Archives de Catégorie: C.I.A

Échec Heimat

aspirateur---histoire-d-une-invention-3915

En 1906, un concierge américain allergique à la poussière, James Murray Spangler, met au point un balai à succion à partir d’un ventilateur, d’une caisse à savon et d’une taie d’oreiller. Cet appareil, beaucoup plus maniable, est breveté en1908.

$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$44

C’est le règne de la mission qui est de « changer les autres ». En ce sens le «chef », le « leader » est le plus souvent un dictateur inconscient de sa rigidité. C’est un mort qui se débat. Et vous êtes les cadavres dont il se nourrit en vous figeant dans la « certitude »

***

Aujourd’hui, on vous taille un citoyen, on l’entaille comme un érable pour en tirer tout le sirop monétaire à « banquer » quelque part sans égards à la nature humaine.  On a tant sophistiqué les armes – et ce par l’argent des pauvres – que l’on  peut maintenant aspirer toute la poussière d’un pays au point de faire déménager ses habitants vers… nulle part. Ils s’en vont, marchant, sous la pluie, la gadoue et ne rencontrent que des barbelés. TU NE TOUCHES PAS À MON PAYS! Depuis quand avons-nous des « pays »? Depuis qu’on nous les as imposés….

La merde des latrines 

Au final, bien astiqué dans nos rôles et de nos propre survies, on devient tous des tueurs. Le kapo nous va bien.  Ce qui me rappelle une scène du film La liste de Schindler où un enfant « en état de survie » s’immerge dans la merde des latrines du Ghetto de Varsovie. Avec ces barbelés aux frontières, les migrants marchent vers un pays qui n’existe pas ou lui est interdit. Ils se déplacent dans un Ghetto… Une longue ligne linéaire dans un voyage vers nulle part. On a tant emprisonné le citoyen dans sa « tâche », ses dettes, sa télé mielleuse – là où l’on consomme des « nouvelles » en HD, mais dans un format du boiteux  Goebbels, premier champion des aspirateurs à cerveaux. Et plus encore, de l’âme…  N’avez-vous jamais noté qu’il y avait et qu’il existe encore de ces robots qui moulent les humains? La « persifflente » robotique des machines à sous… Là, où l’on rétrécit l’homme à un jeton.

 Le royaume enchanté 

Tel un conte de faits, ou un compte… Il n’y a plus de pays « disponible » puisque l’aspirateur à humains n’a pas de filtres: il prend l’avoir, mais pas le vivant. On peut bien courir le « royaume enchanté », se faufiler le long des frontières, les pays eux-mêmes sont sous une botte délirante.

C’est ainsi que nos sommes tous conviés au beau bain brun pour se sortir de ce trou. En attendant, l’inventeur allergique à l’humanité a créé toutes les armes possibles pour faire de la poussière ce qui est né de la poussière. Le plus tôt possible et au prix le moins élevé.

Échec Heimat 

Heimat

Si je ne m’abuse, Heimat signifie « maison ». L’histoire se déroule entre 1919 et 1982. Dans un tout petit village (fictif) d’Allemagne,Schabbach (imaginaire) du Hunsrück . On y verra des familles simples, loin du phénomène nazi, mais touchées par celui-ci. C’est tout à fait significatif de l’ignorance et de la distance, mais d’un génie inaccoutumé – à la Zola- que l’on voit ces gens simples, sensés, vivre la crise de 1929 et « l’espoir Hitler ». On est davantage intéressés à ce que donnent les vaches et les poules, mais en même temps fascinés par cette nouvelle ère du « crédit » que répète sans cesse grand-mère ( Großmutter), en sourcillant.

 Heimat  n’est pas simplement l’Histoire de l’Allemagne et du nazisme, c’est l’histoire de la simplicité et de la machine à tuer la simplicité et la Vie. En ce sens, nous sommes tous maintenant dans un Ghetto planétaire, là où les gens simples ne comprennent ni n’ont le pouvoir de comprendre la trame des serpents planétaires. Le village est petit, et la planète commence à l’être également.

L’échec de notre ère et toute condensée en ce petit village. L’Histoire des paysans naïfs, mais d’une grande beauté ,  est en quelque sorte éradiquée par la machine énorme du nazisme.

Nous affrontons présentement cette machine « énorme », dépassant nos limites de compréhension,  dans un format planétaire et de plus en plus tordu, prétendument « intelligent », alors que seule la Vie, elle , peut se targuer dans son mystère de dépasser les limites du cerveau.

Notre échec de « libre-échange », de fixation sur le plan monétaire,de vol, de guerres ( « l’armement est une industrie qui fait vivre),  de violation des êtres humains sur le plan du travail,  de la Vie,  est tel, que si la tendance se poursuit, nous serons des OGM qui mourront avant la fin de ce siècle.  De par le poison de nos savoirs, astreints à toutes les formes de « sciences » trafiquées.Et de par notre laxisme concernant la pollution, nous vivrons dans des latrines…

Pour un temps…

L’échec, c’est d’avoir perdu notre seule maison: LA TERRE.

Pourtant, les amérindiens le savaient … La phrase semble éculée, mais que trop consciente :  » L’homme appartient à la Terre ».  Il faudra plus qu’une machine pour aspirer… à autre chose. Surtout le réaliser et vivre en harmonie.   Ce qui est de moins en moins « pensable » de par  la formule: « Si la tendance se maintient ».

En attendant la réussite d’une vie simple, pour l’humain et non la machine,  on se courbe et s’agenouille tous, apeurés devant ces nouveaux dieux du pouvoir et de l’argent.  Puis on se déclare « athée »…

Dire que le rêve martelé est d’être comme « EUX »…

Dans le sens d’une aiguille d’un monstre.

Gaëtan Pelletier

Publicités

Les mouches ou la vie : la lente sculpture du déchétarien rampant

Quand  une fois la liberté a explosé dans une âme d’homme, les Dieux ne peuvent plus rien contre cet homme-là .(Sartre)

Science : Étude sur les mouches

Les sons que font les mouches lorsqu’elles copulent augmentent considérablement le risque pour ces insectes de servir de dîner aux chauves-souris, selon une étude publiée mardi dans la revue Current Biology.

