Archives mensuelles : août 2010

Les Fab Faux

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Blackwater: Bang! Bang! T’es ressuscitée…

«Aller en Irak et tuer le plus d’Irakiens possible était vu comme un sport, un jeu», indique un  rapport. »

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La société de sécurité américaine Xe, mieux connue sous son ancien nom de Blackwater, va payer une amende de 42 millions de dollars pour avoir violé les règles d’exportation en vendant notamment des armes à l’Afghanistan, a rapporté vendredi le New York Times. Cyberpresse

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Comme toute pratique commerciale contemporaine, le Bellicisme est de plus en plus une arnaque, y compris pour ses propres clients, les administrations publiques elles-mêmes. C’est-à-dire ici que, comme les électro-ménagers, les maisons et les bagnoles, les guéguerres mises en marché par le Bellicisme coûtent de plus en plus cher et sont de moins en moins bonne qualité… La Grande Ratonnade Irakienne de 1991, soi-disant contre la troisième armée du monde, lança le bal des conflits à coûts astronomiques et à résultats de théâtre infimes. On peut aussi mentionner, comme typique mauvaise foi commerciale du Bellicisme, les étirements de conflits, qui, comme les imprévus semi-escrocs reliés, disons, à la construction d’une maison, ou comme les frais d’entretien semi-sabotagiers jalonnant les aléas de la «vie» d’une bagnole, vous allongent les coûts de votre conflit de théâtre de toc pour leur faire atteindre des sommets pharaoniques, d’ailleurs jamais clairement divulgués sur la place publique. Inutile de dire qu’enlisée, coincée, piégée, vietnamisée, pour rapatrier les troupes, l’administration publique devra, encore et encore, casquer. Ces frais seront, eux par contre, claironnés sur la place publique en conformité avec la ferme vision c’est la faute de l’autre du Bellicisme. Ce sera alors: l’administration publique a tant voulu se retirer du conflit que nous tenions si bien (!), voyez maintenant ce qu’il vous en coûte… Finalement, comme le Bellicisme nuit aux autres types de commerces (tourisme sur le théâtre lui-même et négoce international de denrées non-belliqueuses partout ailleurs), il rencontre de temps en temps les résistances du reste de la bourgeoisie internationale, résistances que l’administration publique consommatrice de Bellicisme s’empresse de discréditer en les qualifiant de Pacifisme. Ysengrimus

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En acceptant de payer une amende, la société échappe à des poursuites judiciaires et peut continuer à obtenir des contrats de l’État, a souligné le journal, qui précise que l’accord ne couvre par d’autres procédures en cours devant la justice américaine.

(Los Angeles) Des armes de contrebande emballées dans des sacs de nourriture pour chiens. Des tueries spontanées. Des employés dépressifs dépendants des stéroïdes. Une licence pour tuer le plus grand nombre de «sales Arabes» possible.

Le fondateur de la compagnie Blackwater est accusé par deux ex-employés d’avoir mené en Irak une opération «corrompue», «violente» et «raciste», financée par les contribuables américains. La Presse, Nicola Bérubé

Grâce à un bon contact avec le numéro 3 de la CIA, Blackwater obtient, sans appel d’offres, son premier contrat de la «War on terror» en avril 2002 : un peu plus de 5 millions de dollars afin de fournir vingt gros bras pour protéger le QG de l’Agence à Kaboul. Blackwater est lancé. Un an plus tard, la société décroche le jackpot avec le contrat de protection du «vice-roi» d’Irak, l’émissaire américain Paul Bremer (toujours sans mise en concurrence). A partir de ce moment, Blackwater recrute sa propre armée privée sur le Tigre et l’Euphrate, et les commandes pleuvent. L’entreprise ouvre des bureaux à Bagdad, mais aussi à Amman, Koweït City et McLean, en Virginie, à équidistance du Pentagone, de la Maison Blanche et de la CIA. En quelques années, la compagnie de néomercenaires d’Erik Prince passe d’une poignée d’employés à 2 300 personnes déployées dans neuf pays, et développe une base de donnée de 21 000 candidats : anciens militaires américains et soldats étrangers, tous alléchés par l’idée d’empocher quatre à dix fois leur solde, avec moins de contraintes. Les revenus bondissent de quelques millions de dollars à plus d’un milliard ­ uniquement grâce à des contrats avec le gouvernement des Etats-Unis. Pour graisser les rouages, Blackwater recrute l’ancien inspecteur général du Pentagone et l’ex-directeur du contre-terrorisme de la CIA. Des personnalités très bien introduites, et exclusivement de droite (1).

Après avoir rechigné pendant des années, le Pentagone s’est enfin décidé à recenser le nombre de ses prestataires de service en Irak, pour aboutir au chiffre pharamineux de 100 000 personnes fin 2006. Soit le quadruple de toutes les estimations précédentes. «Blackwater n’est pas la seule entreprise dans ce business des PMC (  »Private Military Contractors », « sous-traitants militaires privés »), mais elle est la plus en pointe dans cette opération de réhabilitation du mercenariat», explique Jeremy Scahill, auteur d’un livre fort documenté sur la firme (2). «De nombreuses sociétés comme Halliburton et ses succursales fournissent de la nourriture, des services, de l’appui logistique, mais Blackwater fournit des combattants. Armés et responsables uniquement auprès de leur patron.» Blackwater ne rend en effet aucun compte au public : ses contrats sont classés secret défense, et ses opérations sur le terrain se déroulent dans une discrétion absolue. «Il nous a fallu quatre ans juste pour obtenir une réponse à cette simple question : quelle mission effectuaient les quatre hommes tués à Fallouja et combien le gouvernement les payait-il ?» , confie l’un des assistants d’Henry Waxman, l’élu démocrate qui se bat pour mener des auditions publiques sur les PMC. C’est d’ailleurs lors de ce travail d’enquête parlementaire qu’a été révélé un incident jusqu’ici passé sous silence. En décembre dernier, un employé de Blackwater, ivre, abat dans la zone verte de Bagdad un garde du corps irakien. Au lieu d’être appréhendé et traduit devant la justice locale ou militaire, l’employé est exfiltré aux Etats-Unis par Blackwater dès le lendemain. Une enquête, paraît-il, est en cours… Thomas d’Evry

New York Times

Selon le journal, l’ex-Blackwater a vendu illégalement des armes en Afghanistan, a proposé d’entraîner des troupes dans le sud du Soudan et a entraîné des policiers taïwanais au tir d’élite.

