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La thérapie de choc ou la maïeutique néolibérale

Choc thérapie

Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.
Antonio Gramsci

Fethi Gharbi

Nous sommes les témoins et les acteurs d’une époque charnière caractérisée par l’éclipse des repères et par l’éfritement des échelles de valeurs. C’est ce vide insupportable régi par le chaos que viennent investir avec la violence d’un ouragan les obsessions mortifères de tous ces hallucinés de la pureté originelle. Nous vivons en effet une drôle d’époque où les tenants du néolibéralisme le plus sauvage se détournent des pseudo-valeurs décrépites de l’idéologie libérale et s’appuient de plus en plus sur les fanatismes religieux devenus plus porteurs, donc plus propices aux manipulations. Mais cette alliance apparemment contre-nature ne constitue en fait qu’un paradoxe formel. Comme le souligne Marc Luyckx Ghisi, l’intégrisme religieux est ce sacré de séparation qui impose à l’homme de dédaigner son vécu pour retrouver le chemin de dieu. Dans le même ordre d’idées, la modernité, avec toutes ses nuances idéologiques, n’a cessé pendant voila plus de deux siècles de déconnecter totalement l’homme de sa place dans le monde en le soumettant aux pulsions d’un ego inassouvissable. Deux visions du monde, diamétralement opposées mais qui se rejoignent en déniant à l’homme sa véritable identité, cette dimension duelle, tout à la fois matérielle et spirituelle, seule en mesure d’assurer à notre espèce un équilibre salvateur.

Le rouleau compresseur néolibéral qui a entamé depuis 1973 sa course macabre au Chili puis en Argentine n’a épargné ni la population britannique sous Thatcher ni américaine sous Reagan et a fini par écrabouiller l’économie de l’ensemble du bloc communiste. Avec l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, l’hystérie reprend de plus belle et tente non seulement de mettre la main sur les ressources naturelles mais de disloquer irrémédiablement le tissu social et d’anéantir les états de ces pays. Voilà qu’aujourd’hui, tous ces peuples révoltés du Maghreb et du Proche Orient s’éveillant de leur euphorie, se retrouvent eux aussi pris dans le pire des cauchemars : Les chicago-boys islamistes assaisonnés à la sauce friedmanienne poussent à la vitesse d’une Caulerpa taxifolia et envahissent soudainement l’espace sous le soleil revivifiant du printemps arabe. Un tel enchainement de violences a retenu l’attention de la journaliste canadienne Noami Klein qui en 2007 écrit “la strategie du choc” et s’inscrit ainsi en faux contre la pensée ultralibérale de Milton Friedman et de son école, “l’école de Chicago”. Noami Klein s’est probablement inspirée, pour mieux le contester, du leitmotiv friedmanien “thérapie” ou encore “traitement” de choc. Cela n’est pas sans nous rappeler la crise économique de 1929 qui sans laquelle Roosevelt ne serait jamais parvenu à imposer le New Deal à l’establishment de l’époque. C’est donc à la faveur d’une crise que le keynésianisme à pu s’installer au sein d’une société ultralibérale. S’inspirant probablement de ce schéma, Friedman a pensé que seuls les moments de crises aiguës, réelles ou provoquées, étaient en mesure de bouleverser l’ordre établi et de réorienter l’humanité dans le sens voulu par l’élite.

C’est donc à partir des années soixante dix que selon la thèse de Noami Klein le monde s’installe dans ce qu’elle appelle « le capitalisme du désastre ». Cataclysmes naturels ou guerres sont autant de chocs permettant d’inhiber les résistances et d’imposer les dérégulations néolibérales. La stratégie du choc s’appuie tout d’abord sur une violente agression armée, Shock and Awe ou choc et effroi, servant à priver l’adversaire de toute capacité à agir et à réagir; elle est suivie immédiatement par un traitement de choc économique visant un ajustement structurel radical. Ceux du camp ennemi qui continuent de résister sont réprimés de la manière la plus abominable. Cette politique de la terreur sévit depuis voilà quarante ans et se répand un peu partout dans un monde endiablé par l’hystérie néolibérale. Des juntes argentine et chilienne des années soixante dix en passant par la place Tiananmen en 1989, à la décision de Boris Eltsine de bonbarder son propre parlement en 1993, sans oublier la guerre des Malouines provoquée par Thatcher ni le bombardement de Belgrade perpetré par l’OTAN, ce sont là autant de thérapies de choc necessaires à l’instauration de la libre circulation du capital. Mais avec l’attentat du 11 septembre 2001, l’empire venait de franchir un nouveau palier dans la gestion de l’horreur. Susan Lindauer, ex-agent de la C I A (1) affirme Dans son livre Extreme Prejudice que le gouvernement des Etats Unis connaissait des mois à l’avance les menaces d’attentats sur le World Trade Center. Elle ajoute que les tours ont été détruites en réalité au moyen de bombes thermite acheminées par des camionnettes quelques jours avant les attentats. Le traitement de choc ne se limitait plus à susciter l’effroi dans le camp ennemi mais aussi dans son propre camp dans le but de terroriser sa propre population et de lui imposer les nouvelles règles du jeu. C’est ainsi qu’en un tour de main furent votées les lois liberticides du Patriot Act et les budgets nécessaires à l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak.

Cependant, Quarante ans de pratique de la dérégulation n’ont pu dynamiser l’économie mondiale et la dégager du marasme dans lequel s’est englué le capitalisme productif. Mais cherche-t-on vraiment à dynamiser quoi que ce soit?! La financiarisation de l’économie au lieu d’être la panacée tant escomptée a au contraire plongé le monde dans une crise systémique couronnée par le fiasco retentissant de 2008. Cette domination de la finance libéralisée a démontré en définitive que les mar­chés sont incapables de s’autoréguler. La crise a prouvé par ailleurs que la financiarisation n’est en fait qu’une dépravation de l’idée d’investissement, de projet, de projection dans l’avenir qui a toujours caractérisé le capitalisme productif. Ce qui se pratique aujourd’hui c’est essentiellement une économie usuraire, obsédée par l’immédiateté du profit et convaincue du fait que l’argent rapporte à lui seul et sans délai de d’argent. C’est donc dans ce tourbillon de l’autoreproduction du capital que le monde se trouve pris. Le néolibéralisme n’est en fin de compte qu’une vaste opération spéculative visant le transfert massif des richesses vers une grande bourgeoisie atteinte de thésaurisation compulsive, obnubilée par ses pulsions de destruction, ayant perdu définitivement la foi dans l’avenir.