Les chercheurs, qui ont étudié une petite communauté de mouches et de chauves-souris dans une étable près de Marburg, en Allemagne, ont constaté que les insectes en train de copuler avaient six fois plus de risque d’être mangés que les mouches posées seules.

«Le sexe tue», a déclaré un des auteurs de l’étude, Stefan Greif, biologiste spécialiste des chauves-souris (Institut allemand Max Planck d’ornithologie). Au moins dans le cas des mouches domestiques, menu préféré d’une colonie de chauves-souris du genre murin de Natterer perchées au plafond de l’étable.

Des études sur 13 nuits en 2001, 2005, 2006 et 2009, n’ont montré aucune attaque de chauve-souris sur une mouche marchant tout simplement au plafond, tandis que 59 attaques ont été enregistrées sur des mouches en train de s’accoupler.

«En moyenne, sur quatre années d’observation, 26% des mouches qui se livraient à la copulation ont été attaquées par les chauves-souris», selon les chercheurs.

Le taux de réussite moyen des attaques était de 59% et dans deux cas seulement, l’une des mouches du couple pris pour cible est parvenue à s’échapper.

«S’attaquer à des mouches en train de copuler offre aux chauves-souris une double portion», ont relevé les chercheurs. Source

***

J’ignore si vous êtes aveugles de ce qui cloche dans cette « étude ». Ça ne donne pas envie de continuer de fabriquer des rejetons pour les « pays » en voie de développement.

Pas d’argent pour  l’éducation, mais à foison  pour la politique. Mais les « curés » de Wall-Street trouvent le moyen de dévaliser la boule bleue.

S’il y a des mouches  à étudier, ce sont bien …elles. Du Krach de 1929, nous sommes passé à la formule hilarante – brillant mot – d’austérité:  Pas d’argent pour les pauvres. Mais on en trouve pour étudier les mouches.

Et la vie dans tout ça?

On nous chante la « guerre obligatoire », la défense des droits de l’Homme, pendant qu’on nous présente des plans d’austérité et que l’on centuple les terroristes, les armes, les guerres,  à la vitesse d’un escargot dopé pour les jeux olympiques.

Même le Canada, ce pays riche, se lance dans un plan d’austérité. Lui qui se vantait d’échapper à la « crise mondiale ».

Un grand viol planétaire…

Les régions, telles que La Gaspésie, la Côte-Nord,  bondés  de travailleurs saisonniers,  se font toujours  sabrer par le régime d’assurance-emploi. Un ou deux F-35 de moins, et ça « déprauvrirait » les régions…

Non.

On coupe. On taillade. Sans regard humain, ni même de souplesse.

Il y a des aveugles qui nous prennent pour des chiens. Et encore qu’ils ne se laisseront pas guider. Sauf par le siphonnage de la richesse collective.

Les mouches

Les habitants d’Argos savaient tous ce qui allait arriver mais n’ont rien fait pour l’empêcher. Au lieu de les punir, les Dieux leur ont envoyé des mouches pour envahir la cité. Depuis le meurtre, le peuple d’Argos vit dans une atmosphère lourde et permanente de remords, essayant tant bien que mal d’expier leurs péchés. Les mouches, Sartre

Des mouches soumises…

Le déchétarisme

Le déchétarisme (néologisme) ou le glanage alimentaire est le fait de fouiller dans les poubelles des magasins de grande distribution et des restaurants pour en extraire des aliments encore consommables par le déchétarien ou glaneur. ( Wiki)

On peut bien choisir d’être déchétariens,  mais il en est qui ne choisissent pas. Cette prétendue austérité nous « convie » a un déchétrarisme déguisé en nous dépouillant de tout réel progrès de la race humaine. Des milliards de nos richesses sont déviées vers quelques uns, de sorte que nous devenons des glaneurs de poubelles, lentement, avec nouveau misérabilisme – non pas seulement alimentaire – mais psychologique. Anxiété, déprime, peur, « dénaturation », tout cela fait partie de la désintégration lente et pénible d’un monde à servitude grandissante: le progrès à reculons. Travailler et souffrir n’est pas un progrès. C’est une désintégration du centrum  de la personne humaine. Nous vivons dans une chambre à gaz…

Si les dirigeants des pays sont « volontairement » aveugles, il ne reste qu’à leur arracher les yeux. Car ils ne servent à rien…

Comme disait Shakespeare : «  C’est le malheur du temps que les fous guident les aveugles. »

***

Le fléau à la  J.Edgar Hoover

On se croirait sous un régime mondial à la J.Edgar Hoover.

Communiste.

Terroriste.

Surveillance.

Fouilles.

Et cafouilles…

 On ne modifie que l’image, le mot… Nous voilà d’idées et de croyances tatoués.

Le long règne d’un J. Edgar Hoover a prouvé que la chasse aux sorcières est la chasse aux citoyens. Le malade mental, c’était lui… On l’a su plus tard. Mais il avait tout le pouvoir de vous faire croire que c’est chacun d’entre nous. Il avait  amassé 1900 pages de renseignements concernant Charlie Chaplin pendant  son règne. Lui, qui enfant, se nourrissait d’une soupe de têtes de poissons…  Imaginez ce qu’on peut ramasser maintenant avec le nombre multiplié de ces pouvoirés qui ont fabuleuse et brillante  une technologie payée  de nos impôts et taxes!

Plus ils nous assèchent, plus ils en ramassent pour nous « surveiller ».  Payer pour se faire arracher les ailes et ramper pour se nourrir, c’est un peu plus qu’Orwellien. C’est ici.

Pour plagier le mouvement hippie, c’est :

« Hear and Now ». Nous sommes sourds, mais surtout esclave. L’esclave a le droit d’écrire ce qu’il pense, mais  pas d’user de liberté.

Sinon…

C’est pas la fonte des glaciers qui va faire de nous des lampions à néo-libéraux. C’est la brûlure des ailes de nos libertés, de nos propres avoirs. Notre prétendu « bien-vivre ».

Nous, les moucherons  des grosses mouches qu’on nous a envoyées… Elles sont en train de nous bouffer.

