Archives mensuelles : février 2014

Image

Rien ne soeur de courir….

tumblr_mz6h0oEhwf1s7e5k5o1_1280

Publicités

Les méthodes de l’Empire

Les méthodes de l’Empire

Exemples du Guatemala, du Nicaragua et du Salvador

Les USA sont le plus gros consommateur des mots « liberté » et « démocratie ». C’est sans doute pourquoi il ne leur en reste plus pour les exporter avec le mode opératoire ad hoc. Les peuples doivent se contenter de l’importation (imposée) d’ersatz couleur rouge sang.

Le peuple guatémaltèque connaît bien son grand voisin du nord ( dont la population, au contraire, serait bien en peine de localiser le Guatemala sur une carte) : il a subi pendant 40 ans la tutelle « protectrice »d’un pays qui armait, entraînait et finançaient une armée nationale dont la principale tâche a été de massacrer la population. La policeet les escadrons de la mort faisaient régner l’ordre par la terreur. La moindre revendication de justice sociale, considérée comme une intolérable atteinte aux privilèges, était réprimée dans les bains de sang. Le nombre de victimes civiles, femmes et enfants compris, est estimé à 100 000. En 1982, le président Reagan, visitant le Guatemala, se félicitait de «l’engagement des dirigeants en faveur de la démocratie » tandis qu’Amnesty International comptabilisait des massacres de civils dans 60 villages.

Durant les quinze dernières années, le Salvador a été ravagé par des troubles qui ont fait 75 000 morts (sur 6,5 millions d’habitants) et conduit au déplacement d’un million de personnes. En1990, l’ONUSAL (mission d’observation de l’ONU au Salvador) qui a recueilli 22 000 plaintespour exécutions extrajudiciaires, tortures et disparitionsnotera : « 90% des actes de violence documentés ont été commis par l’armée, les forces gouvernementales de sécurité et les escadrons de la mort. » La clique sanguinaire était sponsorisée par les mêmes parrains qui oppressaient le Guatemala.

Au Nicaragua, les choses étaient différentes avec un président démocratiquement élu, respectueux de la légalité, et dont le gouvernement avait entrepris des réformes. Le puissant voisin regrettait alors à l’époque du dictateur nicaraguayen Somoza et la violence sera donc importée par des mercenaires armés par les Etats-Unis : les Contras dont on apprendra plus tard qu’ils étaient financés grâce à un trafic de cocaïne organisé par la CIA.

C’est dans ce contexte de guerres de « basse intensité » où les idées de gauche ont été éradiquées à coups de fusils, que les Etats-Unis se sont avisés de donner à leur arrière-cour une façade démocratique.

Des élections ont eu lieu au Guatemala et au Salvador. Les partis politiques qui bénéficiaient à la fois de l’argent, de l’armée, de la police, du soutien officiel des Etats-Unis et … de candidats encore vivants l’emportèrent. Le Guatemala et le Salvador étaient donc devenus des « démocraties ».

Au Nicaragua, le gouvernement légitime a organisé des élections équitables. La population meurtrie, aspirant à la paix, a entendu les menaces des États-Unis au cas où elle aurait mal voté.La gauche progressiste de Daniel Ortega a été battue. Une démocratie nationale a été remplacée par une démocratie pro États-Unis qui s’est empressée de se plier aux diktats du FMI, de liquider les acquis sociaux, de restaurer les privilèges et de faire promptement remonter la misère, l’injustice et le taux d’analphabétisme.

L’ordre règne dans le poulailler et, de plus, il paraît tout propre. Il est paré pour toute visite des docteurs ès démocraties libérales qui confondent allégrement libres marchés et peuples libres, multiplicité des médias et diversité des opinions, Diafoirus pédants qui professent que l’appropriation publique d’organes de presse ( c’est à dire leur gestion sous contrôle de la nation) est dans tous les cas attentatoire à l’objectivité tandis que leurprivatisation serait gage d’impartialité, toujours, partout et à 100 %.

Nous avons choisi ici d’évoquer trois pays d’Amérique latine dont les populations ont étédécimées par leur police et leur armée (manoeuvrées par la CIA) ou par des mercenaires aux ordres de Washington.

La place nous manque pour raconter les malheurs de bien d’autres, partout dans le monde !

