Archives mensuelles : janvier 2013

Comment interpréter la crise et la réalité actuelle du capitalisme ?

néolibéralisme Latina

Première partie

Le pire de la crise est passé, nous disent des banquiers, les fonctionnaires et les hommes politiques nationaux et supranationaux qui n’ont jamais perdu un emploi parce qu’ils n’ont jamais travaillé dans une usine ou un bureau pour un salaire qui parvient à peine à les faire vivre. Avec cela, comme nous l’avons vu lors du Forum du grand capital à Davos, on nous dit que les plans d’austérité ont fonctionné, que le chômage croissant fait partie de la solution et non du problème qu’il faut continuer à virer des travailleurs et des employés, faire que l’emploi soit plus précaire pour pouvoir continuer à baisser les salaires, en raccourcissant les vacances, en écrasant la résistance syndicale là où elle existe encore, en coupant dans les retraites et les programmes sociaux, et cetera.

Le pire est passé, nous disent les dirigeants des entreprises monopolistiques qui aux États-Unis d’Amérique (EUA) sont assis sur un billion 700 milliards de dollars, parce qu’il n’y a pas où les investir de façon rentable. Et allez savoir à quelle point est importante la pile d’euros sur laquelle les grandes entreprises de l’Union Européenne sont assises. La crise est passée, mais les problèmes concrets des peuples demeurent là, et s’aggravent de plus en plus.

Ce n’est pas la première crise du capitalisme industriel dans les « pays avancés », dans ce 21e siècle, dans lequel la reprise de l’économie réelle – la production de biens et de services, ou bien la richesse produite socialement – ne réussit pas à rétablir les niveaux précédents d’emploi, de sécurité de travail et de salaires, mais c’est la première dans laquelle le chômage s’est accru d’une manière brutale et est devenu chronique pour des millions de travailleurs, provoquant une paupérisation de larges secteurs de la société.

Une crise dans laquelle l’inégalité de revenus a atteint des niveaux jamais vus, et à cause de laquelle une grande partie de la nouvelle génération n’aura pas d’emplois stables, vivra dans un monde d’emplois précaires, de salaires misérables et sous la menace constante du chômage chronique. La première génération du capitalisme industriel qui aura un niveau de vie et de sécurité sociale très inférieurs à ceux de ses parents.

C’est qui est nouveau, si nous pouvons le dire ainsi, c’est que dans ce monde d’économistes qui ont contribué à formuler l’oxymore de la stabilité financière dans le contexte des marchés autorégulés, se manifestent des signes de reconnaissance que le problème central de cette crise qui dure encore est peut-être structurel, et concerne la relation fondamentale du capital avec le travail salarié, la reproduction du capital, et que ce problème structurel s’aggrave avec la voracité des grands monopoles et d’un système financier qui veulent vivre de l’extraction d’une rente sur toutes les activités économiques et sociales de l’humanité, comme nous le verrons.

D’abord, un arrêt à Davos

Sous le titre « Négation, panique et doutes à Davos » l’éditorialiste économique du quotidien The Guardian, Larry Elliott [« Denial, panic and doubt in Davos »], écrivait le 23 janvier dernier qu’au cours des cinq dernières années le Forum de Davos a eu quelques « violents changements d’humeur » ; d’abord, ce fut , la négation, ensuite la panique, plus tard l’espoir que le pire était passé, et maintenant c’est la préoccupation persistante que cette chute n’a simplement pas de fin.

Ce qui augmente c’est le chômage et l’accumulation de richesses entre peu de mains, ce qui baisse c’est la consommation des masses et les opportunités de faire des affaires pour les industriels, ce qui explique que les entreprises sont « assises » sur des milliards de dollars, parce qu’elles ne perçoivent pas une croissance de la demande pour leurs produits et services. Le problème, selon Elliott, est que les grands entrepreneurs et les financiers réunis à Davos voient les résultats des politiques qu’ils ont eux mêmes promues dans le passé : austérité fiscale, affaiblissement des syndicats, coupes agressives de personnel. Dans le passé, ajoute t-il, la dépense des familles pouvait s’appuyer sur une augmentation de l’endettement familial, mais maintenant « les banques ne veulent pas prêter et les consommateurs ne veulent pas s’endetter. Voila la recette pour continuer dans la léthargie économique ».