Eux, les grandes langues, qui parlent pour mieux nous avaler…

***

Oui, on dira que c’est pour le progrès…

L’idéal de la société occidentale – « bien-être » – s’est dégradé en des choses purement matérielles, de confort et de propriété d’objet. Et bien que ce mot « bien-être » soit très beau, il fallait trouver autre chose. Et quand le président de l’Equateur Rafael Correa a trouvé cette formule de « bien-vivre », reprise ensuite par Evo Morales (le président bolivien, ndlr), elle signifiait un épanouissement humain, non seulement au sein de la société mais aussi de la nature. L’expression « bien vivir » est sans doute plus forte en espagnol qu’en français. Le terme est « actif » dans la langue de Cervantès et passif dans celle de Molière. Mais cette idée est ce qui se rapporte le mieux à la qualité de la vie, à ce que j’appelle la poésie de la vie, l’amour, l’affection, la communion et la joie et donc au qualitatif, que l’on doit opposer au primat du quantitatif et de l’accumulation. Le bien-vivre, la qualité et la poésie de la vie, y compris dans son rythme, sont des choses qui doivent – ensemble – nous guider. C’est pour l’humanité une si belle finalité. Cela implique aussi et simultanément de juguler des choses comme la spéculation internationale… Si l’on ne parvient pas à se sauver de ces pieuvres qui nous menacent et dont la force s’accentue, s’accélère, il n’y aura pas de bien-vivre. ( Edgar Morin)

 

Gaëtan Pelletier

29 juillet 2012

Mise à jour en 2014…

La connaissance des singes à gaz

 

Carte de la Terre plate antique, dessinée par Orlando Ferguson en1893. Elle contient plusieurs références à des passages bibliques ainsi que des critiques de la Théorie du Globe. 

Orlando Ferguson, un… Étasunien.

***

 

L’info Kalachnikov 

Si nous voulions qualifier notre ère actuelle, il faudrait la nommer la KP. La Kalachnikov Parkingson. Les gens tremblent de partout… Saccadés. Pour le travail, l’avenir, la grande peur de manquer de « tout ». Bref, c’est le paradis dans un brasier. Satan doit s’en lécher les babines d’une langue de feu, les yeux de braise, dans son château en cambouis soutiré des entrailles de la Terre.  Mais voilà!  a-t-on besoin de Satan? Non seulement nous sommes laidement nourris – ad nauséam – comme si nous étions enveloppés de cette soupe, à faire des longueurs dans la piscine de nos écrans 1080 p., nous  achetons des produits pour nous informer entre nous à une vitesse telle, que tout est échange de …riens.

Les échanges sans souvenirs sont le signe d’un Alzheimer  ( ouah! je l’ai écrit sans fautes, sans dictionnaire…) de sociétés planétaires. Notre simiesque bipède aime les histoires courtes, malgré le fait qu’il a découvert le feu il y a des milliers d’années. Et des millions de damnés…

À force de « savoir trop », on ne sait plus rien… Nous sommes le caviar des petits singes à mallettes. Oxfor, M.I.T, Harvard, Seigneur! nous sommes des bouffeurs de bouffons 5 étoiles par l’État qui vous glisse un certificat de garanti de bon sens et d’intelligence. Un petit morceau de sucre gonflé jusqu’à la barbe-à-papa.

Velcome to the Circus Barnum&Bêlez…

Marionnettons-nous!

index.php

Nous sommes sous l’emprise de sculpteurs radins ( c’est un jeu de mots). « Le penseur « r a fait place aux marionnettistes  de Washington.  Il y a 50 ans, à peine, on nous promettait que nous pourrions aller en voyage de noces sur la lune. Maintenant, on va finir par ne plus voyager sur Terre.

L’après pétrole 

Dans 50 ans, il n’y aura plus de pétrole. On ne pourra même plus livrer la nourriture aux habitants des cités monstrueuses, échevelées de tours à bureaux, qui se lamentent sur le sort de leur « monument » à préserver et tous les problèmes engendrés par la centralisation de ces usines à cirques mondialistes. Si vous avez des enfants de dix ans, ils en auront 60.

La grandeur du développement exponentiel se transformera en déclins exponentiels.  La bonne nouvelle est que les avions et les chars d’assaut ne pourront plus voler et rouler. La mauvaise est qu’étant donné que l’on décrétera ces armes comme « essentielles » au « futur » de l’humanité, on asséchera d’abord les simples citoyens.

Le président, comme les pdg, les lustrés, sont comme le système Windows: les mises-à-jour ne se font pas. La manière d’envisager le futur est la même que celle du début du 20 e siècle. Il n’existe pas d’information  réelle par les voies des gouvernements, les hommes d’affaires, bref, de tous ceux qui DÉCIDENT du sort du monde.

L’info  Kalachnikov est une recette qui barbouille les vues futures.

Nous sommes les nègres d’un irréalisme bombé, trafiqué, comme si nous vivions sur 4 planètes à croissance… endettée.  Mais au bout de la Terre, il n’y a pas de dette possible. Mars n’est pas un emprunt…

La Terre est ronde. Jadis, on a cru qu’elle était plate. Mais étant donné nos besoins en agriculture, en espace, etc, la Terre est redevenue plate pour des raisons économiques.  Pour exacerber l’économie, on a eu recours  à l’obsolescence programmée  pour soustraire ce qu’il y a de plus merveilleux à soustraire en ce bas-monde: l’être humain. Il transpire pour une laveuse à tordeur qui durera désormais 10 ans au lieu de 30.  Il tremble, il est malade dans un monde dans lequel poussent les hôpitaux comme des champignons, et il termine ses jours dans un paradis artificiel, bien au chaud.

À entendre les infos-AK47, les vieux qui ont bâti ce monde seraient responsables de la dégradation de ce monde: ils coûtent trop cher à garder en vie. Puis ils ont tout eu… Les 30 glorieuses… Comme si c’était un hasard! En fait, c’est un mélange entre la science du début du 20 e siècle, de l’après-guerre, du baby-boomer et des trafiquants économiques des années 70 qui décidèrent que la grandeur de la Terre était infinie…

Comme la dette, comme le futur, comme les mensonges… Comme tout ce qui fait croire que nous sommes des princes et princesses en devenir. Et cette chère conception des « intelligences inégales ».

Alors, M. le président des U.S.A conduit des drones au lieu de taxis. Le truc est d’avoir construit une voiture inversée, avec le siège du passager à la fois en avant et en arrière d’un véhicule magique dont le conducteur est invisible.