Si l’on observe la situation en Amérique latine depuis cinquante ans, on est horrifié devant lapersistance des massacres des populations par les armées nationales, la police, lesofficines privées, les groupes paramilitaires, par les enlèvements, les torturesle pillage systématique des richesses au profit d’une oligarchie dont la fortune trouve refuge dans les banques US, par la misère, l’analphabétisme, la surexploitation des travailleurs, y compris les enfants, le désastreux état sanitaire. Quel pays de la région échappe à ce terrible bilan ? Cuba (depuis sa Révolution de 1959). Cuba, cible permanente decampagnes hostiles, aux États-Unis et en Europe, dans la presse libre et objective de nos grands pays riches et démocratiques. Cuba dont on veut nous faire oublier qu’elle connaissait naguère, sous la férule de Batista, les drames que vivent encore aujourd’hui nombre de ses voisins. »

            Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj et Maxime Vivas  (Les États-Unis de mal empire)

http://diktacratie.com/les-methodes-de-lempire/

Moins, c’est mieux…

 

Esquisse d’une réflexion sur la question de la fragmentation des sociétés.

1859875

 

La question de la fragmentation de sociétés ne saurait se comprendre en dehors du « fait impérial ». Sur ce point, il importe de distinguer, me semble-t-il, trois espèces d’empire : les prémodernes ; les modernes/coloniaux ; l’empire de la mondialisation (contemporain).

Augmenter policeDiminuer police

1- Les prémodernes : Des « empires territoriaux »
(géographiques/horizontaux).

Cette espèce d’empire – l’égyptien (Pharaons), le perse (Darius…), l’empire d’Alexandre, le romain, les islamiques (omeyyade, abbasside, ottoman) – est, et seulement, en souci de conquêtes territoriales. Il ne se soucie pas de convertir à son mode de vie, de penser, de parler les sociétés conquises. Tous ces empires, chacun selon ses spécificités, ont exigé trois choses des sociétés soumises : payer le tribut ; assurer l’ordre public ; ne pas contracter de relations avec l’étranger. Ces conditions satisfaites, le pouvoir central laissait aux pouvoirs « locaux/sociétaux » une paix royale. C’était des empires « pluralistes » et en ce sens « publiquement » tolérants, ce qui permit d’ailleurs aux « minorités » de survivre à la conquête et leur soumission.

2- Les empires modernes/coloniaux
(fin XVIe/début XXe)

Ils partagent avec les prémodernes leur « goût de conquête territoriale », mais pendant que ceux-ci ne se souciaient pas de transformer les rapports sociaux, familiaux, économiques des sociétés soumises, les modernes/coloniaux, en souci de LEUR progrès et POUR LEUR bien, ont cherché à leur inculquer – à tout prixet par tous les moyens – leur mode de vie, de penser, de parler, de manger.

Il fallait donc que ces empires détruisent, au nom du progrès, ce qui est, en lui, substituant ce qu’ils veulent que nous soyons : déconstruction par une reconstruction qui se confond, en l’occurrence, avec un remodelage violent.

Mais les choses du capitalisme ayant changé et, surtout, la résistance des sociétés soumises s’étant avérée insoumise, on est passé à une troisième espèce d’empire, qui correspond précisément à une nouvelle figure du capitalisme : néo-ultralibérale.

Cette nouvelle espèce d’empire renonce définitivement à la volonté – voire à la velléité – de conquête territoriale. Les « guerres » contemporaines – La Guerre du Kosovo, celle du Golfe (1990-1991 : contre l’invasion du Koweït), celle d’Afghanistan, celle d’Irak, de Somalie – ne s’inscrivent pas dans la logique d’une conquête territoriale et d’« acquisition » telle que la définissait Hobbes. Nous sommes passés de l’ère des « guerres de conquête » à l’ère des « guerres sans conquête » et ce passage indiquerait combien est singulière la stratégie de cet empire qui intervient au dehors de son territoire national, mais ne travaille pas à établir une conquête.

3 – L’Empire de la mondialisation

Cette nouveauté n’est pas sans corrélat politique. Certes, le but est toujours la domination mondiale et le contrôle de territoires (zones, circuits, relais…) jugés décisifs. Mais il ne s’agissait plus désormais, comme à l’époque de l’empire colonial, d’intégrer les sociétés soumises à un régime de citoyenneté même passive, ou d’appartenance étatique, mais de soumettre l’insoumission des sociétés, de forcer leur consentement, de briser leur résistance (mumana’a) par leur fragmentation, leur dislocation ou leur déconstruction.

Si l’empire colonial déconstruisait pour reconstruire selon son ordre, l’empire de la mondialisation déconstruit pour briser ce qu’il n’a pas réussi à « convertir » ou dont il n’a pas réussi à venir à bout… mais pour laisser en friche ceux (les segments de société) qui n’auront pas réussi à s’intégrer à l’ordre mondial (espaces et circuits financiers-économiques, symboliques, linguistiques, technologiques…).

