Archives quotidiennes : 8-février-2014

Le néolibéralisme laminoir : Le fossoyeur des identités et du vivre ensemble

Chems Eddine Chitour

«Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez prudents comme des serpents et simples comme des colombes.»

Mathieu 10-16

Il ne se passe pas de jour sans que l’on constate à travers le monde les dégâts du néolibéralisme qui broie d’une façon ou d’une autre, les équilibres sociologiques des peuples, les sédimentations identitaires et même les espérances religieuses. Rien ne doit s’opposer à cette machine du Diable. Dans cette contribution nous allons citer le fonctionnement du néolibéralisme dont les gourous font preuve d’une imagination débordante et font injonction aux dirigeants d’appliquer sans état d’âme leur potion amère sils veulent garder leur fauteuil. Le néolibéralisme revêt les habits de la tentation pour la majorité des «moutons» et la fabrication d’ersatz qui permettent au consommateur sous influence de croire que tout est permis, que c’est un champion, que le monde lui appartient et qu’il a toutes les qualités que lui martèle la publicité, notamment celle du culte du corps auquel il s’identifie.

La culture industrialisée formate les esprits

La massification culturelle ce que l’on appelle vulgairement la macdonalisation de la culture est une réalité. Les langues supports des cultures luttent en vain et à des degrés divers contre lavulgate planétaire pour reprendre les mots justes de Bourdieu. C’est le cas de la langue française qui est défendue d’une façon ou d’une autre par tous les locuteurs de cette langue même si le combat est inégal. L’Algérie est à des degrés divers en tant que deuxième pays francophone non seulement pratique cette langue mais a enrichi du mieux qu’elle peut cette richesse du patrimoine universelle sans émarger au râtelier de la Francophonie..

Cependant la langue et la culture ne peuvent résister si elles font à faire à une offensive visant à imposer une doxa outre-atlantique qui veut l’effritement des identités au profit justement de la culture Macdo. On comprend que Jacques-Yves Rossignol s’émeuve que la France s’émiette identitairement et accuse pour sa part, l’Empire. Il prend l’exemple des industries culturelles qu’il trouve débilisantes. Ecoutons son cri du coeur: «A la fin du XXe siècle, il était devenu impossible de poursuivre la réalisation de profits dans les pays civilisés sans attenter à la conscience des consommateurs solvables par l’industrie culturelle (cinéma, musique, art et ainsi de suite). On est passé à la consommation culturelle à cours forcé. Qu’en «libéralisme», la crétinisation par la culture industrialisée soit désormais obligatoire ne heurte pas du tout les consciences. C’est dire ce qu’est réellement le «libéralisme»: une terrifiante aliénation généralisée par une économie de gros argent, une économie accaparée. On observe la généralisation de nouveaux types de mentalités. Mais ces mentalités donnent l’étrange impression d’être comme induites automatiquement, téléguidées». Jacques-Yves Rossignol dénonce les clercs qui ont vocation à trahir au profit d’un néolibéralisme séduisant comme l’écrivait Dany Robert Dufour: «Les bourgeois de la «nouvelle gauche», les bourgeois du catholicisme social, les petits bourgeois convertis à l’activisme mondialiste, les artistes et cultureux participent tous du capitalisme culturel et de son prosélytisme. Populations ahuries, méchantes, hargneuses, ne comprenant pas leur triste état mental et développant une haine insensée vis-à-vis du petit peuple français ». (1)

« (…) Les zombis culturels vont donc être chargés de transformer de gré ou de force ces populations récalcitrantes, qui prétendaient encore rire, plaisanter, badiner, ironiser, en une collection d’atrophiés mentaux. D’où cette fascination, cette adulation des bourgeois masochistes culturels énumérés ci-dessus pour ces héros chargés d’en finir avec le petit peuple français: l’immigré, l’étranger, l’artiste. (…) Le maintien permanent de la population en état d’atrophie mentale par l’industrie culturelle et notamment les drogues sonores («musique») constitue un nouveau mode de domination. (…) L’industrie culturelle a créé un nouveau monde ayant distancé et supplanté l’histoire organique. On n’a pas perçu la révolution mentale complète provoquée par l’industrie culturelle: consciences fabriquées et téléguidées à l’échelle mondiale, (…) Nous tentons aujourd’hui désespérément de mener une vie humaine au milieu de l’enfer culturel inventé à ce moment, qui a submergé le globe.» (1)

 

Dans le même ordre de l’aliénation pour l’Empire, même les vassaux de l’Empire n’échappent pas. C’est Ignacio Ramonet qui écrivait: «L’Empire n’a point d’alliés, il n’a que des vassaux.» Dans cet ordre, le détricoge sur fond rocheux identitaire français est programmée à en croire cette publication concernant le projet Rivkin ou comment la mondialisation utilise le multiculturalisme pour assujettir des nations souveraines.