Avec tous ces pouvoirs « invisibles », le clown qu’agite la marionnette est peut-être un assemblage malin, au pouvoir miniaturisé qui conduit l’amuseur public. Bref, c’est la marionnette qui conduit le marionnettiste C’est l’illusion des « grands » et des petits.

Comme disait mon voisin:  » On nous a fourrés ».

C’est ça l’impérialisme « chirurgical moderne » : opérés un à un par une force de frappe qui détruit tout pouvoir de « penser par soi-même ». Ou le pouvoir d’enfermer un homme dans le faux pouvoir.

En plus, le singe à gaz, développeur ou agent de développement de la merveille des merveilles, la voiture, préfère ignorer  ce qui existera après son déluge.

On nous annonce chaque jour que les terroristes menacent la démocratie. Ce qu’on ne dit pas, c’est que la démocratie alliée à l’étranger-businessman menace une planète entière.

L’information, telle que nous la recevons, c’est un silencieux au bout d’un fusil.

 

Gaëtan Pelletier

Mai 2014

 

 

 

Aux États-Unis, tout est possible… In Blood We Trust

Caricature 2001   N’importe qui, n’importe quoi, n’importe comment.

CIA

P.S.: Nous embauchons.

*** Gaëtan Pelletier

P.S.: Humour, pour ceux qui trouvent ça drone…   drôle…

In Blood We Trust!

Obama, le « preacher » fabriqué à la machine

Obama

Prix Nobel de la paix, et vampire goinfre de tout ce qui peut se prendre sur cette Terre. L’humaniste caissier veut remplir les goussets des banques américaines.
Le sait-il? Et quel réel pouvoir a-t-il?

Ce carnassier, Pinocchio, à cordes de banques, dans son église ornée d’armes ne fait que suivre la piste de l’agenda étasunien: la grande Afrique. Toujours dans l’oeil de l’Aigle magique. Disséquer les peuples… Par les cisailles fomentées de la C.I.A.

Le monde est une tribu à conquérir, à transformer. Les gloutons ventrus bavent d’avoirs. Monsieur Obama n’est qu’un preacher de seconde main… Il passera à l’Histoire comme le « suivant » de l’arriéré mental Bush Fils. Bon gars, videur de bars.

C’Est maintenant l’ère de l’humain-marchandise, le besogneux mouton asservi. Le « croyant » globuleux, sans lunettes que celles des informations étriqués des journaux. Il est en solde à tous les jours. Au prix le plus bas. Modèles Wal-Mart. Tous étranglés par la machinerie simiesque et lourde du rouleau compresseur. De la viande pour les polichinelles estampés du sceau des États.

On tricote des guerres comme des bas. Ford a inventé la chaîne de montage. Les étasuniens ont passé les guerres à la machine à tricoter.

Mais au-delà de toutes ces manoeuvres périlleuses, polies, jointes aux du religieux parfum du « bien », il y a l’humain, au bout de la chaîne. Il y a l’humain qu’on ne voit pas. Car à travers la machine à pondre de l’argent, le citoyen – dans sa vie de tous les jours -est devenu le petit pendu qui doit survivre. Il est sacrifié, médaillé, vanté, soumis aux marchés. C’est un descendant de Darwin en bourse.

L’Histoire, sans cesse trafiquée  est un outil de fausse connaissance. On rendra le soudeur responsable de la fabrication des armes. C’est du Nationalsozialismus version « moderne ».

La « démocratie » fabrique ses prêtres mollusques. Ces têtards succombent tous aux « grandes causes ». Et la machine en mouvement, incontrôlable, avale désormais les « grands » autant que les petits.

Nous élisons les « grands » pour nous grandir, nous améliorer, changer ce monde. Mais au fond, ne sommes nous pas que l’artisan d’une dent d’engrenage?

Dieu est maintenant une « idée ». Et les prêtres des vendeurs ignares.

Hosties nous sommes!

Gloup!

Viva la mondialisation!

P.S.: Le tapis à l’entrée de la maison est fabriqué à la ma-Chine. Dire que ma mère passait des heures pour les fabriquer à la main, dessinant son plan, et tout cela avec de vieilles étoffes tranchées en lamelles, récupérées. Je suis archaïque et dépassé? Ah! la mauvaise nouvelle est que vous êtes maintenant la machine et que l’artisan tricote des usines, des billets, des guerres.  On dit que c’est le progrès… Dans l’autobus de la pauvreté et de la misère, il y a tellement de monde qu’on nous dit maintenant d’avancer en arrière. On ne sait pas que la porte arrière est ouverte…

On nomme cela un flux…

Gaëtan Pelletier

Septembre 1013

L’OS-térité du charognard à cravate

– Grand-père a tué les indiens. Pa a tué les serpents pour le bien de cette terre. Peut-être qu’on pourrait tuer les banques. Elles sont pires que les Indiens, que les serpents. Peut-être qu’il faudrait qu’on se batte pour sauver  nos  terres comme l’on fait Grand-père et Pa.

Les raisins de la colère, John Steinbeck 

*** 

Pour briser le soulèvement de la région d’Al-Anbar, Nouri al-Maliki a acheté pour 6 milliards de dollars d’équipements militaires aux États-Unis – dont 24 hélicoptères de combat Apache et près de 500 missiles Hellfire – et Barack Obama a ouvert les vannes du mercenariat. Cette fois, c’est le Wall Street Journal* qui l’affirme : « plus de 5000 spécialistes – analystes, instructeurs militaires, agents de sécurité, traducteurs et même cuisiniers – sont sous contrat avec les Irakiens et parmi eux, 2000 sont Américains ». Ils s’ajoutent au 12 500 contractors   qui, fin 2013, assuraient la protection des intérêts US en Irak. Principales sociétés étasuniennes de défense présentes : Triple Canopy et L-3 Communications Holdings.  MONDIALISATION 

Les U.S.(A) et les coutumes 

Après nous être mielleusement fondus à la méthode de l’obsolescence programmée, nous voilà avec une tactique de « développement continu » inusité : la construction par la destruction.

Quenelle irakienne

Quenelle irakienne

Dix cours de la méthode

1-      Ils construisent une maison, une économie, un pays, des coutumes, des marchés.

2-      C’est nul… Et on passe au vote.

3-      Alors tu édictes la bonne façon de faire.