Qu’y gagne l’empire ? La fragmentation persistante des sociétés conduit à la faillite de l’Etat postcolonial au titre d’illégitime. Certes, c’est un Etat né en faillite depuis son édification, mais alors que les Puissances coloniales cherchaient à sauvegarder les apparences de l’Etat, avec le nouvel empire cette faillite de l’Etat est voulue, provoquée et programmée. Pourquoi ? Parce que des sociétés laissées à elles-mêmes, sans Etat compris comme principe régulateur du « vivre ensemble », ne peuvent qu’engendrer instabilité et insécurité induite autant par leurs luttes internes que par cette domination impériale non étatique/non territoriale. Ne disposant ni des moyens ni des intentions d’une véritable paix civile, cette nouvelle forme de domination impériale contribue à l’instabilité des régions qui passent sous son emprise (Cf. Afghanistan, Irak).

Les anciens empires imposaient aux peuples conquis par voie de guerre, un ordre civil auquel il fallait, sous peine de mort, consentir. L’« empire » nouveau menace et réprime ; il n’hésite pas à défaire les ordres politiques ou sociétaux existants. L’efficacité d’une telle entreprise impériale est l’intégration – soi-disant « régulatrice » – à l’ordre nouveau. Le nouvel empire, loin d’être l’une des modalités de l’édification étatique – comme ce fut le cas à l’époque des empires coloniaux –, semble désormais s’y opposer. D’où l’importance du travail de Naomi KLEIN sur le « capitalisme du désastre ».

Roger Naba’a, philosophe et universitaire libanais.
-* Lire Roger Naba’a, dans la Revue « Peuples du Monde » du Philosophe Paul Vieille.

En point de Mire. Beyrouth, 21 février 2014 –

Source 

La modernité et le colonialisme

paraguay-photovoice1-560Agustí Nicolau

Géographe, responsable des activités publiques au Centre justice et foi (Montréal)

***

L’œuvre d’Enrique Dussel, un des grands philosophes latino-américains actuels et élève d’Emmanuel Levinas, permet de saisir comment la modernité, qui avait une visée émancipatrice dans le cadre européen, est devenue le fondement idéologique de l’esclavage, du colonialisme, de la soumission des peuples périphériques et, en dernière instance, de la mainmise euro-américaine sur une grande partie du reste du monde.

Une conception dominante, héritée de Kant et de Hegel, fait correspondre l’origine de la modernité au déploiement de la raison critique, au XVIIIe siècle, grâce à laquelle l’être humain européen s’émancipe de son état d’immaturité, de «minorité», et accède à l’autonomie. La modernité, dans cette perspective, serait l’aboutissement historique de divers processus convergents : la Renaissance italienne, la Réforme protestante, les Lumières et la Révolution française. Il s’agirait d’un processus propre à l’Europe dans sa genèse et son déploiement.

Une portée mondiale 

Sans nier certains aspects de cette conception, Dussel la resitue dans un cadre d’analyse plus large, à portée mondiale, autant en ce qui concerne les facteurs qui rendent possible la naissance de la modernité que la configuration et le déploiement de celle-ci. Selon lui, ce qui caractérise avant tout la modernité, c’est le fait que les États, l’armée, le système économique et la philosophie des pays de l’Europe occidentale — et de son prolongement, l’Amérique du Nord — deviennent le centre de l’histoire mondiale, reléguant toutes les autres cultures à la périphérie. Une telle hégémonie d’un système géoculturel et politique à l’échelle du globe est une première dans l’histoire mondiale.

Pour Dussel, la conquête espagnole de l’Amérique centrale et d’une partie de l’Amérique du Sud, au XVIe siècle, constitue le point de départ de la modernité. Grâce à cette conquête, l’Espagne, la première nation moderne, inondera l’Europe d’argent et d’or, ce qui permettra l’accumulation du capital dans les banques des Pays-Bas et, par la suite, le déploiement du mercantilisme et de la révolution industrielle.

