou des multinationales
(De vrais professionnels sont efficaces et se font virer à la moindre

Dav

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Les cochons « Blade Runner » , c’est nous

« Quelle expérience de vivre dans la peur, n’est-ce pas ? Voilà ce que c’est d’être un esclave. »

— Roy Batty, Blade Runner

Les humains peuvent s’habituer à tout, se plier à tout, avec leur dite capacité d’adaptation. Nous nous dirigeons vers un monde dans lequel nos besoins émotionnels seront délaissés au profit du profit. « L’investisseur » ne comprend rien à la nature humaine. Et qui sait si cet abandon de nos besoins émotionnels ne sont pas la source des problèmes qui causent les grands désarrois mondiaux actuels et la perte de nos enfants en devenir de n’être que des consommateurs? À dépenser tels les rois de jadis? De là l’illusion d’un humanisme vivant qui n’est en réalité qu’une mort lente de la réalité de notre personne. Sommes-nous en train de nous synthétiser comme les replicants de Blade Runner ?

Peut-être en sommes-nous à être « élevés » plutôt qu’éduqués? Dans cette ère de charabia économiques pour nous convaincre de consommer, on se demande où se situe l’intérêt des puissances mondiales qui manipulent l’économie des pays. Certainement pas dans la réalité de nos âmes.  On peut bien briser des cochons sans qu’ils ne se révoltent, mais aussi des humains sans qu’ils se révoltent en leur faisant croire que c’est là leur bien-être « garanti ».

Gaëtan Pelletier

Les singes  de Harlow

Un extrait du livre  Sapiens: Une brève histoire de l’humanité

Les cochons comptent au nombre des mammifères les plus intelligents et curieux, juste après les grands singes. Les élevages de porc industriels n’en confinent pas moins les truies allaitantes dans des caisses si étroites qu’elles sont littéralement incapables de se retourner (sans parler de marcher ou de fourrager). Elles y sont maintenues jour et nuit, quatre semaines durant, après qu’elles ont eu des petits. Après quoi ces derniers leur sont retirés pour être engraissés, et les truies sont fécondées avec le prochain lot de porcelets.
Beaucoup de vaches laitières passent la quasi-totalité des années de vie qui leur sont accordées dans un petit enclos, condamnées à se tenir debout, à se coucher et à dormir dans leur urine et leurs excréments. Une batterie de machines leur fournit leur dose de nourriture, d’hormones et de médicaments, tandis que, à heures régulières, une autre série d’appareils se chargent de la traite. La vache coincée entre les machines est à peine plus qu’une bouche qui ingurgite des matières premières et un pis qui produit une marchandise. Traiter des êtres vivants possédant tout un univers émotionnel complexe comme des machines ne saurait être pour eux qu’une source d’inconfort physique, mais aussi de fort stress social et de frustration psychologique[7].
De même que le trafic d’esclaves transatlantique n’était pas le fruit d’une haine vouée aux Africains, ce n’est pas l’animosité qui inspire l’industrie animalière moderne, mais l’indifférence. La plupart des gens qui produisent et consomment des œufs, du lait et de la viande prennent rarement le temps de penser aux poulets, aux vaches ou aux porcs dont ils consomment la chair ou les émissions. Ceux qui y pensent soutiennent souvent qu’en réalité ces animaux sont à peine différents de machines, dépourvus de sensations et d’émotions, incapables de souffrance. Paradoxalement, les mêmes disciplines scientifiques qui conçoivent ces machines laitières et pondeuses ont dernièrement démontré sans doute possible que mammifères et oiseaux ont une constitution sensorielle et émotionnelle complexe. Leur souffrance n’est pas seulement physique, mais aussi émotionnelle.
Suivant la psychologie de l’évolution, les besoins émotionnels et sociaux des animaux de ferme ont évolué à l’état sauvage, quand ils étaient essentiels à la survie et à la reproduction. Par exemple, une vache sauvage devait savoir nouer des relations étroites avec d’autres vaches et des taureaux, sans quoi elle ne pouvait survivre ni se reproduire. Pour apprendre les connaissances nécessaires, l’évolution implanta chez les veaux – et chez tous les petits des autres mammifères sociaux – un fort désir de jouer (jouer est la manière propre aux mammifères d’acquérir des compétences sociales). Et elle leur inculqua un désir plus fort encore de se lier à leurs mères, dont le lait et les attentions étaient essentiels à leur survie.
Que se passe-t-il maintenant si les paysans prennent un jeune veau, le séparent de sa mère, le placent dans une cage fermée, lui donnent nourriture, eau et vaccins contre les maladies puis quand, la femelle est assez grande, lui inséminent du sperme de taureau ? Objectivement, le veau n’a plus besoin du lien maternel ni de camarades de jeu pour survivre et se reproduire. Subjectivement, cependant, le veau éprouve toujours un besoin très fort de s’attacher à sa mère et de jouer avec d’autres veaux. Si ces besoins ne sont pas satisfaits, il souffre terriblement. Telle est la leçon de base de la psychologie de l’évolution : un besoin qui s’est formé à l’état sauvage continue d’être ressenti subjectivement même s’il n’est plus vraiment nécessaire à la survie et à la reproduction dans les fermes industrielles. La tragédie de l’agriculture industrielle est qu’elle prend grand soin des besoins objectifs des animaux tout en négligeant leurs besoins subjectifs.
Le bien-fondé de cette théorie est connu depuis les années 1950, quand le psychologue américain Harry Harlow étudia le développement des singes. Il sépara des bébés singes de leurs mères quelques heures après la naissance. Les singes furent ensuite isolés dans des cages puis confiés à des mères de substitution : deux dans chaque cage. L’une était faite de fils métalliques et équipée d’une bouteille de lait à laquelle le bébé singe pouvait téter. L’autre, de bois, était habillée de tissus qui lui donnaient l’apparence d’une vraie maman singe sans qu’elle n’ait rien de concret à offrir au petit. On supposait que les petits s’accrocheraient à la mère nourricière métallique plutôt qu’à la mère de chiffons stérile.
À la grande surprise de Harlow, les bébés singes montrèrent une nette préférence pour la seconde, passant le plus clair de leur temps auprès d’elle. Lorsqu’il plaçait les deux mères à proximité, les petits s’accrochaient aux chiffons tout en tétant la mère métallique. Soupçonnant que c’était une question de froid, Harlow plaça une ampoule électrique dans la mère faite de fils de fer, désormais rayonnante de chaleur. Hormis les plus petits, la plupart des singes continuèrent de préférer la mère de chiffons.