Le New York Times précise que Blackwater a exporté des armes automatiques et d’autres équipements militaires destinés à son personnel. Dans un cas, la société a délibérément cherché à cacher ce trafic en dissimulant les armes dans des caisses de nourriture pour chiens destinées à l’Irak, selon l’article.

Les enquêteurs ont cherché à savoir si les armes exportées par Blackwater ne se retrouvaient pas sur le marché noir en Irak. Selon le journal, la Turquie se serait plainte auprès des États-Unis après que des armes se furent retrouvées entre les mains de rebelles kurdes du PKK. Cyberpresse

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La société peut continuer à obtenir des contrats de l’État…

Et sans doute continuer à pratiquer des activités parallèles…

En attendant une autre amende…

En attendant une autre amende…

En attendant une autre amende…

Qu’est-il arrivé aux victimes de l’agent orange du Vietnam?

L’agent orange: un poison indélibile

Isabelle Larose      Dossier Média, Stage au Vietnam

Toan n’était même pas né quand le cauchemar a commencé. Ses parents ne l’étaient probablement pas non plus. Il faut remonter en 1961 pour arriver à l’origine du problème.

Le 11 mai, le président américain John F. Kennedy lance l’opération Ranch Hand pour appuyer les efforts de l’armée du sud du Viêt-Nam et contrer la poussée des Viêt-Cong soutenus par le nord du Viêt-Nam communiste. L’opération consiste à répandre, par la voie des airs, des herbicides afin de détruire la luxuriante végétation aux abords des bases militaires américaines et des pistes de ravitaillement. En plus d’augmenter la visibilité et de permettre un meilleur contrôle de l’ennemi, l’utilisation des défoliants dévaste les récoltes et force les paysans à se regrouper dans les zones contrôlées par les Américains pour survivre.

Jusqu’en 1971, on estime que 80 millions de litres de défoliants ont été déversés sur 3,3 millions d’hectares de terre et de forêts. Plus de 3000 villages ont été contaminés par l’épandage aérien. Avec plus de 40 millions de litres largués, l’agent orange a été le défoliant le plus utilisé durant l’opération Ranch Hand, malgré sa dangerosité.  «L’agent orange contient de la dioxine, la substance la plus toxique qui n’ait jamais été créée par l’humain», explique le vice-président de l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange (VAVA), Nguyen Trong Nhan. Selon une étude de l’Université Columbia publiée en 2003, la dissolution de 80 grammes de dioxine dans un réseau d’eau potable pourrait éliminer une ville de huit millions d’habitants. Or, plus de 400 kilos de dioxine pure ont été versés au Viêt-Nam durant la guerre.

Un mal en héritage

Selon la VAVA, 4,8 millions de Vietnamiens ont été directement en contact avec l’agent orange, sans parler des dizaines de milliers de soldats de plusieurs nationalités qui prenaient part aux combats. Ce qui était sensé être un herbicide inoffensif est rapidement devenu un poison indélébile.

Les épandages ne sont même pas terminés que déjà, les soldats  américains et alliés ainsi que la population locale souffrent de maux étranges, de maladie de peau, de cancers, de diabète, de cécité ou encore de troubles cardio-vasculaires, neurologiques et psychiatriques pour ne nommer que ceux-là.

Les Vietnamiennes accouchent de bébés mort-nés ou monstrueusement malformés. Il faut avoir vu quelques-uns de ces fœtus conservés dans le formol pour constater l’horreur engendrée par la dioxine. Pénis au milieu du front, tronc à deux têtes, masse de chair sans membres apparents: les difformités sont aberrantes. C’est alors qu’on s’aperçoit que la dioxine est un mal qui se transmet.

En août 1970, le sénateur Nelson anticipe la situation en déclarant au Congrès américain: «Il n’est pas impossible que notre pays ait déclenché une bombe à retardement qui retentira sur les populations avec des incidences qui ne pourront être évaluées que dans un futur lointain.»

Aujourd’hui, c’est la troisième génération de personnes affectées par l’agent orange qui voit le jour. De composition chimique très stable, la dioxine est restée dans l’environnement vietnamien. En plus de 30 ans, elle s’est immiscée dans les sols, les sédiments ainsi que dans les graisses animales, contaminant ainsi la chaîne alimentaire.

La substance toxique s’attaque aux systèmes nerveux, reproducteur et immunitaire. Un bébé épargné durant la grossesse peut également être contaminé par le lait maternel, car la dioxine accumulée dans les tissus adipeux de la mère y est évacuée. «Même après la fin de la guerre, après presque 40 ans, de nouvelles victimes voient le jour. Au moment où l’on se parle, aucun scientifique ne peut dire quand la dioxine cessera de faire des victimes», soutient Nguyen Trong Nhan.