C’est là la thèse centrale de Dussel : dès la conquête des Amériques, l’Europe moderne s’affirmera ainsi comme le «centre» du monde, considérant toutes les autres cultures comme «périphériques». La répression des cultures et des peuples autochtones, jugés comme non conformes à sa conception humaniste, bourgeoise et anthropocentrique, marque l’intronisation de l’universalisme de la modernité européenne pour Enrique Dussel. Cette première étape «espagnole» de la modernité correspond à l’émergence de la subjectivité moderne en tant que «Je conquérant» — comme l’a qualifié Dussel, en résonance au «Je pensant» de Descartes, qui, un siècle plus tard, développa une conception étriquée de la rationalité, coupée des sentiments, des émotions et de la vie. En s’imposant comme universelle, cette dernière balaiera toutes les autres conceptions de la rationalité à travers le monde.

Instrument de domination

Selon Dussel, la modernité, en tant que processus endogène européen à visée émancipatrice, est devenue, dans les faits, un instrument de domination, d’exploitation et de destruction dans une grande partie du monde : en s’imposant comme universelle, elle a exclu l’Autre non Européen — le considérant comme primitif et barbare. L’Autre avait droit d’exister s’il acceptait de s’émanciper en devenant européen à travers la colonisation culturelle, politique et économique. Cette œuvre de civilisation a justifié des conquêtes, des guerres, des exterminations…

Cette modernité «universelle» est cependant en voie d’être dépassée par la résurgence de cultures exclues, niées, méprisées, sacrifiées, qui ont survécu au processus de destruction infligé par l’Occident et qui ont su préserver leur manière propre d’être au monde et de le comprendre. En se redécouvrant, non plus en tant que «barbares» à travers le regard occidental, mais plutôt comme victimes innocentes d’une injustice historique, ces cultures ébranlent l’universalisme moderne en révélant son caractère irrationnel, violent, hégémonique, eurocentrique.

«Transmodernité pluriverselle»

Cette contestation de la modernité universaliste euro-américaine met en œuvre un nouveau modèle civilisationnel que Dussel définit comme la «transmodernité pluriverselle». Elle se caractériserait par le fait que les autres cultures, celles que la modernité a occultées, peuvent désormais s’exprimer en tant que richesses civilisationnelles, tout en assumant simultanément les aspects émancipateurs de la modernité (raison critique, valeur de la personne, droits individuels…). La transmodernité serait ainsi le résultat de l’interaction dialogique entre les diverses cultures, dont la modernité occidentale.

Certes, dans le contexte géopolitique mondial actuel, les relations entre les cultures et les civilisations ne peuvent être que profondément asymétriques : 20 % de l’humanité (habitant principalement en Europe et en Amérique du Nord) consomme plus de 80 % des biens et de ressources de la planète, une concentration jamais observée auparavant dans l’histoire, fruit d’un système mondial amorcé en Europe. L’œuvre de Dussel témoigne d’une conscience lucide de cette réalité. Le passage d’une modernité universelle à une transmodernité pluriverselle pourrait contribuer, selon lui, à infléchir les rapports de force actuels, en ouvrant la porte à un ordre géopolitique multipolaire qui serait politiquement, économiquement et culturellement non hégémoniste. Il en va, pourrait-on ajouter, de la survie des personnes, des peuples et de la planète.

L’autorisée

l'ambulance de Ghostbusters au salon de l'auto de Montréal 2014

« Il sort des usines Toyota, un véhicule à toutes les 54 secondes. Si on compile le nombre de constructeurs de la planète, les nouveaux qui se lèchent les babines pour cette manne, votre enfant, en arrivant au monde, aura une voiture qui l’attend.

Le sein des femmes n’aura alors plus d’importance – et quel dommage! – puisque qu’il seront remplacés par des tétines à pétrole.

Les cours de conduite automobile commenceront à la maternelle.

On fera fondre les vieux  pneus pour en faire du pétrole.

Vert demain…

Gaëtan Pelletier

Février

Le carburant rose des Morlocks

George les écoute et en conclut qu’après une longue guerre nucléaire, un groupe d’humains survivants a décidé de vivre dans les cavernes. Ils sont devenus les Morlocks qui élèvent maintenant les Élois comme du bétail afin de leur servir de nourriture. La machine à explorer le temps

///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

J’ai toujours pensé que le but de la vie –  le véritable but – était pour un « monde » meilleur, ce qui signifie orienté vers le mieux être des humains.

Les humains…

C’est une étrange notion aujourd’hui. Parler d’humains. C’est simplement parler de nous, d’un je et d’un nous. Car, au fond, nous sommes les mêmes.

I am he
as you are he
as you are me
and we are all together.
John Lennon

Ces petites lignes de John Lennon dans I am the Walrus étaient insignifiantes, déconnectées de la réalité dans les années 60. Sans doute issues d’une petite poussée d’une drogue de l’époque.