«Un document paru en France reprend une étude américaine de 2011 dans laquelle les autorités américaines ont une vision du monde qui en un mot favorise l’émiettement. En France, cela a fait l’objet d’un tollé. Une émission dont le titre «Défrancisation» a diffusé la traduction française d’un article paru le 12 mars 2011 dans le journal américain Foreign Policy Journal. Un document de plus sur l’ingérence des autorités américaines en France, qui pour mener à bien le projet mondialiste, ont clairement décidé de transformer l’ensemble du caractère de la France, à commencer par sa propre identité en utilisant les minorités ethniques et religieuses destinées à servir les intérêts américains.» (2) 

«Le meilleur moyen de résoudre les conflits ethniques en France et de s’assurer que la France ne relèvera pas la tête pour s’opposer aux intérêts mondialistes US, c’est de créer une nouvelle synthèse culturelle dans laquelle il n’y aurait plus de culture française ou islamique, mais, sous l’étiquette des «droits de l’homme» et de l’ «égalité», une culture d’adolescents alimentée par Hollywood, MTV, le cyberespace, McDonald’s et Pepsi.»(2)

«La France poursuit l’auteur qui a longtemps été une épine dans le flanc de la mondialisation US, à cause de son attachement obstiné aux intérêts français autour du monde, plutôt qu’à ceux d’une «communauté mondiale» préfabriquée.(…) De Gaulle se refusait de jouer la carte américaine de l’après-guerre. (…) Dans le contexte actuel, quel meilleur moyen de saper le nationalisme français et décapiter toute résurgence d’une force anti-mondialiste que d’exploiter la vaste composante islamique non-assimilée de la France. Le but ultime de la mondialisation n’est pas de promouvoir les identités et les cultures ethniques, mais plutôt de les submerger dans un vaste melting-pot de consumérisme global, de déraciner l’individu de son identité et de son héritage, et de remplacer tout cela par le Centre commercial mondial, et le «village global». (2)

«Il faut donc, conclut l’auteur, inclure ici une redéfinition de l’Histoire de France, et y mettre l’accent sur le rôle des minorités non françaises dans l’ensemble de cette histoire redéfinie. Cela sous-entend que la génération de jeunes Américains Pepsi/MTV, ainsi que leurs guides/mentors issus des universités, serviront de repères (de phares) en vue d’une transformation (formatage) de la culture française, et une réécriture de l’Histoire de France selon un schéma mondialiste ».(2)

 

Est-ce que les Français sont les seuls à subir ces assauts contre leur -fond rocheux- identitaire ? Souvenons-nous, il y a quelques années les Belges étaient menacés eux aussi, dans leur unité par la partition. La Belgique est un laboratoire! Tout ce qu’il s’y passe n’est pas anodin et est effectivement à mettre en lien avec le projet d’un «nouvel ordre mondial» (NOM) qui est dans son étape «assassinat des Etats-nations». Cette crise programmée va générer un chaos réorganisateur comme le disait Condoleezza Rice, (Ordo Ab Chaos). Ce qui se passe en Belgique semble être une «expérience de masse» qui ne doit pas nous être indifférente. «Prenez une salle de spectacle à Bruxelles où sont réunis un grand nombre d’artistes du pays. Dans un micro, une voix dit aux Flamands de s’installer à droite, aux Wallons à gauche (ou le contraire, peu importe). Des voix s’élèvent alors: «Et nous les Belges, on se met où?» cette blague belge aussi tragique soit-elle est à propos.» (3)

Comment, par faiblesse et complaisance, détruire les nations ?

