Archives quotidiennes : 12-février-2014

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Puzzle de blonde

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Bijou sur bijou

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La fable du chien riche et du chien pauvre

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Il était une fois un chien riche qui entra chez le boucher pour se procurer des os.

– Il m’en faut 1000, lui dit le chien riche.

Le boucher abasourdis, se gratta le crâne, puis il cessa, voyant le chien bavant.

– Pour les os, Monsieur Chien, il faut décarcasser toute une bête… Ce n’est pas simple. Et pourquoi 1000?

– Il m’en faut 500 pour manger, 200 pour mes vieux jours, et 300  pour investir.

– Avez-vous une idée comment procéder?

– C’est simple.

Et il lui donna la recette.

Pendant les semaines qui suivirent, une foule de chiens cherchant des os pour manger et à enterrer pour leurs vieux jours demandèrent au boucher des os.

– Je n’en ai pas, répondit le boucher. Mais j’ai de la chair…

– Mais elle flétrit très vite et ne se garde pas ni ne s’enterre. Qu’est ce qu’on a comme avenir?

La meute se mit à japper, affichant des pancartes.

LA RETRAITE, C’EST IMPORTANT!

– Revenez la semaine prochaine, j’ai des arrivages de moutons…

Quelques jours plus tard, le chien revint à la boucherie pour tous les os.

– Combien en as-tu?

– 666

– Pardon? 666? Mais ça ne suffit pas… Tu dégraisses trop ta viande. Alors, ils sont repus.

– Je suis un chien-boucher, mais pas un chien…

– Combien vaut ton commerce.

-Bof! 200,000 $

– Si je t’en donne 5 fois le prix tu pourras avoir tous les os que tu veux pour tes vieux jours.

– 5 fois le prix, sursauta le chien-boucher.

– Oui, 5 fois. Même 1,000,000 $.

***

Ils passèrent le contrat chez le notaire, et le chien-boucher en sortit tout heureux et souriant.

Quelques mois plus tard, le chien-boucher voulant acheter des os pour ses vieux jours alla chez son ancienne boucherie.

Il y avait là trois travailleurs: un chien pauvre, devenu boucher, un chien renifleur et un chien de garde.

– Je voudrais 100 os. 50 pour manger et 50 pour enterrer.

Le chien-boucher se mit à rire.

– Je suis chien-boucher et je ne peux même pas m’offrir quelques os à enterrer.

L’ancien chien-boucher fut atterré.

– J’ai de la chair de renard, de poulet, et quelques carcasses de vaches malades. Mais guéries…

– Mais où sont les os de moutons?

– Je ne sais pas, répondit-il en lorgnant le chien de garde.

Le lendemain, le chien-boucher fut licencié. On lui offrit un poste dans un pays lointain, à un salaire moindre.   Il vit passer le même camion qui venait chercher les os derrière l’ancienne boucherie dans laquelle il travaillait et sur lequel était inscrit: FUTURE ARE OS.

Peu à peu, les petites boucheries disparurent, achetées par la compagnie FUTURE ARE OS.

Des chiots et des chiens amaigris travaillaient désormais dans une énorme usine située dans un pays où les chiens ne trouvaient pas d’os. Au moins, ils pouvaient se payer la chair des carcasses.

Les chiens des autres pays durent désormais acheter quelques os et chair congelés.

Ils devinrent lentement édentés, et ne purent se rebeller.

On les avait savamment désarmés.

Gaëtan Pelletier

février 2014

L’OS-térité du charognard à cravate

– Grand-père a tué les indiens. Pa a tué les serpents pour le bien de cette terre. Peut-être qu’on pourrait tuer les banques. Elles sont pires que les Indiens, que les serpents. Peut-être qu’il faudrait qu’on se batte pour sauver  nos  terres comme l’on fait Grand-père et Pa.

Les raisins de la colère, John Steinbeck 

*** 

Pour briser le soulèvement de la région d’Al-Anbar, Nouri al-Maliki a acheté pour 6 milliards de dollars d’équipements militaires aux États-Unis – dont 24 hélicoptères de combat Apache et près de 500 missiles Hellfire – et Barack Obama a ouvert les vannes du mercenariat. Cette fois, c’est le Wall Street Journal* qui l’affirme : « plus de 5000 spécialistes – analystes, instructeurs militaires, agents de sécurité, traducteurs et même cuisiniers – sont sous contrat avec les Irakiens et parmi eux, 2000 sont Américains ». Ils s’ajoutent au 12 500 contractors   qui, fin 2013, assuraient la protection des intérêts US en Irak. Principales sociétés étasuniennes de défense présentes : Triple Canopy et L-3 Communications Holdings.  MONDIALISATION 

Les U.S.(A) et les coutumes 

Après nous être mielleusement fondus à la méthode de l’obsolescence programmée, nous voilà avec une tactique de « développement continu » inusité : la construction par la destruction.