Déni, secret et justice

Le gouvernement des États-Unis avait pourtant assuré que les défoliants ne constituaient pas un danger pour les humains. Déjà utilisé à des fins agricoles avant la guerre du Viêt-Nam, l’agent orange était toutefois jusqu’à 30 fois moins concentré lorsqu’il était déversé dans les champs américains que lors de son utilisation militaire. Le gouvernement des États-Unis niera vigoureusement, pendant de nombreuses années, que des produits chimiques utilisés dans la guerre aient pu avoir des effets nocifs sur la santé humaine en affirmant que les herbicides avaient seulement un effet à court terme sur la nature et ne provoqueraient aucune maladie. Ils n’avaient rien à craindre, car la Constitution du pays interdit formellement de poursuivre le gouvernement pour des actes commis au cours des opérations militaires.

À la fin des années 70, plus de 70 000 vétérans américains atteints par l’agent orange se tournent donc vers les compagnies qui approvisionnent l’armée américaine  en produit chimiques, Monsanto et Dow Chemicals, entre autres, et entament des poursuites judiciaires contre elles.

Le 7 mai 1984, la cour fédérale de Brooklin annonçe un règlement à l’amiable par lequel les sociétés chimiques accepte de payer 180 millions de dollars pour créer un fonds de compensation pour les anciens combattants. En 1996, sur 68 000 demandes d’aide, environ 40 000 vétérans se sont vu octroyer des subventions de 256$ à 12 800$.

Gentils les fabricants de défoliants? Pas du tout: des documents prouvent que les firmes chimiques savaient que leurs produits avaient des conséquences néfastes sur la santé. En 1965, Dow Chemicals avait en main une étude interne qui démontrait que des lapins exposés à la dioxine avaient développé des lésions sévères au foie. Les compagnies n’ont pourtant pas averti les autorités et se sont tues. Avec l’opération Ranch Hand, ils empochaient le plus gros contrat de leur histoire…

Les grands oubliés

Et les victimes vietnamiennes? De grands oubliés. «Longtemps, le Viêt-Nam a voulu utiliser la voie diplomatique pour recevoir de l’aide des États-Unis. Nous avons attendu plusieurs années et jamais nous avons obtenu de réponses», soutient le vice-président de la VAVA. Également président de la Croix-Rouge vietnamienne durant 16 ans, Nguyen Trong Nhan a rencontré Bill Clinton en 2000 au sujet des victimes de l’agent orange: «Je voulais le rencontrer pour discuter des problèmes humanitaires au Viêt-Nam. J’ai été en sa présence durant 10 ou 15 minutes. Comme mon anglais n’est pas très bon, je n’ai dit que quelques phrases. Il était d’accord pour une coopération humanitaire avec le Viêt-Nam. Quelques mois après cette rencontre, il a quitté son poste. Il a maintenant mis sur pied une fondation qui lutte contre le sida. Rien pour les victimes de l’agent orange».

Malgré l’aide des organismes non-gouvernementaux, l’aide ne suffit pas à la demande. Depuis les dix dernières années, la Croix-Rouge vietnamienne a amassé l’équivalent de 21 millions de dollars américains. Cela représente à peine une aide de trois dollars par victime.

En 2004, la VAVA s’est finalement tournée vers la justice en présentant un recours collectif contre onze fabricants d’herbicide. En 2005, la plainte est rejetée, car le juge conclut que l’agent orange n’est pas un poison au regard du droit international. La cause est portée en appel, mais en février 2008, les victimes de l’agent orange sont de nouveau déboutées. Seule option encore possible: la cour Suprême. Malgré les échecs judiciaires, Nguyen Trong Nhan garde espoir: «Nous devons être optimistes et continuer notre bataille.» L’homme mise beaucoup sur l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche pour changer les choses. Déjà, le nouveau président a ajouté trois millions aux trois déjà promis pour nettoyer les hot spots vietnamiens, des zones hautement contaminées par l’agent orange, souvent aux abords des anciennes bases militaires américaines où le défoliant était stocké.

L’opinion internationale constitue également une arme considérable. «Faire connaître la réalité des victimes de l’agent orange à la population mondiale et recevoir leur support  peut influencer les décisions», croit Nguyen Trong Nhan. Ce dernier fait entre autres référence au Tribunal international d’opinion qui s’est déroulé à Paris en mai dernier. Devant public, des victimes et des experts ont défilé devant des juges des quatre coins du globe. Au terme des auditions, le Tribunal a reconnu que l’usage de la dioxine était un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Plusieurs recommandations ont été émises, mais celles-ci ne trouveront jamais écho tant et aussi longtemps que les États-Unis nieront leurs responsabilités.

Pendant ce temps, loin de se soucier des avocats, des tribunaux et de la politique, Toan bouge difficilement son corps tordu par la dioxine. Un corps hanté par une guerre qu’il n’a jamais connu. Affalé sur un gros ballon thérapeutique, Toan reçoit l’aide d’une physiothérapeute du Village de l’Amitié. Ses jambes tordus et ses bras atrophiés l’empêchent de se mouvoir comme le ferait n’importe quel adolescent de 14 ans. En fait, il est incapable de se tenir debout.  Affaibli physiquement, mais aussi mentalement, Toan est une victime de la guerre du Viêt-Nam, et ce, même si les combats ont pris fin depuis près de 35 ans. Comme trois autres millions de Vietnamiens, il souffre des conséquences de l’agent orange, un puissant herbicide déversé sur le Viêt-Nam par l’armée américaine entre 1961 et 1971. Comme trois autres millions de Vietnamiens, Toan est un innocent qui souffre des erreurs du passé.

Source: Les 7 du Québec, Raymond Viger, Isabelle Larose

Autres textes sur le Vietnam

Victimes de l’agent orange (dioxine) au Vietnam

Agent orange et le Vietnam

Stage en journalisme international au Vietnam

En DIRECTion du Vietnam: présentation des participants

Photo équipe en DIRECTion du Vietnam


Jackie Evancho

Elle a dix ans.