On le devine, le sacerdoce du néolibéralisme est de Créer le consommateur mondial: homo economicus: le moi universel. On dit qu’il y a sept commandements :
(1)Promouvoir le pluriculturalisme.(2) Valoriser le multiculturalisme. Encourager les immigrants à conserver leurs cultures. Les sociétés multiraciales et multiculturelles doivent consacrer toute leur énergie à maintenir la paix entre les divers groupes qui les composent.(3) Faire l’éloge de la diversité plutôt que de l’unité.(4) Maintenir le groupe dont la démographie est la plus forte dans l’illettrisme. Une sous-classe en expansion, non-assimilée, sous-éduquée, hostile à la majorité,(5) Amener le monde des affaires à soutenir financièrement le multiculturalisme.(6) Rendre tabou tout propos allant à l’encontre du culte médiatique de la diversité.(7) Rendre impossible l’application des lois sur l’immigration. L’immigration massive est un phénomène normal, qui ne peut être arrêté, et qui serait un bienfait pour la société.

Ce petit mode d’emploi en 7 points-clé permet l’avènement d’une société «diverse», « paisible.» Les adeptes d’une gouvernance mondiale de la Haute Finance Internationale se servent du multiculturalisme comme d’un levier pour fragmenter les nations jusqu’alors culturellement homogènes. Ces ensembles homogènes représentent en effet un obstacle à un gouvernement centralisé. (4)

Le Rapport Lugano

Cette offensive contre les identités n’est pas là pour combattre une identité dans l’absolu, elle est pour asseoir et baliser le terrain pour l’avènement définitif du néo-libéralisme. Susan Georges universitaire franco-américaine ancienne membre du site Attac, avait dénoncer dans un ouvrage choc « le Rapport Lugano » paru aux Ed. Fayard, il y a une deuxième année, la stratégie diabolique des grands gourous de la mondialisation Dans son deuxième ouvrage le Rapport Lugano II, Susan Georges va plus loin. Pour elle, les experts croient savoir comment procéder pour assurer le triomphe du capitalisme occidental: comment les «décideurs» peuvent-ils à la fois mettre en oeuvre les politiques ultralibérales qui sont le fondement de la mondialisation et prétendre s’attaquer aux conséquences catastrophiques de ces mêmes politiques? (5)

« Le socle du néo-libéralisme dans sa vision prédatrice se trouve, à en croire Susan Georges dans une bible appelée «Rapport Lugano» En fait écrit Phillipe Frémaux l’ancêtre de cette stratégie du chaos réorganisateur a démarré comme le rapporte Susan Georges dans son ouvrage Le rapport Lugano, Depuis trois décennies, Susan George est de tous les combats en faveur des peuples du Sud et contre les effets destructeurs de la mondialisation libérale. Le rapport Lugano, son dernier ouvrage, se présente comme un rapport écrit à la demande des «maîtres du monde», qu’on devine être les élites qui se retrouvent chaque année à Davos. Objectif du rapport: apprécier les menaces qui pèsent sur le capitalisme libéral et trouver les moyens d’assurer sa pérennité.» (6)

 

Quelles sont leurs cibles pour atomiser les solidarités?

«Une dizaine d’experts triés sur le volet par des commanditaires anonymes, mais ne faisant pas mystère de leur influence sur les affaires du monde, sont réunis dans une luxueuse villa sur les hauteurs du lac de Lugano, en Suisse. Ils ont pour mission de rédiger un rapport qui doit lui-même rester secret. La religion, poursuit l’auteur, peut trop aisément devenir une source de troubles et de révolte quand les gens ont le sentiment que leurs choix «spirituels» sont violés, si stupides ou malavisées que puissent être en réalité leurs croyances. – il ne faut pas, répétons-le, attirer l’attention et la controverse par la censure, alors qu’il est si simple d’écrire des «best-sellers» qui saturent les libraires et célèbrent le mode de vie capitaliste». (6)

 

De plus, l’auteur nous signale d’autres « gisements potentiels » sur l’art de diviser et de détourner l’attention «Tout ce qui concerne la sexualité, le corps ou la santé en général peut être judicieusement exploité quand il est urgent de détourner l’attention de questions graves». On peut aussi signaler comme moyens de perturbation: Le déséquilibre écologique: parce que les pressions exercées sur elle par les économies capitalistes sont considérables, Le capitalisme crapuleux: les activités criminelles à grande échelle peuvent saper les fondements de l’activité économique «légitime», «légale» L’effondrement financier: les marchés financiers. Le crime banalisé. Face à ces menaces, le capitalisme doit se prémunir. Il l’envisage sans faiblesse. Diviser: non seulement neutraliser tout effort de solidarité, mais exploiter les suspicions, entretenir la haine, créer l’hostilité entre les groupes, Affamer: une réduction provoquée des réserves contribue à la hausse des prix et rend donc plus difficile l’accès aux denrées alimentaires; Propager la maladie privatiser des services tels que l’approvisionnement en eau… Mettre en oeuvre à grande échelle, évidemment sans le consentement des femmes, des programmes de stérilisation.»