Quenelle irakienne

Quenelle irakienne

Dix cours de la méthode

1-      Ils construisent une maison, une économie, un pays, des coutumes, des marchés.

2-      C’est nul… Et on passe au vote.

3-      Alors tu édictes la bonne façon de faire.

4-      Ils n’écoutent pas.

5-      Tu te fais ami avec eux.

6-      Tu leur  vends des armes.

7-      Ce qui te permet d’acheter des armes après les avoirs renseignés sur des ennemis éventuels avec preuves  à l’appui.

8-      Tu t’arranges pour t’embrouiller avec eux.

9-       Ça tourne au vinaigre : tu les attaques pour améliorer leurs conditions de vie en détruisant ce qu’ils ont bâti.

10-   Puis tu mime la pitié et leur envoie la trousse de nettoyage. T’implantes un McDo,  puis  en passant par le lobbying,  tu leur refiles  À TOUS, quelques vaccins et médicaments pour qu’ils ne soient pas malade.

Pieusement   nommée : la reconstruction. Il faut entendre par là qu’on ne reconstruit pas les enfants déchiquetés, les civils amochés, les déplacés, mais on a tout de même une  formule bichonnée : dommages collatéraux. Quand t’es un être humain normal, t’attend le bonheur et la paix, pas la bombe. Et pourtant, sans le savoir…

Pendant ce temps-là, dans un autre pays, tu fais preuve de charité bien ordonnée…Tu crées une industrie qui fabriquera un outil nécessaire à la lutte contre la pauvreté : la mine antipersonnel.

C’est secret. Alors, chacun fabricote  une  pièce sans connaître  le produit final au bout de la chaîne.

C’est un secret d’état.

Ah!

L’arrivée du miséricor-dieu

mine antipersonnel

On fera ensuite une cérémonie dans laquelle on fera l’annonce de celle d’engager des amputés… Par charité, humanisme, etc.

Ils travailleront d’arrache-pied pour vivre…

Mondialisme antinomique : l’économie des feux et des pompiers

« Heureux le citoyen qui se lève le matin, la maison rasée, mais avec un nouveau gouvernement, il jubile.   J. Beauregard

« Heureux le citoyen qui se lève le matin, la maison rasée, mais avec un nouveau gouvernement,il jubile encore plus    ». J. Beauregard.

Quand l’Irak s’est effondré, des centaines de compagnies s’arrachaient les morceaux de cette nouvelle proie ensanglantée. Quand le dictateur libyen s’est effondré, une foultitude de loups, les babines gonflées, sont allés « au secours » de ce pauvre pays.

Ça stimule l’économie, disent-ils. On vend des armes pour détruire, et par la suite on donne des contrats pour aller reconstruire. À se demander si derrière tout ça la richesse étasunienne n’est pas l’œuvre d’un état incendiaire qui allume les feux et crée de l’emploi en formant des pompiers mondialistes?

C’est une première dans l’Histoire de l’humanité: on vend les armes de destruction et les compagnies de reconstruction.  Et tout cet argent – dans notre cher système « d’austérité » –  s’en va dans des « paradis fiscaux ».

C’est la canalisation de l’héritage terrestre abandonné aux charognards. Pendant ce temps-là, l’humain ronge les os qui restent. Il se décarcasse pour la carcasse. Oui, l’héritage terrestre. Car il s’agit bien d’un legs  extraordinaire pour tout être vivant, à commencer par ce citoyen molli par le satanique penseur-corrupteur.  Citoyen arnaqué par ses propres dirigeants débiles et ignorants.

Pigeon d’argile 

pigeon d'argile

 

De la chair à canon que nous étions dans les guerres antécédentes,  pour « englober » tout le monde dans cette nouvelle économie, nous sommes devenus de l’argile  à banques et  compagnies  à numéros fragmentées dans l’invisible et complexité d’un monde totalement déshumanisé.

Nous voilà désormais aussi fragile qu’un pigeon d’argile.

Si l’oiseau paye pour fournir les fusils, c’est la réussite concluante d’un monde d’escrocs engagés  et de béotiens élus.

Jubilons tous. Nous n’avons plus de maison, mais un « nouveau » gouvernement.

Gaëtan Pelletier

Février 2014