Mais, écoutez-là.

Un phénomène.

« Are you sure you are not thirty? » lui- demanda un juge.

Pollution magnétique

Il   est beaucoup question d’autisme en ce moment, colloques et conférences se multiplient. J’ignore si l’on étudie sérieusement la pollution électromagnétique comme faisant partie des causes de la «pandémie d’autisme» actuelle…

J’ai écrit l’histoire qui suit pour résumer quelques-uns des effets secondaires de la «maladie téléphone mobile». Mais il y en a de plus graves, comme vous le verrez si vous lisez l’article jusqu’à la fin.

***

Muriel se mordilla la lèvre avec appréhension en scrutant l’objet de son stress, posé sur la table à café. «Je vais t’acheter un téléphone intelligent, avait annoncé Paul, tout joyeux. Ainsi, nous aurons un lien permanent!» Elle avait acquiescé, surtout par curiosité, car elle n’avait jamais eu de téléphone mobile.

Or après trois semaines de fréquentation, voilà qu’elle se retrouvait totalement à la merci de cette mutuelle disponibilité. Adieu liberté… allô accrophonie!

Ce bidule lui collait à la peau comme un frère siamois. Il vibrait, bipait, sonnait ou chantait à tout bout de champ. Un envahissement de données, d’images, de photos, de vidéos, de musique, de lieux et de contacts, de rendez-vous religieusement consignés. Il ne manquait plus que les odeurs…

Muriel se demandait si les accros du cellulaire ne croyaient pas à tort vivre davantage au présent. Elle avait l’impression qu’ils vivaient plutôt dans le futur, surveillant fiévreusement leur écran en attente du prochain appel ou message. Souvent, au beau milieu d’un tête-à-tête, l’un des interlocuteurs disait : «Oh, excuse-moi, j’attends un appel important, je le prends.» Et vlan, terminé le partage intime!

Paul était de ceux qui ne veulent rien manquer. Comme il désirait tout savoir sur Muriel, il suivait ses allées et venues par géolocalisation GPS avec une incivilité surprenante pour un homme par ailleurs courtois. Les textos déferlaient dans la messagerie. Et, si par malheur elle ne répondait pas immédiatement, Paul s’irritait, indigné qu’elle l’ait oublié plus de cinq minutes. Comment aurait-elle pu l’ignorer? Il était comme Dieu, tout partout… Pouvait-elle échapper à cette manipulation ostentatoire?

Au bout d’une semaine d’usage, Muriel avait commencé à s’inquiéter réellement. «Ma foi, j’ai affaire à un dépendant affectif, à un jaloux pathologique ou pire, à un combo! En plus, il semble habité par une peur atavique de la solitude.» Servait-elle d’exutoire aux problèmes existentiels de Paul? Contrairement à lui, elle ne craignait pas la solitude, et pouvait très bien exister et respirer sans maintenir ce type de connexion omniprésente avec son entourage.

Aussi, en dépit de son attirance envers Paul, elle estima que la relation n’augurait rien de bon et qu’il valait mieux rompre. «Officiel, demain je retourne cet engin-là chez son fournisseur, et ensuite j’éconduis le séduisant Othello. Je n’ai vraiment pas besoin d’un esclave électronique, et encore moins d’un geôlier.»

Mestengo © 2009

***

Wikipedia
L’utilisation du mobile a entraîné dès le début des critiques portant notamment sur la question de la gêne sonore occasionnée aux autres. D’où la mise en place progressive d’interdictions dans certains lieux et de nouvelles règles de savoir-vivre. L’utilisation de mobiles est ainsi interdite dans certains lieux (spectacles, cours, etc.). Les salles de spectacle mettent en place des systèmes de brouillage.

Le mobile brouille notamment les repères entre vie privée et lieux publics : des conversations auparavant privées sont désormais échangées dans des lieux publics.

Le téléphone portable permet un assouplissement de certaines contraintes, tels les rendez-vous, qu’il est plus aisé de modifier ou décaler peu de temps à l’avance. Certains y voient au contraire un instrument de facilité et de mépris d’autrui.

Le téléphone portable brouille la limite, auparavant assez imperméable, entre vie professionnelle et vie privée, notamment en période de vacances.

Le téléphone portable, devenu objet multimédia généraliste, provoque des phénomènes de dépendance psychologique personnelle. Certains lui reprochent de supprimer les «temps morts», désormais consacrés à des conversations, des SMS ou des jeux, et qui permettaient notamment l’observation, la réflexion, etc.

Le mobile a habitué le citoyen du début du XXIe siècle à pouvoir joindre n’importe qui n’importe quand. Ce qui constitue un élément de sécurité important en cas par exemple d’accident dans un lieu isolé. Certains lui reprochent de créer un sentiment d’urgence et d’impatience artificiel, brouillant la hiérarchie entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas.

***

C’est là que le bât blesse…

Des études scientifiques ont révélé que les ondes projetées par nos systèmes de télécommunications (le numérique, la téléphonie sans fil, etc.) perturbent les cycles migratoires des oiseaux – entre autres… Les recherches de Joseph Kirschvink sont particulièrement intéressantes à ce sujet. Il a d’abord découvert que chacune de nos cellules possède des récepteurs magnétiques, puis, en 1992, que notre cerveau était littéralement truffé d’aimants microscopiques…

La présence de magnétite dans le cerveau humain a été dûment établie par le professeur de biologie Joseph Kirschvink au California Institute of Tehcnology. On se demandait si la présence de cette substance n’expliquerait pas notre sensibilité aux champs magnétiques. La magnétite réagit un million de fois plus fortement à un champ magnétique que tout autre matériau biologique, y compris le fer des globules rouges qui sert au transport de l’oxygène. La présence de magnétite chez les animaux était connue, mais on ignorait qu’elle s’accumulait dans le système nerveux central de l’humain. Par exemple, elle permet aux oiseaux de s’orienter dans le champ magnétique terrestre. Kirschvink a exposé des abeilles à un champ électromagnétique puissant tout en inversant l’orientation des cristaux de magnétite dans leur organisme. Du coup, celles-ci ont changé de cap pour se diriger dans la direction opposée.

