Archives de Tag: Crise

Pratiquer un sport de vieux pendant la COVID-19

Prise 1

Depuis l’arrivée de la COVID-19, les livreurs de médicaments se suivent mais ne se ressemblent pas. Le premier qui s’est présenté, un  pur inconnu en campagne, a sonné mais n’est pas entré. J’ai dû aller chercher le petit sac de médicament dehors. Il me l’a tendu d’un bras si tendu qu’on aurait dit un nouveau mouvement de Bruce Lee.

C’est à s’ennuyer de notre « régulier » qui entrait en sifflant, vantait es odeurs du souper et le temps superbe ou merdique. Il a dû est envoyé au front dans les villages voisins. Mais je me doute qu’on l’a entraîné à une nouvelle réalité: la distance. Et avec elle, la froideur et le silence.

La COVID-19 fait perdre des emplois, mais elle en crée. Les vieux ne vont plus à la pharmacie. Alors, il faut d’autres livreurs. Quelques uns des personnels ( j’adore cette perle parmi les trouvailles des appellations bizarroïdes aux fins de classement des travailleurs)  de la pharmacie vont sans doute aller au chômage.

Prise 2

Quelques jours plus tard, même scénario avec un nouveau livreur. Dans un village de 3,550 âmes et quelques dizaines d’ânes, il est surprenant de voir des visages nouveaux. Il a l’air gentil. On voit tout de suite qu’il a été formé à la même procédure que le premier. Il a tendu son bras de toute sa longueur pour que je saisisse le sac. Il avait sonné, n’était pas entré et m’a demandé de dévoiler mon identité. Au nom qu’il avait prononcé, c’est certain: c’était moi. Alors le « moi » s’est étiré le bras pour attraper le petit sac. Il était malingre avec un bras tellement long que je me suis dit qu’il n’y avait pas que la justice qui avait le bras long: certains livreurs aussi.

Prise 3

Ayant saisi que nous étions en crise et qu’il fallait se distancer les uns des autres je me suis souvenu que j’avais retrouvé, l’été dernier, dans le garage, le vieux gant de Baseball de mon fils. Alors, j’attendrai le troisième livreur d’un gant ferme. Après tout, qui me dit qu’un livreur  qui va visiter 50 malades par jour n’est pas plus dangereux que moi. Alors je le guetterai, surveillerai son auto, puis je sortirai avec mon gant et je lui demanderai de me le lancer à au moins 4 ou 5 mètres.

Je sais, j’aurai l’air stupide. Mais la COVID-19 c’est tout un sport. Et en campagne, si tu veux survivre, il faut davantage se méfier des « gant-dira-t-on ».

Gaëtan Pelletier

 

En prime, une pensée:

Médicament: substance en poudre, en gélule, en comprimé ou en liquide, bon pour la maladie, mais mauvais pour la santé.

 

Image

La ronde cathédrale

Photo de Humour en Tous Genres.

La mutilation des Gilets jaunes

La vidéo risque d’être censurée, comme la précédente. 😦

 

Le sinistre calendrier de la disparition des ressources de la Terre

temps-horloges-montres-fin-des-ressources-00-ban

Cela devrait faire la une des médias. La terre s’épuise et ce n’est pas un chantage sans fondement d’écologiste radical.  Nous sommes dans un cycle infernal vous allez le voir.

Le système exige que nous consommions toujours plus pour soutenir une économie qui pioche dans des ressources dont beaucoup seront épuisées à l’horizon 2050. 

Vous comprenez bien pourquoi l’idée même de décroissance fait horreur aux marchands de tout poil ! C’est tout le cycle économique en place qui doit s’adapter ou s’effondrer. De toutes façons il va s’effondrer, il sape lui-même ses propres bases.. Notre façon de vivre dans les pays développés n’est pas viable.

En attendant, la pub vous lave le cerveau pour vous inciter à acheter, acheter de l’inutile, du superflu, des choses dont des centaines de générations se sont passé avant vous et qui deviennent soudain absolument indispensables.. Indispensables surtout à l’égo, il faut le dire.

Nous vivons dans un mirage.  Pour que nous acceptions de gaver les multinationales on vous monte des scénari  genre « famille ricorée » à l’américaine, parents et enfants beaux et épanouis, belle maison sur-équipée, voiture neuve, tables garnies, jardins parfaits avec petites fleurs en surcroit pour faire joli..

Réveillez-vous ! Ce n’est que du « story-telling » du conte de fée marketing pour vous sortir de votre condition d’esclaves en vous faisant rêver de ce que vous pourriez peut-être avoir avec votre carte bleue. La carotte qui fait avancer l’âne.. Et pendant ce temps, pour chaque objet que l’on vous présente comme le dernier signe indispensable de votre « réussite », (quelle réussite) ? notre Terre s’épuise à un rythme inégalé depuis des milliers d’années.