Le néolibéralisme : Destruction du collectif et atomisation de l’humain

Le maître mot est là : Détourner l’attention et avancer masqué, laissant les victimes de cette peste bubonique qu’est le marchéé, s’interroger sur le sexe des anges, pendant que les affaires se font et se défont, « business as usual » pourrait on dire. Il vient que le cap néolibéral est clair: détruire l’être ensemble. «Le monde économique, s’interroge Pierre Bourdieu, est-il vraiment, comme le veut le discours dominant, un ordre pur et parfait, déroulant implacablement la logique de ses conséquences prévisibles, et prompt à réprimer tous les manquements par les sanctions qu’il inflige, soit de manière automatique, soit – plus exceptionnellement – par l’intermédiaire de ses bras armés, le FMI ou l’Ocde, et des politiques qu’ils imposent: baisse du coût de la main-d’oeuvre, réduction des dépenses publiques et flexibilisation du travail? (…) Ainsi s’instaure le règne absolu de la flexibilité, avec les recrutements sous contrats à durée déterminée ou les intérims et les « plans sociaux » à répétition, et, au sein même de l’entreprise. (…) Le but, poursuit Bourdieu, étant d’arriver à une armée de réserve de main-d’oeuvre docilisée par la précarisation et par la menace permanente du chômage. Pour Pierre Bourdieu, le libéralisme est à voir comme un programme de «destruction des structures collectives» et de promotion d’un nouvel ordre fondé sur le culte de «l’individu seul mais libre».(7)

L’incitation à l’éphémère et au plaisir

Dans Le Divin Marché, la révolution culturelle libérale, Dany-Robert Dufour tente de montrer que, bien loin d’être sortis de la religion, nous sommes tombés sous l’emprise d’une nouvelle religion conquérante, le Marché ou le money-théïsme. Il tente de rendre explicite les dix commandements implicites de cette nouvelle religion, beaucoup moins interdictrice qu’incitatrice – ce qui produit de puissants effets de désymbolisation, comme l’atteste le troisième commandement: «Ne pensez pas, dépensez!». Nous vivons dans un univers qui a fait de l’égoïsme, de l’intérêt personnel, du self-love, son principe premier.» (8)

«Destructeur de l’être-ensemble et de l’être-soi, écrit Dany Robert Dufour, il nous conduit à vivre dans une Cité perverse.(…) Il célèbre désormais l’alliance d’Adam Smith et du marquis de Sade. La valeur symbolique, écrit le philosophe Dany-Robert Dufour, est ainsi démantelée au profit de la simple et neutre valeur monétaire de la marchandise de sorte que plus rien d’autre, aucune autre considération (morale, traditionnelle, transcendante…), ne puisse faire entrave à sa libre circulation. Sous les coups de boutoir de la post-modernité, la civilisation telle que nous l’avons connue risque de disparaître rapidement. On ne devrait jamais oublier que des civilisations millénaires peuvent s’éteindre en quelques lustres.(8) (9)

Il n’est pas interdit de croire en ces temps de détresse matérielle que le fait religieux revienne au grand jour, les besogneux n’ayant pas ou s’accrocher matériellement,s’en remettent d ‘une façon irrationnelle à leur espérance religieuse maintenant que leur passage sur terre est un échec assumé

Les interrogations de l’Algérie

Comme tous les pays en phase de maturation de l’Etat nation, l’ZAlgérie est plus vulnérable que jamais. Elle devrait, à titre d’exemple, être très vigilante. Les évènements de Ghardaïa que l’on attribue à tort, à un chahut de gamin,comme ce fut le cas pour octobre 1988, et sont à méditer. Il n’y aura pas de paix tant que le vivre-ensemble n’eut pas été gravé dans le marbre. Pour ce faire, cela passe par une réconciliation de l’Algérie avec son histoire et, les morales à l’ancienne, pour calmer d’une façon précaire, ont de moins en moins d’avenir dans ce XXIe siècle de tous les dangers.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz
(1metamag.fr
(2nouvelordremondial.cc
(3agoravox.fr
(4nouvelordremondial.cc
(5jeanneemard.wordpress.com
(6) Philippe Fremeaux Alternatives Economiques 182, juin 2000 alternatives-economiques.frsusangeorge_fr_art_137_14137.html
(7) Pierre Bourdieu: L’essence du néolibéralisme. Le Monde diplomatique Mars 1998
(8) Dany Robert Dufour: L’Art de réduire les têtes, Editions Denoël, Paris. 2003.
(9) Chems Eddine Chitour http://www.mondialisation.ca/le-n-olib-ralisme-destruction-du-collectif-et-atomisation-de-l-humain/19532 3 juin 2010