L’agonie du capitalisme productif s’accompagne d’une déliquescence du politique. En effet, après la sécularisation du religieux, il semble aujourd’hui que c’est au tour du politique de subir le même sort. C’est bien en effet depuis le 19ème siècle que le politique s’est emparé progressivement de la gestion du sacré. L’État a fini par exiger de ses sujets la même allégeance que l’Église imposait à ses fidèles. La citoyenneté et la nation sont sacralisés et la patrie va jusqu’à exiger de l’individu le don de sa vie. Le vingtième siècle a été le témoin de ces “religions séculières” qui ont fait du politique un objet de foi et le fascisme a été la forme exacerbée de ce culte voué au politique. Mais avec l’effondrement du communisme et du keynesianisme l’institution politique commence à s’ébrècher et semble complètement se déliter de nos jours. Les prérogatives de l’Etat se réduisent comme une peau de chagrin et le politique a fini par être totalement vassalisé par l’économique. En effet, l’Etat n’a pour fonctions aujourd’hui que de promouvoir l’économique et d’assurer sa sécurité, encore que dans un pays comme les États Unis une bonne partie de l’armée soit tombée entre les mains de sociétés privées. Ainsi, les derniers remparts contre la déferlante subjectiviste viennent de s’écrouler et la mort de l’ État en sonnant le glas des transcendances annonce le triomphe insolent d’une modernité ayant atteint son faîte.

L’ego ainsi libéré de toute transcendance succombe à ses pulsions destructrices. La fièvre de la dérégulation qui s’empare du monde n’est pas synonyme de libéralisation comme le prétendent les ultralibéraux mais d’abolition systématique des règles et des lois qui ont toujours régi et organisé la société des hommes. Si le clivage traditionnel gauche/droite tournait autour du partage de la plus-value au sein d’une société régulée même si elle soufrait d’injustice, le clivage actuel oppose régulation et dérégulation et laisse présager l’avènement d’un monde chaotique. Mue par la pulsion narcissique de la toute puissance, l’oligarchie mondialiste nie toute altérité et s’engage frénétiquement dans un nihilisme destructeur parachevant de la sorte la trajectoire d’une modernité fondée entre autre sur la divinisation de l’ego, la compétition et la chosification de l’humain. Ce narcissisme délirant, pur produit du messianisme inhérent à l’histoire et à la culture nord-américaine a toujours caracterisé l’élite anglo-saxonne étasunienne. Une élite qui ne cesse depuis le milieu du 19ème siècle d’arborer son Manifest Destiny. A la fin de la première guerre mondiale, Wilson affirmait : « Je crois que Dieu a présidé à la naissance de cette nation et que nous sommes choisis pour montrer la voie aux nations du monde dans leur marche sur les sentiers de la liberté » et George W. Bush d’ajouter en s’adressant à ses troupes au Koweit en 2008 : « Et il ne fait pour moi pas un doute que lorsque l’Histoire sera écrite, la dernière page dira la victoire a été obtenue par les États-Unis d’Amérique, pour le bien du monde entier ». Depuis deux decennies, l’élite ploutocratique en versant dans le néolibéralisme semble irrémédiablement atteinte de perversion narcissique où se mêlent haine et mépris de l’altérité, volonté de puissance, sadisme et manipulation. Une interview du cinéaste américain Aaron Russo (2) enregistrée quelques mois avant sa mort permet de mesurer le degré atteint par une telle perversion. Les guerre menées contre le monde arabe et les restrictions des libertés en Occident annoncent l’univers stalinien dont rêve la ploutocratie étasunienne. Un univers qui rappelle bien “1984″ de Georges Orwell que d’aucuns considèrent comme prémonitoire. Il serait plutôt plus pertinent d’y voir la source d’inspiration des think tank américains dans leur quête totalitaire.

Avec le néolibéralisme, nous passons d’une économie de l’exploitation du travail à une économie de la dépossession. La combinaison de l’endettement public, de l’endettement privé et de la spéculation financière constitue l’outil privilégié de ce hold-up du millénaire. En effet les conditions de remboursement sont arrangées de telle sorte qu’elles ne puissent aboutir qu’à la faillite des débiteurs, qu’ils soient individus ou états. Pratique systématique de l’usure, plans d’ajustement structurel, paradis fiscaux, délocalisations, compétitivité, flexibilité sont autant d’armes pour casser tous les acquis des travailleurs et démanteler les frontières nationales au profit d’une minorité avare de banquiers et de multinationales. Face à une telle escalade, la gauche européenne semble totalement hypnotisée n’ayant probablement pas encore digéré l’implosion de l’URSS. Mais quelle alterntive pourrait bien proposer une gauche qui a toujours hésité à mettre en doute le projet ambigu de la modernité et qui a toujours souscrit au développementisme! En se battant uniquement sur le front du partage de la plus-value, la gauche, de compromis en compromission, a permis au système d’atteindre sa phase finale avec le risque d’ine déflagration tous azimuts.