2050, ce n’est pas loin, c’est demain : 34 ans.  Les enfants actuels,vos enfants et petits enfants auront entre  34 et 54 ans… Ils seront en pleine maturité. Dans quel monde ?

Il est grand temps de faire marche arrière. Quittons ce monde bidon, retournons à nos fondamentaux.  Refusons tous ensemble le fait d’être jugé  sur ce que nous avons plutôt que sur ce que nous  sommes.

Vous verrez, ce n’est pas si difficile et vous serez débarrassé du stress de cette course sans fin vers un mirage qui recule sans cesse et découvrirez d’autres sources de joies beaucoup plus pérennes.

C’est la plus grande révolution que nous puissions accomplir !

Cela fera sauter ce système fou qui nous méprise et nous exploite, nous et notre belle planète mère du vivant.

Faisons-le de nous-mêmes avant que d’autres aient pris les rênes et nous imposent cela à leur façon : A coups de schlague.

Galadriel

L’épuisement des ressources naturelles

Le grand calendrier de l’épuisement des ressources naturelles, avec un zoom matière par matière. D’ici la fin du XXIe siècle, on peut attendre la fin du pétrole, platine, gaz, hafnium, or, sable…

Avec l’explosion démographique et l’émergence de nouveaux géants économiques, l’impact de l’humanité sur l’environnement augmente régulièrement. À tel point qu’on entrevoit l’épuisement de certaines ressources naturelles, renouvelables et non renouvelables.

Lesquelles ? Quand ? Petite visite des ressources de notre bonne vieille planète. Une série d’articles qui va nous mener jusqu’en 2350… bon voyage !

Des ressources naturelles en voie de disparition annoncée

Quelles ressources sont menacées par la pression humaine ?

7 milliards d’habitants consomment la planète

image: http://www.consostatic.com/wp-content/uploads/2011/01/temps-horloges-montres-fin-des-ressources-00-ban.jpg

temps-horloges-montres-fin-des-ressources-00-banLa démographie est implacable : plus nous sommes, plus la pression que nous mettons sur nos ressources naturelles augmente.
On prévoit 9 milliards d’habitants d’ici 2050 et déjà, en 2008, le rapport Planète vivante WWF indiquait que l’empreinte écologique de l’humanité sur la planète a plus que doublé au cours des 45 dernières années en raison de la croissance démographique et de la hausse de la consommation individuelle.

Une démographie dynamique

Si l’on prend pour référence l’année 1963, la production industrielle mondiale affiche une croissance clairement exponentielle, malgré certaines fluctuations dues aux chocs pétroliers et à des crises financières.

image: http://www.consostatic.com/wp-content/uploads/2011/01/production_industrielle-mondiale-300×187.jpg

démographie galopanteLe taux de croissance au cours des 25 dernières années a été en moyenne de 2,9 % par an (il a doublé en 25 ans). Le taux de croissance par habitant a, en revanche, été plus lent à cause de l’accroissement démographique : seulement 1,3 % par an (il a doublé en 55 ans)(4).

L’empreinte écologique de l’humanité explose

La planète n’arrive tout simplement plus à suivre …. et à satisfaire la croissance de nos besoins matériels.

image: http://www.consostatic.com/wp-content/uploads/2011/01/empreinte-ecologique-1961-2050.jpg

empreinte-ecologique-1961-2050Lire la suite : L’épuisement des ressources du sol

http://www.consoglobe.com/epuisement-des-ressources-naturelles-et-demographie-cg#kgQXEeeSQSHHB3fX.99

Conséquence chez nous :

La France fait le pari d’une relance minière « responsable »

En allouant les premiers permis de recherche depuis 30 ans, l’Etat relance l’exploration minière en métropole. Objectif : assurer l’approvisionnement en minéraux, dans une approche qui se veut responsable d’un point de vue social et environnemental.

[Commentaire : Ben voyons… Belles promesses ! Comptons là-dessus ! Depuis quand une société, quelle qu’elle soit ne met pas en priorité le rendement et le profit ??]

http://www.actu-environnement.com/ae/news/permis-exploration-exploitation-minerais-techniques-impacts-24773.php4

Source: http://lesbrindherbes.org/2016/09/07/sinistre-calendrier-de-disparition-ressources-de-terre/

2015… on est pas sorti de l’auberge

roulotte d'Anne

Anne Wolf 

 

Des questions et encore des questions…

Depuis hier, après quelques salutaires semaines loin de toute « info », contre-info ou désinfo, pas moyen d’échapper à Charlie…

La question parmi toute qui me relance avec la plus grande insistance, c’est : « Mais de quelle liberté d’expression est-il question en fait ? »

De celle qui permet de stigmatiser les musulmans en toute bonne conscience mais vous promet les pires ennuis si vous avez le malheur de critiquer les agissements du gouvernement sioniste d’Israël ?