Léthargie économique ou implantation d’une économie de rente à l’échelle planétaire ? Depuis un moment l’économiste étasunien Michael Hudson alerte que la domination du capital financier et des monopoles s’est substituée au capitalisme industriel par un « néoféodalisme » qui mène directement à un régime de servitude. [1]

Cela se confirme par ce que le journaliste Ryan McCarthy de l’agence Reuters, 2CRIT dans sa chronique « A handy guide to Davos-speak » (25 janvier 2013), sur ces phrases typiques de Davos (L’impatience pour la croissance aura réellement besoin de patience ; pas de croissance, argent facile : Est-ce la nouvelle normalité ?), remarquant que quand constamment l’élite de Davos parle d’un « plan de croissance » ou « de restaurer la croissance », ce qu’ils disent en réalité est qu’ « aucun d’eux ne voit une industrie en particulier qui augmentera le rythme de croissance pour être plus riches. Et que, comme résultat, il y aura moins de travail pour le reste d’entre nous ».

Et de reproduire ce qu’a dit Ray Dalio, qui dirige Bridgewater, le plus important hedge fund : dans une économie mondialisée qui a traversé la crise et qui est très endettée, la croissance économique ne peut pas être soutenue par de la dette, comme cela le fut pendant les dernières décennies. Les économies sont dans un processus de désendettement, la dette n’augmentera pas plus vite que les revenus, et la façon primaire avec laquelle les grandes économiques peuvent croitre c’est en augmentant la productivité.

McCarthy nous dit que Dalio a développé un petit peu ce qu’il voulait dire : la grande conversation politique et économique sera sur comment extraire plus des travailleurs – en d’autres mots, la croissance ne viendra pas du prochaine Internet, de la prochaine éclosion du marché immobilier ou de n’importe quel tout nouvel actif. Cela veut dire, a dit Dalio, de dures décisions à prendre sur des questions comme : « combien de temps doivent durer les vacances ? ou : Qu’est-ce que c’est une bonne vie ? ». Ce « langage de Davos » traduit en langage commun, selon McCarthy, ce que Dalio dit est particulièrement terrible pour le reste d’entre nous. Quand les investisseurs les plus heureux du monde nous disent que la croissance économique dépendra de si nous prenons ou non nos vacances, il temps de s’en préoccuper.

Entre le capitalisme et néoféodalisme

Dans les conclusions du travail de Hudson cité, l’économiste étasunien explique la dynamique de ce processus : Tandis que l’on contracte les économies, le secteur financier s’enrichit en transformant leurs titres ou certificats de dette – ce que les économistes du 19e siècle nommaient le « capital fictif » et qui s’est mis à s’appeler plus tard « capital financier » – en appropriation de la propriété. Cela fait qu’une dette qui a atteint des niveaux irréalistes- parce qu’il n’y a pas de façon qu’elle puisse être payée dans le cadre des relations existantes de propriété et de distribution des revenus- est devenue un cauchemar vivant. C’est ce qui arrive en Europe et qui est aussi l’objectif de l’Administration Obama (…). Il en ressortira que les Etats-Unis. ressemblent à une Europe ruinée par le chômage croissant, les marchés déclinants et le syndrome qui en résulte des conséquences sociales et politiques négatives provoquées par la guerre des financiers contre l’ensemble que constitue le travail salarié, l’industrie et le gouvernement.

En mettant cette tendance dans le contexte des politiques des Banques centrales, qui ont servi à gonfler les marchés boursiers et à recapitaliser les banques pour qu’elles continuent à spéculer, Hudson souligne que l’économie est de moins en moins la sphère de la production, de la consommation et de l’emploi, et de plus en plus la sphère de création du crédit pour acheter des actifs, transformer les bénéfices et les revenus en paiements d’intérêts jusqu’à ce que la totalité de l’excédent économique et la liste des propriétés soit gagé pour payer le service de la dette. Et plus loin, il conclut que l’actuel travail des économistes est « de revivre la distinction classique entre la richesse et les revenus élevés, gagnés ou immérités, entre des revenus par profits ou par rente, et enfin entre capitalisme et féodalisme ».

L’économiste Michael Hudson explique, dans le travail cité, que la guerre économique actuelle n’est pas comme celle menée il y a un siècle entre les travailleurs et leurs employeurs industriels. La finance a bougé pour capturer l’économie dans toute son dimension, industrie et industrie minière, infrastructure publique (via la privatisation) et maintenant jusqu’au système d’éducation (la dette des étudiants d’un billion de dollars dépasse la dette des cartes de crédit en 2012 [aux EUA et elle est le seizième de son PIB. ]). Il s’agit « d’endetter les gouvernements, ce qui donne aux créanciers un levier pour s’approprier des terres, des infrastructures publiques et d’autres propriétés de domaine public. Endetter les entreprises permet que les créanciers s’approprient l’épargne pour les retraites du personnel. Et endetter les travailleurs signifie qu’il ne sera plus nécessaire d’employer un briseur de grève pour attaquer les organisateurs de syndicats et les grévistes ».

