Archives de Tag: SPIRITUALITÉ

Éducation

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L’ignorant n’est pas celui qui manque d’érudition, mais celui qui ne se connaît pas lui-même et l’érudit est un sot lorsqu’il cherche l’entendement dans des livres, dans des connaissances, auprès d’autorités. L’entendement ne vient qu’à celui qui se connaît lui-même, c’est-à-dire qui a la perception de la totalité de son propre processus psychologique. Ainsi l’instruction, dans le vrai sens de ce mot, est la compréhension de soi, car c’est en chacun de nous que l’existence entière est ramassée.
Ce que, de nos jours, on appelle instruction est une accumulation de faits, un savoir livresque qui est à la portée de toute personne sachant lire. Une telle façon de s’instruire offre une forme subtile d’évasion, et, comme toutes les fuites hors de nous-mêmes, crée inévitablement un surcroît de misères. Nos conflits et notre état de confusion résultent des rapports faux que nous entretenons avec les gens, les choses, les idées, et tant que nous ne comprenons pas et ne modifions pas ces rapports, le fait d’apprendre, de recueillir des données, d’acquérir différentes sortes d’habiletés, ne peut que nous enfoncer davantage dans le chaos et la destruction.

J. Krishnamurti , De l’éducation

C’est beau parce que c’est la Vie

Allez faire un tour ICI.  C’est plein de Vie et de beautés.

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https://ninaochiolino.wordpress.com 

Le gâteau social

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Il en est qui se prennent pour des cerises, d’autre de la pâte, certains des grumeaux, et pour les plus orgueilleux, des fruits.  C’est comme ça qu’on formate les gens: on les classe ( sociale). Et pourtant, des gens que j’ai rencontrés, les plus orgueilleux, avec leurs petits fruits de connaissances, de possession de vérité, c’étaient les pires.

De l’odeur du jet de mouffette jusqu’aux hauts gradés, c’est la même odeur. Ils pensent que ce sont eux qui ont la recette du gâteau de la Vie. Tout le monde participe au gâteau. Tout le monde.

D’après l’histoire de l’humanité, il y aurait des étages plus hauts que les autres… Si Dieu était un gâteau ( dieu? c’est l’image que chacun a dans sa tête de quelque « chose » de supérieur, ou d’un type qui aurait créé le monde) , il serait partout. Et c’est ce qu’on dit. « Dieu est partout ».  C’est vrai, mais ça dépend des matériaux que l’on choisit. Mais il faut savoir regarder, attentivement. Pour les orgueilleux, dieu ne peut pas être partout, puisqu’ils disent qu’il n’existe pas. Et ils n’ont jamais le temps d’aller voir les abeilles embrasser une fleur, trop occupés à vendre du miel.

La Vie est un mystère. Comprendre les sciences et les techniques pour aller vivre sur Mars doit faire partie du grand mystère de l’humanoïde perdu, décoiffé, et malheureusement destructeur. Ils n’ont tellement pas de vie qu’ils cultivent des idées saugrenues.

Pour éviter les guerres et les tueries, il suffirait simplement de ne pas écouter les cerises qui parlent rouge aux petits grumeaux  noirs qui les soutiennent. Ils sont portés par des humains simples et abattus par des gens compliqués.  Chacun veut sa part du gâteau, mais pour les grumeaux intelligents de l’âme, ils en veulent juste assez pour faire vivre le gâteau. D’autres veulent le gâteau au complet. Ils veulent le posséder pour le vendre pour le posséder pour le vendre pour le posséder pour vendre….

On ne sait pas pourquoi. La méchanceté et la bêtise ne sont même pas logiques.  Ni celle de tout avoir en ce « bas-monde ». Puisqu’en  rendant son corps à la Terre, le corps humain est un mauvais compost.  C’est bête à dire, mais les plus riches de ce monde n’ont même pas les moyens d’emmener leurs cendres avec eux. Au moins, quand les brins d’herbes meurent et s’en vont en terre, ils finissent par participer à la culture du blé qui fera la farine  qui fera le gâteau.

Gaëtan Pelletier

philosophe d’ordonnance et habitant d’un trou noir

 

Simple comme une prière…

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16 symptômes de l’esclave

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Les pompes à souffler les crânes

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Après une cure de 2000 ans, il a maigri: il ne lui reste plus que le cerveau. Albert 29316b.Made in China. 

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Il faudrait se révolter contre la minceur des téléphones actuels qui se glissent dans les cerveau. Une culture de l’instantanéité de la matière grise. Une réduction de la personne humaine à un mince agglomérat gris.