De celle qui établit des lois de mauvaise conscience, après que le gouvernement pétainiste ait livré les français juifs à leurs alliés nazis voici que des lois discriminatoire font des juifs des sortes de citoyens d’exception que nul ne pourrait critiquer, sauf si ce sont des « mauvais juifs » qui eux aussi s’indignent des agissements sionistes.

Je n’ai jamais été une lectrice de Charlie, mais là j’ai eu l’occasion ces derniers jours d’en prendre plein la gueule de ces caricatures de « musulmans » – souvent ignobles, toujours vulgaires. C’était aussi l’occasion de m’interroger : en quoi de telles manifestations de mépris et de haine ont-elles jamais pu contribuer à créer les conditions d’une union populaire tellement nécessaire pour lutter contre les ravages de la globalisation ? Caricature doit être pris ici au sens figuré de ce qui déforme et trahit la réalité.

Les valeurs de la République ? La laïcité ?

Une des dérives très claires des dernières décennies, c’est de voir que ces valeurs servent aujourd’hui de leurres pour multiplier les interdits et franchement à les voir ainsi agitées dans un état d’esprit qui évoque Les Bush, Obama et consorts qui brandissent les spectres de la démocratie et de la liberté pour justifier leur défense des intérêts mondiaux des grandes transnationales, cela me fiche tout simplement la nausée…

Globalisation ?

J’ai atterri en 2015 après une soirée arrosée d’eau pétillante, avec l’impression de me retrouver au bord d’un gouffre, le trou noir, quand globalisation signifie multiplication des foyers et des formes de guerre qui préparent le terrain pour un « nouvel ordre mondial », dont les caractéristiques selon ses promoteurs sont celles d’une dictature digne de la « République » de Platon. L’Ukrainienne Anna Goncharova cite les oligarques de son pays parlant du peuple comme du bétail, nul doute en ce qui me concerne que ce point de vue ne soit partagé par l’oligarchie mondiale qui se crée à présent un cheptel en fonction de ses aspirations et besoins éliminant sans vergogne ceux qui par leur action, leur idéologie ou par ce qu’ils occupent des terres riches que celle-ci désire s’approprier constituent un obstacle à la réalisation de leur plan.

Nous pouvons le constater par des moyens multiples nous assistons à présent à la mise en œuvre d’une opération massive de réduction de la population de la planète qui s’accompagne d’une réduction drastique du nombre des espèces vivantes naturelles.

Ainsi donc le premier janvier, ce n’était pas la joie. Après celle du gouffre noir, l’image qui s’impose à moi est celle d’un monde casserole à pression s’échauffant vers une implosion généralisée. Une guerre de tous contre tous volontairement provoquée par un long travail de sape et de manipulation des inconscients collectifs grâce au matraquage de matrices d’opinion conçues à cet effet.

« Bonne année » ? Difficile de la souhaiter avec cette candeur qui nous permettait auparavant de commencer l’année comme la perspective d’un renouvellement de tous les possibles. Depuis quelques mois, j’ai délaissé internet et la géopolitique internationale pour me concentrer sur l’échelle locale. De retour à Bruxelles après près de 3 ans d’absence, je constate les dégâts. Du néofascisme qui confirme la vision deleuzienne dune société de contrôle civile, quand les « citoyens » sont incités à la délation présentée comme un acte civique… et je vous assure que cela marche… « Si vous constatez quoi que ce soit d’anormal, appelez les contrôleurs au numéro vert untel »…

Personnellement je m’en sors pas trop mal et j’ai réussi encore une fois à refaire un lieu de vie agréable avec des moyens financiers minimum et de la débrouillardise… en lisant Texaco de Patrick Chamoiseau qui raconte l’histoire de Marie-Sophie Laborieux en lutte pour défendre son bidonville édifié sur les coteaux qui borde l’en-ville de Fort de France, je me sens en empathie totale avec ce petit peuple qui construit ces cases de bric et de broc pour en faire des foyers digne de ce nom… avec de la débrouillardise et de l’huile de bras, un brin d’imagination et de savoir faire… on s’accommode… mais de me sentir bien dans mon histoire cela ne me console pas du tout des ravages que l’autodestruction programmée provoque chez mes amis, copains ou relations… très clairement une conséquence de la globalisation avec ses restrictions financières, ses restrictions de moyens, d’espaces de liberté et l’accès à un logement décent toujours plus aléatoire. Une des formes de la guerre globale qui restreint de quelques décennies leur espérance de vie… La Mort frappe parmi nous, marginaux, à coups redoublés et je sens comme une angoisse latente qui fait que chacun commence à se demander qui sera le prochain sur la liste.