Des « journaliers » à « l’emploi temporaire permanent ».

De par les nécessités de la Deuxième Guerre Mondiale et les politiques du New Deal, à partir des années 40 du siècle dernier la forte expansion économique étasunienne a intégré des millions de travailleurs dans emplois stables dans les industries, tandis que dans certaines branches de l’agriculture fut adopté – par la saisonnalité qui marque la division du travail – le « programme de journaliers » pour amener dans les « fermes » étasuniennes des dizaines de milliers de paysans mexicains. Ces travailleurs « migrants » mexicains ont été employés pour effectuer « des travaux saisonniers » dans les branches de l’agriculture dont l’existence et la rentabilité dépendaient de la mise à disposition d’une main d’œuvre bon marchée, qui acceptait d’être déplacée territorialement selon des besoins des producteurs, et de rester exclue de la protection sociale, des compensations pour maladies, ancienneté, et etc.

A la même époque, selon la sociologue étasunienne Erin Hatton [2] furent créées aux Etats-Unis des entreprises consacrées à la location pour une durée déterminée de force de travail locale, en particulier féminine. Dans le blog « Opinions » du New York Times et faisant partie d’un dossier sur l’inégalité, Hatton analyse le sujet de « l’augmentation de l’économie temporaire », ou bien du sous-emploi ou du travail à temps partiel, en remarquant que si les hommes politiques des gouvernement deviennent des hérauts de la « création d’emploi », peu d’entre eux parlent du type d’emplois qui a été créé aux USA, ce pays où selon les chiffres du recensement, un tiers des adultes qui travaillent vit sous le seuil de pauvreté parce qu’ils ne gagnent pas le nécessaire comme pour vivre convenablement eux et leurs familles.

Les chiffres cités par Hatton montrent que les salaires d’un quart des employés aux USA est inférieur au « seuil de pauvreté » défini par le gouvernement fédéral de -23 050 dollars par an – pour une famille de quatre personnes, et ajoute qu’en plus de être mal payés ces emplois sont temporaires et incertains, et que c’est cette catégorie d’emplois temporaires qui a fourni le plus d’emplois à l’économie étasunienne les trois dernières années, selon les chiffres de l’American Staffing Association, qui représente les différentes « agences de recrutement » de main-d’œuvre de travail temporaire.

L’usage du travail temporaire, mal payé et instable, est si répandu selon la sociologue, qu’il menace de devenir la norme. Dans cette analyse, Hatton aborde les origines de ce type de travail et souligne que, au lieu d’élever les standards de production et de qualité des produits, les entreprises étasuniennes ont adopté la stratégie de baisser les salaires et de couper les bénéfices marginaux, de transformer les emploies permanents en temporaires et contingentés, écrasant les syndicats et maquillant ou délocalisant le travail Tout cela, signale Hatton, n’est cause d’aucun scandale.

  • Dans la deuxième partie : « Que pensent quelques économistes de la crise et la réalité actuelle du capitalisme ? », nous verrons comment cette réalité se reflète dans la pensée et l’analyse d’un nombre croissant d’économistes, et la naissance d’une discussion dans laquelle la pensée de Karl Marx est présente.

Alberto Rabillota. La Vèrdiere, Francia.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi.

El Correo. Paris, le 31 janvier 2013.

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Tout pour plaire

Il n’y a rien de pire que d’essayer de plaire à quelqu’un.

La vérité, l’être que nous sommes, est suffisamment riche pour ne pas chercher à plaire. Car le chercher, c’est comme se vendre un peu. Peinture. Ou maquillage… Car au fond, nous ne cherchons qu’à chercher dans les autres ce qui nous manque.

Tout pour plaire a bien des formes camouflées.

Nous passons nos vies  vouloir plaire. C’est un manque d’amour de soi. Car plaire vraiment, est s’entre-plaire dans un véritable amour sans effort. Puisqu’il est là, qu’il vous trouve sans le chercher. Il est. Il existe. Et il ne demande rien…

À un certain moment de nos vies, il faut échapper ou se laisser faire à échapper dans un grand expir ce besoin étrange de la race humaine.

Plaire.

C’est se barbouiller un peu…

Nous souffrons tous du syndrome de la putain.

Nous avons tellement peur de ne pas être aimés que nous en faisons trop pour l’être.