Mais c’était peut être là la vérité… Confus, biscornu, Lennon s’était donné pour but de chanter une chanson sans désir de plaire, disant détester les belles lignes mélodiques. Sorte de refus premier de ses succès antérieurs.

Sommes-nous si différents?

Au grand voyage de l’égo, il peut sembler que… oui. Au grand voyage du temps, nous le sommes dans notre unité de couleur d’âme.

Les barbares célestes

Les grandes organisations –ONU, OMS, toutes, toutes, sont trouées, gangrenées par la corruption. Ces gens-là, dirigeants, « importants », supérieurs souffrent d’un cancer d’orgueil en croyant que ces accès à des postes hauts- gradés, font d’eux des gens de mission. Des gens biens…

Puisque tout est devenu « mondialiste » ou globaliste, imaginez l’orgueil d’être à la tête de des monstruosités!

Des dieux de carton…

En apparence, l’être humain est le but… Cette bienséance, ce velours, ces grandes virées élogieuses – égotiques – s’octroient un certain pouvoir divin puisque la Terre est encore le centre de l’Univers.

Il faut lire les textes de cette grandeur sur- affichée pour se rendre compte qu’il ne s’agit là qu’une liste d’épicerie de papier de bureaucrates.

Gouverner pour soumettre les humains. Gouverner pour trahir. Souvent sans réelle conscience.

En face d’une masse humaine, on rétrécit celle-ci à un troupeau brouteur, parfois dangereux pour la planète.

La lunette des « grands »

La foi de ces grands consiste à croire et à vendre qu’un modèle éléphantesque est une réussite. Si la réussite est dans le modèle, la perfection de la structure, le but reste la perfectibilité de la structure. Plus on améliore une structure, plus naît le crédo d’une réussite.

Mission accomplie pour eux.

Dans cette perspective, la lunette a plus d’importance que ce que l’on peut voir  au bout.

L’hyper technologie, dans tous les domaines, les amènent à ces conclusions et nous amènent à les croire.

Puisqu’aucun humain n’a pu faire autant de magie en l’espace d’un siècle…

Veau d’or.

La machine à explorer le temps

Du point de vue spirituel, l’être humain est une machine à explorer le temps. Une machine charnelle, souffrante, aimante, simple, dans un monde complexe.

C’est là le but de la vie : vivre des expériences.

Or, le but de plus en plus avoué, est que la race humaine est une nourriture nécessaire à avaler pour faire vivre cette illusion de « grandeur ». Et ceux qui ont de grandes missions y croient.

Toute technologie, dans sa multitude d’expression, sous toutes les formes de sciences, ne sont que des bouffées d’air qui font enfler encore et encore l’illusion matérialiste que l’on peut contrôler.

Modifier la structure d’une variété de maïs pour en produire une nouvelle,  est fort enivrant.

Le problème survient au moment où l’on se rend compte qu’elle détruit la matière au lieu de la parfaire. Et l’humain du même coup… Puisque c’est lui le cobaye d’un temps, d’une période.

Le sens de la vie

La vie n’est qu’une expérience dans une matière brute. Je parle de la vie des âmes venues sur Terre pour se parfaire, se modifier, mais dans une structure déjà livrée, parfaite, du moins, dans sa base.

Le reste est accessoire.

Tuer pour vivre est devenu une manière « normale » de vivre. L’humain, selon le territoire qu’il habite, n’est plus que la valeur de ce qu’il a dans le sol, sous son pied, ou dans sa folie à produire plus que ses besoins. Voire certains luxes. Ce qui n’est pas un tort en soi. Nous avons tous droit à une certaine aisance. Encore cette « survenance » du problème de ceux qui veulent tout.

Alors là, l’humain est une matière aplanie, aussi insignifiante que ce dit or noir exhumé pour la « bonne marche des machines ».

Énergie.

Tous les moyens mènent à la fin

Cette méprisante attitude est née il y a longtemps. Sauf qu’aujourd’hui, demain, et plus tard, ces légions affineront leur « habileté » à menotter la liberté humaine.

Comprenez que toutes les orientations actuelles n’ont qu’un but :

Faire de cet or rose une source de richesse.

Pour la richesse.

Non retournée…

Le carburant rose est né.

Et le but des convertis est de convertir encore pour créer davantage de ces sans-âmes.

Ceux qui pensent que la matière est tout. Que la Terre est tout.

C’est le syndrome de l’acarien qui se demande s’il y a une vie en dehors du matelas…

Pauvres nous…