Face à cette capitulation, l’oligarchie mondiale a renforcé encore plus sa domination en récupérant tout en les pervertissant un ensemble de valeurs libertaires. Elle a su si adroitement profiter du concept cher à Gramsci, celui de guerre de position. En effet, dans les pays Occidentaux, le démantèlement du politique s’effectue non par la coercition mais par l’hégémonie, cette “puissance douce” permettant une domination consentie, voire même désirée. C’est ainsi que l’idéal anarchiste, égalitaire et antiétatiste fut complètement faussé par l’idéologie néolibérale. Les anarcho-capitalistes en rejoignant les anarchistes dans leur haine de l’état, considèrent par contre que le marché est seul en mesure de réguler l’économique et le social. Déjà à partir des années soixante l’idée du marché autorégulateur commençait à prendre de l’ampleur. Le néolibéralisme naissant, rejeton du capitalisme sauvage du 19ème siècle, s’allie paradoxalement à l’anticapitalisme viscéral des soixante-huitards pour s’élever contre l’autoritarisme et prôner une société ouverte et libérée de toutes les formes de contraintes. Ainsi du mythe d’une société sans classes des années soixante dix on succombe au nom de la liberté aux charmes d’une société éclatée faite d’individus atomisés. Ce culte de l’ego, synonyme de désintegration de toutes les formes de solidarité, constitue la pierre angulaire de la pensée anarcho-capitaliste et se reflète dans les écrits de théoriciens tels que Murray Rothba ou David Friedman. Ces derniers n’hésitent pas de prêcher le droit au suicide, à la prostitution, à la drogue, à la vente de ses organes…et vont jusqu’à avancer que l’enfant a le droit de travailler, de quitter ses parents, de se trouver d’autres parents s’il le souhaite…C’est ce champs de la pulsuonalité débridée qui commande désormais les liens sociaux et ruine les instances collectives ainsi que les fondements culturels construits de longue date. Comme le souligne Dany-Robert Dufour (3), Dans une société où le refoulement provoqué par le ” tu ne dois pas ” n’existe plus, l’homme n’a plus besoin d’un dieu pour se fonder que lui même. Guidé par ses seules pulsions, il n’atteindra jamais la jouissance promise par les objets du Divin Marché et développera ainsi une addiction associée à un manque toujours renouvelé. Aliéné par son désir, excité par la publicité et les médias, il adoptera un comportement grégaire, la négation même de cette obsession égotiste qui le mine. Ayant cassé tous les liens traditionnels de solidarité, l’individu s’offre aujourd’hui pieds et poings liés à une ploutocratie avide, sure de sa surpuissance. Si la stratégie néolibérale triomphe de nos jours, c’est bien parce qu’elle a su gagner cette guerre de position en menant à bien son offensive… idéologique.

Mais cette entreprise de désintégration du politique suit tout un autre cheminement lorsqu’elle s’applique aux pays de la périphérie. Le plan du Grand Moyen Orient mis en oeuvre depuis l’invasion de l’Irak et qui continue de fleurir dans les pays du printemps arabe combine à la fois la manipulation et la coercition. Si dans les pays du centre, la stratégie s’appuie sur l’atomisation post-moderne, dans le monde arabe, on tente par la fomentation des haines ethniques et religieuses de désintégrer ces sociétés et de les plonger dans les affres d’une pré-modernité montée de toute pièce. On essaie ainsi de les emmurer comme par magie dans un passé hermétique et prétendument barbare. Voici donc que le monde arabo-islamique se trouve soudainement embarqué à bord de cette machine à remonter le temps tant rêvée par Jules Verne. Egotisme post-moderne et tribalisme barbare formeront ainsi les deux pôles de cette dichotomie diaboliquement orchestrée qui est à l’origine de la pseudo fracture Orient Occident. C’est à l’ombre de ce show du choc des civilisations que s’opère la stratégie du chaos créateur.

Quelques actes terroristes spectatulaires par ci, campagne islamophobe surmédiatisée par là et le décor est dressé. Perversion narcissique et déni de soi, réminiscences de la déshumanisation coloniale, se font écho et s’étreignent. Les invasions occidentales deviennent d’autant plus légitimes qu’elles se prétendent garantes d’une civilisation menacée. A la violence répond paradoxalement la haine de soi et l’autodestruction. Celle-ci se manifeste par des réactions individuelles souvent suicidaires, témoignant d’un malaise social exacerbé face au désordre politico-économique régnant. Dans un pays traditionnellement paisible comme la Tunisie, le nombre des immolés par le feu et par l’eau se compte par centaines. Appeler la mort à son secours devient l’ultime alternative qui s’offre à tous ces désespérés. C’est sur ce fond pétri d’échecs cumulés depuis les indépendances que vient se greffer le rêve morbide de tous ces hallucinés régressifs fuyant la domination d’un Occident mégalomaniaque. L’aube de l’islam, devenue ce paradis perdu de la prime enfance constituera le refuge par excellence car situé derrière le rempart infranchissable et sécurisant des siècles. C’est ainsi qu’une irrésistible quête régressive ne souffrant aucune entrave et se dressant violemment contre toute alternative embrase depuis plus de deux ans le monde arabe. Or ce salafisme aveugle, impuissant face à la domination occidentale, préfère s’adonner à l’autoflagellation. L’Empire n’a pas mieux trouvé que de tourner le couteau dans la plaie narcissique de populations aliénées depuis longtemps par l’oppression coloniale. Il s’agit de raviver cette névrose du colonisé par des menées médiatiques où se mêlent l’offense et le mépris. Tout l’art consiste ensuite à orienter cette explosion de haine vers les présumés avatars locaux de l’Occident et de tous ceux qui de l’intérieur freinent cette marche à reculons. Les gourous islamistes à la solde des monarchies du Golfe et des services secrets américains se sont bien acquittés de cette tâche en poussant au Jihad contre leurs propres nations des dizaines de milliers de fanatiques survoltés. Un superbe gâchis qui en quelques années a fini par ruiner la majorité des pays arabes. Le chaos, faute d’être créateur resplendit par sa cruauté et sa gratuité, mais l’Empire ne fait aujourd’hui que s’enliser de plus en plus dans les sables mouvants de Bilad el-Cham. La forteresse syrienne ne semble pas ceder, cadenassant ainsi la route de la soie et le rêve hégémonique des néoconservateurs. Les dirigeants étasuniens, tout aussi prétencieux qu’ignorants de la complexité du monde arabo-musulman ont cru naïvement pouvoir tenir en laisse tous ces pays en louant les services de la confrérie des frères musulmans.

Après le grandiose mouvement de révolte égyptien et la destitution de Morsi, après la correction infligée à Erdogan et le renversement honteux de Hamad, les frères semblent irrémédiablement lâchés par leur suzerain. Un leurre de plus? Ou alors, comme le souligne le politologue libanais Anis Nakach, les frères musulmans n’ont été hissés au pouvoir que pour mieux dégringoler eux et leur idéologie islamiste devenue totalement contre-productive..pour les néolibéraux. Il s’agit maintenant de remettre le Djinn dans la bouteille et de le plonger dans la mer de l’oubli après qu’il se soit acquitté honorablement de sa tâche. Les masses arabes, après deux ans de désordre sous la direction des frères finiront par se jeter sans hésitation dans les bras des libéraux. Mais une autre raison a certainement réorienté la politique étasunienne : c’est cette ténacité des russes à défendre leur peau coûte que coûte. La prochaine conférence de Genève sur la Syrie changera fort probablement la donne au Moyen Orient en accordant plus d’influence à la Russie dans la région. Le thalassokrator américain, balourd sur les continents, préfère apparemment tenter sa chance ailleurs, sur les eaux du Pacifique…

En attendant, l’incendie qui embrase le monde arabe n’est pas près de s’éteindre de si tôt et les apprentis sorciers, épouvantés par l’agonie de leur vieux monde, continueront d’écraser, dans ce clair-obscur de l’histoire, tout ce qui contrarie leur folie hégémonique. ..