L’esclave, c’est ce que nous sommes avant tout. Ce n’est pas la faute des autres… C’est en nous.

Gaëtan

Janvier 2013

 

 

Camps de travail en Chine: la lettre d’un détenu demandant de l’aide

Cartes des camps de travail

La découverte dans un produit acheté aux États-Unis d’une lettre qui aurait été écrite par un travailleur (ou une travailleuse) d’un « camp de rééducation » chinois remet à l’avant-plan l’existence de ce système de détention controversé.

Le 21 octobre dernier, Julie Keith, de Portland, en Oregon a fait une découverte troublante dans un emballage de décorations d’Halloween qu’elle avait acheté au Kmart l’année précédente. Entre les blocs de styrofoam qui retenaient en place les accessoires se trouvait une lettre manuscrite pliée en huit. Radio-Canada

Cette lettre se présente ainsi:

lettre grand format

« Les gens ici doivent travailler 15 heures par jour, sans congé le samedi, le dimanche ni aucun autre jour. Autrement, ils sont victimes de torture ou sont battus. » — Extrait de la lettre

Selon Wikipedia, il y aurait environ 4000 de ces camps. On notera  toutefois que si Radio-Canada parle d’environ 3000 détenus, certains avancent les chiffres de 2 à 4 millions. Il n’y a donc guère d’information précise sur la quantité des camps copiés sur le système des goulags dans l’ancienne U.R.S.S. On parle d’un salaire de 1.60$ par mois. Ce système de rééducation devrait être revu vers 2013 par la Chine. C’est du moins ce dont les autorités promettaient en 2009.

 Du point de vue répressif, le système de « rééducation par le travail » autorise à enfermer les délinquants ou les opposants politiques « pour une durée pouvant aller jusqu’à quatre ans, de manière extrajudiciaire, sans procès ni possibilité de recours à un avocat…. 

« La tâche essentielle de nos installations du laogai est de punir et réformer les criminels. Pour définir concrètement leurs fonctions, elles remplissent leurs tâches dans les trois domaines suivants :

  1. punir les criminels et les garder sous surveillance.
  2. réhabiliter les criminels.
  3. Faire participer les criminels au travail et à la production, créant ainsi de la richesse pour la société.

Nos installations du laogai sont à la fois des services de l’État et des entreprises spécialisées. » Wikipedia

Ces camps de travail politique ne sont pas les seuls camps de travail. En effet, les conditions normales de travail semblent être en tout point semblables, outre les assassinats, à celles des camps politiques. Voici quelques extraits à propos des conditions de travail (glanées ici et ) en Chine.

Foxconn

Foxconn n’eset pas un camp de travail, mais une usine aux conditions découvertes et traitées par la presse occidentale.

« Les ouvriers ne peuvent pas gagner un salaire leur permettant de vivre avec leurs seules heures de travail normales et sont contraints d’effectuer un trop grand nombre d’heures supplémentaires ». […] La durée du travail est comprise entre 10 et 14 heures par jour, avec de fortes variations saisonnières, liées à la demande pour des produits sans cesse mis à jour ou renouvelés. Durant la haute saison manufacturière, les ouvriers font des heures supplémentaires excessives, travaillant souvent jusqu’à l’épuisement […] les ouvriers devaient répéter la tâche qui leur était assignée toutes les trois secondes, debout et sans discontinuer pendant dix heures. »

« Entre janvier et novembre 2010, 18 salariés de Foxconn se sont jetés du haut des dortoirs où ils logeaient : 14 sont parvenus à mettre fin à leurs jours. Un rapport produit par 20 universités chinoises qualifia alors ces usines de «camps de travail». La vague de suicides s’est estompée depuis que Foxconn a fait placer des filets sous les fenêtres de certains dortoirs. L’entreprise a également «privatisé» une partie de ses logements afin de se dégager de toute responsabilité directe. De manière assez singulière, la direction demande depuis 2011 à ses recrues de signer un document engageant leurs familles à ne pas solliciter d’indemnisation s’ils mettent fin à leurs jours. » IRIS

On peut trouver des photos et des information sur les usines de Chine.  Nous n’avons toutefois pas d’informations réelles tant quantitatives que qualitatives. Toutefois, un couple chinois a révélé, pour avoir passé un an dans un camp de travail à un salaire de 1$ par mois.

Wang Yi a été détenue dans un camp de travail pendant un an.

Wang Yi, témoignant de son expérience d’un an dans un des camps de travail.

