Archives mensuelles : mars 2008

Conte gouttes

magellanic-cloud.jpg

Il était une fois une rivière qui buvait l’eau du ciel pour faire nager les poissons. Et des gouttes infimes naissaient les ruisselets branchus qui s’évasaient dans les forêts.

Et les poissons nageaient.

Il était une fois un poète qui buvait les lueurs des yeux des humains pour émouvoir les âmes. Et des émotions s’éveillaient d’autres émotions qui s’évasaient sur la Terre et au Ciel.

Et les êtres vivaient.

Il était une fois un nourrisson qui se nourrissait au compte goutte. Si frêle, si petit. Après avoir nagé pendant neuf mois dans le ventre d’une mère.

Et il écrirait qu’à chacun était une vie.

Il était une fois un océan si grand que personne n’aurait imaginé qu’il était né du ciel et de gouttes.

Et tout compte fait…

Tout compte…

Gaëtan Pelletier
18 août, 2000

Publicités

Les États-Unis: naissance d’une dictature invisible

27 mars 2008

petrole.jpg

Les sociétés dites démocratiques ont tendance à glisser de plus en plus vers la dictature. À l’encontre du pouvoir imposé par la force et la violence, elle a recours à la subtilité (sic) et au grand pouvoir de l’art du camouflage à l’aide d’instruments créés par les politiciens au pouvoir : le contre espionnage, la recrudescence d’outils falsifiés issus de la paranoïa. Les états créent des outils de «défense» qu’ils se servent ensuite pour élaborer leur plan d’attaque. Bref, les sociétés les plus évolués dans la ligne démocratique utilisent un nouveau pouvoir caché qu’il livre au peuple comme un secret lourd et dangereux prétextant la protection du peuple. L’apparence et la réalité deviennent difficiles à cerner.

Si on étudie bien le mouvement nazi du début des années trente, on se rend compte que le peuple berné et aveuglé par la réussite des gens au pouvoir ne voyaient guère la réalité camouflée sous cette réussite. Le grand Reich d’Hitler était justement d’agrandir ce pouvoir et créer un nouvel empire.

Il en est de même aujourd’hui chez les U.S.A. Le cercle bushien, dans une conspiration d’une orchestration étonnante a réussi à faire croire au peuple que L’Irak représentait un danger. Les raisons réelles de l’invasion de l’Irak par cette puissance mondiale – la plus grande de par son image, tant hollywoodienne qu’autre – ne sera sans doute jamais connue. À part le fait d’un complot visant à s’emparer des richesses pétrolière de l’Irak.

On veut étendre la démocratie et ses structures comme le catholicisme voulait répandre la bonne nouvelle au païens, les épargner du purgatoire, jadis. Tous ces grands projets se sont fait dans le sang.

Les États-Unis devaient-elles s’ingérer dans ce processus d’intrusion de ce qu’elle considérait comme une mission envers le prétendu satanisme de la différence?

Chaque pays à le droit d’évoluer à sa manière, dans ses différences, dans ses erreurs de parcours. La dite liberté est donc bafouée. Cette liberté si chère au monde occidental. Mais imposer un régime sous couvert de principe de liberté est un acte de dictature. D’autant que les sociétés actuelles, de par la complexité de leur structures, de par le philosophie pauvre qui se résume à être heureux dans l’avoir, a tendance à détruire la liberté des personnes ou à la restreindre à un point tel que le citoyen n’est plus qu’un rameur au service de l’état. L’esclavage aussi a changé de forme. Il est quasi invisible, et le peuple dans son grand confort matériel est en quelque sorte endormi.

Si on se donne la peine de regarder attentivement l’évolution de ce pays qu’est les Etats-Unis, on se rend compte que la structure en apparence raffinée, est tout à fait semblable à l’ère hitlérienne : aveuglement, narcissisme, démagogie. Tout y est.

Il ne manque que les yeux pour voir.

La fleur d’un jour

LA FLEUR D’UN JOUR

C’était en juillet. Et j’avais eu chaud toute la journée…
Elle et ses cheveux noirs bouclés. Elle et son corps cuivré. Elle et sa bouche…

Toutes les horloges se sont éteintes. J’avais des aiguilles sur tout le corps. La sueur luisante, je la vis dans l’allée.

J’avais inventé une fleur.

Les désirs sont comme ça. Aujourd’hui j’en aurais fait mon éternité. Le cerveau lent comme un plaisir qui monte.

Bien belle la dame! J’aurais perdu mes doigts dans ses cheveux et mon jour entre ses bras. J’aurais glissé mes peines et ma langue dans un déversoir.

C’est comme ça en été. Quand tout est chaud et qu’une abeille vous monte au cerveau.

Je suis reparti avec son image qui me suit partout comme une ombre sombre.

Tout se fane… Même les ombres d’amour.

Le beau est ce qui ne dure…