Pourquoi ne serions-nous pas désorientés par cette agressive pollution électromagnétique? Quelle quantité notre système nerveux peut-il absorber avant de disjoncter? Les gens psychologiquement vulnérables sont-ils plus affectés?

On peut comprendre l’inquiétude croissante devant la nocivité de champs magnétiques aussi puissants que les câbles de haute tension, les radars et la prolifération des antennes de relais qui propagent des ondes d’hyperfréquence.

Beaucoup de gens ignorent l’impact réel de ces engins car les fabricants et les médias minimisent ou nient la plupart des résultats de recherche le moindrement négatifs – en raison des immenses revenus générés, on s’en doute.

Contrairement à nous, les jeunes enfants n’ont pas eu le temps de s’accommoder graduellement à la pollution électromagnétique – si jamais on peut s’y adapter. En réalité, nous sommes des antennes de relais qui s’ignorent. Je sais que l’autisme a toujours existé et qu’il se présente sous diverses formes. Mais la « pandémie d’autisme » actuelle donne à penser que ce trouble neuropsychologique pourrait inclure la pollution électromagnétique parmi ses causes. Certains enfants y sont peut-être plus sensibles que d’autres.

Pour la suite de l’article:

Situation planétaire


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Il   est beaucoup question d’autisme en ce moment, colloques et conférences se multiplient. J’ignore si l’on étudie sérieusement la pollution électromagnétique comme faisant partie des causes de la «pandémie d’autisme» actuelle…

J’ai écrit l’histoire qui suit pour résumer quelques-uns des effets secondaires de la «maladie téléphone mobile». Mais il y en a de plus graves, comme vous le verrez si vous lisez l’article jusqu’à la fin.

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Muriel se mordilla la lèvre avec appréhension en scrutant l’objet de son stress, posé sur la table à café. «Je vais t’acheter un téléphone intelligent, avait annoncé Paul, tout joyeux. Ainsi, nous aurons un lien permanent!» Elle avait acquiescé, surtout par curiosité, car elle n’avait jamais eu de téléphone mobile.

Or après trois semaines de fréquentation, voilà qu’elle se retrouvait totalement à la merci de cette mutuelle disponibilité. Adieu liberté… allô accrophonie!

Ce bidule lui collait à la peau comme un frère siamois. Il vibrait, bipait, sonnait ou chantait à tout bout de champ. Un envahissement de données, d’images, de photos, de vidéos, de musique, de lieux et de contacts, de rendez-vous religieusement consignés. Il ne manquait plus que les odeurs…

Muriel se demandait si les accros du cellulaire ne croyaient pas à tort vivre davantage au présent. Elle avait l’impression qu’ils vivaient plutôt dans le futur, surveillant fiévreusement leur écran en attente du prochain appel ou message. Souvent, au beau milieu d’un tête-à-tête, l’un des interlocuteurs disait : «Oh, excuse-moi, j’attends un appel important, je le prends.» Et vlan, terminé le partage intime!

Paul était de ceux qui ne veulent rien manquer. Comme il désirait tout savoir sur Muriel, il suivait ses allées et venues par géolocalisation GPS avec une incivilité surprenante pour un homme par ailleurs courtois. Les textos déferlaient dans la messagerie. Et, si par malheur elle ne répondait pas immédiatement, Paul s’irritait, indigné qu’elle l’ait oublié plus de cinq minutes. Comment aurait-elle pu l’ignorer? Il était comme Dieu, tout partout… Pouvait-elle échapper à cette manipulation ostentatoire?

Au bout d’une semaine d’usage, Muriel avait commencé à s’inquiéter réellement. «Ma foi, j’ai affaire à un dépendant affectif, à un jaloux pathologique ou pire, à un combo! En plus, il semble habité par une peur atavique de la solitude.» Servait-elle d’exutoire aux problèmes existentiels de Paul? Contrairement à lui, elle ne craignait pas la solitude, et pouvait très bien exister et respirer sans maintenir ce type de connexion omniprésente avec son entourage.

Aussi, en dépit de son attirance envers Paul, elle estima que la relation n’augurait rien de bon et qu’il valait mieux rompre. «Officiel, demain je retourne cet engin-là chez son fournisseur, et ensuite j’éconduis le séduisant Othello. Je n’ai vraiment pas besoin d’un esclave électronique, et encore moins d’un geôlier.»

Mestengo © 2009

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Wikipedia
L’utilisation du mobile a entraîné dès le début des critiques portant notamment sur la question de la gêne sonore occasionnée aux autres. D’où la mise en place progressive d’interdictions dans certains lieux et de nouvelles règles de savoir-vivre. L’utilisation de mobiles est ainsi interdite dans certains lieux (spectacles, cours, etc.). Les salles de spectacle mettent en place des systèmes de brouillage.

Le mobile brouille notamment les repères entre vie privée et lieux publics : des conversations auparavant privées sont désormais échangées dans des lieux publics.

Le téléphone portable permet un assouplissement de certaines contraintes, tels les rendez-vous, qu’il est plus aisé de modifier ou décaler peu de temps à l’avance. Certains y voient au contraire un instrument de facilité et de mépris d’autrui.

Le téléphone portable brouille la limite, auparavant assez imperméable, entre vie professionnelle et vie privée, notamment en période de vacances.