TÉMOIGNAGE DE PENG HONG ENVOYÉ DANS UN CAMP POUR UNE PLAISANTERIE

PENG HONG A ÉTÉ ENVOYÉ AU CAMP DE TRAVAIL DE CHONGQING, SPÉCIALISÉ DANS L’ACCUEIL DE DÉLINQUANTS OU DE DROGUÉS MALADES DU SIDA.

La plaisanterie lui a coûté très cher, deux ans de sa vie. En ce jour de l’automne 2009, Peng Hong flâne chez lui sur Internet. À 35 ans, il vit dans une banlieue de Chongqing, la mégapole sudiste, travaillant ici et là sur des chantiers de construction. Mais il s’intéresse aux sujets de société et à la politique.

Il tombe sur une caricature de presse, montrant l’ancien chef de la police de Chongqing, Wen Qiang – depuis condamné à mort et exécuté -, sous un parapluie qui symbolise l’ex-maire de la ville le protégeant. L’internaute publie un commentaire s’en amusant. Quelques secondes plus tard, un message apparaît sur son écran, lui enjoignant de se rendre au bureau de la police de l’Internet. Surpris, il éteint vite son ordinateur mais n’obtempère pas. Quelques jours plus tard, des policiers débarquent chez lui pour l’arrêter.

«Le camp possède une usine de pièces électroniques, raconte-t-il, on y travaille de 6 heures du matin à 5 heures de l’après-midi. Normalement, il y a un jour de repos par semaine, mais le rythme n’est pas respecté.» Les 300 détenus du camp sont logés à 10 par chambre. «La nourriture était terrible, pire que ce que j’ai connu pendant les famines des années 1960, dit-il. Si on voulait manger quelque chose de correct, il fallait acheter un plat.» Sa famille avait le droit à une visite par semaine. Le Figaro 

A quoi ressemblent les camps de travail chinois 5/18

A quoi ressemblent les camps de travail chinois 7/18

Les deux dernières images sont en provenance de Chinamobide.com À quoi ressemblent les camps de travail chinois. 

On y trouve une série de 18 photos ainsi que le témoignage d’un ancien détenu.

Sources:

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/01/30/010-camp-travail-chine.shtml

http://www.oregonlive.com/happy-valley/index.ssf/2012/12/halloween_decorations_carry_ha.html

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/07/12/conditions-de-travail-inhumaines-dans-l-industrie-electronique-chinoise_1547650_3216.html

http://www.liberation.fr/economie/2012/09/30/chine-la-mort-ou-la-revolte-dilemme-des-ouvriers-de-foxconn_849931

http://www.lefigaro.fr/international/2012/09/07/01003-20120907ARTFIG00597-deux-ans-de-camp-pour-un-bon-mot-sur-la-toile.php 

http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre-goulag-laogai-comment-entretenir-la-memoire-des-camps-rencontre-entre-lia

Démonstration de tortures au camp de Chongqing :

http://fr.minghui.org/news/0502/26/E57674_20050218_fr.html

 

Gaëtan Pelletier , Janvier 2013

 

L’imposture de la chimiothérapie

Michel Dogna, dans un article déjà ancien de sa précédente revue intitulé  » Une chimio, sinon rien » disait qu’à l’époque, une séance de chimio coûtait 10.000 francs (1500 €) et que les infirmières devaient porter un équipement extrêmement étanche, car une goutte du produit injecté qui tombait sur leur peau causait une brûlure.Mais si ça ne rapporte rien au malade – et même empire son état, ce qu’explique l’article ci-dessous – ne pas oublier que les labos s’en mettent plein les poches et quand même, c’est le principal, n’est-ce pas !

UNE ÉTUDE RÉVÈLE PAR HASARD L’IMPOSTURE DE LA CHIMIOTHÉRAPIE – LES TUMEURS GROSSISSENT PLUS VITE APRÈS CHIMIO !

(NaturalNews) Une équipe de chercheurs de l’état de Washington a récemment ont poussé un mémorable  »oups ! » quand elle a découvert par hasard la vérité mortelle sur la chimiothérapie en cherchant pourquoi les cellules cancéreuses de la prostate sont difficiles à éradiquer par les méthodes conventionnelles de traitement. Comme on le constate, en réalité la chimiothérapie ne traite ni ne guérit le cancer, selon les découvertes de l’étude, mais active plutôt la croissance et l’étendue des cellules cancéreuses, les rendant beaucoup plus difficiles à les éliminer une fois que la chimiothérapie a déjà été démarrée.