J’ai bien conscience pourtant que cette désespérance faute d’espoir n’est qu’un moindre mal si l’on pense à tous ceux qui de part le monde vivent la guerre aux quotidien quand armées, paramilitaires, forces de répressions, sicaires ou voisins habités de folie programmée peuvent surgir à tous moment, quand de braves gens perdent le sommeil parce qu’ils ont tout à fait conscience que ces drones qui survolent leur maison la nuit peuvent tout aussi bien les transformer en quelques secondes en « dommages collatéraux », eux, leurs proches leurs amis.

Chronique d’un attentat prévu.

Toute personne dotée d’un minimum de rationalité sait depuis longtemps qu’il n’est pas possible de porter la guerre dans d’autres pays qui ne nous menaçaient pas, d’encourager les gamins des banlieues à rejoindre les rebelles de Syrie, pour les stigmatiser à leur retour… qu’on ne peut assassiner des populations entières afin de s’approprier les richesses de leur territoire sans que ce produisent à un moment le retour de bâton… d’autant que les indices se multiplient qui dénonce les préparatifs d’une guerre civile en Europe, la formation militaire des terroristes s’accompagnant souvent dans les mêmes lieux de celle de néo-nazis qui font partie de la même dynamique nous conduisant vers cette implosion évoquée plus haut…

Ainsi donc la question n’était pas tant de savoir qi nous allions être exposés au risque d’attentats terroristes mais bien plutôt quand et sous quelle forme ils se produiraient. Mon indignation ne concerne donc pas l’attentat de Charlie Hebdo en soi mais bien toutes les dynamiques et processus de la guerre globale qui l’ont rendu possible, qui l’ont rendu inéluctable. Je n’ai pas visionné les films des meurtres « en direct », puisque ce n’est que samedi que passant par hasard devant une télévision allumée, chez pris connaissance du « tragique événement ».

Autant que possible j’essaye de me protéger de ce voyeurisme qui a envahi nos foyers par l’intermédiaire de cette machine diabolique à niveler les consciences et manipuler les émotions : le cheval de Troie télévision et sa manipulation émotionnelle des images.

D’autres questions concernent les aspects plus stratégiques et tactiques… Qui a commandité, pourquoi Charlie… Que pensez de l’argument de l’abandon de la surveillance de terroristes avérés sous prétexte qu’il présentent « un faible risque » etc… une longue liste de questions dont certaines sont de celles qui ne trouvent de réponses que bien plus tard quand des investigateurs compétents accèdent à des documents déclassifiés ou autres preuves de manipulation de l’histoire.

Je ne crois ni au Dieu des Musulmans, ni à celui des Chrétiens, ni à aucune autre représentation divine qui ferait de quelque peuple que ce soit un peuple élu favoris de Dieu… simple question de logique : s’il existe un esprit créateur alors nous sommes tous créatures au même titre. J’ai rencontré tant de gens de toutes origines au cours de ma vie que je ne puis considérer d’autre appartenance que celle du cœur, d’autre liberté d’expression que celle qui respecte la dignité de l’autre et en particulier dans le contexte actuel d’autre manière d’agir que celles qui favorisent la concorde entre tous ceux qui souffrent de l’exploitation, de l’exclusion , de l’expropriation pratiquée par les accapareurs transnationaux.

Mes affinités ne sont pas fonction des origines des uns et des autres, mais bien de la complémentarité que nous pouvons mettre en œuvre pour construire à contre-courant un monde de paix, d’une sensibilité commune humaine et bienveillante… Je ne cautionne donc ni les productions irrespectueuses de Charlie Hebdo qui en tant qu’atteinte à la dignité de personnes me révulsent, et j’ai le même sentiment vis-à-vis de ceux qui s’en seront délectés mais jamais nulle part et d’aucune manière je ne pourrai cautionner quelques formes de terrorisme que ce soit aveugle ou ciblé. Je ne peux cependant oublier que presque chaque jour à présent de par le monde des journalistes sont assassinés ou menacés parce qu’ils dénoncent des situations inacceptables de violation des droits humains ou du vivant… et ce dans le silence total de tout les biens pensants qui défendent la liberté d’expression sous sa forme la plus perverse, celle qui stigmatise la différence de l’autre… Cocorico !!!