Le téléphone portable, devenu objet multimédia généraliste, provoque des phénomènes de dépendance psychologique personnelle. Certains lui reprochent de supprimer les «temps morts», désormais consacrés à des conversations, des SMS ou des jeux, et qui permettaient notamment l’observation, la réflexion, etc.

Le mobile a habitué le citoyen du début du XXIe siècle à pouvoir joindre n’importe qui n’importe quand. Ce qui constitue un élément de sécurité important en cas par exemple d’accident dans un lieu isolé. Certains lui reprochent de créer un sentiment d’urgence et d’impatience artificiel, brouillant la hiérarchie entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas.

***

C’est là que le bât blesse…

Des études scientifiques ont révélé que les ondes projetées par nos systèmes de télécommunications (le numérique, la téléphonie sans fil, etc.) perturbent les cycles migratoires des oiseaux – entre autres… Les recherches de Joseph Kirschvink sont particulièrement intéressantes à ce sujet. Il a d’abord découvert que chacune de nos cellules possède des récepteurs magnétiques, puis, en 1992, que notre cerveau était littéralement truffé d’aimants microscopiques…

La présence de magnétite dans le cerveau humain a été dûment établie par le professeur de biologie Joseph Kirschvink au California Institute of Tehcnology. On se demandait si la présence de cette substance n’expliquerait pas notre sensibilité aux champs magnétiques. La magnétite réagit un million de fois plus fortement à un champ magnétique que tout autre matériau biologique, y compris le fer des globules rouges qui sert au transport de l’oxygène. La présence de magnétite chez les animaux était connue, mais on ignorait qu’elle s’accumulait dans le système nerveux central de l’humain. Par exemple, elle permet aux oiseaux de s’orienter dans le champ magnétique terrestre. Kirschvink a exposé des abeilles à un champ électromagnétique puissant tout en inversant l’orientation des cristaux de magnétite dans leur organisme. Du coup, celles-ci ont changé de cap pour se diriger dans la direction opposée.

Pourquoi ne serions-nous pas désorientés par cette agressive pollution électromagnétique? Quelle quantité notre système nerveux peut-il absorber avant de disjoncter? Les gens psychologiquement vulnérables sont-ils plus affectés?

On peut comprendre l’inquiétude croissante devant la nocivité de champs magnétiques aussi puissants que les câbles de haute tension, les radars et la prolifération des antennes de relais qui propagent des ondes d’hyperfréquence.

Beaucoup de gens ignorent l’impact réel de ces engins car les fabricants et les médias minimisent ou nient la plupart des résultats de recherche le moindrement négatifs – en raison des immenses revenus générés, on s’en doute.

Contrairement à nous, les jeunes enfants n’ont pas eu le temps de s’accommoder graduellement à la pollution électromagnétique – si jamais on peut s’y adapter. En réalité, nous sommes des antennes de relais qui s’ignorent. Je sais que l’autisme a toujours existé et qu’il se présente sous diverses formes. Mais la « pandémie d’autisme » actuelle donne à penser que ce trouble neuropsychologique pourrait inclure la pollution électromagnétique parmi ses causes. Certains enfants y sont peut-être plus sensibles que d’autres.

Suicide d’infirmière : les assassins invisibles

Au prix de quels bonheurs et de quelles douleurs, enfin, le salarié fabrique, résiste, crée, s’épanouit ou craque ? « Le travail est un carrefour de valeurs différentes et de finalités divergentes ». Nous faisons face a une déshumanisation presque totale du monde du travail : peur du chômage, isolement dans l’entreprise, compétition avec les collègues… tout ce qui, en fait, réduit doucement mais sûrement l’individu à « sa seule dimension économique.   Salade niçoise

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Un sac vide tient difficilement debout.

Benjamin Franklin

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(Québec) Une infirmière du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) qui s’est donné la mort avait été forcée de retourner au travail, alors que son entourage constatait qu’elle était inapte à le faire. Dans une lettre laissée à ses proches, la femme de 58 ans soulignait elle-même que son retour précipité au travail constituait une des difficultés qu’elle vivait.

Quatre infirmières du CHUQ se sont suicidées depuis un an et demi, a confirmé jeudi la direction du centre hospitalier (lire l’encadré). L’une d’elles, que nous appellerons Diane, avait 37 ans d’expérience et était à un an et demi de sa retraite. Le Soleil a parlé avec l’une de ses proches, qui a confirmé de nombreuses informations obtenues d’abord de la part d’une collègue.

Diane était en congé de maladie lorsqu’elle a dû rencontrer le médecin du bureau de santé du CHUQ pour une contre-expertise.

À sa sortie du bureau, «elle avait les larmes aux yeux parce que le médecin la retournait au travail. Elle m’a dit qu’elle n’était pas prête», a raconté la collègue qui l’a rencontrée à ce moment. Cyberpresse

Le bonheur….

Sois heureux avec le moment. Tout bonheur qui dure est malheur. Aie du respect pour tous les moments, et ne fais point de liaisons entre les choses. N’attarde pas le moment : tu laisserais une agonie. Vois : tout moment est un berceau et un cercueil : que toute vie et toute mort te semblent étranges et nouvelles.
Schwob, Le Livre de Monelle, 1894, p. 19.

Le travail n’a jamais tué personne… Jusqu’à maintenant. Jusqu’à ce qu’il devienne un « but » dévié  pour une société où les travailleurs sont piégés  dans une toile d’araignée tissée par des bureaucrates aux mains d’un beige lavabo.

Faire le bien et se faire mal. Avoir mal au travail. Ça n’en finit plus.

Ce  « fait divers » passera… Mais on prolongera la durée de vie d’un mode de « vie » où les chiffres parlent, les mots se taisent, et les cris de désespoirs étranglent bien des travailleurs.