mondialisation.ca

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Sculpture

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Toutes les toilettes mènent à la mer

 

Gaëtan Pelletier

La pluie c’est un fleuve en pointillé.
Grégoire Lacroix

Votre vin n’est pas bon: simple défaut ou est-il bouchonné? Selon le fabricant de bouchon de liège Diam, ce serait entre 2 et 12% des vins qui seraient affectés par l’odeur de bouchon. Voici quelques pistes pour reconnaître ce défaut.

«Odeur de cave humide. Ça sent l’humidité. Des arômes de champignon», résume le récipiendaire du titre de meilleur sommelier du Québec en 2011, Stéphane Leroux.

«Il va y avoir une odeur assez forte de liège. Ça peut rappeler la poussière et les caves humides, le moisi. C’est un ensemble d’odeurs qui se sont pas toujours évidentes, ni de la même puissance, ni de la même force», explique à son tour le rédacteur en chef de la revue en ligne Vinquébec.com, Marc-André Gagnon.

Lien

J’ai toujours admiré les amateurs de vin. J’aurais aimé être snob jusqu’à la lie. Comme ceux qui un jour défendront la cause du maringouin en voie de disparition. Il y a des jours où je me sens aussi brut qu’un pissenlit sur un terrain de golf. Faut croire que ce n’est pas donné à tout le monde. Sauf que je me demande si on faisait toutes  ces simagrées avec l’eau que l’on boit, on verrait bien qu’on boit du bouchon à la tonne.

Avec ce qu’on trouve dans les hôpitaux maintenant, on verra sans doute apparaître des casernes de pompiers pour arroser à l’eau de javel les bâtiments, détruisant les E-coli, les colis « suspect », et les punaises de lit. Paraît qu’on en trouve des hôtels chics, là où les savons ont la grosseur des pastilles de menthe mais aussi une belle flore de punaises de lit.

Tant qu’à varier, avarions…

On flaire le vin, on se gave de concombres « bio » E-coliques. Avec ça, un peu de viande avariée. Ce n’est pas qu’en France qu’on peut se faire trafiquer des dates sur les viandes dans les magasins à grande surface :

Du bisulfite de soude mélangé à de l’eau pour obtenir de l’acide sulfurique. Cette addition chimique dangereuse semble bien connue de quelques bouchers de l’agglomération marseillaise. Et pour cause : ils l’ont utilisée pour donner un aspect visuel plus « convenable » à la viande hallal avariée qu’ils ont commercialisé. C’est une série d’intoxications alimentaires qui a déclenché l’enquête diligentée par le pôle santé publique du tribunal de grande instance de Marseille et confiée à la section recherches de la gendarmerie. La femme du chimiste et fournisseur du produit pour nettoyer la viande avait, par ailleurs, averti la gendarmerie des activités frauduleuses menées par son mari.

France Soir

Vaut mieux écouter un vieux boucher qu’un inspecteur frivole qui produit du papier-rapport.

Mon potager bio et les horloges de bière

Je cultive un potager bio. Rien que du compost. Fabriqué à l’aide des aliments qu’on nous vend.

Alors,  si les aliments sont contaminés, ou monsantoisés et arrosés avec une eau dans laquelle urinent les malades gorgés de médicaments, je me suis demandé si mes tomates bio étaient « naturelles »…

J’ai bien peur que « noui »… Je suis dans le doute jusqu’aux oreilles. Et les vendeurs de recettes pour être en santé qui passent en boucle commencent à me rendre aussi fin finaud qu’un sommelier à nœud papillon.