Dans la théorie du chaos, soit le système se transforme, soit il s’effondre totalement. Un simple battement d’aile peut changer le monde semble-t-il…

Fethi GHARBI

Notes de bas de page:

1) 11-Septembre : Susan Lindauer et les bandes vidéo manquantes du World Trade Center

2) Aaron Russo Interview Sur Nicholas Rockefeller

3) Dany-Robert Dufour ; Le Divin Marché – La révolution culturelle libérale

L’arrivée de Monsieur Mieux

 

marchés aux puces

 

“Quand la merde vaudra de l’or, le cul des pauvres ne leur appartiendra plus.” Henry Miller 

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Nous sommes champions dans la culture de la complexité et de  nos réussites techniques qualifiées de « progrès ». Ça nous rassure sur notre prétendue supériorité sur l’existence du singe et des blattes. Les pompeux dirigent le monde. Au delà du champ infini planétaire. En fait, nous ne sommes des tricoteurs d’idoles.   Nous sommes quelqu’un si notre voisin et les pauvres, les malheureux, les déshérités de l’esprit sont considérés comme inutiles. C’est ce que disent les arrogants.   En cela, nous ne sommes pas mieux que le parti Nazi voulant éradiquer les malades mentaux ou toute forme autre d’existence blafarde que le prétendu racé aryen supérieur.  Ne nous étonnons pas de voir les usines-écoles tenter d’intégrer les « différents ». Ce n’est pas toujours pour des raisons humanitaires, mais selon les normes du FMI dans leurs analyses  de la « valeur d’un pays ».   Puisque la « réussite » de nos sociétés passe  par une forme de capital le plus souvent déviée, la VALEUR d’un humain  est calculé selon son rendement,  mais un rendement qui se plie aux normes des  Monsieur Mieux.

Nous sommes maintenant dans un vaste marché aux puces planétaires, prisonnier d’un bric-à-brac informe ou difforme, arachnéen, bavard, échevelé,  un bazar d’idées usagées pour un monde qui se prétend nouveau. Nous cherchons que trop à expliquer en délaissant la Vie. Les « spéciallistes » – et quel culte! – sont les représentants certifiés et estampillés fournisseurs de marchandise intellectuelle. Ce qui est complexe est bon et efficace. Ce qui est simple doit être rendu complexe pour pouvoir contrôler les gens simples et délicats.

Nous cherchons des solutions à la vie, alors que la solution EST dans la VIE. Nous nous entêtons à chercher « autre chose », têtus, dans une techno-religion ou une difformité de celles existantes,  malheureusement interprétées de manière à ce qu’elle soit moulue aux desseins de ceux qui en font LEUR projet. C’est en voulant devenir « religieusement » des leurs que nous avons fabriqué notre grande défaite sociale.

Gaëtan Pelletier

Dieudonné et son représentant de commerce complètement givré

Dieudonné et son représentant de commerce complètement givré

MORICE

 

C’est une découverte pour moi, je vous l’avoue, peu tourné vers le fait religieux par définition (pour l’athée que je suis, c’est une chose sans intérêt). Au détour d’une longue enquête sur l’extrême droite en France (toujours pas parue ici), j’avais mis le doigt sur plusieurs sites approvisionnant les extrémistes antisémites. Beaucoup étaient américains, et Dieudonné s’y abreuvait abondamment : pour preuve sa vision de la traite des noirs, entièrement calquée sur une étude américaine et non sur des sources historiques françaises, ce qu’on décelait rapidement avec les seules références US qu’il citait, en prenant Aaron Lopez comme exemple. Dieudonné est un inculte notoire, dans ce domaine… comme dans beaucoup d’autres, à l’évidence. L’un de ces sites, était celui d’un homme de radio faisant la promotion de David Duke (du KKK) et des pires thèses complotistes (en y mêlant- quel hasard- des OVNIs ou des fantômes, avec son pote Brad Steiger). Celui de Jeff Rense, pour ne pas le citer (quelle allure le mec !), l’homme de radio fascisant, était lui-même visité par de biens étranges personnages, la plupart antisémites ou néo-nazis, dont un bien particulier dont je vais vous parler aujourd’hui pour la simple raison qu’il relaie depuis le 28 janvier dernier les vidéos interdites en France de Dieudonné, au prétexte de la sacro-sainte liberté d’expression américaine, celle qui permet aussi de dire que les camps d’extermination n’ont pas existé. Visite guidée d’un malade mental véritable devenu prosélyte US du dieudonnisme. Bienvenue chez les fous ! Bienvenue chez le supporter américain de Dieudonné !

nat-kapner-2c2c9L’individu (ici en photo à l’œuvre à New-York) ouvre son site pour d’emblée raconter son taux de réussite sur le net, qui ne semble pas vraiment folichon : à l’évidence, ce n’est pas le roi du marketing ! Je rappelle qu’on est aux USA, pays de 320 millions d’habitants. Notre homme débute en effet sa page principale par un appel aux dons d’un genre particulier : « j’ai besoin de votre aide pour continuer, peu de gens m’aident », dit-il en exergue. « J’ai fait un appel aux 3000 personnes qui me regardent, et devinez combien m’ont répondu ? 300 ? abruti1-20667Essayez encore ? 30 ? Essayez à nouveau. Juste 4 personnes, ce qui est très décourageant. Peut-être qu’un jour quelqu’un de très généreux m’enverra 50 000 dollars, pour que je n’ai plus à suer tous les jours et être capable de payer mes traites », écrit notre allumé, en rappelant l’adresse de sa « fondation ». Pitoyable intervention, n’est-ce pas ? Celle d’une forme inédite d’Internet, celle de la mendicité sur le web, avec en prime l’absence totale d’amour-propre chez notre fan de Dieudonné. Une demande d’aide faite par un… SDF, se dit-on, et effectivement, ce doit en être un, à coup sûr.