Il faut bien le dire en mots crus : notre société en est une où on mensonge à coups de propagandes de deux faussetés :

  1. Plus on a ( matériel) ,  plus on est heureux.
  2. Faites carrière et réalisez-vous.

Jetez un œil dans votre entourage. Vous serez étonné de voir le nombre de personnes dites en « détresse psychologique ».

L’énoncé est aussi raffiné que l’histoire de l’aveugle devenu « non voyant ». La réalité est passée au savon… Un monde ou tout est frelaté. Dans quelques années les morts deviendront des « non-vivants».

Le bonheur de grand-mère…

C’était chaque jour le même paysage d’eau et d’herbe, le même bruit de machine et d’eau : mais nous aimions qu’un seul matin ressuscitât de matin en matin, un seul soir de soir en soir. C’est ça le bonheur : tout nous était bon.
S. de Beauvoir, Les Mandarins, 1954, p. 423.

Dans les années 50, dans un petit patelin, de maisonnettes, de bois, de rivières, grand-maman était sans doute la plus pauvre des femmes. Mais elle avait quelque chose pour vivre en harmonie avec la nature et les êtres : un jardin, une famille, des rires, 17 enfants, et un peu de gin…

Elle vivait l’hiver parce que c’était l’hiver. Elle vivait l’été, parce que c’était l’été.

Dans son potager, avec sa robe fleurie, elle se fondait à la terre.

Elle est décédée dans notre maison, à l’âge de 86 ans.

C’était en 1966, je crois.

Pas une seule seconde de sa vie, elle a pensé au suicide. Tout simplement parce qu’elle connaissait la nature et ses lois.

Elle égrenait un gros chapelet noir chaque jour. Aujourd’hui, on fait du yoga, de la méditation transcendantale, des thérapies, et on commence à penser au sexe à 14 ans.

Elle a fait tout ça, sans l’aide de l’État.

Je pense qu’elle m’a appris à être heureux avec presque rien. Même pas de papiers, de formules à remplir.

Elle n’a jamais su ce qu’était qu’un psy.

Et c’est pour ça que je me dis que la misère compliquée est bien pire que la simple.

Le tapis et la poussière

Aujourd’hui, un art de vivre (sic) consiste à cacher les misères créées en les enfouissant sous un gros tapis de formulaires, de complexités, d’analyses, de spéculations, de pilules, d’hyper organisations, de spécialistes faisandés,  pour en arriver à un résultat inférieur et à une vie dénaturée . La nature, ce n’est pas seulement les plantes… C’est nous. Nous dans nos relations, notre quotidien. La race humaine…

Le coupable est dans le « papier »… Tout est complexe, et de la tête du haut fonctionnaire, jusqu’aux petits exécutants, les ordres étant les ordres, on obéit. Il n’y a pas de procès à faire. Ni personne à blâmer…

C’est un déni de nos l’échec de notre société… On peut analyser  autant  qu’on voudra pour connaître des « pourquoi » des « raisons », et du reste… Les formules et les artifices  ne remplaceront jamais la Vie. Nous sommes devenus tout simplement hypocritement des assassins invisibles.

La manière de faire a tout dépassé. Même ce qui serait le but ultime : l’humain.

Humanisme. Un mot… Un mot enseveli sous la couche trop épaisse du circuit complexe entre la « machine » et l’être humain.

Tant et si bien que l’on ne comprend plus rien.

C’est la fondue totale des humains par un système de bureaucrates qui font leur boulot.

On meurt donc en court « de feuille » ou de rapports…

Les travailleurs sont maintenant enterrés dans une fosse commune : le tapis.

On veut bien être boss, mais pas nettoyeur…

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P.S. : Elle avait un beau chapelet la grand-mère… Je me demande si cela ne remplace pas tous les formulaires, les états d’âme piteux, la vanité,  et n’éloigne pas les diables qui nous fournissent des formules de bonheur.

Si elle avait été une infirmière de carrière… Je ne l’aurais peut-être pas connue…

Et certains enfants ne connaîtront pas leur grand-mère.

Le Québec sanitaire

Plus je comptabilise les « années Charest » avec un crayon au plomb, plus j’ai la mine basse.

J’ai souvenir de l’automne 2008 où la dame en fer blanc nous a annoncé avec son sourire de pâte à dents qu’il n’y aurait pas de déficit.

Tout le monde savait que c’était impossible. Au lieu de jouer la « carte » de l’honnêteté, on a joué celle de la petite politique. Les québécois auraient préféré voter pour quelqu’un qui dit la vérité.

Non.

Depuis l’entrée de M. Charest (7 ans), le Québec a l’air d’une plage du Chili. La FTQ est devenue une entreprise de démolition, la Caisse de dépôt nous a rongé 40$milliards en achetant des lapins d’un gars qui connaissait un gars qui élevait des lapins.

Le grand magicien qui portait le chapeau a acheté des lapins pour le grand show.

Puis il est disparu dans le chapeau.

Ça va mal dans les hôpitaux…

Ça va mal dans la « construction »…

Ça va mal dans l’industrie forestière.

Ça va mal dans le domaine de l’éducation.

Ça va mal dans le domaine de l’agriculture.

Les chinois arrivent….