4-      Ils n’écoutent pas.

5-      Tu te fais ami avec eux.

6-      Tu leur  vends des armes.

7-      Ce qui te permet d’acheter des armes après les avoirs renseignés sur des ennemis éventuels avec preuves  à l’appui.

8-      Tu t’arranges pour t’embrouiller avec eux.

9-       Ça tourne au vinaigre : tu les attaques pour améliorer leurs conditions de vie en détruisant ce qu’ils ont bâti.

10-   Puis tu mime la pitié et leur envoie la trousse de nettoyage. T’implantes un McDo,  puis  en passant par le lobbying,  tu leur refiles  À TOUS, quelques vaccins et médicaments pour qu’ils ne soient pas malade.

Pieusement   nommée : la reconstruction. Il faut entendre par là qu’on ne reconstruit pas les enfants déchiquetés, les civils amochés, les déplacés, mais on a tout de même une  formule bichonnée : dommages collatéraux. Quand t’es un être humain normal, t’attend le bonheur et la paix, pas la bombe. Et pourtant, sans le savoir…

Pendant ce temps-là, dans un autre pays, tu fais preuve de charité bien ordonnée…Tu crées une industrie qui fabriquera un outil nécessaire à la lutte contre la pauvreté : la mine antipersonnel.

C’est secret. Alors, chacun fabricote  une  pièce sans connaître  le produit final au bout de la chaîne.

C’est un secret d’état.

Ah!

L’arrivée du miséricor-dieu

mine antipersonnel

On fera ensuite une cérémonie dans laquelle on fera l’annonce de celle d’engager des amputés… Par charité, humanisme, etc.

Ils travailleront d’arrache-pied pour vivre…

Mondialisme antinomique : l’économie des feux et des pompiers

« Heureux le citoyen qui se lève le matin, la maison rasée, mais avec un nouveau gouvernement, il jubile.   J. Beauregard

« Heureux le citoyen qui se lève le matin, la maison rasée, mais avec un nouveau gouvernement,il jubile encore plus    ». J. Beauregard.

Quand l’Irak s’est effondré, des centaines de compagnies s’arrachaient les morceaux de cette nouvelle proie ensanglantée. Quand le dictateur libyen s’est effondré, une foultitude de loups, les babines gonflées, sont allés « au secours » de ce pauvre pays.

Ça stimule l’économie, disent-ils. On vend des armes pour détruire, et par la suite on donne des contrats pour aller reconstruire. À se demander si derrière tout ça la richesse étasunienne n’est pas l’œuvre d’un état incendiaire qui allume les feux et crée de l’emploi en formant des pompiers mondialistes?

C’est une première dans l’Histoire de l’humanité: on vend les armes de destruction et les compagnies de reconstruction.  Et tout cet argent – dans notre cher système « d’austérité » –  s’en va dans des « paradis fiscaux ».

C’est la canalisation de l’héritage terrestre abandonné aux charognards. Pendant ce temps-là, l’humain ronge les os qui restent. Il se décarcasse pour la carcasse. Oui, l’héritage terrestre. Car il s’agit bien d’un legs  extraordinaire pour tout être vivant, à commencer par ce citoyen molli par le satanique penseur-corrupteur.  Citoyen arnaqué par ses propres dirigeants débiles et ignorants.

Pigeon d’argile 

pigeon d'argile

 

De la chair à canon que nous étions dans les guerres antécédentes,  pour « englober » tout le monde dans cette nouvelle économie, nous sommes devenus de l’argile  à banques et  compagnies  à numéros fragmentées dans l’invisible et complexité d’un monde totalement déshumanisé.

Nous voilà désormais aussi fragile qu’un pigeon d’argile.

Si l’oiseau paye pour fournir les fusils, c’est la réussite concluante d’un monde d’escrocs engagés  et de béotiens élus.

Jubilons tous. Nous n’avons plus de maison, mais un « nouveau » gouvernement.

Gaëtan Pelletier

Février 2014

 

Le gouvernement des USA, cartel majeur de la drogue du Mexique au Honduras

 https://espanol5pazcurbelo.wikispaces.com/file/view/honduras_transit.JPG/64908596/honduras_transit.JPG

Honduras: sous la dictature du cartel nord-américain de la drogue

Par Ollantay Itzamná

26janvier 2014 – Qui croyait que l’incertitude et la désintégration violente  qui culmine au Honduras, accélérée par le coup d’état politico-militaire de 2009 serait résolue au moyen des rituels politiques électoraux se trompait.

Au Honduras, après ce fatidique coup d’état (exécuté avec la complicité silencieuse du gouvernement nord-américain), deux processus électoraux pour le rétablissement de l’institutionnalité démocratique ont été célébrés à présent. Quand bien même le Front National de Résistance Populaire (FNRP) participait au second processus,, quoique pour s’y voir éliminé frauduleusement. Mais loin de la démocratie, la thanatocratie (gouvernement de la mort) règne au Honduras semant la peur sous la consigne : « enfermement ou bannissement ou enterrement pour tout opposant ».

La communauté internationale (CELAC, OEA et UE incluses) et le FNRP, qui s’étaient opposées au rustique autoritarisme de Roberto Michelleti, s’en laissèrent imposer par le sourire idiot de PEPE Lobo, et se relâcha la résistance à la dictature de la mort en vigueur au Honduras[i]. Et, voici les conséquences. La persécution, la terreur et les massacres collectifs font rage dans ce pays habité par une quantité croissante de veuves et d’orphelins réfugiés dans les églises. Un pays dans lequel Madame la Mort est personnifiée par le sournois regard photoshop de Juan Carlos Orlando Hernandez, qui a déjà dicté son verdict final : «Tout opposant doit s’être confessé »

La dictature de la mort et la sanglante désintégration sociale du pays est la conséquence de l’échec de la consolidation de l’état souverain. Et cette condition d’Etat failli est la conséquence à son tour, du triomphe momentané et chaotique de la permanente intervention nord-américaine de « basse intensité »

Le Sud (CELAC, UNASUR, ALBA) n’aurait jamais du se laisser enjôler par l’Empire de la Mort (EU) qui agissait par le malsain sourire de Pepe Lobo. A présent le projet Sud doit être conscient que Juan Orlando Hernandez est le nouveau visage de l’Empire de la Mort désespéré et blessé. Une menace non seulement pour la géopolitique centre-américaine mais aussi pour la CELAC et les projets de Vie émergeants.