abruti2-b7ccdOu tout comme : dans le même exergue, il se pose en effet la question lui-même de garder ou non son  » toit au dessus de la tête », preuve qu’il n’en a pas toujours un à sa disposition, comme on va le voir plus loin. Le nouveau supporter de Dieudonné dormirait en effet dans les rues de Sarasota, en Floride (son nouveau refuge) quand il ne peut pas payer son loyer ! Il demande également dans le même blog qu’on lui envoie « de la nourriture, des outils », à défaut de « lui trouver une location ». Bref pas le genre d’individu à rouler sur l’or ! L’homme se déguise en prêtre orthodoxe, se fait appeler « frère Nathanael », et sur les clichés, ce qu’on remarque vite, outre son dénuement apparent, c’est sa façon de bouger devant la caméra, caractéristique d’un… psychotique complet ! Un illuminé, total, un mec bon à enfermer, déguisé en prêtre orthodoxe de pacotille… sans église, ou sans monastère, un « prédicateur de rue » comme il se présente lui-même dans son site d’illuminé. Car notre phénomène de foire est bel et bien un cas psychiatrique, ce que révèle son parcours, dans un pays, où, il est vrai on est capable aussi de mettre à mort des personnes atteintes du même mal. Place donc à « frère Nathanael », le nouvel ami (plutôt encombrant !) de Dieudonné !!!

La suite sur Cent Papiers 

Une humanité qui se perd

8119 (present)

Je n’écris pas pour le plaisir ou par habitude,
j’aimerais bien consacrer du temps à l’écriture du beau,
mais bon, quand le constat de ce qui ne se voit pas me fulgure la face, ça interrompt mon travail, et je suis obligé de l’écrire. C’est Dieu qui veut. Si je ne le fais pas l’idée se perd et parfois, il vient me le rappeler avec insistance (je le vois partout).

Voici ce que je déclare :
Vous êtes une bande d’imbéciles.
Les antiracsistes, les écologistes, les combattants de la paix, les défenseurs de la démocratie réelle, les dénonceurs d’injustice, tous les offusqués du monde, on vous traite comme des imbéciles, et avec raison.
La télé vous dit que vous ne savez pas être heureux alors que c’est si facile.

C’est vrai il suffit de se prendre un job, d’agir bien, de monter les échelons, et d’obtenir une maison avec de la verdure où couler ses jours tranquilles.
Vous lirez seulement le journal le matin pour sous-peser votre bonheur.
Après si vous voulez vous pourrez dénoncer des injustices à la télé, comme quoi les réverbères ils éclairent trop forts, ou réclamer la présence d’un ralentisseur devant chez soi pour éviter les accélérations trop brusques, qui viennent toujours gommer le mot principal de la phrase du dénouement du film.

*

Pourquoi ne voyez-vous pas ce à quoi renvoie les injustices dans lesquelles vous vous êtes spécialisés afin de produire un effet de levier et renverser la cause première de tous ces injustices, les vôtres et celles des autres en même temps ?

C’est l’antifascisme qui m’a énervé le plus.
Cette même réaction épidermique et aristotélicienne ne fait que servir votre ennemi. Son premier réflex est de le retourner en sa faveur et ainsi prendre de la force. Le seule bonne réponse est d’invalider les bases sur lesquelles il se fonde. Déjà à maigre échelle, ça consiste simplement à leur rire au nez, selon la grande vraie tradition française.

Ensuite à longue échelle, ça consiste à faire observer ceci : oui ils ont raison, d’êtres fascistes, parce que dans le système du commerce c’est la meilleure méthode, et donc, c’est la preuve que le système du commerce est inepte.

*

– Souffrir avec l’éradication du biotope,
– être meurtri par l’assassinat d’un arbre en pleine force de l’âge alors qu’il suffirait de prélever le bois bientôt mort,
– voir s’éteindre des espèces animales juste au moment où on se rend compte qu’en fait ils sont humains, ce sont vraiment des humains, avec une âme, un sens artistique, un sens de l’humour, une vie sociale, sauf qu’ils n’ont pas besoin de bétonner le monde,
– constater l’acharnement d’une obsédante avarice qui consiste à vouloir que le sol soit jonché uniquement de tomates rouges conformes au calibre attendu, et de rien d’autre,
toute cette folie a un facteur unique, le système du commerce, dont la finalité s’exprime par l’injuste répartition des richesses, dont résulte ensuite l’accroissement de la démence, car en réalité, l’injustice est une injustice parce qu’elle produit le malheur et la tristesse.

*

La décimation animale d’humanités en devenir est de loin le pire crime, il résonne dans tout le cosmos de façon lancinante ; C’est pour ça que les Ovnis viennent et apparaissent furtivement, parce qu’ils trépignent de douleur.
Et ils savent que si on leur disait que leur démence résonne dans tout l’univers, c’est imbéciles trouveraient le moyen de s’en satisfaire.

*

Je vois a quel point c’est vain de souffrir de l’injustice si personne n’est capable de tirer le fil enfoui sous terre pour savoir où il conduit, et ce qui en est responsable au départ.

Même les gens entre eux agissent d’une manière récréativement ostracisante, avec l’intention d’enseigner la sagesse dictatoriale qui affère au système du commerce, en s’éliminant les uns les autres pour des raisons de domination sur un lieu de travail, fut-il si peu futile que celui de la dénonciation de l’injustice.

Car si on ne respecte pas le calibre de la tomate, son diamètre, sa couleur, son reflet vivifiant, alors les autres concitoyens eux-mêmes l’éliminent, comme s’ils étaient au service de Sa majesté, comme si l’esprit du système du commerce leur promettait, dans un simulacre de bonté, de ne pas leur envoyer la foudre.

Les gens ne se voient jamais que comme des petits gars légion d’une fraction, tant que Sa majesté ne les a pas avalisés. Et une fois avalisés, ils s’empresse de la desservir le moins possible.
C’est pour ça que de nos jours les distinctions sociales ne sont plus octroyées qu’à des gens ou objets déjà avalisés par Sa majesté ; Au moins ça ralentit le massacre des bonnes âmes.