 » À ma connaissance, rien n’empêche un investisseur de Chine ou d’ailleurs d’acheter des terres au Canada, explique Fred Bild, ancien ambassadeur canadien en Chine et professeur invité au Centre d’études de l’Asie du Sud-Est à l’Université de Montréal. Par contre, un Canadien ne peut pas acheter des terres en Chine. Il n’y a pas de réciprocité, car la terre est perçue par le gouvernement chinois comme un enjeu stratégique. « 

La Chine, l’usine du monde, ne possède que 9 % des terres cultivables de la planète. Cependant, forte d’une réserve de plus de deux trillions de dollars américains, elle fait main basse sur du capital foncier agricole dans tous les pays du monde, particulièrement en Afrique.  » Les Chinois achètent là où le capital foncier agricole n’est pas protégé. C’est l’enjeu du troisième millénaire !  » explique à Commerce un banquier d’un des plus importants groupes financiers français, sous le couvert de l’anonymat.  » Le marché foncier agricole est peu fluide en France. Les terres se vendent d’abord entre agriculteurs. Si des investisseurs chinois ou autres y venaient pour acquérir des terres, il y aurait une révolution ! Le gouvernement serait forcé d’intervenir. N’oubliez pas que l’agriculture, c’est notre pétrole !  » Le financier ajoute que la France, première puissance agricole d’Europe, dispose d’une série de mécanismes pour protéger les terres agricoles et pour les transférer aux agriculteurs sur plusieurs générations.

Au Québec, Pierre Désourdy reproche à la Commission de protection du territoire agricole Québec (CPTAQ) de protéger le territoire agricole au détriment des petites entreprises.  » Si vous possédez 80 hectares, vous pouvez facilement acheter 20 hectares de plus. Mais si vous ne possédez pas de terre et que vous voulez acheter 20 hectares, c’est impossible. Donc, le gros continue à grossir. Le petit agriculteur ou la relève ne peuvent pas développer des produits du terroir à partir d’un lopin de terre. Les Chinois ont compris notre système et ils vont rafler la mise « , affirme-t-il. Les affaires

L’indépendance du Québec

Indépendance? … Le Québec n’existera plus dans 15 ans si on continue de brasser de l’air à l’Assemblée Nationale.

Le Québec est en fauteuil roulant.

Et son avenir?

Aujourd’hui est l’avenir d’il y a sept ans…

Les limites de l’absurde

L’absurdité du capitalisme n’a semble t-il, pas de limite et c’est avec stupeur et crainte que les québécois apprennent que leurs terres sont convoitées par le nouvel Empire ayant détrôné l’ancien, la Chine. Des agents chinois, accompagnés d’une pair d’agent de vente québécois, ont été mandatés par leur pays afin d’acheter 40 000 hectares de terre cultivable du Québec.

Ainsi, les terres internationales seront mises en pâture aux plus offrants, et comme ceux-ci ne sont pas nombreux, qu’ils forment une minorité, les terres appartiendront donc  à une minorité, capable de se permettre ces terres que les cultivateurs québécois délaissent de plus en plus, justement, faute de moyen ou par absence de relève. Mais même dans ces cas où la relève n’est pas au rendez-vous, elle ne l’est souvent pas, elle aussi, par manque de moyens.

Les quotas sur les terres coûtent une fortune, mais la Chine n’est pas en reste. Elle est la nouvelle puissance économique capitaliste, la nouvelle élite, qui mondialisera, au plaisir du patronat québécois et international, les conditions de travail crasses qui lui permettent de se hisser loin de la compétitivité.

Donc, avant longtemps, vous vendrez probablement votre force de travail à des chinois, dont le nom du pays rappelle que l’habit ne fait pas le moine. La Chine communiste n’est point communiste, même qu’elle est plus capitaliste que les États-Unis d’Amérique. Vous achèterez également, des fruits et les légumes produits au Québec, mais dont les profits iront tout droit en Chine. C’est l’essence même de l’impérialisme qui se dessine ici.

Que pouvons-nous faire pour éviter cela? Rien! C’est la loi du marché, elle est sensée réguler elle-même nos problèmes…, c’est ce qu’on dit. Le système capitaliste permet cela, c’est ainsi. Le plus offrant, peu importe ses mérites réels, et/ou ses ambitions, a le droit d’acheter les plus petits fabricants, les plus petits propriétaires, etc.. Le capitalisme à son plus beau fait son entrée au Québec. Sans attente trop longue, on vous annoncera également la vente d’eau, ou de terres où les arbres sont nombreux, que les chinois achèteront. Ainsi se joindra aux terres agricoles, l’ensemble du patrimoine québécois d’ici peu.

Avant longtemps, ces mêmes propriétaires privés auront leur police privée, et des barrières pour empêcher qu’on accède à leurs terres. D’un bout à l’autre du monde, vous aurez ces propriétés étrangères, surement chinoises, qui parsèmeront les pays du monde. Et puisque la police s’offre maintenant aux plus offrants, elle aussi, d’imaginer qu’ils protègent les terres privées de ces nouveaux propriétaires ne sera pas exagéré.

L’absurdité du capitalisme n’a pas de limite. D’abord, on nous a fait longtemps croire que le bourgeois méritait les fruits du labeur de la classe laborieuse, du prolétariat. Faussement argumenté, sinon même, inargumenté, le débat n’a pas vraiment eu lieu avec les capitalistes. On voit depuis longtemps l’inexistence du partage des richesses dans ce système et la concentration de cette richesse, chez une minorité parasitaire. Déjà, les bourgeois s’offraient des moyens de production qu’il était impossible d’acquérir pour la classe ouvrière. Ces mêmes bourgeois se sont payés des îles paradisiaques, des bateaux gigantesques, des terrains de Golf à même leur terrain, etc.., et aujourd’hui, c’est à leur propre jeu qu’ils perdront, aux mains des bourgeois chinois, leurs bébelles inatteignables pour la classe ouvrière. Sylvain Guillemette, Reactionism Watch

Il ne nous reste plus qu’à migrer vers le grand Nord et à manger du phoque. Personne n’en veut…

À moins que le château de cartes de l’économie cesse d’être manipulé par des Houdini et qu’il s’écroule enfin pour rebâtir autre chose.