On pourrait en parler comme preuve irréfutable, une fois pour toutes, de la tromperie de l’industrie conventionnelle du cancer. Non seulement la chimiothérapie, qui est la méthode standard de traitement du cancer aujourd’hui, est, selon l’étude un fiasco total, mais elle est au complet détriment du malade cancéreux. Publiées dans le journal Nature Medicine, les choquantes découvertes qui, sans surprise, ont été ignorées de la communauté scientifique dominante, éclairent en détails la manière dont la chimiothérapie obligent les cellules saines à libérer une protéine qui en réalité alimente les cellules cancéreuses et les fait prospérer et proliférer.

Selon l’étude, la chimiothérapie induit la libération dans les cellules saines une protéine, WNT16B, qui aide à promouvoir la survie et la croissance des cellules cancéreuses. La chimiothérapie endommage aussi définitivement l’ADN des cellules saines, préjudice à long terme qui persiste longtemps après la fin du traitement par chimio. L’action combinée de la destruction de cellules saines et la promotion de cellules cancéreuses fait techniquement de la chimiothérapie plus un protocole de création de cancer qu’un protocole de traitement cancéreux, par définition, fait qui devrait retenir l’attention de quiconque est personnellement impliqué, soit pour lui-même en ayant un cancer, soit parce qu’il connaît quelqu’un d’autre qui en est affecté.

Quand le WNT16B (la protéine) est secrétée, elle interagirait avec les cellules cancéreuses proches et les ferait grossir, se répandre et le plus important, résister à une thérapie ultérieure, » a expliqué le co-auteur de l’étude Peter Nelson du Centre de Recherche Fred Hutchinson sur le cancer à Seattle, concernant cette découverte à laquelle  »il ne s’attendait pas du tout. »  »Nos résultats indiquent que dans les cellules bénignes les réponses en retour… peuvent contribuer directement à une dynamique de grossissement de la tumeur, » a ajouté l’équipe au complet selon ce qu’elle a observé.

ÉVITER LA CHIMIOTHÉRAPIE AUGMENTE LES CHANCES DE RECOUVRER LA SANTÉ, SUGGÈRE LA RECHERCHE

Cela signifie qu’à tous égards la technique toute entière de la chimiothérapie est totalement sans valeur, et qu’elle est en fait au complet détriment du patient cancéreux. Celui qui cherche vraiment à guérir fera en d’autres mots tout pour éviter la chimiothérapie, et recherchera une voie alternative. Laquelle peut comprendre les traitements alternatifs du Dr Gerson ou des aliments et nutriments anti-cancer comme le bicarbonate de soude, le curcuma, de fortes doses de vitamine C et la vitamine D.
»Toute manipulation dirigée contre les tumeurs peut par inadvertance augmenter le nombre de tumeurs métastatiques, c’est ce qui tue les patients au bout du compte, » a admis le Dr Raghu Kalluri, auteur d’une étude similaire publiée l’année dernière dans le journal Cellule cancéreuse. Cette étude particulière a conclu que les drogues anti-cancer, qui sont habituellement données en même temps que la chimiothérapie engendrent des métastases.

SOURCE
Traduit par Hélios pour le BBB.
 
Lire aussi l’article du Dr JacquesLacaze (cancérologue),  »Rapport accablant : 3 médecins sur 4 refusent la chimio pour eux-mêmes ». par Hélios

Éléments de langage pour dirigeants du XXIè siècle

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Ci-dessous un article de Lesley Docksey (traduit par Dominique Muselet) sur les mots qui servent à nous bourrer le crâne. Tiré de Dissident Voice.

Pour aider tous les leaders du 21ième siècle (occidentaux bien sûr) dans leurs discours ou leurs déclarations aux médias et à leur crédules auditeurs. N.B. : cette liste n’est pas exhaustive et les leaders pourront inventer les mots et les phrases dont ils ont besoin et leurs alter ego pourront s’en inspirer.

Insurgés (aussi appelés terroristes, Moudjahidines, Al Qaeda, Talibans, Islamistes) : méchants. Nous ne les soutenons pas.

Rebelles : bons ; Nous les soutenons avec des armes et autres matériels, et ce sont nos forces (qui ne sont pas là) qui les entraînent parce que ….

Bottes sur le terrain : nous n’enverrons pas de soldats (parce qu’ils y sont déjà partis il y a une semaine/un mois/un an).

Régimes, dictatures : les gouvernements légitimes que nous ne soutenons pas.

Gouvernements : les régimes et dictatures que nous soutenons.

Nous sommes fiers de notre relation privilégiée’ : nous leur achetons des armes.

Partenaires’ : nous leur vendons des armes.