*

Vous vous êtes fourvoyés. Ce monde est perdu, il s’est perdu en route, il est déjà terminé.
Comprenez que vu de l’intérieur de soi-même on n’accède pas à ce que les autres peuvent dire de vous, et que ce rapport entre ces deux endroits est déterminé par le rapport entre la raison et la logique.
La logique est accessible tout à l’intérieur de soi et c’est elle qui produit ce qui peut être vu de l’extérieur.

Les gens de pouvoir de ce monde n’ont aucun compte à rendre ni aucun soupçon de l’existence de ce qui est extérieur à eux, de ce qu’on peut dire d’eux comme de ce que la logique peut dire d’eux. Ils se contentent de gommer les indices, ou de clamer faire l’inverse de ce qu’ils redoutent d’être en train de faire.

C’est tellement désolant de ne pas voir la logique et la raison percer le brouillard et la poussière.

*

Annexe pour bien comprendre,
une vision anthropologique sur soi-même est possible à obtenir en jouant aux poupées avec des extra-terrestres qui découvrent ce monde.

Ils arrivent et disent : « Ouh-la ».
Les mecs sont obsédés, comme embrigadés par une sociotechnique préhistorique, courant sur des ponts qui s’écroulent pour obtenir des fruits pourris, alors que tout ce dont ils ont besoin, ne serait-ce que pour continuer leur activité démente, est à leur pieds.

Évidemment on ne va pas leur dévoiler la moindre solution qu’ils s’empresseront de mettre au service de leur démence.
Le chemin qu’ils ont à parcourir consiste à cueillir les indices qui les conduiront, d’une manière psychoaffective, à aboutir et à s’attacher à la vérité qu’ils vont ensuite découvrir.
Il est inutile de dire que cela doit prendre du temps.
Cependant à la vue de la dégradation observée l’estimation de ce temps produit une valeur négative, faisant observer qu’en ce moment ils s’éloignent de la vérité qu’ils ont besoin de découvrir.
Cela soulève chez nous des interrogations d’ordre cosmique notamment afin de déterminer si c’est l’oeuvre de Dieu ou si l’oeuvre de Dieu veut qu’on leur file un coup de main.
En tout état de cause, en l’absence de volonté et d’énergie du souhait aucune concrétion logique assez pesante ne peut avoir lieu, si bien que nous sommes condamnés à assister au triste spectacle d’une humanité qui se perd, et qui, probablement, comme d’autres, ne passera pas le cap.

Quel spectacle titanesque.
Beaucoup d’entre nous se mettent la main devant les yeux, dans un réflexion  néphrétique.

8119 

http://centpapiers.com/?p=114088

Dieu, version finale 4.000.666

 

Le Seigneur vient ...
 
« Homme de peu de foi, veux-tu du foie de veau ou du foie de porc?  
– Du foi d’or… »
 
«  Enfant, je mangeais de la terre, maintenant je sais que c’est la Terre qui me mangera…. » 
 
 ( Je ne dévoile plus les sources de mes citations, c’est fini…) 
 
 3.14.16.2.14.16.3.14.16.3.1416.3.14.16.3.14.16. 

J’étais  assis tranquille sur mon arrière-train ( de marchandises) et je me suis dit que c’étaient les américains qui m’avaient « construit  » ainsi pour vendre des sièges d’auto. Vu la condition présente de la conduite humaine(?), et vu les programmes de désinfections des ordinateurs qui n’arrêtent pas de s’améliorer- comme le savon à vaisselle des années 50, toujours meilleur-  je me suis redit que Dieu existe puisqu’il vend ses  créatures  Hommes sous forme de programmes obsolètes. La supériorité de l’Homme  est à prouver: car nous nous éteignons une fois que la petite chandelle du corps qui soutient la flamme  a fini de brûler ses calories, malgré les tentatives de McDonald pour nous ressusciter à coups de frites.

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Image: Paul Signac Dimanche

***

Nous sommes des fleurs, d’un temps plus long…  D’un temps plus long à  souffrir des épines que nous élisons…. De petites minuscules fleurs-poison, serpents à sornettes, bouffons de micros, qui ont amélioré le monde en  faisant courir les humains  à leur tombeau et  en sabrant les dimanches, jour de repos.

Dieu fabriqué à la machine: 

L’Homme est devenu un fœtus de paille … C’est l’enfariné abouté au levain des calembredaines  mitraillées et martelées.

Ils sont  du compost des dieux que l’on chéri. Transitoires.  Avant, on donnait aux Églises, aux religions, et  aux sectes. Maintenant, c’est aux États. Et les États sont devenues des sectes. L’État fabrique l’Homme, et non plus « dieu ». Il fabrique de la léthargie par hypnose de foules.

God is Gold

or

Plus de dimanches, plus de repos… On le disait dédié à Dieu. Pourtant, comme disait un humoriste: dieu est né un jour férié.  Dieu, c’est Coca-Cola. Dieu est mourant sous la pub éternelle terrestre. Transmise de père en fisc. Dieu est liquide… Dieu, c’est le monde des affaires. Et on est à genoux…

Le déprogrès 

L’âge moyen de la créature humaine était jadis de 32 dents. Des prolongations sont maintenant possibles grâces à votre dentiste et à votre banquier. « Empruntez pour mastiquer ». Telle est la devise… En économie, toute devise est américaine… In Trust We God. Le futur est une dette… Le fœtus également…

Dieu, version 1.00.3

– le bug de l’homme qui croit en dieu a été corrigé: il n’y croit plus.

– le singe qui mangeait des fourmis en plantant une tige dans un trou a été amélioré: il a maintenant le missile Tomahawk, guidé à distance et pouvant détruire 3 djihadistes, et 8 civils. L’esclave cravaté et « habillé pareil » ( costumé), imite bien l’autre.

– Le bug de la banane a été lui aussi corrigé: L’humaus travaillus,  maintenant pressé, broie un boeuf, après l’avoir tué, écrabouillé, arrondi en « tranchettes », présentés dans une sauce oignon, moutarde, relish ….

Relish

– Ses créatures supérieure s donnent 60% de leurs revenus à l’État. Une nette amélioration…. pour l’État.  Mais il en donnera 70% si on lui demande. Une nette amélioration …pour l’État. Un jour, ce sera 100 %. Orwell dirait que la dette nous enrichit…

Dieu, version améliorée 2.014.010.02

-Les bugs suivants ont été fixés corrigés:

– Il n’y a plus qu’un seul Dieu.