Il y a beaucoup d’autres questions qui subsistent des hiatus ou faiblesse dans le scénario de poursuite et mise à mort des terroristes… des gens qui d’une part se comportent en militaires aguerris mais qui d’autre part « oublient » une carte d’identité dans un des véhicules qu’ils ont utilisé… même dans un film de troisième zone une telle faiblesse du scénario ne passerait pas… On se retrouve dans le même paradoxe que lors d’autres attentats… des gens dont le comportement atteste la formation paramilitaire mais qui une fois leur forfait accomplit se comportent comme des loosers se jetant droit dans le piège mortel de leur exécution… marionnettes jetables après usage, instrumentalisés au service d’une cause qui les dépasse… professionnalisme dans l’action mais amateurisme total dans la fuite… quelque chose là m’interpelle…

Je l’ai dit, je ne suis adepte d’aucune religion cependant je partage avec bien des gens qui ont d’autres croyances des valeurs communes qui sont reconnues ici comme celles qui fondent le christianisme, en tant que philosophie de paix et d’amour du prochain, compassion, beaucoup d’entre eux sont des musulmans avec qui mes affinités sont bien plus fortes que celles que j’ai avec les catholiques qui ont depuis longtemps reniés leur christ et son message. Demander à l’ensemble des musulmans et des arabes de se justifier pour un crime qu’ils n’ont pas commis me renvoie à Lafontaine au loup et l’agneau… « Si ce n’est toi c’est donc ton frère… c’est donc quelqu’un des tiens… ». Demande-t-on aux chrétiens « bons pères de famille » de se justifier de la pédophilie qui perverti l’église ? Leur demande-t-on de rendre compte de l’idéocide et des génocides commis par la très sainte Inquisition ? Leur demande-t-on de se justifier de l’attentat d’Oklahoma par lequel ce bon petit gars catholique de Mc Veigh a tuer 168 personnes et en a blessé près de 700 au nom d’idéaux d’extrême-droite… quand le christ se fait nazi… … … La paille et la poutre…

Je ne vais pas épiloguer. Je n’ai pas de recette miracle, Autour de moi je constate la misère, le désespoir et cette tendance persistante de prendre comme exutoire au mal être de plus en plus généralisé, les cibles les plus vulnérables qui sont souvent celles désignées en guise de boucs émissaires par les servants du système. Je constate aussi l’augmentation de la violence domestique ou entre proches… l’attentat contre Charlie hebdo n’est pas un fait isolé mais un acte de violence parmi des dizaines de milliers d’autres qui font de notre monde un enfer ou au mieux un purgatoire pour un nombre croissant de ses habitants.

Seule une lutte cohérente contre cette violence globale peut apporter une réponse mais la machine est lancée et j’ai pu le constater à travers de nombreux commentaires les diversions opèrent, rares sont ceux qui tirent les leçons de l’histoire récente de la mise en action de la Stratégie de la Tension aux artefacts des révolutions de couleurs avec les guerres civiles qui en résulte…

Le capitalisme n’est pas en crise, il est en mutation. Les analystes latinos décrivent cette mutation comme une phase ultime d’accumulation par expropriation. Une machination, une marchandisation, une mécanisation (y compris des consciences), il produit des machines de guerre dont certaines sont des mécaniques au sens propre mais d’autres sont d’origine humaine et subissent des conditionnements terrifiants pour devenir des machines à tuer sans état d’âme, l’idéal des nazis concrétisé. C’est dans ce monde dangereux miné par une violence généralisée que nous avons à vivre dorénavant. Partageant les angoisses que connaissent les peuples à qui nos nations font la guerre pour venir au secours de la protection des intérêts des transnationales monopolistiques alors que la division et la méfiance voir l’agressivité au sein des populations ne cesse de croître.

Dans ce contexte, « quelle liberté d’expression défendons-nous ? » est une question pertinente. A travers les nombreux commentaires que j’ai pu lire une forte tendance se dégage, celle de tous ceux qui prétendent détenir la vérité et prétendent museler les autres au nom de leurs valeurs. On n’est pas sorti de l’auberge…

Les états d’Anne 

Image

Mais d’où provient « l’austérité »?

48015_450165701736602_682782230_n

Moins, c’est mieux…

 

Davos : Les pseudo-élites ont peur de la colère des peuples

01

Une brève amusante au premier abord, les auto-proclamées élites ont peur de l’explosion sociale. Mais nous connaissons chaque jour d’avantage la capacité de défense de leurs privilèges par les accapareurs de planète, qui ne reculent devant aucun crime,jusqu’au plus ignobles, pour les conserver. Si leurs procédés de destructions sont plus discrets dans nos contrées, nous découvrons petit à petit leur capacité de jouer aux pompiers pyromanes pour préserver leurs intérêts, poussant les populations de pays riches en ressources naturelles à s’entre-tuer, assassinant par sicaires interposés les résistants. Nous voyons l’étau se resserrer en Europe, de la Grèce à l’Espagne, alors que 100 000 habitants de Hambourg subissent la loi martiale.Regarder ce qu’ils font ailleurs et vous saurez ce dont ils sont capable ici !