Un des singes orphelins de Harlow s’accroche à sa mère de chiffons tout en tétant le lait de sa mère métallique
Les recherches ultérieures ont montré que les singes orphelins de Harlow souffraient adultes de troubles émotionnels alors même qu’ils n’avaient pas manqué de nourriture. Jamais ils ne s’intégrèrent dans une société de singes. Ils eurent des difficultés à communiquer avec leurs congénères tout en souffrant de forts niveaux d’angoisse et d’agressivité. La conclusion était incontournable : les singes doivent avoir des besoins et des désirs psychologiques qui vont au-delà des nécessités matérielles ; s’ils ne sont pas comblés, ils souffriront terriblement. Les petits singes de Harlow préféraient passer leur temps entre les mains de la mère de chiffons parce qu’ils avaient besoin d’un lien émotionnel et pas seulement de lait. Dans les décennies suivantes, de nombreuses études ont montré que cette conclusion ne vaut pas seulement pour les singes, mais aussi pour d’autres mammifères et pour les oiseaux. À l’heure actuelle, des millions d’animaux sont soumis aux mêmes conditions que les singes de Harlow, avec la routine des fermiers qui enlèvent les veaux, les chevreaux et les autres petits à leurs mères pour les élever séparément.

Sapiens : Une brève histoire de l'humanité par Harari

 

Le rabot et le robot

 

Les 70 robots du nouvel hôpital de Montréal effectueront pas moins de 3500 transports chaque jour.

«C’est terminé l’époque où le personnel soignant transportait de lourds chariots», affirme Jacques Morency, directeur associé du projet de construction du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

Ce dernier assure que cette technologie fera gagner du temps au personnel et, par conséquent, profitera aux patients.  ( Une autoroute de robots au CHUM- Centre Hospitalier  Universitaire de Montréal).

***

Le coût réel de cette  mégalomanie n’est pas connu. Peut-être 3,5 milliards de dollars canadiens. Et encore, il n’est pas terminé. Tout ça en raclant les petites gens payés au salaire misérable et quelques fonctionnaires et autres portraitistes cravatés et emballés par leur  « conception » du  progrès. Ils pensent que le couteau électrique, c’est le summum de l’intelligence humaine. « Coupons les postes ». À la main, c’est trop dur…

Selon les Américains –  ce peuple uni  divisé en 50 –  on ira un jour sur Mars. Nous ignorons pourquoi, puisqu’il n’y a pas de travailleurs à exploiter. Et ça, avec un pétard à mèche et quelques ordinateurs.

Ils sont terre-à-terre quand il s’agit de voler des terres, mais bien aérien et infantilisés quand ils spéculent  concernant l’avenir. Aller sur mars?

L’Histoire démontre que tous les dirigeants, sous toutes les formes de pouvoir: dieu, la monarchie, la démocratie,(sic)  et l’actuelle et réelle qui a le pouvoir,  la finance  dont la  musculature de lièvre mondialisée , bat de plein fouet l’escargot politique qui carillonne  son disque rayé de promesses et de discours de langue de boa.