Pays amis : et à eux aussi.

Alliés mondiaux : et à eux aussi.

Nous sommes heureux d’accueillir le nouveau gouvernement/le renversement du gouvernement précédent : nous voulons leur vendre des armes.

Régimes : ceux à qui nous vendions des armes auparavant.

Dictatures : idem.

Etat voyou : un état dont l’occident a entièrement perdu le contrôle.

Armes chimiques/biologiques/nucléaires : utilisez ces termes pour effrayer vos propres citoyens. Par exemple, “l’Iran/l’Irak/la Syrie pourraient nous attaquer avec des armes chimiques/biologiques/nucléaires”. Attention, soyez quand même prudent parce (1) il se pourrait qu’ils n’en aient pas et (2) vous ne vous souvenez plus si vous leur en avez vendu ou non.

Ajoutez par sécurité : ‘Nous avons la preuve qu’ils les ont utilisées contre leurs propres citoyens’. Ne fournissez JAMAIS de preuves. Ce que vous voulez ce sont les grands titres dans les journaux du lendemain – “Syrie/Iran/Irak accusé de…”

‘Nous avons des preuves’ : généralement imaginaires ; il y a deux façons de procéder 1) Ne jamais en reparler et espérant que les gens oublieront. 2) Invoquer la ‘sécurité’ pour justifier votre manque de transparence et d’honnêteté.

Ferme réponse sécuritaire : tout ; des sanctions, frappes aériennes, bottes sur le terrain, à la fermeture complète de votre propre pays.

Menace : vous n’utiliserez jamais assez souvent ce mot, généralement associé aux mots ’grave’, ’réelle et actuelle’, ’réelle et existentielle’, ’large et existentielle’ etc. D’accord, vous ne savez pas ce que signifie ’existentiel’, et le public non plus mais cela vous donne l’air d’être plus intelligent qu’eux. Du moins vous l’espérez.

Intervention : sanctions, frappes aériennes, invasion (mais ne parlez pas des complots, rébellions or assassinats fomentés par vos propres forces de sécurité).

Intervention pour protéger/défendre nos intérêts : leurs ressources, nos multinationales.

Nos intérêts : idem.

Intervention humanitaire : prenez l’air noble en prononçant cette expression. Vous allez vous interposer entre une population innocente et son dictateur cruel. Ne parlez pas de la politique ’une balle, un mort’ de vos forces. Qu’on appelle aussi ’Responsabilité de protéger’ et qui nécessite une résolution de l’ONU.

Résolution de l’ONU : une série de demandes impossibles à un état voyou. Vous savez qu’il ne peut les satisfaire, et cela donne une apparence de légitimité à votre invasion.

Nous soutenons les termes de la Résolution sur la ’responsabilité de protéger’ de l’ONU : bravo, ça c’est tout à fait vrai ! Vous en avez violé tous les termes avant que la Résolution ne soit passée.

Libération : dites aux pays envahis que cela va de pair avec leur modernisation.

Modernisation : cela consiste à donner le contrôle de leurs ressources/services publics à des multinationales.

Démocratie (1) : arrangez des élections dans les pays envahis.

Démocratie (2) : assurez-vous que les gouvernements des pays envahis soient contrôlés par vos candidats préférés. Le mieux serait qu’ils aient des passeports étasuniens ou anglais et une résidence dans votre pays.

Démocratie (3) : ignorez le système de gouvernement local traditionnel et imposez des ’élections démocratiques’.

Démocratie (4) : informez vos propres citoyens que vous êtes leur leader parce qu’ils vivent dans une démocratie – ce dont ils devraient être fiers.

Renverser un dictateur/un régime : Précisez à vos propres citoyens que c’est dans leur intérêt. Dites-leur bien qu’il s’agit aussi de libérer les citoyens du pays envahi et qu’il est absolument nécessaire de les bombarder, etc. Qui sait, avec un peu de chance un de vos missiles de grande précision touchera peut-être le dictateur.

Frappes de précision : Dans un rayon d’un km environ.

Important soutien de Al Qaeda/Taliban /Kadhafi/Assad tué dans une frappe’ : Montrez-vous fier de vos drones armés. Ils sont d’une précision inégalable et vous savez que personne ne peut prouver le contraire.

Nos braves soldats : notre chair à canon. Utilisez l’expression aussi souvent que possible tout comme ’Héros’.

Combattants : les combattants ennemis. Leur chair à canon. Synonyme de terroristes, etc.