( Fini celui des étoiles des papillons ( et leur papa, les papapillons), la lumière des plantes, l’or, Marilyn Monroe, John McCartney, You Tube, des Atlantes, de la scie circulaire,  Mozart, et les  travailleurs de la construction avec les fessiers visibles. Craque, s’entend…  )

– Il est en trois personnes: Yahvé, Allah, Jésus. Mais toujours en un. Et voilà la version EI, toute nouvelle… Mieux organisé, en train de se frayer en frayeurs un pays dans un pays. Se construire un État.

Dieu, version américaine: version 2.351.2

Les bugs précédents ont été corrigés:

–  Dieu n’habite plus les coquilles d’œufs, mais se promène en Air Force One.  Il habite aux États-Unis d’Amérique. Selon certain, il partagerait la couche avec Yahvé. ( Comme dans « Yahvé pigé »).

–  La guerre existait dans le jeu de « Dieu », mais elle a été améliorée. Elle est chirurgicale. On ne tue plus, on fait des frappes. Les failles concernant les victimes collatérales seront corrigées dans un siècle ou deux.

–  Le Bug Bin Laden  a été corrigé et enterré  enl’eaulé. Plouf! Dans le tombeau salé. Il a ajouté quelques vagues à la mer… Comme les battements d’ailes des papillons ( snif!).

–  Les sages ont le droit de regard, mais pas de parole. On ne dit plus SAGE , on dit FED.

–  Le bug du Père, du fils et du Saint-Esprit a été corrigé: CIA, FBI, PENTAGONE. La trilogie schizophrénique qui « taquine » la planète. La tique à cravate qui découvre des Satan à tous les coins de rue.

– L’EI, ( État (?) Islamique (1) a été créé par …( passage caviardé).

Le quantique des cantiques

Et pour terminer, ce superbe cantique de Joe Dassin, terrassé trop jeune, sans doute d’ un complot ourdi par un agent de la C.I.A qui avaient  appris la langue de Molière.

Et si tu n´existais pas,
Je ne serais qu´un point de plus
Dans ce monde qui vient et qui va,
Je me sentirais perdu,
J´aurais besoin de toi.
 
Dieu, version Finale 4 
 

L’Homme ayant toute la liberté requise pour créer son programme de « vie », l’Homme dans sa tentative de remplacer « dieu » a décidé de recréer le chaos. Ça va prendre un peu de temps… Il faut travailler les dimanches, la semaine, 24 heures par jour pour revenir au brouillon de dieu. Et le mette K.O. …

En enterrant tout ce que nous consommons, dieu est une ordure… Comme le père Noël.

Ici, les vidanges sont ramassées le jeudi…

Pour une fois, on s’entend…

Le jeudi est le quatrième jour de la semaine civile dans plusieurs pays. Il est le cinquième de la semaine chrétienne, de la semaine juive et de la semaine musulmane. Le mot jeudi est issu du latin Jovis dies, signifiant « jour de Jupiter », à savoir du dieu Jupiter1  ( Wiki)  

 Il ne reste plus qu’à s’atteler à la récréation (sic) du chaos… Pour refaire de ce faux dieu qu’est l’homme une créature humaine…

Comme dirait Sarko-Mais-Si : « Au panthéon de mes valeurs »….

Gaëtan Pelletier

 6 octobre 2014

Pour vivre, appuyez sur la détente…

« Nos yeux écoutent trop le téléphone pour voir ce qu’ils regardent »

Réjean Ducharme, L’hiver de force

***

Le petit engrais de l’art 

L’art   transporte. Quelque part sans aller nulle part que dans la profondeur de son âme. Avec quelques notes de musique,  nous grimpons d’un octave,  vers quelque chose de céleste, tout vibrés. Avec quelques phrases, nous pouvons marcher un peu plus haut que la terre, frôler  d’un cheveu la petite célestitude enterrée en nous par tant de servitude matérielle.  Il en est qui survivent par les mots, d’autres par les  sons et certains par les images. Mais c’est en vivant de ces formes d’art que l’on arrive à recoller les petits morceaux que nous sommes. C’est là la source de l’échec « continu » de la civilisation actuelle:  Travailler n’a jamais tué personne, sauf si on est soldat. 

Le délavé citoyen 

Nous sommes agité, barattés,   comme des T-shirts dans le vrillant tordeur de la laveuse politico-affairiste qui règne. Le roi est invisible. Le travail, c’est la gifle-griffe de la déchirure. Le gros coup de patte des petits ours qu’on couche avec nous dans le lit de nos pays.  C’est la « vie » des  » occidentards »: avec une bonne rasades de « nouvelles » télévisées d’un monde apo »caca »lyptique, nous finissons avec les nerfs en boules de neige:  Plus on roule dans la vie, plus on ramasse l’infecte culture de la nouvelle la plus rouge en ville. Ou ailleurs… Le sang sans soi… La berlue totale! On peinture l’Histoire avec le sang des enfants de Gaza, d’Afghanistan, et pourquoi pas de partout sur la planète?  Car de l’intérieur, nos enfants saignent de la petite lumière qu’on éteint.  L’argent n’a pas d’odeur, malgré la putrescence des cadavres. L’argent n’a pas d’âme:  Quand un de ces petits rois occidentaux vieillit, il est déjà une image. Mort de sa laide mort. Mais restés vivant chez les persistants adorateurs. Il en est qui courent les jupons, d’autres des dieux.

Il faut à tout prix se détendre 

Les gens veulent tant se détendre qu’ils sont tendus rien qu’à penser à ce qu’ils vont devoir se détendre. Quand les ancêtres chassaient ou cueillaient,  ils dormaient d’un sommeil de plomb. Le misérabilisme à la Zola est maintenant une cassure d’âme invisible. Alors, ça ressemble  à un gros trou Grand-Canyon indiscernable.   De honte, on le cache. C’est un péché tout nouveau. Un péché de société. Un péché que d’être incapable de s’adapter à cette folie du monde.