Nous avons créé une nouvelle race de seigneurs qui contrôlent des faux révoltés?  Des participatifs à bouts de doigts?

En quoi donc et comment donc faut-il se révolter? À biffer des « J’aime » sur Facebook? Dans l’ensemble le constructivisme nous fait oublier notre richesse d’âme, celle oubliée au fond de soi. On n’aime plus et on ne sait aimer l’autre: on forme un comité d’étude afin de faire des simagrées  d’amour. Cet amour qui implique une compréhension profonde d’échapper à l’illusion que nous sommes en surface « différents ». Oui, nous le sommes. Mais pas tant que ça… Creusez et vous verrez que nous sommes tous pareils et parfois bien plus machine qu’humain. On est comme des arbres qui ont oublié que nous vivons également de nos racines.

L’instantanéité est un tueur silencieux. Un folichon barricadé dans son monde emmêlé aux circuits des ordinateurs, du numérique  est passé à la télévision pour expliquer comment améliorer les cerveaux. Comme dirait Sieur de Monpétin, ce n’était pas clair. Puisque le sien était aussi brouillé qu’un Windows Vista. C’Est là le signe de la sauvage compétition qui se livre pour une partie de l’être humain: la cervelle.  On veut améliorer la cervelle… Ah! Et pour quelle « raison »? Pour améliorer l’outil numérique qui a déjà étouffé l’âme humaine. Serviteurs de la machine, pompeux et fier de travailler pour des circuits électroniques.

Le monde actuel est fait de ceux qui les crée et qui se font payer pour les soi-disant régler. En se faisant payer au prix de l’évaluation mondialiste des sa grise matière grisée. Une peluche de savoir…

La connaissance – et non pas la somme de savoirs utiles à grimper comme un pompier ayant le feu au cul l’échelle sociale, mais la réelle connaissance qui nous mène à la compréhension de l’humain, de nos rapports, a un besoin impérieux de l’histoire. Ne serais-ce que celle intérieure à chacun. L’éducation actuelle semble plutôt produire des mollusques flasques de blablablés heureux comme les Morlocks de H.G. Wells, marchant vers la grande porte sur le coup d’une sirène qui les appelle pour être bouffés.

Et nous vivons dans un monde de plus en plus chaotique avec un futur bien troublant. Si la réussite est la recherche d’un certain équilibre, nous avons raté le bus. Nous sommes crétinisés à longueur de jour par les pubs d’auto, cette merveille – une Ford-T  botoxée – avec son armada de vendeurs qui entrent dans nos maisons par la poste, le téléphone, la télévision. Liberté, disent-ils! Sept ans à 450$ par mois.

Aujourd’hui, tout va vers l’identification à une chose: un métier, un titre, une réussite sociale. À mesure que grandissent les étoffes tissées de l’électrolisme (Sic) plus le téléphone est mince, plus nous devenons des choses au lieu des êtres en évolution à cultiver une manière d’améliorer nos rapports humains. Et moins nous sommes aptes à en prendre conscience. Plus l’appareil est petit, plus l’être devient le nain devant la splendeur de la machine.

Gaëtan Pelletier

 

S’ouvrager

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Vous ne pouvez pas être sensible si vous n’êtes pas passionné. Krishnamurti 

Les sociétés, dans leurs « grandeurs », machinent les humains par une sorte de robotisation. Certains d’entre nous ont mal aux autres… D’autres pas. Ce sont ceux qui ne peuvent ressentir la souffrance des autres comme la sienne qui nous conduisent à un perte irrémédiable. Alors, ils faut s’ouvrager. Se faire. Se remettre au monde à partir d’un certain moment et vivre dans la douleur du doute. Il n’y a pas que les guerres qui font pisser le sang, il y a celles qui éteignent les âmes. La médecine moderne calfeutre de pilules les passionnés qui sont – et à raison – à la fois l’un et à la fois les autres.

C’est un monde qui refroidit. Survivre à cette sécheresse est demeurer intact en gardant l’écriture dans l’âme de sa douleur. Les épaves sont nombreuses… Les fondus dans le système également.  Le doute est une lame puissante. Il faut se faire, à partir d’un certain moment de nos vies. Nous taillader des dogmes. De ce qu’on nous vend à nous, les machinés.

Nous en sommes à la lutte finale de ne plus être capable de changer le monde, mais à la lutte de demeurer intacts et de décider de ce que nous sommes et non pas de ce que nous avons.

Gaëtan Pelletier