Je suis las de voir ces curés du vert à la télévision, à la radio, dans les conférences, nous vendre des recettes. Ils prennent un morceau de la Vie et en font la vie. Tu fais du Pilate, t’es sauvé. Tu fais du jogging, t’es sauvé. Tu va voir le docteur une fois par an, t’es sauvé. Tu lis le Devoir, t’es sauvé. Tu fais « un petit geste pour l’environnement », tu sauves la planète. On est rendus à voir des filées d’enfant parler vert, parler vert, faire des petits gestes, et gober du fast-food devant un écran.

Revenons à nos motons…

Vu le nombre grandissant des cas de cancers de la peau au Québec, on attribue toujours cela au soleil.

Est-ce qu’il y a un de ces petits lézard à lunettes capable de voir qu’au Québec le soleil est la chose la plus rare- ou presque- de la planète? Quand on en voit, on coure après…

Il en est qui se déshabillent devant lui pour s’en gorger. Après, ils se jettent à l’eau.

C’est comme une pastille céleste de lumière quand on a soif d’un hiver.

….

Ma belle-fille, colombienne, m’expliquait ce soir qu’en Colombie le soleil se lève à six heures et se couche à six heures, de sorte qu’à midi, sur cette partie de la planète, vous n’avez plus d’ombre puisque le soleil est au-dessus de vous. Direct.  À moins que vous ayez une bedaine de bière… Sinon, vous ne produisez plus d’ombre…

Et quelqu’un a-t-il entendu parler d’épidémie de cancers de la peau en Colombie?

Un prénom…

On se mondialise de plus en plus. Du moins dans la recette vendue par les marchands du temple bleu. Alors, on veut tous en adoration devant des veaux d’or, on a tendance à s’agenouiller.

Nous étions à parler de prénoms, ce soir, à table. Paraît qu’en Colombie, l’un des plus courants soit Michael.

Mais le plus étrange – et l’histoire est véridique – c’est qu’un jour, en voyant passer un bateau, un couple de colombiens décidèrent de donner à leur fille le nom du bateau. Car c’est dans la tradition de donner un nom féminin à son bateau.

Ils le voyaient passer tous les jours…

C’était écrit : USNavy.

Et la fille fut baptisée Usnavy.

Le pipi d’or

On voit que même en pensée, on risque de boire toutes les illusions. On s’empoisonne l’existence. Sur cette planète, tout est lié.

Il n’y a pas de « pipi d’or ».

Je pars en vacances

Je viens de recevoir une paye de la commission scolaire pour laquelle je travaillais.

Étant donné que nous vivons tous écoeuramment pressés, et que nous n’avons plus de temps, je n’ai pas eu le temps de photographier L’AVIS DE DÉPÔT  de la paye.

Si vous en voulez la preuve, je vais le faire.

Il s’agit d’un ajustement de paye, vu la complexité du système, craché par une machine qui ne « pense » pas trop. On a maintenant des outils « intelligents », mais les personnes qui les fabriquent semblent désormais surpassées par leurs « zoutis ».

En argent canadien…

TOTAL IMPOSABLE : 0, 28

TOTAL NON IMPOSABLE : 0,00

IMPÔT FÉDÉRAL : 0,00

IMPÔT PROVINCIAL : 0,00

RRQ : 0,00

ASSURANCE-EMPLOI : 0,00

RQAP : 0,01

PENSION : 0,02

SYNDICAT : 0,01

AUTRES DÉDUCTION : 0,00

TOTAL NET : 0,24

Mais c’est bien fait : c’est écrit dans les codes que j’ai reçu 0,27 cents et qu’en calculant mon crédit de vacances, ça donne 0,01

Bref, 0,28 cents moins les déductions, 0,24.

Le timbre a coûté 0,59 cents. Quant à la comptabilité et aux personnes travaillant dans le système, je n’ose imaginer…

Personnel, bâtiments, chauffages, ameublement,  et tous les etc…

À bien y penser, c’est déconcertant de voir autant de gens qui regardent des noms passer, de beaux bateaux, et qu’ils soient tentés  de leur donner un prénom pour se glisser dans ce monde scalpelisé.

Et je ne parle même pas des hyper robinets qui salivent dans les médias toutes les conneries  et les analyses torsadées, vicieuses, alambiquées, tronquées, anoblies.

Il ne faudrait jamais oublier qu’un frigo et un morceau de glace « intelligent » qui ne se composte pas.

Si vous voulez être sommelier de la Vie, évitez le vain…

Gaëtan Pelletier

Conspirationnisme