Archives quotidiennes : 10-février-2014

LES CENDRILLONS SANS MINUIT

Dans le petit monde de la vie
On est tous des clochards à besaces
En dedans ou en dehors, la crasse
S’en va ni ne survit, sans jamais de minuit

C’est pour ça que chaque soir, chaque minuit, chaque 00.00, je me dis que je viens de gagner une paire de souliers. Je peux encore marcher le lendemain dans la vie. Celle-ci.

Celui qui n’attend rien, ne meure jamais.

Et de temps en temps, je vais voir les rivières, les oiseaux, et j’ai des yeux pour les femmes qui passent frileuses comme le frêle de mes désirs.

Les gens passent leur vie à rêver.

De temps en temps j’entends la voix de mes enfants qui me parlent de leurs amours. C’est beau comme ces petits cieux, les jours où les petits ballots font des bulles dans le ciel. La vie s’amuse.

Vous n’avez pas remarqué que la Vie fait toujours des dessins partout? Penchez-vous, levez la tête, attardez-vous!

Je n’aime pas les gens en ciment.

Ils n’ont rien de vivant, les pauvres! Ils ne savent marcher qu’en limousine, et pour les nuage, même s’ils ont le nez hautain, ils regardent la cire de leurs souliers.

Ce sont de petits minuits à midi
Et des besaces sans rêve de clochards
Et sur la canne de leur fortune bâtie
Ils tuent en marchant, tôt ou tard
 

Gaëtan Pelletier

16 juin 2009