Que la pseudo-élite ait peur, cela risque surtout de la rendre dangereuse, mieux vaut le savoir. Hambourg en état de siège, 100 000 habitants bouclés dans leur quartiers pourrait bien être une première Européenne…

Hamburg Germany: Rote Flora will stay incompatible.

 La peur de l’élite

Le gouffre croissant entre pauvres et riches fait de plus en plus peur aux riches, qui redoutent tôt ou tard une explosion. C’est ce qui a entre autres été abordé cette semaine au Forum économique mondial de Davos, la grand-messe annuelle de l’élite mondiale du capitalisme. « Les écarts croissants menacent la stabilité sociale et politique », stipulent-ils dans leur Global Risk Report.

Ce sont les contrastes entre revenus qui constituent le danger le plus important. Les circonstances météorologiques extrêmes constituent également un autre grand risque, tout comme le manque d’eau et le chômage élevé, qui peuvent entraîner de grandes crises. (DS 17/1)

Source Expresso :: La peur de l’élite

Images de hambourg sous lois martiale au cours de ces dernières semaines

Des militants d'extrême gauche devant le centre culturel Rote Flora, le 21 décembre 2013.

Peligro: policía fuera de control

Passanten im Hamburger Schanzenviertel

Polizisten patrouillieren in der Hamburger Innenstadt
Hamburgo tomado por la policía: Gefahrengebiet

Petit Monsieur ayant subit 3 contrôle de police agressifs

en moins d’une heure pour circuler dans son quartier  !!!

Permalien de l'image intégrée

Lampedusa in Hamburg: Refugees fight for their right to stay! – #LampedusaHH

Day 3 of “Danger zone” Protests in Hamburg, Police Lies Exposed

A lire sur le même sujet
100 000 habitants de la ville de Hambourg sont soumis à l’état d’exception – Le blog de Anne Wolff
Hamburgo tomado por la policía: Gefahrengebiet

Sur la préparation anti-insurectionnelle de troupes de chocs anti-émeutes
En Europe aussi la militarisation bat son plein – Le blog de Anne Wolf

Nos gouvernements se préparent à nous combattre..!

Qu’est-ce qui se cache derrière eurogendfor et son droit d’occupation ?

Et n’oubliez pas les petits caractères dela constitution auropéenne

En cas d’émeute, fini le droit à la vie, les répresseurs ont le droit de tirer dansla foule !
http://pagedesuie.files.wordpress.com/2013/03/2012113050b834e01c91c-0-692057.jpg

Les états d’Anne 

Les chênes qu’on abat

La découverte du Nouveau Monde fut fatale à la forêt espagnole. L’ambition des souverains qui voulaient faire de l’Espagne la première puissance mondiale passait par la construction d’une flotte de navires qui assurerait la domination des mers ; ce fut le signal de départ d’un déboisement massif.

De plus, pour entretenir une armée qui occupait les Pays-Bas et faisait la guerre à la France, il fallait de l’or, beaucoup d’or. Les souverains espagnols vendirent alors les forêts à des bergers ou à des agriculteurs, lesquels les transformèrent en pâturages ou en cultures…

Cinq siècles plus tard, la forêt espagnole n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut et l’Espagne est devenue une contrée semi-désertique. L’ambition à court terme et bien éphémère de dominer le monde s’est réalisée au détriment des intérêts à long terme du pays.

Quelles leçons tirer du choix effectué il y a cinq siècles par Philippe II d’Espagne ? Quelles forêts nos dirigeants détruisent-ils aujourd’hui pour satisfaire des ambitions vite évanouies ? Le temps de la décision politique – aujourd’hui quasi-exclusivement tournée vers le très court terme – peut-il être compatible avec celui de l’intérêt à long terme d’une nation, a fortiori d’un ensemble humain plus large ?

Zéro anticipation

La nécessité de poser ce type de questions est renforcée par un élément supplémentaire : nos hommes politiques, en France comme dans les autres pays, et ce quelle que soit leur étiquette politique, semblent avoir relégué la prospective et l’anticipation au dernier rang de leurs priorités.

Nous allons de crise en crise – c’est en tout cas ainsi que les médias nous présentent l’évolution du monde – et le personnel politique est désormais essentiellement occupé à « gérer les crises » – c’est-à-dire le très court terme – et jugé sur son habileté en ce sens. Nulle vue d’ensemble, nulle vision à long terme, nulle capacité à penser le futur : le travail de pompier semble être devenu l’alpha et l’oméga de la politique.

Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? Faut-il en chercher les symptômes dans les premiers chocs pétroliers des années 1973 et 1979 ? Ces événements ont fortement contribué à créer une « mentalité de crise » auprès des citoyens, lesquels ont ensuite « sélectionné » au fil des élections des hommes politiques qui semblaient capables de résoudre ces crises.

Mais – et c’est là l’effet pervers d’un tel choix – cette « sélection darwinienne » d’un personnel politique à l’aise dans les situations de crise (c’est-à-dire susceptible de régler des problèmes à très court terme en employant des moyens exceptionnels) a pour conséquence que, pour survivre, ce même personnel a besoin d’un état de crise permanent.

La crise permanente…

La solution, pour ces hommes et femmes politiques, consiste alors à créer les conditions de survenue des crises, soit en ne résolvant pas les causes profondes de celles qui se présentent (par exemple, la « crise financière » de 2008 dont tous les éléments pour qu’elle se reproduise sont encore en place), soit en laissant se dégrader des situations afin qu’elles dégénèrent en crise, voire en créant les conditions favorables à une future crise. Par exemple, en faisant voter la loi TEPA en 2007, Nicolas Sarkozy a sciemment aggravé le déficit public et les écarts de revenus entre Français, augmentant d’autant les probabilités d’une future crise.

Ce même Sarkozy est d’ailleurs l’archétype du politicien de crise, tendance pompier pyromane : son plaisir jubilatoire à se mettre en avant lors de « sommets » censés résoudre telle ou telle crise (dont l’intérêt réel est inversement proportionnel à la couverture médiatique dont ils bénéficient), sa propension maladive à accuser en permanence telle ou telle catégorie de Français, à diviser et à morceler le corps social, sont révélateurs d’un besoin pathologique à « vivre constamment dans la crise », à ne pouvoir exister (politiquement en tout cas, mais sans doute aussi exister tout court) qu’en créant des crises puis en faisant ensuite mine de les résoudre.

En 2007, Marianne nous avait annoncé que nous nous apprêtions à élire un malade au sommet de l’État (voir notre billet Marianne : le dossier Sarkozy). À toutes les tares que listait alors cet hebdomadaire, il convient d’ajouter celle-ci : nous avons à l’Élysée un Président dont la pensée est exclusivement « court-termiste », qui est incapable – même s’il essaie parfois de donner le change – de « penser demain ».

… en politique comme dans l’entreprise

Cette « maladie » présidentielle était déjà présente dans le corps social bien avant l’élection de Sarkozy. Sans forcer le trait, c’est sans doute parce que les Français  – en tout cas leurs « élites » – souffraient – et souffrent encore – des mêmes maux qu’ils ont élu Nicolas Sarkozy.

En effet, le phénomène de crise permanente, quasiment « institutionnalisée », de vision court-termiste, d’absence de prospective, ne se limite pas à la classe politique. Beaucoup de dirigeants d’entreprises ont de facto abandonné toute vision à long terme pour ne réagir qu’aux « crises » qui justifient plans de restructuration et autres mesures violentes, ultra-rapides et prises dans l’urgence.

On en arrive parfois ainsi à la situation a priori paradoxale où les salariés et l’encadrement intermédiaire se soucient plus de l’intérêt à long terme de l’entreprise (donc ont une vision prospective) que les dirigeants et actionnaires, prêts à abattre la forêt pour poursuivre une chimère éphémère, qui prend très souvent la forme de l’enrichissement personnel.

Dans l’entreprise comme en politique, cette absence de vision prospective et cette propension à susciter des crises pour ne les « résoudre » ensuite qu’en façade, à travers des « plans de com’ » qui ne règlent en rien les problèmes de fond, sont devenues le mode de management habituel dans ces premières années du XXIe siècle. Il est un domaine où cette vision court-termiste nous conduit droit dans le mur : celui de l’énergie. C’est ce que nous examinerons dans un prochain billet.

Lundi
© La Lettre du Lundi 2011

Lettre du lundi

La richesse des milliardaires du monde a doublé depuis 2009

130406_bj5ff_dessine_milliards_richesse_sn635

Par Andre Damon
14 novembre 2013
Alors que les travailleurs aux États-Unis et ailleurs dans le monde voient leurs revenus chuter, la valeur nette combinée des avoirs des milliardaires du monde a doublé depuis 2009, selon un rapport publié mardi par UBS et Wealth-X, des sociétés-conseils faisant un suivi des super-riches.

La richesse collective des milliardaires du monde atteint maintenant le sommet de 6.500 milliards de dollars, un chiffre presque aussi grand que le produit intérieur brut de la Chine, la deuxième économie du monde. Le nombre de milliardaires a augmenté à 2.170 en 2013, alors qu’il était de 1.360 en 2009, selon le rapport.