Les USA sont le plus grand cartel de la drogue de l’histoire du Honduras.

Le gouvernement des EU ne veut pas perdre son contrôle total du territoire hondurien parce qu’à partir de là se distribue le flux dynamique régional et continental de l’industrie du narcotrafic qui injecte d’immenses quantités de dollars frais dans le critique système bancaire nord-américain.

Sans les dollars du narcotrafic et des bénéfices de l’industrie des armes qui descendent vers le Sud, l’économie yankee se serait écroulée. C’est pour cela qu’à présent le gouvernement étasunien s’est pratiquement converti dans le cartel de la drogue le plus étendu et terrorisant du Honduras, qui n’admet aucune concurrence et encore moins d’opposition. Les cartels de Sinaloa et les Zetas, qui avant se partageaient comme un fromage le territoire hondurien[ii], à présent semblent se retrouver sous contrôle de ce cartel majeur.

 « Ici le combat n’est ni pour la démocratie, ni contre le communisme. Il est pour le contrôle total du territoire stratégique hondurien afin que l’industrie narco-militaire, libre d’obstacles continue d’injecter des devises fraîches dans le fragile système financier yankee ».

Diluer l’état, effrayer la coopération internationale et les ONG européennes et canadiennes et châtier par des assassinats sélectifs les activistes de la résistance à un but. A présent, sur ce territoire chaotique et sanglant, le cartel nord-américain contrôle la quasi-totalité des églises (évangéliques et catholiques), il n’existe plus de coopération internationale significative autre que celle de l’USAID, sur tout le territoire national, le système électoral et judiciaire est également contrôlé par ce cartel. Ce qui c’est produit avec les dernières élections frauduleuses et la subséquente alliance des deux partis traditionnels pour maintenir une apparence de gouvernement au Honduras est une évidence de plus de cette stratégie narco-criminelle de l’Empire de la mort.

Si vous avez des doutes au sujet de cette perversité, et de la manière dont un Empire en difficulté financières opère, en des points stratégiques, comme un cartel de la drogue, voyez ce qui est arrivé aux naissantes forces antidrogues du Honduras, qui officieusement, sans autorisation de la DEA, se risquèrent à abattre en 2012 une narco-avionnette qui se dirigeait vers le Nord,. Face à cette action déloyale, le gouvernement nord-américain retira son radar antidrogue, installé dans la partie nord-orientale du Honduras et laissa aveugle les restreintes Forces Aériennes du Honduras (FAH)[iii], et alla jusqu’à ordonner de destituer le chef de la FAH. Au Honduras, les narco-militaires récupèrent las narco-avionnettes confisquées pour continuer leurs opérations[iv].

Jusqu’à il y a peu, les cartels de l’industrie du narcotrafic opéraient avec une discipline et un “ordre” moyen. Sans générer un grand chaos sanglant sur le territoire. Amicaux et paternalistes avec les habitants (construisant des écoles, des églises et des centres de santé, payant des professeurs, des pasteurs, des curés et des médecins). A présent face à la fragmentation et la multiplication des cartels, ils se battent entre eux violemment pour le contrôle du territoire. Ils recoururent à l’industrie de la séquestration et à des sicaires. Ils imposent des impôts élevés aux différentes activités économiques locales. Ils utilisent jusqu’à la mystique et la spiritualité religieuse pour soumettre et se légitimer dans les communautés. Michoacán, Mexique manifeste cette évolution de la narco-industrie fragmentaire[v].

Comment opère le cartel nord-américain au Honduras ?

Mais le cartel nord-américain agit au Honduras d’une manière inédite, imposant ses acolytes comme gouvernants nationaux. Il définit les lois nationales par l’intermédiaire de ses gestionnaires au Congrès National. Il finance et promeut la croissance des églises avec pour finalité le contrôle de l’esprit et de la morale des honduriens. Monopolise les œuvres de charité internationales par l’intermédiaire de l’USAID. Remet le peu qui reste de bien commun du pays à ses subalternes serviles agglutinés dans le Conseils Hondurien de l’Entreprise Privée (COHEP), hommes de paille de consortium multinationaux. Tout cela avec pour finalité de tenir assuré le contrôle absolu et direct du stratégique territoire hondurien, inégalable piste d’atterrissage et de redistribution de l’inimaginable quantité de chargement qui file vers le Nord et les armes qui descendent vers le Sud.

Le peuple hondurien et la communauté internationale solidaire, doivent prendre conscience de cette mutation caméléonesque de l’Empire de la Mort. Ici la lutte ne se mène pas pour la démocratie, ni contre le communisme. Elle est menée pour le contrôle total du territoire stratégique hondurien par l’industrie narco-militaire, afin que libérée des obstacles, elle puisse continuer à injecter des devises fraîches au fragile système financier yankee. Pour cela, tout mouvement social et politique qui pose la refondation de l’Etat du Honduras est condamné à être annihilé.

A présent plus que jamais, il est clair que la lutte antidrogue nord-américaine a pour objectif de convertir le gouvernement nord-américain en cartel de la drogue le plus grand de l’histoire. C’est pour cela que les yankees ne gagneront jamais aucune guerre contre la drogue dans aucun recoin de la planète.

Traduction Anne Wolff

Source en espagnol

Honduras: bajo la dictadura del cartel norteamericano de la droga

Ollantay Itzamná

Rebelión

Les notes de renvoi apportant des informations importantes pour comprendre les propos de l’auteur, je vous propose des traductions libres et résumées des articles auxquelles elles se réfèrent.


[i]2 juin 2011, l’OEA réincorpore le Honduras sans exiger l’accomplissement d’élémentaires principes de justice.

Nous ne pouvons ressusciter les morts, mais nous exigeons l’emprisonnement pour ceux qui ont établit le régime de terreur du Coup d’état.

Face à cette situation les honduriens s’interrogent. Est-ce que même l’indignation de l’OEA après un coup d’état dont les auteurs ont assassiné et torturés plus de 200 personnes était feinte ?