Nous avons droit à une industrie de la détente. Florissante des investisseurs, ces fausses fleurs d’humanisme. Un tout petit peu chimio-thérapeutique, mais consolante. La « science » a raison. La science consiste maintenant à jeter dans ses éprouvettes les petits humains toujours en labo. Dire qu’on se plaignait du nazisme et du célèbre Josef Mengele  . Depuis, le progrès a fait des citoyens des rats de laboratoires.

Dormir, c’est un peu se pratiquer à mourir

.Dormir, c’est un peu se pratiquer à mourir… Alors, on ressuscite chaque matin, mais parfois au son du cadran. Cette cravache sonore qui vous fouette les oreilles jusqu’au fielleux filament.

Mais voilà que dans un monde pourri nous trempons déjà dans  un sachet d’apocalypses infusé  dans des eaux boueuses. La tisane de la vie est devenue un mignon  poison aux millions d’abonnés.   Tout simplement parce que l’on cultive le cauchemar au point de se tordre le jour, tout en douleurs  et ensuite passer des nuits à se rappeler le jour.

En quelques décennies, la petite vie tranquille du citoyen est charcutée   au tordeur de la mondialisation. Les emplois ont la durée des roses. Et dans la course au bonheur, il faut marathonner  pour être « heureux ». C’est la loi du saccadisme! Tout est saccadé, énervé, désernigé, … On arrive à bout de souffle à 40 ans pour mourir à 80 avec un peu de chance et beaucoup de cette pompeuse pharmacologie.  On  boîte son pèlerinage de la vie dans le doucereux magma de Big Pharma. Si c’est bon pour souris, c’est bon pour nous, les rats réels raëliens.

La vente de paysages

C’est risible de voir ce  petit bourgeois qui, un fois la peau  séchée, s’achète des paysages, des fleurs, des jardins, des flaques d’eau, des couchers de soleil à des prix d’or. Il se déclare contemplatif,  alors qu’il a passé une vie agitée pour tout cet attirail de « bien-être » à la mode.

Le bourgeois du 21 ième siècle a besoin de remplir la cavité de son âme. Comme tous ses semblables  qui sont passés avant lui. Mais à la différence qu’aujourd’hui, ils sont victimes d’une sorte de propagande sournoise, insidieuse, captive comme dans deses bateaux de négriers modernes et invisibles:  celle des écrans de télévisions polluées par des bandes passantes et des pubs qui pulsent les écrans. Cible: subconscient. La sale culture du parfait délavé.

Il est passé, nous sommes passés, de la caverne au bureau  astiqué et fade. Des fleurs, des étoiles, des eaux, de la beauté, à la cruauté des « sans paysages » libres. Les usines étouffoirs. Les tours étouffoirs. Les projets étouffoirs. Ainsi que la petite chaîne strangulaire du citoyen « austérisé ». On s’y habitue…

L’humain est baratiné comme une crème pour en faire du beurre-serviteur. Il faut acheter ce que nous avons perdu et acheter ce que nous n’avions pas.

Beau progrès!

La cuisine du Dr cuistot  

On a jamais autant vendu de livres pour accéder au « bonheur »:  Yoga. peinture, d course,  bicyclette,  art de bouffer,  art d’acheter, de placer son argent, de se projeter dans le futur. Tout est art dans une diarrhée de produits à vendre.   Des parfums, des massages, des recettes, du zen, des pensées positives, et la sublime respiration  par le nez… La liste est si trop longue, mais quelqu’un y gagne à l’allonger.

IL FAUT SE DÉTENDRE! S’il faut autant se détendre, c’est que la vie que nous menons est une duplicité cryptique qu’on ne verra pas en écoutant les « nouvelles ». Et que l’on ne vivra pas dans un décor intérieur accidenté. Nous sommes des accidentés en miettes d’un accident de parcours.

On lit sans savoir lire. Pressés. On lit sans apaisement.  Les hémorroïdes des neurones. En feu! Irrités d’impatience.

Après 50 livres, vous savez tout, mais vous ne savez pas comment le faire, mais surtout vous n’avez pas le temps de le faire.  Alors, vous cherchez un autre livre.

Le livre, c’est comme le Big Pharma de l’esprit.

Comme disait Ghandi: « Il faut faire le tour de soi dix fois ». On se rend compte que quelqu’un veut vous offrir un fleuve… Mais nous sommes tous une petite source qui doit apprendre à grandir pour retourner à la fraîcheur de la source. Si on laisse les États continuer de s’allier autant au « marché », à la bourse.

Il est anormal d’essayer autant de se détendre. Et c’est là le constat de l’échec des sociétés occidentales: on a tout, mais il ne nous appartient pas vraiment. C’est le siècle de l’éphémère. Tout nous échappe, même la tranquillité promise, la paix promise.

Les promesses s’en vont à la vitesse des politiciens….

Détendons nous… Il y en y en aura d’autres pour « passer au suivant » la méthode du menteur.

Un seul artiste, un vrai, peut donner à l’humanité plus que l’ensemble des politiciens, des hommes d’affaires, et des artificieuses organisations planétaires se disant au service de l’Homme…

Gaëtan Pelletier

Août 2014

 

 

Les dieux sont des boîtes vocales

2000-lightyearsfromhome: William Klein

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Même si tu pries quand le boucher abat le cochon, ça ne donne rien. 

Même si tu pries quand un guerrier troue la tête d’un autre, ça ne donne rien. 

Même si tu pries pour faire régner la paix sur Terre, ça ne donne rien. 

Même si tu pries pour faire pousser les carottes, ça ne donne rien. 

Même si tu pries pour aller à la guerre, ça ne donne rien. Tu tues ou te fait tuer. 

Depuis le début de l’humanité, la prière n’a servie qu’à parler à soi pour trouver la petite étincelle de dieu caché. 

Les dieux sont des boîtes vocales. 

Aujourd’hui, c’est pire: on parle à soi à travers des boîtes vocales. Ils disent que ce sont des réseaux sociaux. C’est assez pour nous effrayer. Déjà qu’on était loin du petit dieu en nous, nous voilà encore plus loin. 

Le diable existe: c’est de parler à « dieu » avant de parler à son voisin. C’est falsifier les textes des grands de ceux qui ont trouvé une certaine vérité dans la culture de l’humilité.  

On apprend maintenant si rapidement aux enfants à être grands qu’ils finissent par être petits alors qu’ils étaient en voie de devenir grands. 

Gaëtan Pelletier