Le vaste enrichissement de cette couche sociale provient de la flambée des marchés boursiers, alimentée par «l’argent facile» et les opérations d’impression de la Réserve fédérale américaine et d’autres banques centrales. Ce processus s’intensifie. Ainsi, la semaine dernière, la Banque centrale européenne, répondant à une détérioration des conditions économiques en Europe, a abaissé son taux d’intérêt directeur de moitié, le faisant passer de 0,5 pour cent à 0,25 pour cent, insufflant ainsi une nouvelle vague de liquidités dans les marchés financiers.

Le lendemain de la publication du rapport de Wealth-X, Twitter, le service de réseautage social, a lancé son offre publique initiale, créant 1.600 millionnaires sur papier en une seule journée, alors que ses actions ont doublé en quelques heures selon le cabinet d’analyse financière PrivCo. Evan Williams, co-fondateur du site, a augmenté sa richesse dans le processus, la faisant passer de 1 milliard de dollars à 2,5 milliards de dollars. L’autre co-fondateur, Jack Dorsey, a fait 500 millions de dollars, ce qui porte maintenant sa fortune à 2 milliards de dollars.

Ce rapport sur la richesse reflète la croissance parasitaire du secteur financier dans l’économie mondiale. Ainsi, 17 pour cent des milliardaires ont amassé leur richesse dans les secteurs financier, bancaire et de l’investissement plus que tout autre, alors que seulement 8 pour cent se sont enrichis dans le secteur manufacturier.

La grande expansion dans les revenus des super-riches survient alors même que les services sociaux subissent des compressions sauvages aux États-Unis, en Europe et dans le monde entier. Plus tôt ce mois-ci, les prestations de coupons alimentaires ont été réduites pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, et les prestations de chômage prolongées doivent expirer complètement à la fin de l’année.

Le budget du programme de coupons d’alimentation SNAP est actuellement de 74,6 milliards de dollars par année, et le financement pour un an de la prolongation des allocations de chômage prolongées qui prendront fin en janvier coûterait 25,2 milliards de dollars. La valeur nette combinée des avoirs des 515 milliardaires américains permettrait de financer ces deux programmes pendant 100 ans.

En plus d’analyser la richesse des milliardaires du monde entier, le rapport documente les énormes sommes dépensées par ceux-ci en articles de luxe. Les milliardaires du monde entier possèdent pour environ 126 milliards de dollars en yachts, jets privés, oeuvres d’art, antiquités, articles de mode, bijoux et voitures de collection. Ce chiffre est supérieur au produit intérieur brut du Bangladesh, un pays de 150 millions de personnes.

Les 2.170 milliardaires du monde détiennent 48 milliards de dollars en yachts, soit une moyenne de 22 millions de dollars par navire. Pour mettre ce chiffre en perspective, les Nations Unies ont estimé que pour éradiquer la faim dans le monde, il faudrait un investissement de 30 milliards de dollars par année.

Le rapport estime les avoirs immobiliers des milliardaires de la planète à 169 milliards de dollars, soit en moyenne 78 millions de dollars par personne. Comme il est noté dans le rapport, «le milliardaire moyen possède quatre maisons, chacune ayant une valeur de près de 20 millions de dollars.»

Le rapport ajoute : «Le temps et la distance sont rarement des limites pour les milliardaires du monde, beaucoup ayant un ou deux jets privés, un super yacht et d’autres modes de transport confortables et rapides, sans parler de plusieurs maisons disséminées ailleurs dans le monde.»

En dépit de leur mobilité, les milliardaires du monde sont concentrés autour des grands centres financiers tels New York, qui compte 96 milliardaires, suivi par Hong Kong avec 75, Moscou avec 74, et Londres avec 67. Si la richesse des milliardaires de New York était réparties entre les 1,7 millions d’habitants pauvres de la ville, chacun obtiendrait 170.000 dollars.

La couche sociale des super-riches représente un énorme fardeau pour la société mondiale, ne produisant rien de valeur tout en monopolisant de vastes ressources. Non seulement de vastes ressources sociales sont consacrées à l’enrichissement personnel des super-riches, mais de plus, leur domination sur la vie économique et politique agit comme un bloc à toute solution rationnelle aux grands problèmes auxquels est confrontée l’humanité. Le contrôle des super-riches sur tous les aspects de la vie politique à travers le monde a des conséquences désastreuses.

Cet état de fait est le résultat inévitable du système capitaliste, qui traite la richesse des milliardaires du monde entier comme sacro-sainte, alors que les besoins de la population, tels que l’éducation, le logement et la santé, sont sujets à être sacrifiés.

wsws.org