Est-ce que ce sont des anges venus du ciel qui ont assassinés 12 journalistes sociaux sous le régime actuel ? Où sont les auteurs intellectuels et matériel du coup d’état  ? Quelle peine de prison purge Roberto Micheletti Bain, les magistrats de la Cour Suprême de Justice, les militaires et les congressistes qui ont destitué le président, utilisant jusqu’à une signature de renoncement falsifiée ?

Les auteurs du coup d’état furent récompensés

Roberto Micheletti Bain : décoré comme héros national par son complice le Cardinal Oscar Andrés Rodriguez, dans le sanctuaire de la Vierge de Suyapa en 2010. Quelque mois plus tard il fut dénoncé pour vol d’énergie électrique et pour ne pas rétribuer les services d’eau de ses entreprises. Il est actuellement un des principaux chantres de la méthode des coups d’états pour domestiquer les gouvernements progressistes de la région. N’est-il pas un archétype de Frankenstein pour la région ?

De même, les Magistrats de la Cour suprême qui ont galvanisé le coup d’état, les politiques qui l’ont légalisé sont toujours en place. Les premiers envoient les dissidents en prison, expulsent de leur fonction les juges qui manifestent leur désaccord. Et ce après leur fiction de jugement de destitution de Manuel Zelaya ! Les politiques eux, continuent a ratifier des lois perverses favorables aux entreprises privées avec pour finalité un transfert rapide des richesses du pays, de ses ressources naturelles. L’eau a été privatisée par la Loi de l’Eau, des concessions ont dépouillé le pays de sa souveraineté sur des rivières, plages, sols, bois remis entre des mains privées. Cela ne sont-ils pas de délits de lèse-humanité ?

Des lois ont été négociées comme les Plan Nation et Vision du Pays qui auront cours jusqu’à 2038, planification du transfert de la souveraineté nationale aux mains d’intérêts privés.. La loi d’Investissement public/privé qui favorise les entreprises. La loi Antiterroriste criminalise la protestation sociale. La loi de la Promotion de l’Emploi Horaire (<qui enterre les journées de 8 heures). Après avoir introduit les Cités Modèles, la Loi des Mines fut négociée en un quart d’heure derrière le dos du peuple. C’est cela la démocratie pour l’OEA ?

Le Géneral Romeo Vásquez V, auteur matériel et intellectuel du coup d’état fut récompensé par la charge de gérant général de l’entreprise nationale de télécommunication, Hondutel. Les militaires qui réalisèrent le coup d’état ont reçu en récompense la Marine Marchande et les Migrations. Osario qui dirigea l’enlèvement de Zelaya est le chef des Forces Armées du Honduras.

La persécutions suivies de torture et d’assassinat sont en vigueur sous les régime actuel. Toutes les 43 minutes une personne meure sous des tirs à balles.

C’est dans ce contexte que dans son ultime résolution l’OEA non seulement a légitimé les auteurs du Golpe, mais à justifié le retour de plus d’un siècle de massacre des droits humains au Honduras et la pratique du coup d’état dans l’Amérique Latine du 21ème siècle ! Les gouvernements du continent qui ont permis cela creusent leur propre tombe ! (et celle de leurs successeurs).

(1) http://www.rebelion.org/noticia.php?id=129607

[ii] Chapos et Zetas se disputent le Honduras

Par ITZEL REYES  10 avril 2013

Les narcotrafiquants des 2 organisations opèrent depuis des années dans ce pays, où ils appuient économiquement les campagnes électorales.

Le Honduras est la principale plaque-tournante de la drogue en Amérique Centrale. 80% du trafic de cocaïne y transite, les Zetas et le cartel de Sinaloa se disputant le contrôle du territoire.

Depuis 2010, l’organisation dirigée par Joaquin « El Chapo » Guzman (Alors déclaré ennemi n°1 au Mexique NdT) opère depuis Olancho et les villages proches du Golfe de Fonseca. Ce cartel qui est considéré comme le plus puissant du Mexique a appuyé les candidatures des maires des départements de Copán, Santa Barbara, et Cortés.

Selon un rapport du Département d’Etat US, les narcotrafiquants mexicains profitent de la faiblesse des infrastructures pour introduire par air et mer la drogue, principalement dans le secteur de La Mosquita et du Littoral Atlantique.

Le Honduras étant une première escale pour 87% des avionnettes qui transportent la cocaïne depuis le Sud. 

Et bien que le Mexique conserve la majeure partie de l’attention de la guerre du narcotrafic,le Honduras connait le taux d’homicide les plus élevés au monde, 82 pour chaque 100 000 habitants.

Les Zetas ne sont pas le seul cartel à opérer sur le territoire du Honduras, on y retrouvent divers cartels mexicains qui entretiennent des relations avec le crime organisé local., ainsi que des cartels d’origine colombienne.

Un Hondurien José Miguel Handal Perez a été identifié comme le chef d’une des organisations de narcos ayant son siège au Honduras. Il serait responsable de la coordination et de la distribution des envois de drogues qui seront ensuite redistribués par les Zetas et le Cartel de Sinaloa. Seraient également impliqués sa femme, son père et plusieurs de ses entreprises toutes situées à San Pedro Sula.

http://www.24-horas.mx/chapos-y-zetas-se-disputan-honduras/

[iii] Les EU confirment avoir confisqué un radar au Honduras. (08-09-12)

Les pièces du radar seront transportées aux EU privant laissant les militaires honduriens de Puerto Lempira démunis devant les narcos dont ils ne pourront plus repérer les avionnettes. Ces derniers n’y comprennent rien. Ils devront à présent se fier aux informations venues de Miami pour les avions en provenance des EU par contre ils n’auront plus aucun moyen d’information sur les mouvements en provenance du Sud.

Cette mesure fait suite à l’initiative des militaires d’abattre deux avions suspects de transporter de la drogue en violation des accords avec les EU. Cet accord interdit de dérouter des avions civils.  Les militaires étasuniens menaient une opération anti-narco conjointe avec les honduriens depuis la mi-juin. Mais lorsque les avionnettes en question furent détournées, aucun agent de la DEA n’était présent. A la suite de cet événement le commandant des Forces Armées du Honduras fut destitué, mais les EU nient toute intervention dans ce renvoi. « Nous ne nous ingérons pas dans les affaires internes d’autres pays »(sic) affirme leur représentant.