Sacrifice : habituellement celui de ’nos braves soldats’ quand ils ont été tués, blessés ou capturés par ’l’ennemi’. Le ’sacrifice’ est souvent ’tragique’ – un autre mot à répéter à satiété.

Attention, quand vous utilisez le mot sacrifice, de bien cacher votre satisfaction de ne pas avoir, vous-même, à sacrifier quoi que ce soit pour le bien de votre pays.

Pour le bien du pays : Cette expression sert à convaincre les électeurs que vous avez une vision beaucoup plus large et plus profonde que la leur. On peut aussi l’utiliser avec ’sécurité nationale’ et ’intérêts’.

Civils innocents : les vôtres.

Dommage collatéral : les leurs.

Assassinats ciblés : Assurez-vous de prononcer ces mots de manière clinique et avec autorité. Il s’agit de meurtre ou d’assassinat – toute action qui conduirait vos propres citoyens en prison.

Torture : Si vous êtres britannique contentez-vous de répéter que ’la politique établie du gouvernement est de ne pas utiliser la torture, ni de solliciter, d’encourager, ou d’approuver l’utilisation de la torture ou de n’importe quel autre traitement inhumain, dégradant ou cruel dans quelque but que ce soit, et insistez bien sur le fait que ’nos braves soldats’ ne feraient jamais une chose pareille même s’il est prouvé qu’ils l’ont fait et continuent de le faire. Si vous êtes Etasunien, dites bien que la loi étasunienne autorise ces pratiques puisqu’elle a établi que la torture par l’eau, etc. n’était pas de la torture. Vous pouvez l’affirmer en toute certitude -c’est vous ou un de vos prédécesseurs qui avez obtenu ce jugement.

L’ennemi est en fuite : nos troupes sont confinées à la base.

Rapatrier nos soldats : n’oubliez jamais d’ajouter qu’ils ont ’rempli leur mission’. Soyez certain que peu de gens se rappelleront de quelle mission il s’agit. Si vous êtes contraint de préciser, utilisez le mot ’évacuation’ plutôt que le mot ’repli’. Et dites que la ’menace terroriste mondiale’ s’est déplacée et que vous et vos forces êtes prêts à aller partout où elle pointe sa monstrueuse tête.

Mais n’utilisez JAMAIS les mots ’retraite’, ’perdu’ ou ’défaite’.

Lesley Docksey

Lesley Docksey est le rédacteur de Abolish War, la newsletter du Mouvement pour l’Abolition de la Guerre (MAW).

 http://bernard-gensane.over-blog.com/article-elements-de-langage-pour-dirigeants-du-xxie-siecle-114727250.html

Dix règles pour être humain

Source : Bluinc – Traduction Jsf)

par Cherie Carter-Scott

  1. Vous recevez un corps. Que vous l’aimiez ou le détestiez, c’est à vous de le préserver pour toute la période donnée.
  2. Vous allez apprendre des leçons. Vous êtes inscrit dans une école informelle à plein temps appelée «vie».
  3. Il n’y a pas d’erreurs, seulement des leçons. Grandir est un processus d’essais, d’erreurs, et d’expérimentation. Les expériences « ratées » font tout autant partie du processus que les expériences qui finalement « fonctionnent ».
  4. Les leçons sont répétées jusqu’à ce qu’elles sont apprises. Une leçon vous sera présentée sous diverses formes jusqu’à ce que vous l’appreniez. Lorsque vous l’avez apprise, vous passez à la leçon suivante.
  5. Il n’y a pas de fin à apprendre des leçons. Aucune phase de la vie ne contient pas ses leçons. Si vous êtes vivant, cela veut dire qu’il y a toujours des leçons à apprendre.
  6. « Là-bas » n’est pas un meilleur endroit « qu’ici ». Quand votre « là-bas » devient un « ici », vous aurez simplement un autre « là-bas » qui paraîtra mieux que « l’ici. »
  7. Les autres sont simplement vos miroirs. Vous ne pouvez pas aimer ou haïr quelque chose sur une autre personne à moins que cela reflète en vous quelque chose que vous aimez ou haïssez de vous.
  8. Ce que vous faîtes de la vie dépend de vous. Vous avez les outils et ressources dont vous avez besoin. Ce que vous en faites dépend de vous. Le choix est le vôtre.
  9. Les réponses se trouvent en vous. Les réponses aux questions de la vie sont en vous. Tout ce dont vous avez à faire est regarder, écouter, et faire confiance.
  10. Vous oublierez tout ceci.

Le rêve américain

Ils appellent ça « le Rêve américain », parce qu’il faut être endormi pour y croire. – George…