De fait, organiser et maintenir une illusion est possible. Il suffit d’y croire à plusieurs.

En 221 avant notre ère, la dynastie Qin unit la Chine. Peu après, ce fut au tour de Rome d’unir le Bassin méditerranéen. Les impôts levés par les Qin sur leurs 40 millions de sujets financèrent une armée permanente de centaines de milliers de soldats et une bureaucratie complexe forte de plus de 100 000 fonctionnaires. Sapiens, une brève histoire de l’humanité. 

Alors, que veulent ces « gens » en construisant une excentricité semblable, aux allures  dignes des Pyramides de Gizeh pour soi-disant nous soigner après nous avoir rendus malades?  Les robots remplaceront les travailleurs, – une coutume du  21e siècle  – pour  ensuite les accuser d’être responsables  du « dégât » actuel des sociétés. Maintenant, c’est le citoyen qui est responsable.

Le rabot 

L’autre jour, en fouinant dans mon garage, j’ai trouvé un vieux rabot « manuel », acheté il y a  plus de 30 ans. J’ai dû l’utiliser trois ou quatre fois. Mais j’ai compris en l’examinant que les « dirigeants » l’utilisaient à souhait en rabotant les humains, et ce depuis des millénaires. Je l’ai tourné dans tous les sens, ajusté la lame, et je me suis rendu compte qu’il fallait mes bras pour l’utiliser.

Robotiser,  c’est comme couper des bras humains à la guillotine. C’est une image… Car, en fait, on coupe l’âme de millions d’humains en fabriquant un rabot électronique. Plus besoin de bras. Les pauvres ont des cerveaux, des âmes,  ils sont humains. Et tous les humains ont droit aux richesses de cette planète. Il n’y a pas de différence entre un banquier et un mendiant… Sauf, celle-ci: un banquier ne donnera rien à un mendiant, mais un mendiant voyant passer un banquier coulé partagera son pain blanc fabriqué par un robot.

C’est beau et ça fait grandir les yeux la technologie, mais on notera que plus les sociétés sont portées et transportées par le progrès (sic) plus les médecins,  psychiatres, les intervenants pédagogiques, les aidants naturels, bref, tous les rapiéceurs d’âmes, finissent par dépasser le nombre de robots qui finiront par se faire eux-mêmes sans les politiciens.

Racisme acolore et pernicieux 

Dans cette place que prend chaque jour la robotisation, il met au monde un racisme tout nouveau: celui des gens simples, des ouvriers, ceux qui ne comprennent rien au charabia des élites, mais leur font  confiance.  Alors, peut-on parler d’égalité des races et des êtres? C’est là une purge mondialiste,  une extermination pure et simple de ce qu’on nommait autrefois prolétariat:

 Selon Raymond Aron (en 1955), le prolétariat regrouperait « les salariés qui travaillent de leurs mains dans les usines », c’est-à-dire les ouvriers.  Raymond Aron

Aussi bien écrire tout de suite: Arbeitslosigkeit macht frei. ( Le chômage rend libre, traduction google), car c’était le but, il y a un demi-siècle, de délivrer l’homme du dur labeur. Mais on le remplacerait par quoi ce dur labeur?

Le silence des bourreaux 

Personne ne semble vraiment savoir où l’on va. On dirait une race de moustiques virevoltant autour d’une ampoule de 40 Watts dans une canicule de fin juin.    Ne demandez pas en personne de parler d’avenir, car parler d’avenir est parler des nouvelles techniques et non pas d’un homme libre ou plus riche.   Ce que  nous voyons, c’est un humain raboté, varlopé, qui disparaît sous les dentelures de  l’intelligentsia fiévreuse,  parfumée d’un élitisme qui finit par empester.

Les robots dénués d’empathie mènent et forgent le monde avec un outil binaire. Va savoir qui est le un et le zéro!  Mais il reste une hiérarchie transformée et applaudie. Oui, les imprimantes 3D peuvent vous bâtir une maison en quelques jours, mais le but d’avoir un toit est d’avoir échappé aux grottes et de savoir ce qu’est une qualité de vie.

Rêvasser en cœur

On peut rêver qu’un jour quelqu’un créera un programme capable d’identifier tous les destructeurs de vie et qu’une imprimante 3D leur créera une prison en un jour. Et pourquoi pas une bonne petite salle de visionnement avec toutes les phrases de leurs discours en boucle.

La goûte d’eau sonore… Un supplice importé de Chine, mais retaillé à la mode occidentale, baptisé ( c’est suffisamment liquide pour un tel qualificatif) de discours.

Gaëtan Pelletier

http://www.journaldemontreal.com/2015/06/23/la-triste–couteuse-saga-des-super-hopitaux

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201106/13/01-4408901-les-couts-du-chum-enfin-connus.php

Sapiens: une brève histoire de l’humanité ,  Yuval Noah Harari , Albin Michel, 2015