Le président de la cour suprême lui dit qu’une enquête a été menée concernant la violation d’un traité international bilatéral, la mise en déroute d’une avionnette par une autorité nationale qui ne respecta pas le protocole de combat contre le narcotrafic.

http://www.laprensa.hn/honduras/tegucigalpa/327797-98/estados-unidos-confirma-que-se-llev%C3%B3-radar-de-honduras

[v] Terra Caliente : clés pour une lecture anthropologique

Claudio Lomnitz

Première clé : Une tension récurrente entre des formes sociales inspirées de l’ordre militaires  et d’autres qui s’enracinent dans l’ordre familial ou communautaire.

Après le déploiement de l’armée dans la région en 2006, la Tierra Caliente fut dominée de manière informelle d’abord par les Zetas et ensuite par La Familia et depuis par les Caballeros Templarios.

Aujourd’hui la reconquête du territoire est récupérée ou revendiqué d’une part par les sites défenses communautaires et de l’autre par l’Armée fédérale.

La séquence Zeta-Familia-Caballeros Templarios-défense communautaires suggère une spirale récurrente entre stratégie de contrôle informelle inspirée par le modèle de l’armée, celui d’une structure de commandement vertical, rationnel et séparé de la société face à des stratégies fondées dans le modèle familial et de la communauté, un ordre fondé sur la complémentarité – hommes et femmes, pères et fils, peuple églises et fidèles en opposition avec l’ordre estatal, bureaucratique et  militaire qui est alors représenté comme une force déprédatrice venue de l’intérieur.

Explications. Les Zetas sont une organisation qui est née comme une scission de l’Armée et qui selon ce que disent certains experts, s’est organisée selon une chaîne de commandement et des stratégies quasi-militaire. Cette stratégie a commencé par réduire l’ennemi en miette de forme visible et publique et de cette manière semer la peur nécessaire pour pouvoir opérer en pleine impunité. C’est ce qui c’est produit en Tierra Caliente.

Les points faibles de cette stratégie ont été démontrés à de multiples reprises depuis le combat contre Zapata jusque dans les actions des armées US dans les campagnes vietnamiennes. La peur génère des abus en tous genres – et pas seulement de la part des organismes militaire ou paramilitaires) qui entraînent à leur tour un problème de gouvernement. N’importe qui utilisant cette peur peut alors se faire passer pour Zetas afin de commettre des méfaits, vols ou viols, prise de contrôle d’un village, d’un quartier….

Cela génère un mécontentement grandissant et diffus. Les Zetas ont pu dominer la Tierra Caliente, pas la gouverner. Surgit alors une seconde organisation ; La Familia michoacanne qui noua des alliances avec les communautés afin de chasser les Zetas de la région. Cette expulsion fut le fruit d’une organisation financée à la fois par le narcotrafic et par le « commerce de la protection » mais qui s’identifiât avant tout comme « locale » : La Familia michoacanne.

Le problème qui va se développer à partir de la prise de pouvoir de La Familia, c’est que la famille comme modèle peut être une forme d’organisation aussi abusive que l’armée. D’une manière ou d’une autre, La Familia comme les Zetas sont des organisations armées qui ont pour but le lucre. De la famille nous retrouvons les fondements patriarcaux mais ce modèle exponentialise le manque d’affections réelles à l’intérieur de l’ordre et pratique l’usage des armes comme instrument de domination. Ainsi La Familia favorisa les uns, châtiant les autres comme des pères arbitraires, ils violèrent les femmes de la communauté comme des pères abusifs, réveillant à nouveau l’indignation dans l’ordre familial et communautaire local.

C’est dans ce contexte que firent leur apparition les Caballeros Templariosadoptant un symbole qui n’est pas directement de l’ordre familial mais bien plutôt de l’ordre moral. Il faut se rappeler que ceci se produisit dans une région chrétienne. Ainsi la nouvelle organisation narco-locale pris pour bannière la foi chrétienne face à une Famille qui avait violé la normativité des peuples. En résumé, le désordre produit par une invasion militaire (de l’Armée fédérale) et par une invasion quasi-militaire (des Zetas) a généré tout d’abord une organisation armée liée à l’ordre communautaire (La Familia) dont les abus furent mis à profit par une troisième organisation qui se présente comme rédemptrice de l’ordre moral (Los Caballeros Templarios)

C’est alors que surgit un troisième mouvement communautaire local contre les abus, violations et assassinat par les Caballeros : les défenses communautaires. Leur mouvement a été tellement ample et étendu, qu’il a entraîné l’intervention des militaires obligés de négocier pour reprendre le contrôle de la région. Et c’est là que nous en sommes.

La tension entre un ordre fondé sur l’image du pouvoir rationnel-bureaucratique (dont l’Armée est le symbole le plus pur) et un ordre fondé sur le modèle du pouvoir communautaire (qui a pour symbole la famille et la religion) semble refléter non seulement la contamination de l’Etat par le narcotrafic, mais aussi la dissolution de la famille et le démembrement des liens communautaires.

Il semble donc que le travail de reconstruction de cette région michoacanne passe non seulement par une organisation plus effective et plus juste de l’état, ce qui a été amplement commenté, mais aussi par une recomposition des relations communautaires. Ce qui va nécessiter un large mouvement social de recomposition et de réintégration qui pourrait commencer par une recomposition de la signification des liens d’amitié.

Les mafias abusent non seulement de l’image de la communauté (la famille, la communauté religieuse) mais aussi plus spécialement de l’image de l’amitié des membres de l’organisation qui se voient comme des égaux, comme des amis. Mais comme l’expliquait déjà Cicéron, un ami ne doit jamais demander une faveur déshonorante parce que cela viole l’essence même de l’amitié. Assassiner, violer, capturer, pratiquer l’extorsion sont des activités qui n’ont rien d’honorable. Les amis qui demandent de telles faveurs ne sont pas des amis mais des complices. La complicité qui naît ainsi est une union d’intérêt et les jeunes qui qui s’abandonnent à cette relation d’intérêt n’ont d’autre avenir que l’ignominie.

Il faut donc qu’un large mouvement culturel qui commence par la recomposition des liens de l’amitié. Seul un ami digne pourra être un jour un époux digne, un père digne, un membre digne de sa communauté.

La Jornada: Tierra Caliente: lectura en clave antropológica

Source: Les états d’Anne